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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 16:28

 

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Nul n’a besoin de redoubler d’efforts d’imagination pour se croire au début du siècle dernier lorsque qu’il découvre par bonheur l’esplanade de Mers-les-Bains, sur la côte picarde, tant l’architecture des villas qui la borde rappelle si bien la Belle époque. Si par chance il séjourne dans cette sympathique station balnéaire durant la fête des baigneurs – qui vient de se dérouler ce week-end – il est alors comblé !

Pour cette 12e fête des baigneurs, c’est le cinéma qui était à l’honneur. Cette thématique a peut-être inspiré aux participants de nombreuses idées de costumes grâce aux premiers films avec Charlie Chaplin, Buster Keaton, Laurel et Hardy, ainsi que ceux qu’arboraient les personnages mythiques du septième art de l’époque : Sissi, Scarlett O’hara, ou autre Arsène Lupin.

 

 

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Le temps d’un week-end, le secteur sauvegardé du quartier balnéaire, petit bijou Art nouveau, seule trace du passé de Mers l'élégante, se replonge donc dans l’ambiance des années folles. Façades, balcons, vitrines et cabines de plage se parent en mode Belle époque. On y croise des baigneurs habillés de maillots de ce temps ou chapeautés de canotiers, ou encore des élégantes vêtues de jolies robes aux délicates dentelles ; de quoi séduire les nostalgiques des bains de mer tel que les ont immortalisés les peintes impressionnistes à la fin du XIXe siècle.

Tout y est : l’arrivée en gare des baigneurs en costume d’époque, accueillis, comme des personnalités, au son de la musique de l’harmonie municipale, qui accompagne le cortège à bord de deux Pauline de 1900, tractées chacune par trois chevaux jusqu’à l’esplanade. L’un des temps forts de la journée du dimanche, c’est le traditionnel bain de mer en costume, moment absolument singulier et complètement anachronique qu’il ne faut absolument pas rater, tout comme le grand défilé costumé à travers les rues bondées de spectateurs enthousiastes.

 

 

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Mers l’élégante

 

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Autrefois village de pêcheurs de quelques centaines d’âmes, Mers a connu son essor dès 1860 avec l’avènement de la vogue des bains de mer, et surtout grâce à la mise en service de la ligne de chemin de fer Paris-Le Tréport. Des familles de Parisiens aisés découvrent alors les bienfaits des bains et de l’air iodé, des privilégiés fortunés s’accordent alors des week-ends et courts séjours. Le long de l'esplanade, les élégantes se promènent nonchalamment, ombrelle à la main, tandis que les adeptes des bains s'aventurent en maillot rayé sur la magnifique plage de galets. Un établissement de bains et un casino sont rapidement sortis de terre suite à l’engouement suscité pour la plage devenue la plus huppée de la côte picarde. Séduits par ses nouveaux atouts, les riches propriétaires issus de l’aristocratie et de la bourgeoisie parisienne, mais également lilloise et rouennaise, s’y fixent en construisant les premières résidences secondaires de la côte.

La thalassothérapie vient de naître. Les villas* à l’architecture verticale sont de style anglo-normand, flamand, picard, Renaissance, Louis XIII, Napoléon III, années 30, voire mauresque.

Les balcons, bow-windows et loggia, les ferronneries, auvents, baies, frontons sont ouvragés.

On admire les briques émaillées à dominante bleu-vert, les carreaux de grès, ainsi que les étonnantes céramiques, faïences, mosaïques, frises, clous, cabochons, mascarons, rosaces, cartouches, médaillons, ainsi que leurs couleurs.

Les villas portent des noms de fleurs ou font référence à la nature, avec une préférence pour le thème se rapportant à la mer. Néanmoins, en centre-ville, c’est la maison bourgeoise avec balcons en ferronneries qui prédomine. De nombreux hôtels comme le fameux Hôtel des bains et pensions de familles voient le jour.

Le célèbre romancier et visionnaire Jules Verne vient alors à Mers se reposer en famille, amarrant son voilier au Tréport. Victor Hugo y séjourne également et Gustave Eiffel réside quelque temps dans la station en vogue. Le génial architecte en profite d’ailleurs pour signer de nombreux balcons ouvragés de villas sur l’esplanade. La commune s’adapte en permanence à l’évolution du tourisme, vantant la beauté et la qualité de son architecture balnéaire hors du commun.

A l’époque des premiers congés payés de 1936, Mers accueille sur sa plage les premières familles d’ouvriers et de vacanciers lambdas venu par le train de la gare Le Tréport-Mers.

Maintenant, touristes et vacanciers ont bien entendu délaissé les robes longues et les chapeaux haut-de-forme pour les sandales et les shorts, même si sur l'esplanade on se promène toujours comme à la belle époque dans la même atmosphère douce et paisible…

 

 

*La plupart des constructions d’habitations ont été qualifiées de villas lors de l’édification du quartier balnéaire pour les distinguer des autres constructions, telles les hôtels ou les maisons de rapport. Ces villas portent généralement un nom en façade pour les identifier et les distinguer des immeubles ; ce sont des prénoms – souvent féminins – ou des termes empruntés à la nature. Par l’arrêté du 7 août 1986, la Ville obtient la possibilité de classer cet ensemble exceptionnel en secteur sauvegardé. Depuis, ses 400 villas ont retrouvé leur éclat d'antan. 

 

 

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MIDI , L'HEURE DU BAIN

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 08:42

 

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A la tombée de la nuit la cathédrale Notre-Dame d’Amiens – l’un des fleurons de l’architecture gothique classique, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO – revêt à nouveau les couleurs que lui avaient données les bâtisseurs à l'époque médiévale.

C’est ainsi que le spectateur, fasciné, assiste à un incroyable voyage dans le temps en percevant ce monument comme pouvaient le faire nos ancêtres six ou sept siècles en arrière grâce à ce fabuleux spectacle de polychromies qui reproduit une restitution fidèle des couleurs médiévales à l’aide des projections d’images numériques en haute définition. Neuf projecteurs des plus performants sont nécessaires pour réaliser chaque soir cette prouesse technologique.

Le résultat est tout à fait exceptionnel. Les sculptures et les éléments d’architecture se parent alors des plus belles couleurs, comme si les artistes avaient de nouveau appliqué les pigments au pinceau. Nous assistons à un moment d’émotion pure.

La nuit aidant, on s’imagine alors de retour au Moyen Âge lorsque des lampes à huile brûlaient pour prolonger l'illumination splendide de ces porches et pour soutenir par le spectacle de la lumière colorée, la dévotion des fidèles.

 

 Spectacle Amiens la cathédrale en couleurs (durée 40 minutes) 

Du 15/06/2014 au 15/09/2014

Du 15 au 30 juin : à 22h45

Du 1er au 31 juillet : à 22h30

Du 1er au 31 août : à 22h

Du 1er au 15 septembre : à 21h45

 

 C’est une réalisation SKERTZO.

 

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Grâce au laser

 

 

Les historiens ont démontré qu’au Moyen Âge, le décor sculpté des églises, ainsi que des éléments d’architecture, étaient peints de couleurs éclatantes. Les polychromies, retrouvées sur les portails de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, révèlent ainsi l’utilisation dès le XIIIe siècle de couleurs vives sur l’ensemble des sculptures.

Le nettoyage au laser du portail sud a commencé en 1992. Testé durant plusieurs années au laboratoire de recherche des monuments historiques, ce fut la première fois que le laser était utilisé en grandeur grâce à la mise en place d’un laser mobile.

La technique du laser appelée aussi désincrustation photonique, consiste en des particules de lumières identiques de faible intensité, émises à une forte puissance, suivant des impulsions très courtes. L’onde provoque ainsi une micro-résonance dans la couche de salissure qui se détache par effritement. Agissant par effleurement, le laser conserve à la surface de la pierre son intégrité.

Sur les parties nettoyées, tant au portail de la Mère-Dieu qu’à celui du Beau-Dieu, quelques traces de polychromie ont été révélées sur les quadrilobes du soubassement et sur certaines statues colonnes, là où les intempéries et les ravages du temps ont fait leur oeuvre.

Par contre, à l’abri dans les ébrasements, les voussures et les tympans, les bleus, les verts, les rouges, les ocres, les ors ressurgissent. Ces peintures furent réalisées au XIIIe siècle, même si certaines teintes ont changé au cours des siècles en fonction de l’évolution du goût ou de la liturgie. Par cette révélation progressive des couleurs, la preuve est donc apportée à Amiens que les cathédrales gothiques d’Europe avaient leurs façades peintes.

 

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Les trois portails de la façade occidentale de Notre-Dame

 

 

Le portail de la Mère-Dieu

 

 

Le portail de droite, dit portail de la Mère-Dieu, est dédié à la Vierge Marie.

Le soubassement superpose deux rangs de quadrilobes figurant des épisodes de l’Ancien Testament rapportés à la conception virginale de Marie et aux prophéties messianiques et des épisodes du Nouveau Testament relatifs à l’enfance du Christ et de Saint Jean-Baptiste.

Les ébrasements présentent un ensemble de statues monumentales, dont les groupes représentent l’Annonciation, la Visitation, la Présentation au Temple, la Visite de la Reine de Saba au Roi Salomon et la Visite des Mages à Hérode et à la Vierge.

Aux angles, se tiennent deux des petits prophètes appartenant à la série des douze petits prophètes qui s’étend tout le long de la façade.

