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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 09:07

  

   Ornithologues, photographes animaliers et de nature, les attendent chaque année entre la seconde semaine de novembre et la première quinzaine de décembre. Les hiboux des marais – car c’est bien d’eux dont il s’agit – qui hivernent dans le nord de la France, voire jusqu’en Normandie, nous arrivent principalement de Scandinavie.

   J’ai pour habitude d’aller les observer en Picardie, du côté du Hâble d’Ault, ou plus au nord, dans les polders des Flandres belges de Uitkerke.
 

   Effectivement, je ne me lasse pas d’admirer leur vol élégant, leur regard d’or à la fois énigmatique et inquiétant et surtout leurs parties de chasse aux campagnols ou autres musaraignes qu’ils nous offrent en pleine lumière et qui sont autant de raisons de vouloir les rencontrer.
 

   Cependant, cette année, sur ces deux sites, ils se sont montrés plutôt discrets – trois individus tout au plus sur les deux spots…
 

   Néanmoins, nous avons plus de chance dans le Cambrésis où une bonne dizaine d’individus ont pris leurs quartiers d’hiver sur un site improbable qu’ils fréquentent maintenant depuis quelques années.

  

   Sur place, ils ne subissent que peu de dérangements et surtout la nourriture y est abondante !

 

 

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
Malheureusement, la population du hibou des marais a gravement chuté à travers le monde au cours des dernières décennies. Même si la population fluctue avec la disponibilité de nourriture, une forte régression dans l'est de l'Europe a été observée. Elle est notamment causée par la disparition et la modification de son habitat dû à l’intensification de l'agriculture et aux reboisements, ainsi que par les dérangements dans les lieux de nidification. Le hibou des marais est inscrit en tant qu’espèce vulnérable sur la liste rouge des oiseaux menacés depuis 2009, ce qui en fait une espèce protégée en France.

Malheureusement, la population du hibou des marais a gravement chuté à travers le monde au cours des dernières décennies. Même si la population fluctue avec la disponibilité de nourriture, une forte régression dans l'est de l'Europe a été observée. Elle est notamment causée par la disparition et la modification de son habitat dû à l’intensification de l'agriculture et aux reboisements, ainsi que par les dérangements dans les lieux de nidification. Le hibou des marais est inscrit en tant qu’espèce vulnérable sur la liste rouge des oiseaux menacés depuis 2009, ce qui en fait une espèce protégée en France.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
Ce redoutable prédateur chasse le jour à la manière d'un busard, en évoluant au-dessus du sol. Guettant les petits mammifères, il utilise sa vue et son ouïe performantes pour détecter ses proies. Lorsqu'il ne chasse pas en vol, le hibou se perche sur un poste de guet. Aussitôt la proie détectée, le hibou se laisse tomber et emprisonne le rongeur dans ses serres acérées. La proie est avalée entière, tête la première, le rapace étant encore au sol.

Ce redoutable prédateur chasse le jour à la manière d'un busard, en évoluant au-dessus du sol. Guettant les petits mammifères, il utilise sa vue et son ouïe performantes pour détecter ses proies. Lorsqu'il ne chasse pas en vol, le hibou se perche sur un poste de guet. Aussitôt la proie détectée, le hibou se laisse tomber et emprisonne le rongeur dans ses serres acérées. La proie est avalée entière, tête la première, le rapace étant encore au sol.

 

Un rapace à la fois diurne et nocturne
 

   De taille moyenne, son plumage est pâle avec l’iris jaune des yeux insérés dans le noir d’un imposant disque facial blanchâtre qui lui confère une expression à la fois inquiétante et étrange. Les pattes sont couvertes de plumes blanches, les griffes sont noires. Les ailes sont longues et étroites avec la face inférieure très claire. En vol plané, elles sont relevées au-dessus du corps.
 

   Il affectionne les espaces découverts et sauvages comme les prairies herbeuses, les roselières, les tourbières, les terres cultivés et même les marais salants.
 

   En vol, il peut être confondu avec le hibou moyen-duc.
 

   Posé et dans de bonnes conditions, la couleur de l’iris, l’expression faciale ainsi que la taille des aigrettes permettent une distinction aisée. Cependant, le hibou des marais a des ailes plus claires, la queue plus grossièrement et moins densément barrée, le bord postérieur des ailes blanc, le dessus de la main beaucoup plus clair et seulement barré de deux ou trois barres terminales larges.
 

   Le type de vol est différent, avec une amplitude plus lâche et des battements d’ailes calmes, les ailes paraissant raides.
 

   Le hibou des marais plane souvent avec les ailes relevées.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

 

 

Un redoutable prédateur !
 

  

   Le plus souvent, il est découvert alors qu'il chasse en vol à quelques mètres au-dessus des herbes des terres non cultivées. Son vol est léger et peut changer de style selon ses besoins. Tantôt, il évolue de façon irrégulière, basculant doucement d'un côté puis de l'autre ; tantôt il se déplace de manière plutôt rectiligne. Lorsqu’il ne chasse pas en vol, il peut très bien être perché sur un poste de guet d'où il épie ses proies pour ensuite se jeter dessus serres en avant. Au sol, il avale sa proie en entier, tête la première.
 

   L’espèce est strictement carnivore et se nourrit presque essentiellement de micromammifères, particulièrement de petits rongeurs des milieux ouverts, et plus particulièrement le campagnol des champs. Néanmoins, les oiseaux peuvent constituer une part non négligeable du régime alimentaire à certaines périodes de l’année, représentant jusqu’à 7 % du régime alimentaire. Cette spécialisation apparaît opportune en période de nourrissage des jeunes ou lors de haltes migratoires.
 

   En hiver, il est très courant d’observer un hibou des marais chassant en plein jour.
 

   Les populations les plus nordiques sont migratrices strictes. Ailleurs, ils sont migrateurs partiels. Cette espèce présente un nomadisme marqué durant toute l’année, si bien que les apparitions en France peuvent se produire pendant toute l’année. Les mouvements observés sont essentiellement dirigés vers l’ouest et le sud. Une partie des migrateurs entreprend la traversée du Sahara. Des afflux considérables entraînent des populations vers l’Europe occidentale et du sud, dont une partie peut y rester pour s’y reproduire lorsque la densité de proies y est importante.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
L’espèce est strictement carnivore et se nourrit presque essentiellement de micromammifères, particulièrement de petits rongeurs des milieux ouverts, et plus particulièrement le campagnol des champs. Néanmoins, les oiseaux peuvent constituer une part non négligeable du régime alimentaire à certaines périodes de l’année, représentant jusqu’à 7 % du régime alimentaire. Cette spécialisation apparaît opportune en période de nourrissage des jeunes ou lors de haltes migratoires.

L’espèce est strictement carnivore et se nourrit presque essentiellement de micromammifères, particulièrement de petits rongeurs des milieux ouverts, et plus particulièrement le campagnol des champs. Néanmoins, les oiseaux peuvent constituer une part non négligeable du régime alimentaire à certaines périodes de l’année, représentant jusqu’à 7 % du régime alimentaire. Cette spécialisation apparaît opportune en période de nourrissage des jeunes ou lors de haltes migratoires.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
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LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
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Rencontre avec la Dame blanche
 

  

   Incroyable rencontre ce matin-là aux Pays-Bas avec l’effraie des clochers.
 

   J’avoue qu’il s’agissait pour moi de ma première observation de cet oiseau mythique aux moeurs nocturnes.
 

   Il est donc très rare de l’apercevoir le jour. Et cerise sur le gâteau, dans un décor automnal somptueux et occupé à déguster sa proie !

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

   Aussi connue sous le nom de Dame blanche, l’effraie des clochers est une chouette de taille moyenne, munie de longues ailes et avec une tête bien distincte. Son envergure est de 90 cm.
 

   Le plumage très pâle, apparaît blanc en vol. La partie supérieure est beige orangé et gris, délicatement parsemée de taches bleuâtres. La partie inférieure et le dessous des ailes sont blancs. Le motif de la face présente la forme d'un coeur très caractéristique, avec des yeux noirs perçants regardant de face.
 

   Elle chasse la nuit dans des étendues cultivées ou des prairies. La forme de ses yeux permet de concentrer un maximum de lumière sur la rétine ; ainsi, elle a besoin de cinquante fois moins d'éclairage que l'homme pour voir distinctement !
 

   L’effraie identifie sa proie même par une nuit sans lune.

  

   Elle fréquente les grands milieux ouverts, les prairies, les bandes herbeuses le long des champs et des haies, les vergers, utilisant les bâtiments comme des vieilles granges et des clochers d'église, les greniers et les pigeonniers pour élever sa progéniture.
 

   La femelle pond de quatre à treize oeufs, qu’elle couve de trente à trente-deux jours, deux fois par an, au printemps et en été, à même le sol. Les petits quittent le nid à l’âge de deux mois environ et sont nourris par les deux parents qui, chaque nuit, capturent une quarantaine de petits mammifères, parfois de petits oiseaux pour se nourrir, eux et leurs petits. Après la saison de nidification, les jeunes se dispersent à moins de vingt kilomètres de leur lieu de naissance.

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Une espèce menacée
 

   Cependant, notre Dame blanche paie chaque année un lourd tribut aux interventions humaines : l’industrialisation de l’agriculture, l’emploi de pesticides, le développement du réseau routier et l’urbanisation nuisent gravement au maintien des populations.
 

   Si la disparition des prairies, la destruction des haies, talus et murets durant le remembrement, et l’augmentation de la circulation routière – comme elle vole à faible hauteur pour traquer ses proies, elle risque à chaque instant de percuter un véhicule – contribuent principalement à la régression des chouettes effraies en France. La disparition de leurs sites de nidification a également entraîné une baisse importante des effectifs : les habitations rurales sont souvent démolies ou rénovées, les accès aux combles obturés, les pigeonniers abandonnés s’effondrent, les granges sont remplacées par des hangars métalliques, les clochers sont souvent grillagés pour exclure les pigeons et les choucas...

 

   Cependant, les populations se maintiennent grâce aux grandes couvées : elles en ont plusieurs dans l'année.
 

   Autrefois, l’effraie était à la base de nombreuses légendes et d'histoires de fantômes. En effet, par ses chuintements, les cris stridents, son vol fantomatique, tout accréditait une présence spectrale. Au Moyen Âge, la chouette était le symbole de l'hérésie. Cette mauvaise réputation lui a valu d'être clouée sur les portes des granges qu'elle habitait, une pratique qui était censée protéger des orages, chasser la maladie, conjurer le mauvais sort et faire peur aux autres chouettes.

  

   Maintenant, cette espèce est heureusement protégée sur tout le territoire.

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L’effraie dans les Hauts-de-France
 

   Le parc naturel régional de l’Avesnois travaille chaque année avec différentes communes pour aménager les bâtiments publics afin de favoriser sa reproduction. Ces aménagements consistent à poser des nichoirs dans les combles ou dans les clochers. Les nichoirs possèdent une chicane afin de les rendre obscurs, et ainsi éviter la colonisation par d’autres espèces.
 

   Ces dernières années, vingt nichoirs ont été disposés sur l’ensemble du territoire de l’Avesnois. Ce type d’aménagement permet d’obtenir de beaux résultats, comme à Solrinnes : en 2015, une couvée de quatre oisillons a pu y prendre son envol.
 

   Dans le Cambrésis, une opération similaire a été mise en place. Elle est le fruit d’une action commune entre la Chambre d’agriculture, les agriculteurs du groupe d’étude et de développement agricole (GÉDA) et le centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE). Ces trois structures mènent depuis plus de trois ans des opérations de sensibilisation en faveur de la biodiversité auprès des agriculteurs. À ce jour, vingt-deux nichoirs ont été répartis auprès des adhérents du GÉDA aux quatre coins de l’arrondissement.

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De belles bacchantes dans la roselière !
 

 

   C’est un divertissement aussi surprenant qu’amusant qu’offre la panure à moustaches… lorsque cet oiseau singulier d’aspect exotique daigne se montrer, car il se veut discret, le bougre !
 

   Discret mais aussi terriblement remuant lorsqu’il évolue dans la roselière, en grimpant avec une incroyable adresse le long des hampes de roseaux où il se laisse ensuite volontiers glisser avec agilité et élégance vers le sol, pour réapparaître presque aussitôt au sommet d’une autre tige à l’autre bout de la phragmitaie afin de se nourrir de graines de roseaux.

La panure à moustaches, appelée naguère mésange à moustaches, est facilement identifiable, surtout le mâle, à ses deux grandes moustaches noires qu’il arbore, allant des yeux jusque la gorge. C’est un très bel oiseau de la taille d’une mésange, bien que plus corpulent, avec la tête d’une couleur gris-bleu tirant vers le blanc en descendant vers le poitrail. Le reste du corps est brun cannelle, avec des barres noires et blanches sur les ailes. Seul le mâle dispose de moustaches. La tête de la femelle est de teinte cannelle, et non grise, et son plumage est plus uniformément roux-jaunâtre. La couleur de l’iris évolue avec l’âge, du gris au rouge cuivré. Sa queue, longue et fine, rappelle celle de la mésange à longue queue. Ses ailes sont marron-rougeâtre avec des marques noires et blanches. Quant au vol, il est peu assuré, avec des battements d’ailes virevoltants.

