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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 05:38

 

 

VAUTOURS ROUGON 1

 

 

Il est encore tôt en ce matin d’octobre. Après avoir traversé le paisible et encore endormi village de Rougon, blotti contre son impressionnant piton rocheux, je m’engage sur un sentier caillouteux qui serpente vers les crêtes, juste après la dernière demeure du bourg aux allures médiévales et à l’authentique charme provençal.

La lumière un peu crue du soleil levant a malheureusement déjà remplacé les premières belles lueurs rougeâtres de l’aube, lorsque j’arrive enfin sur le plateau qui surplombe les gorges. La végétation est ici encore très méditerranéenne, bien que les premières influences alpines se fassent sentir. Le spectacle est à couper le souffle et mieux vaut ne pas avoir le vertige.

Sur un rocher face au village, une trentaine de vautours fauves scrutent l’horizon. La scène est presque surréaliste ! Ils attendent ainsi que le réchauffement de l’atmosphère crée des ascendances thermiques afin qu’ils puissent s’élever dans les airs sans effort. Plus tard dans la matinée, ils partiront alors à la recherche de nourriture par petits groupes.

Ces grands voiliers du ciel, se laisseront planer la plus grande partie de la journée et surtout en début de soirée en esquissant de grands cercles au-dessus des gorges. Parfois ils disparaissent de longs moments, puis ils reviennent. Le moment est à la rêverie, à l’apaisement.

Leur vol silencieux sera seulement troublé par le sifflement de l’air qui glisse dans leurs ailes…

 

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Le retour du géant des airs

 

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Ce magnifique géant des airs qu’est le vautour, dont l’envergure peut atteindre 2,65m et peser jusqu’à 7 à 8 kg, avait disparu des gorges du Verdon et des Alpes. Les causes de cette disparition au cours du début du XXe siècle sont multiples, en premiers lieux le déclin des coutumes pastorales, l’empoisonnement des cadavres d'animaux à la strychnine afin de se débarrasser des grands carnivores comme le loup et l’ours dont ce rapace se nourrit. Il fut aussi la cible de tirs intempestifs, ou victime de préjugés liés à sa mauvaise réputation. Grâce au lancement d'un programme de réintroduction ayant conduit aux premiers lâchers en 1999, il a fait son retour au sein de l’écosystème montagnard encore bien préservé. Le vautour fauve est la plus commune des trois espèces observables en France, avec le vautour moine et le vautour percnoptère.

 

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A Rougon - Alpes de Haute-Provence - où ces images ont été prises, il est possible d’apercevoir dans le ciel ou sur les falaises des gorges des vautours fauves introduits dans le Verdon durant la période 1999-2004. Cette colonie se reproduit naturellement depuis 2002, et 222 juvéniles se sont envolés des falaises du grand canyon. En 2013, elle compte 300 individus, une centaine de couples et son domaine vital s'étend sur 600 000 hectares.

On observe également avec bonheur des vautours moines réimplantés à partir de 2005 dont la première nidification a eu lieu cette année. Un poussin est né en avril, ce qui représente un événement historique pour la région, la dernière reproduction avérée datant de 157 ans ! Des vautours percnoptères nichent sur le site depuis 2007. Après la première reproduction réussie en 2011, le couple a de nouveau niché cette année.

 

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Un équarrisseur naturel

 

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Le maintien sur le site de cette importante population de vautours fauves repose sur un partenariat gagnant-gagnant établi depuis entre les éleveurs de la région et ces magnifiques rapaces si longtemps persécutés par les hommes, bien souvent par ignorance ou croyances ancestrales.

En effet, lorsqu'un animal meurt dans un élevage, l'éleveur est évidemment tenu de faire appel à un service d'équarrissage qui emporte et traite les carcasses. Ce service permet notamment d'éviter que les cadavres ne séjournent dans les pâturages, favorisant de ce fait la propagation de maladies. Les éleveurs sont bien entendu redevables d'une taxe d'équarrissage.

Dans le Verdon, ce sont les vautours, véritables éboueurs des alpages, qui assurent ce service. En effet, les bénévoles de la ligue pour la protection des oiseaux récupèrent de façon régulière les carcasses dans les exploitations et alimentent un charnier sur lequel les vautours se nourrissent. Depuis 1999, ce système a permis d’éliminer naturellement plus de 250 tonnes de cadavres d’ovins et de caprins.

 

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Il faut reconnaître à ce rapace nécrophage écologiste un rôle crucial en tant qu'éboueur de la nature, doté de facultés digestives lui permettant d'éliminer les bactéries et les virus, préservant ainsi les nappes phréatiques des sources de pollution diverses, particulièrement dans les massifs calcaires et perméables. Le vautour fauve ne se contente pas de s’alimenter sur l’aire de nourrissage ou sur les placettes mises en service depuis peu par des éleveurs (il peut aussi très bien jeûner quelques jours) ; il parcourt en effet des distances importantes à la recherche de cadavres d’animaux sauvages en parcourant plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres par jour, en utilisant les courants ascendants afin de s’économiser. Mais les déplacements journaliers de la colonie se situent dans un rayon de trente kilomètres autour de Rougon. Dans le Verdon, la faune est très riche.

Cela suppose donc une nourriture potentielle importante pour les vautours. On trouve de belles populations de gibiers sauvages comme le chevreuil, le cerf, de plus en plus nombreux, en provenance des Alpes-Maritimes toutes proches, le sanglier, ainsi que le chamois. Toutefois, un soir de l'été 2012, 163 oiseaux ont été dénombrés sur une falaise du massif du Mounier, près de Beuil, dans le Mercantour. La plupart de ces visiteurs arrivaient du Verdon, distant d'environ 60 km, quelques autres venaient de la Drôme, des Cévennes et... d'Espagne. Cela n'aurait rien d’extraordinaire : dernièrement, des vautours bagués en Espagne ont été observés dans le département... des Ardennes !

 

LE VAUTOUR FAUVE

 

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Le vautour fauve se distingue par son long cou recouvert d’un fin duvet, sa collerette blanche, et son plumage fauve. Son bec recourbé et ses serres nous disent que c’est un rapace.

C’est l’un des plus grands rapaces d’Europe. Malgré sa taille, il est incapable de capturer une proie vivante. Il peut planer des heures entières sans s'arrêter ; par contre, à cause de son poids, il est incapable de pratiquer un vol battu sur de longues distances.

Il se laisse planer par les masses d’air en mouvement pour s’élever en spirale et sans effort à plusieurs centaines de mètres au-dessus du relief, parcourant ainsi de grandes distances. Il profite ainsi des ascendances thermiques produites par le réchauffement solaire du sol et des falaises. Il profite également des courants des pentes, c'est-à-dire les courants qui se forment lorsque le vent bute contre les falaises. C'est pour cette raison que le vautour attend les heures les plus chaudes de la journée pour s'élancer, à moins que le vent ne lui permette de voler plus tôt. Dans ce cas, il peut s'envoler dès l'aube.

 

VAUTOURS ROUGON 9

 

Ces oiseaux nichent uniquement en falaise. Ce sont des rapaces rupestres qui utilisent aussi cet habitat pour le repos diurne et nocturne. Grégaires, ils vivent en groupe au sein d'une colonie.

