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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:28

 

 

Chaque printemps me pousse à me rendre sur le bassin d’Arcachon.
 

C’est un lieu où j’aime me ressourcer après un hiver passé dans les brumes du Nord. Respirer l’air de l’Océan tout en profitant des paysages baignés par une jolie lumière me fait le plus grand bien.

 

Cependant, le plus clair de mon temps, c’est bien à la réserve ornithologique du Teich que je le passe.

 

Située sur les rives du bassin, près de l’embouchure de l’Eyre et parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, ce site occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.

C’est ainsi que, chaque année, au printemps, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer, ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale.

Bergeronnette printanière (Motacilla flava)

Bergeronnette printanière (Motacilla flava)

Accouplement d’Échasses blanches

Accouplement d’Échasses blanches

Petit Gravelot (Charadrius dubius)

Petit Gravelot (Charadrius dubius)

Petit Gravelot (Charadrius dubius)  Portrait

Petit Gravelot (Charadrius dubius) Portrait

De nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière, et surtout la gorgebleue à miroir… encore que la femelle se montre particulièrement discrète en ce moment car déjà occupée à couver – elle ne quitte donc le nid que très sporadiquement. Quant au mâle, il a bien entendu déserté son poste de chant favori.

Le vol léger du Milan noir

Le vol léger du Milan noir

À L’AFFÛT     Milan noir (milvus migrans)

À L’AFFÛT Milan noir (milvus migrans)

Milan noir (milvus migrans)

Milan noir (milvus migrans)

De nombreux oiseaux nichent sur place : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoreaux gris, aigrettes garzettes et autres milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.

 

Les îlots de la lagune Quancard –appelée également lagune Avocettes – sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes. Malheureusement, cette année, trop peu de limicoles y nichent, la faute sans doute aux prédations subies par ces espèces la saison dernière.

 

Effectivement, l’an dernier nous avons assisté à un carnage méthodiquement exécuté par les mouettes rieuses sur les poussins d’avocettes, d'échasses et de gravelots, dont le bilan s'établit par l’élimination totale des oisillons nés de cette première vague de ponte. Plus tard, les poussins de mouettes rieuses furent à leur tour tués par les milans noirs qui n’hésitent pas à récupérer, à chacun de leurs passages ou presque, une délicieuse et tendre petite mouette de quelques jours.

 

C’est la dure loi de la nature, ce phénomène faisant partie intégrante du système de régulation des populations animales.

 

Des mouettes rieuses très actives
 

… séduction, accouplement et dans la foulée , fabrication du nid

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Bergeronnette ibérique (motacilla flava iberiae) La Bergeronnette ibérique a la tête d’un gris un peu plus foncé que la bergeronnette printanière classique, avec sourcil blanc fin mais complet. La partie latérale de la tête située sous l'oeil et partant de la base du bec jusqu'à l'oreille est plus foncée que la calotte. La gorge est blanche et le manteau légèrement plus brun. Elle niche dans la péninsule ibérique, en Afrique du Nord et dans le sud-ouest de la France. En fait, il existe de nombreuses sous-espèces de bergeronnettes printanières : la flavéole, parfois considérée comme espèce à part entière, la nordique qui niche dans le nord de la Scandinavie, la bergeronnette d’Italie qui, comme son nom l’indique, niche en Italie et même dans le nord des Balkans, et celle des Balkans.

Bergeronnette ibérique (motacilla flava iberiae) La Bergeronnette ibérique a la tête d’un gris un peu plus foncé que la bergeronnette printanière classique, avec sourcil blanc fin mais complet. La partie latérale de la tête située sous l'oeil et partant de la base du bec jusqu'à l'oreille est plus foncée que la calotte. La gorge est blanche et le manteau légèrement plus brun. Elle niche dans la péninsule ibérique, en Afrique du Nord et dans le sud-ouest de la France. En fait, il existe de nombreuses sous-espèces de bergeronnettes printanières : la flavéole, parfois considérée comme espèce à part entière, la nordique qui niche dans le nord de la Scandinavie, la bergeronnette d’Italie qui, comme son nom l’indique, niche en Italie et même dans le nord des Balkans, et celle des Balkans.

PRISE DE BECS   Spatules blanches (platalea leucorodia)

PRISE DE BECS Spatules blanches (platalea leucorodia)

Bécasseau variable (Calidris alpina)

Bécasseau variable (Calidris alpina)

« … on dit que j’ai de belles gambettes » Chevalier gambette (Tringa totanus)

« … on dit que j’ai de belles gambettes » Chevalier gambette (Tringa totanus)

 Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus) : Comme son nom l’indique, le Chevalier culblanc se reconnaît à son croupion blanc, barré de quelques larges bandes noires. Il se différencie des autres Chevaliers par le dessous de ses ailes qui est noir -blanc chez les autres-Très farouche, il est souvent observé quand il s'envole, prenant de l'altitude et s'éloignant très rapidement en zigzag comme une Bécassine des marais. En effet, c’est un migrateur qui ne reste que peu de temps sur son site de reproduction. Son arrivée est échelonnée entre mars et mai et les premières femelles repartent dès juin.

Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus) : Comme son nom l’indique, le Chevalier culblanc se reconnaît à son croupion blanc, barré de quelques larges bandes noires. Il se différencie des autres Chevaliers par le dessous de ses ailes qui est noir -blanc chez les autres-Très farouche, il est souvent observé quand il s'envole, prenant de l'altitude et s'éloignant très rapidement en zigzag comme une Bécassine des marais. En effet, c’est un migrateur qui ne reste que peu de temps sur son site de reproduction. Son arrivée est échelonnée entre mars et mai et les premières femelles repartent dès juin.

Petite annonce sérieuse : Jeune couple d’échasse blanche recherche endroit calme et sécurisé sur la lagune, en vue d’une très prochaine nidification. Exclut toute promiscuité avec mouettes rieuses !

Petite annonce sérieuse : Jeune couple d’échasse blanche recherche endroit calme et sécurisé sur la lagune, en vue d’une très prochaine nidification. Exclut toute promiscuité avec mouettes rieuses !

Chardonneret élégant (carduelis carduelis)

Chardonneret élégant (carduelis carduelis)

CHEVALIER ABOYEUR… en livrée nuptiale Le Chevalier aboyeur est un limicole de taille moyenne et le plus grand des six chevaliers du genre, rencontrés régulièrement en Europe occidentale. En plumage nuptial, les parties supérieures sont gris cendré rayées de brun noir, la tête, le cou et la poitrine finement rayés de brun foncé, et les parties inférieures blanches, avec quelques barres diffuses sur les flancs. Il ressemble à plusieurs autres chevaliers de taille identique, plus particulièrement au chevalier stagnatile de structure et de teinte très semblables.

CHEVALIER ABOYEUR… en livrée nuptiale Le Chevalier aboyeur est un limicole de taille moyenne et le plus grand des six chevaliers du genre, rencontrés régulièrement en Europe occidentale. En plumage nuptial, les parties supérieures sont gris cendré rayées de brun noir, la tête, le cou et la poitrine finement rayés de brun foncé, et les parties inférieures blanches, avec quelques barres diffuses sur les flancs. Il ressemble à plusieurs autres chevaliers de taille identique, plus particulièrement au chevalier stagnatile de structure et de teinte très semblables.

Après avoir passé quelques jours au Teich, je décide de me rendre quelques centaines de kilomètres plus au sud afin de visiter l’immense réserve naturelle des Aiguamolls de l’Empordà en Espagne.

 

 

Les Aiguamolls de l’Empordà : l’espace naturel

 

le plus emblématique de la Catalogne

Les Aiguamolls de l’Empordà constituent l’un des parcs naturels de Catalogne où s’observe une grande diversité faunistique. Ce parc est une zone de grand intérêt pour son patrimoine et ses paysages.

 

Les oiseaux font de ce site leur lieu de refuge et de repos. Plus de 300 espèces, dont plus de 80 nichent régulièrement ici, sont pour la plupart des espèces protégées et d’une grande beauté. Le meilleur moment pour visiter le parc des Aiguamolls est le printemps ou l’automne, durant les grandes migrations.

 

Cependant, tout au long de l’année il y a des choses à voir... Les oiseaux les plus colorés de l’Europe peuvent y être observés, allant des martins-pêcheurs, aux huppes fasciées, en passant par les guêpiers et rolliers d’Europe, les hérons pourprés, les échasses blanches, les flamants roses,ou les faucons et cormorans, ou encore les cigognes blanches.

 

Un nombre infini d’oiseaux trouvent ici leur lieu de refuge. Tôt dans la matinée, les visiteurs ont le plus de chance de voir quelques-uns des animaux qui vivent dans le parc, comme le sanglier, le daim, le cheval de Camargue, les loutres, les belettes, les blaireaux ou les renards roux. Il y a quelques années, a été établi un programme d’élevage pour les cigognes blanches, ainsi que la réintégration des loutres.

Pêche aux écrevisses : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Pêche aux écrevisses : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Petit brin de toilette matinal : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Petit brin de toilette matinal : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Héron pourpré

Héron pourpré

Héron pourpré ( photographie prise sur le delta de l’Èbre)

Héron pourpré ( photographie prise sur le delta de l’Èbre)

… Les yeux plus gros que le ventre Aigrette garzette et l’écrevisse

… Les yeux plus gros que le ventre Aigrette garzette et l’écrevisse

JEUNES DAIMS Étang du Cortalet

JEUNES DAIMS Étang du Cortalet

Martin-pêcheur ... celui-là , inutile de le présenter !

Martin-pêcheur ... celui-là , inutile de le présenter !

Cochevis huppé (galerida cristata)

Cochevis huppé (galerida cristata)

 

Hirondelles rustiques (hirundo rustica - barn swallow)
 

Afin d’apporter plus de confort et aussi pour solidifier le nid existant, les hirondelles n’hésitent pas à explorer les alentours afin de trouver les matériaux adéquats.

 

Certaines font leur marché dans une flaque boueuse, tandis que d’autres se chargent de récupérer des brindilles bien sèches dans les champs… tout en s’octroyant une petite pause – et pose ! – bien méritée sur une branche, au bord de l’étang.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

… Deux jolies pelotes de laine duveteuse au sommet d’un pin
 

 

Hiboux moyen-duc juvéniles

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
 Hiboux moyen-duc juvénile  … émancipation de l’un des jeunes sous le regard toujours attentif de l’un des parents -ici la mère-

Hiboux moyen-duc juvénile … émancipation de l’un des jeunes sous le regard toujours attentif de l’un des parents -ici la mère-

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

 

Le guêpier d’Europe, l’un des oiseaux

 

mythiques des Aiguamolls

 

A peine plus gros qu’un merle, il est sans doute l’un des plus beaux oiseaux que l’on puisse voir en Europe, ou du moins, l’un des plus somptueusement colorés. II a le dos brun marron à jaune paille, le ventre bleu turquoise, la calotte brune, la gorge jaune, les ailes allient brun, bleu vert et bord de fuite noir.

 

La queue est bleu électrique avec une pointe effilée. Un bandeau noir qui entoure l’oeil à l’iris rouge et le front blanc complètent cette incroyable palette des couleurs. Son bec noir est long et pointu, légèrement courbé vers le bas ; c’est un outil remarquable qui lui sert à la fois de pince pour chasser et de pioche pour creuser son terrier.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

Migrateur, le guêpier arrive du sud de l'Afrique en avril-mai pour nicher et repart en août-septembre. Il a été pendant longtemps l'hôte exclusif du sud de l’Europe, mais depuis quelques décennies, l'évolution climatique l'a progressivement incité à s'installer dans la vallée du Rhône, en Suisse, et dans la plupart des régions de France et même au nord de la Loire.

