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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 14:32

 

 

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Décidemment , la héronnière du parc du Marquenterre en baie de Somme ne connaît pas la crise immobilière.

Depuis quelques semaines déjà , cigognes, hérons et surtout spatules blanches s’affairent à la construction ou à la consolidation des nids perchés dans les pins Laricio de la réserve.

En ce moment , nous assistons aux transports aériens des matériaux de construction, notamment ceux effectués par les spatules qui ont trouvé au Marquenterre un lieu de résidence privilégié depuis quelques années déjà.

Le parc abrite en effet la plus importante colonie du pays qui se reproduit ici .

Quelques couples de ces superbes et élégants échassiers hivernent même sur place.

J’ai eu la chance hier de squatter pendant quelques heures une tente d’affût devant une roselière afin de les observer dans leur travail de recherche de matériaux et leurs déplacements.

Dire que j’ai été étonné par ce spectacle est encore en dessous de la réalité.

Il faut voir avec quelle minutie ils choisissent les éléments qui leur servira de nid ; une branche en forme de fourche fournira une assise parfaite pour la structure ; pour l’isolation, des roseaux suffiront.

Stupéfait également de voir quelle énergie ils déploient afin de déraciner roseaux ou autres branchages et d’en évaluer leur poids : si c’est trop encombrant – même si le sens tactile développé de leur bec peut leur permettre d’ accomplir des prouesses – 

il restera sur place ; sinon il prendra la voie des airs pour rejoindre la héronnière, parfois à la suite d’un vol mal assuré.

Ce ballet aérien durera encore de nombreux jours…

 

Canon Eos 7D 

Objectif 300mm f4 + extender 1,4

F 5,6 - 1/2000e sec. 200 ASA

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 18:15

 

 

C’est parti hier pour dix jours d’émotions, de rêve et même de poésie avec l’ouverture des Rencontres Internationales de Cerfs-Volants (RICV) de Berck qui fêtent cette année leur vingt-cinquième anniversaire .

Avec près de 700 000 visiteurs , la magie annuelle des cerfs-volants de Berck a atteint l’an dernier des proportions inédites.

Ce record d’affluence sera-t-il battu cette année ?

Le plus important rassemblement mondial de cerfs-volants est devenu en moins de 25 ans l'une des toutes premières manifestations populaires de la région Nord - Pas-de-Calais .

L'histoire entre Berck et les cerfs-volants ne date pas d'hier : en 1887, l'une des premières photos aériennes - par cerf - volant - fut prise depuis son infinie plage de sable fin.

C'est ainsi que pour célébrer le centenaire de cette réalisation , les membres d'un club de passionnés belges ont sollicité, en 1987, le maire de la station balnéaire .

La première édition des rencontres internationales de cerfs-volants (RICV) était née.

D'abord confidentiel, ce rendez-vous est devenu , au fil des ans, un événement incontournable et de renommée mondiale reconnu par les spécialistes et les visiteurs. 

La convivialité qui règne en a fait sans doute le festival le plus important au monde et aussi un des plus prisés par les cerfs-volistes qui apprécient l'ambiance convivial et l'accueil qui leur est réservé.

Durant dix jours, suivant l’humeur d’Éole, l'imagination s'évade pour aller à la découverte d'un monde céleste , peuplé d'animaux bigarrés , d'ours et de pieuvres géantes.

Pour cette édition un peu particulière , les organisateurs ont vu les choses en grand en accueillant notamment le plus grand cerf-volant du monde ; une gigantesque raie de 150 m de long et 75 m de large qui a prévu d'effectuer son premier vol dans le ciel berckois. 

Par ailleurs, les fidèles du rendez-vous peuvent cette fois encore se laisser bercer par les sons enchanteurs des jardins du vent : ce laboratoire en plein air est un parcours initiatique destiné aux enfants, un dialogue entre le souffle du vent et les objets de récupération, une invitation à l'apprentissage du son.

Ces jours de fêtes seront marqués par des animations et des expositions. L'événement vivra au rythme des sonorités brésiliennes avec , pour la première fois , la présence d'un ensemble de 40 percussions de Batucada. 

