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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 19:30

 

 

 

 

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Depuis 1989, la ville de Wissant, la Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine Maritime et l'association flobarts des deux caps, organisent« la fête du flobart ».

C’est une occasion festive de mettre en lumière ce bateau emblématique des gens de mer du Boulonnais et de la Côte d'Opale.

C'est également l'opportunité pour des milliers de touristes et pour les nouvelles générations de découvrir les coutumes maritimes de la région. Au programme de ces deux journées que nous venons de vivre avec bonheur : dégustation de harengs grillés dans une ambiance de chants et de danses maritimes traditionnels flamands et français , démonstrations de matelotage -techniques de cordage et de noeuds marins- d’exposition de bateaux en bouteille et de modélisme naval. Un atelier du marin compléta ces démonstrations par une exposition de noeuds, dont certains ressemblent à des sculptures. La visite d'une ancienne maison de pêcheur était également proposée ; d’origine elle n'a nullement été modifiée, et jalousement préservée telle quelle, avec du sable sur le sol, à la place du carrelage. Le clou du spectacle, c’est bien entendu le défilé des flobarts- plus ou moins- décorés : une dizaine d'exemplaires du célèbre bateau en forme de coquille de noix, traditionnellement utilisés par les pêcheurs de Wissant ont été présentés au public, au cours d’un défilé dans les rues du village. Et pour la première fois depuis la création de la fête, la sortie de l’eau d’un flobart par trois magnifiques chevaux de pure race boulonnaise.

Superbe !

 

 

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Le flobart … késako ?

 

L’'origine du mot flobart viendrait, du vieux saxon "vlootbar" qui signifie «apte à flotter». On peut l’écrire avec un "t" ou un "d" et n'est usité que dans la région boulonnaise, ne figurant dans aucun dictionnaire, car on ne le rencontre en effet nulle part ailleurs.

Cette étonnante embarcation ventrue et creuse de 4 à 5 mètres construite à clins qui est capable de flotter dans moins de trente centimètres d'eau, est l'actuelle descendante d'une longue lignée de bateaux qui, au début du siècle, échouaient en grand nombre sur les plages du littoral du Nord - Pas de Calais et de la côte picarde Avec une proue très large, elle peut supporter le choc des déferlantes au moment de son déséchouage. La poupe plate permet à deux hommes de le pousser avec le dos en s'arc-boutant pour la faire glisser sur des rondins posés sur la plage.

L'utilisation des bateaux d'échouage est due à la rareté des ports ou abris naturels, mais aussi à la configuration des côtes boulonnaises faites de plages rectilignes à faibles pentes qui facilitent la technique de l'échouage. Aujourd'hui les flobarts sont avec les doris* normands les derniers bateaux de plage français. Fin 1992, il n'en reste qu'une dizaine en pêche professionnelle sur les côtes boulonnaises. En 1995 à Wissant- située au centre d'une baie, entre les deux caps Blanc-Nez et Gris-Nez - seul un artisan pêcheur utilise encore le flobart; les autres travaillent avec des doris. Cependant, de nombreux pêcheurs amateurs naviguent encore pour le plaisir en flobart et la baie de Wissant reste un des seuls sites d'échouage professionnel en France.

*Le doris est une embarcation à fond plat, d'origine américaine, construite en bois, d’une longueur de 5 à 6 mètres, propulsée à l'aviron, à la voile ou au moteur. L'origine du nom n'est pas vraiment définie, il proviendrait du prénom de la femme de l'architecte canadien qui a conçu cette embarcation, d'autres sources parlent du nom de Dory, donné à cette embarcation par des pêcheurs, ou encore, viendrait du nom du fleuve Douro.

 

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 17:43

 

 

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S’il vous vient l’envie d’aller à la rencontre du petit peuple de l’herbe- sauterelles et criquets- c’est maintenant … ou il vous faudra attendre l’été prochain.

En effet il faut profiter des dernières chaudes journées d’un été capricieux, si surtout vous résidez au nord de la Loire, afin d’observer ces orthoptères dans les prairies ou mieux aux abords des massifs dunaires, pourvus que ces lieux soient très secs et abondamment ensoleillés.

