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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 06:00

  

 

   Avec sa démarche sautillante, son corps effilé et sa queue extraordinaire toujours en mouvement, la bergeronnette des ruisseaux est l'un des oiseaux les plus élégants et les plus beaux.


   Ce charmant passereau mérite bien son surnom de ballerine des rivières en raison de l'élégance de ses mouvements, de ses agiles petits pas, de ses dandinements imprévus, semblant orchestrés par un chorégraphe de génie !

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

Des ressemblances avec la bergeronnette printanière


  

   Elle a le dessus gris acier et le dessous jaune brillant, surtout pendant la période de reproduction.


   Au printemps, le mâle a la gorge noire et le pourtour des yeux rayé de blanc. La femelle a une gorge pâle. En hiver, la bergeronnette perd presque complètement les tons jaunes de son plumage, à l'exception du croupion. Elle reste néanmoins plus gracieuse que la bergeronnette grise, notamment à cause de sa longue queue.


   On peut cependant aisément la confondre avec la bergeronnette printanière. Le mâle possède le même dessous jaune vif, de la poitrine jusqu'aux couvertures sous-caudales, mais il a une bavette noire peu apparente qui disparaît après la période de reproduction, un dos gris et une longue queue, nettement plus importante que celle de la bergeronnette printanière, avec des rectrices externes blanches.


   Contrairement aux autres espèces qui possèdent des pattes noires, c'est la seule bergeronnette aux pattes rosées.


   Comme toutes les bergeronnettes, elle hoche fortement la queue et a un vol onduleux.
 

   Le cri de la bergeronnette des ruisseaux est un peu plus aigu que celui de la bergeronnette grise.

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

Dépendante de l’eau

 

  

   Elle est très dépendante de l'eau, surtout une eau courante – elle fréquente les mêmes milieux que le cingle plongeur, dont elle occupe parfois un vieux nid – souvent à proximité des habitations et des ponts. Elle niche le long des torrents et des rivières de collines et de montagnes, tant en milieu boisé qu'en milieu ouvert.


   Elle se nourrit principalement d'insectes aquatiques et de leurs larves, ainsi que de nombreux petits animaux aquatiques, parcourant des rochers ou des rives graveleuses, ou déambulant près des bassins, afin de capturer ses proies au sol et au bord de l'eau. Elle saute de caillou en caillou pour cueillir les larves et les insectes posés dessus. Elle volette aussi pour happer les captures en vol.


   Elle ne dédaigne pas non plus les mollusques ou les petits crustacés d'eau douce !

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

   En février mars, ce passereau réunit brindilles, mousses, feuilles mortes pour édifier son nid en forme de demi-sphère. Pour l’emplacement de ce dernier, il choisit des cavités dans les rochers ou sous des racines. A la fin mars, la femelle pond quatre à six oeufs que les parents couvent durant douze à quatorze jours. Ils se partagent également le soin de nourrir les petits au nid, pendant douze à treize jours encore. La plupart des couples élèvent une seconde nichée de juin à juillet.


   La bergeronnette des ruisseaux bénéficie d'une protection totale sur l'ensemble du territoire.
Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les oeufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

   Depuis 2001, les variations d’abondance peuvent être estimées : hélas, une tendance au déclin se confirme après plus de dix années de comptages.

  

   La bergeronnette des ruisseaux est en déclin en France, comme dans le reste de l'Europe.

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

 

Le Grosbec casse-noyaux, une force de la nature

 

  

   Le Grosbec casse-noyaux est le plus gros oiseau de la famille des fringillidés (pinsons, chardonnerets, tarins des aulnes, etc.). Il a une silhouette trapue, avec sa grosse tête et son bec démesuré, son cou et sa queue courts.


   Le manteau est brun foncé et le croupion chamois clair. Le dessus des ailes présente une large bande blanche. Ses ailes sont noires, avec des pointes aux extrémités évasées irisées de bleu.


   Ces éperons sont une particularité unique dans l’avifaune européenne. Sa tête est rousse, les contours de son bec, de ses yeux et sa gorge sont d’un noir profond. Sa poitrine est saumonée et sa queue rousse et noire, avec des bords extérieurs blancs.

