Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 13:17

   

 

    Lorsque l’ami Bernard m’a dit à la fin du mois d’octobre dernier : « Je crois que cette année, nous aurons un hiver à Jaseurs boréaux », je me réjouissais déjà en pensant à une invasion de ces splendides oiseaux colorés à l’aspect exotique, venant tout droit de la taïga scandinave ou de Sibérie, à l’image de celle que nous avons connue chez nous, dans le nord de la France, en 2012*. Et Bernard de poursuivre : « Ce matin, au téléphone, un ami finlandais m’a affirmé qu’il ne reste plus beaucoup de jaseurs là-haut : il fait déjà très froid et surtout, le manque de nourriture favorise une migration précoce ».

 

* Néanmoins, la dernière invasion importante de jaseurs boréaux en France remonte à l'hiver 2004-2005, et avant cela, à la saison froide 1965-1966.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Pas vraiment une invasion !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

  Il n’avait pas tort, Bernard. En effet, au cours de ce mois d’octobre 2016, des jaseurs en grand nombre ont été observés dans 204 sites différents en Grande-Bretagne, notamment dans les îles Shetland.
 

Aux Pays-Bas et en Belgique, 1 704 oiseaux ont été comptabilisés entre le début du mois d’octobre et la mi-novembre. En Allemagne et au Danemark, les relevés furent également exceptionnels.
 

En France aussi, quelques oiseaux ont été aperçus fin octobre dans notre région des Hauts-de-France, ainsi que dans l’Ain et le département de l’Isère. Mais rien à voir, en ce qui nous concerne, avec une invasion comme celle qui s’est produite durant l’hiver 2012-2013 : à l’époque, ils avaient traversé l'Allemagne dès le mois de novembre pour se réfugier en France par milliers !

 

En fait, une invasion de jaseurs boréaux est totalement aléatoire. Ils se déplacent de façon erratique et progressent en fonction de la disponibilité des baies d'hiver – sorbiers, aubépines, gui – qu'ils trouvent sur leur chemin.

 

Cet hiver, bon nombre de jaseurs ont sans doute hiverné sur le sol anglais, trouvant sur place ce qu’ils cherchaient, et ne sont donc pas descendus en masse vers nos contrées, mais simplement par petits groupes.
 

Ces derniers jours, un couple s’est installé dans les environs de Dunkerque, et quatre individus (dont deux juvéniles) au coeur d’une cité pavillonnaire dans la banlieue de Gand, en Belgique – où mes photographies ont d’ailleurs été prises.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

UN OISEAU RARE… CHEZ NOUS !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Le jaseur boréal est l’un de nos hôtes les plus rares, mais aussi l’un des plus beaux.

 

De la taille d’une alouette des champs, il arbore un plumage général rose-saumon, et sa silhouette trapue est parfaitement reconnaissable à un bandeau noir sur la tête, ainsi qu’à une bavette noire sur la gorge.

 

Il porte une large huppe pointue de couleur ocre-roux bien visible, qui peut être dressée à la verticale. Sa courte queue noire se termine par une bande jaune.

 

Le dessous de sa queue est roux vif. Son plumage présente l’aspect de la soie.
 

Le dessus du plumage est brun gris, et le dessous, gris rosé, avec bas-ventre roux marron. Il se reconnaît aussi aisément aux extrémités cireuses ou vivement colorées des rectrices.
 

Repliées, les ailes présentent des traces de rouge cireux.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Leurs vols rectilignes, avec de brefs planés et de longues ondulations peu amples, rappellent assez ceux d’une bande d’étourneaux. Cependant, le jaseur est plus rapide, et son profil plus gracieux, plus élancé.

Grégaire, il vole en groupe, en formation serrée.
 

Sur le plan de l’alimentation, le jaseur est frugivore, mais en saison de reproduction, il est insectivore et peut également se nourrir d’araignées. Les fruits n’étant pas très nourrissants, cet oiseau absorbe souvent son poids de baies en quelques heures seulement.

 

On estime même qu’un jaseur se nourrissant dans un arbuste de baies rouges dévore entre 600 et 1 000 baies par jour, c’est-à-dire plus de deux fois son poids !
 

 

Par le passé, les apparitions irrégulières de jaseurs ont souvent frappé l’imagination populaire.
 

 

Ces oiseaux inconnus et bariolés étaient en effet considérés comme des messagers du malheur, les petites tâches rouges semblables à des gouttes de sang sur leurs ailes étant
clairement évocatrices. Pour nos ancêtres, les jaseurs annonçaient la guerre, la peste, la famine ou, au mieux, les grands froids. D’ailleurs, la traduction néerlandaise de jaseur est…Pestvogel (oiseau de peste) !

 

La rumeur colporte qu’en 1939, une invasion de ces oiseaux avait été observée dans l'est de la Franceet en Allemagne... comme en 1870 et 1914 !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Le Jaseur Boréal

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Poème de Julos Beaucarne, artiste, écrivain et chanteur belge :

 


« J’ai rencontré le jaseur Boréal à Saint-Mard en extrême Gaume vers mars de cette année,
 

c’était un oiseau sans papier qui se posait partout où il voulait,
 

il n’était même pas bagué, il était fils de la liberté, il vivait de peu,
 

il mangeait des baies de sorbier et de gui, les baies diverses des arbrisseaux de l’hiver,
 

il chantait beau et son costume était coloré, il avait une belle huppe qui lui servait d’antenne.
 

J’ai piqué une jasette avec lui quand il s’apprêtait à repartir vers la taïga au nord des nords, il chantait comme son bec était fait, il chantait le bonheur de rentrer chez lui dans le Nordisthan où il allait, me disait-il, se mettre en ménage. »

 

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

INSTANTANÉS

 

L’ARISTOCRATE


HIBOU MOYEN-DUC

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Durant la journée, il se tient en général verticalement contre le tronc d’un arbre.
Il se fait alors très mince, se confondant avec l’environnement.
Le mimétisme est parfait, il ressemble à une branche morte, et il est capable de rester de longues heures, immobile dans cette position.
Seule la couleur orange de ses grands yeux peut attirer notre attention … à condition qu’il veuille bien ouvrir les paupières !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
trois hiboux ... sinon rien !

trois hiboux ... sinon rien !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 14:17

 

 C’est un divertissement aussi surprenant qu’amusant qu’offre la Panure à moustaches… lorsque cet oiseau singulier d’aspect exotique daigne se montrer, car il se veut discret, le bougre !

Discret mais aussi terriblement remuant lorsqu’il évolue dans la roselière, en grimpant avec une incroyable adresse le long des hampes de roseaux où il se laisse ensuite volontiers glisser avec agilité et élégance vers le sol pour réapparaître presque aussitôt au sommet d’une autre tige, à l’autre bout de la phragmitaie, afin de se nourrir de graines de roseaux.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

De belles bacchantes !

 

La Panure à moustaches, appelée naguère mésange à moustaches, est facilement identifiable, surtout le mâle, à ses deux grandes moustaches noires qu’il arbore, allant des yeux jusque la gorge. C’est un très bel oiseau de la taille d’une mésange, bien que plus corpulent, avec la tête d’une couleur gris-bleu tirant vers le blanc en descendant vers le poitrail. Le reste du corps est brun cannelle, avec des barres noires et blanches sur les ailes.

 

Seul le mâle dispose de moustaches. La tête de la femelle est de teinte cannelle, et non grise, et son plumage est plus uniformément roux-jaunâtre.

La couleur de l’iris évolue avec l’âge, du gris au rouge cuivré. Sa queue, longue et fine, rappelle celle de la mésange à longue queue .
 

Ses ailes sont marron-rougeâtre avec des marques noires et blanches. Quant au vol, il est peu assuré, avec des battements d’ailes virevoltants.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Une vie entière dans la roselière

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

La vie de la Panure à moustaches est intimement liée à celle des roseaux ; ces plantes palustres lui offrent à la fois le gîte et le couvert. Elle niche dans les vastes roselières inondées, bâtissant généralement son nid à environ 20 cm au-dessus du niveau de l’eau, dans les enchevêtrements de vieilles tiges de roseaux ou des touffes de laîches.

Le repas de l’oiseau se compose durant l’été de petits insectes et araignées qu’il capture sur la végétation émergente et à la surface de l’eau. Des proies sont aussi saisies sous la surface, mais à très faible profondeur. Les araignées, les insectes, leurs oeufs et larves sont attrapés sur les tiges, souvent dans la partie inférieure. Ils sont aussi extraits des tiges des roseaux.

Son estomac se transforme à l’automne pour s’adapter à un nouveau mode d’alimentation : l’hiver, en effet, il devient végétarien par nécessité et se contente de graines de roseaux – un phénomène très rare chez les oiseaux. On peut alors s’inquiéter de l’effet que peuvent avoir les changements climatiques sur cette espèce : si les hivers deviennent trop doux, les panures risquent de revenir trop tôt à leur régime insectivore et peuvent alors mourir de faim en cas de retour d’une sévère vague de froid.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

C’est M. Panure qui s’occupe du ravito !
 

Après une brève parade nuptiale courant mars, les couples s’établissent sur un site de nidification.
La femelle y pond généralement entre cinq et six oeufs entre la fin mars et le début du mois de mai.
L’incubation des oeufs dure entre douze et quatorze jours ; elle est assurée par les deux parents. Seule la femelle couve, le rôle du mâle consistant à ravitailler sa compagne.
Après l’éclosion, les jeunes sont nourris au nid pendant dix à quatorze jours, puis volètent à proximité.
Ils sont encore nourris pendant une dizaine de jours après leur départ du nid et ne s’éloignent pas de leurs parents : ils restent à proximité pour former des bandes familiales en automne et en hiver.
Les parents effectuent une deuxième nichée durant le mois de juin sur le même site que lors de la première couvée.
La destruction et la dégradation de son habitat exclusif, les marais à roselière, mais également la fauche répétée des roseaux, constituent les principales menaces pour l’espèce.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

INSTANTANÉS

Frigorifié le hibou moyen-duc !
 

Le hibou moyen-duc est légèrement plus petit et plus svelte que la chouette hulotte, son masque facial bien délimité et ses grandes aigrettes érectiles empêchant toute confusion. Il est discret, aux moeurs crépusculaires et nocturnes, et se tient la journée caché dans les frondaisons, blotti contre le tronc d’un grand arbre. Quand il se sent observé, il aplatit ses plumes au maximum, ce qui affine tellement sa silhouette qu’on peut le confondre avec une simple branche d’arbre. Ses aigrettes érectiles servent à exprimer son humeur : elles sont aplaties quand il est calme et serein, redressées quand il est attentif ou inquiet.