Enfin , parce que les RICV s'inscrivent de plus en plus dans une démarche citoyenne , des rencontres, débats et conférences autour du développement durable sont organisés jeudi 21 avril . 

On pourra avant tout , admirer les ballets aériens menés de main de maître par des équipes de pilotes chevronnés venus des quatre coins du globe qui , avec dextérité et imagination , dompteront le ciel à travers des vols groupés conjuguant figures inédites, ballets aériens et sens chorégraphique , et également assister aux combats de rokkakus*, ces cerfs-volants inspirés de la culture japonaise. 

Sans oublier le samedi 23 avril , en baisser de rideau , le vol de nuit .

Le silence et la légère brise qui envahissent la plage sont propices à un ballet céleste , poétique et spectaculaire .

En guise d'au revoir, tous les cerfs-volants sont de sortie , éclairés par l'astre lunaire. 

La soirée s'achève sur un spectacle pyrotechnique , instant sublime d'émerveillement et de rêve pour des milliers de spectateurs qui gardent les yeux rivés au ciel.

 

 

 

*Rokkaku signifie "Hexagone" en japonais, il est originaire de la région de Nikita, port situé à l'ouest de l île de Honshu. 

Vieux de 250 ans environ c'est le combattant le plus apprécié au Japon. 

Des joutes populaires sont organisées chaque année dans les régions de Shinone et Sanjo (d'où l'appellation Sanjo Rokkaku). 

Au Japon, à Shirone, les combats de Sanjo Rokkaku sont organisés pour l'honneur et la gloire : valeurs chères aux Japonais.

Bien au delà des frontières du Japon le Rokkaku est très prisé comme cerf volant de combat .

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L'équipe Thaïlandaise
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15H37  Le plus grand cerf -volant du Monde s’envole dans le ciel de Berck
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2011-04-23 RICV 2011 23 041
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Voir également le reportage sur les 26es R.I.C.V. EN CLIQUANT ICI
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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 19:41

 

 

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Juste après l’accouplement , les avocettes croisent leur bec et avancent ensemble , la tête relevée , l’aile du mâle posée sur le dos de la femelle .

 

 

La parade nuptiale chez les avocettes est un authentique ballet , pour en être convaincu il fallait être ce dimanche au Parc du Marquenterre !

Sur les différents plans d’eau nous pouvions assister aux accouplements de ces superbes et élégants petits échassiers .

L’accouplement chez ces limicoles est aussi spectaculaire qu’il n’est rapide .

Tout d’abord l’avocette se livre à une parade nuptiale active et relativement complexe en eau peu profonde .

Le mâle toilette son plumage pendant que la femelle se penche en avant, étendant le cou de telle sorte que sa tête effleure la surface de l'eau jusqu'au niveau des yeux , adoptant ainsi une position qui invite le mâle à s'approcher .

Les mouvements sont synchronisés entre les deux partenaires.

Le mâle barbote devant elle, s'approche peu à peu, puis lui frôle la queue et se déplace d'un côté à l'autre en demi-cercle derrière elle.

Puis il fait une pause à côté , il lui arrive parfois de lisser les rectrices de sa partenaire .

Ensuite il étend une aile au-dessus du dos de la femelle et l'accouplement a lieu . 

Juste après, ils croisent leur bec et avancent ensemble avec la tête relevée , une aile du mâle posée sur le dos de la femelle. 

 

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De nombreuses avocettes trouvent un partenaire avant même d'atteindre les sites de nidification en avril et mai. 

Le couple délimite un territoire qu'il défend avec soin. Il doit être situé près d'une bonne zone nourricière pour les jeunes ; il est généralement dans les herbes épaisses ou sur un banc de sable. 

Après la ponte, les deux oiseaux partagent la couvaison durant vingt trois à vingt cinq jours. Peu après l'éclosion, les trois ou quatre jeunes oisillons sont actifs et capables de se nourrir seuls. Les jeunes ont toutes leurs plumes entre trente cinq et quarante deux jours mais certains dépendent des adultes un peu plus longtemps. 

 

 


 



 

 

 

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 08:17

 

 

 

 

 

             Après Liverpool et Yokohama, la Mécanique savante de la compagnie

La Machine qui réside à Nantes a privilégié Calais pour sa première prestation en France . 