Ce mode de vie leur facilite la recherche de nourriture lors des déplacements. Leur vue est très perçante : des études ont prouvé qu’ils peuvent apercevoir un objet de trente centimètres, à plus de trois kilomètres de distance ! Lorsque l’un d’eux repère une carcasse, il s’en approche, indiquant par là-même aux autres vautours la présence de nourriture. Ainsi, en quelques minutes, la colonie complète est prête à commencer la curée. Après leur passage, seuls resteront les os et la peau.

Les couples sont souvent unis pour la vie. Les vols nuptiaux sont effectués à proximité des sites de reproduction et des dortoirs. Ce rapace se reproduit pour la première fois à l’âge de quatre ou cinq ans. Le couple vole le long des parois rocheuses, l’un des partenaires légèrement au-dessus de l’autre. Les accouplements ont lieu sur le nid ou à proximité de celui-ci, dès le mois de décembre. Il niche très tôt : l’unique oeuf est pondu entre la fin décembre et la mi-mars. Le nid est construit d’un amas sommaire de branches, deux à trois semaines avant la ponte. Les deux adultes participent à la construction de celui-ci, à l’incubation et à l’élevage du jeune. L’incubation dure environ 54 jours. Le poussin, qui pèse 170 à 210 g à sa naissance est nourri par régurgitation. Le séjour du jeune au nid est d'environ 120 jours. Après l’envol, il reste encore plusieurs semaines avec ses parents dont il est dépendant pour l’alimentation.

 

 

… Des lumières et des couleurs automnales … dignes d’un été indien.

 

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Vue et image panoramique des gorges prise du Point Sublime.

Ce point de vue se trouve sur la rive droite, en dessous du village de Rougon.

 

VAUTOURS ROUGON 24

 

 

 

Pour suivre l'actualité sur les vautours, consultez le site de la L.P.O. VERDON  en cliquant ICI

 

LPO VERDON

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 12:13

 

OISO 1

Hibou Grand-duc ou Grand-duc d’Europe ( femelle )

 

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Chouettes hulottes ou chats huants

 

 

L’unique hôpital de la faune sauvage de la région Nord - Pas-de-Calais – plus exactement : un centre de soins* pour animaux sauvages blessés – se situe à Inxent, charmant village de la vallée de la Course, non loin de Montreuil-sur-mer et d’Etaples, dans le Pas-de-Calais.

Ce centre de soins, installé dans une ancienne scierie depuis l’année 2012, est géré par l’association OISO (Observation, initiation, soins aux oiseaux) créée en 2006 suite à la fermeture du centre régional de soins pour animaux sauvages de Villeneuve d’Ascq, près de Lille.

L’association présidée par le docteur vétérinaire Jacques Bonvoisin, maintenant à la retraite, travaille en étroite collaboration avec les LPA de Lille, Calais et Roubaix, l’O.N.F. ainsi que la LPO du Nord et celle du Pas-de-Calais, également avec l’association Eden 62 et les équipes du Parc naturel régional des caps et marais d’Opale.

Depuis la création de ce centre plus de 1500 oiseaux – du plus petit passereau au rapace à l’envergure impressionnante – ainsi que de petits mammifères – écureuils, hérissons – sont passés par Inxent et la plupart, guéris, ont pu regagner leur milieu naturel. M. Bonvoisin est actuellement aidé dans sa tâche par une soigneuse animalière et deux jeunes femmes en service civique.

* 41 centres de soins en France mais seulement 7 dans le quart nord, soit un déficit notoire… alors que notre région compte 120 km de façade maritime. Ces départements sont sous-équipés en matière de centre de soins et consacrent peu de budget à la protection et aux soins dus à la faune sauvage.

 

 

Un bloc opératoire

 

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Les soins et gestes vétérinaires sont exécutés dans le bloc opératoire du centre, usant ainsi d’un personnel adapté et de la qualité du matériel – actes de radiographie, usage de produits à détention réglementée, salle d’opération… Le taux de survie et de guérison est directement lié à la précocité de la prise en charge et de la mise en oeuvre des soins. L’objectif du centre est de garantir à l’animal un retour à la vie sauvage dans les meilleures conditions sans lui infliger de souffrances inutiles.

Suite aux opérations chirurgicales, l’oiseau fait l’objet de soins intensifs et spécifiques tels que traitements anti-inflammatoires ou antibiotiques, pansements réguliers, gavages ou actes de kinésithérapie. La rééducation s’achève ensuite dans des volières adaptées aux exigences de l’animal.

Le suivi et l’alimentation des oiseaux pendant cette phase sont très techniques.

Sous la conduite du muséum d’histoire naturelle de Paris, des recherches sont pratiquées sur des prélèvements de sang des oiseaux afin de faire progresser la connaissance des parasitoses de la faune sauvage.

Constatant que rien n’était fait dans ce sens, l’association a entrepris d’inventorier les parasites externes et internes hébergés par nos pensionnaires depuis le 1er janvier 2013.

La convalescence de l’animal dure, suivant la gravité de ses blessures et ses capacités de récupération, de un à trois mois. L’animal est ensuite bagué, enregistré et relâché.

« Nous avons constitué un important réseau bénévole d'une trentaine de cabinets vétérinaires de la région qui nous envoient des animaux mal en point, précise M. Bonvoisin.

La plupart ont eu un accident avec une voiture ou ont été blessés par un chasseur, voire un chien ou un chat. Les animaux qui sont amenés tout de suite sont la plupart du temps sauvés. Ceux découverts deux ou trois jours après leur accident, et qui nous parviennent épuisés et amaigris ont moins de chances de survie. Nous ne nous acharnons alors pas et nous les euthanasions. Car nous ne sommes pas un hospice et nous relâchons les animaux une fois rétablis ». Cependant, rarement certains animaux soignés (dits imprégnés) ne peuvent être relâchés dans la nature car inadaptés à notre climat et à notre environnement. Il s’agit notamment d’oiseaux achetés dans des animaleries, souvent en Belgique, et provenant d’autres continents. Lorsqu’ils sont guéris, Ils sont alors confiés à des zoos, comme ce magnifique pélican blanc qui amuse maintenant les enfants fréquentant le zoo de Lille.

 

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Camille examine au microscope et capte une image numérique d’un échantillon prélevé dans le bec d’un goéland malade qui vient d’arriver au centre.

 

 

650 m2 de volières !

 

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Le centre se transforme peu à peu : onze volières, qui représentent une surface de plus de 650 m2, sont opérationnelles et d’ailleurs très bien adaptées pour le confort des volatiles. L’une des volières sera dans le futur équipée d’un système vidéo permettant d'observer les animaux en continu sans les déranger, lequel représentera un magnifique outil pour l’association qui veut également développer un travail pédagogique de sensibilisation aux animaux, et plus particulièrement à la faune sauvage, vers le grand public et surtout les enfants des communes voisines.