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Chevêche d’Athéna

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Martin-pêcheur d'Europe - Alcedo atthis -
 

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

LES YEUX DU MARAIS
Hibou des marais -Asio flammeus-

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Tarin des aulnes

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !

Houlà, ça glisse ce matin… Z’auraient pu sabler !
Mésange charbonnière

Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 15:10

 

  Une fois n’est pas coutume, les photographes fréquentant régulièrement une certaine réserve naturelle située dans la vallée de la Lys, en Belgique, sont particulièrement gâtés cet hiver ! En effet, depuis quelques semaines, trois, voire quatre butors étoilés fréquentent assidûment le site. De surcroît, ils ne sont pas avares d’escapades hors de leur habitat naturel (une roselière) où il est très difficile de les observer – a fortiori de les photographier.
 

Parfois, il nous faut endurer plusieurs heures d’affût pour apercevoir durant quelques secondes seulement le Prince des marais… lorsque ce dernier consent à dépasser furtivement le bec et le cou de la phragmitaie où il hiverne !
 

Actuellement, les butors nous offrent un véritable festival. L’un d’entre eux plus particulièrement : beaucoup plus coopératif, et surtout plus habile pêcheur que ses congénères, il nous gratifie plusieurs fois par jour d’une singulière séance de pêche propre à cette espèce. Il s’approche même à quelques mètres de l’observatoire, à tel point que j’ai dû remiser mon 600 mm et utiliser un objectif de longueur focale beaucoup plus courte !

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

LE BOEUF DES MARAIS

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

Le butor étoilé est un héron trapu qui mesure entre 70 et 80 cm, d’une envergure de 1 à 1,30 mètre, pour un poids de 960 g à 1,94 kg chez le mâle, de 785 g à 1,15 kg chez la femelle.
 

Sa tête est surmontée d’une calotte noire, et son bec, long et pointu, en forme de poignard, est vert jaunâtre, encadré de deux moustaches noires. Les yeux sont jaunes ou rouge orangé.
 

Le plumage brun doré, tacheté et rayé de noir, est semblable chez le mâle et la femelle, et lui vaut le qualificatif d’étoilé. Les mâles, légèrement plus grands que les femelles, se distinguent par la teinte bleutée que prend le bec à sa base pendant la saison de reproduction.
 

La teinte générale des juvéniles est semblable à celle des adultes, mais généralement plus pâle dessous, et la moustache demeure pratiquement invisible.
 

Son nom scientifique est botaurus stellaris. Le terme latin botaurus (butio = crier, taurus = taureau) fait référence à son cri, comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau, d’où son surnom de boeuf des marais. L’autre partie de son nom scientifique, stellaris, signifie étoile, et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun qui se confond avec la couleur des tiges des roseaux.

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

IL PÊCHE À L’AFFUT

Dès qu’il se sent menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préfère se réfugier dans la roselière où il adopte une position immobile étonnamment mimétique avec son environnement, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux. Il est capable de tenir cette position durant des heures, et même d’osciller au rythme du vent qui agite les roseaux !

 

Le butor pêche à l’affut dans des eaux peu profondes, marchant lentement et s'arrêtant souvent. Il peut alors rester immobile de longs moments, surveillant et cherchant sa nourriture – poissons principalement, ou batraciens. Puis il avance, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, adoptant un léger mouvement latéral afin de mieux viser sa proie. Ses mouvements sont très lents, son cou tendu.

 

Soudain, il passe à l’attaque ! Il transperce sa prise d’un coup avec le bec, puis la secoue, avant de l’avaler la tête la première.
 

C’est un solitaire, qui ne semble se préoccuper de ses semblables qu’au moment de la période des amours. Le mâle émet alors un chant très grave, entre février et juillet, période de reproduction, pour signaler sa présence aux femelles et délimiter son territoire vis-à-vis des autres mâles.
 

Ah, ce fameux son de corne de brume !

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER

UNE ESPÈCE MENACÉE

En Europe de l’ouest, où les populations sont marginales, l’effectif est souvent réduit à quelques centaines ou dizaines de couples du fait de la régression des habitats propices à l’espèce.
 

En France, le statut de conservation est considéré comme vulnérable : la population nicheuse a chuté de 35 à 45 % en trente ans. Estimée à 500 mâles chanteurs au début des années 1970, la population française n’en compterait plus que 300 actuellement.
 

Le butor étoilé est une espèce protégée dans notre pays, selon la loi du 10 juillet 1976, et fait donc partie des espèces faisant l’objet de mesures spéciales de conservation, en particulier en ce qui concerne leur habitat.
 

Par le passé, le butor a pourtant été ardemment chassé et consommé : un récit authentique nous apprend que, lors d’un dîner organisé à Saint-Omer en 1454 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, il fut servi aux invités plus de 400 butors étoilés !
 

Sacrilège !

UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 19:39
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le guêpier d’Europe se reproduit principalement dans le sud de la France, jusqu’en Corse où se trouvent ses plus gros effectifs. Il est également nicheur en maintes régions et départements plus au nord : Midi-Pyrénées, vallée du Rhône, Bourgogne, Jura, Lorraine, Finistère, Poitou-Charentes, Aquitaine, Ile-de-France…
Mais on constate une extension récente de l’aire de répartition de ce magnifique oiseau vers le nord, peut-être en raison de conditions climatiques plus favorables. Néanmoins, il reste discret dans les Hauts-de-France, quoiqu’il ait été noté nicheur à Bray-Dunes en 1994 et 1995, deux couples ayant aussi été observés dans le Boulonnais en 1996, ainsi qu’en Belgique.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Nicheur régulier en Picardie

 

Depuis quelques années déjà, il niche régulièrement en Picardie. Il semblerait que la colonie de reproduction la plus importante de cette région soit située en Laonnois, même s’il existe de nombreuses petites colonies dans les environs de Soissons. Il est certain que les nombreux affleurements sableux mis à nu à flanc de coteaux favorisent son installation, car l’espèce a l’habitude de creuser son terrier au milieu des parois de terrains meubles. Dans la région, le guêpier d’Europe est une espèce tributaire des falaises de sable ou de terre meuble artificielles – sablières, anciennes carrières ou carrières en cours d’exploitation.
 

Les effectifs de cette espèce seraient cependant en légère diminution ces dernières années. Espèce protégée en Picardie, il est considéré comme assez rare et vulnérable – les principales menaces pèsent actuellement sur les milieux de reproduction.

 

Un grand nombre de sites non protégés subissent en effet des modifications liées à l’exploitation des carrières de granulats, dont le caractère instable et improductif menace les habitats de nidification du guêpier d’Europe. Ils se dégradent par érosion naturelle, ou sont même parfois détruits volontairement pour leur manque d’esthétisme ou de valeur économique. Le dépôt de gravats ou le bouchage volontaire des terriers ne sont ainsi pas rares…

 

L’utilisation d’insecticides dans l’agriculture, en réduisant la quantité de proies disponibles, constitue également un danger pour cette espèce essentiellement insectivore.
 

Sur des sites d’installation de colonies bien connues, on déplore aussi parfois des dérangements provoqués par certains photographes animaliers ou naturalistes peu scrupuleux, ainsi que des destructions volontaires…

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Une symphonie de couleurs

 

 

Ndlr : les trois photographies illustrant les chapitres suivants n’ont pas été prises en Picardie, mais en Ariège, dans un affût fixe privé, contrairement à celles qui illustrent l’article principal, capturées cette semaine dans un village non loin de Laon, en milieu ouvert à partir d’une tente d’affût, dans des conditions d’approche relativement compliquées.

 

A peine plus gros qu’un merle, il est sans doute l’un des plus beaux oiseaux que l’on puisse trouver en Europe ; tout au moins, l’un des plus somptueusement colorés. II a le dos brun-marron à jaune paille, le ventre bleu turquoise, la calotte brune, la gorge jaune ; les ailes allient brun, bleu vert et bord de fuite noir. La queue est bleu électrique, avec une pointe effilée. Un bandeau noir qui entoure l’oeil à l’iris rouge et le front blanc complètent cette incroyable palette des couleurs.
 

Son bec noir est long et pointu, légèrement courbé vers le bas ; c’est un outil remarquable qui lui sert à la fois de pince pour chasser, et de pioche pour creuser son terrier.

 

Le nid consiste en un tunnel creusé avec le bec par le couple dans le sol meuble d’une falaise de sable ou de terre meuble naturelles ou artificielle (sablières ou anciennes carrières).

Cette galerie, ou terrier, peut atteindre deux mètres de long – en moyenne, un peu plus d’un mètre. Les trous, d’un diamètre de six à huit centimètres, sont généralement exposés au sud ou au sud-ouest.

 

Migrateur, le guêpier arrive du sud de l'Afrique en avril-mai pour nicher, et repart en août-septembre.
 

Grégaire, il niche le plus souvent en colonies.
 

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Accouplement

Accouplement

Parades amoureuses et offrandes

 

Sur son perchoir, le mâle ou la femelle – il est très difficile de les distinguer – appelle bruyamment son partenaire, et l’invite en lui ouvrant son aile, voire les deux, et en faisant vibrer sa queue en éventail.

Il gonfle également les plumes de sa gorge afin de mettre en évidence le noir de son collier. Mais le rituel prénuptial le plus significatif est l’offrande de la nourriture à la femelle : si cette dernière l’accepte, l’accouplement peut avoir lieu simultanément, la femelle prenant alors une position desoumission incitant le mâle à la féconder.

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Une seule ponte

 

A la ponte, six à sept oeufs blancs sont déposés par la femelle ; ils seront incubés pendant un peu plus de vingt jours, par le mâle comme par la femelle. Il n’y a qu’une seule ponte, mais en cas d’échec, une ponte de remplacement reste possible.

Les jeunes sont nidicoles et nourris par les deux parents pendant
trois semaines, même s’ils apprennent concomitamment à capturer eux-mêmes leurs proies. La famille reste réunie jusqu’à la migration.