 

Néanmoins, il se reproduit principalement dans le sud, y compris en Corse, où se trouvent les plus gros effectifs. Grégaire, ce dernier niche le plus souvent en colonies.
 

Le couple est le plus souvent monogame et peut-être uni pour la vie. Le nid consiste en un tunnel creusé avec le bec par le couple dans le sol meuble d’une falaise de sable ou de terre meuble naturelle ou artificielle (sablières ou anciennes carrières).

 

Cette galerie (ou terrier) peut atteindre deux mètres de long – en moyenne, un peu plus d’un mètre ; les trous, d’un diamètre de six à huit centimètres, sont généralement exposés au sud ou au sud-ouest.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

Parades amoureuses et offrandes
 

Sur son perchoir, le mâle ou la femelle – il est très difficile de distinguer le sexe – appelle bruyamment son partenaire en l’accueillant en ouvrant une aile, voire les deux, en faisant vibrer la queue en éventail. Il gonfle également les plumes de sa gorge afin de mettre en évidence le noir de son collier.
 

Mais le rituel prénuptial le plus significatif est l’offrande de la nourriture à la femelle. Si cette dernière l’accepte, l’accouplement peut avoir lieu simultanément, la femelle prenant alors une position desoumission incitant le mâle à la féconder.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

 

SYNCHRONISATION PARFAITE

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

Cette femelle de guêpier exhibe l’offrande alimentaire qu’elle tient dans le bec et que vient de lui proposer son partenaire, lequel n’hésite pas une seule seconde à entamer simultanément les préliminaires de l’accouplement. Il faut dire que le perchoir utilisé pour leurs ébats ne lui laisse que peu de possibilité de se manifester de manière plus sensible.

 

En général, le couple se tient parfois longuement côte à côte, posé sur une branche ou à même le sol. L'un s'envole et revient en se raidissant à la verticale, puis s'incline plusieurs fois devant son partenaire qui l'accueille en ébouriffant les plumes.

 

Le mâle présente ensuite une offrande – guêpe, papillon ou libellule – à sa partenaire en frétillant de la queue. Si cette dernière l’accepte, cela se termine dans la plupart des cas par l’accouplement.

 

Une seule ponte
 

A la ponte, six à sept oeufs blancs sont déposés par la femelle et seront incubés pendant un peu plus de vingt jours par les deux sexes. Une seule ponte est produite mais en cas d’échec, une ponte de remplacement est possible.

 

Les jeunes sont nidicoles et sont nourris par les deux parents pendant trois semaines tout en apprenant à capturer eux-mêmes les proies.

 

La famille restera réunie jusqu’à la migration. Le chasseur d’Afrique, tel qu’il est surnommé, se nourrit essentiellement d’hyménoptères, guêpes, abeilles, bourdons, frelons et en complément, d’autres insectes volants comme les odonates par exemple.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

Il chasse à l’affût

 

Il peut repérer une proie jusqu’à une centaine de mètres, une fois après l’avoir saisie en vol, à partir d'un support d'où il a décollé (branche dénudée, racine sortant de la paroi ...), le guêpier revient sur son perchoir. Il assommesa prise en la frappant quatre à cinq fois contre le dur du perchoir pour enlever le dard et la ramollir.
 

Un seul guêpier peut consommer plus de deux-cent cinquante abeilles par jour !
 

Le vol est lui aussi typique : il alterne des battements d’ailes rapides avec de longs glissés, parfois très bas, un peu à la manière des hirondelles.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:22

 

 

La Barge à queue noire Limosa limosa est un limicole élégant de grande taille mesurant de 40 à 44 cm environ.

 

Deux populations de barges à queue noire fréquentent le territoire français : la Barge islandaise, et la Barge continentale.

 

La première niche presque exclusivement en Islande et fréquente notre pays en migration et en hiver. La seconde hiverne en Afrique de l’Ouest et en péninsule Ibérique, et migre à travers la France, dans une large bande s’étendant de la Bretagne sud aux zones humides de la Camargue.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

L’oiseau a un long bec, une tête relativement petite, un long cou et de longues pattes adaptées pour sillonner les herbages humides et autres habitats de zone humide. Le mâle est plus petit et plus coloré que la femelle, avec un bec légèrement plus court.

 

En plumage nuptial, le sommet du crâne et la nuque sont roussâtres, striés de brun. Le sourcil, le menton et le dessous de l'oeil sont blancs. Le plumage de la poitrine est barré horizontalement de stries foncées et les flancs sont ornés d'écailles brunes. Le ventre et les sous-caudales sont blancs, contrastant avec le dos et les scapulaires d'un brun-marron brillant.

 

En plumage hivernal, menton, bas de la poitrine et ventre deviennent d'un blanc pur. La tête, le cou et les flancs prennent une teinte gris clair uniforme. Tout le dessus est gris foncé avec la bordure des plumes plus claire. Quelques taches discrètes continuent à marquer le dessus de la tête, les côtés du cou et les flancs.

 

En vol, la Barge à queue noire présente une barre alaire et un croupion d’un blanc contrastant.
 

Les deux sexes ont un aspect similaire mais en période nuptiale, le plumage de la poitrine, du cou et de la tête du mâle se parent plus largement d’une couleur orangée plus vive. La Barge à queue noire appartenant à la sous-espèce islandaise est d’une plus petite taille que la sous-espèce désignée et a une couleur rouge plus foncée ainsi qu’un bec plus court.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

La Barge à queue noire adulte s’alimente en sondant la vase ou le sol humide avec son bec, plus rarement à vue, ne cherchant pas toujours sa nourriture dans l'eau, mais aussi dans le sable, dans les labours, les prairies où elle fait la chasse aux lombrics aussi habilement que la Bécassine.


Elle se nourrit principalement de petits insectes et de leurs larves, d’annélides, de mollusques, de néréides, de crustacés, d’araignées, d’oeufs de poisson, de frais et têtards de grenouille. Elle s’alimente aussi de végétaux tels que des baies et des graines, mais ceci principalement pendant la migration et au cours de l’hiver.

 

Dans les plaines côtières de l’Afrique de l’Ouest, où hiverne la majorité de la sous-espèce désignée, ainsi que dans les principaux sites de transit en Espagne et au Portugal, elle se nourrit exclusivement de riz.

 

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

QUATRE OEUFS DE COULEUR FAUVE …

 

L’installation des nicheurs a lieu à partir de mi-mars et se poursuit jusqu'en mai.

 

Les oiseaux reviennent sur leur site de nidification de l’année précédente. La ponte, de quatre oeufs en moyenne -de couleur fauve tachetés de deux tons foncés- est déposée au sol, dans une cuvette creusée généralement par le mâle.

 

Durant toute la durée de l'incubation, les mâles ne cessent de voler au dessus de la couveuse, se livrant à des joutes et à des acrobaties aériennes. Si un prédateur potentiel- ou supposé l’être- s'approche de la colonie, tous les oiseaux assurent une défense collective, volant autour de lui et faisant entendre un concert de cris aussi variés. Les deux partenaires se relaient pendant l’incubation qui dure vingt-deux à vingt-quatre jours.

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

UNE POPULATION IMPORTANTE AUX PAYS-BAS
 

Les Pays-Bas abritent près de la moitié de la population européenne de la Barge à queue noire et de plus des trois-quarts de sa population continentale occidentale. Les sites de reproduction habituels de la Barge à queue noire sont des habitats artificiels tels qu’herbages et prairies semi-naturelles.
 

Aux Pays-Bas, ainsi qu’en Allemagne et en Belgique, la majorité des barges installent leurs nids dans des prairies humides. Les polders humides en Hollande septentrionale, et les parties de l’ouest de la Frise peuvent être considérées comme leurs sites néerlandais de reproduction de prédilection.
 

Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire. Dans ces régions elle peut être observée de très près.
 

C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden - Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland -
 

Les habitats de reproduction de la Barge sont les mêmes en Belgique qu’aux Pays-Bas.


Les menaces telles que l’intensification des systèmes agricoles, le déclin des habitats adéquats dû à l’urbanisation font obstacle au succès de la reproduction.

 

La région située autour du village de Uitkerke, en Flandre occidentale - où ont été prises mes images - est également fréquentée par la Barge à queue noire, où l’an dernier près de cent-vingt couples y ont niché.


Après la reproduction, elle migre vers le sud où se trouvent ses quartiers d’hiver, les adultes précédant les jeunes à partir de la fin juin. Les sous-espèces désignée et islandaise ont des systèmes de migration clairement distincts ; alors que la Barge est-atlantique descend vers l’Afrique occidentale et le sud du Sahara, des individus de la sous-espèce islandaise passent l’hiver en Grande-Bretagne et en Irlande, et, suivant la côte atlantique d’Europe occidentale, vont des Pays-Bas jusqu'en Espagne et au Portugal, certains oiseaux parvenant jusqu'au Maroc.
 

Curieusement, un oiseau est parvenu à couvrir la distance entre son lieu de reproduction en Hollande et son site d’hivernage en Guinée-Bissau en quelque 90 heures !

La sous-espèce islandaise préfère quant à elle, hiverner dans les habitats estuariens longeant le littoral atlantique de la Grande-Bretagne jusqu'au Maroc, de nombreuses colonies se trouvant sur la péninsule ibérique.

 

 

PARADES NUPTIALES ET ACCOUPLEMENTS

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

UNE ESPÈCE VULNÉRABLE

 

L’intensification des pratiques agricoles est le principal facteur de déclin sur les sites de reproductiondu nord de l’Europe.

 

Les fauches précoces détruisent les nichées et les poussins, l’utilisation d’engrais et de vermicides banalisent les cortèges végétaux et les populations d’invertébrés. Le drainage affaiblit les émergences d’insectes indispensables au bon développement des jeunes et fait disparaître les zones favorables à l’alimentation des adultes.
 

Malgré la bonne santé de la population islandaise, la Barge à queue noire est désormais considérée comme une espèce quasi menacée au niveau mondial, et la population continentale est en danger en Europe.

 

L’espèce est vulnérable aux échelles française et régionale.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 13:17

   

 

    Lorsque l’ami Bernard m’a dit à la fin du mois d’octobre dernier : « Je crois que cette année, nous aurons un hiver à Jaseurs boréaux », je me réjouissais déjà en pensant à une invasion de ces splendides oiseaux colorés à l’aspect exotique, venant tout droit de la taïga scandinave ou de Sibérie, à l’image de celle que nous avons connue chez nous, dans le nord de la France, en 2012*. Et Bernard de poursuivre : « Ce matin, au téléphone, un ami finlandais m’a affirmé qu’il ne reste plus beaucoup de jaseurs là-haut : il fait déjà très froid et surtout, le manque de nourriture favorise une migration précoce ».

 

* Néanmoins, la dernière invasion importante de jaseurs boréaux en France remonte à l'hiver 2004-2005, et avant cela, à la saison froide 1965-1966.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Pas vraiment une invasion !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

  Il n’avait pas tort, Bernard. En effet, au cours de ce mois d’octobre 2016, des jaseurs en grand nombre ont été observés dans 204 sites différents en Grande-Bretagne, notamment dans les îles Shetland.
 