La Vierge se dresse au centre, au trumeau. Sur le soubassement, Adam et Eve se trouvent représentés dans les scènes de la Genèse relatives à la faute originelle, que Marie viendra annuler.

Au-dessus du linteau sur lequel sont assis six patriarches de l’Ancien Testament, le tympan représente sur deux registres superposés la Dormition et l’Assomption, puis le couronnement de la Vierge.

Les trois cordons de voussures portent des anges et les ancêtres de la Vierge, les rois de Juda et les autres.

 

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Le portail du Beau Dieu

 

 

Le portail central, dit portail du Beau-Dieu, est dédié au Sauveur. Le soubassement superpose deux rangs de quadrilobes figurant les vices et les vertus. Les ébrasements présentent un ensemble exceptionnel de douze statues monumentales, les apôtres, tandis que sur la face interne des contreforts sont placés les quatre grands prophètes.

Aux angles sont campés de biais deux des douze petits prophètes de la façade.

Au même niveau, se dresse au trumeau le Beau Dieu d’Amiens.

Le tympan porte un ample jugement dernier sur quatre registres superposés : la résurrection, la séparation des élus et des réprouvés, le souverain juge et l’apparition du fils de l’homme dans les nuées.

Les voussures et les nervures de la voûte portent quant à elles un cortège impressionnant de figures, de souverains et d’anges.

 

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Le portail de Saint-Firmin

 

 

Le portail de gauche est dédié à Saint-Firmin, considéré comme le premier évêque d’Amiens.

Le soubassement superpose deux rangs de quadrilobes figurant les signes du zodiaque et les activités des mois correspondants. Les ébrasements présentent deux groupes de six statues, soit douze personnages, parmi lesquels la tradition reconnaît des saints et saintes de la région, dont les reliques étaient conservées à la cathédrale.

Aux angles se tiennent deux autres des douze petits prophètes.

Au trumeau se dresse la statue de Saint-Firmin, représenté en évêque bénissant. Au-dessus du linteau sur lequel sont assis six évêques, le tympan narre la translation des reliques de Saint-Firmin, ramenées du site de l’église de Saint-Acheul à la cathédrale. Les voussures et les nervures de la voûte portent un cortège d’anges.

 

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 07:24

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The Color of Time à Béthune

 

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Holi Run à Cysoing

 

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The Color of Time à Béthune

 

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Holi Run à Cysoing

 

 

 

Le week-end end qui vient de s’achever fut résolument Holi* dans le Nord – Pas-de-Calais.

Le matin avec la Holi Run, qui se déroulait dans le parc du château de Cysoing près de Lille, et le soir à Béthune avec l’étonnante déambulation The Color of Time de la troupe marseillaise Artonik, en clôture du 15e festival Z’arts Up, festival européen des arts de la rue.

C’est sans doute le hasard du calendrier qui a fait que ces deux manifestations on ne peut plus colorées, inspirées de la fête hindoue des couleurs, se déroulent le même jour… et à quelques kilomètres de distance !

 

 

* Célébrée en Inde pendant deux jours, après la première lune du mois Phalguna (février-mars) la Holi est la fête de l’équinoxe de printemps. Elle met à l’honneur des couleurs dont chaque nuance revêt une signification particulière : le vert pour l’harmonie, l’orange pour l’optimisme, le bleu pour la vitalité et le rouge pour la joie et l’amour !

Cette fête est également l'occasion de manifester son amitié aux autres. Partout dans les rues, les gens dansent et défilent avec des poudres colorées dont ils s'enduisent mutuellement en riant. Ce jour-là, les castes n'existent plus et chacun est l'égal de l'autre. Il y a dans cette célébration le refus du rejet de l’autre et la reconnaissance fraternelle de l’altérité.

 

 

La Holi Run à Cysoing

 

 

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La Holi Run a été créée à Calais en 2013. Il s’agit d’une course festive dont le principe est assez simple : trois épreuves constituées de deux parcours chronométrés de 10 et 5 kilomètres, ainsi qu’un 5 kilomètres à allure libre. Ce 5 km non chronométré est ouvert à tous (à partir de 7 ans) pour le simple plaisir de courir ou de marcher, mais aussi de faire la fête et de partager un moment unique.

La particularité de cet événement : à chaque kilomètre correspond une zone de couleur (jaune, rouge, vert, bleu et rose) qu’il faut traverser pour en ressortir… coloré(e) ! Dans ces zones de coloriage, des organisateurs projettent de la poudre d’amidon aux pigments colorés sur les coureurs ou randonneurs.

A l’arrivée de chaque parcours, on célèbre la Holi Run : musique, danse et ambiance festive, le tout dans une explosion de couleurs.

Le Holi Run Tour continue sa tournée en passant par Rouen le 13 juin, Calais le 15, puis Paris, Biarritz, etc. Dix dates sont prévues en 2014.

A Cysoing, dimanche, ils étaient plus de 1600 concurrents. Alors pourquoi tant d’engouement à participer à une course si peu conventionnelle ? L’envie de se défouler dans une période économique et sociale difficile ? Pour Patrick Mignon, sociologue du sport à l’Insep, « à l'intérieur de ce sport qu’est la course de fond, peut-être le seul en France qui continue de gagner des pratiquants, apparaissent des pratiques marginales particulières, ludiques ou extrêmes. Parfois, certaines courses sont sportives et marrantes à la fois. Certaines n'ont qu'un côté rigolo et démonstratif : on occupe en groupe la ville, et ensuite on mettra des photos sur les réseaux sociaux. C'est une manifestation qui s'inscrit dans l'espace urbain. Une façon d'exister avec légèreté, en courant et en s'amusant ».

 

 

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Une explosion de couleurs dans la cité de Buridan

 

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The Color of Time, de la compagnie marseillaise Artonik qui a excellé l'an dernier lors de Marseille 2013 capitale européenne de la culture a proposé avec cette déambulation en guise de final de l’édition 2014 de Z’arts Up, une réinterprétation contemporaine de la Holi.

C'est un rituel éphémère, l'envie de partager collectivement une explosion de joie chromatique, en renouant avec la fête comme exorcisme de la peur de l'autre. Au cours de ce spectacle chorégraphié qui associe comédiens-danseurs, musiciens live, danseurs amateurs et public complice, chacun devient l’égal de l’autre en s’enduisant de pigments colorés qui, ainsi mélangés les uns aux autres, célèbrent la diversité, la rue devenant un espace de cohésion et de métissage.

Un spectacle participatif En effet, douze danseurs de la compagnie font partie du spectacle mais le but est de compter un maximum de danseurs amateurs avec eux pour la partie participative de ce spectacle. C’est ainsi qu’en avril, une danseuse de la compagnie a dispensé ses conseils afin de mémoriser les divers mouvements du spectacle à ceux qui voulaient faire partie de l'aventure. Si la première partie du spectacle est plus classique avec musique et danses à la fois sensuelles et frénétiques, le dernier quart d'heure donne à la fête un petit côté flashmob avec ces danseurs amateurs.

Pour répondre au souhait de Artonik qui voulait prolonger le partage en invitant le public à rejoindre la déambulation pour faire jaillir des feux d'artifice de Gulal – poudre de maïs coloré – et changer ainsi ensemble la couleur du ciel, ce sont des centaines de personnes qui déclenchèrent une incroyable explosion de couleurs digne d’un bouquet final…

 

C’était le 14 juillet avant l’heure à Béthune !

 

 

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 11:49

 

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La pêche aux crevettes à cheval est instinctivement associée à la station balnéaire d’Oostduinkerke située sur la côte belge occidentale, la seule commune côtière dans le monde à entretenir avec attachement et conviction cette tradition encore profondément enracinée dans sa vie quotidienne.

Cette technique de pêche est l'héritière d'une tradition séculaire : les premières mentions écrites remontent à 1563 à l'abbaye des Dunes. On a d'abord utilisé des ânes, puis des mules et aujourd'hui de robustes chevaux de trait. On pêchait à cheval tout le long de la côte belge, mais aussi dans le nord de la France, en Hollande et dans le sud de l'Angleterre, mais aujourd'hui, le seul endroit où se pratique la pêche équestre est Oostduinkerke qui bénéficie d'une plage sans obstacle ni brise-lame.

Cette activité qui, par le passé, servait de gagne-pain à de nombreuses familles de pêcheurs est maintenant devenue une attraction pour les visiteurs. Elle constitue en outre un attrait pour des peintres, des écrivains, des poètes, et des photographes qui s’inspirent volontiers du spectacle pittoresque de ce rituel en mer avec ces hommes en ciré jaune sur leurs puissants et nobles chevaux de trait, ayant les flots pour horizon.

Même si cette pêche n’est plus à notre époque, économiquement rentable, cet artisanat traditionnel est perpétué par une dizaine de familles, chacune ayant sa spécialité, comme le tissage des filets ou la connaissance et l’entretien des chevaux de trait brabançons. Ce patrimoine culturel revêt une grande importance pour leur identité et les pêcheurs attachent beaucoup de valeur à l'existence de cette tradition, car c’est surtout un bel exemple d'interaction dynamique et durable avec la nature et la culture qui se transmet de génération en génération.

La pêche aux crevettes à cheval suppose en effet une bonne connaissance de la mer et de la côte, ainsi qu'un degré élevé de confiance et de respect envers la plus belle conquête de l’homme.

Deux fois par semaine, sauf en hiver, les pêcheurs labourent les flots, accompagnés de leur cheval et de leur filet. La pêche dure trois heures, une heure et demi avant et une heure et demi après la marée basse.