La panure à moustaches, appelée naguère mésange à moustaches, est facilement identifiable, surtout le mâle, à ses deux grandes moustaches noires qu’il arbore, allant des yeux jusque la gorge. C’est un très bel oiseau de la taille d’une mésange, bien que plus corpulent, avec la tête d’une couleur gris-bleu tirant vers le blanc en descendant vers le poitrail. Le reste du corps est brun cannelle, avec des barres noires et blanches sur les ailes. Seul le mâle dispose de moustaches. La tête de la femelle est de teinte cannelle, et non grise, et son plumage est plus uniformément roux-jaunâtre. La couleur de l’iris évolue avec l’âge, du gris au rouge cuivré. Sa queue, longue et fine, rappelle celle de la mésange à longue queue. Ses ailes sont marron-rougeâtre avec des marques noires et blanches. Quant au vol, il est peu assuré, avec des battements d’ailes virevoltants.

Un beau petit couple

Un beau petit couple

La vie de la panure à moustaches est intimement liée à celle des roseaux : ces plantes palustres lui offrent à la fois le gîte et le couvert. Elle niche dans les vastes roselières inondées, bâtissant généralement son nid à environ 20 cm au-dessus du niveau de l’eau, dans les enchevêtrements de vieilles tiges de roseaux ou des touffes de laîches. Le repas de l’oiseau se compose durant l’été de petits insectes et araignées qu’il capture sur la végétation émergente et à la surface de l’eau. Des proies sont aussi saisies sous la surface, mais à très faible profondeur. Les araignées, les insectes, leurs oeufs et larves sont attrapés sur les tiges, souvent dans la partie inférieure. Ils sont aussi extraits des tiges des roseaux.

La vie de la panure à moustaches est intimement liée à celle des roseaux : ces plantes palustres lui offrent à la fois le gîte et le couvert. Elle niche dans les vastes roselières inondées, bâtissant généralement son nid à environ 20 cm au-dessus du niveau de l’eau, dans les enchevêtrements de vieilles tiges de roseaux ou des touffes de laîches. Le repas de l’oiseau se compose durant l’été de petits insectes et araignées qu’il capture sur la végétation émergente et à la surface de l’eau. Des proies sont aussi saisies sous la surface, mais à très faible profondeur. Les araignées, les insectes, leurs oeufs et larves sont attrapés sur les tiges, souvent dans la partie inférieure. Ils sont aussi extraits des tiges des roseaux.

... et voila Madame Panure dans la rosée du matin

... et voila Madame Panure dans la rosée du matin

 

 

PORTRAIT

 

 

C’est le plus nordique des passereaux : Le Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis - Snow Bunting)

 

    Le Bruant des neiges, aussi connu sous le nom de Plectrophane des neiges. est un passereau d'apparence robuste mesurant de 15 à 19cm, dont le plumage majoritairement blanc se teinte de roux en automne-hiver et dont la queue est brun-noir bordée de blanc.
 

   Il vit et se reproduit dans les zones nordiques parfois très reculées - Grand Nord canadien, Groenland, Islande, Scandinavie, Russie, le Spitzberg et le Nord du continent asiatique -
 

   Grégaires, ils arrivent par groupes vers la mi-novembre sur nos côtes pour y séjourner durant la saison hivernale.
Doté d'un bec conique épais et court, le bruant des neiges est assez éclectique dans ses choix alimentaires (insectes, larves, petits invertébrés, graines).

 

   Sur nos plages, à marée basse, il recherche surtout dans les laisses de mer, les graines dont il est friand.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

 

… À l’affût
 

 

Héron cendré
(Ardea cinerea - Grey Heron)

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

 

ZOOM

 

CHAUDS, CHAUDS LES PÈLERINS !

 

 

L’an dernier, un couple de Faucons pèlerins a niché pour la première fois dans le clocher de l’église Saint-Vaast dans le centre-ville d’Armentières - Hauts-de-France-

 

La couvaison a été menée à terme et trois fauconneaux sont nés. Les jeunes ont quitté la région en juillet dernier, quant aux parents ils sont restés sur place.
 

Depuis quelques jours maintenant nous assistons aux parades nuptiales des rapaces, ainsi qu’aux premiers accouplements.
 

Des bénévoles de du Groupement Ornithologique du Nord - GON- avaient demandé à la ville l’installation d’une webcam au-dessus du nichoir aménagé dans le clocher.

La municipalité leur a répondu favorablement, et c’est ainsi qu’il est maintenant possible de suivre en direct, 24 heures sur 24, via le site internet de la ville, les aventures des rapaces « armentiérois ».
 

Il sera faisable d’observer la période de ponte qui a normalement lieu en mars, sans pour autant occasionner de dérangements dans leur quotidien, ainsi que de suivre la bonne évolution de la couvée.

 

Au printemps, le mâle fait la cour à la femelle en exécutant des acrobaties aériennes. On peut alors voir des couples de faucon faire des spirales, des ascensions et des piqués. La saison de la reproduction dépend en fait de la latitude et de son climat. Les corniches où ils s’installent doivent être assez larges pour accueillir jusqu’à cinq jeunes et être hors de portée des prédateurs. Le faucon pèlerin ne fabrique pas de nid et dépose ses oeufs à même le sol. Il y a une couvée par an, de deux à cinq oeufs. Après la ponte, l’incubation est assurée par le mâle et la femelle (cette dernière passant plus de temps à couver que le mâle), et dure entre vingt-huit et trente-deux jours dans la majorité des cas. Les poussins naissent à peu près en même temps. Si la première couvée est rapidement perdue, la femelle peut pondre une seconde fois. Les jeunes sont capables de voler au bout de trente-cinq à quarante-cinq jours. En moyenne, ils sont un ou deux à survivre jusqu’à cette étape. Après l’envol, les parents apprennent aux jeunes à chasser, en volant à leur côté avec une proie morte dans leurs serres, puis en la lâchant, jusqu’à ce que les jeunes arrivent à toucher celle-ci. Cette phase d’apprentissage, pendant laquelle le jeune reste encore dépendant de ses parents pour la nourriture, peut durer de six à neuf semaines, après quoi les jeunes se séparent des adultes.

Au printemps, le mâle fait la cour à la femelle en exécutant des acrobaties aériennes. On peut alors voir des couples de faucon faire des spirales, des ascensions et des piqués. La saison de la reproduction dépend en fait de la latitude et de son climat. Les corniches où ils s’installent doivent être assez larges pour accueillir jusqu’à cinq jeunes et être hors de portée des prédateurs. Le faucon pèlerin ne fabrique pas de nid et dépose ses oeufs à même le sol. Il y a une couvée par an, de deux à cinq oeufs. Après la ponte, l’incubation est assurée par le mâle et la femelle (cette dernière passant plus de temps à couver que le mâle), et dure entre vingt-huit et trente-deux jours dans la majorité des cas. Les poussins naissent à peu près en même temps. Si la première couvée est rapidement perdue, la femelle peut pondre une seconde fois. Les jeunes sont capables de voler au bout de trente-cinq à quarante-cinq jours. En moyenne, ils sont un ou deux à survivre jusqu’à cette étape. Après l’envol, les parents apprennent aux jeunes à chasser, en volant à leur côté avec une proie morte dans leurs serres, puis en la lâchant, jusqu’à ce que les jeunes arrivent à toucher celle-ci. Cette phase d’apprentissage, pendant laquelle le jeune reste encore dépendant de ses parents pour la nourriture, peut durer de six à neuf semaines, après quoi les jeunes se séparent des adultes.

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 06:16

 

 

    Sympathique et inattendue rencontre, l’autre matin, au détour d’un chemin du Hâble d’Ault (Picardie), avec une famille de chardonnerets élégants, montée à l’assaut d’un buisson de chardons en fleurs.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

Si ces juvéniles, déjà bien gaillards, se nourrissent seuls, il leur arrive de quémander quelques becquées aux parents.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

Un bel oiseau au chant mélodieux

 

   

    Les jeunes chardonnerets n'ont pas encore les traits ni les couleurs caractéristiques des adultes. Ils ne portent pas de rouge sur la face, par contre ils arborent déjà un bandeau jaune sur les ailes. La tête et le dessous de leur corps sont beige blanchâtre et finement striés de brun.

   

    Le chardonneret élégant a un bec conique et pointu, très adapté pour extirper les petites graines du coeur des capitules, des cônes et autres fructifications denses, notamment le chardon, ce qui lui vaut son nom. Il se nourrit en voletant d'une plante ou d'un arbre à l'autre, souvent suspendu par les pattes, tête en bas.

   

  Les populations de chardonnerets élégants sont classées parmi les espèces en danger. En effet, leur nombre a fortement baissé durant le siècle dernier, notamment à cause de l’usage intempestif des pesticides qui compromettent la survie de ces oiseaux dont la nourriture est composée quasi-exclusivement de graines. Se nourrir devient, de ce fait, plus compliqué. Ils sont également victimes d’éleveurs peu scrupuleux qui les capturent pour en faire des oiseaux de volière, bien qu’aujourd'hui l'espèce soit protégée : il est strictement interdit de les garder en captivité.

   

    Le chardonneret prélève très rarement des baies. En période de nidification, il peut agrémenter son régime alimentaire de quelques invertébrés : petits coléoptères, diptères, pucerons, chenilles et larves qui servent également à nourrir les jeunes au nid.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

De l’or en cage !

 

    Cette espèce protégée, réputée pour son chant mélodieux et son ravissant plumage, fait l'objet de ventes illicites, en dépit de l'existence de chardonnerets d'élevage, eux autorisés à la vente.

 

  Cependant certains exploitent ce filon en transgressant l'interdiction de capture dont cet oiseau fait l'objet.

 

 Malgré cette interdiction, des filières d’approvisionnement sont démantelées régulièrement en France.

 

  Des chardonnerets sauvages en cage et du matériel de capture sont régulièrement retrouvés. Les outils servant à la capture sont très simples : la plupart du temps, les braconniers se munissent d'un chardonneret en cage, surnommé un appelant, qui chante pour attirer ses congénères. Certains préfèrent un magnétophone sur lequel ils ont enregistré le chant du chardonneret. Une fois les proies attirées, elles se posent sur un gluau, un bâton enduit de glu.

 

  Pour capturer les oiseaux, certains braconniers n’hésitent pas à installer des filets japonais, longs de deux à plusieurs dizaines de mètres dans les jardins ou dans les friches industrielles.

 

  Dans le Nord, département le plus touché avec les Bouches-du-Rhône, les chiffres sont édifiants : au cours des deux dernières années, 633 passereaux – des chardonnerets pour la plupart – ont été saisis par les agents de l’ONCFS. En fonction de la beauté de leur plumage et de la qualité de leur chant, les passereaux se négocient entre 30 et 150 €.

 

  Certains éleveurs n’hésitent pas à créer des hybrides en croisant, par exemple, un chardonneret avec un canari, donnant ainsi naissance à des mulets pouvant peser jusqu’à 1 000 €. La vente clandestine se fait sur des marchés locaux et dans des lieux non officiels, chez les particuliers. Des cas de braconnages ont été relevés un peu partout en France : dans le Nord, en Alsace, en Isère, en Corse...

 

    A Paris, des trafiquants débusqués au marché aux oiseaux de l'Île de la Cité ont été condamnés. Interpellés en possession de 46 chardonnerets, ils doivent verser des amendes de 1 000 à 3 000 €. Un an de prison, c'est la peine maximale encourue pour toute personne coupable d'un tel délit, et 15 000 € d'amende. En France, entre 2001 et 2014, la population de chardonnerets a chuté de plus de 50 %.

 

   Il est notoire qu'en Afrique du Nord, l'espèce est maintenant en fort déclin du fait des captures inconsidérées. Une mauvaise nouvelle pour les chardonnerets nichés en France, dont la tranquillité risque d'être encore un peu plus troublée par des passionnés de plus en plus… rapaces !

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

 

La colonie de Sternes caugek du Hâble

 

d’Ault

 


   Au Hâble d’Ault – où ces photos ont été prises – une colonie de Sternes caugek s’est installée depuis le début du printemps sur un îlot caillouteux du plus vaste plan d’eau du site. L’endroit est idéalement situé, très proche de la mer, facilitant ainsi de rapides et incessants ravitaillements en poissons frais !

 

   La Sterne caugek est un oiseau gris clair très pâle dessus et blanc dessous.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   Elle porte un capuchon noir couronné par une crête plus ou moins dressée en huppe hirsute lorsqu’elle est excitée. Ses ailes fines et étroites sont blanc grisâtre avec pointes sombres aux primaires externes.

 

   Grégaire, elle vit en colonies sur les îlots, sur les plages bordant les laisses de haute mer, parfois sur les prairies des polders ou sur des rochers bas. La colonie est compacte, avec les nids très voisins, à moins d'un mètre les uns des autres. Les deux parents font un trou dans le sol, parfois garni d'herbes. La femelle pond en mai-juin, généralement un ou deux oeufs.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   L'incubation dure environ vingt-trois jours, assurée par les deux parents, tout comme le sera le nourrissage.