 

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Busard des roseaux

 

Dans quelques jours commenceront dans le hangar principal situé à l’entrée les gros travaux de l’agrandissement du centre. Des bureaux administratifs, une salle d'exposition pouvant recevoir des groupes scolaires ou autres, une infirmerie, des sanitaires accessibles aux personnes à mobilité réduite seront construits. L’esthétique ne sera pas négligée, un affreux pylône en béton trônant devant l’entrée du centre, devenu obsolète car ne distribuant plus d’électricité depuis belle lurette, sera bientôt recyclé en plate-forme capable d’héberger un nid de cigognes ! Cet équipement est déjà en cours de réalisation en Charente et c’est une équipe d’ERDF qui se chargera de son installation.

L’idée n’est pas si saugrenue. Depuis trois saisons, à quelques kilomètres d’ici, en bordure de la baie d’Authie, sur le territoire de la commune de Groffliers, de jeunes cigogneaux nés sur place sont bagués par l’association EDEN 62 qui gère le site.

Cependant, il faudra peut-être attendre une ou deux saisons avant que ces fameux échassiers s’y installent et, pourquoi pas, nidifient sur place. Cette plate-forme sera sans nul doute une sacrée enseigne pour OISO… qui se verra de loin ! De quoi donner à Inxent un petit cachet alsacien !

 

 

Que faire si vous trouvez un oiseau blessé ?

 

Attrapez-le très délicatement en le recouvrant avec précaution d’un linge afin de ne pas l’effrayer. Déposez-le dans un carton, et entreposez-le dans un endroit calme et peu éclairé. Ne lui donnez ni à

boire ni à manger. S’il semble avoir froid, déposez dans le carton une bouteille d’eau tiède entourée par un linge. Si vous découvrez un oiseau pris dans les barbelés, n’essayez pas de le dégager, vous aggraveriez ses blessures et son stress ; coupez alors le barbelé au plus court.

Il ne faut surtout pas garder l’animal chez soi mais contacter rapidement le centre de soin (06 99 36 18 01 si vous résidez dans le Nord - Pas-de-Calais ; sinon, contactez l’antenne de la LPO la plus proche).

 

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Faucon hobereau

 

A titre d’exemple, dernièrement, l'association a été contactée par un agriculteur de Havrincourt (62) qui avait découvert, lors de la moisson de son champ d'escourgeons, un nid de busards Saint-Martin avec quatre jeunes pratiquement volants. Malheureusement, cet agriculteur, n'ayant pas connaissance de la démarche à suivre dans ce genre de situation, a prélevé les jeunes du nid et les a gardés plusieurs jours chez lui avant d’appeler OISO. Cette petite erreur peut être dommageable car les jeunes actuellement dans les volières du centre auront de grandes difficultés lorsqu’ils auront recouvré la liberté : ils risquent en effet de mal maîtriser les techniques de chasse que leurs parents auraient pu leur transmettre et leurs chances de survie sont donc amoindries. Relâchés au taquet, ces busards ont retrouvé le milieu naturel cette semaine. On les voit parfois survoler le bois situé derrière le centre à très haute altitude ; tout semble heureusement bien se passer pour eux car ils ne reviennent plus à la volière pour s’y nourrir

 

OISO 11

 

Cette chouette chevêche ou chevêche d’Athéna* que Coralie tient presque entièrement dans la main est à peine plus grande qu’un merle ! A cause de sa petite taille , ses prédateurs sont nombreux. Les principaux sont la fouine, les chiens, les chats, le loir, l'écureuil, le rat surmulot, l'autour des palombes, l'épervier, le faucon pèlerin et la chouette effraie. Les routes en milieu rural constituent un danger pour la chevêche qui fréquente les bas cotés pour y chasser insectes, vers de terre et petits mammifères. En effet, la technique de chasse de cet oiseau qui consiste à voler bas ou posée sur le sol est une source d'accident.

* Elle doit son nom à la déesse grecque Athéna, dont elle est l'animal symbolique. Dans la Grèce antique, la Chevêche d'Athéna, attribut d'Athéna, symbole de la connaissance – la sagesse mais aussi la science – devint celui de la ville d'Athènes. On retrouve ainsi la chevêche accompagnée d'un rameau d'olivier sur les drachmes. On retrouve encore aujourd'hui la chevêche sur les pièces grecques de 1 euro.

 

Comment aider OISO ?

 

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Nourrissage d’un jeune martinet

 

Il est possible de devenir adhérent de l’association, ou tout simplement de faire un don d’un montant de votre choix, ce qui servira pour l’achat de nourriture, de médicaments et du matériel de soins.

Les dons de matériels sont également les bienvenus. Il peut s’agir de matériel durable que vous n’utilisez plus : grandes cages, congélateurs, boîtes de transport, bassins en plastique, récipients, gamelles, serviettes éponge, linges. Récemment, le directeur d’une maternité privée à fait don d’une dizaine de couveuses en parfait état de fonctionnement mais remplacées par du matériel plus moderne. Ces couveuses seront installées dès que la salle vouée à l’infirmerie sera livrée. Elles seront très utiles en cas d’hiver rigoureux afin de réchauffer les oiseaux en hypothermie majeure.

Par ailleurs, un appel au bénévolat est régulièrement lancé pour la participation à des chantiers participatifs ciblés sur l’entretien ou la réfection des volières. Les personnes intéressées peuvent faire acte de candidature par mail (contact@association-oiso.fr), elles seront informées personnellement lors de la mise en place de ces chantiers.

 

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Chouettes effraies ou effraies des clochers

Du fait de son vol rasant lors de la chasse, en général entre 1,5 et 3 m, l'effraie est particulièrement vulnérable aux collisions avec des véhicules. Ainsi, le trafic automobile est la première cause de mortalité : 40 à 70 % des effraies sont retrouvées mortes sur les routes. En France, le nombre d'effraies tuées annuellement est de l'ordre de 10 000 à 20 000.

 

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Jeunes chouettes effraies

 

 

Cette buse variable découverte par un agriculteur, l’aile emprisonnée dans une clôture, a été déposée au centre par un membre de l’association EDEN 62. Ce dernier a intelligemment sectionné au plus près le fil barbelé sans essayer au préalable de libérer le rapace de sa fâcheuse posture, de peur d’aggraver ses blessures.

Après avoir reçu les soins appropriés aux plaies, il a ensuite bénéficié d’un traitement par antibiotiques. Il sera bientôt relâché.

 

OISO 15

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 16:30

 

Grandes marées 1

 

Grandes marées 2

 

Grandes marées 3

 

 

   Si l’absence de vent lors des grandes marées de cette fin de semaine n’a pas favorisé d’importants mouvements d’oiseaux fuyant la baie vers le parc du Marquenterre, le spectacle offert par les milliers d’huîtriers pie , les centaines de courlis cendrés , ou autres groupes impressionnants de bécasseaux, barges et de gravelots, mais en plus petit nombre venant chercher refuge au parc , a malgré tout ravi plus d’un photographe -même blasé - ainsi que les amateurs d’ornithologie présents dans le poste d’observation idéalement placé devant un immense reposoir parfaitement dégagé.

Lors de chaque grande marée le spectacle est immuable, mais on ne s’en lasse pas, mieux on en redemande !

Au moment des marées à forts coefficients les oiseaux présents dans la réserve naturelle située juste derrière la digue qui sépare la baie, du parc s’envolent , car n’ayant plus assez d’espaces, en d’impressionnantes nuées au rythme de l’avancée inexorable des flots, la mer ayant recouvert entièrement bancs de sable , reposoirs et surtout les vasières où se nourrissent les limicoles .