Il faut également savoir que la plupart des orthoptères finissent leur vie à l'automne après avoir assuré la reproduction et pondu les oeufs dans le sol. Ces derniers restent enfouis tout l'hiver et éclosent au printemps ou la nouvelle génération démarre un nouveau cycle.

Une quarantaine d’espèces cohabitent dans la région Nord- Pas de Calais et Somme, sauterelles et criquets composent ce peuplement à parts presque égales.

Les sauterelles et les criquets sont, avec les grillons, des insectes caractérisés par des pattes arrière très développées et particulièrement musclées leur permettant de sauter.

Ils font partie de l’ordre des orthoptères, ordre d’insectes pourvus d’ailes droites – du grec, ortho, droit et ptéron, aile -

Ces deux espèces sont souvent confondues, et pourtant de simples critères physiques permettent de les différencier facilement : les sauterelles possèdent des antennes qui dépassent généralement la longueur de leur corps, alors que celles des criquets sont beaucoup plus courtes.

Contrairement aux idées reçues, la couleur n'est pas un signe de distinction, les sauterelles ne sont pas toujours vertes, les criquets peuvent aussi être verts et il existe également des sauterelles grises.

D'autre part, les sauterelles femelles possèdent un organe de ponte plus développé, généralement en forme de sabre. Le tympan des sauterelles est implanté sur les tibias des pattes antérieures tandis qu’il est placé en retrait sous la base des ailes chez les criquets.

Criquets et sauterelles sont tous deux capables de voler et d'émettre des sons, ces dernières sont omnivores et peuvent s'attaquer à d'autres insectes.

Les criquets sont quant à eux essentiellement herbivores.

 

Voici quelques images d’espèces rencontrées lors d’une sortie dans le massif dunaire de Merlimont organisé par le G.D.E.A.M. (Groupement de Défense de l’Environnement de l’Arrondissement de Montreuil -62-)

  Merci à David et Wilfried

 

 

Le Conocéphale bigarré - sauterelle femelle- (Conocephalus fuscus)

 

 

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La Decticelle Chagrinée (Platycleis Albopunctata sauterelle mâle)

 

 

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La Decticelle chagrinée (femelle)

 

 

 

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L’Oedipode turquoise ( oedipoda caerulescens) ou criquet bleu

 

 

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Le Gomphocère tacheté – criquet- ( Myrmeleottix Maculatus)

 

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 08:06

 

 


 

L’argiope frelon ou l’épeire fasciée, cette belle araignée, jaune et noire, bien présente dans notre région du nord est originaire du bassin méditerranéen.

 

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Elle tisse sa toile dans les hautes herbes et les champs en friche. On la rencontre également à la limite des bois ou dans les vallées chaudes et humides. Son camouflage jaune et noir pourrait laisser croire qu'il serve de protection vis-à-vis de prédateurs qui la prendraient pour une guêpe ou un frelon (d’où son nom). Une étude a également démontré que l'alternance des stries jaunes et noires sur son corps doublait en réalité le nombre de ses captures d'insectes en agissant comme leurre visuel rendant l'araignée moins visible pour ses proies. Lorsque chaque matin elle tisse sa toile géométrique –en fait une véritable piège à insecte - elle la signe du stabilimentum, un reflet zigzaguant de soie scintillante, typique de cette espèce. De nombreuses théories ont été avancées pour expliquer la présence du stabilimentum : c’est ce motif blanc en zigzag qui se trouve sur la toile – bien visible sur les photos – L’une des théories affirme qu’il contribue à attirer les proies du fait de sa grande brillance dans le spectre des ultra-violets que les insectes perçoivent, une autre zone de soie plus dense se trouve au centre de la toile. Une seconde hypothèse expliquerait la présence du stabilimentum afin de renforcer la toile et à la stabiliser afin de capturer sans dommage des insectes de grande taille comme les sauterelles ou autres criquets. Ce dispositif semble aussi lui servir à réguler la fréquence de vibrations de la toile pour lui permettre d’évaluer la taille des insectes capturés. Elle se nourrit principalement de sauterelles, de mouches et d’abeilles, et peut dévorer jusqu’à quatre sauterelles par jour.