 

   Les poussins abandonnent le nid au bout de quelques heures et volent au bout de cinq semaines.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

 

INSTANTANÉS

 

 

Tarier pâtre

 

 

 

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

   Ce gracieux petit oiseau doit son nom au fait qu’il fréquente les milieux où paissent les troupeaux. Il aime se poser à découvert sur des poteaux, des ajoncs ou des hautes branches d’arbustes.

   

  Il guette ainsi les insectes, sa principale source de nourriture.

 

 Tête noire avec une grande tâche blanche aux côtés du cou, poitrine orangée et croupion brun, le mâle présente un plumage très coloré. Tout aussi charmant, celui de la femelle est toutefois moins contrasté.

 

  D’année en année, le couple conserve le même territoire de reproduction. Composé de feuilles et de mousse, le nid est installé à même le sol dans une excavation repérée dans un talus, au pied d’un buisson ou en bordure de chemin.

 

 

Pipit farlouse

 

 

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   Le pipit farlouse aime s’élever dans le ciel entonnant un chant – c’est grâce à ses pit-pit qu’on le reconnaît – pour ensuite se laisser retomber comme un parachute.

 

   Ce petit passereau discret apprécie les zones humides et dégagées. Mais rien ne l’empêche de vivre dans les cultures, les friches et de venir sur le littoral.

 

   Il se nourrit d’insectes, de graminées, de larves et d’araignées.

 

  En mai et juin, la femelle construit un nid constitué de végétaux, de mousses et de crins. Elle peut pondre jusqu’à six oeufs. Ce petit oiseau se reconnaît par son plumage de couleur brun verdâtre, avec une poitrine crème striée de noir. Il est généralement migrateur mais dans certaines régions de France, il est sédentaire.

 

 

Partie de cache-cache avec le moustachu de la roselière


Panure à moustaches

 

 

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   C’est un oiseau inféodé aux roselières. Le mâle – ici sur la photo – est très facilement reconnaissable avec les très belles couleurs de son plumage ; sa tête est gris-bleu, avec une longue moustache noire caractéristique allant du bec à la gorge.

 

    Pour se nourrir, la panure à moustache se déplace le long des tiges de roseaux, capturant adultes et larves d'insectes, ou bien elle descend au sol, sondant la boue humide. Ce petit passereau reste cependant difficilement visible car très furtif.

 

La chevêche d'Athéna

 


   La chevêche d’Athéna, parfois appelée chouette aux yeux d’or est aisément identifiable.

 

   De la taille d’un merle avec ses 22 cm de haut, elle est bien plus petite que la chouette hulotte et l’effraie des clochers. Son plumage est brun gris ponctué de tâches plus claires.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

   Ses yeux jaunes et ses sourcils blancs sont typiques. À l’origine, commune dans les vergers et les arbres creux dans lesquels elle niche, on la trouve maintenant au coeur des villages.


 

 

 

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   Les bâtiments anciens pourvus de cavités sont favorables à son accueil. Elle est en outre active en journée, particulièrement à l’aube et au crépuscule, périodes durant lesquelles elle chasse dans les prairies et les zones cultivées.

 

   Elle se nourrit principalement d'invertébrés et de vers de terre, mais aussi de petits mammifères et d'oiseaux, ainsi que d'amphibiens.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

AUX AGUETS


Jeune lièvre d’Europe

 

 

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 13:20

 

Chaque année depuis 2009, un troupeau de 450 à 500 moutons de race boulonnaise, dont on craignait la disparition dans les années 80, occupe en estive le site du Cap Blanc-Nez.
 

Samedi, un public nombreux a accompagné le cheptel de 500 moutons issus de six élevages locaux, en transhumance de la place d’Escalles au Mont d’Hubert. Les bêtes, resteront en pâturage jusqu’au mois d’octobre.
 

Cette manifestation fut l’occasion de faire connaître au grand public la seule race ovine régionale des Haut-de-France, ainsi que les actions menées par la filière économique L’Agneau Boulonnais®, Agneau des Terroirs du Nord, et également d’y découvrir les richesses naturelles et la qualité paysagère du site du Cap Blanc-Nez préservées par cette gestion pastorale adaptée.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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540 hectares d’espaces naturels

 

Aujourd’hui, près de 540 hectares d’espaces naturels dans les départements du Pas-de-Calais et du Nord sont gérés avec des brebis boulonnaises issues du cheptel d’éleveurs professionnels, accompagnées de quelques béliers ; 60 % des surfaces se situent au Cap Blanc-Nez, et 30 % de l’effectif de brebis boulonnaises inscrites sont en estive sur ce site.

 

Cette opération de pâturage contribue directement à la sauvegarde de la race ovine boulonnaise et au développement de l’élevage.

 

Le Cap Blanc-Nez constitue un paysage remarquable, inscrit au sein du réseau des Grands Sites de France. Sans pâturage, les buissons et arbustes apparaissent ; les pelouses régressent, et le milieu se referme et évolue la plupart du temps vers un fourré boisé.

 

Le pâturage itinérant est donc une condition nécessaire à un entretien durable de ces milieux ouverts. Les prairies sèches calcicoles sont des milieux originaux abritant une flore et une faune exceptionnelle, riches en espèces d’intérêts national et européen.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Des agneaux d’hiver


Le pâturage du Cap Blanc-Nez permet aux éleveurs de produire des agneaux d’hiver qu’ils commercialisent au printemps suivant par le biais de cette filière.

 

L’impact économique est réel et mesuré puisqu’il permet à plusieurs exploitants de dégager un revenu de leur élevage et contribue au maintien de leur exploitation. Le site du Cap Blanc-Nez contribue à hauteur de 50 à 60 % à la filière L’Agneau Boulonnais®, Agneau des Terroirs du Nord.


Le mouton boulonnais a reçu le prix national 2017 de la Fondation du patrimoine pour l’agro-biodiversité animale au salon de l’agriculture à Paris.


L’objectif général du prix est d’assurer la promotion et la valorisation des races locales à faible effectif, races représentatives d’un patrimoine génétique unique, mais aussi de valoriser la biodiversité et la réhabilitation des espaces naturels protégés.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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L’éco-pâturage, une idée qui fait son chemin

 

La loi Labbé, entrée en vigueur au 1er janvier 2017, interdit désormais aux collectivités d'utiliser des produits phytosanitaires dans les espaces publics.
 

À la place des herbicides, les moutons peuvent faire le travail ! L'éco-pâturage coûte moins cher que l'entretien des espaces verts avec des machines et du personnel ; en outre, les citadins apprécient la présence rassurante des animaux de la ferme.

 

Depuis trois ans, l'engouement ne cesse de croître, également auprès des entreprises ou des structures comme la SNCF ou les Voies navigables de France qui intègrent l'éco-pâturage sur plusieurs de leurs sites.
 

Des formations de bergers urbains sont même dispensées par une entreprise située à Bousbecque, dans le Nord.

 

ORNITHOLOGIE

 


 

Dans l’intimité des spatules blanches

 

C’est un véritable bonheur que d’avoir pu passer quelques heures à pouvoir observer sans être vu ces magnifiques échassiers immaculés que sont les spatules blanches évoluant dans leur milieu
naturel.

 

Confortablement installé dans l’affût privé du parc du Marquenterre, très bien implanté (pratiquement au ras d’un plan d’eau) et faisant partie intégrante du paysage grâce à l’utilisation de matériaux judicieusement utilisés pour sa construction.
 

J’ai donc partagé ces moments d’intimité de ces oiseaux hors du commun, particulièrement beaux en cette période nuptiale : ils arborent une aigrette derrière la tête et une large tache jaune-orange sur la poitrine.
 

Même si j’avais l’impression parfois de jouer les voyeurs, à aucun moment je n’ai troublé leur quiétude.

 

En plus de l’affûtage, j’utilisais une très grosse focale et le déclenchement de mon boîtier était réglé en mode silencieux !

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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Un élégant échassier


Grand échassier de la taille de la grande aigrette, la spatule blanche est facilement reconnaissable grâce à son long bec en forme de spatule de couleur noire, avec du jaune à son extrémité.
 

Son plumage est entièrement blanc, ses pattes sont noires.
En vol, contrairement aux hérons, elle a le cou tendu, comme les cigognes.

 

Les juvéniles ont l’extrémité des rémiges noire.
 

Comme tout échassier, elle a de longues pattes, à l’image des hérons et des cigognes.

Les mâles sont plus grands que les femelles, et possèdent un bec et des pattes plus longs.
 

Elle est grégaire, coloniale en période de reproduction.

 

On l'observe le plus souvent en groupes dans les eaux peu profondes.

 

Tout en avançant à l'aveugle, parfois rapidement, elle fouille la vase du bec par des mouvements de balayage de gauche à droite.

 

Le régime se compose de petits poissons (épinoches) en eau douce, de crustacés (principalement des crevettes), d’insectes aquatiques, de grenouilles, de sangsues ou de vers.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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Son nid est constitué de branchettes et accueille la ponte de trois à cinq oeufs (voire six) qui a lieu généralement en avril et jusqu’à mai.

 

L’éclosion a lieu après 21 à 25 jours d’incubation.
 

Les jeunes séjournent au nid quatre semaines, puis prennent leur envol à sept semaines environ.
 

Les deux sexes participent à la construction du nid, à la couvaison et à l’élevage.
 

En juillet, les groupes de juvéniles se rassemblent aux alentours des sites de nidification où ils recherchent eux-mêmes leur nourriture sur les meilleurs gagnages que constituent les étangs, les lagunes et les vasières littorales.

 

Cependant, la présence d’adultes déclenche chez les jeunes des comportements de mendicité.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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Grooming

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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Une spatule blanche vient de glisser son impressionnant bec dans les plumes du cou de son partenaire : elle semble le chatouiller mais il n’en n’est rien !

 

Cette séance de nettoyage mutuel – que les anglophones appellent grooming – est bien commode pour l’entretien des zones corporelles difficilement accessibles par soi-même. Les parasites y sont également délogés.
 

Le grooming chez les oiseaux représente plus qu’un élémentaire geste d’hygiène, il est également une forme de communication tactile qui renforce les liens.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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Les spatules au Marquenterre
 

L’histoire de la colonie de spatules blanches au Marquenterre ne démarre qu’en 2000, où l’on découvre que trois nids abandonnés dans la héronnière ont été occupés par des spatules et que des petits y sont nés.

Elles sont revenues plus nombreuses l’année suivante, jusqu’à édifier et occuper 83nids en 2014 !
 

Cette année, près de 75 couples nichent dans la pinède du parc, au sommet des pins laricio ; 600 couples nichent en France, 12 000 en Europe.
 

En Europe de l’Ouest, la population nicheuse augmente et se dissémine depuis une quinzaine d’années à partir des deux principales zones historiques de reproduction de l’espèce : les îles de la mer des Wadden au Pays-Bas, et les Marismas d’Odiel et du Guadaquivir en Espagne.
 

La colonie du Marquenterre est une des plus importantes du pays, mais surtout, elle est la seule que le public peut observer dans de bonnes conditions, avec une relative proximité mais sans occasionner de dérangements.

Les spatules ont confirmé leur originalité, car elles nichent au milieu des cigognes et des hérons, dans les pins.
 

C’est rare ! Habituellement, elles préfèrent les roselières et les petits arbres, les pieds dans l’eau.
 

Preuve ultime de la réussite de cette réintroduction : on peut observer des couples à l’extérieur du parc.
Une dizaine d’entre eux niche au sud de la baie de Somme ; d’autres en baie d’Authie, ainsi qu’à Merlimont (62).

 

L’arrivée de la spatule se fait plus tôt désormais, à partir de la fin janvier. C’est un indicateur du réchauffement climatique, et malheureusement de la destruction de son habitat en Afrique malgré la mise en place de réserves et de gros efforts dans des pays comme le Sénégal ou la Mauritanie.

Cohabitation réussie entre les cigognes blanches et les spatules au sommet des pins laricio de la héronnière du parc

Cohabitation réussie entre les cigognes blanches et les spatules au sommet des pins laricio de la héronnière du parc

Au printemps, le nombre de spatules augmente progressivement.
 

Le premier vrai pic se constate à la mi-juin. Il s’agit du premier rassemblement de jeunes nés sur le site.
 

Le passage de retour commence fin juillet et s’intensifie en août-septembre. Les migrateurs venant des Pays-Bas se mélangent avec les locaux.
 

Le samedi 4 août 2012, 474 spatules se sont posées sur les différents plans d’eau du parc, et le 5 août 2015, 469 échassiers ont pu être comptabilisés. Deux records pour le parc !
 

L’arrivée et les départs se succèdent jusqu’à fin septembre, quand les effectifs diminuent d’un coup, signalant un départ important.
 

A partir de novembre, une trentaine de spatules blanches débutent leur hivernage sur le site.

Rassemblement estival de spatules, lors de la migration postnuptiale des oiseaux venus des Pays-Bas, sur une prairie du parc

Rassemblement estival de spatules, lors de la migration postnuptiale des oiseaux venus des Pays-Bas, sur une prairie du parc

Le courlis corlieu en halte migratoire


Plus petit que le courlis cendré, il se reconnaît à son bec arqué plus court, à son bandeau oculaire clair et à sa raie médiane crème au-dessus de la tête.
 