Même la plage est réduite à sa plus simple expression. Les accessibles reposoirs, prairies ou autres îlots découverts du parc peuvent alors les accueillir pour un moment de répit ou pour prendre un complément de collation. Ils rejoindront ensuite par petits groupes, le fabuleux et inépuisable garde-manger de la baie, lorsque la mer se sera retirée.

Ce spectacle se reproduit à chaque grande marée - surtout celles d’équinoxe, les seuls jours de l’année où la baie est entièrement recouverte par les eaux- comme un rituel.

C’est peut-être un peu cela la magie de la baie !

 

Grandes marées 4-copie-1

 

Grandes marées 5

 

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Grandes marées 10

 

 

 


 

 

ZOOM

 

Reflet d'aigrette

 

AIGRETTE

 

Rainette verte

 

Rainette verte

 

 

Spatules blanches

 

SPATULES (2)

 

 

Le Souci sur l'Eupatoire chanvrine

 

LE SOUCI

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 14:35

 

Ces trois jeunes hirondelles juchées sur le poteau d’une renclôture* entre Saint-Valery et Le Crotoy en baie de Somme attendent le bec grand ouvert que les parents leur apportent une solide becquée d’insectes. Même si elles volent aussi bien que les adultes un peu plus de quinze jours après la sortie du nid, elles ne sont pas encore parfaitement capables de se nourrir seules.

 

HIRONDELLES RUST. 1

 

 

Ces jeunes messagères du printemps, issues de la seconde couvée de l’année ont encore quelques semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui les attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10.000 km.

Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h. Elles chassent en vol à des altitudes de moins de 100m. Le soir, des dortoirs de plusieurs milliers d’individus pouvant être d’espèces différentes se constituent dans les roselières ou des champs de céréales.

Au lever du jour c’est à nouveau le départ. La Méditerranée est franchie en une seule étape sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau.

Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant avec la traversée de la Méditerranée puis celle souvent meurtrière du Sahara ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent pour les plus hardis d’entre eux sur leurs sites d’hivernage. En effet de nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition. Deux cents millions d’hirondelles rustiques passent l’hiver sur ce continent au milieu des trente-sept autres espèces d’hirundinidés. L’abondance de nourriture trouvée lors de l’hivernage leur permet de reconstituer leur masse musculaire et d’effectuer leur mue. Bien nourries et remplumées, elles reviendront au printemps prochain sur leur lieu de naissance où elles élèveront deux voire trois nichées. Les mâles arrivent souvent les premiers - dans la majorité des cas mi-mars début avril - et retrouvent leur ancien nid ou en construisent un autre non loin de leur village natal.

*Renclôture (terminologie picarde) : aire conquise sur les marais des bas-Champs par appropriations successives et entourée de digues de terre; le nom s'applique aussi, par raccourci, à la digue; celle-ci comporte en principe une «porte de mer» pour l'évacuation des eaux.

 

 

HIRONDELLES RUST. 2

 

HIRONDELLES RUST. 3

 

HIRONDELLES RUST. 5

 

 

Elle inspire les poètes

La messagère du printemps a toujours marqué l’imaginaire de l’homme depuis la nuit des temps surtout dans nos campagnes où elle vit en symbiose avec l'homme qui la tolère même dans les bâtiments car la considérant utile puisqu'elle se nourrit d'insectes nuisibles. D'anciennes superstitions concernant cet oiseau et son nid ont également contribué à la faire accepter. La littérature et la religion font souvent référence à cet oiseau qui vit proche de l'homme et qui le fascine et le fait rêver notamment par ses habitudes migratoires.

L’hirondelle est le sujet de nombreuses chansons, proverbes et fables, elle est aussi une source inépuisable d’inspiration pour de nombreux poètes. Voici un florilège de dictons et proverbes de chez nous … ou d’ailleurs :


Hirondelle aux champs, amène joie et printemps

Quand les hirondelles voient la Saint-Michel - 29 septembre - l’hiver ne pointera qu’à Noël

A l’annonciation – 25 mars – les hirondelles reviennent, à la Notre-Dame de septembre, elles s’en vont

Quand l'hirondelle vole en rasant, c'est pour bientôt le mauvais temps

Hirondelle volant haut, le temps sera beau, l’hirondelle volant bas, bientôt il pleuvra

Quand les hirondelles volent bas, les pavés se prennent pour des nuages

Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps  (proverbe afghan)

L'hirondelle commence la journée, et le rossignol la finit ( proverbe russe )

 

… un petit clin d’oeil à Charles Trenet :

 

Y a d'la joie

Bonjour bonjour les hirondelles

Y a d'la joie

Dans le ciel par dessus le toit

Y a d'la joie

Et du soleil dans les ruelles

Y a d'la joie

Partout y a d'la joie.

 

 

HIRONDELLES RUST. 4

 

HIRONDELLES RUST. 6

 

HIRONDELLES RUST. 7

 

 

Je publie également de cette page deux poèmes, l’un de Louise Michel et un autre de Théophile Gautier.

 

Ce que disent les hirondelles

 

Déjà plus d'une feuille sèche

Parsème les gazons jaunis ;

Soir et matin, la brise est fraîche,

Hélas ! les beaux jours sont finis !

 

On voit s'ouvrir les fleurs que garde

Le jardin, pour dernier trésor :

Le dahlia met sa cocarde

Et le souci sa toque d'or.

 

La pluie au bassin fait des bulles ;

Les hirondelles sur le toit

Tiennent des conciliabules :

Voici l'hiver, voici le froid !

 

Elles s'assemblent par centaines,

Se concertant pour le départ.

L'une dit : " Oh ! que dans Athènes

Il fait bon sur le vieux rempart !

 

" Tous les ans j'y vais et je niche

Aux métopes du Parthénon.

Mon nid bouche dans la corniche

Le trou d'un boulet de canon. "

 

L autre : " J'ai ma petite chambre

A Smyrne, au plafond d'un café.

Les Hadjis comptent leurs grains d'ambre

Sur le seuil d'un rayon chauffé.

 

" J'entre et je sors, accoutumée

Aux blondes vapeurs des chibouchs,

Et parmi les flots de fumée,

Je rase turbans et tarbouchs.

 

" Celle-ci : " J'habite un triglyphe

Au fronton d'un temple, à Balbeck.

Je m'y suspends avec ma grille

Sur mes petits au large bec.

 

" Celle-là : " Voici mon adresse :

Rhodes, palais des chevaliers ;

Chaque hiver, ma tente s'y dresse

Au chapiteau des noirs piliers. "

 

La cinquième : " Je ferai halte,

Car l'âge m'alourdit un peu,

Aux blanches terrasses de Malte,

Entre l'eau bleue et le ciel bleu. "

 

La sixième : " Qu'on est à l'aise

Au Caire, en haut des minarets !

J'empâte un ornement de glaise,

Et mes quartiers d'hiver sont prêts. "

 

" A la seconde cataracte,

Fait la dernière, j'ai mon nid ;

J'en ai noté la place exacte,

Dans le pschent d'un roi de granit."