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
Nourrissage par le père d’un jeune de l’année

Nourrissage par le père d’un jeune de l’année

Un bec pourvu d’une puissante musculature

 

  

   Son bec particulièrement impressionnant est pourvu d’une puissante musculature pour le mettre en action : cet outil lui permet de briser les noyaux et les graines les plus coriaces. Il n’entre donc que très peu en concurrence pour l’alimentation avec d’autres granivores. Capable de pression de 30 à 47 kg au centimètre carré, il peut ainsi briser des noyaux de cerises ou même d'olives ! On estime qu’il arrive à imprimer une pression 1 000 fois supérieure à celle de son propre poids – pour un homme, cela donnerait une force de… 60 tonnes !


   Pour briser un noyau de cerise, il faut une force de 27 à 40 kg. Sa force d’écrasement atteint 3 fois celle déployée par le verdier. Ceci explique d’une part son nom populaire mais aussi son étrange nom latin : Coccothraustes, formé avec le grec kokko pour noyau et thrauo pour « je brise en morceaux ».

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

   Les vergers, les grands jardins, les forêts de feuillus ou mixtes, les bois sont les milieux de prédilection du Grosbec casse-noyaux. C’est à la fin du mois d’avril qu’il nidifie dans les vieux massifs de feuillus, solitairement ou bien parfois en colonies.

Mme Grosbec casse-noyaux

Mme Grosbec casse-noyaux

Un jeune de l'année

Un jeune de l'année

  

   Le nid, en forme de coupe, est essentiellement l’oeuvre du mâle qui choisit son emplacement dans une fourche à bonne hauteur et réalise les fondations, alors que la femelle le peaufine de radicelles, de brindilles et de lichens. L'intérieur est tapissé de poils ou de crins. La femelle pond de deux à sept oeufs, qu’elle va couver durant environ neuf à quatorze jours. Les jeunes sont nourris de proies animales, invertébrés divers, larves d'insectes comme les chenilles, puis de graines et de bourgeons par les deux parents. Ils quitteront le nid quinze jours après l’éclosion.

 

Un juvénile

Un juvénile

   Le Grosbec casse-noyaux est un oiseau difficile à observer. Cela tient déjà au milieu forestier qu'il fréquente et qui est fermé par définition. De plus, il a l'habitude de se percher haut dans les arbres. Oiseau plutôt farouche, qui se laisse difficilement approcher, c'est plutôt en dehors de la période de reproduction qu'on aura les meilleures opportunités de l'observer, en particulier l'hiver à la mangeoire si on a de la chance. En effet, il ne dédaigne pas les postes de nourrissage hivernal et les graines de tournesol qu'il y trouve.

 

Nourrissage par le père d’un jeune de l’année

Nourrissage par le père d’un jeune de l’année

 

 

L’ÉCUREUIL ROUX, LE PETIT LUTIN DES BOIS

  

 

   Avec son magnifique pelage roux de couleur variable, qui va de roux flamboyant à presque noir, ses grands yeux vifs et malicieux, et surtout sa longue queue en panache et ses pinceaux de poils sur les oreilles, il est vraisemblablement l’un des hôtes les plus familiers de nos forêts et de nos bois.

L'écureuil possède des vibrisses. Sur la tête, elles forment quatre ensembles répartis au-dessus et au-dessous des yeux, sous le menton et sur le bout du museau. Les autres vibrisses sont implantées le long du corps de l'animal, en particulier sur les pieds, sur l'extérieur des bras, sous le corps et à la base de la queue. Ces longs poils jouent probablement un rôle essentiel dans l'équilibre général de l'écureuil lors de ses déplacements aériens.

L'écureuil possède des vibrisses. Sur la tête, elles forment quatre ensembles répartis au-dessus et au-dessous des yeux, sous le menton et sur le bout du museau. Les autres vibrisses sont implantées le long du corps de l'animal, en particulier sur les pieds, sur l'extérieur des bras, sous le corps et à la base de la queue. Ces longs poils jouent probablement un rôle essentiel dans l'équilibre général de l'écureuil lors de ses déplacements aériens.

 

 

L’acrobate des forêts


  

   Il vit dans des arbres creux, ou même dans des terriers, mais le plus souvent dans un nid de branchages recouvert de feuilles mortes et installé en haut d'un arbre. Son intérieur est capitonné de mousse, de plumes, de laine, de lichen : il s'y couche bien au chaud sous sa queue, véritable édredon douillet. Il vit le jour et dort la nuit… ce qui est une hérésie dans la nature ! En effet, fouines, putois, chats sauvages, martres, tous grimpeurs émérites ne craignant pas l'obscurité, profitent de son sommeil pour s'offrir un bon repas. Bien sûr, il pourrait s'enfuir par l'issue de secours qu'il s'est aménagé, mais cet animal de lumière ne voit rien dans le noir et perd ainsi toute son agilité.