Le chasseur d’Afrique, tel qu’il est surnommé, se nourrit
essentiellement d’hyménoptères, guêpes, abeilles, bourdons, frelons et en complément, d’autres insectes volants, comme les odonates par exemple.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Il chasse à l’affût

 

Il peut repérer une proie jusqu’à une centaine de mètres. Après l’avoir saisie en vol, à partir d'un support d'où il a décollé (branche dénudée, racine sortant de la paroi...), le guêpier revient sur son
perchoir. Il assomme sa prise en la frappant quatre à cinq fois contre la surface dure du perchoir pour enlever le dard et la ramollir.

 

Un seul guêpier peut consommer plus de 250 abeilles par jour !
 

Le vol est, lui aussi, typique : il alterne des battements d’ailes rapides avec de longs glissés, parfois très bas, un peu à la manière des hirondelles.

INSTANTANÉS

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme (image high key).

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme (image high key).

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
« Surtout ne vous dérangez pas, je ne fais que passer… ». Tadorne de Belon, parmi les chevaliers gambettes

« Surtout ne vous dérangez pas, je ne fais que passer… ». Tadorne de Belon, parmi les chevaliers gambettes

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Magnifiques Grèbes à cou noir !

 

Le Grèbe à cou noir possède un plumage différent selon la période de l’année mais c’est bien entendu en période de reproduction qu’il est le plus beau, grâce aux belles couleurs noires qui recouvrent le dessus du corps. Les flancs présentent quant à eux un brun roux typique. Les joues étant rehaussées de part et d’autre d’une superbe huppe auriculaire jaune.

D’étonnants yeux rouges complètent la riche palette de couleurs !

Le plumage internuptial - vers le mois de septembre- est nettement plus terne et assez sombre. Le dessus, la calotte, la nuque et les joues sont noirs. La gorge et les cotés de la nuque sont blancs.

On distingue également une zone sombre bien visible à l’avant du cou. Les flancs sont gris foncés.

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le plumage internuptial - vers le mois de septembre- est nettement plus terne et assez sombre. Le dessus, la calotte, la nuque et les joues sont noirs. La gorge et les cotés de la nuque sont blancs. On distingue également une zone sombre bien visible à l’avant du cou. Les flancs sont gris foncés.

En plumage hivernal son corps est de couleur grise, le haut de la tête noir et les joues et l’arrière train sont blancs, il peut alors être facilement confondu avec le Grèbe esclavon (Podiceps auritus) dont la taille, la coloration et la silhouette générale sont très proches. Séparer ces deux espèces est alors délicat dans les secteurs où ils hivernent ensemble.

 

Le Grèbe à cou noir affectionne particulièrement les zones couvertes de végétation aquatique.
 

Il poursuit les petits poissons avec habileté, descendant parfois jusqu’à trois mètres de profondeur, pour réapparaître à une distance assez grande du point de plongée. Il se déplace également en surface, se nourrissant d’insectes présents sur l’eau.
 

La formation des couples commence lors des haltes migratoires prénuptiales et se poursuit rapidement lors de l’arrivée sur les sites de nidification à partir de mi-février. Ils ne s’établissent toutefois qu’en avril ou en mai. La nidification s’effectue souvent en colonies.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le nid d’un diamètre d’environ 25 cm, est construit dans une végétation d’hélophyte, à ras de l’eau. Il consiste en un amas flottant de débris végétaux (feuilles, tiges de roseaux...). La ponte se produit entre la fin-avril et mi-juillet, mais surtout de la mi-mai à la fin juin. Elle comporte trois à quatre oeufs qui éclosent après 19 à 23 jours d’incubation.
 

Les jeunes sont portés après l’éclosion sur le dos des parents, principalement sur celui de la mère - voir mes photographies, prises à la Réserve ornithologique de Grand-Laviers dans la Somme- et deviennent indépendants à l’âge de quatre à cinq semaines.
 

De nombreux individus sont sédentaires et restent en France toute l’année.

Les populations sont renforcées pendant l’hiver avec l’arrivée d’individus migrateurs en provenance du nord de l’Europe. La femelle pond sur des radeaux de végétation flottants ; après quelques semaines, les poussins quittent le nid et les parents les portent sur leur dos.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

LE BAIN DES SPATULES BLANCHES

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Grands gravelots après le passage d'une grande marée, en baie d’Authie-sud, dans une brume de mer

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Spectaculaire envolée de goélands et mouettes devant un parterre de grands cormorans,  durant les grandes marées en baie d’Authie-sud

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
Cigogne blanche et cigogneaux, parc du Marquenterre.

Cigogne blanche et cigogneaux, parc du Marquenterre.

Je couve, tu couves, nous couvons … mais qui couve qui ? Mouettes rieuses.

Je couve, tu couves, nous couvons … mais qui couve qui ? Mouettes rieuses.

Pouillot véloce

Pouillot véloce

Barges à queue noire et Avocettes élégantes sur un plan d’eau de la réserve ornithologique de Grand-Laviers (80)

Barges à queue noire et Avocettes élégantes sur un plan d’eau de la réserve ornithologique de Grand-Laviers (80)

Pic vert

Pic vert

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE LA BAIE D’AUTHIE

 

Ce magnifique bébé phoque (un mâle) qui pèse déjà une quinzaine de kilos est né le 24 juin en baie d’Authie.
 

Sa maman qui se prénomme Trésor -cela ne s’invente pas - avait déjà mis bas en 2014 au même endroit.
Longue vie à lui !

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

CHEVÊCHE D’ATHÉNA

 

La petite chouette aux yeux d’or

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

HIRONDELLE DE RIVAGE

 

Elle ne chôme pas cette sémillante hirondelle de rivage !
Au cours de la journée elle multiplie d’incessants va-et- vient entre son terrier et sa zone de «chasse» afin de nourrir ses petits qui attendent avidement son retour dans une «chambre» qu'elle a aménagée, au fond du terrier préalablement creusé avec l’aide de son partenaire, sur le flanc le plus abrupt de la butte.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

FLEURS DES CHAMPS

 

... tout simplement

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

VAGUE BLANCHE

 

… Comme une infinie vague blanche qui déferle et ondule dans la baie entre Saint-Valery et Le Crotoy.
 

On assiste ici à l’arrivée en baie de Somme des agneaux regagnant les près salés au petit matin en soulevant la poussière faisant penser à une brume de mer survolant les vagues.
 

… Ne comptez pas, ils sont 2.000 !

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

UN P’TIT AIR D’ÉCOSSE AU CROTOY

 

Une silhouette robuste, une stature imposante, de longues cornes…
 

L’Highland Cattle suscite la curiosité des promeneurs qui fréquentent les abords du marais du Crotoy à Saint-Firmin (80) où un troupeau a intégré l’an dernier le site crotellois -classé Natura 2000- afin de participer à l'entretien très écoresponsable de ce site naturel de 130 hectares.


En effet rien ne résiste à ce photogénique ruminant qui broute absolument tout !

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Cette race très ancienne s’est accomplie dans une région de climat très rude. Très rustique et demandant peu de soins, l’Highland Cattle est capable de vivre dans les conditions les plus dures.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

LA BECQUÉE

Cette jeune hirondelle attend le bec grand ouvert que ses parents lui apportent une solide becquée d’insectes. Même si elle vole aussi bien que les adultes elle n’est pas encore tout à fait capable de se nourrir seule.
 

Il lui reste encore quelques semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui l’attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10.000 km !
Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h.

 

La Méditerranée est franchie en une seule étape sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant avec la traversée de la Méditerranée puis celle souvent meurtrière du Sahara ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent pour les plus hardis d’entre eux sur leurs sites d’hivernage.
 

En effet de nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition.
 

Deux cents millions d’hirondelles rustiques passent l’hiver sur ce continent au milieu des trente-sept autres espèces d’hirundinidés.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Jeune hirondelle rustique prête à l'envol

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le Sphinx tête de mort

 

 

Il n’y a pas que les oiseaux en halte migratoire au parc du Marquenterre (Hauts-de-France).

Même les papillons aiment s’y reposer, tel ce Sphinx tête de mort que j’ai immortalisé.

C'est le lépidoptère européen le plus lourd (1,5 g pour une femelle adulte de 6 cm d'envergure) et l’un des plus grands avec le Grand paon de nuit que l'on puisse rencontrer en Europe. Son corps mesure environ 6 cm pour une envergure moyenne de 13 cm.

Ce papillon migrateur, arrive habituellement d'Afrique du Nord, la traversée de la Méditerranée ne lui posant guère de problèmes. Il lui arrive parfois même d’atteindre les pays Scandinaves, avec quelques très exceptionnelles observations au niveau du cercle polaire.

De parole d’expert cela fait plus d’une vingtaine d’années que cette espèce -relativement commune avant l’utilisation à outrance des insecticides, et autres biocides- n’avait pas été observée dans la région.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Héron pourpré au petit matin

 

Lac du Temple (Champagne-Ardenne)

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Comme une peau de chagrin

 

Le dernier et lointain banc de sable sur lequel se reposaient phoques gris et veaux marins se réduit inexorablement comme une peau de chagrin face à la montée rapide de la marée de vive-eau en baie d’Authie.
 

Ils s’y sentaient pourtant parfaitement bien nos sympathiques mammifères marins, profitant du soleil à peine revenu sur la côte d’Opale.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 10:06
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Un chant matinal dans la phragmitaie, celui de la rousserolle effarvatte.

Un chant matinal dans la phragmitaie, celui de la rousserolle effarvatte.

Petit Gravelot

Petit Gravelot

Accouplement d'échasses blanches

Accouplement d'échasses blanches

Croisement de becs après l’accouplement

Croisement de becs après l’accouplement

Je suis libre ! Poussin d’échasse blanche.  Nidifuge, il est capable, à peine sorti de sa coquille, de se tenir sur ses pattes et de quitter le nid, parfois maladroitement, afin de se nourrir dès les premiers instants de sa vie car les parents alimentent rarement leurs petits.

Je suis libre ! Poussin d’échasse blanche. Nidifuge, il est capable, à peine sorti de sa coquille, de se tenir sur ses pattes et de quitter le nid, parfois maladroitement, afin de se nourrir dès les premiers instants de sa vie car les parents alimentent rarement leurs petits.

C’est sans aucun doute au printemps que la réserve ornithologique du Teich* nous dévoile ses plus beaux joyaux. Les passereaux construisent en effet leur nid à cette période de l’année : rousserolle effarvatte, bergeronnette printanière, et surtout la gorgebleue à miroir (particulièrement discrète car déjà occupée au nourrissage des derniers nés – elle quitte le nid sporadiquement), limicoles, échasses blanches, avocettes élégantes, et autres gravelots nichent sur les nombreux îlots de la lagune Quancard. A la mi-mai, on comptabilise 82 nids de mouettes rieuses, 24 d’échasses, 7 d’avocettes et 2 de gravelots.