 

Toutes : " Demain combien de lieues

Auront filé sous notre essaim,

Plaines brunes, pics blancs, mers bleues

Brodant d'écume leur bassin ! "

 

Avec cris et battements d'ailes,

Sur la moulure aux bords étroits,

Ainsi jasent les hirondelles,

Voyant venir la rouille aux bois.

 

Je comprends tout ce qu'elles disent,

Car le poète est un oiseau ;

Mais, captif ses élans se brisent

Contre un invisible réseau !

 

Des ailes ! des ailes ! des ailes !

Comme dans le chant de Ruckert,

Pour voler, là-bas avec elles

Au soleil d'or, au printemps vert !

 

Théophile Gautier

 

 

HIRONDELLES RUST. 8

 

Hirondelle qui vient de la nue orageuse

Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.

Quelle brise t’emporte, errante voyageuse ?

Écoute, je voudrais m’en aller avec toi,

 

Bien loin, bien loin d’ici, vers d’immenses rivages,

Vers de grands rochers nus, des grèves, des déserts,

Dans l’inconnu muet, ou bien vers d’autres âges,

Vers les astres errants qui roulent dans les airs.

 

Ah ! laisse-moi pleurer, pleurer, quand de tes ailes

Tu rases l’herbe verte et qu’aux profonds concerts

Des forêts et des vents tu réponds des tourelles,

Avec ta rauque voix, mon doux oiseau des mers.

 

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !

Je ne sais quel écho par toi m’est apporté

Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,

Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté.

 

 

Louise Michel

 

 

HIRONDELLES RUST. 9

 

 HIRONDELLES RUST. 10

 


 

 

MACROPHOTOGRAPHIES

 

Le Sympétrum rouge sang ou Sympétrum sanguin

 

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Rainette Verte ( Hyla arborea )

 

Rainette Verte

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:16

 

   Cette jeune hirondelle sortie du nid il y a une dizaine de jours vole déjà aussi bien que ses parents, une vingtaine de jours seulement après sa naissance. Et si elle commence très timidement à se nourrir seule, elle ne rechigne pas à solliciter quelques nourrissages hors du nid de la part de ses parents.

Durant la journée, elle reste postée sur une branche ou au sommet d’un buisson en attendant d’être ravitaillée. Ce soir, elle rentrera au nid pour y dormir, cela durera encore pendant quelques jours avant d’être totalement indépendante.

 

HIRONDELLES 1

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Une espèce en déclin et une année 2013 particulièrement noire pour la reproduction

 

Une des menaces principales qui pèsent sur l'hirondelle rustique et qui semble être la cause de sa régression est l'intensification des pratiques agricoles. L'élevage tend à se pratiquer hors sol, ce qui se traduit par la disparition progressive des prairies, lesquelles sont remplacées par des champs traités aux insecticides. Les hirondelles s'intoxiquent directement en ingérant leur nourriture et contaminent par la même occasion leur progéniture.

La destruction des haies, le drainage participent également à cette régression car ils entraînent une diminution d'insectes. Les suppressions de roselières et marais empêchent les hirondelles de se regrouper dans de bonnes conditions avant la migration. Les modifications dans les bâtiments : étables, granges ; les ouvertures condamnées des habitations rendent l'installation de nids plus difficile.

Les gens tolèrent moins qu'avant la présence de fientes près des nids. Cependant les hirondelles, comme les martinets, bénéficient en France d'un régime de protection. Leur capture et leur destruction sont interdites, tout comme leur mise en vente.

Ces mesures s'étendent aux oeufs et aux nids. Tout contrevenant s'expose à une amende pouvant atteindre 9 000 euros et / ou une peine d’emprisonnement. Les collectivités sont plus ou moins sensibilisées à ce statut juridique. Certaines ont pris conscience du fait que la messagère du printemps fait partie du patrimoine d'une ville et du bâti.

À cela s'ajoutent les travaux de ravalement de façade, l'imperméabilisation des sols et la disparition d'espaces verts, bois, bosquets, haies faisant office de corridors écologiques, et donc de passages entre différents réservoirs de biodiversité. Les chiffres obtenus lors de précédents programmes de suivi indiquent des résultats inquiétants : une diminution de 41% des effectifs d'hirondelles de fenêtre et de 12% pour les hirondelles rustiques depuis 1989. L’année 2013 s’annonce encore plus compliquée à cause de mauvaises conditions météorologiques, un hiver interminable, un printemps tardif et maussade lors de leur retour d’Afrique ; ces migratrices peuvent en effet être décimées par une brusque chute des températures.

Lors de ce printemps dans le nord et l’est de la France, ne trouvant plus d'insectes pour nourrir leur progéniture, elles les ont sacrifiées en les éjectant hors du nid ou tout simplement en abandonnant la couvée.

 

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 Une seconde couvée d’affamées !

 

Ces jeunes messagères du printemps, issues de la seconde couvée de l’année ont encore quelques semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui les attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10.000 km.

Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h.

Elles chassent en vol à des altitudes de moins de 100m. Le soir, des dortoirs de plusieurs milliers d’individus pouvant être d’espèces différentes se constituent dans les roselières ou des champs de céréales. Au lever du jour c’est à nouveau le départ. La Méditerranée est franchie en une seule étape sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau. Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant avec la traversée de la Méditerranée puis celle souvent meurtrière du Sahara ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent pour les plus hardis d’entre eux sur leurs sites d’hivernage. En effet de nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition...

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

BLOG HIRONDELLES RUSTIQUES1

 

 

 

 

 


 

 

La gorgebleue à miroir

 

 

Ce splendide passereau élancé, aux pattes longues et fines, ressemble au rouge-gorge de par sa morphologie et également par son comportement. La gorgebleue à miroir mâle tient son nom de la bavette bleu clair et scintillante sous le soleil qui orne son plastron. Au milieu de cette bavette se trouve une tâche blanche ou rousse plus ou moins prononcée appelée miroir qui est bordée de trois bandes successives, noir, blanc et roux, en travers de la poitrine.

En automne, le bleu et le rouge de la gorge sont masqués par les bordures pâles des plumes.

En plumage hivernal, le bleu est réduit à une mince bande pectorale. En tous plumages, elle est caractérisée aussi par un net sourcil blanc et une zone rousse à la base de la queue, sur les côtés – souvent visible en vol ou lorsque l'oiseau posé dresse et agite la queue.

Le chant de la gorgebleue est riche et varié, changeant en fonction de son humeur car elle est capable d’imiter le chant d’une multitude d’autres passériformes. Actuellement en période nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant de courts vols de parade. Il déploie sa queue en éventail pour mettre en valeur ses jolies plumes rousses.

Cet oiseau principalement insectivore est présent en France, notamment dans notre région de fin mars à septembre où il niche principalement dans les zones humides.

Néanmoins, au printemps 2011, un couple de gorgebleues a niché dans un champ de colza dans la région de Lestrem, dans le Pas-de-Calais, démontrant clairement que les cultures de colza peuvent servir d’habitat secondaire pour ces passereaux.