 

Il est toujours sur le qui-vive grâce à ses sens développés. Il a, en effet, une vue puissante et un large champ de vision. Il distingue sans doute les couleurs, tout du moins certaines d'entre elles. Il discerne particulièrement les formes verticales, aptitude essentielle pour ces animaux arboricoles qui doivent estimer avec précision les distances entre les arbres.

Il est toujours sur le qui-vive grâce à ses sens développés. Il a, en effet, une vue puissante et un large champ de vision. Il distingue sans doute les couleurs, tout du moins certaines d'entre elles. Il discerne particulièrement les formes verticales, aptitude essentielle pour ces animaux arboricoles qui doivent estimer avec précision les distances entre les arbres.

Pour manger une noisette ou une noix, l'écureuil la saisit avec ses deux mains et ses incisives supérieures, puis il mord dans la coque et la perce avec ses incisives inférieures, qui servent alors de levier pour fendre la coque en deux. On remarque seulement quelques traces de dents en un point précis.

Pour manger une noisette ou une noix, l'écureuil la saisit avec ses deux mains et ses incisives supérieures, puis il mord dans la coque et la perce avec ses incisives inférieures, qui servent alors de levier pour fendre la coque en deux. On remarque seulement quelques traces de dents en un point précis.

   Son corps puissamment musclé, ses griffes acérées, sa souplesse le transforment en acrobate des cimes qui n'hésite pas à s'élancer d'arbre en arbre. Sa queue lui sert de balancier ou de parachute, perfectionnant son adaptation à la vie arboricole.

L’écureuil n’hibernant pas, il doit constituer sa nourriture – graines, glands, noisettes, noix, mais aussi insectes – afin de se nourrir durant le long hiver. Certains animaux entassent toutes leurs réserves en un seul endroit. L'écureuil, lui, les répartit un peu partout. Selon les chercheurs, disséminer ses provisions permet de minimiser le risque d'une perte importante dans le cas où un concurrent viendrait à découvrir la cachette unique. Il ne resterait alors plus rien à l'infortuné écureuil ! Il peut accumuler jusqu'à 3 000 noisettes et être capable de se rappeler de l'emplacement de chaque cachette ! Ici notre petit lutin des bois a trouvé une cachette originale au sommet d’un tronc d’arbre mort !

L’écureuil n’hibernant pas, il doit constituer sa nourriture – graines, glands, noisettes, noix, mais aussi insectes – afin de se nourrir durant le long hiver. Certains animaux entassent toutes leurs réserves en un seul endroit. L'écureuil, lui, les répartit un peu partout. Selon les chercheurs, disséminer ses provisions permet de minimiser le risque d'une perte importante dans le cas où un concurrent viendrait à découvrir la cachette unique. Il ne resterait alors plus rien à l'infortuné écureuil ! Il peut accumuler jusqu'à 3 000 noisettes et être capable de se rappeler de l'emplacement de chaque cachette ! Ici notre petit lutin des bois a trouvé une cachette originale au sommet d’un tronc d’arbre mort !

   L'écureuil n'hiberne pas. C'est même dès la fin du mois de janvier que les femelles entrent en rut. De longues poursuites amoureuses ont lieu dans les branches. La femelle, pourchassée par plusieurs mâles, fait mine de s'enfuir. Puis elle s'arrête brusquement sur une branche, et le premier arrivé sera l'élu ! Les petits naissent sourds, aveugles et nus. Il leur faudra 16 semaines pour quitter le nid.

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

   Pendant la période d'abondance, il prend soin de constituer des réserves de nourriture qu'il dissimule ici ou là, sous des tas de feuilles, dans des vieilles souches ou des cavités. L'hiver venu, il ne se souviendra plus de ses caches ! C'est le hasard qui lui fera retrouver ses trésors. Son odorat et la fouille systématique des lieux qu'il fréquente, lui permettront de récupérer ce qu'il avait dissimulé.

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

   Souvent debout sur ses pattes postérieures qui comptent cinq doigts, l'écureuil se sert de ses pattes antérieures un peu comme des bras au bout desquels quatre doigts et un micro-pouce lui permettent de prendre toutes les graines avec adresse.


   Dans la nature et pour la biodiversité, l'écureuil est un petit auxiliaire intéressant car il contribue à la dissémination des graines de conifères, de noisetiers et autres arbres, ainsi que des pores des champignons, puisqu'il les enterre un peu partout... en les oubliant !