Aux Pays-Bas et en Belgique, 1 704 oiseaux ont été comptabilisés entre le début du mois d’octobre et la mi-novembre. En Allemagne et au Danemark, les relevés furent également exceptionnels.
 

En France aussi, quelques oiseaux ont été aperçus fin octobre dans notre région des Hauts-de-France, ainsi que dans l’Ain et le département de l’Isère. Mais rien à voir, en ce qui nous concerne, avec une invasion comme celle qui s’est produite durant l’hiver 2012-2013 : à l’époque, ils avaient traversé l'Allemagne dès le mois de novembre pour se réfugier en France par milliers !

 

En fait, une invasion de jaseurs boréaux est totalement aléatoire. Ils se déplacent de façon erratique et progressent en fonction de la disponibilité des baies d'hiver – sorbiers, aubépines, gui – qu'ils trouvent sur leur chemin.

 

Cet hiver, bon nombre de jaseurs ont sans doute hiverné sur le sol anglais, trouvant sur place ce qu’ils cherchaient, et ne sont donc pas descendus en masse vers nos contrées, mais simplement par petits groupes.
 

Ces derniers jours, un couple s’est installé dans les environs de Dunkerque, et quatre individus (dont deux juvéniles) au coeur d’une cité pavillonnaire dans la banlieue de Gand, en Belgique – où mes photographies ont d’ailleurs été prises.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

UN OISEAU RARE… CHEZ NOUS !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Le jaseur boréal est l’un de nos hôtes les plus rares, mais aussi l’un des plus beaux.

 

De la taille d’une alouette des champs, il arbore un plumage général rose-saumon, et sa silhouette trapue est parfaitement reconnaissable à un bandeau noir sur la tête, ainsi qu’à une bavette noire sur la gorge.

 

Il porte une large huppe pointue de couleur ocre-roux bien visible, qui peut être dressée à la verticale. Sa courte queue noire se termine par une bande jaune.

 

Le dessous de sa queue est roux vif. Son plumage présente l’aspect de la soie.
 

Le dessus du plumage est brun gris, et le dessous, gris rosé, avec bas-ventre roux marron. Il se reconnaît aussi aisément aux extrémités cireuses ou vivement colorées des rectrices.
 

Repliées, les ailes présentent des traces de rouge cireux.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Leurs vols rectilignes, avec de brefs planés et de longues ondulations peu amples, rappellent assez ceux d’une bande d’étourneaux. Cependant, le jaseur est plus rapide, et son profil plus gracieux, plus élancé.

Grégaire, il vole en groupe, en formation serrée.
 

Sur le plan de l’alimentation, le jaseur est frugivore, mais en saison de reproduction, il est insectivore et peut également se nourrir d’araignées. Les fruits n’étant pas très nourrissants, cet oiseau absorbe souvent son poids de baies en quelques heures seulement.

 

On estime même qu’un jaseur se nourrissant dans un arbuste de baies rouges dévore entre 600 et 1 000 baies par jour, c’est-à-dire plus de deux fois son poids !
 

 

Par le passé, les apparitions irrégulières de jaseurs ont souvent frappé l’imagination populaire.
 

 

Ces oiseaux inconnus et bariolés étaient en effet considérés comme des messagers du malheur, les petites tâches rouges semblables à des gouttes de sang sur leurs ailes étant
clairement évocatrices. Pour nos ancêtres, les jaseurs annonçaient la guerre, la peste, la famine ou, au mieux, les grands froids. D’ailleurs, la traduction néerlandaise de jaseur est…Pestvogel (oiseau de peste) !

 

La rumeur colporte qu’en 1939, une invasion de ces oiseaux avait été observée dans l'est de la Franceet en Allemagne... comme en 1870 et 1914 !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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Le Jaseur Boréal

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Poème de Julos Beaucarne, artiste, écrivain et chanteur belge :

 


« J’ai rencontré le jaseur Boréal à Saint-Mard en extrême Gaume vers mars de cette année,
 

c’était un oiseau sans papier qui se posait partout où il voulait,
 

il n’était même pas bagué, il était fils de la liberté, il vivait de peu,
 

il mangeait des baies de sorbier et de gui, les baies diverses des arbrisseaux de l’hiver,
 

il chantait beau et son costume était coloré, il avait une belle huppe qui lui servait d’antenne.
 

J’ai piqué une jasette avec lui quand il s’apprêtait à repartir vers la taïga au nord des nords, il chantait comme son bec était fait, il chantait le bonheur de rentrer chez lui dans le Nordisthan où il allait, me disait-il, se mettre en ménage. »

 

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

INSTANTANÉS

 

L’ARISTOCRATE


HIBOU MOYEN-DUC

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Durant la journée, il se tient en général verticalement contre le tronc d’un arbre.
Il se fait alors très mince, se confondant avec l’environnement.
Le mimétisme est parfait, il ressemble à une branche morte, et il est capable de rester de longues heures, immobile dans cette position.
Seule la couleur orange de ses grands yeux peut attirer notre attention … à condition qu’il veuille bien ouvrir les paupières !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
trois hiboux ... sinon rien !

trois hiboux ... sinon rien !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Les Hiboux des marais hivernent dans

 

les polders de Uitkerke en Belgique (Flandre-Occidentale)

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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FAUCON CRÉCERELLE (Falco tinnunculus)

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

LA SITTELLE TORCHEPOT

 

La Sittelle torchepot possède une particularité : c’est le seul oiseau présent en Europe capable de descendre les arbres la tête en bas ; cela grâce à ses pattes courtes et ses griffes puissantes.

C'est un oiseau dit cavernicole en ce sens qu'il niche dans un trou d'arbre, plus rarement dans une cavité de mur ou de rocher. Il occupe souvent un nid vacant de pic. Il ne creuse que très rarement sa propre cavité. Si l'entrée est trop large, la femelle en maçonne l’ouverture avec de la boue-ce qui lui vaut son nom de torchepot - afin d’en interdit l'entrée à certains prédateurs ou à d'autres candidats, comme l'étourneau par exemple.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:17

 

 C’est un divertissement aussi surprenant qu’amusant qu’offre la Panure à moustaches… lorsque cet oiseau singulier d’aspect exotique daigne se montrer, car il se veut discret, le bougre !

Discret mais aussi terriblement remuant lorsqu’il évolue dans la roselière, en grimpant avec une incroyable adresse le long des hampes de roseaux où il se laisse ensuite volontiers glisser avec agilité et élégance vers le sol pour réapparaître presque aussitôt au sommet d’une autre tige, à l’autre bout de la phragmitaie, afin de se nourrir de graines de roseaux.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

De belles bacchantes !

 

La Panure à moustaches, appelée naguère mésange à moustaches, est facilement identifiable, surtout le mâle, à ses deux grandes moustaches noires qu’il arbore, allant des yeux jusque la gorge. C’est un très bel oiseau de la taille d’une mésange, bien que plus corpulent, avec la tête d’une couleur gris-bleu tirant vers le blanc en descendant vers le poitrail. Le reste du corps est brun cannelle, avec des barres noires et blanches sur les ailes.

 

Seul le mâle dispose de moustaches. La tête de la femelle est de teinte cannelle, et non grise, et son plumage est plus uniformément roux-jaunâtre.

La couleur de l’iris évolue avec l’âge, du gris au rouge cuivré. Sa queue, longue et fine, rappelle celle de la mésange à longue queue .
 

Ses ailes sont marron-rougeâtre avec des marques noires et blanches. Quant au vol, il est peu assuré, avec des battements d’ailes virevoltants.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Une vie entière dans la roselière

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

La vie de la Panure à moustaches est intimement liée à celle des roseaux ; ces plantes palustres lui offrent à la fois le gîte et le couvert. Elle niche dans les vastes roselières inondées, bâtissant généralement son nid à environ 20 cm au-dessus du niveau de l’eau, dans les enchevêtrements de vieilles tiges de roseaux ou des touffes de laîches.

Le repas de l’oiseau se compose durant l’été de petits insectes et araignées qu’il capture sur la végétation émergente et à la surface de l’eau. Des proies sont aussi saisies sous la surface, mais à très faible profondeur. Les araignées, les insectes, leurs oeufs et larves sont attrapés sur les tiges, souvent dans la partie inférieure. Ils sont aussi extraits des tiges des roseaux.

Son estomac se transforme à l’automne pour s’adapter à un nouveau mode d’alimentation : l’hiver, en effet, il devient végétarien par nécessité et se contente de graines de roseaux – un phénomène très rare chez les oiseaux. On peut alors s’inquiéter de l’effet que peuvent avoir les changements climatiques sur cette espèce : si les hivers deviennent trop doux, les panures risquent de revenir trop tôt à leur régime insectivore et peuvent alors mourir de faim en cas de retour d’une sévère vague de froid.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

C’est M. Panure qui s’occupe du ravito !
 

Après une brève parade nuptiale courant mars, les couples s’établissent sur un site de nidification.
La femelle y pond généralement entre cinq et six oeufs entre la fin mars et le début du mois de mai.
L’incubation des oeufs dure entre douze et quatorze jours ; elle est assurée par les deux parents. Seule la femelle couve, le rôle du mâle consistant à ravitailler sa compagne.
Après l’éclosion, les jeunes sont nourris au nid pendant dix à quatorze jours, puis volètent à proximité.
Ils sont encore nourris pendant une dizaine de jours après leur départ du nid et ne s’éloignent pas de leurs parents : ils restent à proximité pour former des bandes familiales en automne et en hiver.
Les parents effectuent une deuxième nichée durant le mois de juin sur le même site que lors de la première couvée.
La destruction et la dégradation de son habitat exclusif, les marais à roselière, mais également la fauche répétée des roseaux, constituent les principales menaces pour l’espèce.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

INSTANTANÉS

Frigorifié le hibou moyen-duc !
 

Le hibou moyen-duc est légèrement plus petit et plus svelte que la chouette hulotte, son masque facial bien délimité et ses grandes aigrettes érectiles empêchant toute confusion. Il est discret, aux moeurs crépusculaires et nocturnes, et se tient la journée caché dans les frondaisons, blotti contre le tronc d’un grand arbre. Quand il se sent observé, il aplatit ses plumes au maximum, ce qui affine tellement sa silhouette qu’on peut le confondre avec une simple branche d’arbre. Ses aigrettes érectiles servent à exprimer son humeur : elles sont aplaties quand il est calme et serein, redressées quand il est attentif ou inquiet.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Chevêche d’Athéna

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Martin-pêcheur d'Europe - Alcedo atthis -
 

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

LES YEUX DU MARAIS
Hibou des marais -Asio flammeus-

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Tarin des aulnes

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Houlà, ça glisse ce matin… Z’auraient pu sabler !
Mésange charbonnière

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 15:10

 

  Une fois n’est pas coutume, les photographes fréquentant régulièrement une certaine réserve naturelle située dans la vallée de la Lys, en Belgique, sont particulièrement gâtés cet hiver ! En effet, depuis quelques semaines, trois, voire quatre butors étoilés fréquentent assidûment le site. De surcroît, ils ne sont pas avares d’escapades hors de leur habitat naturel (une roselière) où il est très difficile de les observer – a fortiori de les photographier.
 