Le cheval entre dans l'eau jusqu'au poitrail et avance parallèlement à la côte, en tirant un filet en forme d'entonnoir que deux planches en bois maintiennent ouvert. Une chaîne racle le sable pour créer des vibrations qui font que les crevettes bondissent et entrent dans le filet.

Ce filet (7 x 10 mètres) exige une force de traction énorme que seuls des chevaux de trait brabançons peuvent fournir. Toutes les demi-heures, la pêche est interrompue pour retourner sur la plage, où le filet est vidé et la prise passée au crible. Les pêcheurs versent les crevettes dans les paniers fixés sur les flancs du cheval. Plus tard, les crevettes sont cuites à l'eau douce.

La pêche se pratique sur la plage et la zone de ressac d'Oostduinkerke en eaux peu profondes et n'est possible qu'à marée basse, par mer calme, sur des côtes suffisamment plates. C'est d'ailleurs le biotope où l'on rencontre la crevette grise, Crangon crangon, en grand nombre. De plus, Oostduinkerke dispose d'une plage idéale sans jetées ou autres obstacles pouvant s'avérer dangereux pour le cheval ou le pêcheur.

 

 

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Le cheval entre dans l'eau jusqu'au poitrail en tirant un filet (7 x 10 mètres) en forme d'entonnoir que deux planches en bois maintiennent ouvert. Une chaîne racle le sable pour créer des vibrations qui font que les crevettes bondissent et entrent dans le filet.

 

 

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La pêche à cheval inscrite au patrimoine culturel de l'UNESCO


 

 

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Lors de la huitième édition du comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, qui s'est déroulé du 2 au 7 décembre 2013 à Baku (Azerbaïdjan), la pêche de crevettes à cheval à Oostduinkerke a officiellement été ajoutée à la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l'Humanité *.

L’Ordre des pêcheurs de crevettes à cheval a reçu officiellement mardi 18 mars 2014 le certificat attestant de l’entrée de cette activité sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (PCI) de l’Unesco. C’est la ministre flamande de la culture, Joke Schauvliege, qui a transmis ce précieux document à l’Ordre, en mars dernier.

Pour célébrer cette reconnaissance, la Monnaie royale de Belgique émettra à l'initiative de l'Ordre des pêcheurs de crevettes à cheval une série officielle d'euros cette année ayant pour thème le pêcheur à cheval.

Cette série contiendra, outre les huit premières pièces à l'effigie du roi Philippe, une pièce d'or représentant un pêcheur à cheval, oeuvre de l'artiste Dieusaert. Cinq de ces pièces sont mises en circulation comme moyen de paiement, ce qui rend cette série très spéciale pour les collectionneurs.

La Monnaie royale de Belgique émettra également une pièce en argent à l'effigie du pêcheur de crevettes.

 

* Le patrimoine culturel immatériel désigne les us et coutumes, les pratiques et les connaissances qu'une communauté a hérités ou qui font partie d'un continuum historique et que la communauté ou le groupe considère de commun accord comme suffisamment important pour le transmettre aux générations futures. Ce patrimoine est vaste et englobe des cortèges et processions, des défilés de géants, la fabrication de la dentelle aux fuseaux... L'importance du patrimoine culturel immatériel ne réside pas tant dans la manifestation culturelle elle-même que dans l'ensemble du système : la méthode de transmission et le procédé. On y répertorie cinq domaines : les traditions orales, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les arts du spectacle, les connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers, les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l'artisanat traditionnel. La pêche aux crevettes fait partie tant de la quatrième que de la cinquième catégorie.

 

 

 

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Deux statues en bronze à la gloire des pêcheurs de crevettes ont été érigées sur la plage

 

 

 

Le cheval, leur fidèle compagnon

 

 

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Ce mode de pêche est une pratique artisanale en étroit lien avec la nature qui implique notamment une bonne connaissance de la mer. Confiance, connaissance et respect du cheval sont au moins aussi importants. Le cheval est le plus fidèle compagnon du pêcheur de crevettes. Le lien entre eux est vital : le pêcheur fait confiance en sa force, qui à son tour fait confiance au pêcheur qui le mène dans les eaux troubles de la mer.

Chez eux, les chevaux disposent d'un pré avec de l'eau fraîche et des aliments adaptés. Tous les pêcheurs de crevettes disposent également d'une écurie où les chevaux trouvent refuge par temps froid. L'écurie est un espace complètement fermé, généralement annexé à l'habitation du pêcheur.

La présence d'un abri dans les prés est obligatoire depuis 2013.

Les chevaux de trait sont des animaux à sang froid capables de résister à des températures froides. À cause de leur taille, ils perdent beaucoup moins de chaleur par kilo que l'homme. Comme leurs jambes contiennent moins de muscles que celles de l'homme, elles ont moins besoin de sang ; les cellules des jambes, du fait de ce métabolisme peu actif, ont dès lors moins de mal à supporter le froid.

Les naseaux sont spécialement conçus pour réchauffer l'air. Ils perdent moins de chaleur via les poumons. Les poumons étant situés sur la partie supérieure du dos, ce qui explique que les chevaux de trait peuvent facilement pénétrer dans l'eau jusqu'au poitrail sans ressentir le froid.

Au printemps, les crevettes se rapprochent de la ligne intercotidale et les chevaux ne doivent plus s'enfoncer aussi profondément (1 m). En automne, l'eau de mer s'est réchauffée au soleil estival et les crevettes cherchent des sols plus profonds et donc plus froids. Les pêcheurs de crevettes s'enfoncent plus loin dans la mer.

 

 

NAVIGO, musée national de la pêche

 

 

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Niché dans un joli coin de verdure au centre du village, le Musée NAVIGO - musée national de la Pêche- invite à découvrir l'histoire de la pêche en mer et de la pêche côtière en Flandre dans le passé mais également de nos jours. Bien entendu la pêche sur la plage et la vie des pêcheurs de crevettes à cheval, une tradition vivante unique à Oostduinkerke, ont acquis une place dans la collection particulièrement riche de ce musée résolument moderne, présentée dans des décors esthétiques et sous forme interactive. Petits et grands peuvent participer à diverses activités ce qui contribue grandement à rendre la visite encore plus captivante.

Vous pouvez vivre une tempête en mer comme si vous étiez, et aussi découvrir la vie du travail des marins-pêcheurs d’autrefois au milieu de décors plus vrais que nature : la maison du pêcheur, la plage, la chapelle, le chantier naval, la criée d’Ostende … et même un fumoir à harengs. Le bateau de pêche côtière OD.1 Martha et les aquariums impressionnants de la Mer du Nord vient compléter l’ensemble particulièrement haut en couleurs. La collection du Musée de la Pêche réunit le patrimoine, l’art, l’artisanat et la richesse de la nature de la mer du Nord. En organisant chaque année des expositions qui jettent un regard neuf sur les différents aspects de la pêche, le musée s’intéresse ainsi au présent et à l’avenir de la pêche en mer du Nord.

Pour terminer la visite sous le signe de la détente, l'estaminet in de Peerdevisscher (le pêcheur à cheval) qui jouxte le musée propose dans son cadre convivial et hors du temps des dégustations de produits locaux. Pour ouvrir l'appétit, en guise d’apéritif je vous conseille de déguster - avec modération – une bonne bière trappiste ou si vous préférez, un petit vin blanc accompagné d’une portion de harengs au vinaigre ou une part de crevettes grises - non décortiquées bien sur- elles sont de belle taille et de première fraîcheur ! Pour suivre, ce repas simple et convivial, des solettes servies avec une copieuse portion de vraies frites, de la salade, et un dessert maison... What else ? comme le dit si bien l’ami George.

 

 

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L’intérieur d’une maison de pêcheur, autrefois … un décor plus vrai que nature

 

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Paardenvissers op het strand , de Edgard Farasyn , peintre anversois ( 1858-1938)

 

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 l' estaminet in de Peerdevisscher (le pêcheur à cheval) qui jouxte le musée

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… des crevettes de belle taille et de toute première fraicheur

 

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Vagues d’argent et beau ciel clair

Le flot sur les grèves se vide.

Les cinq pêcheurs équestres de Coxyde

Pèchent nonchalamment, sur le bord de la mer.

Dans les lueurs et dans les moires

Des vagues pâles, passent, Allant, venant,

Leurs silhouettes noires

Les chevaux vieux, les chevaux las,

Parfois lèvent la tête et regardent là-bas,

L’espace …

Les mailles traînent

Lentes et pesantes ; dans le remous,

Les bêtes vont, les rênes

Tombantes sur le cou,

Et monotones ;

Le corps houleux, au rythme de leur dos,

Leur cavalier les yeux mi-clos,

Siffle ou chantonne.

Une heure passe, une heure ou deux,

On est heureux ou malchanceux,

Le poisson vient ou bien se cache,

On travaille par les temps chauds, par les temps froids,

Toujours, et néanmoins, on retourne chez soi,

Oh ! que de fois !

Les paniers creux, sonnants et lâches.

Ainsi peinent les pêcheurs vieux,

Contents de rien, contents de peu,

Usant dans le malheur ou dans la chance,

Dans la contrainte et dans l’effort,

Les sabots de l’existence

Qui se brisent un jour et réveillent la mort,

Pourtant, tels soirs d’été, quand, aux heures de lune

Sur leurs chevaux pesants, ils remontent les dunes

Et apparaissent, au loin sur les crêtes à contre-ciel

Chargés de filets et de toiles,

On croirait voir de grands insectes irréels

Qui reviennent de l’infini

Après besogne faite et butin pris,

Dans les étoiles.