Il niche en Europe du Nord, en Scandinavie, en Finlande, en Russie, en Islande, dans les îles Féroé et dans l'extrême nord de l'Ecosse.

 

Il ne fréquente la région que lors de ses passages migratoires, qui se font généralement la nuit et à très haute altitude.
 

Il se nourrit, de jour, en retrait de la côte, et passe la nuit sur le littoral.
 

C’est un visiteur régulier du parc du Marquenterre où j’ai pu l’observer dernièrement.

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Le nid flottant des grèbes castagneux

 

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Le grèbe castagneux est le plus petit des grèbes avec son corps rondelet, son cou court et son tout petit bec droit.

En période nuptiale, il arbore une calotte, un arrière du cou et un dos noirs.


Ses joues et son avant du cou sont brun-rouge à châtain. Il montre une tâche jaune à la commissure du bec.

 

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Comme chez tous les grèbes, le nid, construit avec des roseaux et des branchages fins, est une sorte de petit radeau plus ou moins flottant amarré dans les roseaux ou à la berge par les branches d'un arbuste tombant dans l'eau.


D'avril à juillet, la femelle y pond cinq à six oeufs de couleur blanchâtre dont l'incubation est assurée par les deux parents pendant une période qui varie de vingt à vingt-sept jours.

Des secondes pontes ou des pontes de remplacement peuvent être effectuées jusqu'au début du mois d'août.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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COHABITATION

 

Avocettes élégantes et chevaliers gambettes
Parc du Marquenterre

 

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 07:20

 

     

 

          Depuis quelques semaines déjà, les premières hirondelles sont réapparues dans notre région, ainsi que bon nombre de migrateurs transsahariens.

 

 

La Bergeronnette printanière

La Bergeronnette printanière

Cependant, juste avant le retour du printemps, des chercheurs et des ornithologues ont voulu sensibiliser – à juste titre – l’opinion publique sur la disparition de nombreux oiseaux.

 

Leur constat fut abondamment commenté dans la presse à grands renforts de titres accrocheurs, tels que : Quand le printemps ne gazouillera plus, par manque d’oiseaux ou bien Disparition des oiseaux : vers des printemps de plus en plus silencieux.
 

Ne nous voilons pas la face, rien n’est exagéré : les oiseaux des campagnes françaises sont frappés de disparition massive. En quinze ans, leur présence a diminué d’un tiers.
 

En cause : l’évolution des pratiques agricoles, qui privent les volatiles de leur principale ressource nutritive, les graines sauvages.
 

Une situation proche de la catastrophe écologique qui donne un signal alarmant de l’état de toute la chaîne alimentaire.

 

Au fil des ans, l’agriculture intensive, couplée à l’urbanisation, a produit des effets dommageables sur les écosystèmes.

 

L’usage d’engrais et de pesticides a décimé plantes et insectes, les cultures homogènes ont peu à peu réduit l’habitat des oiseaux, friands de haies, bosquets et autres prairies où nicher. Par ailleurs il faut savoir que les pesticides tuent : hérissons, insectes, oiseaux, petits mammifères, papillons, abeilles…
 

Néanmoins, j’ai pu constater dans mes balades ornithologiques que bon nombre d’espèces restent présentes, en moins grand nombre cependant : Alouette des champs, Fauvettes, etc.
 

Toutefois je n’ai pas encore observé de Linotte mélodieuse !


Dans les roselières résonnent les chants des oiseaux inféodés à ce type de biotope : Bruants des roseaux, Phragmites des joncs, ou autre Rousserole effarvatte.
 

Également très présente cette année dans les Hauts-de-France : la magnifique Gorgebleue !
 

 

 

Petit inventaire photographique de mes dernières observations :

 

La Rousserolle effarvatte

La Rousserolle effarvatte

Phragmite des joncs

Phragmite des joncs

Le Tarier pâtre

Le Tarier pâtre

Hirondelle rustique : Pour construire leur nid les Hirondelles rustiques sont en quête de flaques d’eau bien utiles pour composer un savant mélange de boues, de fétus de paille ou de crins ainsi que de petit cailloux afin d’en constituer une boulette !

Hirondelle rustique : Pour construire leur nid les Hirondelles rustiques sont en quête de flaques d’eau bien utiles pour composer un savant mélange de boues, de fétus de paille ou de crins ainsi que de petit cailloux afin d’en constituer une boulette !

 

Pipit farlouse

 

(Anthus pratensis - Meadow Pipit)

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

La Gorgebleue à miroir

 

(Luscinia svecica – Bluethroat)

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

La Gorgebleue est aisément identifiable à son plastron bleu souligné d'un croissant roux.

 

Le dos, la partie supérieure des ailes et la tête sont bruns, et la face est ornée d'un sourcil blanc.

 

Le dessous du corps est blanc, tirant sur le crème au niveau des flancs.

 

Les rectrices médianes sont marron, les yeux et le bec noirs, et la partie inférieure de ce dernier est jaunâtre.

 

Ce joli passereau passe beaucoup de temps au sol et s'y déplace en courant, tout en restant à l'abri des branchages.

 

Lorsqu'il est inquiet, il se fige et se redresse pour vérifier son environnement.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Son vol est rapide et direct. Insectivore, il cherche sa nourriture dans la végétation basse. Mais il peut également se nourrir de baies si le besoin s'en fait sentir.


Pendant la parade nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant des vols, déployant sa queue en éventail pour mettre en valeur ses plumes rousses.


Le mâle protège sa partenaire des autres mâles. Il reste à moins d'un mètre d'elle, et la suit si elle quitte le nid.


L'accouplement a lieu sous le couvert de la végétation. Le nid de la gorgebleue est situé sur le sol, caché dans un trou peu profond ou dans une touffe d'herbes.

 

Il est construit par la femelle avec des herbes, de l'écorce, des racines et de la mousse, tapissé de matériaux doux. La femelle dépose quatre à sept oeufs bleu pâle ou verts, tachetés de brun.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

L'incubation dure environ treize à quinze jours ; elle est assurée par la femelle.
 

Les deux parents nourrissent les petits avec des insectes, et les jeunes quittent le nid au bout de treize ou quatorze jours.
 

Si la femelle démarre une seconde ponte, le mâle s'occupera seul des jeunes de la première couvée.

 

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Le retour des Barges

 


     Les premières Barges à queue noire viennent tout juste d’arriver dans les polders en Flandre – avant la fin mars – que déjà nous pouvons assister aux premiers accouplements. À Uitkerke, l’an dernier, près de cent-vingt couples y ont niché. 

 

La Barge à queue noire est un limicole élégant de grande taille mesurant de 40 à 44 cm environ.

 

Elle s’alimente en sondant la vase ou le sol humide avec son bec, plus rarement à vue, ne cherchant pas toujours sa nourriture dans l'eau mais aussi dans le sable, dans les labours, les prairies où elle fait la chasse aux lombrics aussi habilement que la bécassine.

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
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Un élégant limicole


L’oiseau a un long bec, une tête relativement petite, un long cou et de longues pattes adaptées pour sillonner les herbages humides et autres habitats de zone humide.

 

Le mâle est plus petit et plus coloré que la femelle, avec un bec légèrement plus court. En plumage nuptial, le sommet du crâne et la nuque sont roussâtres, striés de brun.

 

Le plumage de la poitrine est barré horizontalement de stries foncées et les flancs sont ornés d'écailles brunes. En plumage hivernal, menton, bas de la poitrine et ventre deviennent d'un blanc pur. La tête, le cou et les flancs prennent une teinte gris clair uniforme.

 

En vol, la barge à queue noire présente une barre alaire et un croupion d’un blanc contrastant.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Les deux sexes ont un aspect similaire, mais en période nuptiale, le plumage de la poitrine, du cou et de la tête du mâle se parent plus largement d’une couleur orangée plus vive.


Elle se nourrit principalement de petits insectes et de leurs larves, d’annélides, de mollusques, de néréides, de crustacés, d’araignées, d’oeufs de poisson, de frais et têtards de grenouille.


 

Elle s'alimente aussi de végétaux tels que des baies et des graines, mais ceci principalement pendant la migration et au cours de l’hiver.

 

Dans les plaines côtières de l’Afrique de l’Ouest, où hiverne la majorité de la sous-espèce désignée, ainsi que dans les principaux sites de transit en Espagne et au Portugal, elle se nourrit exclusivement de riz.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

 

Parade amoureuse et accouplement

 

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
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QUATRE OEUFS DE COULEUR FAUVE…

 

 

L’installation des nicheurs a lieu à partir de mi-mars et se poursuit jusqu’en mai. La ponte, de quatre oeufs en moyenne – de couleur fauve tachetée de deux tons foncés – est déposée au sol, dans une cuvette creusée généralement par le mâle.

 

Durant toute la durée de l'incubation, les mâles ne cessent de voler au-dessus de la couveuse, se livrant à des joutes et à des acrobaties aériennes. Si un prédateur potentiel – ou supposé l’être – s'approche de la colonie, tous les oiseaux assurent une défense collective, volant autour de lui et faisant entendre un concert de cris aussi variés. Les deux partenaires se relaient pendant l’incubation qui dure vingt-deux à vingt-quatre jours.

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion. Les oiseaux reviennent sur leur site de nidification de l’année précédente.

 

UNE POPULATION IMPORTANTE AUX PAYS-BAS


Les Pays-Bas abritent près de la moitié de la population européenne de la Barge à queue noire et de plus des trois-quarts de sa population continentale occidentale.

 

Les sites de reproduction habituels de la barge à queue noire sont des habitats artificiels, tels qu’herbages et prairies semi-naturelles. Aux Pays-Bas, ainsi qu’en Allemagne et en Belgique, la majorité des Barges installent leurs nids dans des prairies humides.

 

Les polders humides en Hollande septentrionale et les parties de l’ouest de la Frise peuvent être considérées comme leurs sites néerlandais de reproduction de prédilection.

 


Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire. Dans ces régions, elle peut être observée de très près.

 

C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden : Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland.

 

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire.

 

Dans ces régions, elle peut être observée de très près. C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden : Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland.
 

 

Les habitats de reproduction de la barge sont les mêmes en Belgique qu’aux Pays-Bas.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Les menaces telles que l’intensification des systèmes agricoles ou le déclin des habitats adéquats dû à l’urbanisation font obstacle au succès de la reproduction.

 

La région située autour du village d’Uitkerke en Flandre, où ont été prises mes images .

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion.

 

 

Décor printanier pour le Moyen-duc

 

 

Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte. Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ». Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés. Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière.

Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte. Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ». Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés. Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière.

 

 

... Dans le rétroviseur

 

 

 

Si de nombreux oiseaux nous reviennent, d’autres sont repartis vers leurs zones de nidification dans la toundra scandinave, tel le Hibou des marais qui a hiverné dans nos contrées.


 

Son vol élégant, son regard d’or à la fois énigmatique et inquiétant, et surtout ses parties de chasse aux campagnols qu’il nous offre en pleine lumière sont autant de raisons de vouloir le rencontrer.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Le Hibou des marais est un rapace à la fois diurne et nocturne. De taille moyenne, son plumage est brun chamoisé, avec des stries noires sur la poitrine et l’abdomen.

 

Sa tête, petite et ronde, a une face pâle avec l’iris jaune des yeux insérés dans le noir d’un imposant disque facial blanchâtre qui lui confère une expression à la fois inquiétante et étrange.

 

Les pattes sont couvertes de plumes blanches, les griffes sont noires.

 

Les ailes sont longues et étroites avec la face inférieure très claire.

 

En vol plané, elles sont relevées au-dessus du corps. Il affectionne les espaces découverts et sauvages comme les prairies herbeuses, les roselières, les tourbières, les terres cultivées, et même les marais salants.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Le Hibou des marais est un strigidé aux moeurs crépusculaires : on le rencontre généralement durant les heures qui précédent le coucher du soleil, ou à toute heure durant les journées nuageuses, mais rarement en plein soleil.

 

On peut également l'observer la nuit. Il chasse le jour à la manière d'un busard, en évoluant au-dessus du sol, ou perché sur un poste de guet d'où il guette ses proies pour ensuite se jeter dessus serres en avant.

 

Au sol, il avale sa prise en entier, tête la première. Sa nourriture est constituée à 90 % de campagnols des champs, de petits rongeurs, rarement d'oiseaux, de lézards, parfois de quelques insectes.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Le plus souvent, il est découvert alors qu'il chasse en vol à quelques mètres au-dessus des herbes des terres non cultivées.

 

Son vol est léger et peut changer de style selon ses besoins. Tantôt, il évolue de façon irrégulière, basculant doucement d'un côté puis sur l'autre, puis une autre fois, il se déplace de manière plutôt rectiligne.

 

En vol, il peut être facilement confondu avec le hibou moyen-duc qui, surtout en période de nidification, peut chasser en plein jour, particulièrement dans l'heure précédant le coucher du soleil.

 

Malheureusement, la population du hibou des marais a dramatiquement chuté à travers le monde entier au cours des dernières décennies. Il bénéficie d'une protection totale sur le territoire français.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

 

 

ZOOM

 

 

La Chevêche d'Athéna

(Athene noctua - Little Owl)


 

La chevêche d’Athéna, parfois appelée chouette aux yeux d’or est aisément identifiable. De la taille d’un merle avec ses 22 cm de haut, elle est bien plus petite que la chouette hulotte et l’effraie des clochers. Son plumage est brun gris ponctué de taches plus claires. Ses yeux jaunes et ses sourcils blancs sont typiques.