Parfois, il nous faut endurer plusieurs heures d’affût pour apercevoir durant quelques secondes seulement le Prince des marais… lorsque ce dernier consent à dépasser furtivement le bec et le cou de la phragmitaie où il hiverne !
 

Actuellement, les butors nous offrent un véritable festival. L’un d’entre eux plus particulièrement : beaucoup plus coopératif, et surtout plus habile pêcheur que ses congénères, il nous gratifie plusieurs fois par jour d’une singulière séance de pêche propre à cette espèce. Il s’approche même à quelques mètres de l’observatoire, à tel point que j’ai dû remiser mon 600 mm et utiliser un objectif de longueur focale beaucoup plus courte !

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

LE BOEUF DES MARAIS

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

Le butor étoilé est un héron trapu qui mesure entre 70 et 80 cm, d’une envergure de 1 à 1,30 mètre, pour un poids de 960 g à 1,94 kg chez le mâle, de 785 g à 1,15 kg chez la femelle.
 

Sa tête est surmontée d’une calotte noire, et son bec, long et pointu, en forme de poignard, est vert jaunâtre, encadré de deux moustaches noires. Les yeux sont jaunes ou rouge orangé.
 

Le plumage brun doré, tacheté et rayé de noir, est semblable chez le mâle et la femelle, et lui vaut le qualificatif d’étoilé. Les mâles, légèrement plus grands que les femelles, se distinguent par la teinte bleutée que prend le bec à sa base pendant la saison de reproduction.
 

La teinte générale des juvéniles est semblable à celle des adultes, mais généralement plus pâle dessous, et la moustache demeure pratiquement invisible.
 

Son nom scientifique est botaurus stellaris. Le terme latin botaurus (butio = crier, taurus = taureau) fait référence à son cri, comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau, d’où son surnom de boeuf des marais. L’autre partie de son nom scientifique, stellaris, signifie étoile, et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun qui se confond avec la couleur des tiges des roseaux.

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

IL PÊCHE À L’AFFUT

Dès qu’il se sent menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préfère se réfugier dans la roselière où il adopte une position immobile étonnamment mimétique avec son environnement, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux. Il est capable de tenir cette position durant des heures, et même d’osciller au rythme du vent qui agite les roseaux !

 

Le butor pêche à l’affut dans des eaux peu profondes, marchant lentement et s'arrêtant souvent. Il peut alors rester immobile de longs moments, surveillant et cherchant sa nourriture – poissons principalement, ou batraciens. Puis il avance, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, adoptant un léger mouvement latéral afin de mieux viser sa proie. Ses mouvements sont très lents, son cou tendu.

 

Soudain, il passe à l’attaque ! Il transperce sa prise d’un coup avec le bec, puis la secoue, avant de l’avaler la tête la première.
 

C’est un solitaire, qui ne semble se préoccuper de ses semblables qu’au moment de la période des amours. Le mâle émet alors un chant très grave, entre février et juillet, période de reproduction, pour signaler sa présence aux femelles et délimiter son territoire vis-à-vis des autres mâles.
 

Ah, ce fameux son de corne de brume !

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

UNE ESPÈCE MENACÉE

En Europe de l’ouest, où les populations sont marginales, l’effectif est souvent réduit à quelques centaines ou dizaines de couples du fait de la régression des habitats propices à l’espèce.
 

En France, le statut de conservation est considéré comme vulnérable : la population nicheuse a chuté de 35 à 45 % en trente ans. Estimée à 500 mâles chanteurs au début des années 1970, la population française n’en compterait plus que 300 actuellement.
 

Le butor étoilé est une espèce protégée dans notre pays, selon la loi du 10 juillet 1976, et fait donc partie des espèces faisant l’objet de mesures spéciales de conservation, en particulier en ce qui concerne leur habitat.
 

Par le passé, le butor a pourtant été ardemment chassé et consommé : un récit authentique nous apprend que, lors d’un dîner organisé à Saint-Omer en 1454 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, il fut servi aux invités plus de 400 butors étoilés !
 

Sacrilège !

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 19:39
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le guêpier d’Europe se reproduit principalement dans le sud de la France, jusqu’en Corse où se trouvent ses plus gros effectifs. Il est également nicheur en maintes régions et départements plus au nord : Midi-Pyrénées, vallée du Rhône, Bourgogne, Jura, Lorraine, Finistère, Poitou-Charentes, Aquitaine, Ile-de-France…
Mais on constate une extension récente de l’aire de répartition de ce magnifique oiseau vers le nord, peut-être en raison de conditions climatiques plus favorables. Néanmoins, il reste discret dans les Hauts-de-France, quoiqu’il ait été noté nicheur à Bray-Dunes en 1994 et 1995, deux couples ayant aussi été observés dans le Boulonnais en 1996, ainsi qu’en Belgique.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Nicheur régulier en Picardie

 

Depuis quelques années déjà, il niche régulièrement en Picardie. Il semblerait que la colonie de reproduction la plus importante de cette région soit située en Laonnois, même s’il existe de nombreuses petites colonies dans les environs de Soissons. Il est certain que les nombreux affleurements sableux mis à nu à flanc de coteaux favorisent son installation, car l’espèce a l’habitude de creuser son terrier au milieu des parois de terrains meubles. Dans la région, le guêpier d’Europe est une espèce tributaire des falaises de sable ou de terre meuble artificielles – sablières, anciennes carrières ou carrières en cours d’exploitation.
 

Les effectifs de cette espèce seraient cependant en légère diminution ces dernières années. Espèce protégée en Picardie, il est considéré comme assez rare et vulnérable – les principales menaces pèsent actuellement sur les milieux de reproduction.

 

Un grand nombre de sites non protégés subissent en effet des modifications liées à l’exploitation des carrières de granulats, dont le caractère instable et improductif menace les habitats de nidification du guêpier d’Europe. Ils se dégradent par érosion naturelle, ou sont même parfois détruits volontairement pour leur manque d’esthétisme ou de valeur économique. Le dépôt de gravats ou le bouchage volontaire des terriers ne sont ainsi pas rares…

 

L’utilisation d’insecticides dans l’agriculture, en réduisant la quantité de proies disponibles, constitue également un danger pour cette espèce essentiellement insectivore.
 

Sur des sites d’installation de colonies bien connues, on déplore aussi parfois des dérangements provoqués par certains photographes animaliers ou naturalistes peu scrupuleux, ainsi que des destructions volontaires…

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Une symphonie de couleurs

 

 

Ndlr : les trois photographies illustrant les chapitres suivants n’ont pas été prises en Picardie, mais en Ariège, dans un affût fixe privé, contrairement à celles qui illustrent l’article principal, capturées cette semaine dans un village non loin de Laon, en milieu ouvert à partir d’une tente d’affût, dans des conditions d’approche relativement compliquées.

 

A peine plus gros qu’un merle, il est sans doute l’un des plus beaux oiseaux que l’on puisse trouver en Europe ; tout au moins, l’un des plus somptueusement colorés. II a le dos brun-marron à jaune paille, le ventre bleu turquoise, la calotte brune, la gorge jaune ; les ailes allient brun, bleu vert et bord de fuite noir. La queue est bleu électrique, avec une pointe effilée. Un bandeau noir qui entoure l’oeil à l’iris rouge et le front blanc complètent cette incroyable palette des couleurs.
 

Son bec noir est long et pointu, légèrement courbé vers le bas ; c’est un outil remarquable qui lui sert à la fois de pince pour chasser, et de pioche pour creuser son terrier.

 

Le nid consiste en un tunnel creusé avec le bec par le couple dans le sol meuble d’une falaise de sable ou de terre meuble naturelles ou artificielle (sablières ou anciennes carrières).

Cette galerie, ou terrier, peut atteindre deux mètres de long – en moyenne, un peu plus d’un mètre. Les trous, d’un diamètre de six à huit centimètres, sont généralement exposés au sud ou au sud-ouest.

 

Migrateur, le guêpier arrive du sud de l'Afrique en avril-mai pour nicher, et repart en août-septembre.
 

Grégaire, il niche le plus souvent en colonies.
 

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Accouplement

Accouplement

Parades amoureuses et offrandes

 

Sur son perchoir, le mâle ou la femelle – il est très difficile de les distinguer – appelle bruyamment son partenaire, et l’invite en lui ouvrant son aile, voire les deux, et en faisant vibrer sa queue en éventail.

Il gonfle également les plumes de sa gorge afin de mettre en évidence le noir de son collier. Mais le rituel prénuptial le plus significatif est l’offrande de la nourriture à la femelle : si cette dernière l’accepte, l’accouplement peut avoir lieu simultanément, la femelle prenant alors une position desoumission incitant le mâle à la féconder.

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Une seule ponte

 

A la ponte, six à sept oeufs blancs sont déposés par la femelle ; ils seront incubés pendant un peu plus de vingt jours, par le mâle comme par la femelle. Il n’y a qu’une seule ponte, mais en cas d’échec, une ponte de remplacement reste possible.

Les jeunes sont nidicoles et nourris par les deux parents pendant
trois semaines, même s’ils apprennent concomitamment à capturer eux-mêmes leurs proies. La famille reste réunie jusqu’à la migration.

Le chasseur d’Afrique, tel qu’il est surnommé, se nourrit
essentiellement d’hyménoptères, guêpes, abeilles, bourdons, frelons et en complément, d’autres insectes volants, comme les odonates par exemple.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Il chasse à l’affût

 

Il peut repérer une proie jusqu’à une centaine de mètres. Après l’avoir saisie en vol, à partir d'un support d'où il a décollé (branche dénudée, racine sortant de la paroi...), le guêpier revient sur son
perchoir. Il assomme sa prise en la frappant quatre à cinq fois contre la surface dure du perchoir pour enlever le dard et la ramollir.

 

Un seul guêpier peut consommer plus de 250 abeilles par jour !
 

Le vol est, lui aussi, typique : il alterne des battements d’ailes rapides avec de longs glissés, parfois très bas, un peu à la manière des hirondelles.

INSTANTANÉS

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme (image high key).

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme (image high key).

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
« Surtout ne vous dérangez pas, je ne fais que passer… ». Tadorne de Belon, parmi les chevaliers gambettes

« Surtout ne vous dérangez pas, je ne fais que passer… ». Tadorne de Belon, parmi les chevaliers gambettes

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Magnifiques Grèbes à cou noir !

 

Le Grèbe à cou noir possède un plumage différent selon la période de l’année mais c’est bien entendu en période de reproduction qu’il est le plus beau, grâce aux belles couleurs noires qui recouvrent le dessus du corps. Les flancs présentent quant à eux un brun roux typique. Les joues étant rehaussées de part et d’autre d’une superbe huppe auriculaire jaune.

D’étonnants yeux rouges complètent la riche palette de couleurs !

Le plumage internuptial - vers le mois de septembre- est nettement plus terne et assez sombre. Le dessus, la calotte, la nuque et les joues sont noirs. La gorge et les cotés de la nuque sont blancs.

On distingue également une zone sombre bien visible à l’avant du cou. Les flancs sont gris foncés.

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le plumage internuptial - vers le mois de septembre- est nettement plus terne et assez sombre. Le dessus, la calotte, la nuque et les joues sont noirs. La gorge et les cotés de la nuque sont blancs. On distingue également une zone sombre bien visible à l’avant du cou. Les flancs sont gris foncés.