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

   L'écureuil peut vivre jusqu'à 7-8 ans, mais il lui est difficile d’atteindre cet âge car nombreux sont ses prédateurs : la martre, les rapaces, les chiens essentiellement. Il peut également être empoisonné par les polluants concentrés dans les champignons. La destruction de son habitat naturel (forêts et bois) le fait également disparaître progressivement. Tout comme l'écureuil gris d'Amérique qui envahit l’Europe : le premier est reconnu comme une espèce invasive, le second est une espèce protégée.

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

 

 

 

 

INSTANTANÉS

 

 

 

 

Le prédateur des bois

 

 

Épervier d'Europe


(Accipiter nisus - Eurasian Sparrowhawk)

 

  

   L’épervier d'Europe, même s’il est de petite taille, fait partie de la famille des oiseaux de proie.
Parfois surnommé émouchet, comme d’autres petits rapaces diurnes, il arbore un plumage aux coloris globalement gris ardoise.


   Ce petit rapace possède des serres puissantes.

   C’est un chasseur redoutable qui vit normalement dans les régions boisées mais qui fréquente de plus en plus nos villes et nos jardins où il peut trouver facilement sa nourriture préférée : les petits passereaux.

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

 

LA FEMELLE PLUS IMPOSANTE QUE LE MÂLE
 

   Ses parties inférieures sont blanches, barrées de sortes de traits roux. La tête est reconnaissable par sa couleur gris-bleu, ses joues rousses, et surtout ses yeux jaune orangé. Son bec, de petite dimension pour un rapace, est bleuâtre et recourbé dans sa partie supérieure. La tête, petite et assez ronde, surmonte un cou plutôt court. Un sourcil clair ourle un oeil à l’iris jaune-orangé. Ses longues pattes et ses serres puissantes sont jaunes, ou tirent sur l’orange.


   Typique des espèces forestières, sa queue longue et étroite lui permet de mieux aborder les fréquents changements de direction. Ses ailes enfin, aux extrémités arrondies, sont larges et courtes, taillées pour un vol rapide et précis.


   La femelle peut, compte tenu de sa taille plus importante, s’attaquer à des proies plus imposantes comme les grives, les pigeons ou les faisans. Quand les passereaux se font plus rares l’hiver, il se nourrit aussi de petits mammifères, comme les souris ou les musaraignes.

 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

 

UN REDOUTABLE CHASSEUR


  

   Expert de l’attaque par surprise, il fait preuve d’une exceptionnelle persévérance.
 

   Une fois la proie repérée, il se lance dessus, serres projetées en avant, et la saisit au vol, au sol ou même à l’intérieur d’un buisson. Mais s’il manque sa proie – et c’est souvent le cas – il reprend son envol et la poursuit sans relâche dans les moindres recoins, avec acharnement et concentration.


   Une fois qu’une proie a été saisie, il l’emmène à couvert, sur l’un de ses postes destinés à la préparation de la prise et qui peut se situer sur un tronc d’arbre, un rocher, ou même à terre.


   Là, il plume le fruit de sa capture. D’ailleurs, les endroits où l’oiseau procède à cette activité sont visibles aux plumes, pattes, becs et autres pelotes laissés sur place.

 

Ces images ont été prises en affût fixe
 

Cliquez sur le lien suivant :

 

 

 

SUR LE TOIT DE MON CHEZ MOI !

 

Chevêche d'Athéna (Athene noctua - Little Owl)
 

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

OH, LA BONNE PÊCHE !


 

Martin-pêcheur d'Europe

 

(femelle)

 

(Alcedo atthis - Common Kingfisher)

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

 

 

… SE FAIRE BELLE POUR MARTIN


 

Martin-pêcheur d'Europe (femelle)


 

(Alcedo atthis - Common Kingfisher)

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !

 

 

 

DUELS À FLEURETS MOUCHETÉS


 

PHOQUES GRIS


(Halichoerus grypus)


   Ce n’est pas encore la période du rut chez les phoques gris ; elle ne débutera que dans quelques semaines.


   Cependant, on peut déjà assister en baie d’Authie à quelques joutes viriles, entrecoupées d’intimidations verbales entre jeunes – et moins jeunes – mâles qui se jaugent.


   Ils testent ainsi leurs forces pour les combats à venir, car s’ils veulent séduire quelques belles, ils devront se mesurer aux gros dominants qui gardent farouchement leur harem.