 

À l’origine, commune dans les vergers et les arbres creux dans lesquels elle niche, on la trouve maintenant au coeur des villages.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

Les bâtiments anciens pourvus de cavités sont favorables à son accueil. Elle est en outre active en journée, particulièrement à l’aube et au crépuscule, périodes durant lesquelles elle chasse dans les prairies et les zones cultivées.

 

Elle se nourrit principalement d'invertébrés et de vers de terre, mais aussi de petits mammifères et d'oiseaux, ainsi que d'amphibiens.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 11:57

 

 

    Le geai des chênes est un grand et bel oiseau, reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Son bec est prolongé par une bande noire sous l'oeil qui lui donne l'impression de porter des moustaches noires.

 

Son corps est brun rosé sur le dessus et brun plus clair sur le dessous, sa queue est noire, son croupion et son bas-ventre blancs, ses rémiges primaires des ailes sont bleu vif et noir.

 

Le plumage des jeunes n'est complet qu'au bout d'une vingtaine de jours, et se révèle plus terne que celui des adultes. Ils ne possèdent que quelques stries blanches et noires au sommet de la tête, alors que les adultes en possèdent une dizaine, et la marque noire qui prolonge le bec est moins marquée que chez les adultes.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Sédentaire et plutôt solitaire, il ne vit en petits groupes qu'au moment de la reproduction, vers la fin mars ou au début du mois d’avril. Son chant se fait alors plus mélodieux afin de séduire sa partenaire.

 

C'est dans les arbres qu'il est le plus à l'aise. Il s'y tient presque toujours à couvert et ne s'en éloigne guère. Il est d'un naturel méfiant et farouche.

 

On l'entend plus qu'on ne le voit, sauf en vol dégingandé entre deux bosquets, au-dessus d'une clairière ou le long d'une lisière de forêt.
 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

La sentinelle de la forêt

 

 

Le geai des chênes est surnommé la sentinelle de la forêt.

 

Au moindre danger potentiel, il alerte tous les habitants en poussant un cri strident assez désagréable à entendre, à la fois rauque et perçant, variant selon la cause de l'alerte.

Possédant par ailleurs un large registre vocal, il est notamment capable d'imiter habilement cris et chants d'autres oiseaux, comme la buse par exemple.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

Les glands constituent environ la moitié de la nourriture du geai des chênes, il en mange tout au long de l'année, avec une consommation maximale à l'automne, période de stockage. Il croque aussi des insectes, des vers, des fruits et même des oeufs ou des oisillons qu'il va chercher dans les nids des petits passereaux.

 

En hiver, il peut visiter les jardins à la recherche d'un complément de nourriture ; si une mangeoire est installée, il viendra de préférence manger le matin, faisant fuir les autres oiseaux.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

5 000 glands pour l’hiver !

 

 

Pas question pour lui d'avaler n'importe quel gland ! Cognant dessus avec le bec, il ne retient que celui non parasité, ou dont l'enveloppe parfaite résistera le mieux aux attaques fongiques. Il les choisit en priorité de couleur marron – et non vert – c'est-à-dire matures.

 

Transportés dans son jabot – dont la contenance est de trois à quatre glands – il les cache là où il niche. Le nombre transporté augmente avec la distance parcourue, améliorant ainsi l'efficacité de la dispersion. Durant l'automne, il constitue des réserves qu'il dissimule sous des racines, des mousses, à l'intérieur de souches d'arbres, ou même sous un tapis de feuilles mortes en prévision de l’hiver.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Un geai peut stocker jusqu’à cinq mille glands !

 

Pour les retrouver, il possède l’aptitude de mémoriser des points de repères qu'il observe scrupuleusement. Pour recouvrer une cache, il se pose à côté de celle-ci en se repérant sur le paysage environnant, puis la localise précisément à l'aide de repères verticaux ; alors il l'atteint en quelques sauts. Il fouille le sol avec son bec et retrouve les glands souvent dès la première tentative. Le faible taux d'insuccès semble dû à la disparition de la nourriture, du fait de la prédation par d'autres geais ou par des rongeurs par exemple. Le système de localisation fonctionne même si le sol est couvert de neige.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Prévoyant mais étourdi, il oublie aussi des glands dans ces sites privilégiés pour la germination, et de consommateur, il devient alors… pépiniériste !

 

Cette relation geai-chêne remarquable est à avantages partagés : le chêne nourrit et héberge le geai, tandis que ce dernier assure la régénération de l’arbre.
 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

 

INSTANTANÉS

 

 

 

Quelques Bécasseaux sanderling

 

 

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Ce joli petit limicole court sur pattes se distingue par une silhouette dodue et un plumage d’ensemble singulièrement pâle, spécialement l’hiver, surtout sur le ventre.

 

Il se nourrit de façon particulière, en trottinant. Il tire profit des plages de sable où on le voit courir à l’endroit où les vagues viennent mourir. Très actif, il court inlassablement en quête de nourriture, évitant les vagues avec une agilité et une rapidité surprenantes.
 

 

Sa vivacité est telle qu'il est difficile d’analyser les mouvements de ses pattes.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Le bécasseau sanderling niche dans la toundra arctique, en Alaska, dans le nord canadien, sur les côtes nord et nord-est du Groenland et en Sibérie.

 

La France accueille des oiseaux originaires du Groenland et de Sibérie qui séjournent principalement sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique, du Nord - Pas-de-Calais à la Gironde.

 

La Bretagne, principale région d'hivernage, abrite en moyenne 50 à 70% des effectifs.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Le Hibou moyen-duc

 

(Asio otus - Long-eared Owl)

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ».

 

Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés.
 

 

Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière. 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Le Butor étoilé

 

 

Son nom scientifique est botaurus stellaris. Le terme latin botaurus (butio = crier, taurus= taureau) fait référence à son cri comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau d’où son surnom de boeuf des marais. L’autre partie, stellaris signifie étoile et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun doré qui se confond avec les tiges mordorées des roseaux.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Et c’est vrai qu’il est bien difficile à repérer ce butor étoilé, vivant caché au milieu des roseaux du marais, marchant lentement et discrètement, près de la rive de la roselière, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, à l’affût d’un poisson à attraper.

 

Dès qu’il se sent menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préfère se réfugier dans la roselière où il adopte une position immobile étonnamment mimétique avec son environnement, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux. Il est capable de tenir cette position durant des heures, et même d’osciller au rythme du vent qui agite les roseaux !

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Le butor pêche à l’affût dans des eaux peu profondes, marchant lentement et s'arrêtant souvent. Il peut alors rester immobile de longs moments, surveillant et cherchant sa nourriture – poissons principalement, ou batraciens. Puis il avance, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, adoptant un léger mouvement latéral afin de mieux viser sa proie.

 

Ses mouvements sont très lents, son cou tendu.

 

Soudain, il passe à l’attaque ! Il transperce sa prise d’un coup avec le bec, puis la secoue, avant de l’avaler la tête la première.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

C’est un solitaire, qui ne semble se préoccuper de ses semblables qu’au moment de la période des amours. Le mâle émet alors un chant très grave, entre février et juillet, période de reproduction, pour signaler sa présence aux femelles et délimiter son territoire vis-à-vis des autres mâles.

 

Ah, ce fameux son de corne de brume !


 

 

UNE ESPÈCE MENACÉE

 

 

En Europe de l’ouest, où les populations sont marginales, l’effectif est souvent réduit à quelques centaines ou dizaines de couples du fait de la régression des habitats propices à l’espèce.

 

En France, le statut de conservation est considéré comme vulnérable : la population nicheuse a chuté de 35 à 45 % en trente ans. Estimée à 500 mâles chanteurs au début des années 1970, la population française n’en compterait plus que 300 actuellement. Le butor étoilé est une espèce protégée dans notre pays, selon la loi du 10 juillet 1976, et fait donc partie des espèces faisant l’objet de mesures spéciales de conservation, en particulier en ce qui concerne leur habitat.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Un rouge-gorge

 

… tout simplement

 

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

C’est sans doute le passereau le plus populaire. Avec l'hirondelle et la mésange, il profite du statut d'oiseau familier.

 

Légèrement plus petit qu'un moineau, il est rondelet et haut sur pattes ; ses grands yeux noirs sont également caractéristiques.

 

Il chante à peu près toute l’année – en se plaçant bien en vue au sommet d’un arbre, lors de journées ensoleillées – une mélodie extrêmement fine et aigüe,agréable à écouter.

 

C'est d’ailleurs en chantant et en exposant sa large poitrine orange que le mâle marque les limites de son territoire.

 

Car il ne faut pas se fier à sa douce mélodie et son air attendrissant, le rouge-gorge sait être teigneux quand il le faut, notamment lorsqu’il s’agit d’éloigner un visiteur indésirable de son territoire !

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

GRANDE TOILETTE VESPÉRALE

 

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)


 

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Le faucon crécerelle est ce petit rapace élancé, de couleur brun-roux.
 

Il est doté d’ailes fines et pointues ainsi que d’une longue queue.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

Dans les zones cultivées, il se nourrit surtout de petits rongeurs comme les campagnols. Il chasse également des petites taupes, des musaraignes, des reptiles, et des amphibiens.


Sa technique de chasse est unique : en vol, la queue se déploie en éventail vers le bas pendant que les ailes battent rapidement contre le vent.

L’oiseau fait ainsi du surplace ce qui lui permet de repérer ses proies pendant plusieurs dizaines de secondes, avant de les pourchasser d’un rapide piqué.

Dans le langage populaire, on dit qu’il fait le « Vol du St-Esprit ».

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
Faucon crécerelle femelle ... bien à l’abri dans un fossé, car le vent glacial souffle fort dans les polders d’Uitkerke en Belgique !

Faucon crécerelle femelle ... bien à l’abri dans un fossé, car le vent glacial souffle fort dans les polders d’Uitkerke en Belgique !

Faucon crécerelle mâle

Faucon crécerelle mâle

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:28

 

 

Chaque printemps me pousse à me rendre sur le bassin d’Arcachon.
 

C’est un lieu où j’aime me ressourcer après un hiver passé dans les brumes du Nord. Respirer l’air de l’Océan tout en profitant des paysages baignés par une jolie lumière me fait le plus grand bien.

 

Cependant, le plus clair de mon temps, c’est bien à la réserve ornithologique du Teich que je le passe.

 

Située sur les rives du bassin, près de l’embouchure de l’Eyre et parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, ce site occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.

C’est ainsi que, chaque année, au printemps, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer, ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale.

Bergeronnette printanière (Motacilla flava)

Bergeronnette printanière (Motacilla flava)

Accouplement d’Échasses blanches

Accouplement d’Échasses blanches

Petit Gravelot (Charadrius dubius)

Petit Gravelot (Charadrius dubius)

Petit Gravelot (Charadrius dubius)  Portrait

Petit Gravelot (Charadrius dubius) Portrait

De nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière, et surtout la gorgebleue à miroir… encore que la femelle se montre particulièrement discrète en ce moment car déjà occupée à couver – elle ne quitte donc le nid que très sporadiquement. Quant au mâle, il a bien entendu déserté son poste de chant favori.

Le vol léger du Milan noir

Le vol léger du Milan noir

À L’AFFÛT     Milan noir (milvus migrans)

À L’AFFÛT Milan noir (milvus migrans)

Milan noir (milvus migrans)

Milan noir (milvus migrans)

De nombreux oiseaux nichent sur place : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoreaux gris, aigrettes garzettes et autres milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.

 

Les îlots de la lagune Quancard –appelée également lagune Avocettes – sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes. Malheureusement, cette année, trop peu de limicoles y nichent, la faute sans doute aux prédations subies par ces espèces la saison dernière.

 

Effectivement, l’an dernier nous avons assisté à un carnage méthodiquement exécuté par les mouettes rieuses sur les poussins d’avocettes, d'échasses et de gravelots, dont le bilan s'établit par l’élimination totale des oisillons nés de cette première vague de ponte. Plus tard, les poussins de mouettes rieuses furent à leur tour tués par les milans noirs qui n’hésitent pas à récupérer, à chacun de leurs passages ou presque, une délicieuse et tendre petite mouette de quelques jours.

 

C’est la dure loi de la nature, ce phénomène faisant partie intégrante du système de régulation des populations animales.

 

Des mouettes rieuses très actives
 

… séduction, accouplement et dans la foulée , fabrication du nid

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Bergeronnette ibérique (motacilla flava iberiae) La Bergeronnette ibérique a la tête d’un gris un peu plus foncé que la bergeronnette printanière classique, avec sourcil blanc fin mais complet. La partie latérale de la tête située sous l'oeil et partant de la base du bec jusqu'à l'oreille est plus foncée que la calotte. La gorge est blanche et le manteau légèrement plus brun. Elle niche dans la péninsule ibérique, en Afrique du Nord et dans le sud-ouest de la France. En fait, il existe de nombreuses sous-espèces de bergeronnettes printanières : la flavéole, parfois considérée comme espèce à part entière, la nordique qui niche dans le nord de la Scandinavie, la bergeronnette d’Italie qui, comme son nom l’indique, niche en Italie et même dans le nord des Balkans, et celle des Balkans.