En plumage hivernal son corps est de couleur grise, le haut de la tête noir et les joues et l’arrière train sont blancs, il peut alors être facilement confondu avec le Grèbe esclavon (Podiceps auritus) dont la taille, la coloration et la silhouette générale sont très proches. Séparer ces deux espèces est alors délicat dans les secteurs où ils hivernent ensemble.

 

Le Grèbe à cou noir affectionne particulièrement les zones couvertes de végétation aquatique.
 

Il poursuit les petits poissons avec habileté, descendant parfois jusqu’à trois mètres de profondeur, pour réapparaître à une distance assez grande du point de plongée. Il se déplace également en surface, se nourrissant d’insectes présents sur l’eau.
 

La formation des couples commence lors des haltes migratoires prénuptiales et se poursuit rapidement lors de l’arrivée sur les sites de nidification à partir de mi-février. Ils ne s’établissent toutefois qu’en avril ou en mai. La nidification s’effectue souvent en colonies.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le nid d’un diamètre d’environ 25 cm, est construit dans une végétation d’hélophyte, à ras de l’eau. Il consiste en un amas flottant de débris végétaux (feuilles, tiges de roseaux...). La ponte se produit entre la fin-avril et mi-juillet, mais surtout de la mi-mai à la fin juin. Elle comporte trois à quatre oeufs qui éclosent après 19 à 23 jours d’incubation.
 

Les jeunes sont portés après l’éclosion sur le dos des parents, principalement sur celui de la mère - voir mes photographies, prises à la Réserve ornithologique de Grand-Laviers dans la Somme- et deviennent indépendants à l’âge de quatre à cinq semaines.
 

De nombreux individus sont sédentaires et restent en France toute l’année.

Les populations sont renforcées pendant l’hiver avec l’arrivée d’individus migrateurs en provenance du nord de l’Europe. La femelle pond sur des radeaux de végétation flottants ; après quelques semaines, les poussins quittent le nid et les parents les portent sur leur dos.

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LE BAIN DES SPATULES BLANCHES

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Grands gravelots après le passage d'une grande marée, en baie d’Authie-sud, dans une brume de mer

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Spectaculaire envolée de goélands et mouettes devant un parterre de grands cormorans,  durant les grandes marées en baie d’Authie-sud

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
Cigogne blanche et cigogneaux, parc du Marquenterre.

Cigogne blanche et cigogneaux, parc du Marquenterre.

Je couve, tu couves, nous couvons … mais qui couve qui ? Mouettes rieuses.

Je couve, tu couves, nous couvons … mais qui couve qui ? Mouettes rieuses.

Pouillot véloce

Pouillot véloce

Barges à queue noire et Avocettes élégantes sur un plan d’eau de la réserve ornithologique de Grand-Laviers (80)

Barges à queue noire et Avocettes élégantes sur un plan d’eau de la réserve ornithologique de Grand-Laviers (80)

Pic vert

Pic vert

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE LA BAIE D’AUTHIE

 

Ce magnifique bébé phoque (un mâle) qui pèse déjà une quinzaine de kilos est né le 24 juin en baie d’Authie.
 

Sa maman qui se prénomme Trésor -cela ne s’invente pas - avait déjà mis bas en 2014 au même endroit.
Longue vie à lui !

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
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PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
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CHEVÊCHE D’ATHÉNA

 

La petite chouette aux yeux d’or

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

HIRONDELLE DE RIVAGE

 

Elle ne chôme pas cette sémillante hirondelle de rivage !
Au cours de la journée elle multiplie d’incessants va-et- vient entre son terrier et sa zone de «chasse» afin de nourrir ses petits qui attendent avidement son retour dans une «chambre» qu'elle a aménagée, au fond du terrier préalablement creusé avec l’aide de son partenaire, sur le flanc le plus abrupt de la butte.

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FLEURS DES CHAMPS

 

... tout simplement

 

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VAGUE BLANCHE

 

… Comme une infinie vague blanche qui déferle et ondule dans la baie entre Saint-Valery et Le Crotoy.
 

On assiste ici à l’arrivée en baie de Somme des agneaux regagnant les près salés au petit matin en soulevant la poussière faisant penser à une brume de mer survolant les vagues.
 

… Ne comptez pas, ils sont 2.000 !

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
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UN P’TIT AIR D’ÉCOSSE AU CROTOY

 

Une silhouette robuste, une stature imposante, de longues cornes…
 

L’Highland Cattle suscite la curiosité des promeneurs qui fréquentent les abords du marais du Crotoy à Saint-Firmin (80) où un troupeau a intégré l’an dernier le site crotellois -classé Natura 2000- afin de participer à l'entretien très écoresponsable de ce site naturel de 130 hectares.


En effet rien ne résiste à ce photogénique ruminant qui broute absolument tout !

 

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Cette race très ancienne s’est accomplie dans une région de climat très rude. Très rustique et demandant peu de soins, l’Highland Cattle est capable de vivre dans les conditions les plus dures.

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LA BECQUÉE

Cette jeune hirondelle attend le bec grand ouvert que ses parents lui apportent une solide becquée d’insectes. Même si elle vole aussi bien que les adultes elle n’est pas encore tout à fait capable de se nourrir seule.
 

Il lui reste encore quelques semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui l’attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10.000 km !
Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h.

 

La Méditerranée est franchie en une seule étape sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau.

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Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant avec la traversée de la Méditerranée puis celle souvent meurtrière du Sahara ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent pour les plus hardis d’entre eux sur leurs sites d’hivernage.
 

En effet de nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition.
 

Deux cents millions d’hirondelles rustiques passent l’hiver sur ce continent au milieu des trente-sept autres espèces d’hirundinidés.

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Jeune hirondelle rustique prête à l'envol

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Le Sphinx tête de mort

 

 

Il n’y a pas que les oiseaux en halte migratoire au parc du Marquenterre (Hauts-de-France).

Même les papillons aiment s’y reposer, tel ce Sphinx tête de mort que j’ai immortalisé.

C'est le lépidoptère européen le plus lourd (1,5 g pour une femelle adulte de 6 cm d'envergure) et l’un des plus grands avec le Grand paon de nuit que l'on puisse rencontrer en Europe. Son corps mesure environ 6 cm pour une envergure moyenne de 13 cm.

Ce papillon migrateur, arrive habituellement d'Afrique du Nord, la traversée de la Méditerranée ne lui posant guère de problèmes. Il lui arrive parfois même d’atteindre les pays Scandinaves, avec quelques très exceptionnelles observations au niveau du cercle polaire.

De parole d’expert cela fait plus d’une vingtaine d’années que cette espèce -relativement commune avant l’utilisation à outrance des insecticides, et autres biocides- n’avait pas été observée dans la région.

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Héron pourpré au petit matin

 

Lac du Temple (Champagne-Ardenne)

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Comme une peau de chagrin

 

Le dernier et lointain banc de sable sur lequel se reposaient phoques gris et veaux marins se réduit inexorablement comme une peau de chagrin face à la montée rapide de la marée de vive-eau en baie d’Authie.
 

Ils s’y sentaient pourtant parfaitement bien nos sympathiques mammifères marins, profitant du soleil à peine revenu sur la côte d’Opale.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 10:06
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Un chant matinal dans la phragmitaie, celui de la rousserolle effarvatte.

Un chant matinal dans la phragmitaie, celui de la rousserolle effarvatte.

Petit Gravelot

Petit Gravelot

Accouplement d'échasses blanches

Accouplement d'échasses blanches

Croisement de becs après l’accouplement

Croisement de becs après l’accouplement

Je suis libre ! Poussin d’échasse blanche.  Nidifuge, il est capable, à peine sorti de sa coquille, de se tenir sur ses pattes et de quitter le nid, parfois maladroitement, afin de se nourrir dès les premiers instants de sa vie car les parents alimentent rarement leurs petits.

Je suis libre ! Poussin d’échasse blanche. Nidifuge, il est capable, à peine sorti de sa coquille, de se tenir sur ses pattes et de quitter le nid, parfois maladroitement, afin de se nourrir dès les premiers instants de sa vie car les parents alimentent rarement leurs petits.

C’est sans aucun doute au printemps que la réserve ornithologique du Teich* nous dévoile ses plus beaux joyaux. Les passereaux construisent en effet leur nid à cette période de l’année : rousserolle effarvatte, bergeronnette printanière, et surtout la gorgebleue à miroir (particulièrement discrète car déjà occupée au nourrissage des derniers nés – elle quitte le nid sporadiquement), limicoles, échasses blanches, avocettes élégantes, et autres gravelots nichent sur les nombreux îlots de la lagune Quancard. A la mi-mai, on comptabilise 82 nids de mouettes rieuses, 24 d’échasses, 7 d’avocettes et 2 de gravelots.

Cette année – c'est une première pour la région Aquitaine – une nouvelle espèce se reproduit dans la réserve : la mouette mélanocéphale. Comme la mouette rieuse, avec laquelle elle peut être confondue, la mouette mélanocéphale a la tête sombre en période nuptiale, et conserve une petite tâche de ce capuchon sur la joue en hiver. Elle diffère cependant de la rieuse par un capuchon noir – comme son nom l'indique – et non brun chocolat, nettement plus étendu que chez sa parente, des ailes uniformément grises sans pointe noire chez l'adulte et un bec légèrement plus fort.

Même si le temps de la migration prénuptiale s’achève, de belles surprises subsistent : la semaine dernière, mon ami Robert a magistralement capturé l’image d’un combattant varié qui, hélas, n’avait pas encore revêtu sa livrée nuptiale (il était en mue). De toute beauté !

 

Prédation

 

Chez les limicoles, parmi le très grand nombre d’oeufs pondus et menés à terme, les poussins éclos étaient bien vivants, ainsi que l’attestent les photographies présentées ici. Malheureusement sur la lagune avocette, la vie animale n’est pas toujours un long fleuve tranquille et la cohabitation avec les mouettes tourne souvent au drame : nous avons assisté à un véritable carnage méthodiquement perpétré par les mouettes rieuses sur les poussins d'avocettes, d'échasses et de gravelots. Bilan : élimination totale des oisillons nés de cette première vague de ponte. En ce moment, ce sont les poussins de mouettes rieuses qui sont à leur tour menacés par les milans noirs : ceux-ci n’hésitent pas à récupérer, à chacun de leurs passages ou presque, une délicieuse et tendre petite mouette de quelques jours à peine...

C’est la cruelle loi de la nature, mais également celle de la régulation des populations animales.

Quant aux échasses et aux avocettes, elles se sont lancées dans une seconde vague de pontes – les ornithologues parlent de vague « de remplacement » – tout en s'écartant un peu des rieuses afin d’éviter toute prédation.

Défense du territoire chez les échasses blanches nicheuses sur les îlots de la lagune : on ne se fait pas de cadeaux !

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion

* Située sur les rives du bassin d’Arcachon, près de l’embouchure de l’Eyre, parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.
Chaque année, au printemps et à l’automne, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale. 110 hectares de boisement, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon.

 

Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux qui utilisent naturellement les lieux
de manière permanente ou temporaire. Près de 320 espèces ou sous-espèces ont déjà été identifiées ici 
depuis 1972, dont 88 nichent, ou ont niché, sur place.

La tranquillité de la réserve et la diversité de ses biotopes expliquent la grande richesse ornithologique du site.
 

De nombreux oiseaux y nichent : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoreaux gris, aigrettes garzettes et les milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.
 