 

Emile Verhaeren

 

(Poète belge d’expression française, né à Saint-Amand dans la province d'Anvers, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916)

 

OOSTDUINKERKE 27

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 08:02

 

C’est un euphémisme que de dire de l’ami Alexander Deman, promoteur du Festival de Sculptures de Glace de Bruges (Belgique) qu’il a du flair !

En effet la dernière production des studios Disney, La Reine des Neiges (FROZEN) n’est pas encore sortie officiellement sur les écrans que le gaillard s’en est déjà inspiré pour concevoir l’édition 2013 qui vient de s’ouvrir ce vendredi et qui profitera sans aucun doute des retombées positives de la promotion du film orchestrée avec maestria par la multinationale du rêve.

 

FROZEN 1

 

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Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Disney s’invite au festival de la cité aux canaux ; le public aime ça et il en redemande. Il y a fort à parier que cette manifestation unique en Europe battra cette année un record d’affluence : près de 200 000 visiteurs y sont attendus. La trentaine de sculpteurs venus du monde entier – onze nations représentées – s’est donc servie de ce conte pour la création des oeuvres, tout en donnant libre cours à l’imagination afin de transporter le visiteur dans un monde aussi féérique qu’imaginaire.

Pour cette édition 2013, le salon se décline en trois volets et quarante-cinq scènes.

Le visiteur est d’abord accueilli dans le décor somptueux d’une salle de bal princier en compagnie des douze princesses de l’univers Disney et de leurs chevaliers servants. Le second espace nous fait découvrir le royaume d’Arendelle, ainsi que ses personnages, notamment sa majesté Elsa et le prince Hans , également sa soeur Anna, le fougueux montagnard Kristoff et son renne Sven, ainsi que Guimauve l’énorme bonhomme de neige , garde du corps brutal chargé de repousser les intrus loin du palais de glace, le Duc de Weselton qui compense sa petite taille par une immense arrogance et qui est le premier à qualifier Elsa de monstre , et Oaken le directeur de Wandering Oaken's Trading Post and Sauna, qui depuis que l'hiver glacial s'est abattu sur le pays, s'est retrouvé avec tout un stock de fournitures estivales sur les bras ! Le troisième espace faisant référence au spectacle Magie de Noël de Disneyland® Paris est plus ludique, avec son toboggan de glace, un labyrinthe et le bar. On y côtoie les personnages fétiches de Disney : Blanche-Neige et les sept nains mais également Mickey, la plus célèbre souris du monde.

Voici l’histoire qui sert de trame à l’exposition : Elsa, destinée à accéder au trône d’un royaume aussi imaginaire que lointain, a le pouvoir, selon ses émotions, d’agir sur la glace et la neige avec ses mains. Le jour de son couronnement, elle utilise malencontreusement ses glaciaux pouvoirs plongeant le royaume d’Arendelle, autrefois vert et ensoleillé, dans un éternel hiver. Elle n’a alors d’autre choix que de s’enfuir en s’exilant dans une forteresse de glace. En compagnie d'un montagnard expérimenté nommé Kristoff et de son renne Sven, Anna, jeune fille aussi téméraire qu’insouciante, va partir à l'aventure et mettre son audace à dure épreuve afin de survivre, tenter de sauver le royaume en brisant la malédiction et retrouver la Reine des Neiges qui n'est autre… que sa soeur, Elsa.

Au cours de leur périple, les aventuriers vont devoir affronter les conditions extrêmes des sommets rocheux et glacés des montagnes. Ils vont aussi croiser en chemin, de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf.

Anna et Kristoff vont devoir rivaliser de courage et d’inventivité pour survivre et sauver le royaume du chaos...

 

FROZEN 5

 

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LE FILM

 

Le Disney cuvée de Noël 2013 (sortie officielle programmée dans les salles en France le 4 décembre) est très librement inspiré du conte éponyme de Hans Christian Andersen, publié en 1844 dans le recueil Nouveaux Contes. Il évoque la lutte du bien contre le mal.

Bien que ce soit l’un des ses plus longs contes, Andersen l'a écrit en cinq jours. Néanmoins le film -réalisé par Chris Buck et Jennifer Lee- ne conserve que bien peu de choses de celui-ci – comme on a déjà pu le voir par le passé dans les longs métrages produits par les studios de Disney.

La raison est simple, ainsi que l’explique Peter Del Vecho le producteur, qui fut également celui de Winnie l’ourson et de La Princesse et la Grenouille : « Garder l’histoire telle quelle n’était pas possible : elle était trop violente ! ».

Le conte de fées d’Andersen est en effet assez sombre. Disney n’a donc conservé que la reine et son environnement, ajoutant même un personnage en la personne de sa soeur. Réalisé par la même équipe que Raiponce, le dessin animé promet de divertir les petits et le reste de la famille. Outre la beauté des décors et de l’enchantement dégagé par les chants et la musique signée par Robert Lopez et Kristen Anderson-Lopez, le film recèle une bonne dose d’humour, grâce à la présence des personnages secondaires : Olaf, le bonhomme de neige - doublé par Dany Boon dans la version française- qui rêve de prendre des vacances au soleil, et Sven, un renne, qui entretient une relation particulière avec son maître.

 

 

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Blanche-Neige veille sur le sommeil des sept nains

 

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Les artistes de l’éphémère

 

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SCULPTEURS FROZEN 2

 

SCULPTEURS FROZEN 3

 

 

Depuis plus de cinq semaines, une trentaine de sculpteurs de renommée internationale sont au travail afin de réaliser leurs oeuvres.

Les premiers camions frigorifiques livrent les blocs de glace qui pèsent chacun deux tonnes à partir de la fin octobre-début novembre. Ces blocs sont déchargés à l’aide de bulldozers et de grues pour être ensuite entreposés dans la halle frigorifique.

La neige est fabriquée sur place par pulvérisation de la glace qui est ensuite travaillée au snow crusher . En vaporisant simultanément de l’azote liquide à une température de - 197° et de l’eau, on obtient de vrais cristaux de neige. Au total, ce sont plus de 250 tonnes de glace qui auront été manipulées et travaillées pour le plus grand plaisir des yeux.

Le processus de construction de sculptures de neige est presque identique à celui des sculptures de sable. Un snow blower souffle dans de grands caissons en bois des couches successives de neige qui sont ensuite tassées. Après trois jours, le bloc de neige est démoulé et l’artiste peut se mettre au travail.

C’est la main du sculpteur qui détermine l’oeuvre. Chaque artiste a sa propre technique de travail et ses outils : scies circulaires, tronçonneuses, foreuses et fraiseuses. Tous travaillent du haut vers le bas.

Les détails de finition sont exécutés au moyen de burins à bois, de pelles tranchantes ou de hachettes.

Même le fer à repasser à vapeur est appelé à la rescousse pour polir et fignoler l’ouvrage.

Toutes les réalisations sont ensuite valorisées par un éclairage architectural qui, combiné aux effets de réflexion de la glace et de la neige, crée ainsi un spectacle grandiose et magique.

 

SCULPTEURS FROZEN 4

 

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SCULPTEURS FROZEN 11

 

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SCULPTEURS FROZEN 17

 

 

SNOW & ICE

Place de la gare – 8000 Bruges

Du vendredi 22 novembre 2013 au 5 janvier 2014

Ouvert tous les jours de 10 à 18 h également le 25 décembre ainsi que le 1er Janvier

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:43

 

GALARIE MARAIS 1

GALERIE MARAIS 2

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Comme chaque année depuis huit ans, une vingtaine d'artistes sont invités à s'exprimer en pleine nature, dans la petite commune de la Madelaine-sous-Montreuil dans le Pas-de-Calais, charmant village qui porte bien son nom, puisqu'il est situé en contre-bas de la cité des remparts, juste séparé par des prairies qui s'étirent en pente douce jusqu'au pied des murailles de Vauban.

C’est donc dans ce pittoresque bourg qui offre une vue imprenable sur les remparts de Montreuil qui déroulent leur cordon rosé de briques, et la Tour Blanche que l’association La Galerie du Marais s’est installée il y a quelques années déjà. Cette galerie n’a rien de classique, il est donc inutile de chercher un bâtiment qui abriterait une improbable salle d’exposition. Les artistes plasticiens qui résident en juillet et en août exposent donc leurs oeuvres dans le marais qui offre aux artistes un magnifique et inattendu espace d’expression. Le thème choisi pour cette huitième édition est Je t’aime … tout un programme !

 

Chaque dimanche durant ces rencontres, des spectacles vivants sont proposés aux nombreux visiteurs.

 La Galerie du Marais La Madelaine-sous-Montreuil

 

Du 21 juillet au 4 août – 15h/19h - Entrée libre -

Spectacles les dimanches après-midi


 

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Sophie David, conteuse et Alain Graczyk, duo violon accordéon

 

 

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A l’aube, lorsque la nature s’expose elle aussi dans les marais…

 

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 05:32

 

Si cet été vous avez la chance de passer vos vacances – ou même un week-end – sur la côte picarde ou en baie de Somme et que vous avez la possibilité de vous offrir une balade aérienne au-dessus de cette surprenante région, n’hésitez pas !