Bergeronnette ibérique (motacilla flava iberiae) La Bergeronnette ibérique a la tête d’un gris un peu plus foncé que la bergeronnette printanière classique, avec sourcil blanc fin mais complet. La partie latérale de la tête située sous l'oeil et partant de la base du bec jusqu'à l'oreille est plus foncée que la calotte. La gorge est blanche et le manteau légèrement plus brun. Elle niche dans la péninsule ibérique, en Afrique du Nord et dans le sud-ouest de la France. En fait, il existe de nombreuses sous-espèces de bergeronnettes printanières : la flavéole, parfois considérée comme espèce à part entière, la nordique qui niche dans le nord de la Scandinavie, la bergeronnette d’Italie qui, comme son nom l’indique, niche en Italie et même dans le nord des Balkans, et celle des Balkans.

PRISE DE BECS   Spatules blanches (platalea leucorodia)

PRISE DE BECS Spatules blanches (platalea leucorodia)

Bécasseau variable (Calidris alpina)

Bécasseau variable (Calidris alpina)

« … on dit que j’ai de belles gambettes » Chevalier gambette (Tringa totanus)

« … on dit que j’ai de belles gambettes » Chevalier gambette (Tringa totanus)

 Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus) : Comme son nom l’indique, le Chevalier culblanc se reconnaît à son croupion blanc, barré de quelques larges bandes noires. Il se différencie des autres Chevaliers par le dessous de ses ailes qui est noir -blanc chez les autres-Très farouche, il est souvent observé quand il s'envole, prenant de l'altitude et s'éloignant très rapidement en zigzag comme une Bécassine des marais. En effet, c’est un migrateur qui ne reste que peu de temps sur son site de reproduction. Son arrivée est échelonnée entre mars et mai et les premières femelles repartent dès juin.

Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus) : Comme son nom l’indique, le Chevalier culblanc se reconnaît à son croupion blanc, barré de quelques larges bandes noires. Il se différencie des autres Chevaliers par le dessous de ses ailes qui est noir -blanc chez les autres-Très farouche, il est souvent observé quand il s'envole, prenant de l'altitude et s'éloignant très rapidement en zigzag comme une Bécassine des marais. En effet, c’est un migrateur qui ne reste que peu de temps sur son site de reproduction. Son arrivée est échelonnée entre mars et mai et les premières femelles repartent dès juin.

Petite annonce sérieuse : Jeune couple d’échasse blanche recherche endroit calme et sécurisé sur la lagune, en vue d’une très prochaine nidification. Exclut toute promiscuité avec mouettes rieuses !

Petite annonce sérieuse : Jeune couple d’échasse blanche recherche endroit calme et sécurisé sur la lagune, en vue d’une très prochaine nidification. Exclut toute promiscuité avec mouettes rieuses !

Chardonneret élégant (carduelis carduelis)

Chardonneret élégant (carduelis carduelis)

CHEVALIER ABOYEUR… en livrée nuptiale Le Chevalier aboyeur est un limicole de taille moyenne et le plus grand des six chevaliers du genre, rencontrés régulièrement en Europe occidentale. En plumage nuptial, les parties supérieures sont gris cendré rayées de brun noir, la tête, le cou et la poitrine finement rayés de brun foncé, et les parties inférieures blanches, avec quelques barres diffuses sur les flancs. Il ressemble à plusieurs autres chevaliers de taille identique, plus particulièrement au chevalier stagnatile de structure et de teinte très semblables.

CHEVALIER ABOYEUR… en livrée nuptiale Le Chevalier aboyeur est un limicole de taille moyenne et le plus grand des six chevaliers du genre, rencontrés régulièrement en Europe occidentale. En plumage nuptial, les parties supérieures sont gris cendré rayées de brun noir, la tête, le cou et la poitrine finement rayés de brun foncé, et les parties inférieures blanches, avec quelques barres diffuses sur les flancs. Il ressemble à plusieurs autres chevaliers de taille identique, plus particulièrement au chevalier stagnatile de structure et de teinte très semblables.

Après avoir passé quelques jours au Teich, je décide de me rendre quelques centaines de kilomètres plus au sud afin de visiter l’immense réserve naturelle des Aiguamolls de l’Empordà en Espagne.

 

 

Les Aiguamolls de l’Empordà : l’espace naturel

 

le plus emblématique de la Catalogne

Les Aiguamolls de l’Empordà constituent l’un des parcs naturels de Catalogne où s’observe une grande diversité faunistique. Ce parc est une zone de grand intérêt pour son patrimoine et ses paysages.

 

Les oiseaux font de ce site leur lieu de refuge et de repos. Plus de 300 espèces, dont plus de 80 nichent régulièrement ici, sont pour la plupart des espèces protégées et d’une grande beauté. Le meilleur moment pour visiter le parc des Aiguamolls est le printemps ou l’automne, durant les grandes migrations.

 

Cependant, tout au long de l’année il y a des choses à voir... Les oiseaux les plus colorés de l’Europe peuvent y être observés, allant des martins-pêcheurs, aux huppes fasciées, en passant par les guêpiers et rolliers d’Europe, les hérons pourprés, les échasses blanches, les flamants roses,ou les faucons et cormorans, ou encore les cigognes blanches.

 

Un nombre infini d’oiseaux trouvent ici leur lieu de refuge. Tôt dans la matinée, les visiteurs ont le plus de chance de voir quelques-uns des animaux qui vivent dans le parc, comme le sanglier, le daim, le cheval de Camargue, les loutres, les belettes, les blaireaux ou les renards roux. Il y a quelques années, a été établi un programme d’élevage pour les cigognes blanches, ainsi que la réintégration des loutres.

Pêche aux écrevisses : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Pêche aux écrevisses : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Petit brin de toilette matinal : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Petit brin de toilette matinal : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Héron pourpré

Héron pourpré

Héron pourpré ( photographie prise sur le delta de l’Èbre)

Héron pourpré ( photographie prise sur le delta de l’Èbre)

… Les yeux plus gros que le ventre Aigrette garzette et l’écrevisse

… Les yeux plus gros que le ventre Aigrette garzette et l’écrevisse

JEUNES DAIMS Étang du Cortalet

JEUNES DAIMS Étang du Cortalet

Martin-pêcheur ... celui-là , inutile de le présenter !

Martin-pêcheur ... celui-là , inutile de le présenter !

Cochevis huppé (galerida cristata)

Cochevis huppé (galerida cristata)

 

Hirondelles rustiques (hirundo rustica - barn swallow)
 

Afin d’apporter plus de confort et aussi pour solidifier le nid existant, les hirondelles n’hésitent pas à explorer les alentours afin de trouver les matériaux adéquats.

 

Certaines font leur marché dans une flaque boueuse, tandis que d’autres se chargent de récupérer des brindilles bien sèches dans les champs… tout en s’octroyant une petite pause – et pose ! – bien méritée sur une branche, au bord de l’étang.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

… Deux jolies pelotes de laine duveteuse au sommet d’un pin
 

 

Hiboux moyen-duc juvéniles

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
 Hiboux moyen-duc juvénile  … émancipation de l’un des jeunes sous le regard toujours attentif de l’un des parents -ici la mère-

Hiboux moyen-duc juvénile … émancipation de l’un des jeunes sous le regard toujours attentif de l’un des parents -ici la mère-

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

 

Le guêpier d’Europe, l’un des oiseaux

 

mythiques des Aiguamolls

 

A peine plus gros qu’un merle, il est sans doute l’un des plus beaux oiseaux que l’on puisse voir en Europe, ou du moins, l’un des plus somptueusement colorés. II a le dos brun marron à jaune paille, le ventre bleu turquoise, la calotte brune, la gorge jaune, les ailes allient brun, bleu vert et bord de fuite noir.

 

La queue est bleu électrique avec une pointe effilée. Un bandeau noir qui entoure l’oeil à l’iris rouge et le front blanc complètent cette incroyable palette des couleurs. Son bec noir est long et pointu, légèrement courbé vers le bas ; c’est un outil remarquable qui lui sert à la fois de pince pour chasser et de pioche pour creuser son terrier.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

Migrateur, le guêpier arrive du sud de l'Afrique en avril-mai pour nicher et repart en août-septembre. Il a été pendant longtemps l'hôte exclusif du sud de l’Europe, mais depuis quelques décennies, l'évolution climatique l'a progressivement incité à s'installer dans la vallée du Rhône, en Suisse, et dans la plupart des régions de France et même au nord de la Loire.

 

Néanmoins, il se reproduit principalement dans le sud, y compris en Corse, où se trouvent les plus gros effectifs. Grégaire, ce dernier niche le plus souvent en colonies.
 

Le couple est le plus souvent monogame et peut-être uni pour la vie. Le nid consiste en un tunnel creusé avec le bec par le couple dans le sol meuble d’une falaise de sable ou de terre meuble naturelle ou artificielle (sablières ou anciennes carrières).

 

Cette galerie (ou terrier) peut atteindre deux mètres de long – en moyenne, un peu plus d’un mètre ; les trous, d’un diamètre de six à huit centimètres, sont généralement exposés au sud ou au sud-ouest.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

Parades amoureuses et offrandes
 

Sur son perchoir, le mâle ou la femelle – il est très difficile de distinguer le sexe – appelle bruyamment son partenaire en l’accueillant en ouvrant une aile, voire les deux, en faisant vibrer la queue en éventail. Il gonfle également les plumes de sa gorge afin de mettre en évidence le noir de son collier.
 

Mais le rituel prénuptial le plus significatif est l’offrande de la nourriture à la femelle. Si cette dernière l’accepte, l’accouplement peut avoir lieu simultanément, la femelle prenant alors une position desoumission incitant le mâle à la féconder.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

 

SYNCHRONISATION PARFAITE

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

Cette femelle de guêpier exhibe l’offrande alimentaire qu’elle tient dans le bec et que vient de lui proposer son partenaire, lequel n’hésite pas une seule seconde à entamer simultanément les préliminaires de l’accouplement. Il faut dire que le perchoir utilisé pour leurs ébats ne lui laisse que peu de possibilité de se manifester de manière plus sensible.

 

En général, le couple se tient parfois longuement côte à côte, posé sur une branche ou à même le sol. L'un s'envole et revient en se raidissant à la verticale, puis s'incline plusieurs fois devant son partenaire qui l'accueille en ébouriffant les plumes.

 

Le mâle présente ensuite une offrande – guêpe, papillon ou libellule – à sa partenaire en frétillant de la queue. Si cette dernière l’accepte, cela se termine dans la plupart des cas par l’accouplement.

 

Une seule ponte
 

A la ponte, six à sept oeufs blancs sont déposés par la femelle et seront incubés pendant un peu plus de vingt jours par les deux sexes. Une seule ponte est produite mais en cas d’échec, une ponte de remplacement est possible.

 

Les jeunes sont nidicoles et sont nourris par les deux parents pendant trois semaines tout en apprenant à capturer eux-mêmes les proies.

 

La famille restera réunie jusqu’à la migration. Le chasseur d’Afrique, tel qu’il est surnommé, se nourrit essentiellement d’hyménoptères, guêpes, abeilles, bourdons, frelons et en complément, d’autres insectes volants comme les odonates par exemple.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

Il chasse à l’affût

 

Il peut repérer une proie jusqu’à une centaine de mètres, une fois après l’avoir saisie en vol, à partir d'un support d'où il a décollé (branche dénudée, racine sortant de la paroi ...), le guêpier revient sur son perchoir. Il assommesa prise en la frappant quatre à cinq fois contre le dur du perchoir pour enlever le dard et la ramollir.
 

Un seul guêpier peut consommer plus de deux-cent cinquante abeilles par jour !
 

Le vol est lui aussi typique : il alterne des battements d’ailes rapides avec de longs glissés, parfois très bas, un peu à la manière des hirondelles.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:22

 

 

La Barge à queue noire Limosa limosa est un limicole élégant de grande taille mesurant de 40 à 44 cm environ.

 

Deux populations de barges à queue noire fréquentent le territoire français : la Barge islandaise, et la Barge continentale.

 

La première niche presque exclusivement en Islande et fréquente notre pays en migration et en hiver. La seconde hiverne en Afrique de l’Ouest et en péninsule Ibérique, et migre à travers la France, dans une large bande s’étendant de la Bretagne sud aux zones humides de la Camargue.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

L’oiseau a un long bec, une tête relativement petite, un long cou et de longues pattes adaptées pour sillonner les herbages humides et autres habitats de zone humide. Le mâle est plus petit et plus coloré que la femelle, avec un bec légèrement plus court.

 

En plumage nuptial, le sommet du crâne et la nuque sont roussâtres, striés de brun. Le sourcil, le menton et le dessous de l'oeil sont blancs. Le plumage de la poitrine est barré horizontalement de stries foncées et les flancs sont ornés d'écailles brunes. Le ventre et les sous-caudales sont blancs, contrastant avec le dos et les scapulaires d'un brun-marron brillant.