Au printemps, de nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière et surtout la gorgebleue à miroir – une quinzaine de couples environ chaque année.
 

Les îlots de la lagune Quancard sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes.

Chardonneret élégant dans un écrin d’or.

Chardonneret élégant dans un écrin d’or.

Partie de cache-cache avec le Petit Gravelot

Partie de cache-cache avec le Petit Gravelot

Pluvier argenté cherchant sa nourriture dans la vasière après le passage de la marée.

Pluvier argenté cherchant sa nourriture dans la vasière après le passage de la marée.

Torcol fourmilier : pas facile à « shooter » le gaillard, mimétique et souvent haut perché ! Le Torcol fourmilier se nourrit majoritairement de fourmis et de leurs larves, d’autres petits invertébrés aussi. Ce n’est pas un oiseau forestier. Il préfère les bosquets, les haies, les parcs, c’est-àdire des zones conjuguant arbres et espaces herbacés. Il niche dans des cavités, qu’il ne creuse pas – c’est la particularité de ce pic – et cherche sa nourriture sur les écorces ou au sol. Si le torcol fourmilier est menacé ou dérangé, il se contorsionne, et son cou s'étire et se tord à l'extrême, crête hérissée, donnant à l'oiseau un air étonné. De plus, il associe à ces postures des sifflements semblables à ceux des serpents, décourageant alors d’éventuels prédateurs.

Torcol fourmilier : pas facile à « shooter » le gaillard, mimétique et souvent haut perché ! Le Torcol fourmilier se nourrit majoritairement de fourmis et de leurs larves, d’autres petits invertébrés aussi. Ce n’est pas un oiseau forestier. Il préfère les bosquets, les haies, les parcs, c’est-àdire des zones conjuguant arbres et espaces herbacés. Il niche dans des cavités, qu’il ne creuse pas – c’est la particularité de ce pic – et cherche sa nourriture sur les écorces ou au sol. Si le torcol fourmilier est menacé ou dérangé, il se contorsionne, et son cou s'étire et se tord à l'extrême, crête hérissée, donnant à l'oiseau un air étonné. De plus, il associe à ces postures des sifflements semblables à ceux des serpents, décourageant alors d’éventuels prédateurs.

Une réserve prisée par les photographes
 

 

La réserve du Teich, ce sont six kilomètres d’un sentier en boucle. Une vingtaine de postes d’observation fermés, répartis environ tous les 300 mètres, permettent aux photographes amateurs chevronnés ou professionnels de travailler sans aucun souci avec de grosses focales (type 500, 600voire 800 mm) les ouvertures étant suffisamment grandes.

Ces observatoires sont installés aux endroits les plus favorables pour approcher les oiseaux dans les meilleures conditions possibles.
 

Quatre points de vue surélevés proposent une vision globale sur les différents paysages de la réserve ; ils représentent d’excellents postes pour l’observation des migrations actives.

Couple de lézards verts. Scène prénuptiale.

Couple de lézards verts. Scène prénuptiale.

Qui m’aime me suive ! Tortues cistude.

Qui m’aime me suive ! Tortues cistude.

Chevalier guignette.

Chevalier guignette.

Grèbe à cou noir (plumage nuptial).

Grèbe à cou noir (plumage nuptial).

Milan noir

Milan noir

Le ravitaillement. Rougequeue noire (femelle) en quête de nourriture pour ses petits.

Le ravitaillement. Rougequeue noire (femelle) en quête de nourriture pour ses petits.

UNE NURSERIE À CIEL OUVERT

Préparation de la nidification chez la Mouette rieuse

Préparation de la nidification chez la Mouette rieuse

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Cette échasse blanche retourne méticuleusement dans le nid, les quatre oeufs qu’elle couve maintenant depuis plus d’une vingtaine de jours… contre vents et marées.

Cette échasse blanche retourne méticuleusement dans le nid, les quatre oeufs qu’elle couve maintenant depuis plus d’une vingtaine de jours… contre vents et marées.

Poussin d’avocette élégante tout juste sorti de sa coquille.

Poussin d’avocette élégante tout juste sorti de sa coquille.

Maman, j’ai un peu froid, peux-tu me réchauffer ? Poussin d’avocette élégante.

Maman, j’ai un peu froid, peux-tu me réchauffer ? Poussin d’avocette élégante.

Seul à la découverte du monde : poussin d’Avocette élégante.

Seul à la découverte du monde : poussin d’Avocette élégante.

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Courageux mais pas téméraire : premier bain pour ce poussin d’avocette élégante… sous haute protection.

Courageux mais pas téméraire : premier bain pour ce poussin d’avocette élégante… sous haute protection.

Petit Gravelot et son poussin né la veille

Petit Gravelot et son poussin né la veille

C’est l’heure du ménage : cette Échasse blanche fait place nette dans le nid en se débarrassant de la coquille vide du dernier poussin à peine éclos. Il reste encore un oeuf à couver, et il faut également de la place pour réchauffer ses petits selon la demande de la première journée de leur naissance. Ils ne restent cependant pas longtemps au nid : nidifuges, ils se réfugient dans la végétation avoisinante.

C’est l’heure du ménage : cette Échasse blanche fait place nette dans le nid en se débarrassant de la coquille vide du dernier poussin à peine éclos. Il reste encore un oeuf à couver, et il faut également de la place pour réchauffer ses petits selon la demande de la première journée de leur naissance. Ils ne restent cependant pas longtemps au nid : nidifuges, ils se réfugient dans la végétation avoisinante.

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 14:01
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Spectacle grandiose ces derniers jours de grandes marées, du côté du banc de l’Ilette*, au nord de la réserve naturelle nationale de la baie de Somme où les oiseaux chassés par les flots viennent se réfugier.
Des milliers d’huîtriers-pie, des bécasseaux par centaines et autres limicoles occupent le site en attendant le reflux de la mer, avant de regagner les vasières en baie afin de se nourrir.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

* Le banc de l’Ilette offre une vue sur une grande partie de la baie (Le Crotoy, Saint-Valéry et Le Hourdel) et sur un paysage de marais arrière-littoraux et du massif dunaire. Il était autrefois submergé par les marées hautes, mais du fait de l’ensablement, il est aujourd’hui couvert d’une végétation herbacée – oyats, chardons des sables – et également arbustive, surtout des argousiers. On y goûte une des ambiances les plus naturelles et les plus apaisantes de l’ensemble du nord de la France. En plus d’être un site agréable, le banc de l’Ilette présente un intérêt ornithologique majeur pour l’observation de la migration des oiseaux. Une très grande variété d’espèces – plus d’une centaine – peut en effet y être observée, des passereaux (pinsons, mésanges) aux rapaces (busards des roseaux, éperviers, faucons), en passant principalement par des limicoles (chevaliers, gravelots, bécasseaux) et des grands échassiers (hérons, cigognes, spatules blanches).

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Le spectacle lors des grandes marées… au parc du Marquenterre aussi

 

Selon la force et la direction des vents, de nombreux oiseaux se réfugient également sur les reposoirs du parc du Marquenterre – lorsque ceux-ci sont découverts, selon le niveau des eaux – ou sur les grandes prairies jouxtant le domaine, comme en témoignent ces photographies prises en juillet et en août.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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Un été avec les phoques de Berck

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Les phoques sont devenus depuis quelques années les mascottes de Berck-sur-mer. On vient parfois dans la célèbre cité balnéaire du Pas-de-Calais rien que pour les voir. Il est vrai qu’il est aisé de les observer lorsqu’ils se reposent sur le banc de sable situé juste en face de l’épi de la plage sud, à proximité du club nautique.

 

L’office de tourisme propose même aux touristes des visites avec les guides de l’association Découverte nature où les visiteurs contemplent ces sympathiques mammifères à longues moustaches à travers une puissante longue-vue montée sur un solide trépied, tout en écoutant les explications éclairées du guide.

 

A Berck, il est impossible d’ignorer les phoques : l’office de tourisme en fait la promotion afin de développer une image de station nature. Selon son directeur, « les phoques sont devenus une véritable marque de fabrique du tourisme en baie d’Authie ».

 

Pour la troisième saison consécutive, une collection de produits dérivés, baptisée Rock and Phoques est consacrée au mammifère marin ; dans les boutiques de souvenirs, ils rivalisent avantageusement avec les phares, cabines de plage miniatures, peluches ou autres figurines.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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Déjà en baie au XIXe siècle

 

 

Et pourtant, les phoques en baie d’Authie, ça ne date pas d’hier ! Ils évoluent ici dans leur milieu naturel car ils étaient déjà présents au XIXe siècle, puis ils en furent chassés. Au début du XXe siècle, ils avaient tous disparus. On les observe de nouveau depuis le début des années 2000. Suite à la ratification de la convention pour la protection des phoques de l’Antarctique en 1972, ils sont revenus dans les estuaires picards de manière progressive.

 

Au début des années 2000, on ne voyait que quelques phoques en baie d’Authie mais depuis, leur nombre a augmenté de façon exponentielle. Les raisons de cette implantation sont multiples : présence de plages sableuses, de poissons en abondance, et surtout l'effet des marées dans les estuaires qui permet la formation de bancs de sable se découvrant à marée basse, où les phoques peuvent se reposer et prendre le soleil pour préparer leur mue d'hiver. Ils apprécient particulièrement ces bancs de sable longeant des chenaux profonds et offrant la tranquillité, et surtout la possibilité pour ces sympathiques mammifères marins de se jeter à l’eau très rapidement en cas de danger, ou tout simplement de dérangement causé par l’homme à bord de kayaks, et surtout, de puissants engins motorisés.
 

 

Malgré la curiosité qui le pousse parfois à s’approcher des embarcations, le phoque veau-marin est très sensible au dérangement. Mise-bas, élevage des jeunes, toilette, repos s’effectuent sur les bancs de sable découverts par la marée. Les tentatives d’approche se soldent immanquablement par la fuite vers l’eau des animaux. Répétés, ces dérangements perturbent le cycle de vie du phoque et peuvent compromettre la survie des nouveau-nés.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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Des phoques dans la tempête

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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Cette année, au milieu du mois d’août, 144 phoques ont été comptabilisés, dont pratiquement la moitié de phoques gris, ce qui représente une première pour le site. En juillet dernier, une petite femelle est née en baie ; elle fut baptisée Epinette en raison d'une tâche en forme de sapin sur son profil droit (l'épinette est le nom québécois de différentes variétés de conifères).

 

À titre de comparaison, en baie de Somme, les effectifs maxima de phoques recensés sur les reposoirs de marée basse étaient de 415 Phoques veaux-marins et 110 phoques gris. La première naissance de phoque veau-marin a été observée le 17 juin. Cet été, 87 naissances ont été enregistrées, toujours en baie de Somme qui abrite la plus importante colonie française de phoques veaux-marins.

 

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

ZOOM

 

Promenade en famille chez les grèbes huppés

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes ; les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes ; les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Pourquoi se fatiguer ? « Bon d’accord, je suis déjà grand et je sais nager seul, mais le temps que maman m’offre l’hospitalité de son dos, j’en profite ! Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer… ».

Pourquoi se fatiguer ? « Bon d’accord, je suis déjà grand et je sais nager seul, mais le temps que maman m’offre l’hospitalité de son dos, j’en profite ! Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer… ».