Il hiverne principalement depuis le nord-est de l’Afrique jusqu’à l’ouest de l’Inde, et en Afrique sub-saharienne, depuis la Gambie jusqu’en Ethiopie et en Arabie saoudite, mais également sur le littoral portugais et au sud de l’Espagne.

 

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      BRUANT DES ROSEAUX

 

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DANS LE MARAIS

 

LA GRENOUILLE VERTE

 

 

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GRENOUILLE VERTE 2

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 05:43

 

Ne sont-elles pas attendrissantes et réconfortantes ces images d’une colonie de mouettes rieuses en compagnie de leurs poussins tout juste nés, sur un îlot de l’un des nombreux marais arrière-littoraux de la baie de Somme ? Un peu de douceur dans un monde de brutes !

 

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MOUETTES RIEUSES 2

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La mouette rieuse niche en colonies denses qui peuvent atteindre des dizaines, voire des centaines d’individus. La période de reproduction s’étale d’avril à juillet. Elle est monogame et revient chaque année au même nid qu’elle construit à l’aide de végétaux ; tiges de roseaux, herbes sèches dans une dépression du sol, ou sur une touffe de laîche ou de joncs.

Les sites de nidification sont choisis pour se protéger des prédateurs terrestres - les prédateurs aériens sont violemment attaqués. L’accouplement a lieu après la parade nuptiale qui se termine lorsque le mâle régurgite de la nourriture à la femelle. Cette dernière pond deux ou trois oeufs vert olive mouchetés de brun, qu’elle couve en alternance avec le mâle durant vingt-deux à vingt-six jours. C’est le poussin qui casse lui-même la coquille de l’oeuf. À la naissance, il est recouvert d'un duvet ocre plus ou moins roussâtre, maculé et bariolé de brun-noir. Ce plumage lui permet de se dissimuler efficacement entre les matériaux du nid ou dans la végétation environnante. L'année suivante, on le reconnaît à son capuchon marron incomplet, aux marques brunes sur la face supérieure des ailes, au noir de ses rémiges et de ses rectrices, à l'absence de rouge aux pattes et au bec.

Les jeunes restent au nid pendant une semaine et sont nourris par les deux parents, puis s’enhardissent et le quittent en restant à proximité. Ils l’abandonnent définitivement au bout d’un peu plus d’un mois dès lors que les parents cessent de les nourrir.

Ils atteignent leur maturité sexuelle au bout de deux ans.

 

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La grenouille verte ( Rana esculenta )

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:03

 

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Plus de cent cinquante barges rousses positionnées, l’autre jour sur un des îlots du parc du Marquenterre. Ce phénomène de halte migratoire de ces arctiques limicoles qui viennent de vivre la saison froide sur le continent africain et remontant vers leur zone de reproduction au nord de la Scandinavie, voire dans d’autres régions plus septentrionales, n’est certes pas exceptionnel mais il est quand même assez rare.

Ce rassemblement surprenant fit le bonheur des photographes présents dans le premier poste d’observation du parc, toujours émus d’observer ces prodigieux migrateurs. La barge rousse est en effet connue pour détenir le record du monde du plus long vol direct sans aucune halte : une barge munie d’un émetteur a effectué un vol ininterrompu, entre la Nouvelle-Zélande et l’Alaska, de plus de 10 000 km en neuf jours lors de la migration prénuptiale, et de 11 500 km en huit jours lors de la migration postnuptiale suivante !

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Ce limicole élancé présente un bec assez long et recourbé vers le haut, une tache blanche pointue sur le croupion et une queue barrée de foncé. Son plumage varie en fonction de la saison et du sexe. En plumage hivernal, les mâles et femelles sont gris chamois avec des stries sombres sur la poitrine et le dos, alors qu’en plumage d’été, le mâle se distingue nettement par son plumage de couleur rouge brique flamboyant (celui de la femelle est beaucoup plus pâle).

 

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Elle se nourrit dans les eaux peu profondes de vers marins, moules, escargots, larves, coléoptères qu’elle trouve en enfonçant son long bec sensible dans la boue ou le sable ; elle peut également se nourrir dans la végétation rase, picorant des insectes. Les groupes sont vus à la limite de la marée.

 

… Et un printemps qui s’installe doucement

 Pêle-mêle… La gorgebleue, à peine de retour d’Afrique est encore un peu farouche, et ne se montre que très peu, préférant rester à l’abri au milieu de la roselière que de se percher sur les roseaux. Il m’a fallu plus d’une heure d’affût pour la saisir quelques secondes au pied des phragmites – ma première de l’année. Des chardonnerets élégants profitent de quelques rayons de soleil sur un cerisier bourgeonnant ; la bergeronnette grise qui joue à saute-galets au Hâble d’Ault, tandis que sa cousine, la printanière, vole d’une haie à l’autre. Une foulque macroule prépare son nid ; chez l’avocette, c’est déjà chose faite et le mâle fait le guet : les prédateurs et autres trublions ne sont jamais bien loin ! Pour les mouettes rieuses, c’est le temps des accouplements…

 

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La gorgebleue à miroir

 

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Le chardonneret élégant

 

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Bergeronnettes grise et printanière

 

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Avocettes: nidification sous haute protection

 

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Fauvette grisette (mâle)

 

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Accouplement de mouettes rieuses

 

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Foulque macroule

 

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Chevalier gambette , bécasseaux variables et mouettes en baie d'Authie

 

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Pipit farlouse

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Champ de colza en Picardie

 

 


 

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BOUCHOTS

 

Bouchots entre QUEND et la Pointe de Saint-Quentin

 

MOUTONS

Troupeau de moutons dans les mollières de la baie de Somme entre Le Crotoy et Saint-Valery

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:56

 

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      Elle coince les noisettes dans des crevasses et assène de puissants coups de bec jusqu'à ce que la coque se fende en deux. Ces martèlements sont si forts qu'on croirait entendre un pic.

 

La sittelle torchepot se distingue des autres passereaux par sa silhouette trapue, sa vivacité et sa capacité, unique chez les oiseaux, à descendre le long des troncs, la tête en bas, grâce à ses pattes courtes et ses griffes puissantes. Son plumage bicolore, bleu-gris ardoisé sur le dos, chamois-rouille et blanc sur le ventre, et son trait sourcilier noir en font un oiseau aisément identifiable. Son bec est long et pointu. Ses ailes courtes, larges et arrondies, lui donnent un vol direct sur de courtes distances, plus ondoyant sur de longs trajets.

En forêt, la sittelle se montre relativement craintive et se tient souvent dans le haut des grands arbres.

C’est un oiseau très actif, constamment en mouvement. Les vieux troncs d’arbres ont sa préférence car ils favorisent la progression de cette grimpeuse accomplie, elle se déplace en tous sens sur les troncs, les souches et les branches d'un certain diamètre. Une telle liberté de manoeuvre tient au fait qu'elle n'utilise pas la queue comme point d'appui, comptant sur la seule force de ses pattes pour l'escalade ou la descente.

 

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Il est toujours amusant de la voir se faufiler avec une incroyable agilité à la manière d'une souris en progressant par à-coups.

A l'inverse des pics, elle ne se sert pas de sa queue comme appui pour grimper.