 

En plumage hivernal, menton, bas de la poitrine et ventre deviennent d'un blanc pur. La tête, le cou et les flancs prennent une teinte gris clair uniforme. Tout le dessus est gris foncé avec la bordure des plumes plus claire. Quelques taches discrètes continuent à marquer le dessus de la tête, les côtés du cou et les flancs.

 

En vol, la Barge à queue noire présente une barre alaire et un croupion d’un blanc contrastant.
 

Les deux sexes ont un aspect similaire mais en période nuptiale, le plumage de la poitrine, du cou et de la tête du mâle se parent plus largement d’une couleur orangée plus vive. La Barge à queue noire appartenant à la sous-espèce islandaise est d’une plus petite taille que la sous-espèce désignée et a une couleur rouge plus foncée ainsi qu’un bec plus court.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

La Barge à queue noire adulte s’alimente en sondant la vase ou le sol humide avec son bec, plus rarement à vue, ne cherchant pas toujours sa nourriture dans l'eau, mais aussi dans le sable, dans les labours, les prairies où elle fait la chasse aux lombrics aussi habilement que la Bécassine.


Elle se nourrit principalement de petits insectes et de leurs larves, d’annélides, de mollusques, de néréides, de crustacés, d’araignées, d’oeufs de poisson, de frais et têtards de grenouille. Elle s’alimente aussi de végétaux tels que des baies et des graines, mais ceci principalement pendant la migration et au cours de l’hiver.

 

Dans les plaines côtières de l’Afrique de l’Ouest, où hiverne la majorité de la sous-espèce désignée, ainsi que dans les principaux sites de transit en Espagne et au Portugal, elle se nourrit exclusivement de riz.

 

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

QUATRE OEUFS DE COULEUR FAUVE …

 

L’installation des nicheurs a lieu à partir de mi-mars et se poursuit jusqu'en mai.

 

Les oiseaux reviennent sur leur site de nidification de l’année précédente. La ponte, de quatre oeufs en moyenne -de couleur fauve tachetés de deux tons foncés- est déposée au sol, dans une cuvette creusée généralement par le mâle.

 

Durant toute la durée de l'incubation, les mâles ne cessent de voler au dessus de la couveuse, se livrant à des joutes et à des acrobaties aériennes. Si un prédateur potentiel- ou supposé l’être- s'approche de la colonie, tous les oiseaux assurent une défense collective, volant autour de lui et faisant entendre un concert de cris aussi variés. Les deux partenaires se relaient pendant l’incubation qui dure vingt-deux à vingt-quatre jours.

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

UNE POPULATION IMPORTANTE AUX PAYS-BAS
 

Les Pays-Bas abritent près de la moitié de la population européenne de la Barge à queue noire et de plus des trois-quarts de sa population continentale occidentale. Les sites de reproduction habituels de la Barge à queue noire sont des habitats artificiels tels qu’herbages et prairies semi-naturelles.
 

Aux Pays-Bas, ainsi qu’en Allemagne et en Belgique, la majorité des barges installent leurs nids dans des prairies humides. Les polders humides en Hollande septentrionale, et les parties de l’ouest de la Frise peuvent être considérées comme leurs sites néerlandais de reproduction de prédilection.
 

Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire. Dans ces régions elle peut être observée de très près.
 

C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden - Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland -
 

Les habitats de reproduction de la Barge sont les mêmes en Belgique qu’aux Pays-Bas.


Les menaces telles que l’intensification des systèmes agricoles, le déclin des habitats adéquats dû à l’urbanisation font obstacle au succès de la reproduction.

 

La région située autour du village de Uitkerke, en Flandre occidentale - où ont été prises mes images - est également fréquentée par la Barge à queue noire, où l’an dernier près de cent-vingt couples y ont niché.


Après la reproduction, elle migre vers le sud où se trouvent ses quartiers d’hiver, les adultes précédant les jeunes à partir de la fin juin. Les sous-espèces désignée et islandaise ont des systèmes de migration clairement distincts ; alors que la Barge est-atlantique descend vers l’Afrique occidentale et le sud du Sahara, des individus de la sous-espèce islandaise passent l’hiver en Grande-Bretagne et en Irlande, et, suivant la côte atlantique d’Europe occidentale, vont des Pays-Bas jusqu'en Espagne et au Portugal, certains oiseaux parvenant jusqu'au Maroc.
 

Curieusement, un oiseau est parvenu à couvrir la distance entre son lieu de reproduction en Hollande et son site d’hivernage en Guinée-Bissau en quelque 90 heures !

La sous-espèce islandaise préfère quant à elle, hiverner dans les habitats estuariens longeant le littoral atlantique de la Grande-Bretagne jusqu'au Maroc, de nombreuses colonies se trouvant sur la péninsule ibérique.

 

 

PARADES NUPTIALES ET ACCOUPLEMENTS

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

UNE ESPÈCE VULNÉRABLE

 

L’intensification des pratiques agricoles est le principal facteur de déclin sur les sites de reproductiondu nord de l’Europe.

 

Les fauches précoces détruisent les nichées et les poussins, l’utilisation d’engrais et de vermicides banalisent les cortèges végétaux et les populations d’invertébrés. Le drainage affaiblit les émergences d’insectes indispensables au bon développement des jeunes et fait disparaître les zones favorables à l’alimentation des adultes.
 

Malgré la bonne santé de la population islandaise, la Barge à queue noire est désormais considérée comme une espèce quasi menacée au niveau mondial, et la population continentale est en danger en Europe.

 

L’espèce est vulnérable aux échelles française et régionale.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 13:17

   

 

    Lorsque l’ami Bernard m’a dit à la fin du mois d’octobre dernier : « Je crois que cette année, nous aurons un hiver à Jaseurs boréaux », je me réjouissais déjà en pensant à une invasion de ces splendides oiseaux colorés à l’aspect exotique, venant tout droit de la taïga scandinave ou de Sibérie, à l’image de celle que nous avons connue chez nous, dans le nord de la France, en 2012*. Et Bernard de poursuivre : « Ce matin, au téléphone, un ami finlandais m’a affirmé qu’il ne reste plus beaucoup de jaseurs là-haut : il fait déjà très froid et surtout, le manque de nourriture favorise une migration précoce ».

 

* Néanmoins, la dernière invasion importante de jaseurs boréaux en France remonte à l'hiver 2004-2005, et avant cela, à la saison froide 1965-1966.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Pas vraiment une invasion !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

  Il n’avait pas tort, Bernard. En effet, au cours de ce mois d’octobre 2016, des jaseurs en grand nombre ont été observés dans 204 sites différents en Grande-Bretagne, notamment dans les îles Shetland.
 

Aux Pays-Bas et en Belgique, 1 704 oiseaux ont été comptabilisés entre le début du mois d’octobre et la mi-novembre. En Allemagne et au Danemark, les relevés furent également exceptionnels.
 

En France aussi, quelques oiseaux ont été aperçus fin octobre dans notre région des Hauts-de-France, ainsi que dans l’Ain et le département de l’Isère. Mais rien à voir, en ce qui nous concerne, avec une invasion comme celle qui s’est produite durant l’hiver 2012-2013 : à l’époque, ils avaient traversé l'Allemagne dès le mois de novembre pour se réfugier en France par milliers !

 

En fait, une invasion de jaseurs boréaux est totalement aléatoire. Ils se déplacent de façon erratique et progressent en fonction de la disponibilité des baies d'hiver – sorbiers, aubépines, gui – qu'ils trouvent sur leur chemin.

 

Cet hiver, bon nombre de jaseurs ont sans doute hiverné sur le sol anglais, trouvant sur place ce qu’ils cherchaient, et ne sont donc pas descendus en masse vers nos contrées, mais simplement par petits groupes.
 

Ces derniers jours, un couple s’est installé dans les environs de Dunkerque, et quatre individus (dont deux juvéniles) au coeur d’une cité pavillonnaire dans la banlieue de Gand, en Belgique – où mes photographies ont d’ailleurs été prises.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

UN OISEAU RARE… CHEZ NOUS !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Le jaseur boréal est l’un de nos hôtes les plus rares, mais aussi l’un des plus beaux.

 

De la taille d’une alouette des champs, il arbore un plumage général rose-saumon, et sa silhouette trapue est parfaitement reconnaissable à un bandeau noir sur la tête, ainsi qu’à une bavette noire sur la gorge.

 

Il porte une large huppe pointue de couleur ocre-roux bien visible, qui peut être dressée à la verticale. Sa courte queue noire se termine par une bande jaune.

 

Le dessous de sa queue est roux vif. Son plumage présente l’aspect de la soie.
 

Le dessus du plumage est brun gris, et le dessous, gris rosé, avec bas-ventre roux marron. Il se reconnaît aussi aisément aux extrémités cireuses ou vivement colorées des rectrices.
 

Repliées, les ailes présentent des traces de rouge cireux.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Leurs vols rectilignes, avec de brefs planés et de longues ondulations peu amples, rappellent assez ceux d’une bande d’étourneaux. Cependant, le jaseur est plus rapide, et son profil plus gracieux, plus élancé.

Grégaire, il vole en groupe, en formation serrée.
 

Sur le plan de l’alimentation, le jaseur est frugivore, mais en saison de reproduction, il est insectivore et peut également se nourrir d’araignées. Les fruits n’étant pas très nourrissants, cet oiseau absorbe souvent son poids de baies en quelques heures seulement.

 

On estime même qu’un jaseur se nourrissant dans un arbuste de baies rouges dévore entre 600 et 1 000 baies par jour, c’est-à-dire plus de deux fois son poids !
 

 

Par le passé, les apparitions irrégulières de jaseurs ont souvent frappé l’imagination populaire.
 

 

Ces oiseaux inconnus et bariolés étaient en effet considérés comme des messagers du malheur, les petites tâches rouges semblables à des gouttes de sang sur leurs ailes étant
clairement évocatrices. Pour nos ancêtres, les jaseurs annonçaient la guerre, la peste, la famine ou, au mieux, les grands froids. D’ailleurs, la traduction néerlandaise de jaseur est…Pestvogel (oiseau de peste) !

 

La rumeur colporte qu’en 1939, une invasion de ces oiseaux avait été observée dans l'est de la Franceet en Allemagne... comme en 1870 et 1914 !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Le Jaseur Boréal

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Poème de Julos Beaucarne, artiste, écrivain et chanteur belge :

 


« J’ai rencontré le jaseur Boréal à Saint-Mard en extrême Gaume vers mars de cette année,
 

c’était un oiseau sans papier qui se posait partout où il voulait,
 

il n’était même pas bagué, il était fils de la liberté, il vivait de peu,
 

il mangeait des baies de sorbier et de gui, les baies diverses des arbrisseaux de l’hiver,
 

il chantait beau et son costume était coloré, il avait une belle huppe qui lui servait d’antenne.
 

J’ai piqué une jasette avec lui quand il s’apprêtait à repartir vers la taïga au nord des nords, il chantait comme son bec était fait, il chantait le bonheur de rentrer chez lui dans le Nordisthan où il allait, me disait-il, se mettre en ménage. »

 

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

INSTANTANÉS

 

L’ARISTOCRATE


HIBOU MOYEN-DUC

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Durant la journée, il se tient en général verticalement contre le tronc d’un arbre.
Il se fait alors très mince, se confondant avec l’environnement.
Le mimétisme est parfait, il ressemble à une branche morte, et il est capable de rester de longues heures, immobile dans cette position.
Seule la couleur orange de ses grands yeux peut attirer notre attention … à condition qu’il veuille bien ouvrir les paupières !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
trois hiboux ... sinon rien !

trois hiboux ... sinon rien !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Les Hiboux des marais hivernent dans

 

les polders de Uitkerke en Belgique (Flandre-Occidentale)

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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FAUCON CRÉCERELLE (Falco tinnunculus)

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

LA SITTELLE TORCHEPOT

 

La Sittelle torchepot possède une particularité : c’est le seul oiseau présent en Europe capable de descendre les arbres la tête en bas ; cela grâce à ses pattes courtes et ses griffes puissantes.

C'est un oiseau dit cavernicole en ce sens qu'il niche dans un trou d'arbre, plus rarement dans une cavité de mur ou de rocher. Il occupe souvent un nid vacant de pic. Il ne creuse que très rarement sa propre cavité. Si l'entrée est trop large, la femelle en maçonne l’ouverture avec de la boue-ce qui lui vaut son nom de torchepot - afin d’en interdit l'entrée à certains prédateurs ou à d'autres candidats, comme l'étourneau par exemple.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:17

 

 C’est un divertissement aussi surprenant qu’amusant qu’offre la Panure à moustaches… lorsque cet oiseau singulier d’aspect exotique daigne se montrer, car il se veut discret, le bougre !

Discret mais aussi terriblement remuant lorsqu’il évolue dans la roselière, en grimpant avec une incroyable adresse le long des hampes de roseaux où il se laisse ensuite volontiers glisser avec agilité et élégance vers le sol pour réapparaître presque aussitôt au sommet d’une autre tige, à l’autre bout de la phragmitaie, afin de se nourrir de graines de roseaux.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

De belles bacchantes !