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

La Bécassine sourde

 

Pas facile à observer la Bécassine sourde, plus petite et avec surtout le bec plus court, au comportement plus solitaire que sa cousine la Bécassine des marais. Elle ne se manifeste que très peu le jour et peut demeurer invisible de longues heures tapie dans la végétation des marais où elle se confond parfaitement dans cet environnement.

 

C’est amusant de voir comment elle se nourrit ; tout en sautillant, agitant son corps de bas en haut.

 

Elle vit dans les régions froides, nichant en Finlande, Scandinavie, Russie et Sibérie. Lors de sa migration d'hiver, on peut la retrouver jusqu'en Afrique Occidentale ou sur les rives de l'Océan Indien. Elle n'est pas considérée comme une espèce nicheuse en Europe Occidentale. Les plus précoces arrivent en France vers le milieu du mois d'octobre et y restent jusqu'aux premières grandes gelées.

 

J’ai photographié cette Bécassine sourde en baie de Somme le 7 octobre dernier

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

ÉCLIPSE TOTALE : UNE SUPER-LUNE DE SANG

 

L’éclipse totale lunaire que nous avons observée le 28 septembre au matin s’est produite lorsque la lune, alors pleine, fut précisément alignée avec le soleil et la terre ; l’ombre de la terre, réfléchie par le soleil, éclipse alors notre satellite dans sa totalité. Une éclipse de lune ne peut avoir lieu que lorsque notre satellite, vu depuis la terre, se situe dans la direction opposée au soleil et qu’il se trouve donc en phase de pleine lune.

Coïncidence : cette éclipse totale avait lieu en même temps que la super lune, quand notre satellite paraît plus gros que d'habitude dans le ciel : 14 % plus grand et 30 % plus brillant qu'à l'accoutumée.

 

Ce matin-là, le phénomène général débuta à 2 h 15 pour se terminer à 7 h 20. La phase de totalité, durant laquelle la lune, obscurcie, s’était parée d’une teinte rougeâtre, dura un peu plus d’une heure, entre 4 h 11 et 5 h 23. La dernière éclipse de super-lune a eu lieu en 1964 ; la prochaine est annoncée pour 2033

 

Photographie prise sur la plage de Berck-sur-mer à 4 h 39.

Objectif SIGMA 800mm sur CANON 7d Mark II 0,5 sec f 5,6 1600 ISO

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 16:45

 

J’ai enfin réalisé mon rêve : me rendre dans le nord de l’Angleterre afin de visiter les îles Farne (Farne Islands).

 

J’en reviens, après quelques jours passés sur place, la tête pleine d’images, avec l’impression d’être allé à la rencontre d’un autre monde, parfois loin de toute civilisation.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
Ce macareux moine de retour de pêche, le bec rempli de lançons (anguille des sables) s’apprête à regagner son terrier afin de nourrir son poussin.

Ce macareux moine de retour de pêche, le bec rempli de lançons (anguille des sables) s’apprête à regagner son terrier afin de nourrir son poussin.

Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille : « On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 »

Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille : « On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 »

Guillemot de Troïl et mouettes tridactyles

Guillemot de Troïl et mouettes tridactyles

Habile pêcheur, le macareux peut attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Habile pêcheur, le macareux peut attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Jeune Guillemot de Troïl bien entouré au sein de la colonie de Staple island

Jeune Guillemot de Troïl bien entouré au sein de la colonie de Staple island

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris.

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris.

Sterne arctique sur Inner Farne

Sterne arctique sur Inner Farne

Lumières crépusculaires sur Farne Islands

Lumières crépusculaires sur Farne Islands

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Oui, cet endroit est tout à fait fantastique. S’il ne fallait garder qu’une seule vision de cette incroyable escapade hors du temps, ce serait celle où notre embarcation s’est approchée de cet empilement rocheux complètement isolé en pleine mer, au large de l’île de Staple, offrant l’unique occasion de voir des oiseaux par milliers – guillemots et mouettes tridactyles – vivre dans leur habitat naturel sans présence humaine. Lorsque notre bateau s’engagea dans les anfractuosités des falaises, la proximité avec les oiseaux fut saisissante, avec des sons indescriptibles de cris mêlés… et l’odeur acre du guano qui agressait nos narines. Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille :

« On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 ». Il n’avait pas tort !
 

Puis vint le débarquement à Staple, où nous passâmes un peu plus de deux heures en compagnie des macareux, guillemots, cormorans, pingouins torda, avant de rejoindre l’île d’ Inner, le royaume de la sterne arctique, après un passage (sans escale) devant Longstone et son importante colonie de phoques gris. Moments magiques !

Ce trajet, nous le fîmes à plusieurs reprises à des horaires différents, afin de multiplier nos chances d’obtenir des lumières différentes.
 

Malheureusement, quatre heures d’éclaircies mises à part, le ciel resta désespérément gris durant toute la durée du séjour !
 

La veille du départ, par exemple, nous avons subi une rainstorm, comme disent les Anglais : tempête et pluies torrentielles aussi violentes qu’imprévues sous un ciel d’apocalypse. Alors que nous étions en pleine mer, prêts à accoster sur Inner, toutes les embarcations ont reçu l’ordre de rentrer immédiatement au port ! Et le jour de notre arrivée, impossible de quitter la chambre d’hôtel à cause d’une grosse tempête : rues désertes, atmosphère quasi hivernale et moral dans les chaussettes…
 

Les conditions météorologiques furent les seules ombres au tableau ; c’était du reste ma crainte au moment de planifier ce déplacement : j’avais lu les statistiques des services météo de la région qui donnent 7 jours secs en juin, et 8 en juillet !
 

Enjoy !

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

Macareux moine et Guillemots de Troïl

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
le macareux vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées

le macareux vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées

Situées au large du Northumberland, sur la côte est de l’Angleterre, non loin de la frontière avec l’Ecosse, les îles Farne sont un archipel de 15 à 20 îles, dont certaines sont recouvertes à marée haute. Elles ne sont pas habitées et constituent un habitat primordial pour les oiseaux marins ; elles représentent également une réserve de faune d'importance internationale.
 

Face à cet archipel, situé à trois miles de la côte, se situe Seahouses, charmant village portuaire qui connaît chaque année une extraordinaire affluence d’avril à juillet. C’est à cette période en effet que des milliers d’oiseaux marins se rassemblent pour couver sur les îles.
 

C’est de ce port que vous embarquez pour vous rendre sur les deux îles les plus importantes : Inner et surtout Staple. Enfin… lorsque la météo le permet, surtout pour Staple. L’an dernier, un ami
photographe, en huit jours de temps, n’a jamais pu débarquer sur cette île en raison de mauvaises conditions météorologiques. C’était pourtant en juillet ! L’accès aux autres îles est interdit à des fins de protection.

 

Dans le port, un panneau publicitaire, que personne ne peut ignorer, livre cette formule que Jacques Séguéla ne renierait pas : « Venez chez nous, 36 000 couples de macareux moines ne peuvent pas avoir tort ! ». Plus exactement : 22 500 couples de macareux, près de 25 000 couples de guillemots de Troïl, 4 500 couples de mouettes tridactyles, 1 250 couples de sternes arctiques, des centaines de pingouins torda, autant de grands cormorans, ainsi que des cormorans huppés qui ont niché sur place ont été comptabilisés la saison dernière. Bien entendu, les chiffres 2015 ne sont pas encore connus mais ils devraient s’approcher de ceux de l’an dernier, voire augmenter légèrement, surtout du côté des guillemots.

Colonies de Guillemots de Troïl et des mouettes tridactyles

Colonies de Guillemots de Troïl et des mouettes tridactyles

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Guillemots de Troïl Au second plan, la variante bridée de l'espèce en raison du contour blanc et de la virgule en arrière de l'oeil -espèce plus rare -

Guillemots de Troïl Au second plan, la variante bridée de l'espèce en raison du contour blanc et de la virgule en arrière de l'oeil -espèce plus rare -

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Guillemot et son poussin

Guillemot et son poussin

Pingouins torda

Pingouins torda

Eiders à duvet , à gauche le mâle , en haut à droite la femelle , en bas le poussin

Eiders à duvet , à gauche le mâle , en haut à droite la femelle , en bas le poussin

Le clown des mers

 

De par sa beauté, son apparence exotique, souvent jugé comique à cause de sa démarche malhabile, le macareux moine est certainement l'oiseau de mer qui, de nos jours, attire le plus l’attention. La LPO (ligue pour la protection des oiseaux) n’a-t-elle pas fait du macareux son emblème ?

Il fait partie de la famille des alcidés, une famille d'oiseaux marins plongeurs regroupant les pingouins ou les guillemots. Oiseau pélagique par excellence, il passe le plus clair de son temps en haute mer, ne regagnant la terre ferme que pour se reproduire, nichant sur les pentes herbeuses et les falaises.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Il vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées ; un excellent plongeur également, capable de descendre à une profondeur de soixante mètres et de rester sous l’eau plus d’une minute.

Habile pêcheur, il lui arrive d’attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Lors de la parade nuptiale, le bec du mâle s'orne de couches cornées vivement colorées de rouge, de bleu et de jaune, d’où son surnom de clown des mers.

C’est le moment où se forment les couples. Les partenaires se touchent alors le bec frontalement et le mâle, excité, pousse la femelle qui rejoint l'eau où se passe l'accouplement.

De retour sur terre, il creuse, à l'aide de son puissant bec, tout en raclant le sol avec ses griffes, de profonds terriers – de 70 cm à 1,20 m de long, quelquefois davantage – où il construit et protège son nid tapissé de plumes d’herbes ou d’algues. Il peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

L'espérance de vie théorique d'un macareux moine est d'environ 25 ans mais, comme la plupart des espèces à longue durée de vie, il se reproduit peu : la femelle ne pond qu'un seul oeuf par an, posé à même la terre au fond du terrier, de fin avril à mai.

L'oeuf est couvé durant 40 à 43 jours. Lors du nourrissage de son poussin, le macareux conserve le produit de sa pêche dans son bec, entre la mandibule supérieure et la langue, pour le rapporter au terrier.

Le poussin mange des poissons entiers apportés par les parents qui les lui présentent pendus et alignés de chaque côté du bec, ceci durant six semaines – les parents ne s'alimentent alors plus, ou presque plus.

Le jeune oiseau doit ensuite jeûner une huitaine de jours, ses parents effectuant leur mue et ne pouvant provisoirement plus voler, ayant perdu leurs rémiges. Affamés, les petits sortent alors du nid, toujours au crépuscule et s'élancent maladroitement du haut de la falaise. C'est un moment où ils sont particulièrement vulnérables, exposés à la prédation car non protégés par les parents déjà repartis en mer.

Le macareux peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

Le macareux peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

Au terrier

Au terrier

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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« … ne nous mélangeons pas les pinceaux, toi tu pars à gauche et moi à droite … ou l’inverse »

« … ne nous mélangeons pas les pinceaux, toi tu pars à gauche et moi à droite … ou l’inverse »

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... Et hop !

... Et hop !

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Les pique-assiettes

 

La période du nourrissage bat son plein chez les macareux moine nichant sur Inner. Les adultes ramènent au terrier de nombreux poissons – des lançons – pour leur unique poussin de l’année. Malgré leurs qualités indéniables de pêcheurs, le taux de réussite du nourrissage reste très incertain, en raison des nombreuses attaques de mouettes rieuses ou de goélands avant l’arrivée au terrier.
 