La célèbre compagnie nantaise dirigée François Delarozière avait dans ses bagages emporté une invité surprise : Kumo, une araignée géante qui pèse trente - sept  tonnes haute de treize mètres et large de quinze mètres .

Si cette araignée porte un prénom japonais c’est parce qu’elle a été créée pour les festivités du 150e anniversaire de l'ouverture du port de Yokohama au commerce international .

Kumo vient de tisser sa toile pour le plus grand bonheur de milliers de visiteurs durant deux semaines , en liberté de séjour dans l'enceinte de la scène nationale Le Channel .

Perchée au sommet du belvédère , un ancien château d'eau rhabillé de métal patiné de rouille par le même François Delarozière en 2007, l'Araignée en est descendue le 11 mars pour déambuler quotidiennement sur le site. 

Accompagnée par un orchestre aérien qui la berce de ses violons, elle offre son dos pour hisser les visiteurs à hauteur de bâtiments . 

Hier soir, des milliers de personnes ont assisté aux magnifiques adieux de l'araignée , la star de ces Libertés de séjour.

Magnifique et grandiose final , sous un déluge de lumières , de feu et de décibels .

           A souligner l’extraordinaire prestation musicale de  «La Symphonie mécanique » qui mêle vrais musiciens classiques et mécaniciens jouant des instruments de leur fabrication, modèles d'inventivité à base de moteurs d'essuie-glaces ou de chaînes de vélo ou d’autres ustensiles détournés … afin de servir une musique parfois décalée .

 

           Après Calais, Kumo se rendra à Reims à bord de dix - neuf semi-remorques , les 16 et 17 avril prochains à l'occasion de l'inauguration du tramway ainsi que pour fêter ensuite le 800eme anniversaire de la cathédrale .

Comme Il lui faut une largeur de plus de quinze mètres pour circuler, on peut supposer  qu'elle ne musardera pas dans les petites rues rémoises mais plutôt dans le secteur de la place de la République. 

 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 06:17

 

 

 

Décidemment je n’ai rien d’un « Bison Futé » .

Lundi , jour de grande marée avec un coefficient de 118  j’avais prévu un trafic monstre du côté des reposoirs du parc du Marquenterre en baie de Somme .

Ce fut seulement une journée orange .

Il y eu bien quelques vagues importantes d’huîtriers - pies , précédées par  d’autres arrivées de limicoles , mais rien à voir avec les singuliers rassemblements déjà observés lors d’autres grandes marées d’automne ou même de février dernier .

En fait le niveau d’eau étant trop haut dans la réserve , les îlots servant de reposoirs aux oiseaux étaient immergés , il ne restait que la grande plaine occupée partiellement par les mouettes , cormorans , barges ou autres vanneaux huppés .

D’autres oiseaux chassés de la baie par la marée ont préféré se poser sur les digues ou plus à l’extérieur après avoir effectué un vol de reconnaissance au dessus du site .

Dans le parc avec le retour du printemps , la nature s’éveille tout doucement .

Des barges à queue noire vraisemblablement de retour de migration , arborent leur superbe plumage nuptial , les avocettes élégantes aussi revenues occupent bruyamment un îlot recouvert partiellement de coquillages , presque à l’entrée du parc .

Le héron bihoreau fidèle au poste , semble dominer la situation du haut de son naturel perchoir … tandis que qu’un faisan de Colchide se pavane devant un canard colvert  indifférent !

… A suivre 

 

 

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La mouette rieuse en plumage nuptial 
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La bergeronnette grise
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Le Grèbe castagneux 
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«  Le Citron » sur une fleur de pissenlit 
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Spatule blanche qui transporte des matériaux pour la consolidation du nid 
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Couple de grèbes castagneux 
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Bergeronnette grise 
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Aigrette garzette et huîtrier - pie 
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Fuligule morillon ( Aythya fuligula )
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Échasse blanche  (Himantopus himantopus) 
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La Foulque macroule
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Le Vanneau huppé 
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Le vanneau huppé juvénile
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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 08:00

 

 

 

Habile et déjà expérimenté ce jeune grèbe huppé que j’ai rencontré hier en baie de Somme .