Cette année – c'est une première pour la région Aquitaine – une nouvelle espèce se reproduit dans la réserve : la mouette mélanocéphale. Comme la mouette rieuse, avec laquelle elle peut être confondue, la mouette mélanocéphale a la tête sombre en période nuptiale, et conserve une petite tâche de ce capuchon sur la joue en hiver. Elle diffère cependant de la rieuse par un capuchon noir – comme son nom l'indique – et non brun chocolat, nettement plus étendu que chez sa parente, des ailes uniformément grises sans pointe noire chez l'adulte et un bec légèrement plus fort.

Même si le temps de la migration prénuptiale s’achève, de belles surprises subsistent : la semaine dernière, mon ami Robert a magistralement capturé l’image d’un combattant varié qui, hélas, n’avait pas encore revêtu sa livrée nuptiale (il était en mue). De toute beauté !

 

Prédation

 

Chez les limicoles, parmi le très grand nombre d’oeufs pondus et menés à terme, les poussins éclos étaient bien vivants, ainsi que l’attestent les photographies présentées ici. Malheureusement sur la lagune avocette, la vie animale n’est pas toujours un long fleuve tranquille et la cohabitation avec les mouettes tourne souvent au drame : nous avons assisté à un véritable carnage méthodiquement perpétré par les mouettes rieuses sur les poussins d'avocettes, d'échasses et de gravelots. Bilan : élimination totale des oisillons nés de cette première vague de ponte. En ce moment, ce sont les poussins de mouettes rieuses qui sont à leur tour menacés par les milans noirs : ceux-ci n’hésitent pas à récupérer, à chacun de leurs passages ou presque, une délicieuse et tendre petite mouette de quelques jours à peine...

C’est la cruelle loi de la nature, mais également celle de la régulation des populations animales.

Quant aux échasses et aux avocettes, elles se sont lancées dans une seconde vague de pontes – les ornithologues parlent de vague « de remplacement » – tout en s'écartant un peu des rieuses afin d’éviter toute prédation.

Défense du territoire chez les échasses blanches nicheuses sur les îlots de la lagune : on ne se fait pas de cadeaux !

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion

* Située sur les rives du bassin d’Arcachon, près de l’embouchure de l’Eyre, parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.
Chaque année, au printemps et à l’automne, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale. 110 hectares de boisement, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon.

 

Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux qui utilisent naturellement les lieux
de manière permanente ou temporaire. Près de 320 espèces ou sous-espèces ont déjà été identifiées ici 
depuis 1972, dont 88 nichent, ou ont niché, sur place.

La tranquillité de la réserve et la diversité de ses biotopes expliquent la grande richesse ornithologique du site.
 

De nombreux oiseaux y nichent : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoreaux gris, aigrettes garzettes et les milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.
 

Au printemps, de nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière et surtout la gorgebleue à miroir – une quinzaine de couples environ chaque année.
 

Les îlots de la lagune Quancard sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes.

Chardonneret élégant dans un écrin d’or.

Chardonneret élégant dans un écrin d’or.

Partie de cache-cache avec le Petit Gravelot

Partie de cache-cache avec le Petit Gravelot

Pluvier argenté cherchant sa nourriture dans la vasière après le passage de la marée.

Pluvier argenté cherchant sa nourriture dans la vasière après le passage de la marée.

Torcol fourmilier : pas facile à « shooter » le gaillard, mimétique et souvent haut perché ! Le Torcol fourmilier se nourrit majoritairement de fourmis et de leurs larves, d’autres petits invertébrés aussi. Ce n’est pas un oiseau forestier. Il préfère les bosquets, les haies, les parcs, c’est-àdire des zones conjuguant arbres et espaces herbacés. Il niche dans des cavités, qu’il ne creuse pas – c’est la particularité de ce pic – et cherche sa nourriture sur les écorces ou au sol. Si le torcol fourmilier est menacé ou dérangé, il se contorsionne, et son cou s'étire et se tord à l'extrême, crête hérissée, donnant à l'oiseau un air étonné. De plus, il associe à ces postures des sifflements semblables à ceux des serpents, décourageant alors d’éventuels prédateurs.

Torcol fourmilier : pas facile à « shooter » le gaillard, mimétique et souvent haut perché ! Le Torcol fourmilier se nourrit majoritairement de fourmis et de leurs larves, d’autres petits invertébrés aussi. Ce n’est pas un oiseau forestier. Il préfère les bosquets, les haies, les parcs, c’est-àdire des zones conjuguant arbres et espaces herbacés. Il niche dans des cavités, qu’il ne creuse pas – c’est la particularité de ce pic – et cherche sa nourriture sur les écorces ou au sol. Si le torcol fourmilier est menacé ou dérangé, il se contorsionne, et son cou s'étire et se tord à l'extrême, crête hérissée, donnant à l'oiseau un air étonné. De plus, il associe à ces postures des sifflements semblables à ceux des serpents, décourageant alors d’éventuels prédateurs.

Une réserve prisée par les photographes
 

 

La réserve du Teich, ce sont six kilomètres d’un sentier en boucle. Une vingtaine de postes d’observation fermés, répartis environ tous les 300 mètres, permettent aux photographes amateurs chevronnés ou professionnels de travailler sans aucun souci avec de grosses focales (type 500, 600voire 800 mm) les ouvertures étant suffisamment grandes.

Ces observatoires sont installés aux endroits les plus favorables pour approcher les oiseaux dans les meilleures conditions possibles.
 

Quatre points de vue surélevés proposent une vision globale sur les différents paysages de la réserve ; ils représentent d’excellents postes pour l’observation des migrations actives.

Couple de lézards verts. Scène prénuptiale.

Couple de lézards verts. Scène prénuptiale.

Qui m’aime me suive ! Tortues cistude.

Qui m’aime me suive ! Tortues cistude.

Chevalier guignette.

Chevalier guignette.

Grèbe à cou noir (plumage nuptial).

Grèbe à cou noir (plumage nuptial).

Milan noir

Milan noir

Le ravitaillement. Rougequeue noire (femelle) en quête de nourriture pour ses petits.

Le ravitaillement. Rougequeue noire (femelle) en quête de nourriture pour ses petits.

UNE NURSERIE À CIEL OUVERT

Préparation de la nidification chez la Mouette rieuse

Préparation de la nidification chez la Mouette rieuse

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Cette échasse blanche retourne méticuleusement dans le nid, les quatre oeufs qu’elle couve maintenant depuis plus d’une vingtaine de jours… contre vents et marées.

Cette échasse blanche retourne méticuleusement dans le nid, les quatre oeufs qu’elle couve maintenant depuis plus d’une vingtaine de jours… contre vents et marées.

Poussin d’avocette élégante tout juste sorti de sa coquille.

Poussin d’avocette élégante tout juste sorti de sa coquille.

Maman, j’ai un peu froid, peux-tu me réchauffer ? Poussin d’avocette élégante.

Maman, j’ai un peu froid, peux-tu me réchauffer ? Poussin d’avocette élégante.

Seul à la découverte du monde : poussin d’Avocette élégante.

Seul à la découverte du monde : poussin d’Avocette élégante.

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Courageux mais pas téméraire : premier bain pour ce poussin d’avocette élégante… sous haute protection.

Courageux mais pas téméraire : premier bain pour ce poussin d’avocette élégante… sous haute protection.

Petit Gravelot et son poussin né la veille

Petit Gravelot et son poussin né la veille

C’est l’heure du ménage : cette Échasse blanche fait place nette dans le nid en se débarrassant de la coquille vide du dernier poussin à peine éclos. Il reste encore un oeuf à couver, et il faut également de la place pour réchauffer ses petits selon la demande de la première journée de leur naissance. Ils ne restent cependant pas longtemps au nid : nidifuges, ils se réfugient dans la végétation avoisinante.

C’est l’heure du ménage : cette Échasse blanche fait place nette dans le nid en se débarrassant de la coquille vide du dernier poussin à peine éclos. Il reste encore un oeuf à couver, et il faut également de la place pour réchauffer ses petits selon la demande de la première journée de leur naissance. Ils ne restent cependant pas longtemps au nid : nidifuges, ils se réfugient dans la végétation avoisinante.

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 14:01
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Spectacle grandiose ces derniers jours de grandes marées, du côté du banc de l’Ilette*, au nord de la réserve naturelle nationale de la baie de Somme où les oiseaux chassés par les flots viennent se réfugier.
Des milliers d’huîtriers-pie, des bécasseaux par centaines et autres limicoles occupent le site en attendant le reflux de la mer, avant de regagner les vasières en baie afin de se nourrir.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

* Le banc de l’Ilette offre une vue sur une grande partie de la baie (Le Crotoy, Saint-Valéry et Le Hourdel) et sur un paysage de marais arrière-littoraux et du massif dunaire. Il était autrefois submergé par les marées hautes, mais du fait de l’ensablement, il est aujourd’hui couvert d’une végétation herbacée – oyats, chardons des sables – et également arbustive, surtout des argousiers. On y goûte une des ambiances les plus naturelles et les plus apaisantes de l’ensemble du nord de la France. En plus d’être un site agréable, le banc de l’Ilette présente un intérêt ornithologique majeur pour l’observation de la migration des oiseaux. Une très grande variété d’espèces – plus d’une centaine – peut en effet y être observée, des passereaux (pinsons, mésanges) aux rapaces (busards des roseaux, éperviers, faucons), en passant principalement par des limicoles (chevaliers, gravelots, bécasseaux) et des grands échassiers (hérons, cigognes, spatules blanches).

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Le spectacle lors des grandes marées… au parc du Marquenterre aussi

 

Selon la force et la direction des vents, de nombreux oiseaux se réfugient également sur les reposoirs du parc du Marquenterre – lorsque ceux-ci sont découverts, selon le niveau des eaux – ou sur les grandes prairies jouxtant le domaine, comme en témoignent ces photographies prises en juillet et en août.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Un été avec les phoques de Berck

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Les phoques sont devenus depuis quelques années les mascottes de Berck-sur-mer. On vient parfois dans la célèbre cité balnéaire du Pas-de-Calais rien que pour les voir. Il est vrai qu’il est aisé de les observer lorsqu’ils se reposent sur le banc de sable situé juste en face de l’épi de la plage sud, à proximité du club nautique.