Sur ces documents, notre puffin n’a pas eu beaucoup de chance : il s’est littéralement fait voler la pitance ! Peu importe, il retournera ensuite en pleine mer faire sa provision, en espérant la prochaine fois arriver à bon port.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Une des plus grandes colonies de phoques gris d’Europe

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris, mettant bas plusieurs centaines de jeunes chaque année entre septembre et novembre. De fait à l’automne, les plages de l’île de Brownsman sont envahies par des bébés phoques gris.
 

Étendus tranquillement sur les rochers à proximité du phare de Longstone, les phoques semblent être les résidents attitrés de ce lieu : ils occupent cet endroit depuis plus de 800 ans et ont survécu aux chasseurs de fourrures et à de nombreux dangers. Ils en sont donc bien propriétaires. Plus au large, il n’est pas rare d’observer le petit rorqual, le marsouin commun, des dauphins communs, et plus rare ment, le requin pèlerin.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Rencontre imprévue

 

Alors que nous naviguions l’autre soir vers Inner Farne, notre embarcation fut doublée par un jeune dauphin en compagnie de sa mère.

Super bonus d’une soirée riche en émotions !

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Toniques, les sternes arctiques !

Le premier contact avec les oiseaux, lorsque l’on débarque sur Inner, est saisissant. Nous sommes accueillis par d’innombrables sternes arctiques qui crient et volent dans tous les sens.

Le port d’un couvre-chef s’impose car le visiteur est littéralement harcelé, agressé par ces oiseaux qui défendent avec fougue leurs progénitures en attaquant en piqué le sommet de votre crane. Il faut aussi regarder où l’on met les pieds car les nids se trouvent parfois tout au bord du chemin.

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La sterne arctique, championne de la migration

 

Un juvénile de sterne, bagué au Labrador en 1928, a été retrouvé quatre mois plus tard en Afrique du Sud ! Un autre, bagué dans le nord de l’Angleterre au courant de l’été 1982, à été identifié à Melbourne trois mois après : il avait parcouru 22 000 km !
Une sterne arctique parcourt environ 38 000 km par an dans ses migrations ; elle aura, à la fin de sa vie, parcouru environ 760 000 km… soit deux fois la distance Terre-lune !
Pas mal pour un oiseau pesant une centaine de grammes !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Une nursery à ciel ouvert

Guillemot de Troïl et son poussin

Guillemot de Troïl et son poussin

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Sterne caugek

Sterne caugek

Sterne arctique et son poussin

Sterne arctique et son poussin

Poussin de sterne arctique sous bonne protection

Poussin de sterne arctique sous bonne protection

 

Chez les cormorans

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:12
Gorgebleue dans une roselière de la baie de Somme

Gorgebleue dans une roselière de la baie de Somme

Hirondelle rustique ( Bassin d'Arcachon )

Hirondelle rustique ( Bassin d'Arcachon )

Fulmars boréaux dans les falaises de Ault (80)

Fulmars boréaux dans les falaises de Ault (80)

Accouplement d'échasses blanches ( Le Teich )

Accouplement d'échasses blanches ( Le Teich )

Petit gravelot au nid

Petit gravelot au nid

Sur un îlot de la lagune, presque à l’abri des regards humains – mais malheureusement pas des prédateurs ; ils sont potentiellement nombreux – un petit gravelot couve deux oeufs qu’il a déposés sur un tas de cailloux et quelques coquillages à même le sol.

Il ne semble pas être perturbé par les cris assourdissants des mouettes rieuses qui se chamaillent presque derrière lui.
Plus loin, ce sont les échasses blanches qui se disputent les meilleures places pour leur nidification. Sur un autre reposoir, deux couples d’avocettes élégantes se relaient au nid. La période de reproduction est maintenant entamée, et pour tenter d'élever une progéniture, le temps est compté !
Une bergeronnette printanière vole de buisson en buisson, tandis que le rossignol égrène une partie de son répertoire. Malheureusement, je n’arrive pas à le localiser avec précision dans le touffu bosquet… Celui-là, je n’ai pas encore réussi à la mettre dans la boîte !
Caramba, encore raté !

 

CLIQUEZ SUR LES PHOTOGRAPHIES POUR LES AGRANDIR

 

Il y a une vingtaine de jours auparavant, je me trouvais dans les polders des Flandres belges où j’ai pu observer les premières barges à queue noire arrivées des Pays-Bas et de Scandinavie, qui nichent en compagnie d’autres limicoles dans ce magnifique biotope non loin de la frontière hollandaise.

Barge à queue noire , à l'aube dans les polders de Uitkerke ( Belgique )

Barge à queue noire , à l'aube dans les polders de Uitkerke ( Belgique )

Barge à queue noire

Barge à queue noire

Pipit farlouse

Pipit farlouse

Linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse

Quelques jours plus tard, j’arpentais les renclotures de la baie de Somme, entre le Crotoy et Saint-Valery à la recherche de passereaux : phragmite des joncs, bruant des roseaux ou autre cisticole des joncs, et surtout la gorgebleue, de retour de migration, avec l’espoir de croiser les hirondelles s’affairant à la consolidation des nids en prélevant, en bordure du Dien, de petites boules de terre humide qu’elles mélangent ensuite avec de l’herbe sèche et de minuscules cailloux.

A n’en plus douter, nous sommes bien au printemps et il semble installé, comme en témoigne ces quelques images prises au cours des dernières semaines, des polders belges au bassin d’Arcachon, en passant par les bas-champs de la baie de Somme et les falaises d’Ault où niche une colonie de fulmars boréaux !

Phragmite des joncs

Phragmite des joncs

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
Avocette élégante au nid - parc du Marquenterre - Baie de Somme

Avocette élégante au nid - parc du Marquenterre - Baie de Somme

La jolie Gorgebleue

La jolie Gorgebleue

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Fulmars boréaux dans les falaises d’Ault

 

Depuis de nombreuses années, le fulmar boréal niche dans les falaises d’Ault.
Les premiers individus arrivent sur le site en décembre, voire fin novembre. Les couples se forment rapidement et mettent environ quatre mois pour s'installer sur leur site de reproduction. L’accouplement est un phénomène très discret qui ne semble absolument pas spécifique des couples reproducteurs.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Après avoir trouvé l'anfractuosité idéale, la femelle pond un seul oeuf à même la roche entre fin mai et mi-juin. Les parents se relaient lors de la période d'incubation, qui dure une cinquantaine de jours (de 41 à 57 jours). Dès l'éclosion, le jeune est nourri d'un liquide huileux, sécrété par ses parents.
Le jeune est gardé à tour de rôle par les deux parents, jusqu'à l'âge de quarante-six jours en moyenne. Tandis que l'un d’eux se charge de l'alimenter et de le protéger – une protection effective durant les deux premières semaines seulement – l'autre s'éloigne de la colonie pendant plusieurs jours à la recherche de nourriture.

Le poussin, qui a besoin de sept semaines pour grandir, perd son duvet blanc au profit des plumes et renforce ses ailes. Passé le temps de l’émancipation, ce sont les premiers envols, généralement entre la dernière semaine d'août et la deuxième semaine de septembre.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Il ne reviendra à terre que huit ans plus tard, lorsqu’il aura atteint sa maturité sexuelle pour recommencer le grand cycle de la vie. La plus grande partie de sa vie se déroule dans le grand large à la recherche de sa nourriture. Il accompagne souvent les bateaux de pêcheurs, loin des côtes et il profite ainsi des rejets de poissons et autres résidus de la pêche.

L’une des particularités du fulmar, c’est de posséder une glande de dessalage de l’eau de mer, lui permettant ainsi de boire. Le sel est rejeté au niveau des narines à la morphologie si particulière. Il chasse et se nourrit en rasant l'eau, de son vol fluide.

C'est un excellent planeur, profitant des moindres courants d'air au fil des vagues pour se déplacer.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Accouplement d'échasses blanches

Préliminaires...

Préliminaires...

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
Croisement de becs après l'accouplement

Croisement de becs après l'accouplement

… Du rififi sur la lagune

 

 

Défense et protection du territoire chez les échasses blanches

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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ZOOM

 

 

 

La grande soif du Milan noir

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Faucon crécerelle en action de chasse (polders de Uitkerke-Belgique)

Faucon crécerelle en action de chasse (polders de Uitkerke-Belgique)

Bécasseau minute , le plus petit des limicoles

Bécasseau minute , le plus petit des limicoles

Envolée de centaines de Bécasseaux

Envolée de centaines de Bécasseaux

Chevalier gambette

Chevalier gambette

Accouplement de grenouilles rousses

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Mesdames PANURE en quête de nourriture pour leurs petits nés il y a quelques jours dans la phragmitaie.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS

HEUREUX COLOCATAIRES !

 

A plus de 25 mètres de hauteur au sommet des pins laricio de la héronnière du Marquenterre, les nids se cotoient, avec parfois une promiscuité saisissante.
Comme ici un couple de cigognes qui niche en compagnie de leurs cigogneaux pratiquement dans le même nid que celui d’un couple de spatules blanches et leurs progénitures.

Quelques centimètres les séparent et pourtant la cohabitation se passe sans aucune difficulté.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Tiens un renardeau !

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Belle rencontre en Picardie avec ce renardeau qui semble être âgé de sept ou huit semaines. Il ressemble en plus petit à l’adulte, avec un pelage un peu duveteux et une marque noire entre l’oeil et le coin de la gueule.

Entre quatre et dix semaines, les jeunes prennent cinquante grammes par jour.

A la naissance il pesait entre 85 et 125 grammes.

Dès six mois, on ne peut distinguer le jeune d’un adulte.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Les renardeaux naissent les yeux clos, aveugles et sourds. Ils ont besoin de la chaleur maternelle durant les deux ou trois premières semaines, pendant le premier mois, la femelle reste sous terre avec ses petits, elle a huit tétines en général.

Peu à peu, ses réserves de lait s'épuisent : les aliments solides, déjà consommés par les petits depuis l'âge de 1 mois, deviennent alors leur seule nourriture.

Les yeux des jeunes s’ouvrent entre onze et quatorze jours et sont bleus jusqu’à un mois, puis ils deviennent bruns à couleur ambre.

Les oreilles s’ouvrent à la même période, peu avant que le renardeau ne commence à se tenir sur ses pattes et à marcher. Les renardeaux sont curieux, très joueurs et souvent turbulents.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Vers quatre semaines, ils effectuent leur première sortie en bordure de terrier, jouant pendant que leur mère part chasser. Entre six et douze semaines les jeunes sont sevrés, les adultes leur apportent de la nourriture.

La plupart des jeunes âgés de 6 mois à 1 an quittent le territoire natal ou en sont chassés, entre octobre et janvier inclus.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Les affamés !

 

 

Ces jeunes hirondeaux nés il y a moins de trois semaines attendent à la porte de l’étable le retour de chasse des parents qui assurent encore pour quelques jours leur nourrissage.
 

Cela fait à peine deux jours qu’ils ont quitté le nid et dans une semaine ils seront émancipés.
 

La grande aventure commencera alors pour eux !

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Grands Gravelots en baie d'Authie

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  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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    Le mâle se hâte de féconder une biche en chaleur avant de se faire ravir la place Lorsque mon fils m’appela de très bonne heure, dimanche matin, j’étais à l’affût face à un superbe cerf douze cors occupé à surveiller sa harde d’une dizaine de biches....

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