La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
La Bergeronnette des ruisseaux : la belle danseuse des rivières !
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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 06:25

  

 

   Ces jeunes hirondelles confortablement installées dans la gouttière d’une ferme attendent le bec grand ouvert que les parents leur apportent une solide becquée d’insectes.

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

   Même si elles volent presque aussi bien que les adultes un peu plus de quinze jours après la sortie du nid, elles ne sont pas encore parfaitement capables de se nourrir seules.


   En effet, les jeunes hirondelles qui commencent à quitter le nid vivent avec leurs parents, qui continuent à les nourrir pendant environ une semaine.

  

   Occasionnellement, les jeunes de la première couvée aident à nourrir ceux de la seconde.

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

   Au bout de 35 jours, ils sont totalement indépendants.

 

   Il y a en général deux couvées par an, plus rarement trois, un même nid accueillant plusieurs couvées la même année et étant réparé pour être réutilisé les années suivantes.

   Ces jeunes messagères du printemps, issues de la première couvée de l’année, ont encore de nombreuses semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui les attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10 000 km.

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

 

 

La grande aventure de la migration

 

 

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

   Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h.

  

   Elles chassent en vol à des altitudes de moins de 100 m.

  

   Le soir, des dortoirs de plusieurs milliers d’individus pouvant être d’espèces différentes se constituent dans les roselières ou des champs de céréales.

  

   Au lever du jour, c’est à nouveau le départ. La Méditerranée est franchie en une seule étape, sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau.

  

   Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant – traversée de la Méditerranée, puis celle souvent meurtrière du Sahara – ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent, pour les plus hardis d’entre eux, sur leurs sites d’hivernage. De nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition.

  

   Deux cents millions d’hirondelles rustiques passent l’hiver sur ce continent, au milieu des trente-sept autres espèces d’hirundinidés.

  

   L’abondance de nourriture trouvée lors de l’hivernage leur permet de reconstituer leur masse musculaire et d’effectuer leur mue.

  

   Bien nourries et remplumées, elles reviendront au printemps prochain sur leur lieu de naissance où elles élèveront deux, voire trois nichées. Les mâles arrivent souvent les premiers – dans la majorité des cas à la mi-mars ou début avril – et retrouvent leur ancien nid, ou en construisent un autre non loin de leur village natal.
 

 

Elle inspire les poètes


  

   La messagère du printemps a toujours marqué l’imaginaire de l’homme depuis la nuit des temps, surtout dans nos campagnes où elle vit en symbiose avec l'homme qui la tolère dans ses bâtiments : l’hirondelle est utile puisqu'elle se nourrit d'insectes nuisibles.

  

   D'anciennes superstitions concernant cet oiseau et son nid ont également contribué à la faire accepter. La littérature et la religion font souvent référence à cet oiseau qui vit proche de l'homme et qui le fascine et le fait rêver notamment par ses habitudes migratoires.


  L’hirondelle est le sujet de nombreuses chansons, proverbes et fables ;elle est aussi une source inépuisable d’inspiration pour de nombreux poètes.
 

   Voici un florilège de dictons et proverbes de chez nous… ou d’ailleurs :


 

Hirondelle aux champs, amène joie et printemps


Quand les hirondelles voient la Saint-Michel (29 septembre), l’hiver ne pointera qu’à Noël


A l’annonciation (25 mars), les hirondelles reviennent ; à la Notre-Dame de septembre, elles s’en vont


Quand l'hirondelle vole en rasant, c'est pour bientôt le mauvais temps


Hirondelle volant haut, le temps sera beau ; l’hirondelle volant bas, bientôt il pleuvra


Quand les hirondelles volent bas, les pavés se prennent pour des nuages


Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps (proverbe afghan)


L'hirondelle commence la journée, et le rossignol la finit (proverbe russe).

 

 

 

OH, LA BELLE FAMILLE !

 

 

Grèbe huppé


(Podiceps cristatus - Great Crested Grebe)

 

 

   J’ai pu, sans me lasser, passer de longs moments à observer cette famille de Grèbes, tant le spectacle offert est attachant, tantôt hilarant, parfois inattendu !

 

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

   Images banales peut-être, mais toujours attendrissantes lorsque les jeunes se réfugient sous les plumes du dos de leur mère ou de leur père, offrant un tableau familial attendrissant d'une pouponnière flottant nonchalamment au fil de l’eau, ou le moment où les petits gourmands attendent le retour du père d’une partie de pêche, et que celui-ci revient bredouille !