 

L’office de tourisme propose même aux touristes des visites avec les guides de l’association Découverte nature où les visiteurs contemplent ces sympathiques mammifères à longues moustaches à travers une puissante longue-vue montée sur un solide trépied, tout en écoutant les explications éclairées du guide.

 

A Berck, il est impossible d’ignorer les phoques : l’office de tourisme en fait la promotion afin de développer une image de station nature. Selon son directeur, « les phoques sont devenus une véritable marque de fabrique du tourisme en baie d’Authie ».

 

Pour la troisième saison consécutive, une collection de produits dérivés, baptisée Rock and Phoques est consacrée au mammifère marin ; dans les boutiques de souvenirs, ils rivalisent avantageusement avec les phares, cabines de plage miniatures, peluches ou autres figurines.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Déjà en baie au XIXe siècle

 

 

Et pourtant, les phoques en baie d’Authie, ça ne date pas d’hier ! Ils évoluent ici dans leur milieu naturel car ils étaient déjà présents au XIXe siècle, puis ils en furent chassés. Au début du XXe siècle, ils avaient tous disparus. On les observe de nouveau depuis le début des années 2000. Suite à la ratification de la convention pour la protection des phoques de l’Antarctique en 1972, ils sont revenus dans les estuaires picards de manière progressive.

 

Au début des années 2000, on ne voyait que quelques phoques en baie d’Authie mais depuis, leur nombre a augmenté de façon exponentielle. Les raisons de cette implantation sont multiples : présence de plages sableuses, de poissons en abondance, et surtout l'effet des marées dans les estuaires qui permet la formation de bancs de sable se découvrant à marée basse, où les phoques peuvent se reposer et prendre le soleil pour préparer leur mue d'hiver. Ils apprécient particulièrement ces bancs de sable longeant des chenaux profonds et offrant la tranquillité, et surtout la possibilité pour ces sympathiques mammifères marins de se jeter à l’eau très rapidement en cas de danger, ou tout simplement de dérangement causé par l’homme à bord de kayaks, et surtout, de puissants engins motorisés.
 

 

Malgré la curiosité qui le pousse parfois à s’approcher des embarcations, le phoque veau-marin est très sensible au dérangement. Mise-bas, élevage des jeunes, toilette, repos s’effectuent sur les bancs de sable découverts par la marée. Les tentatives d’approche se soldent immanquablement par la fuite vers l’eau des animaux. Répétés, ces dérangements perturbent le cycle de vie du phoque et peuvent compromettre la survie des nouveau-nés.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Des phoques dans la tempête

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Cette année, au milieu du mois d’août, 144 phoques ont été comptabilisés, dont pratiquement la moitié de phoques gris, ce qui représente une première pour le site. En juillet dernier, une petite femelle est née en baie ; elle fut baptisée Epinette en raison d'une tâche en forme de sapin sur son profil droit (l'épinette est le nom québécois de différentes variétés de conifères).

 

À titre de comparaison, en baie de Somme, les effectifs maxima de phoques recensés sur les reposoirs de marée basse étaient de 415 Phoques veaux-marins et 110 phoques gris. La première naissance de phoque veau-marin a été observée le 17 juin. Cet été, 87 naissances ont été enregistrées, toujours en baie de Somme qui abrite la plus importante colonie française de phoques veaux-marins.

 

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

ZOOM

 

Promenade en famille chez les grèbes huppés

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes ; les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes ; les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Pourquoi se fatiguer ? « Bon d’accord, je suis déjà grand et je sais nager seul, mais le temps que maman m’offre l’hospitalité de son dos, j’en profite ! Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer… ».

Pourquoi se fatiguer ? « Bon d’accord, je suis déjà grand et je sais nager seul, mais le temps que maman m’offre l’hospitalité de son dos, j’en profite ! Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer… ».

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

La Bécassine sourde

 

Pas facile à observer la Bécassine sourde, plus petite et avec surtout le bec plus court, au comportement plus solitaire que sa cousine la Bécassine des marais. Elle ne se manifeste que très peu le jour et peut demeurer invisible de longues heures tapie dans la végétation des marais où elle se confond parfaitement dans cet environnement.

 

C’est amusant de voir comment elle se nourrit ; tout en sautillant, agitant son corps de bas en haut.

 

Elle vit dans les régions froides, nichant en Finlande, Scandinavie, Russie et Sibérie. Lors de sa migration d'hiver, on peut la retrouver jusqu'en Afrique Occidentale ou sur les rives de l'Océan Indien. Elle n'est pas considérée comme une espèce nicheuse en Europe Occidentale. Les plus précoces arrivent en France vers le milieu du mois d'octobre et y restent jusqu'aux premières grandes gelées.

 

J’ai photographié cette Bécassine sourde en baie de Somme le 7 octobre dernier

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

ÉCLIPSE TOTALE : UNE SUPER-LUNE DE SANG

 

L’éclipse totale lunaire que nous avons observée le 28 septembre au matin s’est produite lorsque la lune, alors pleine, fut précisément alignée avec le soleil et la terre ; l’ombre de la terre, réfléchie par le soleil, éclipse alors notre satellite dans sa totalité. Une éclipse de lune ne peut avoir lieu que lorsque notre satellite, vu depuis la terre, se situe dans la direction opposée au soleil et qu’il se trouve donc en phase de pleine lune.

Coïncidence : cette éclipse totale avait lieu en même temps que la super lune, quand notre satellite paraît plus gros que d'habitude dans le ciel : 14 % plus grand et 30 % plus brillant qu'à l'accoutumée.

 

Ce matin-là, le phénomène général débuta à 2 h 15 pour se terminer à 7 h 20. La phase de totalité, durant laquelle la lune, obscurcie, s’était parée d’une teinte rougeâtre, dura un peu plus d’une heure, entre 4 h 11 et 5 h 23. La dernière éclipse de super-lune a eu lieu en 1964 ; la prochaine est annoncée pour 2033

 

Photographie prise sur la plage de Berck-sur-mer à 4 h 39.

Objectif SIGMA 800mm sur CANON 7d Mark II 0,5 sec f 5,6 1600 ISO

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 16:45

 

J’ai enfin réalisé mon rêve : me rendre dans le nord de l’Angleterre afin de visiter les îles Farne (Farne Islands).

 

J’en reviens, après quelques jours passés sur place, la tête pleine d’images, avec l’impression d’être allé à la rencontre d’un autre monde, parfois loin de toute civilisation.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
Ce macareux moine de retour de pêche, le bec rempli de lançons (anguille des sables) s’apprête à regagner son terrier afin de nourrir son poussin.

Ce macareux moine de retour de pêche, le bec rempli de lançons (anguille des sables) s’apprête à regagner son terrier afin de nourrir son poussin.

Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille : « On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 »

Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille : « On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 »

Guillemot de Troïl et mouettes tridactyles

Guillemot de Troïl et mouettes tridactyles

Habile pêcheur, le macareux peut attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Habile pêcheur, le macareux peut attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Jeune Guillemot de Troïl bien entouré au sein de la colonie de Staple island

Jeune Guillemot de Troïl bien entouré au sein de la colonie de Staple island

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris.

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris.

Sterne arctique sur Inner Farne

Sterne arctique sur Inner Farne

Lumières crépusculaires sur Farne Islands

Lumières crépusculaires sur Farne Islands

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Oui, cet endroit est tout à fait fantastique. S’il ne fallait garder qu’une seule vision de cette incroyable escapade hors du temps, ce serait celle où notre embarcation s’est approchée de cet empilement rocheux complètement isolé en pleine mer, au large de l’île de Staple, offrant l’unique occasion de voir des oiseaux par milliers – guillemots et mouettes tridactyles – vivre dans leur habitat naturel sans présence humaine. Lorsque notre bateau s’engagea dans les anfractuosités des falaises, la proximité avec les oiseaux fut saisissante, avec des sons indescriptibles de cris mêlés… et l’odeur acre du guano qui agressait nos narines. Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille :

« On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 ». Il n’avait pas tort !
 

Puis vint le débarquement à Staple, où nous passâmes un peu plus de deux heures en compagnie des macareux, guillemots, cormorans, pingouins torda, avant de rejoindre l’île d’ Inner, le royaume de la sterne arctique, après un passage (sans escale) devant Longstone et son importante colonie de phoques gris. Moments magiques !

Ce trajet, nous le fîmes à plusieurs reprises à des horaires différents, afin de multiplier nos chances d’obtenir des lumières différentes.
 

Malheureusement, quatre heures d’éclaircies mises à part, le ciel resta désespérément gris durant toute la durée du séjour !
 

La veille du départ, par exemple, nous avons subi une rainstorm, comme disent les Anglais : tempête et pluies torrentielles aussi violentes qu’imprévues sous un ciel d’apocalypse. Alors que nous étions en pleine mer, prêts à accoster sur Inner, toutes les embarcations ont reçu l’ordre de rentrer immédiatement au port ! Et le jour de notre arrivée, impossible de quitter la chambre d’hôtel à cause d’une grosse tempête : rues désertes, atmosphère quasi hivernale et moral dans les chaussettes…
 

Les conditions météorologiques furent les seules ombres au tableau ; c’était du reste ma crainte au moment de planifier ce déplacement : j’avais lu les statistiques des services météo de la région qui donnent 7 jours secs en juin, et 8 en juillet !
 

Enjoy !

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

Macareux moine et Guillemots de Troïl

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
le macareux vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées

le macareux vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées

Situées au large du Northumberland, sur la côte est de l’Angleterre, non loin de la frontière avec l’Ecosse, les îles Farne sont un archipel de 15 à 20 îles, dont certaines sont recouvertes à marée haute. Elles ne sont pas habitées et constituent un habitat primordial pour les oiseaux marins ; elles représentent également une réserve de faune d'importance internationale.
 

Face à cet archipel, situé à trois miles de la côte, se situe Seahouses, charmant village portuaire qui connaît chaque année une extraordinaire affluence d’avril à juillet. C’est à cette période en effet que des milliers d’oiseaux marins se rassemblent pour couver sur les îles.
 

C’est de ce port que vous embarquez pour vous rendre sur les deux îles les plus importantes : Inner et surtout Staple. Enfin… lorsque la météo le permet, surtout pour Staple. L’an dernier, un ami
photographe, en huit jours de temps, n’a jamais pu débarquer sur cette île en raison de mauvaises conditions météorologiques. C’était pourtant en juillet ! L’accès aux autres îles est interdit à des fins de protection.