Selon la couleur de son plumage - pas encore celle d’un adulte - il doit être né la saison dernière .

Néanmoins il  faut voir avec quelle habilité il pêche et avec quelle voracité il ingurgite ses prises 

J’ai comptabilisé une vingtaine de proies en moins de quinze minutes .

… De quoi faire rêver le plus zélé pêcheur !

 

 

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Un redoutable pêcheur !
C'est un oiseau assez peu farouche. 
Cet excellent nageur et plongeur peut s'enfoncer jusqu’à 20 m - généralement 4-6 m - pendant 3 minutes au maximum.
Il est capable de parcourir plusieurs dizaines de mètres sous l'eau. 
Il se nourrit principalement de petits poissons (de 5 à 20 cm généralement) ; il en consomme de 150 à 200 g en moyenne par jour, surtout des cyprinidés (gardons, goujons, ablettes, etc.) mais sa principale proie est la perche. 
Il mange également des insectes, larves, des crustacés (dont des crevettes en milieu marin), des mollusques , voire des grenouilles.
Les petits sont tour a tour nourris avec des poissons et des plumes, les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac ou les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.
Le pêcheur considère le grèbe huppé comme un oiseau nuisible, bien qu'il ne conteste pas sa beauté. Il  constate amèrement l'étonnante habileté dont fait preuve ce rival ailé. 
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 07:51

 

 

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C’est vrai que de loin , le plumage du grand cormoran paraît tout noir et uniforme surtout lorsque nous l’apercevons en vol .

J’ai eu la chance cette semaine de l’approcher tout en bénéficiant d’une lumière tout à fait exceptionnelle .

Cet oiseau en fait est magnifique, ses plumes vert bronze en écailles s'ornent d'un fin liseré noir. 

En période nuptial - comme c’est le cas ici - le plumage prend des reflets verdâtres, pourpres ou bronze selon son exposition aux rayons du soleil .

Mais c’est surtout la couleur troublante de son œil bleu - vert , oscillant de l’émeraude au turquoise , cerclé de blanc qui séduit notre regard .

Lorsqu’il pêche , une membrane nictitante lui sert de masque de plongée et lui confère une vision aquatique exceptionnelle.

Cette membrane est souvent appelée la troisième paupière .

Son bec puissant, jaune à la base, est recourbé à l'extérieur, ce qui lui permet de crocheter les poissons . 

Je souhaite tout simplement que ces portraits contribuent à changer la mauvaise image que bon nombre d’observateurs se font de ce splendide oiseau maudit par les pêcheurs et surtout les pisciculteurs car le cormoran est capable d'ingurgiter au moins 300 g de poissons chaque jour et comme il est d'instinct plutôt grégaire , la pêche se déroule souvent en bandes . 

On comprend pourquoi les pêcheurs ne le portent vraiment pas dans leur cœur ! 

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 15:38

 

 

 

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La première vision qui s’offre aux visiteurs avant même qu’ils ne pénètrent dans la réserve , c’est celle des cigognes qui évoluent nonchalamment à proximité du parking bien souvent en compagnie d’une nuée de choucas des tours ou de mouettes rieuses .

La cigogne a été réintroduite avec bonheur depuis de nombreuses années au Zwin où elle s’est étonnamment bien adaptée grâce au biotope très propice qui règne dans la réserve .

Le Zwin compte une colonie de quelques dizaines de couples qui se sont sédentarisés au fil des années ayant perdu tout instinct de migration .

Dans la partie «  éducative » du parc où elles évoluent librement , leurs nids sont construits au sommet des pins sylvestres ou d’autres arbres . 

Actuellement nous pouvons assister aux accouplements .

En plus de la nourriture que les cigognes trouvent dans la réserve , elles bénéficient d’un nourrissage par l’homme , cependant elles restent de redoutables prédateurs pour les autres pensionnaires du parc , en effet la cigogne n’hésite pas à s’attaquer aux œufs en couvaison voire aux poussins d’avocettes ou d’anatidés . 