Oiseau peu sociable, elle vit généralement toute l'année en couple sur un territoire bien délimité, auquel elle est très attachée. Elle le défend même en hiver contre ses congénères et on peut la voir parfois avec des groupes de mésanges lorsqu'elles visitent les mangeoires.

À l'instar des mésanges noires et nonnettes, elle est connue pour faire des réserves de nourriture dans des crevasses, notamment des noisettes, qu'elle mangera en période de disette. Sa nourriture est surtout constituée d’insectes et d’araignées que l’oiseau trouve dans les interstices de l’écorce des arbres, mais son régime devient granivore à la mauvaise saison.

 

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Dans son long bec, elle peut emmagasiner deux ou trois graines de tournesol. Elle s'envole alors en direction d'un arbre pour camoufler son butin dans les crevasses d’un tronc.

Elle camoufle ses caches de graines avec des morceaux d'écorce, de lichen ou de mousse. Comme la sittelle est très fidèle à son territoire, elle retrouve toujours ses cachettes aux cours de ses pérégrinations. Elle coince les noisettes dans des crevasses et assène de puissants coups de bec jusqu'à ce que la coque se fende en deux. Ces martèlements sont si forts qu'on croirait entendre un pic.

Oiseau cavernicole, la sittelle a l'habitude de calfeutrer l'entrée de son trou avec de la boue ou des débris de végétaux pour en réduire le diamètre et ainsi tenir à distance du nid des oiseaux plus gros : c’est de cette caractéristique que lui vient son nom de torchepot.

 

UNE SITTELLE EN HIVER ...

 

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LE TARIN DES AULNES

 

 

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LE ROUGE-GORGE

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ROUGE-GORGE

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:56

 

 

BUTOR 12

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Le butor étoilé est un héron trapu. Il mesure entre 70 et 80 cm d’une envergure de 1 à 1,30 mètre pour un poids de 960 g. à 1,94 kg chez le mâle, de 785g. à 1,15 kg chez la femelle. Sa tête est surmontée d’une calotte noire et son bec, long et pointu en forme de poignard, est vert jaunâtre, encadré de deux moustaches noires.

Les yeux sont jaunes ou rouge orangé.

Le plumage brun doré tacheté et rayé de noir. Les pattes sont verdâtres. Les mâles, qui sont légèrement plus grands que les femelles, se distinguent par la teinte bleutée que prend le bec à sa base pendant la saison de reproduction. La teinte générale des juvéniles est semblable à celle des adultes, mais généralement plus pâle dessous et la moustache demeure pratiquement invisible.

Son nom scientifique est botaurus stellaris, le terme latin botaurus (butio = crier, taurus= taureau) fait référence à son cri, comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau d’où son surnom de boeuf des marais. L’autre partie de son nom scientifique stellaris signifie étoile et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun doré semblable chez le mâle et la femelle et qui se confond avec les tiges mordorées des roseaux.

Son chant – on dit qu’il butit – est très puissant ; il peut s’entendre jusqu’à cinq kilomètres.

C'est entre mars et juin qu’il émet ce chant à la tonalité proche de celle d'une corne de brume, seul indice de sa présence au sein d'une roselière ou phragmitaie, il est principalement émis la nuit, du crépuscule au petit matin, mais parfois également en plein jour.

Le butor, mystérieux et emblématique oiseau des marais, vit dans les zones humides avec une végétation dense où il peut se dissimuler. C’est aussi un oiseau très exigeant sur la qualité des milieux où il habite.

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Il faut être chanceux pour apercevoir cet élégant héron au plumage extrêmement mimétique, soit en vol au ras des roseaux, soit à l'affût au bord d'un fossé traversant la roselière. Si ce dernier se rend compte d’une présence humaine, ou dès qu’il se sent en menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préférera courir se réfugier dans la roselière ou il adoptera une position immobile étonnamment mimétique, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux dont il peut même imiter même les ondulations sous les effets du vent, en se balançant. Il se nourrit surtout de poissons mais également d’insectes, amphibiens, et plus rarement de petits mammifères et oiseaux.

Contrairement aux autres hérons qui vivent en colonies et dont les deux parents élèvent ensemble les jeunes, le butor est polygame (une à cinq femelles peuvent s’accoupler avec un seul mâle). Ce sont uniquement les femelles qui s’occupent de l’incubation et de l’élevage des jeunes. Le nid est placé au-dessus de l’eau ; il s’agit en fait d’une plate-forme flottante constituée de roseaux secs et d’autres végétaux. La majorité des pontes est déposée entre début avril et la mi-mai. Une ponte comprend de trois à cinq oeufs, exceptionnellement six, de couleur brune ou olive et parfois tachetés. La durée d’incubation est de vingt-cinq jours environ, et l’envol se produit cinquante-cinq jours plus tard mais les poussins sont capables de s’éloigner du nid à partir de l’âge de deux semaines environ.

 

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Il faut être chanceux pour apercevoir cet élégant héron au plumage extrêmement mimétique.

Si ce dernier se rend compte d’une présence humaine, ou dès qu’il se sent en menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préférera courir se réfugier dans la roselière ou il adoptera une position immobile étonnamment mimétique.

 

Le butor étoilé est une espèce protégée en France selon la loi du 10 juillet 1976 – arrêté d’application du 17 avril 1981. Il est inscrit à l’annexe I de la directive Oiseaux du conseil relatif à la conservation des oiseaux sauvages, et fait donc partie des espèces faisant l’objet de mesures spéciales de conservation, en particulier en ce qui concerne leur habitat.

Cependant, dans les temps lointains, le butor était ardemment chassé et consommé.

Pour la petite histoire un récit authentique nous apprend que lors d’un dîner de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, organisé à Saint-Omer en 1454, il fut servit aux invités plus de quatre cents butors étoilés !

 

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Une espèce gravement menacée de disparition

Le butor étoilé, oiseau menacé au niveau européen, l'est tout particulièrement en France : en trente ans, l’estimation de la population nicheuse a chuté de 35 à 45 % pour atteindre 332 en 2008. Ce dernier recensement indique plus une stabilisation des effectifs depuis 1983 qu’une augmentation de la population de mâles chanteurs. L’espèce n’est plus présente que dans dix régions, avec des effectifs variables, contre dix-neuf régions dans les années 70. Les principaux sites de reproduction se situent aujourd'hui sur le littoral méditerranéen (Camargue et étangs languedociens), dans l'estuaire de la Seine (RNN estuaire de Seine) et en Brière (Loire atlantique). Les principales menaces identifiées portent sur la destruction des zones humides et en particulier des roselières, la gestion hydraulique inadaptée, la dégradation de la qualité de l’eau, ainsi que la modification ou l’intensification des modes d’utilisation des marais à roselières. L’objectif général du plan national est de retrouver dans les quinze ans qui viennent la population de 1970, soit 500 mâles chanteurs. Pour ce faire, le PNR (plan national de restauration) prévoit seize mesures réparties dans trois domaines (l’étude, la protection et la communication). L’action première de terrain consiste en un diagnostic des roselières du territoire sur la base de la connaissance des besoins de l’espèce acquise dans le cadre d’un programme Life butor. Ce diagnostic permettra d’évaluer la capacité d’accueil des sites et de prévoir des travaux de restauration de la roselière ou une adaptation de la gestion des niveaux d’eau pour le butor. Des mesures de gestion contractuelles sont également proposées pour lutter contre l’atterrissement des roselières et éviter une exploitation pour le chaume néfaste à l’installation des nicheurs (source : LPO).