 

Dans le port, un panneau publicitaire, que personne ne peut ignorer, livre cette formule que Jacques Séguéla ne renierait pas : « Venez chez nous, 36 000 couples de macareux moines ne peuvent pas avoir tort ! ». Plus exactement : 22 500 couples de macareux, près de 25 000 couples de guillemots de Troïl, 4 500 couples de mouettes tridactyles, 1 250 couples de sternes arctiques, des centaines de pingouins torda, autant de grands cormorans, ainsi que des cormorans huppés qui ont niché sur place ont été comptabilisés la saison dernière. Bien entendu, les chiffres 2015 ne sont pas encore connus mais ils devraient s’approcher de ceux de l’an dernier, voire augmenter légèrement, surtout du côté des guillemots.

Colonies de Guillemots de Troïl et des mouettes tridactyles

Colonies de Guillemots de Troïl et des mouettes tridactyles

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
Guillemots de Troïl Au second plan, la variante bridée de l'espèce en raison du contour blanc et de la virgule en arrière de l'oeil -espèce plus rare -

Guillemots de Troïl Au second plan, la variante bridée de l'espèce en raison du contour blanc et de la virgule en arrière de l'oeil -espèce plus rare -

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
Guillemot et son poussin

Guillemot et son poussin

Pingouins torda

Pingouins torda

Eiders à duvet , à gauche le mâle , en haut à droite la femelle , en bas le poussin

Eiders à duvet , à gauche le mâle , en haut à droite la femelle , en bas le poussin

Le clown des mers

 

De par sa beauté, son apparence exotique, souvent jugé comique à cause de sa démarche malhabile, le macareux moine est certainement l'oiseau de mer qui, de nos jours, attire le plus l’attention. La LPO (ligue pour la protection des oiseaux) n’a-t-elle pas fait du macareux son emblème ?

Il fait partie de la famille des alcidés, une famille d'oiseaux marins plongeurs regroupant les pingouins ou les guillemots. Oiseau pélagique par excellence, il passe le plus clair de son temps en haute mer, ne regagnant la terre ferme que pour se reproduire, nichant sur les pentes herbeuses et les falaises.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Il vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées ; un excellent plongeur également, capable de descendre à une profondeur de soixante mètres et de rester sous l’eau plus d’une minute.

Habile pêcheur, il lui arrive d’attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Lors de la parade nuptiale, le bec du mâle s'orne de couches cornées vivement colorées de rouge, de bleu et de jaune, d’où son surnom de clown des mers.

C’est le moment où se forment les couples. Les partenaires se touchent alors le bec frontalement et le mâle, excité, pousse la femelle qui rejoint l'eau où se passe l'accouplement.

De retour sur terre, il creuse, à l'aide de son puissant bec, tout en raclant le sol avec ses griffes, de profonds terriers – de 70 cm à 1,20 m de long, quelquefois davantage – où il construit et protège son nid tapissé de plumes d’herbes ou d’algues. Il peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

L'espérance de vie théorique d'un macareux moine est d'environ 25 ans mais, comme la plupart des espèces à longue durée de vie, il se reproduit peu : la femelle ne pond qu'un seul oeuf par an, posé à même la terre au fond du terrier, de fin avril à mai.

L'oeuf est couvé durant 40 à 43 jours. Lors du nourrissage de son poussin, le macareux conserve le produit de sa pêche dans son bec, entre la mandibule supérieure et la langue, pour le rapporter au terrier.

Le poussin mange des poissons entiers apportés par les parents qui les lui présentent pendus et alignés de chaque côté du bec, ceci durant six semaines – les parents ne s'alimentent alors plus, ou presque plus.

Le jeune oiseau doit ensuite jeûner une huitaine de jours, ses parents effectuant leur mue et ne pouvant provisoirement plus voler, ayant perdu leurs rémiges. Affamés, les petits sortent alors du nid, toujours au crépuscule et s'élancent maladroitement du haut de la falaise. C'est un moment où ils sont particulièrement vulnérables, exposés à la prédation car non protégés par les parents déjà repartis en mer.

Le macareux peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

Le macareux peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

Au terrier

Au terrier

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
« … ne nous mélangeons pas les pinceaux, toi tu pars à gauche et moi à droite … ou l’inverse »

« … ne nous mélangeons pas les pinceaux, toi tu pars à gauche et moi à droite … ou l’inverse »

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
... Et hop !

... Et hop !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Les pique-assiettes

 

La période du nourrissage bat son plein chez les macareux moine nichant sur Inner. Les adultes ramènent au terrier de nombreux poissons – des lançons – pour leur unique poussin de l’année. Malgré leurs qualités indéniables de pêcheurs, le taux de réussite du nourrissage reste très incertain, en raison des nombreuses attaques de mouettes rieuses ou de goélands avant l’arrivée au terrier.
 

Sur ces documents, notre puffin n’a pas eu beaucoup de chance : il s’est littéralement fait voler la pitance ! Peu importe, il retournera ensuite en pleine mer faire sa provision, en espérant la prochaine fois arriver à bon port.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Une des plus grandes colonies de phoques gris d’Europe

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris, mettant bas plusieurs centaines de jeunes chaque année entre septembre et novembre. De fait à l’automne, les plages de l’île de Brownsman sont envahies par des bébés phoques gris.
 

Étendus tranquillement sur les rochers à proximité du phare de Longstone, les phoques semblent être les résidents attitrés de ce lieu : ils occupent cet endroit depuis plus de 800 ans et ont survécu aux chasseurs de fourrures et à de nombreux dangers. Ils en sont donc bien propriétaires. Plus au large, il n’est pas rare d’observer le petit rorqual, le marsouin commun, des dauphins communs, et plus rare ment, le requin pèlerin.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Rencontre imprévue

 

Alors que nous naviguions l’autre soir vers Inner Farne, notre embarcation fut doublée par un jeune dauphin en compagnie de sa mère.

Super bonus d’une soirée riche en émotions !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Toniques, les sternes arctiques !

Le premier contact avec les oiseaux, lorsque l’on débarque sur Inner, est saisissant. Nous sommes accueillis par d’innombrables sternes arctiques qui crient et volent dans tous les sens.

Le port d’un couvre-chef s’impose car le visiteur est littéralement harcelé, agressé par ces oiseaux qui défendent avec fougue leurs progénitures en attaquant en piqué le sommet de votre crane. Il faut aussi regarder où l’on met les pieds car les nids se trouvent parfois tout au bord du chemin.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

La sterne arctique, championne de la migration

 

Un juvénile de sterne, bagué au Labrador en 1928, a été retrouvé quatre mois plus tard en Afrique du Sud ! Un autre, bagué dans le nord de l’Angleterre au courant de l’été 1982, à été identifié à Melbourne trois mois après : il avait parcouru 22 000 km !
Une sterne arctique parcourt environ 38 000 km par an dans ses migrations ; elle aura, à la fin de sa vie, parcouru environ 760 000 km… soit deux fois la distance Terre-lune !
Pas mal pour un oiseau pesant une centaine de grammes !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Une nursery à ciel ouvert

Guillemot de Troïl et son poussin

Guillemot de Troïl et son poussin

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Sterne caugek

Sterne caugek

Sterne arctique et son poussin

Sterne arctique et son poussin

Poussin de sterne arctique sous bonne protection

Poussin de sterne arctique sous bonne protection

 

Chez les cormorans

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

 

 

Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:12
Gorgebleue dans une roselière de la baie de Somme

Gorgebleue dans une roselière de la baie de Somme

Hirondelle rustique ( Bassin d'Arcachon )

Hirondelle rustique ( Bassin d'Arcachon )

Fulmars boréaux dans les falaises de Ault (80)

Fulmars boréaux dans les falaises de Ault (80)

Accouplement d'échasses blanches ( Le Teich )

Accouplement d'échasses blanches ( Le Teich )

Petit gravelot au nid

Petit gravelot au nid

Sur un îlot de la lagune, presque à l’abri des regards humains – mais malheureusement pas des prédateurs ; ils sont potentiellement nombreux – un petit gravelot couve deux oeufs qu’il a déposés sur un tas de cailloux et quelques coquillages à même le sol.

Il ne semble pas être perturbé par les cris assourdissants des mouettes rieuses qui se chamaillent presque derrière lui.
Plus loin, ce sont les échasses blanches qui se disputent les meilleures places pour leur nidification. Sur un autre reposoir, deux couples d’avocettes élégantes se relaient au nid. La période de reproduction est maintenant entamée, et pour tenter d'élever une progéniture, le temps est compté !
Une bergeronnette printanière vole de buisson en buisson, tandis que le rossignol égrène une partie de son répertoire. Malheureusement, je n’arrive pas à le localiser avec précision dans le touffu bosquet… Celui-là, je n’ai pas encore réussi à la mettre dans la boîte !
Caramba, encore raté !

 

CLIQUEZ SUR LES PHOTOGRAPHIES POUR LES AGRANDIR

 

Il y a une vingtaine de jours auparavant, je me trouvais dans les polders des Flandres belges où j’ai pu observer les premières barges à queue noire arrivées des Pays-Bas et de Scandinavie, qui nichent en compagnie d’autres limicoles dans ce magnifique biotope non loin de la frontière hollandaise.

Barge à queue noire , à l'aube dans les polders de Uitkerke ( Belgique )

Barge à queue noire , à l'aube dans les polders de Uitkerke ( Belgique )

Barge à queue noire

Barge à queue noire

Pipit farlouse

Pipit farlouse

Linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse

Quelques jours plus tard, j’arpentais les renclotures de la baie de Somme, entre le Crotoy et Saint-Valery à la recherche de passereaux : phragmite des joncs, bruant des roseaux ou autre cisticole des joncs, et surtout la gorgebleue, de retour de migration, avec l’espoir de croiser les hirondelles s’affairant à la consolidation des nids en prélevant, en bordure du Dien, de petites boules de terre humide qu’elles mélangent ensuite avec de l’herbe sèche et de minuscules cailloux.

A n’en plus douter, nous sommes bien au printemps et il semble installé, comme en témoigne ces quelques images prises au cours des dernières semaines, des polders belges au bassin d’Arcachon, en passant par les bas-champs de la baie de Somme et les falaises d’Ault où niche une colonie de fulmars boréaux !