 

 

Piège pour le criquet

 

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L’argiope frelon attend patiemment au milieu de sa toile. Aux moindres vibrations des fils, elle se précipite sur sa proie -ici un criquet,vraisemblablement le CHORTHIPPUS du groupe BIGUTTULUS- et l’enveloppe dans un cocon pour la conserver et faire une réserve de nourriture. Ensuite, elle l’immobilise grâce à un venin paralysant. Il est inoculé par l’intermédiaire des crochets portés par les chélicères au sommet desquels s’ouvre un minuscule orifice. Comme chez les autres araignées, l’Argiope dilue les chairs de sa proie, grâce à son venin et surtout les sucs digestifs qu’elle régurgite. Après avoir succinctement emballée sa victime et lui administrer une faible dose de venin, elle abandonne sa proie pour quelques temps, puis elle revient afin de l’envelopper d’une manière plus efficace et lui donner l’estocade en lui injectant une sérieuse et ultime dose de venin.

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 20:03

 

 

 

 

 

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Chaque année Saint-Valery-sur-Somme honore la mer avec enchantement et ferveur.

Les festivités se déroulent presque exclusivement au Courtgain, le pittoresque quartier des marins et pêcheurs, traversé par deux petites rues parallèles : la rue des Moulins et celle des Pilotes qui aboutissent à proximité du calvaire des marins - et de son oratoire - d'où le point de vue sur la baie est superbe, orienté face à la mer, c'est d’ici que femmes et enfants de pêcheurs venaient guetter le retour des bateaux.

Les maisons datant de la fin du 18ème et début du 19ème, serrées les unes contre les autres, comme des jouets, ainsi que les décrivait  Anatole France*, sont construites en briques avec des parties en torchis, au soubassement noir et aux couleurs chatoyantes, respectent encore la tradition séculaire des marins pêcheurs qui s'embarquaient sur les « sauterelliers **» pour pêcher la crevette grise.

Ce quartier du Courtgain doit son nom aux faibles salaires que rapportait aux pêcheurs un labeur pourtant difficile et parfois périlleux.

La fête de la mer a été remise à l'honneur en 1933, après la reconstruction de la chapelle du calvaire.

A partir de 1981 la fête a évolué. La messe a d'abord été dite aux corderies, puis place Parmentier, où elle est célébrée actuellement.

Cette année, elle a été célébrée en la chapelle Saint-Pierre en raison des caprices de la météo.

Aujourd'hui les matelotes sont toujours présentes, avec leur châle brodé et leur coiffe « boulonnaise ».

Depuis 1995, grâce aux habitants du quartier, on peut apprécier le pavoisement des rues, à l'ancienne comme aux « fêtes Dieu » d’antan, avec les façades des maisons revêtues pour l'occasion de filets et de fleurs multicolores.

Chaque année, comme ce fut le cas ce week-end, le quartier était en liesse, plaisanciers, habitants et touristes ...  sont venus nombreux comme pour partager avec joie et émotion, le fier passé maritime de Saint-Valery , également berceau de navigateurs célèbres comme Jean-Baptiste Perrée ( dit l’Intrépide ) ou Nicolas Lejoille (mort à 39 ans , devant le port de BRINDISI  les cuisses arrachées par un boulet de canon) .

 

 

 

*Anatole France séjourne, en 1886  au n°75 du Quai Blavet.

C'est là qu'il écrit en partie «Pierre Nozière » où il dépeint Saint-Valery avec lyrisme et force détails.

 

** Canots de pêche non pontés de Saint-Valery sur Somme, gréés en bourcet-malet , propulsés à l'aviron et utilisés pour la pêche à la sauterelle (crevette) dans la baie de Somme .

 

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

 

 

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Un peu d’histoire …

 

Au XVIIIème siècle, la vie maritime est en plein essor.

Le commerce refleurit.