Chaque jour à 15 heures comme un rituel , un employé des lieux leur apporte une collation - essentiellement du poisson - qu’elles engloutissent en compagnie d’autres hôtes de la réserve , cormorans , mouettes .

Un sacré spectacle pour les visiteurs que celui de ces superbes échassiers qui arrivent de tous côtés pour se restaurer à l’heure dite comme si ce moment de ripaille était inscrit dans leur horloge biologique .

Personne ne peut être insensible aux images offertes par ces splendides oiseaux qui restent un symbole fort dans l'imaginaire collectif de l'Homme .

Pourtant souvenez - vous du temps du retour des cigognes de ces messagères du printemps , de l’oiseau porte-bonheur ou autre symbole de la longévité  ainsi que des légendes qui planent à son sujet , on dit qu’elle apporte les enfants à leur mère par la voie des airs , dans un linge noué tenu dans leur bec .

Ainsi, on raconte aux enfants que pour avoir un petit frère ou une petite soeur, il faut déposer un sucre sur le bord de la fenêtre.

En Alsace, on rapporte que si une cigogne vole en rase - motte au-dessus d'une jeune femme, elle attendra un bébé dans l'année.

… Mais ceci est une autre histoire !

 

 

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Le Zwin d’aujourd’hui… et de demain 


A la fois parc éducatif, réserve et centre de soins, jumelé avec le Parc du Marquenterre en baie de Somme , le Zwin est le plus grand territoire salé de Belgique ( 320 ha ) .

Les vasières et prés-salés, situés derrière la plage et les dunes, sont partiellement ou totalement inondés par la mer à marée haute.

Actuellement, les vestiges de ce bras de mer constituent une réserve naturelle qui représente un biotope unique pour de nombreux oiseaux et plantes.

La réserve est traversée par la frontière belgo-néerlandaise matérialisée par deux bornes frontière. 

Actuellement seule une partie de la réserve (60 ha) est accessible au public.

En 2006, la Compagnie Le Zoute, propriétaire des lieux , revend la réserve à la Région flamande et à la province de Flandre-Occidentale qui décident de remettre les infrastructures un peu vieillottes, au goût du jour. 

En 2009, elle gagne 120 hectares, obligeant la digue internationale à modifier son tracé. 

D'ici à 2013 un chantier dotera le Zwin d'un centre pour visiteurs ouvert à l'ère numérique et d'un centre d'observation couvert offrant une vue panoramique sur la plaine. 

Après la démolition de l'infrastructure existante, priorité sera donnée à la réhabilitation du milieu naturel et au développement de la nature dans la réserve .

La colonie de cigognes en liberté sera maintenue et de nouveaux espaces aquatiques seront aménagés.

Un Centre d'observation « tous temps » sera construit dans la digue où des observations et prévisions concernant des aspects de l'avifaune seront commentées de façon captivante en offrant des informations en temps réel il sera le point fort du collier de postes d'observation aménagés sur un nombre restreint de sites intéressants, sur les digues et dans les dunes entourant la plaine élargie du Zwin .

 

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L’accouplement , la quête de matériaux utiles à l’assemblage du nid et son transport .

Le travail de construction peut alors commencer .

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 08:57

 

 

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Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Si le carnaval de Dunkerque dure cette année près de deux mois – du 6 février, avec la sortie de la bande de Fort-Mardyck, au 26 mars avec le bal du printemps – le temps fort , c'est bien sûr la semaine de Mardi-Gras , celle des Trois-Joyeuses , qui fait sortir les masquelours* de Dunkerque à Malo.

Cerise sur le gâteau - pardon le chapeau ! - la sortie de la bande de Dunkerque qui , hier dimanche, a rassemblé des dizaines de milliers de carnavaleux et attiré aussi pas mal de touristes et curieux.

Alors que les tambours battent le rappel, l'énorme pagaille s'organise. 

Les masquelours, vêtus de leur plus beau Clet’che ou Klet’che** , méconnaissables sous leurs maquillages bariolés, se tiennent bras dessus-bras dessous pour former des lignes. 

Les places du premier rang sont très ambitionnées car c'est là que l'engagement physique est le plus complet ; c'est aux premiers rangs qu'appartient la mission de protéger les musiciens de la foule.