Phragmite des joncs

Phragmite des joncs

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
Avocette élégante au nid - parc du Marquenterre - Baie de Somme

Avocette élégante au nid - parc du Marquenterre - Baie de Somme

La jolie Gorgebleue

La jolie Gorgebleue

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Fulmars boréaux dans les falaises d’Ault

 

Depuis de nombreuses années, le fulmar boréal niche dans les falaises d’Ault.
Les premiers individus arrivent sur le site en décembre, voire fin novembre. Les couples se forment rapidement et mettent environ quatre mois pour s'installer sur leur site de reproduction. L’accouplement est un phénomène très discret qui ne semble absolument pas spécifique des couples reproducteurs.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Après avoir trouvé l'anfractuosité idéale, la femelle pond un seul oeuf à même la roche entre fin mai et mi-juin. Les parents se relaient lors de la période d'incubation, qui dure une cinquantaine de jours (de 41 à 57 jours). Dès l'éclosion, le jeune est nourri d'un liquide huileux, sécrété par ses parents.
Le jeune est gardé à tour de rôle par les deux parents, jusqu'à l'âge de quarante-six jours en moyenne. Tandis que l'un d’eux se charge de l'alimenter et de le protéger – une protection effective durant les deux premières semaines seulement – l'autre s'éloigne de la colonie pendant plusieurs jours à la recherche de nourriture.

Le poussin, qui a besoin de sept semaines pour grandir, perd son duvet blanc au profit des plumes et renforce ses ailes. Passé le temps de l’émancipation, ce sont les premiers envols, généralement entre la dernière semaine d'août et la deuxième semaine de septembre.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Il ne reviendra à terre que huit ans plus tard, lorsqu’il aura atteint sa maturité sexuelle pour recommencer le grand cycle de la vie. La plus grande partie de sa vie se déroule dans le grand large à la recherche de sa nourriture. Il accompagne souvent les bateaux de pêcheurs, loin des côtes et il profite ainsi des rejets de poissons et autres résidus de la pêche.

L’une des particularités du fulmar, c’est de posséder une glande de dessalage de l’eau de mer, lui permettant ainsi de boire. Le sel est rejeté au niveau des narines à la morphologie si particulière. Il chasse et se nourrit en rasant l'eau, de son vol fluide.

C'est un excellent planeur, profitant des moindres courants d'air au fil des vagues pour se déplacer.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Accouplement d'échasses blanches

Préliminaires...

Préliminaires...

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
Croisement de becs après l'accouplement

Croisement de becs après l'accouplement

… Du rififi sur la lagune

 

 

Défense et protection du territoire chez les échasses blanches

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

 

ZOOM

 

 

 

La grande soif du Milan noir

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
Faucon crécerelle en action de chasse (polders de Uitkerke-Belgique)

Faucon crécerelle en action de chasse (polders de Uitkerke-Belgique)

Bécasseau minute , le plus petit des limicoles

Bécasseau minute , le plus petit des limicoles

Envolée de centaines de Bécasseaux

Envolée de centaines de Bécasseaux

Chevalier gambette

Chevalier gambette

Accouplement de grenouilles rousses

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Mesdames PANURE en quête de nourriture pour leurs petits nés il y a quelques jours dans la phragmitaie.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS

HEUREUX COLOCATAIRES !

 

A plus de 25 mètres de hauteur au sommet des pins laricio de la héronnière du Marquenterre, les nids se cotoient, avec parfois une promiscuité saisissante.
Comme ici un couple de cigognes qui niche en compagnie de leurs cigogneaux pratiquement dans le même nid que celui d’un couple de spatules blanches et leurs progénitures.

Quelques centimètres les séparent et pourtant la cohabitation se passe sans aucune difficulté.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Tiens un renardeau !

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Belle rencontre en Picardie avec ce renardeau qui semble être âgé de sept ou huit semaines. Il ressemble en plus petit à l’adulte, avec un pelage un peu duveteux et une marque noire entre l’oeil et le coin de la gueule.

Entre quatre et dix semaines, les jeunes prennent cinquante grammes par jour.

A la naissance il pesait entre 85 et 125 grammes.

Dès six mois, on ne peut distinguer le jeune d’un adulte.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Les renardeaux naissent les yeux clos, aveugles et sourds. Ils ont besoin de la chaleur maternelle durant les deux ou trois premières semaines, pendant le premier mois, la femelle reste sous terre avec ses petits, elle a huit tétines en général.

Peu à peu, ses réserves de lait s'épuisent : les aliments solides, déjà consommés par les petits depuis l'âge de 1 mois, deviennent alors leur seule nourriture.

Les yeux des jeunes s’ouvrent entre onze et quatorze jours et sont bleus jusqu’à un mois, puis ils deviennent bruns à couleur ambre.

Les oreilles s’ouvrent à la même période, peu avant que le renardeau ne commence à se tenir sur ses pattes et à marcher. Les renardeaux sont curieux, très joueurs et souvent turbulents.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Vers quatre semaines, ils effectuent leur première sortie en bordure de terrier, jouant pendant que leur mère part chasser. Entre six et douze semaines les jeunes sont sevrés, les adultes leur apportent de la nourriture.

La plupart des jeunes âgés de 6 mois à 1 an quittent le territoire natal ou en sont chassés, entre octobre et janvier inclus.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Les affamés !

 

 

Ces jeunes hirondeaux nés il y a moins de trois semaines attendent à la porte de l’étable le retour de chasse des parents qui assurent encore pour quelques jours leur nourrissage.
 

Cela fait à peine deux jours qu’ils ont quitté le nid et dans une semaine ils seront émancipés.
 

La grande aventure commencera alors pour eux !

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Grands Gravelots en baie d'Authie

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:31
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Je rêvais depuis longtemps d’observer et surtout de photographier le jaseur boréal tout droit arrivé des forêts de Sibérie ou de Scandinavie. J’avais déjà raté mon rendez-vous avec ce splendide passereau aux couleurs quasi exotiques où se mêlent le beige, le noir, le jaune, le rouge et le blanc lors de l’hiver 2012 où notre région a connu une arrivée massive de ces oiseaux dès la fin du mois de novembre, notamment sur le littoral dunkerquois. Quelques individus ont même été observés à proximité de la métropole lilloise durant la même époque alors qu’ils venaient de traverser l’Allemagne par milliers pour se réfugier plus à l’ouest, vraisemblablement par manque de nourriture en Europe centrale et orientale.

La dernière invasion importante de jaseurs boréaux en France remonte à l'hiver 2004-2005 et avant cela, durant la saison froide 1965-1966. Généralement, pas plus de cinq jaseurs viennent jusqu'en France chaque hiver ; rarement quelques dizaines.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

L’hiver dernier, aucun individu n’a été observé dans le nord de la France ; néanmoins, une petite dizaine le fut en Belgique, ainsi qu’aux Pays-Bas, mais seulement durant une courte période. Je désespérais donc de pouvoir rencontrer cet hiver ce fameux jaseur. Lorsque quelques ornithologues belges ont observé début février quelques individus – quatre femelles à la recherche de nourriture sur la commune de Uitkerke (entité de Blankenberge) sur la côte belge.

C’est à cet endroit que j’ai pu réaliser ces quelques images. Un autre jaseur a été aperçu également durant la même période dans la commune de Flostoy, non loin de Namur, dans les Ardennes.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

De la taille d’un étourneau, sa silhouette est trapue. Il arbore un plumage à l’aspect de soie, de couleur rose-saumon, et possède un bandeau noir sur la tête, ainsi qu’une bavette noire sur la gorge. Il porte une large huppe pointue de couleur ocre-roux qui peut se dresser à la verticale. Un fin sourcil noir se prolonge jusqu’à la nuque, lui cernant les yeux tel un masque.

Deux tâches blanches et une pointe rouge marquent les ailes. Sa courte queue noire se termine par une bande jaune. Le dessus est brun gris et le dessous gris rosé avec bas-ventre roux marron. Le jaseur a un régime frugivore, mais en saison de reproduction, il est insectivore et peut également se nourrir d’araignées. Les fruits n’étant pas très nourrissants, cet oiseau absorbe souvent son poids de baies en quelques heures seulement.

On estime qu’un seul oiseau, se nourrissant dans un arbuste de baies rouges, dévore entre 600 et 1 000 baies en une seule journée, c’est-à-dire plus de deux fois son propre poids !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Par le passé, les apparitions irrégulières des jaseurs ont souvent frappé l’imagination populaire. Ces oiseaux inconnus et bariolés étaient considérés comme messagers de malheurs, annonçant la guerre, la peste ou au mieux, les grands froids. Chez nos ancêtres, les petites tâches rouges semblables à des gouttes de sang sur les ailes de l’oiseau étaient signe de malheur. Et pour cause : deux invasions de jaseurs avaient précédé les deux guerres mondiales !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Le hibou des marais un hivernant fidèle à notre région

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Quant au hibou des marais, il est un hivernant régulier dans le nord, en baie de Somme – notamment au Hâble d’Ault – ainsi que dans les polders en Flandres (région de Uitkerke, sur la côte belge).

 

Mais c’est dans le sud du département du Nord que les hiboux des marais se retrouvent en plus grand nombre, se réunissant en deux dortoirs. Cet hiver, dix-sept individus ont été comptabilisés sur le site. Il faut préciser que ce biotope est particulièrement remarquable pour ces petits rapaces.

 

La nourriture y est également abondante : principalement des campagnols et des mulots dont ils raffolent et qui constituent leur principale source de nourriture.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Cet oiseau aux yeux vifs, jaune clair cerclés de noir qui lui confèrent une expression farouche, notamment lorsqu’il scrute le sol depuis son perchoir en quête de proies, chasse de jour. Il évolue au-dessus du sol en guettant les petits rongeurs, utilisant sa vue et son ouïe performantes pour détecter ses proies.

Lorsqu'il ne chasse pas en vol, il se perche sur un poste de guet qui peut être une motte de terre, un piquet, plus rarement un arbre. Aussitôt la proie détectée, ce redoutable prédateur se laisse tomber et l’emprisonne dans ses serres acérées.

La proie est avalée entière, souvent tête la première, le rapace étant encore au sol. En vol, le hibou des marais rappelle un busard lorsqu'il patrouille à faible hauteur, faisant alterner de souples battements et des glissades planées sur ses ailes relevées en V.