St Valery possède avec Calais le monopole de la réception des draps anglais.

Entre 1739 et 1785, 106 navires sur 200 attachés au port de St Valery sont construits par les deux chantiers navals de la ville.

Le sel arrive en abondance en 1736 : l'Entrepôt des sels est construit. La profondeur du port diminue et les premiers projets de travaux voient le jour.

 

Les pêcheurs du Courtgain …

 

Pêche et religion étaient intimement liées.

Les périls de la mer amenaient souvent des naufrages, encourageant ainsi, marins et pêcheurs à se confier au Dieu protecteur. 

Les marins avaient «leur» église, la chapelle Saint-Pierre construite en 1723.

On ne se rendait à l'église Saint-Martin, dans la ville médiévale, que pour les grandes cérémonies telles que les baptêmes, communions, mariages ou cérémonies funéraires.

On vivait au Courtgain , en toute humilité dans une tradition

maritime, différente de celle de la ville haute ou du quartier de l’Abbaye, où vivaient les hommes et femmes de la terre, les maraîchers.

La pratique religieuse reposait plutôt sur les femmes, mais cela n'empêchait pas les hommes d'être présents en différentes occasions.

Au mois de mars, c'était la messe de la «bonne pêche», à l'occasion de l’ouverture de la campagne des «sauterelles».

Au mois d’octobre, une messe était célébrée pour la pêche aux harengs.

Lorsque survenait un drame en mer, on montait au calvaire et à

Notre Dame des Roches pour y brûler des cierges à la mémoire des disparus.

On pratiquait aussi le baptême des embarcations neuves avant toute navigation afin d’obtenir la protection divine.

En juin, pour la «fête Dieu» on partait en procession de l'église Saint-Martin, avec les prêtres et le Saint sacrement, le quartier avait tendu des filets piqués de fleurs. Sur les façades, quatre à six reposoirs étaient installés, et le cortège  passait dans les ruelles jonchées de fleurs, en chantant.

Aux environs du 15 août, selon les horaires des marées, on bénissait la mer.

La messe était dite le matin à la chapelle Saint-Pierre.

Puis l'après-midi, on embarquait sur les bateaux.

Au large, une gerbe de fleurs était jetée dans les flots.

 

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 16:15

 

 

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Énormes et spectaculaires agitations  pour les premières grandes marées estivales de l’année, cette semaine au parc du Marquenterre.

Avec de forts coefficients  - compris entre 101 et 102 - de nombreux oiseaux n’ayant plus assez  d’espace en baie sont venus occuper en masse les ilots ou les prairies rases du parc.

Ce sont surtout les huitriers-pies, les principaux concernés car les vasières où ils évoluent et où ils trouvent leur nourriture sont totalement submergées.

Pour reprendre une expression remarquablement imagée par Philippe Carruette, ornithologue,

«  … le restaurant de la baie étant fermé, ils viennent à l’hôtel du Marquenterre ... »

C’est ainsi que l’on a pu compter pour la seule journée de lundi la présence de près de 6000 huitriers-pies (face au postes d’observation 4 et 5) ils étaient un peu moins nombreux le lendemain.

Le même jour, 1200 courlis cendrés ,  635 grands cormorans, 192 spatules blanches, et un nombre impressionnant de goélands argentés, tous positionnés sur l’immense prairie face au poste d’observation 7 ont été comptabilisés.

De nombreuses barges à queue noire, grands et petits gravelots ont également été observées, mais en  nombre plus restreint.

Laridés, limicoles ou autres échassiers sont restés sur  place, le temps que les vasières de l’estuaire ne commencent à se découvrir.

Le rendez-vous est pris pour les grandes marées d’équinoxe les 28, 29 et 30 septembre prochains, avec des coefficients annoncés de 109 à 113.

Il y aura du monde au balcon !

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 17:09

 

 

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Ce week - end ,  Mers - les - bains ( 80 ) a renoué avec son glorieux passé balnéaire en organisant sa grande «Fête des Baigneurs» faisant revivre ainsi avec bonheur , l’esprit «Belle Époque» .