Dépaysement et découvertes assurés ! Sous vos pieds défileront des paysages aussi variés que surprenants, de Mers-les-bains, la romantique, à Saint-Valery, la médiévale, puis en survolant les falaises avant le bois de Cise, vous apercevrez déjà au lointain la Réserve Naturelle de la baie de Somme baignée dans une prodigieuse lumière, puis enfin Le Crotoy.

Avant de découvrir le site du Marquenterre et le massif dunaire, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir des phoques se reposant sur un banc de sable, profitant des rayons du soleil loin de toute présence humaine.

Décollage immédiat !

 

Photographies aériennes Guy Sadet/Pilote Philippe Pallu

 

MERS-LES-BAINS

 

PH 1 MERS- les-Bains

 

De falaises en falaises : de Mers-les-Bains à Ault-Onival

 

PH 2 FALAISES

 

C'est au sud de la côte picarde que se profilent les dernières falaises du Pays de Caux. Culminant à près de 80 mètres, ces monuments de craie vive imposent leurs abruptes silhouettes face à la Manche, dont la houle arrache les silex qui migrent vers le Nord. Ils deviendront galets par le roulement des flots. C'est en fin de journée, quand les rayons du soleil éclatent sur les falaises et que les reflets sur l'eau révèlent des couleurs plus douces, que le spectacle est le plus étonnant.

 

Bois de Cise

 

PH 3 BOIS DE CISE

 

Le bois de Cise, perché en crête de falaise entre Mers-les-Bains et Ault, est un bois naturel dont l'origine se perd dans la nuit des temps, situé sur une valleuse qui chute en mer. C’est sans doute l’un des sites les plus pittoresque de la côte picarde : le bois de Cise après avoir été un simple rendez-vous de chasse, va se transformer dès la fin du XIXe siècle grâce à la vogue croissante des bains de mer qui va révolutionner tout le littoral des bords de Manche. Quelques aristocrates fortunés prennent ainsi l'habitude de venir aux bains de mer sur la côte à la belle saison. L'arrivée du chemin de fer au Tréport fait apprécier à la bourgeoisie parisienne Mers-les-Bains et Onival-les-bains. Le bois de Cise, quant à lui, a été découvert par des promeneurs qui empruntaient le sentier des douaniers par la crête des falaises. C'est un certain Jean-Baptiste Theulot qui entreprit les travaux d'aménagement du site en 1898. Trois obstacles s'opposent au développement de cet étonnant endroit : l'impossibilité d'accéder à la mer parce que valleuse suspendue, le caractère sauvage de la plage et les difficultés d’approches à l'intérieur de la partie boisée. C'est au pic que l'ouverture de la falaise fut pratiquée par des ouvriers attachés à de solides cordages afin d’offrir aux estivants un accès à la mer.

De très belles villas, des chalets, des hôtels, des restaurants, casinos, squares, guinguettes, et une chapelle sortent de terre pour le plus grand bonheur de propriétaires fortunés. Une avenue coupe le bois jusqu'à la plage ; de nombreux sentiers, coupés d'escaliers, conduisent d'un versant à un autre du vallon. Ils portent des noms poétiques : les uns évoquent les fleurs, les fruits ou les arbustes du bois ; les autres des oiseaux ou des animaux du bois. Si l’endroit a connu quelques légitimes évolutions, il n'en demeure pas moins un lieu où il fait bon vivre, débordant de charme et de romantisme.

 

Bois de Cise

 

AULT-ONIVAL

 

PH 4 AULT-ONIVAL

 

LE HÂBLE D’AULT

 

PH 5 Le Hâble d'Ault

PH 6 Le Hâble d'Ault

 

CAYEUX-SUR-MER

 

PH 8 Cayeux sur mer

PH 9 Cayeux sur mer

 

BRIGHTON LES PINS

 

PH 10 Brigthon-les-Pins

 

La pointe et le petit port du Hourdel

 

Port du Hourdel

 

PH 11 La pointe du Hourdel

PH 12 La Pointe du Hourdel

 

A l'extrémité nord de la plage de Cayeux-sur-mer se dessine la pointe du Hourdel . Cette pointe, qui s'avance vers le centre de la baie, abrite un petit port depuis 1833 aujourd'hui quelque peu délaissé en raison de l'ensablement de la baie. La pointe du Hourdel est l’avancée méridionale du poulier de la baie de Somme, qui progresse vers le nord par l'apport de galets fournis par la falaise du pays de Caux. Autrefois, le phare marquait la pointe nord de ce hameau de pêcheurs.

De nos jours, les touristes, visiteurs et randonneurs y sont plus nombreux que les pêcheurs, et les bateaux des plaisanciers ont remplacé ceux des marins-pêcheurs !

 

La chapelle des marins face à l’embouchure de la baie

 

CHAPELLE DES MARINS

 

La chapelle Saint-Valery – dite des marins – fut édifiée sur le promontoire qui surplombe la baie, lieu du premier ermitage de Valery qui fut plus tard canonisé et qui donna son nom à la ville. Profané pendant la révolution, cet édifice fut remplacé par une nouvelle chapelle construite en 1878. De style néogothique, respectant la tradition des murs en damiers de pierre blanche et de silex, elle a également comme particularité son clocher surmonté d'un goéland. Sur ses murs figurent de nombreux ex-voto, dont certains des grandes guerres.

C’est à l’endroit même où se dresse aujourd’hui cette chapelle que Valery serait mort le 12 décembre 622, au terme de onze années d’ermitage. Inhumé ici selon ses propres volontés, ses reliques auraient été dérobées par le comte de Flandre en 939, en même temps que celles de Saint-Riquier. Transportées à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais), c’est à Hugues Capet, alors comte de Paris, que revint la charge de les récupérer et de les restituer en leurs lieux et places. En 980, il vit Valery en songe : ce dernier lui promit le trône de France s’il s’emparait des reliques des deux saints. Ce fut chose faite en 981, six ans avant qu’il ne soit sacré roi de France par l’archevêque de Reims, à Noyon.

 

 

Le parc du Marquenterre

 

Au coeur de la réserve naturelle de la baie de Somme, le parc ornithologique du Marquenterre est une escale privilégiée pour des milliers d'oiseaux migrateurs.

Situé au carrefour des pays d'Europe du Nord et des pays d'Europe du Sud et d'Afrique, le parc du Marquenterre sert de reposoir pour des milliers d'anatidés, de limicoles et de laridés. Il est un lieu de nidification pour les cigognes, avocettes, hérons, aigrettes et spatules. Il s'étend sur 200 hectares de terre, dont plus de la moitié est issue d'un ancien polder agricole. Trois-cent-quarante espèces d'oiseaux sauvages ont pu y être observées, soit la moitié des espèces en Europe, dont plus d'une centaine niche sur le parc. Quatre mille oiseaux y sont bagués chaque année pour leur suivi migratoire. Dédié à l'observation de la nature depuis sa création, des espèces animales et végétales de la baie de Somme, le parc du Marquenterre a été conçu comme un havre de tranquillité et de nourrissage pour ses hôtes qui y font escale sans crainte. Certaines espèces y passent l'hiver ou y nichent au printemps. Les oiseaux qui séjournent en baie de Somme se réfugient dans le parc du Marquenterre quand la mer envahit l'estuaire lors des grandes marées d’équinoxe.

C'est un site d'observation parmi les plus importants d'Europe.

 

PH 22 MARQUENTERRE

PH 23 MARQUENTERRE

PH 24 MARQUENTERRE

 

Retour de baie pour la calèche du Marquenterre

 

   Fin de balade pour les visiteurs du parc qui ont choisi ce moyen on ne peut plus écologique – la marche à pied mise à part ! – pour visiter la baie en compagnie d’un guide nature.

Dans l’immensité de la baie, les deux solides chevaux de trait boulonnais rentrent au bercail, tractant bravement la calèche, la journée s’achève.

 

PH 25 Marquenterre

PH 26 MARQUENTERRE

 

Bouchots entre Quend et la pointe de Saint-Quentin-en-Tourmont

 

PH 26 Bis Bouchots à Quend

 

La Réserve Naturelle

 

D’une superficie de 3000 ha, la Réserve Naturelle située au nord-ouest de la baie s’ouvre sur la Manche entre la pointe de Saint-Quentin-en-Tourmont au nord et celle du Hourdel au sud.

Plus de trois-cents espèces d’oiseaux ont été recensées dans la réserve naturelle, parmi lesquelles l’huîtrier pie, le tadorne de Belon, le héron cendré, le canard siffleur, le vanneau huppé, le pluvier argenté, la spatule blanche… La réserve abrite également une flore riche et variée.

On observe la parnassie des marais, l’élyme des sables et le chardon des dunes, emblème du Conservatoire du littoral.

Côté mer, ce milieu remarquable bercé par le mouvement perpétuel des marées, est un site d’exploitation des coques – hénons en picard. Tous les bancs de coquillages exploitables sont situés dans la réserve naturelle.

Côté terre, la réserve naturelle est constituée par le parc du Marquenterre, signifiant littéralement « mer qui entre en terre ».

La plus grande menace pour la réserve est l’ensablement qui diminue les surfaces de vasières productives de ressources alimentaires pour les oiseaux, notamment les limicoles, et conduit à la végétalisation de surfaces de plus en plus importantes.