Au signal du tambour-major, fifres et tambours entament le rigodon*** d'honneur qui ordonnait le rassemblement aux soldats de l'Empire. 

La foule compacte saute en cadence , on pousse déjà pour mettre les premières lignes à l'épreuve. Le tambour-major, à la tête d'une soixantaine de musiciens vêtus du ciré et du suroît jaune des pêcheurs, somme que cesse le rigodon afin que les fifres reprennent des airs traditionnels de marche connus de tous. 

Le cortège s'ébranle enfin .

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Cô Boont’che - Pascal Bonne dans le civil - a conduit la bande avec succès pour sa première prestation , de la place Vauban au rigodon final .
Déformée par les poussées brusques , la cohue des masques avance en chantant , en hurlant plutôt dans les premiers rangs ! Durant quatre heures, la visscherbende – bande des pêcheurs – déferle sur la ville comme une vague de fond au rythme des chahuts , des arrêts obligés des musiciens.
Cette année, elle a changé de tête, avec un nouveau et jeune tambour-major : Cô Boont'che. 
Pas de chambardement pour autant : Cô Boont'che a suivi le parcours de ses aînés dans la ville, avec la halte tant espérée et obligée sous les balcons de l'Hôtel de ville vers 17 heures, pour le jet de harengs. Moment toujours impressionnant, comme si une improbable houle métamorphose la bande en une succession de vagues bigarrées. 
Le nouveau tambour-major a conduit aussi l’apothéose des réjouissances , le rigodon qui termine la bande au pied de la statue de Jean Bart.
Les feux de la première des « Trois-Joyeuses » sont à peine éteints que s'allument ceux de la bande de la Citadelle, ce lundi.
Événement plus confidentiel , en plein quartier portuaire, où exsude encore l'histoire des pêcheurs d’Islande, eux qui se lâchaient une dernière fois dans la chaleur du carnaval avant de partir pour d’interminables et froides campagnes de pêche. 
Dernière de ces trois folles journées : la bande de Rosendaël, pour Mardi-Gras.
Enfin, pas la dernière pour les parents de petits masquelours, qui préparent la relève au bal enfantin le mercredi. 
On tire le rideau sur cette folle semaine carnavalesque le dimanche 13 mars, avec la bande de Malo, qui offre un beau spectacle, celui des carnavaleux avec la mer pour décor .

* carnavaleux qui fait la bande 
** costume qui, à l’origine, était constitué de tissus de récupération. Actuellement, il est plus sophistiqué et plus coloré. Les hommes se déguisent en femme avec chapeau à fleurs, décolleté,manteau en fourrure, mini-jupe et porte-jarretelles. Les femmes, quant à elles, se déguisent volontiers en hommes. Chaque masquelour est fier de son costume et le conserve le plus longtemps possible.
*** Moment intense à la fin de la bande. Sur la place principale se déroule un chahut ininterrompu d'une heure autour du kiosque. La compression et la chaleur sont telles que de la vapeur se dégage de la mêlée. Le rigodon se termine par l’émouvante « Cantate à Jean Bart ».
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Un peu d’histoire...
A Dunkerque, au début du XVIIe siècle, les pêcheurs partent pour l'Islande .
Ces expéditions durent six mois et sont périlleuses : de nombreux marins n'en reviennent jamais, laissant veuves et orphelins. 
Face à ce péril , les armateurs paient aux pêcheurs une partie de leur solde avant le départ ; une assurance pour les familles. Les marins profitent aussi d'une fête, que l'armateur finance en partie.
Une année, le départ pour l'Islande et les réjouissances qui l'accompagnent coïncident avec les jours gras, qui précèdent le Carême. 
Dès lors, les marins se masquent, se déguisent. La visschersbende, au sens carnavalesque du terme, est née. 
Au XVIIIe  siècle, cette bande des pêcheurs s'ouvre aux familles des marins, puis au reste de la société.
Au début du XIXe siècle apparaissent, en marge du défilé, les bals nocturnes. 
Des associations philanthropiques les organisent afin de récolter des fonds pour les veuves et les orphelins des pêcheurs (de nos jours, chaque année, 700 000 euros sont reversés aux oeuvres sociales par les associations organisatrices des dix bals du carnaval dunkerquois). 
La période de fête s'allonge, pour dépasser la seule période des jours gras. 
Mais l'activité de pêche à la morue décline à la fin du XIXe  et avec elle, la bande des pêcheurs ; seuls les bals gardent leur succès.
C'est en 1906, sous l'impulsion de la mairie et d'associations, que la dynamique du carnaval est relancée. Annulée ensuite pendant les deux guerres, la bande renaît à chaque fois. 
En 1946, le défilé zigzague entre les ruines d'une ville détruite par les bombardements.
Même en 1991, interdit pour cause de guerre du Golfe, le carnaval survit encore : une bande annulée s'improvise à Saint-Pol et à Dunkerque.
Pour lire l'article sur l'édition 2014 du carnaval de Dunkerque  , cliquez ICI
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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 20:13