Durant ces deux jours , Mersois , résidants secondaires et touristes évoquent le passé en se costumant à l'ancienne ; baigneurs habillés de maillots d'époque ou chapeautés de canotiers , ou encore ,  élégantes vêtues de jolies robes aux délicates dentelles ; de quoi séduire les nostalgiques des bains de mer tels que les ont immortalisés les peintres impressionnistes de la fin du XIXe siècle !

Cette neuvième édition a été un succès complet confirmant , si besoin est , l'intérêt du public pour ce type d'évocation populaire , historique, culturelle et festive du passé prestigieux de la station où se perpétue une élégance loin d'être surannée .

 

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Mers - les - bains , l’élégante 

 

Située à la limite entre la Picardie et la Normandie , cette coquette station balnéaire dispose d’une plage de galets - et de sable à marée basse- d'environ un kilomètre de long ainsi que de hautes falaises de craie. 

Du haut de ces dernières , près de la statue de Notre-Dame ( orientée vers la mer afin d'en protéger les pêcheurs et marins , elle fut déposée durant l'occupation par l’armée allemande car elle générait un repère trop visible du large pour les alliés . Elle  fut de nouveau érigée en 1955 , en haut d'un ouvrage circulaire placé sur le toit d'un blockhaus enterré ) se dégage un vaste panorama - accessible à pied en passant devant l'église ou en voiture par le plateau en suivant la direction de Blengues - d'où il est possible de voir la mer , la ville voisine du Tréport

 ( 76 )  son port de plaisance et de commerce , la ville d'Eu avec son château et sa collégiale , puis plus au nord , apercevoir Ault et le hâble éponyme, en direction de la Baie de Somme . Par temps clair , la côte picarde se dévoile à l'horizon jusqu'au Marquenterre .

Les villas "Belle Époque" aux façades colorées qui arborent fièrement leurs coquettes identités sur de somptueuses plaques de céramique , forment un ensemble architectural unique hérissé de clochetons, de balcons ouvragés et de bow-windows . 

En 1986 , le quartier balnéaire a été classé en espace sauvegardé .

… Il flotte dans l'atmosphère des souvenirs d'élégantes en villégiature et des éclats de rire d'enfants jouant à cache-cache entre les blanches et mythiques cabines de plage ...

En effet a la fin du XIXème siècle , bourgeois et aristocrates parisiens emprunte le chemin de fer , « le réseau des bains de mer » pour rejoindre cette station à la mode et user et abuser des bienfaits thérapeutiques des bains et de l'air iodé .

Destination de villégiature très prisée à cette époque , "les baigneurs" peuvent rejoindre la plage en trois heures et profiter ainsi de leur résidence secondaire .

 

Voir également  l'album photo sur ce sujet

 

 

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Voir également l'album photo consacré à cette journée

 

 

 

    … Si j’avais été peintre impressionniste plutôt que photographe , voilà ce que j’aurais pu produire :

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     FÊTE DES BAIGNEURS DE MERS-LES-BAINS 2014

 

 

 

Nul n’a besoin de redoubler d’efforts d’imagination pour se croire au début du siècle dernier lorsque qu’il découvre par bonheur l’esplanade de Mers-les-Bains, sur la côte picarde, tant l’architecture des villas qui la borde rappelle si bien la Belle époque. Si par chance il séjourne dans cette sympathique station balnéaire durant la fête des baigneurs – qui vient de se dérouler ce week-end – il est alors comblé ! Pour cette 12e fête des baigneurs, c’est le cinéma qui était à l’honneur. Cette thématique a peut-être inspiré aux participants de nombreuses idées de costumes grâce aux premiers films avec Charlie Chaplin, Buster Keaton, Laurel et Hardy, ainsi que ceux qu’arboraient les personnages mythiques du septième art de l’époque : Sissi, Scarlett O’hara, ou autre Arsène Lupin. Le temps d’un week-end, le secteur sauvegardé du quartier balnéaire, petit bijou Art nouveau, seule trace du passé de Mers l'élégante, se replonge donc dans l’ambiance des années folles. Façades, balcons, vitrines et cabines de plage se parent en mode Belle époque... POUR LIRE LA SUITE , CLIQUEZ ICI

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 19:53

 

 

 

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Nous ne sommes pas en baie de Somme , mais bien en baie d’Authie .