Lorsqu’il se sent en danger il reste au sol et tente d'effrayer ses éventuels prédateurs en étendant les ailes, faisant se dresser ses aigrettes minuscules tout en gonflant son plumage afin de paraître plus gros. Cette attitude menaçante et spectaculaire est d’ailleurs propre à plusieurs oiseaux nichant à terre.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

A la fin de l’hiver, ils regagneront les toundras sibériennes et les plaines boisées du nord de la Scandinavie pour nicher.

La Rémiz Penduline hiverne aussi chez nous !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

De taille légèrement inférieure à celle des mésanges, elle mesure environ 10 cm de long et pèse environ 10 gr. Son nom de penduline lui vient de son nid qu’elle pend aux branches flexibles des arbres au-dessus de l’eau. C’est un oiseau acrobatique et terriblement véloce qui n’hésite pas à se suspendre la tête en bas pour atteindre une branche ou attraper un insecte.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

La Rémiz a le bec noir en pointe conique acérée ; la tête des adultes est grise avec un bandeau noir, tel un masque sur les yeux. En raison de cette caractéristique, certains surnomment ce singulier passereau Zorro, ou encore le vengeur masqué.

Si la Rémiz ne niche pratiquement plus en France, il reste cependant quelques couples nicheurs dans l’est du pays. Néanmoins, il est fréquent d’observer de nombreux individus lors de la migration : ils utilisent essentiellement les saulaies et les roselières comme sites de nourrissage et de dortoir.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

En effet, la mésange Rémiz – c’est son autre nom – apprécie particulièrement, pour se nourrir, les massettes (roseaux-massues) qui produisent de grandes quantités de graines très goûtées par l’espèce. Ainsi, une roselière d’une surface bienséante de massettes et située sur un couloir de migration a de grandes chances d’être visitée par les petites mésanges masquées chaque année car tout est bon à prendre dans la massette, dont elle utilise aussi le duvet pour tisser l'oeuvre d'architecture remarquable qu'est son nid, en forme d’un gros cocon ou d’une bourse fermée composée de fibres diverses entortillées autour d’une enfourchure située à l’extrémité d’une branche. Il est construit par le mâle ; la femelle, quant à elle, s'emploie essentiellement à garnir l'intérieur de duvets.

La construction dure entre douze et vingt-cinq jours.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

La Rémiz penduline est essentiellement insectivore. L’été, la nourriture est composée d’araignées, d’insectes et de larves, capturées surtout aux extrémités des rameaux feuillus et dans la végétation touffue. En hiver, s’y ajoutent essentiellement de petites graines, souvent recueillies à faible hauteur sur les plantes et au pied des roseaux.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 11:12

 

 

PARADES FR 1

 

PARADES FR 3

PARADES FR 4

PARADES FR 5

 PH 28     

C’est en cette saison hivernale que les flamants roses revêtent leurs plus belles plumes pour se livrer à leur impressionnante et superbe parade nuptiale.

La couleur rose des ailes permet aux mâles de réussir leur parade sans laquelle ils ne pourraient se reproduire.

Si par carence en bêta-carotène ils restent blancs, ils disparaissent sans descendance. L'une des attitudes caractéristiques des flamants en parade est la coordination de leurs mouvements de tête qui se tournent vivement à gauche puis à droite dans un bel ensemble régulier, mâles et femelles se déplacent en cadence en effectuant notamment le salut des ailes – traduction mot à mot de l'expression anglaise wing salute – qui est un comportement classique durant la parade ; le flamant déploie soudainement ses ailes entièrement pendant un bref laps de temps de une ou deux secondes, puis succèdent des courbettes, des pseudo-lissages des plumes du dessous des ailes, ou du dos, avec le bec.

Avec un étirement vertical du cou, ils poussent de brefs grommèlements rauques.

Lorsqu'ils cessent de grogner, les flamants entament une série de gestes dits de confort qui, en temps normal, ont une fonction bien précise : étirement, assouplissement, soins du plumage. Lors des parades, ces gestes perdent leur vocation utilitaire et deviennent des rites destinés avant tout à détourner l'agressivité latente. La formation des couples s'opère avec discrétion au milieu de ces parades collectives et ne se remarque pas. On suppose qu'elle peut se produire lorsque les futurs partenaires donnent l'impression de se nourrir. Ceux-ci se tiennent alors côte à côte, le cou baissé, avançant au même rythme, s'interrompant parfois pour pousser quelques cris étouffés. Une fois le couple constitué, ils restent souvent ensemble mais continuent, dans un premier temps, à prendre part aux parades collectives. Ils finiront toutefois par s'écarter un peu du groupe et s'accoupleront. Actuellement, en Camargue, on observe les premiers accouplements ; ils seront de plus en plus fréquents à mesure que le printemps arrive. Les premières pontes auront lieu en avril sur l’étang du Fangassier, le seul site de reproduction du flamant rose en France.

Néanmoins en 2014, les Flamants roses n’ont pas niché sur le site du Fangassier car il n’y a pas eu assez d’eau et les îlots se sont ainsi retrouvés accessibles par la terre. Il a suffi d’un renard pour faire fuir la colonie. Ces conditions hydrologiques exceptionnelles ont donc poussé les flamants à choisir un autre site, celui des Salins d’Aigues-Mortes, où près de 10 000 flamants s’y sont installés et environ1 000 poussins sont nés en juin.

 

Les Flamants roses n’ont pourtant pas déserté le site du Fangassier. Ils s’y reproduisent tous les ans depuis l’acquisition des terrains par le Conservatoire du Littoral en 2008. Les Flamants roses présentent un fort attachement à ce site, unique lieu de reproduction en France depuis les années 1 970, il est donc fort probable qu’ils essaieront de s’y installer de nouveau cette année.

Des travaux d’aménagement d’un nouvel îlot sont menés dans le cadre d’un programme européen de restauration des salins et anciens salins de Méditerranée.

 

Avec une population d’environ 50 000 flamants roses l’été et près de 40 000 l’hiver sur la côte méditerranéenne française, le flamant rose de Camargue se porte bien. Dans les années 60, seulement 10 000 oiseaux en été et moins de 1000 en hiver séjournaient sur l’ensemble de ce littoral.

 

CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR

 

PARADES FR 6

PARADES FR7

PARADES FR 8

PARADES FR 9

PARADES FR 10

PARADES FR 11

PARADES FR 12

PARADES FR 13

PARADES FR 14

PARADES FR 15

PARADES FR 16

PARADES FR 17

PARADES FR 18

PARADES FR 19

PARADES FR 20

PARADES FR 21

PARADES FR 22

PARADES FR 23

PARADES FR 24

 

Ombres Chinoises

 

 

Le soleil de janvier vient de se coucher sur la Camargue ; les grands échassiers aux ailes pourpres ressemblent à d’étranges silhouettes se détachant sur l’horizon telles des ombres chinoises.

 

 

PARADES FR 25

PARADES FR 26

PARADES FR 27

 

 

 

Ces photographies ont- pour la plupart- été prises au Parc Ornithologique de Pont de Gau 

(Saintes Maries de la Mer)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avis aux visiteurs de ce blog :
Pour des raisons techniques, j’ai été amené à opter pour la version PREMIUM de la plate-forme Over-blog qui héberge ce blog.
Le site Nature-ailes possède maintenant un nom de domaine comme vous l’avez peut-être remarqué.
Cela a eu pour conséquence fâcheuse de supprimer le très grand nombre de vos votes via Facebook, tous les compteurs ayant été remis à zéro. Heureusement, vos commentaires ont été conservés.
J’en suis le premier désolé... et merci pour vos nombreuses visites !
G.S.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
  • Contact

Profil

  • Guy Sadet

TRADUCTION

 

Rechercher

Articles Récents

  • Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
    L orsque l’ami Bernard m’a dit à la fin du mois d’octobre dernier : « Je crois que cette année, nous aurons un hiver à Jaseurs boréaux », je me réjouissais déjà en pensant à une invasion de ces splendides oiseaux colorés à l’aspect exotique, venant tout...
  • Panure à moustaches : elle assure le spectacle dans la roselière !
    C ’est un divertissement aussi surprenant qu’amusant qu’offre la Panure à moustaches… lorsque cet oiseau singulier d’aspect exotique daigne se montrer, car il se veut discret, le bougre ! Discret mais aussi terriblement remuant lorsqu’il évolue dans la...
  • UN BUTOR ÉTOILÉ EN HIVER
    Une fois n’est pas coutume, les photographes fréquentant régulièrement une certaine réserve naturelle située dans la vallée de la Lys, en Belgique, sont particulièrement gâtés cet hiver ! En effet, depuis quelques semaines, trois, voire quatre butors...
  • RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME
    Je suis donc retourné la semaine dernière à Richmond Park* dans la banlieue sud de Londres, afin d’immortaliser le brame du cerf… n’en déplaise à certains puristes ou inconditionnels du milieu sauvage ! Bien entendu les images produites à Richmond ont...
  • PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
    Le guêpier d’Europe se reproduit principalement dans le sud de la France, jusqu’en Corse où se trouvent ses plus gros effectifs. Il est également nicheur en maintes régions et départements plus au nord : Midi-Pyrénées, vallée du Rhône, Bourgogne, Jura,...
  • Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
    Un chant matinal dans la phragmitaie, celui de la rousserolle effarvatte. Petit Gravelot Accouplement d'échasses blanches Croisement de becs après l’accouplement Je suis libre ! Poussin d’échasse blanche. Nidifuge, il est capable, à peine sorti de sa...
  • Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
    Près de 500 givrés - c’est un record - se sont baignés dans la mer du Nord ce vendredi 1er janvier afin de célébrer la nouvelle année. Cette manifestation, inscrite désormais dans le calendrier festif de la cité de Jean-Bart, continue de rassembler au...
  • LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
    Le mâle se hâte de féconder une biche en chaleur avant de se faire ravir la place Lorsque mon fils m’appela de très bonne heure, dimanche matin, j’étais à l’affût face à un superbe cerf douze cors occupé à surveiller sa harde d’une dizaine de biches....
  • Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
    Spectacle grandiose ces derniers jours de grandes marées, du côté du banc de l’Ilette*, au nord de la réserve naturelle nationale de la baie de Somme où les oiseaux chassés par les flots viennent se réfugier. Des milliers d’huîtriers-pie, des bécasseaux...
  • QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
    Ronny, le poète bièrologue vient de faire son entrée dans le monde des Géants du Nord Grosse affluence ce samedi dans les rues du centre-ville de la capitale des Flandres ainsi que dans les artères animées du quartier du Vieux-Lille où se déroulait la...

Pages