 

PH 13 Réserve Naturelle

PH 14 Réserve Naturelle

PH 15 Réserve Naturelle

Ph 16 Réserve Naturelle

PH 17 Réserve Naturelle

PH 18 Réserve Naturelle

PH 19 Réserve Naturelle

PH 20 Réserve Naturelle

PH 21 Réserve Naturelle

 

Au fond de la baie, le repos des phoques

 

Au milieu de nulle part des phoques se reposent là où l’homme ne viendra pas les déranger.

Le mois dernier, trois-cent-quatre phoques veaux-marins et quatre-vingt-trois phoques gris ont été observés sur un reposoir à marée basse par l’association Picardie-Nature.

 

PH 27 PHOQUES

PH 28 PHOQUES

PH 29 Baie de Somme

 

Un troupeau de moutons paissant dans les mollières face à Saint-Valery

 

PH 30 ST VALERY MOUTONS

PH 31 ST VALERY MOUTONS

 

Agneau d’herbage, l’agneau de pré salé pâture entre 75 et 200 jours par an en baie – de mars à novembre – et se nourrit de la flore (obione, aster maritime, pucinelle, salicorne…) saline et iodée des pâturages régulièrement recouverts par la mer (mollières ou prés salés).

C’est cette végétation unique qui donne à la viande son grain très fin, sa couleur rosée et sa saveur exceptionnelle, faite d’un parfum subtil d’iode, de flore maritime et de noisette légère qui fait le plaisir des gourmets.

Ce produit bien picard a obtenu son AOC en 2007 (pour obtenir l'appellation, les agneaux doivent pâturer en baie au minimum 75 jours). Le cheptel s’élève désormais à 4 000 brebis. Chaque année, entre 1 800 et 2 000 agneaux naissent.

Des écrits remontants au Moyen Âge indiquent déjà la présence de moutons en baie. A l’époque, c’était le berger communal qui utilisait les mollières pour y faire paître les animaux du village.

Transmise de génération en génération, la passion pour l’élevage ovin a permis de perpétuer unsavoir-faire. Le berger, gardien des troupeaux de plusieurs éleveurs, connaît par coeur la baie et ses courants. Il mène son troupeau aidé de ses chiens au gré des chenaux et des marées.

Il existe quatre grands troupeaux de brebis en baie de Somme.

 

Pour voir le sujet sur LA BAIE DE SOMME VUE DU CIEL , cliquez ICI

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:18

 

 

LA POINTE DU HOURDEL

La Pointe du Hourdel à marée basse

 

Près salés BDS

Troupeau de moutons dans les mollières au Crotoy

 

BOUCHOTS

Bouchots entre Quend et la Pointe de Saint-Quentin

 

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Située à l’ouest du département, la baie de Somme est le plus grand estuaire du nord de la France avec près de 7 200 ha et ses 72 km de côtes, dont seulement 15 % sont urbanisés. Sa très large ouverture vers la Manche - plus de 5 kilomètres - du nord au sud, offre, suivant les marées et les saisons, des paysages très variés où ciel, terre et mer viennent se confondre en des nuances et lumières exquises.

Membre du club très fermé des plus belles baies du monde, et labellisée depuis peu Grand site de France au même titre que la pointe du Raz, l’Aven d’Orgnac, le pont du Gard ou le marais Poitevin, elle est l’une des destinations préférées des Européens passionnés de tourisme nature.

Elle accueille chaque année environ dix millions de touristes - dont deux sur les espaces naturels majeurs que sont l’entrée de la réserve naturelle, la pointe du Hourdel et le cap Hornu.

Sur une surface de seulement 17 000 hectares, la baie de Somme compte trois grands espaces d’intérêt écologique : les estuaires, les dunes et les marais.

Sa flore et surtout sa faune font également de la baie de Somme un territoire de renom, bien connu des ornithologues. Sites Ramsar et Natura 2000, zone de protection de biotope, réserve naturelle nationale - 3 000 hectares - le recours à ces différents types de protection des espaces naturels souligne la richesse de la baie et l’importance accordée à sa sauvegarde.

De magnifiques lumières sur des étendues à perte de vue, des plages de galets, de sable fin, des dunes, un estuaire, des falaises vives… Les paysages du territoire de la baie de Somme sont remarquables.

Plusieurs sites sont d’ailleurs inscrits comme le site du littoral picard - 10 000 ha entre l’estuaire de l’Authie et le Hâble d’Ault - le cap Hornu et ses alentours - 300 ha.

La baie de Somme, ce sont aussi cinq stations balnéaires : Ault Onival, Cayeux-sur-mer, Le Crotoy, Quend-plage et Fort-Mahon, ainsi que trois sites portuaires : Le Hourdel, Saint-Valéry-sur-Somme et Le Crotoy.

Alors pourquoi ne pas prendre de la hauteur, à bord d’un U.L.M. afin de permettre en un temps record de saisir cette multitude et cette diversité de paysages, du massif dunaire du Marquenterre au nord à la pointe du Hourdel et le cap Hornu au sud et de prolonger la balade aérienne jusqu’à Mers-les-Bains, en survolant la plage de Cayeux ainsi que les magnifiques falaises crayeuses de Ault ?

De là-haut le spectacle est éblouissant, unique et grandiose.

 

 

LE CROTOY

 

 

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Saint-Valery

 

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Le Cap Hornu, embouchure de la baie. En bas de l’image, la chapelle des marins.

 

Au coeur de la baie et de la réserve naturelle, entre slikke, sable et mollières

 

 

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EN BAIE DE SOMME (Colette)

 

« Ce doux pays, plat et blond, serait-il moins simple que je l’ai cru d’abord ? J’y découvre des moeurs bizarres : on y pêche en voiture, on y chasse en bateau […] Étrange, pour qui ignore que le gibier s’aventure au-dessus de la baie et la traverse, du Hourdel au Crotoy, du Crotoy à Saint-Valery ; étrange, pour qui n’a pas grimpé dans une de ces carrioles à larges roues, qui mènent les pêcheurs tout le long des vingt-cinq kilomètres de la plage, à la rencontre de la mer… […] le soleil peut se coucher tranquillement au-delà de la baie de Somme, désert humide et plat où la mer, en se retirant, a laissé des lacs oblongs, des flaques rondes, des canaux vermeils où baignent les rayons horizontaux… La dune est mauve, avec une rare chevelure d’herbe bleuâtre, des oasis de liserons délicats dont le vent déchire, dès leur éclosion, la jupe-parapluie veinée de rose… Les chardons de sable, en tôle azurée, se mêlent à l’arrête-boeuf, qui pique d’une épine si courte qu’on ne se méfie pas de lui. Flore pauvre et dure, qui ne se fane guère et brave le vent et la vague salée […] Pourtant, çà et là, verdit la criste-marine, grasse, juteuse, acidulée, chair vive et tendre de ces dunes pâles comme la neige…[…] La baie de Somme, humide encore, mire sombrement un ciel égyptien, framboise, turquoise et cendre verte. La mer est partie si loin qu’elle ne reviendra peut-être plus jamais ? Si, elle reviendra, traîtresse et furtive comme je la connais ici. On ne pense jamais à elle. On lit sur le sable, on joue, on dort, face au ciel, jusqu’au moment où une langue froide, insinuée entre vos orteils, vous arrache un cri nerveux : la mer est là, toute plate, elle a couvert ses vingt kilomètres de plage avec une vitesse silencieuse de serpent. Avant qu’on l’ait prévue, elle a mouillé le livre, noirci la jupe blanche, noyé le jeu de croquet et le tennis. Cinq minutes encore, et là voilà qui bat le mur de la terrasse, d’un flac-flac doux et rapide, d’un mouvement soumis et content de chienne qui remue la queue… Un oiseau noir jaillit du couchant, flèche lancée par le soleil qui meurt. Il passe au dessus de ma tête avec un crissement de soie tendue et se change, contre l’est obscur, en goéland de neige… »

 

Colette, « En baie de Somme », « Partie de pêche », Les Vrilles de la vigne, Romans, récits, souvenirs (1900-1919), Robert Laffont, Collection « Bouquins », I, pp. 673-674

 

 

Plus au sud de l’embouchure de la baie ; Cayeux-Sur-Mer, le Hâble d’Ault, les falaises crayeuses d’Ault, Ault-Onival et Mers-les-Bains

 

CAYEUX-SUR-MER

 

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PH 31

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Le Hâble d'Ault

 

Le port d’Ault ou Hâble d’Ault était au moyen âge, et jusqu’en 1752, une importante zone de mouillage des navires qui pénétraient dans cette zone en empruntant un chenal qui communiquait avec la mer. Le Hâble d’Ault était considéré comme l’un des plus grand centre de pêche du nord de la France tant la quantité de poissons prélevée (soles, carrelets principalement) était abondante. Actuellement il est essentiellement connu pour la richesse de sa faune sauvage et de sa flore, en effet, plus de 270 espèces d’oiseaux migrateurs ont été recensées depuis la fin du 19éme siècle ainsi que près de 250 espèces de plantes, dont certaines sont protégées au niveau national tel que le chou marin. Cette zone humide protégée -168ha- est sans conteste un site unique pour les ornithologues. L’autre caractéristique de ce marais est de n’être séparée de la mer que par un cordon de galets large d’environ 80 mètres à la base. Ces galets, qui constituent un cordon protecteur des assauts de la mer, proviennent en fait du lent démantèlement des falaises de craie et de silex du littoral normand. Lors des éboulements de la falaise et sous l’effet de la houle, les blocs de silex vont se disloquer et être polis, érodés, ce qui va leur donner leur forme rondouillard : le galet. Ces galets, dont la teneur en silice avoisine 95%, permettent la création d’une multitude de produits dérivés : mobilier sanitaire, prothèse dentaire, peinture routière, font de Cayeux sur Mer la capitale mondiale du galet.