Si la colonie de phoques gris et veaux - marins est nettement moins importante que celle qui évolue en baie de Somme ses effectifs progressent néanmoins d’année en année .

A Berck , le spectacle des phoques qui profitent des bancs de sable pour se reposer avant de reprendre la route du large , attire de nombreux visiteurs au niveau de l’épi 17 , qui est un formidable observatoire naturel qui ne les dérange nullement , ils sont maintenant habitués à une présence humaine - à distance respectable - 

Incontestablement , ces attachants mammifères marins sont devenus les stars de la Baie .

Actuellement ils sont en pleine période de mue et ne se nourrissent pratiquement pas .

 

 

 

Pour les observer : Se rendre à Berck Sur Mer , au niveau de l’épi 16-17 .

( Les Sternes ) 

Quatre heures après la marée haute … ou deux heures avant la marée basse .

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:37

 

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C’est vraisemblablement la plus forte concentration de spatules blanches qu’il est possible d’observer actuellement en France .

Lundi , on a dénombré 240 individus... juste avant qu’un avion ne survole à basse altitude la prairie située en bordure d’un plan d’eau du parc du Marquenterre en baie de Somme , ce qui a provoqué un légitime moment de panique qui fit se disperser la colonie composée de spatules adultes et de juvéniles sédentaires.

Seuls deux individus provenaient de Loire Atlantique , et non des Pays-Bas ou de Belgique , comme cela pourrait être le cas en cette période .

Hier, la colonie se reconstituait en attendant l’arrivée prochaine des cousines hollandaises qui séjourneront au parc le temps d’une halte migratoire .

 

 

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INSTANTANÉS
                  
CORMORAN GLOUTON
Il n’aura fallu qu’une trentaine de secondes à ce grand cormoran pour engloutir cette superbe anguille , pourtant d’une honorable taille  .
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Soleil , chaleur et absence de vent favorisent la sortie des papillons et libellules.
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Les chevaux Henson et les mouettes 

 

 

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 La race Henson est associée à une légende selon laquelle Dieu contemplait la baie de Somme balayée par des vents et des marées déchaînés lorsqu'il voulut en immortaliser l'image . 
   Il ramassa alors une poignée de sable , souffla dessus et donna vie à un cheval couleur de sable .
Qu'il fut rêveur ou qu'il ait jugé la robe de l'animal trop claire , il laissa courir l'un de ses doigts sur le dos de la bête et traça une ligne sombre le long de son échine signe de l'imprimatur divin. 
Ainsi naquit le HENSON.
Cette race est issue de croisements entre des chevaux de sang chaud, selle français et anglo-arabe entre autres , et des chevaux Fjord à sang froid d'origine norvégienne .
   Reconnu par les haras nationaux depuis 2003 , il est devenu l'emblème de l'équitation d'extérieur .
Le Henson est un cheval rustique , élevé toute l'année en extérieur dans des pâturages plus ou moins marécageux . 
L'hiver , son épaisse toison le protège du froid et de la pluie. 
L'été , sa robe devient très soyeuse et très fine. 
Son endurance est remarquable ,  il est capable de parcourir de grandes distances sans se fatiguer. 
Sa faculté de récupération est impressionnante. 
Très équilibré , il a le pied sûr et se joue des terrains incommodes et variés
Son influx à l'effort contraste avec son calme au repos . 
Son bon caractère et sa faculté de compréhension en font un compagnon agréable .
La cigogne à l’ anguille
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Nourrissage du jeune foulque 
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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 08:53

 

 

 

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   Les organisateurs des «  Grandes Fêtes de Lens » ne se sont pas trompés en invitant pour leur édition 2011 la compagnie Transe Express basée dans la Drôme .