 

 

Gros succès à Tourcoing pour la cinquième édition du «Week-end Géant» .

Cette manifestation festive est la seconde fête de géants du Nord Pas-de-Calais, après les fêtes de Gayant de Douai ; 24 géants, 150 musiciens, 400 figurants , un cortége de 2,4 kilomètres , et un rondeau final haut en couleurs sur la grand’ place .

Mais à Tourcoing , la fête ne s’arrête pas là .

La ville , qui au fil des années a brassé avec bonheur l'aspect folklore traditionnel avec un zeste de culture décalée a cette année choisi pour thème le jazz manouche .

Une dizaines de fanfares et harmonies venues des quatre coins de la France mais également de Belgique mais aussi une dizaine de petits groupes dont la plupart ont fait résonner du son des Balkans dans les rues du centre ville .

Face à la mairie, le parvis des Arts rebaptisé « Village des Karavans » des concerts de poche sont improvisés dans des véhicules customisés .

Nul doute , les amateurs des atmosphères des films de Emir Kusturica sont aux cieux !

Cette édition se terminera ce dimanche dans le hall de la mairie par le concert donné par le Balkan Brass Band de Michel Barbier , un habitué des festivals de jazz : cinquante musiciens sur scène, un "balkan, gitan", très explosif... 

 

 

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Les géants :

Sébastien de Tramasure (Belgique), Désiré le Potier (Belgique), Omer (Belgique), 

les Géants de Maffle : Zante, Rinette, Pelot et Pelette (Belgique), Le Caou (Merville), 

Aline (Hondeghem), Epona (Villeneuve-d'Ascq), La Belle Hélène (Steenvoorde),

Sylvestre le Ménestrel (Saint-Sylvestre Cappel), Bien Vivre à la Joyeuse (Maubeuge), 

Baden Powell (Ann), Miss Cantine (Nieppe), Jérôme le Meunier (Böescheppe), 

Magritte et le Thérapeuthe (Lessines), Les Amis de Fromulus (Steenvoorde), 

Les Amis de Fromulus (Steenvoorde), Alfred le Pipier (Onnaing), 

Les Géants d'Haubourdin (Haubourdin), Jeanne (Tourcoing), Frère Jacques (Tourcoing)

Le Duc d'Havré (Tourcoing) et Klimato (Tourcoing) .

 

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Yourgui !

Superbe spectacle déambulatoire musical qui célèbre la rencontre des cultures : la musique se perçoit de loin, riche de mélodies Klezmer et indiennes, de rythmes africains, de sonorités cubaines. Le peuple Yourgui se rapproche. On discerne alors, les silhouettes élancées des deux danseuses aux jambes enchâssées, et les cliquetis d'instruments des cinq musiciens.

Leurs costumes traditionnels, aux tons rouge et or, sont faits de tissus du Zanzibar, de Corée et d'ailleurs. Ce peuple voyageur, parle et chante dans une langue étrange, aux accents universels et arbore une culture imprégnée de rencontres et d'échanges. 

Les regards des petits et des grands s'illuminent et tous se laissent entraîner dans les rues transformées en un tourbillon de musique, de danses et de couleurs pour une rencontre envoûtante dans un esprit de fête.

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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