 

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ENTRE TERRE ET MER

 

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Les falaises, Ault-Onival et Mers-Les-Bains

 

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… Revenons sur terre pour le lever de soleil sur la baie

 

 

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ZOOM

 

FIN DE MOISSONS

 

Où sont les meules si chères et si brillamment immortalisées par Claude Monet ?

Elles sont de nos jours remplacées par des balles rondes produites par d’énormes machines bruyantes.

N’empêche que vues du ciel, elles sont quand même photogéniques !

Photo prise depuis un U.L.M. dans la campagne près d’Abbeville.

 

 

Fin de moissons (2)

 

 


 

 

Balade aérienne du sud de la côte picarde à la baie de Somme

 

CHAPELLE DES MARINS

La chapelle des marins à Saint-Valery 

 

 

Si cet été vous avez la chance de passer vos vacances – ou même un week-end – sur la côte picarde ou en baie de Somme et que vous avez la possibilité de vous offrir une balade aérienne au-dessus de cette surprenante région, n’hésitez pas !

Dépaysement et découvertes assurés ! Sous vos pieds défileront des paysages aussi variés que surprenants, de Mers-les-bains, la romantique, à Saint-Valery, la médiévale, puis en survolant les falaises avant le bois de Cise, vous apercevrez déjà au lointain la Réserve Naturelle de la baie de Somme baignée dans une prodigieuse lumière, puis enfin Le Crotoy.

Avant de découvrir le site du Marquenterre et le massif dunaire, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir des phoques se reposant sur un banc de sable, profitant des rayons du soleil loin de toute présence humaine.

Décollage immédiat !

 

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PH 15 Réserve Naturelle

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:50

 

C’est bien du ciel que la baie d’Authie nous livre ses plus beaux atours, et c’est vrai qu’elle ne manque pas de charme, cette baie qui n’a rien à envier à sa grande soeur, la baie de Somme : des paysages à couper le souffle et d’une surprenante diversité sous une lumière d’une singulière qualité, surtout en tout début de matinée ou, encore mieux, tard le soir. Bien entendu, il faut la saisir à marée basse lorsque la mer s’est retirée vers l’horizon.

Balade à travers des paysages de bout du monde, de Fort-Mahon au sud aux confins de Berck-sur mer au nord.

 

Photos aériennes : Guy Sadet / Pilote : Philippe Pallu.

 

Baie d'Authie 1

Baie d'Authie 2

Baie d'Authie 3

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Baie d'Authie 5

 

 

Avec une superficie d’un peu plus de 2 000 hectares, on la surnomme souvent la petite soeur de la baie de Somme

– 7 200 ha. Située à moins de vingt kilomètres au nord de cette dernière, la baie d’Authie a pris le nom éponyme du fleuve côtier qui prend sa source à Coigneux (Somme) et qui coule sur un peu plus de cent kilomètres, séparant, peu après Auxi-le-Chateau, les départements de la Somme de celui du Pas-de-Calais, avant de se jeter dans la Manche entre Berck et Fort-Mahon-Plage.

La baie d’Authie est en fait un vaste marécage marin que la mer recouvre aux grandes marées, offrant aux visiteurs une multitude de promenades dans une nature fragile mais exceptionnellement préservée : les mollières – zone de chasse à la hutte qui se pratique la nuit – vaste pré salé coupé de mares qui se couvre l’été de lilas de mer et de salicornes, où les oiseaux migrateurs s’arrêtent et se nourrissent durant leurs longs périples pré et post-nuptiaux*, mais aussi l’estran –zone découverte par la mer – qui ouvre son immensité sableuse où se pratique une pêche aux coques réglementée et surveillée, ainsi que de nombreuses promenades qui permettent d’aller jusqu’à la mer. On peut y faire de multiples balades tout au long de l'année sans jamais observer la même chose. La baie peut être furieuse, avec une mer agitée dont les vagues impétueuses martèlent le cordon dunaire les jours de grandes marées, ou paisible comme un grand lac, ou encore présenter ses immenses étendues de sable à marée basse baignées par cette lumière si singulière et toujours changeante de la Côte d'Opale qui engendre une multiplicité de paysages en perpétuelle métamorphose.

 

* Les mollières, nom local du schorre – prés salés – constituées d'un sol plus ferme, ne sont recouvertes que par les marées de vives eaux. De nombreux marigots ravivent le schorre, s’emplissent à marée haute et se vident dans la première heure du ressac.

Le schorre est émaillé d’un grand nombre de mares creusées pour la chasse à la hutte. Quant à la slikke - mot néerlandais signifiant boue – elle est inondée à chaque marée haute et peu de plantes supportent ces conditions extrêmes : courants et salinité. Beaucoup de vers et de mollusques vivent dans la vase salée, ce qui constitue une abondante source de nourriture pour beaucoup d'oiseaux à marée basse.

 

Baie d'Authie 6

Baie d'Authie 7

Baie d'Authie 8

Baie d'Authie 8 Bis

Baie d'Authie 9

Baie d'Authie 10

 

Promeneur solitaire en baie

 

Une baie en constante formation

 

Mais c’est surtout son incroyable massif dunaire qui en fait son principal attrait en dévoilant les secrets de son exceptionnel biotope à travers le chemin des pêcheurs et ses paysages de bout du monde. Les dunes de la Baie, situées sur la rive nord de l’estuaire, regroupent une mosaïque de milieux : dunes blanches, dunes boisées, prairie arrière-dunaire. La dune blanche doit son nom à la clarté du sable qui la compose. Elle est constituée de sable siliceux d’apport récent à débris coquilliers. On peut y trouver les espèces végétales dites pionnières : celles-ci sont les premières espèces à coloniser la dune. Elles ont pour rôle de fixer la dune et de préparer le terrain pour les autres espèces ; elle accueille entre autres le panicaut des dunes ou chardon bleu, protégé dans la région, ou encore l'élyme des sables. L’espèce la plus emblématique du site est sans conteste l'iris fétide, exceptionnel dans la région, dont la population s'épanouit dans les dunes boisées. La dune grise herbacée est moins exposée aux embruns marins que la dune blanche. Cependant, elle n’est pas pour autant propice à la végétation. Elle est principalement recouverte de mousse. Quant à la dune grise ligneuse, elle est elle aussi recouverte de mousse. Le sable y est néanmoins fixé ce qui permet l’implémentation d’arbustes. Son nom est dû à la teinte grisâtre du sol : mélange de sable et d’humus. Le milieu dunaire abrite des espaces humides, les pannes, mares temporaires en général à sec durant la période estivale.

La baie est en constante formation, sa structure, en perpétuel changement. Plusieurs phénomènes ont des influences sur la configuration du site. La houle, le vent et les courants marins sont les principaux responsables de ces phénomènes, ainsi que l’intervention humaine.

 

Baie d'Authie 11

Baie d'Authie 12

 

 

Menaces sur le cordon dunaire

Plusieurs éléments favorisent l'érosion et donc le rétrécissement du cordon dunaire. Principalement le vent et la houle, mais pas seulement : l'avancée du chenal de l'Authie, liée à l'engraissement de l'estuaire, intensifie le processus.

Ce phénomène d’érosion est très visible, même à l’oeil nu, au bois des sapins dans la commune de Groffliers, où la dune ne fait plus que quelques dizaines de mètres de large. La mer et l'Authie rongent sa base continuellement. Le sable s'effondre sous les coups de butoir des vagues. Dix centimètres de perdu là, cinquante un peu plus loin, et ainsi de suite. Et c'est comme ça à chaque marée... Deux fois par jour et par temps calme, la mer vient taper la dune, même avec des petits coefficients.

Cette érosion provoque la chute de dizaines de pins et de peupliers. C’est ainsi que l’hiver dernier, afin d’empêcher la chute d’arbres sur les promeneurs, la décision a été prise par la Préfecture d’en abattre entre 1 000 et 1 500 sur une bande de 10 à 15 mètres du rivage. Cela a également eu pour but d’éviter que les troncs encombrent le pied de la dune … ou tout au moins ce qu’il en reste ! Cependant, et tout le monde le sait : c'est la combinaison de plusieurs phénomènes qui provoquera le plus de dégâts. Fort vent de sud-ouest, forte houle, grande marée et dépression très creuse, cela donne Xynthia. On se souvient à Berck qu'en 1999, une tempête avait fait reculer la dune de 33 mètres ! Or en baie d'Authie, le bois de sapins n'est plus qu'un ultime et bien mince rempart face à une menace omniprésente et bien réelle. Et sans faire de catastrophisme, ce n'est pas seulement Groffliers qui sera touchée, mais aussi Waben, Verton, Conchil-le-Temple, Rang-du-Fliers, une partie de Berck, de Merlimont et peut-être même de Cucq.

Plusieurs remèdes existent pourtant. Les méthodes douces consistent à planter des oyats et à poser des ganivelles (barrières de bois) qui fixent le sable et empêchent le piétinement. En outre, un entretien régulier des ouvrages est nécessaire.

Mais bien entendu, cela ne suffira pas. Préalablement de sérieux travaux d'urgence, évalués à plus d'un million d'euros, étaient prévus et des gabions (sortes de sacs de pierres) devaient être posés sur 1,5 kilomètre pour protéger le pied de la dune et ré-ensabler la zone. Une solution que la station voisine, Quend-plage, a déjà choisie. La digue, submersible également, devant être renforcée par un enrochement de deux à trois mètres.