 

La Panure à moustaches, appelée naguère mésange à moustaches, est facilement identifiable, surtout le mâle, à ses deux grandes moustaches noires qu’il arbore, allant des yeux jusque la gorge. C’est un très bel oiseau de la taille d’une mésange, bien que plus corpulent, avec la tête d’une couleur gris-bleu tirant vers le blanc en descendant vers le poitrail. Le reste du corps est brun cannelle, avec des barres noires et blanches sur les ailes.

 

Seul le mâle dispose de moustaches. La tête de la femelle est de teinte cannelle, et non grise, et son plumage est plus uniformément roux-jaunâtre.

La couleur de l’iris évolue avec l’âge, du gris au rouge cuivré. Sa queue, longue et fine, rappelle celle de la mésange à longue queue .
 

Ses ailes sont marron-rougeâtre avec des marques noires et blanches. Quant au vol, il est peu assuré, avec des battements d’ailes virevoltants.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Une vie entière dans la roselière

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

La vie de la Panure à moustaches est intimement liée à celle des roseaux ; ces plantes palustres lui offrent à la fois le gîte et le couvert. Elle niche dans les vastes roselières inondées, bâtissant généralement son nid à environ 20 cm au-dessus du niveau de l’eau, dans les enchevêtrements de vieilles tiges de roseaux ou des touffes de laîches.

Le repas de l’oiseau se compose durant l’été de petits insectes et araignées qu’il capture sur la végétation émergente et à la surface de l’eau. Des proies sont aussi saisies sous la surface, mais à très faible profondeur. Les araignées, les insectes, leurs oeufs et larves sont attrapés sur les tiges, souvent dans la partie inférieure. Ils sont aussi extraits des tiges des roseaux.

Son estomac se transforme à l’automne pour s’adapter à un nouveau mode d’alimentation : l’hiver, en effet, il devient végétarien par nécessité et se contente de graines de roseaux – un phénomène très rare chez les oiseaux. On peut alors s’inquiéter de l’effet que peuvent avoir les changements climatiques sur cette espèce : si les hivers deviennent trop doux, les panures risquent de revenir trop tôt à leur régime insectivore et peuvent alors mourir de faim en cas de retour d’une sévère vague de froid.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

C’est M. Panure qui s’occupe du ravito !
 

Après une brève parade nuptiale courant mars, les couples s’établissent sur un site de nidification.
La femelle y pond généralement entre cinq et six oeufs entre la fin mars et le début du mois de mai.
L’incubation des oeufs dure entre douze et quatorze jours ; elle est assurée par les deux parents. Seule la femelle couve, le rôle du mâle consistant à ravitailler sa compagne.
Après l’éclosion, les jeunes sont nourris au nid pendant dix à quatorze jours, puis volètent à proximité.
Ils sont encore nourris pendant une dizaine de jours après leur départ du nid et ne s’éloignent pas de leurs parents : ils restent à proximité pour former des bandes familiales en automne et en hiver.
Les parents effectuent une deuxième nichée durant le mois de juin sur le même site que lors de la première couvée.
La destruction et la dégradation de son habitat exclusif, les marais à roselière, mais également la fauche répétée des roseaux, constituent les principales menaces pour l’espèce.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

INSTANTANÉS

Frigorifié le hibou moyen-duc !
 

Le hibou moyen-duc est légèrement plus petit et plus svelte que la chouette hulotte, son masque facial bien délimité et ses grandes aigrettes érectiles empêchant toute confusion. Il est discret, aux moeurs crépusculaires et nocturnes, et se tient la journée caché dans les frondaisons, blotti contre le tronc d’un grand arbre. Quand il se sent observé, il aplatit ses plumes au maximum, ce qui affine tellement sa silhouette qu’on peut le confondre avec une simple branche d’arbre. Ses aigrettes érectiles servent à exprimer son humeur : elles sont aplaties quand il est calme et serein, redressées quand il est attentif ou inquiet.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Chevêche d’Athéna

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Martin-pêcheur d'Europe - Alcedo atthis -
 

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

LES YEUX DU MARAIS
Hibou des marais -Asio flammeus-

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Tarin des aulnes

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Houlà, ça glisse ce matin… Z’auraient pu sabler !
Mésange charbonnière

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 15:10

 

  Une fois n’est pas coutume, les photographes fréquentant régulièrement une certaine réserve naturelle située dans la vallée de la Lys, en Belgique, sont particulièrement gâtés cet hiver ! En effet, depuis quelques semaines, trois, voire quatre butors étoilés fréquentent assidûment le site. De surcroît, ils ne sont pas avares d’escapades hors de leur habitat naturel (une roselière) où il est très difficile de les observer – a fortiori de les photographier.
 

Parfois, il nous faut endurer plusieurs heures d’affût pour apercevoir durant quelques secondes seulement le Prince des marais… lorsque ce dernier consent à dépasser furtivement le bec et le cou de la phragmitaie où il hiverne !
 

Actuellement, les butors nous offrent un véritable festival. L’un d’entre eux plus particulièrement : beaucoup plus coopératif, et surtout plus habile pêcheur que ses congénères, il nous gratifie plusieurs fois par jour d’une singulière séance de pêche propre à cette espèce. Il s’approche même à quelques mètres de l’observatoire, à tel point que j’ai dû remiser mon 600 mm et utiliser un objectif de longueur focale beaucoup plus courte !

Il faut être chanceux pour apercevoir cet élégant héron au plumage extrêmement mimétique, soit en vol au ras des roseaux, soit à l'affût au bord d'un fossé traversant la roselière. Si ce dernier se rend compte d’une présence humaine, ou dès qu’il se sent en menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préfère courir se réfugier dans la roselière ou il adopte une position immobile étonnamment mimétique, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux dont il peut même imiter même les ondulations sous les effets du vent, en se balançant.

Il faut être chanceux pour apercevoir cet élégant héron au plumage extrêmement mimétique, soit en vol au ras des roseaux, soit à l'affût au bord d'un fossé traversant la roselière. Si ce dernier se rend compte d’une présence humaine, ou dès qu’il se sent en menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préfère courir se réfugier dans la roselière ou il adopte une position immobile étonnamment mimétique, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux dont il peut même imiter même les ondulations sous les effets du vent, en se balançant.

Son nom scientifique est botaurus stellaris, le terme latin botaurus (butio = crier, taurus= taureau) fait référence à son cri, comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau d’où son surnom de « boeuf des marais ». L’autre partie de son nom scientifique stellaris signifie étoile et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun doré semblable chez le mâle et la femelle et qui se confond avec les tiges mordorées des roseaux. Son chant – on dit qu’il butait – est très puissant ; il peut s’entendre jusqu’à cinq kilomètres. C'est entre mars et juin qu’il émet ce chant à la tonalité proche de celle d'une corne de brume, seul indice de sa présence au sein d'une roselière ou phragmitaie, il est principalement émis la nuit, du crépuscule au petit matin, mais parfois également e

Son nom scientifique est botaurus stellaris, le terme latin botaurus (butio = crier, taurus= taureau) fait référence à son cri, comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau d’où son surnom de « boeuf des marais ». L’autre partie de son nom scientifique stellaris signifie étoile et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun doré semblable chez le mâle et la femelle et qui se confond avec les tiges mordorées des roseaux. Son chant – on dit qu’il butait – est très puissant ; il peut s’entendre jusqu’à cinq kilomètres. C'est entre mars et juin qu’il émet ce chant à la tonalité proche de celle d'une corne de brume, seul indice de sa présence au sein d'une roselière ou phragmitaie, il est principalement émis la nuit, du crépuscule au petit matin, mais parfois également e

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
… « MON TRUC EN PLUMES » ... Lorsque le Butor se prend pour Zizi Jeanmaire, et que la roselière devient une scène de music- hall ! C’est rarement le cas car cet oiseau est plutôt du genre discret, son plumage absolument mimétique lui assure un camouflage hors du commun.

… « MON TRUC EN PLUMES » ... Lorsque le Butor se prend pour Zizi Jeanmaire, et que la roselière devient une scène de music- hall ! C’est rarement le cas car cet oiseau est plutôt du genre discret, son plumage absolument mimétique lui assure un camouflage hors du commun.

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

LE BOEUF DES MARAIS

Il utilise ses longs doigts pour marcher sur la végétation flottante et pour grimper sur des touffes de roseaux. Quand il se nourrit, il longe lentement les bords de roselière, pouvant ainsi capturer poissons, insectes et amphibiens. Dès qu’il sent un danger, il va tendre le cou et le bec vers le ciel, pour adopter une position verticale et longiligne. Cela lui permet de se fondre parmi les roseaux et de disparaître de ce fait, dans son environnement.

Il utilise ses longs doigts pour marcher sur la végétation flottante et pour grimper sur des touffes de roseaux. Quand il se nourrit, il longe lentement les bords de roselière, pouvant ainsi capturer poissons, insectes et amphibiens. Dès qu’il sent un danger, il va tendre le cou et le bec vers le ciel, pour adopter une position verticale et longiligne. Cela lui permet de se fondre parmi les roseaux et de disparaître de ce fait, dans son environnement.

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

Le butor étoilé est un héron trapu qui mesure entre 70 et 80 cm, d’une envergure de 1 à 1,30 mètre, pour un poids de 960 g à 1,94 kg chez le mâle, de 785 g à 1,15 kg chez la femelle.
 

Sa tête est surmontée d’une calotte noire, et son bec, long et pointu, en forme de poignard, est vert jaunâtre, encadré de deux moustaches noires. Les yeux sont jaunes ou rouge orangé.
 

Le plumage brun doré, tacheté et rayé de noir, est semblable chez le mâle et la femelle, et lui vaut le qualificatif d’étoilé. Les mâles, légèrement plus grands que les femelles, se distinguent par la teinte bleutée que prend le bec à sa base pendant la saison de reproduction.
 

La teinte générale des juvéniles est semblable à celle des adultes, mais généralement plus pâle dessous, et la moustache demeure pratiquement invisible.
 

Son nom scientifique est botaurus stellaris. Le terme latin botaurus (butio = crier, taurus = taureau) fait référence à son cri, comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau, d’où son surnom de boeuf des marais. L’autre partie de son nom scientifique, stellaris, signifie étoile, et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun qui se confond avec la couleur des tiges des roseaux.

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
Le butor pêche à l’affut dans des eaux peu profondes, marchant lentement et s'arrêtant souvent. Il peut alors rester immobile de longs moments, surveillant et cherchant sa nourriture – poissons principalement, ou batraciens. Puis il avance, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, adoptant un léger mouvement latéral afin de mieux viser sa proie. Ses mouvements sont très lents, son cou tendu. Soudain, il passe à l’attaque ! Il transperce sa prise d’un coup avec le bec, puis la secoue, avant de l’avaler la tête la première.

Le butor pêche à l’affut dans des eaux peu profondes, marchant lentement et s'arrêtant souvent. Il peut alors rester immobile de longs moments, surveillant et cherchant sa nourriture – poissons principalement, ou batraciens. Puis il avance, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, adoptant un léger mouvement latéral afin de mieux viser sa proie. Ses mouvements sont très lents, son cou tendu. Soudain, il passe à l’attaque ! Il transperce sa prise d’un coup avec le bec, puis la secoue, avant de l’avaler la tête la première.

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

IL PÊCHE À L’AFFUT

Dès qu’il se sent menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préfère se réfugier dans la roselière où il adopte une position immobile étonnamment mimétique avec son environnement, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux. Il est capable de tenir cette position durant des heures, et même d’osciller au rythme du vent qui agite les roseaux !

 

Le butor pêche à l’affut dans des eaux peu profondes, marchant lentement et s'arrêtant souvent. Il peut alors rester immobile de longs moments, surveillant et cherchant sa nourriture – poissons principalement, ou batraciens. Puis il avance, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, adoptant un léger mouvement latéral afin de mieux viser sa proie. Ses mouvements sont très lents, son cou tendu.

 

Soudain, il passe à l’attaque ! Il transperce sa prise d’un coup avec le bec, puis la secoue, avant de l’avaler la tête la première.
 

C’est un solitaire, qui ne semble se préoccuper de ses semblables qu’au moment de la période des amours. Le mâle émet alors un chant très grave, entre février et juillet, période de reproduction, pour signaler sa présence aux femelles et délimiter son territoire vis-à-vis des autres mâles.
 

Ah, ce fameux son de corne de brume !

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
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UNE ESPÈCE MENACÉE

En Europe de l’ouest, où les populations sont marginales, l’effectif est souvent réduit à quelques centaines ou dizaines de couples du fait de la régression des habitats propices à l’espèce.
 

En France, le statut de conservation est considéré comme vulnérable : la population nicheuse a chuté de 35 à 45 % en trente ans. Estimée à 500 mâles chanteurs au début des années 1970, la population française n’en compterait plus que 300 actuellement.
 

Le butor étoilé est une espèce protégée dans notre pays, selon la loi du 10 juillet 1976, et fait donc partie des espèces faisant l’objet de mesures spéciales de conservation, en particulier en ce qui concerne leur habitat.
 

Par le passé, le butor a pourtant été ardemment chassé et consommé : un récit authentique nous apprend que, lors d’un dîner organisé à Saint-Omer en 1454 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, il fut servi aux invités plus de 400 butors étoilés !
 

Sacrilège !

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
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  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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  • Guy Sadet

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