 

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En Picardie

Le recensement des mâles chanteurs de butor étoilé en 2008 et 2009, dans le cadre du plan d’action, a été réalisé au sein de l’ensemble des roselières qui lui sont favorables.

Cette campagne de recensement a permis de comptabiliser un mâle chanteur en vallée de la

Somme, huit en Picardie maritime et deux individus sur les marais de la Souche et sur les marais de Sacy.

Hors période de reproduction, soit de mi-juillet à fin mars, les données de butor étoilé sont plus nombreuses et illustrent le fait que davantage d’oiseaux sillonnent la région (migration, hivernage).

Les individus hivernants occupent une plus grande variété d’habitats qu’en période de reproduction et sont moins exigeants en terme de surface d’habitats : marais à roselières et étangs, gravières, prairies humides, bordures de rives, canaux et fossés en eau.

Cependant, on peut se poser la question des liens entre qualité de l’hivernage et occupation des sites de reproduction.

L’abandon des pratiques d’entretien des marais (coupe du bois, fauche, pâturage), l’assèchement des marais sont notamment à l’origine d’un boisement et d’un atterrissement progressif des roselières. Les habitats des oiseaux des marais se sont ainsi fortement dégradés.

Les effectifs de butor ont notamment été particulièrement impactés avec une régression de plus de 90 % sur les 35 dernières années.

Actuellement, plusieurs zones humides d’enjeu écologique et notamment ornithologique font l’objet d’une gestion conservatoire avec entre autres comme objectif la restauration de roselières inondées.

Sept roselières situées en Picardie maritime ont été caractérisées dans le cadre de la seconde phase du plan en 2009 ; parmi ces sept sites, trois roselières sont favorables – deux ont accueilli le butor en 2009 – ou éventuellement favorables. Les quatre restantes sont trop sèches, trop petites ou trop clairsemées.

La population de l’intérieur du département de la Somme, cantonnée aux vallées de la Somme et de l’Avre s’est effondrée en trente années, passant d’une soixantaine de chanteurs à un seul.

Les marais de la vallée de la somme ont subi un déclin rapide de leur population de butor étoilé à partir des années 1980 : 60 chanteurs sont dénombrés dans les années 70, 15 à 28 chanteurs en 83 puis un mâle chanteur en 2009. En vallée de l’Avre, la forte régression est intervenue à la fin des années 80 avec une disparition constatée en 1992.

Sur les sites faisant l’objet d’une gestion conservatoire, les potentialités de restauration ont été identifiées et les différentes opérations de restauration sont mises en oeuvre dans le cadre des plans de gestion de sites (Source : LPO Picardie).

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:53

 

 

         L’offensive aussi soudaine que violente du Général Hiver qui a débutée il y a quelques jours dans le nord et l’est de la France a dû surprendre nos amis les oiseaux, les températures depuis le début de la mauvaise saison se situant dans une bonne moyenne.

 

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Les fortes gelées nocturnes, la prise par la glace de nombreux plans d'eau, auxquels s'ajoute la neige rendent toute possibilité d'alimentation extrêmement aléatoire. Or, avec le froid, les oiseaux migrateurs et hivernants ont besoin d'assurer un minimum physiologique pour ne pas mourir de froid. L'accès aux sources de nourriture étant devenu difficile, l'affaiblissement des oiseaux est rapide.

Par temps froid, ils ont besoin d'un surplus de nourriture pour maintenir leur température corporelle aux alentours de 40°. Même si le plumage constitue un excellent isolant, il ne peut empêcher une certaine déperdition de chaleur, en particulier pendant la nuit, toujours trop longue et froide.

L’hiver est donc une période critique pour eux, qui consacrent la quasi-totalité de leur journée à la recherche de la nourriture afin de résister aux frimas car, plus que le froid, c’est la faim qui représente la plus dangereuse menace pour nos amis à plumes. C’est précisément à cette époque que les aliments font le plus défaut. En effet, larves d’insectes, baies, graines deviennent rares et la neige, le gel rendent encore plus difficile la recherche de nourriture.

Les jours plus courts laissent moins de temps pour trouver leur ration quotidienne.

Durant la saison hivernale les oiseaux dépensent énormément d’énergie pour conserver leur température et rester en vie. Une mésange est même capable d'ingurgiter quotidiennement l'équivalent de son poids et peut perdre jusqu’à 10% de sa masse corporelle en une seule nuit !

Il est donc important de les aider à se nourrir en cette saison surtout lorsque le gel et la neige font leur apparition.

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         Chacun peut les aider à passer ce cap difficile en installant des mangeoires, si possible en hauteur pour les protéger des prédateurs, en premier lieu les chats. Ces mangeoires, qui peuvent être achetées ou facilement fabriquées, doivent être soigneusement et régulièrement nettoyées afin de limiter la propagation des maladies. Elles doivent également maintenir la nourriture à l’abri des intempéries. Il faut savoir que tous les oiseaux ne mangent pas de la même manière.

Le rouge-gorge préfère le sol, les mésanges préfèrent se suspendre par les pattes, tête en bas parfois... Il faut donc varier les emplacements de vos mangeoires.

Pour se nourrir, les oiseaux ont besoin d’aliments riches en hydrates de carbone et en graisse afin d’élaborer des réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits.

Céréales, graines, fruits, noix, noisettes, cacahuètes, raisins et abricots secs sont appréciés.

Il est également recommandé de donner- en petites quantités - des pommes de terre cuites, croûtes, dés et fromage râpé, miettes de pain ou pâtes cuites.

Lorsque les conditions climatiques sont extrêmes, il est possible d’apporter un nourrissage complémentaire. Pour cela, il est conseillé de disposer dans son jardin des boules de graisse et des graines (de préférence tournesol et chanvre) mais aussi des vieilles pommes ou des restes de repas non salés.

Attention, en revanche, à ne pas leur donner de biscottes, de pain sec, de noix de coco desséchée, de riz cru, de restes de pâtisseries, de lait, de graines de lin ou de ricin, des aliments salés, et surtout des larves de mouches - asticots – très résistantes et pouvant perforer leur estomac.

Ne pas oublier non plus de leur fournir un abreuvoir, maintenu libre de glace, pour se désaltérer et se baigner (à renouveler deux fois par jour) car par temps froid, les oiseaux se baignent pour maintenir leur plumage en bon état afin de mieux conserver la chaleur corporelle. Sans eau, ils diminuent leurs capacités de vol et les qualités isolantes de leurs plumes.

À partir du moment où vous commencez à nourrir, les oiseaux s'habituent à votre cantine. Ne cessez pas brutalement le nourrissage en pleine période de gel ou de neige. Les hôtes de votre jardin souffriraient de cet arrêt.

Cependant, il est impératif de ne pas prolonger le nourrissage au-delà de la période hivernale afin d’éviter de créer chez l’oiseau un phénomène de dépendance.

 

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Pic épeiche … ou pic à glace ?

 

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  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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