Cependant, l'édification de gabions n’a pu être envisagée du fait de la violence des courants érosifs. C'était une des options de l'étude SOGREAH de 2009/2011 à laquelle il a fallu renoncer. Quand trente mètres de dunes disparaissent, sans houle, en trois mois avec une sape de plus de deux mètres de profondeur, les gabions auraient été sans effet et vite emportés. Nous ne sommes pas ici dans la configuration d'une plage littorale.

Il se confirme néanmoins que les choses avancent en ce qui concerne les travaux à réaliser en urgence au niveau du bois de sapins. Le cabinet d’études IDRA Environnement a rendu ses conclusions : Le projet préconise d’opérer un déplacement de sédiments du flanc du poulier (obstacle de sable situé de l’autre côté de l’Authie face à la rive nord) et de le redéposer devant le bois de sapins en reconstituant une plage d’envol et une partie du cordon dunaire, l’opération devant permettre à la fois d’éloigner durablement le courant et de protéger la zone arrière d’une tempête non extrême (ouragan) L’emprise totale de l’opération concerne une superficie de près de 120 000 m2 et nécessitera un déplacement de sédiments sableux estimé entre 350 000 et 550 000 m3. L’opération s’effectuera par dragage.

À plus long terme, de lourds travaux de consolidation devront être planifiés. Même si la tâche, comme l'investissement, s'annoncent pharaoniques, il est grand temps d’agir.

 

Le bois des sapins

 

Baie d'Authie 13

Baie d'Authie 14

Baie d'Authie 15

 

 

Dans la vallée ...

 

Baie d'Authie 16

Baie d'Authie 17

Vallée de l’Authie à l’ouest de Nampont

 

Baie d'Authie 18

Baie d'Authie 19

 

La station de dépollution par lagunage de Fort-Mahon

C’est le plus grand ouvrage de ce type réalisé au nord de la Loire avec ses soixante-dix hectares.

Il est constitué en réserve naturelle gérée par la fédération des chasseurs de la Somme. Outre son intérêt paysager exceptionnel, de nombreux oiseaux de toutes espèces y transitent en toutes saisons, notamment en périodes de migration.

 

Baie d'Authie 20

Chenal de l'Authie 

 

La Foraine d’Authie

Le site de la Foraine d’Authie (dans la commune de Conchil- le-temple) est formé d’une série de plans d’eau résultant de l’exploitation d’anciens cordons de galets. Cette ancienne carrière en voie de recolonisation par le milieu naturel fait l’objet depuis quelques années d’aménagements à vocation ornithologiques – îlots, vasières – associé à une mise en pâturage de l’ensemble des prairies.

Ce site, en partie reconquis par l’eau, recèle un important patrimoine ornithologique.

Baie d'Authie 21

Baie d'Authie 22

 

Le petit port de La Madelon

Situé à cheval sur les communes de Groffliers et de Waben. Ancien port de pêche très florissant au Moyen âge, le lieu s'est aujourd'hui reconverti à la plaisance. Les installations portuaires se résument à un ponton à proximité d’un parking au lieu-dit La Madelon. Son cadre, particulièrement joli, en fait un lieu de promenade apprécié. Depuis la terrasse en bois, à côté du parking, se trouve le point de départ pour le chemin de grande randonnée du littoral qui longe l'Authie et va vers l'aval de la rivière. Il présente l'avantage de rester relativement à l'abri du vent le long des bosquets. Sur le parcours, nous découvrons quelques huttes de chasse typiques, et hors période de chasse il est possible d’observer des oiseaux : aigrettes, spatules blanches ou tadornes de Belon, voire un sanglier de retour des mollières.

 

Baie d'Authie 23

 

Blottie dans la vallée, l’abbaye de Valloires et ses jardins

Entourée de bois, de vergers et de jardins, l’abbaye de Valloires (à Argoules) est la seule abbaye cistercienne encore complète en France. D’abord construite au XIIe siècle, elle a été intégralement reconstruite au XVIIe suite à de nombreux évènements historiques qui ont achevé sa prospérité. A sa reconstruction, elle devient un joyau de l’art baroque, grâce notamment à l’intervention d’un sculpteur autrichien. Depuis la fin années 80, on ne vient plus à Valloires seulement pour y visiter l’abbaye mais également pour y découvrir sa collection botanique de toute beauté, véritable paradis terrestre pour les amateurs : cinq mille espèces et variétés de fleurs et de plantes venues de l’hémisphère Nord et d’Asie se répartissent sur les neuf hectares de l’ensemble du parc. Tout d’abord, le jardin régulier dans l’axe principal de l’abbaye. S’ensuivent le jardin des îles, celui des marais et son côté sauvage. Puis au milieu de la grande pelouse, le cloître végétal rappelant le cloître minéral de l’abbaye et qui s’ouvre sur une magnifique roseraie, implantée dans l’ancien potager de l’édifice.

 

Baie d'Authie 24

Baie d'Authie 25

 

 


 

La baie d’Authie, l’autre baie des phoques

 

BERCK PHOQUES 2014 1

 

Voir également le sujet sur les phoques en baie : cliquez ici

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 19:36

 

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MAXIME DELARUE , vainqueur de la catégorie "Cheval"

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Une trentaine d’attelages comptant un à quatre chevaux répartis en cinq catégories - soient soixante-dix-sept chevaux- engagés se sont élancés aujourd'hui sur la magnifique plage de sable fin de Berck-sur-mer, devant un nombreux et enthousiaste public. En effet, depuis sa création il y a quatre ans, le marathon de Berck est devenu un événement incontournable au nord de Paris : des attelages venus du Nord – Pas-de-Calais, de l’Oise, de la Somme, de la Seine-Maritime y participent. Toutes les races de chevaux de trait sont représentées : des Boulonnais bien sûr, des frisons, percherons, mérens, Hensons, traits comtois, Shetlands, Haflingers, et arabo-Boulonnais et même deux poneys Welsh Mountain.

Les grands noms de la discipline étaient présents cette année pour en découdre sur le sable de Berck : Alain Houard, directeur des Ateliers du Val de Selle - l’un des plus importants centres d’aide par le travail (CAT) - mais également Jean-Claude Auclair, producteur de spectacles et directeur du célèbre cabaret parisien l’Alhambra et meneur d’attelage à ses heures de loisirs, pour ne citer qu’eux.

 

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La particularité berckoise

Habituellement, le parcours d’un marathon d’attelages se construit à l’avance.

Chaque obstacle peut comporter jusqu’à six portes. Les obstacles sont reconnus à pied par les meneurs et leurs grooms avant le départ.

Dans le cas du marathon de Berck, compte tenu des incidences des marées, les obstacles sont édifiés dans les quatre heures qui précédent le premier départ, rendant impossible toute reconnaissance de parcours. De ce fait, la trajectoire que doit emprunter l’attelage est simplifiée mais la difficulté du terrain sableux compense évidemment cette facilité toute relative.

Près de cent-vingt tonnes de sable sont façonnées pour donner vie au parcours par les services techniques de la ville, à l’aide de gros engins de travaux.

Un règlement particulier a donc été réalisé pour Berck : il est basé sur les règlements de marathon en attelage et d’endurance en attelage de la fédération française d’équitation.

Les attelages longent la mer et enchaînent une série de six obstacles. Ces derniers sont constitués de sable et d’eau. Après l’obstacle n°6, les attelages repartent pour une nouvelle série d’obstacles, puis une maniabilité de cinq portes.

Le temps imparti se situe entre trente-quatre et quarante minutes pour accomplir le parcours de huit kilomètres. Le fait que les concurrents disposent d’un temps minimum et d’un temps maximum suppose que ceux-ci doivent gérer le temps qui leur est accordé.

Les attelages trop lents ou trop rapides sont pénalisés.

La fréquence cardiaque du ou des chevaux est relevée dans les cinq minutes qui suivent l’arrivée. Cette fréquence cardiaque est prise en compte dans le calcul des résultats.

 

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Les résultats

Catégorie 1 cheval :

1er : Maxime DELARUE ,2ème : Charles CHAPRON, 3ème : Maxime DELARUE, 4ème : Vincent DUBOIS,5ème : Christian MARTIN

Catégorie Paire Traits :

1er : Roger DOOGHE, 2ème : Bernard GROSJEAN, 3ème : Christophe HERBIN, 4ème : Francis URBAIN,5ème : René DETRIN, 6ème : Eric DUPUY, 7ème : Claude BOCQUET, 8ème : Fanny REVILLION

Catégorie Paire Légers :

1er : Jean Claude CHATELAIN ,2ème : Jacques ROBBE, 3ème:HervéMORGANT, 4ème : Laurent BRULOY 5ème : Jean Claude AUCLAIR, 6ème : Daniel GALLET ,7ème : Gaël THOURET

Catégorie Poneys :

1er : Michel DOUDOUX ,2ème : Anne DELECROIX ,3ème : Fabien DELABRE, 4ème : Bernard DEKINDT5ème : Sylvie LENOIR, 6ème : Jacques ANDRE, 7ème : Caroline BOUVILLE ,8ème : Fanny BERTRAND9ème : Didier DELABRE

Catégorie Team : 1er : Francis BRAULT

 

 

 

... AMBIANCES BRUME DE MER 

 

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Présentation

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  • Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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