   Cette compagnie est universellement réputée , à son actif citons au hasard : la participation à la cérémonie d'ouverture des J.O. d'Albertville , la célébration du nouveau millénaire sur le parvis de Beaubourg à Paris le 31 décembre 1999 , l’ inauguration du tunnel sous la Manche , le millénaire de la Ville de Gdansk , l’ouverture de festivals à Sydney , Budapest ou Santiago du Chili …

Samedi le public lensois , la tête dans les étoiles , a pu assister à deux productions créés par la compagnie se définissant elle - même, Inventeurs d’imaginaire .

Le premier , « Lâcher de violons » qui joint la puissante rythmique des tambours à la mélodie lancinante de violonistes suspendus , tel un dialogue magique entre la terre et le ciel . 

Les tambours roulent quand soudain dans le ciel , il pleut des violons . 

Les musiciens se balancent doucement , suspendus à une structure aérienne . 

Délicatement , le bras géant de la grue télescopique fait pivoter le mobile humain . 

Une mélodie lancinante venue des cieux vient flirter avec le plomb des tambours ,  instant de magie par excellence , moment privilégié où la foule vibre à l'unisson. 

Vertige . 

Fusion magique dans un rapport de forces insensé, quand la voix d'une Diva donne le ton à la trapéziste .

Les tambours roucoulent . 

La foule retient son souffle .

Une heure plus tard , ce fut le tour des  Maudits sonnants : une performance encore plus impressionnante , un carillon céleste composé d'un orchestre de sonneurs de cloches dans les airs, comme extraits du temps , rejoignant l'espace de quelques sonneries , l'éternité .

Carillon céleste , machine à rêver , envolée musicale au-dessus des nuées : Maudits Sonnants , c’est une grande et surprenante scénographie baroque et aérienne .

Son carillon est un ensemble de vingt - six cloches harmonisées constitué d'une structure métallique articulée évoquant une grosse fleur de lotus de dix - sept mètres de diamètre . 

Dirigé par une grue télescopique , ce lustre musical voit sa forme évoluer entraînant dans ses mouvements les huit musiciens suspendus à l'extrémité de ses pétales et les trois trapézistes accrochés à sa corolle . 

Le carillon évoque alors la nostalgie enfantine d'une boîte à musique et parvient à donner au public conquis par l’enchantement du spectacle , le vertige de la fête foraine …

 

 

 

Prochain spectacle de la compagnie Transe Express :

Guipavas ( 29 ) dans le cadre du festival « le temps bourg »  

Le 2 juillet à 22h22 !

… Qu’on se le dise ! 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 07:52

 

 

Il y a encore quelques semaines , c’est la mère qui nourrissait exclusivement cette jeune foulque macroule , depuis peu elle a acquis une autonomie et commence à s’alimenter seule.

    N’ étant pas encore capable de plonger profondément comme le font ses parents , elle lui arrive de solliciter sa mère afin de lui quémander un « complément alimentaire » qu’elle ramène à la surface après avoir plongé parfois jusqu’à quatre ou cinq mètres . 

… Dans un mois elle prendra seule , son envol .

 

 

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Garde rapprochée pour les oisons

 

 

Comme la jeune foulque ces poussins d’oies cendrées font leur apprentissage .

Ils sont déjà capables de suivre leurs parents , de nager et de se nourrir seuls, mais toujours sous étroite surveillance .

C’ est  la mère qui nage en tête , suivie par le cortège des oisons , le père venant en queue de file , prêt à défendre âprement sa progéniture . 

Les oisons sont capables de voler à partir de huit semaines . 

Néanmoins , le groupe familial reste souvent uni pendant une année , au bout de laquelle le mâle adulte , prêt pour une nouvelle saison de nidification , va chasser les jeunes de l'année précédente . 

Après la saison de nidification, c'est-à-dire deux mois après l'éclosion des oisons de l'année , les groupes familiaux ont tendance à se reconstituer .

 

 

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Cygnes et cygneaux

 

 

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         Le Grèbe à cou noir

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Photographies prises à la réserve ornithologique de Ploegsteert en Belgique 

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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