  

   Mais il aura toujours quelque chose à offrir : faute de poisson, les jeunes mangeront… des plumes !

  

   Elles permettent de créer une boule protectrice, une sorte de capiton au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente. Ils régurgitent ensuite une pelote d’éléments indigestes ou dangereux (écailles,arêtes…) retenus par le filtre de plumes.


   Dans six semaines, ils commenceront à plonger, et dans neuf semaines, ils se nourriront eux-mêmes.

 
   Bon vent à eux !

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
Un court instant de répit : pendant que les petits sont seuls à l’eau, on en profite pour se détendre !

Un court instant de répit : pendant que les petits sont seuls à l’eau, on en profite pour se détendre !

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

 

 

 

INSTANTANÉS

 

 

Resto et open bar pour le petit lutin des bois !

 


Écureuil roux (Sciurus vulgaris)

 

 

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

Les photographies du petit lutin des bois ont été prises chez mon ami Jean Michel Lecat , suivez le lien :

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

Sangliers, laies et marcassins du Marquenterre en vadrouille !

 

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

 

Un arc-en-ciel sur pattes, le Faisan de Colchide

 


   Ce beau mâle s'orne d'un plumage coloré, rouille et ocre aux reflets brillants, marqué de brun doré, de noir et de bleu ciel sur le corps, sa très longue queue, d'environ 50 cm, brun doré barrée de noir complète sa silhouette.

 

   Un collier blanc presque complet marque la séparation entre le corps et la tête. Un vert profond, moiré de bleu foncé, constitue la couleur de fond de la tête et du cou.
 

 

   Des barbes rouges colorent sa face, ainsi que deux petites touffes vertes dans la zone auriculaire.

 

   Ses yeux dorés et son bec blanchâtre viennent parfaire cet arc-en-ciel sur pattes !

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

 

… ILS PROFITENT DES DERNIERS RAYONS DU SOLEIL

 

 

PHOQUES GRIS


(Halichoerus grypus)

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

   À marée basse, ils se regroupent sur les bancs de sable pour se reposer et y entretenir ainsi leur couche de graisse.

 

   Ces moments de détente sont parfois ponctués par quelques joutes amicales, surtout chez les plus jeunes.

 

   En période de rut ces assauts sont souvent beaucoup plus virils et surtout très spectaculaires … rien à voir avec ces jeux ludiques et inoffensifs auxquels nous assistons en ce moment !


Baie d’Authie - Haut-de-France -

PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX

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10 octobre 2019 4 10 /10 /octobre /2019 06:37

  

 

       Mon spot préféré en baie de Somme pour observer et saisir de grands rassemblements d’oiseaux lors des grandes marées se situe au banc de l’Ilette, idéalement placé au coeur de la réserve naturelle de la baie.
  

   En effet, lors de marées à forts coefficients – a fortiori les marées d’équinoxes – des milliers d’oiseaux chassés par les flots n’ont qu’un seul endroit en baie pour se réfugier en attendant le reflux de la mer : le banc de l’Ilette.


   Il s’agit d’un ancien banc de sable, autrefois submergé par les marées hautes : en raison de la dynamique sédimentaire très active, il est aujourd'hui couvert d'une végétation herbacée (chiendent, oyats, chardon des sables) ou arbustive (argousiers, en particulier) et n’est jamais immergé.


   Ce site offre une vue sur une grande partie de la baie : Le Crotoy, Saint-Valery, Le Hourdel et Cayeux au loin. Il présente, vers le nord, un paysage de marais arrière-littoraux et procure également une vue imprenable sur le massif dunaire du Marquenterre, pour partie couvert de pins, et qui s'étend sur plusieurs milliers d'hectares, proposant une des ambiances des plus naturelles et des plus sereines (quoi que la quiétude du lieu puisse être perturbée par le survol d’avions ou d’ULM !).


   Malheureusement, durant la haute saison, nous croisons souvent de nombreux randonneurs, ainsi que des cavaliers chevauchant au galop de robustes Henson…

  

   Ces manifestations provoquent un dérangement certain pour les milliers d’oiseaux arrivant sur le banc.

  

   C’est ainsi qu’à plusieurs reprises, alors que j’étais particulièrement bien affûté et présent sur place deux heures avant la marée – après avoir effectué une marche assez éprouvante de près de deux heures via le chemin des bergers à Saint-Quentin-en-Tourmont – j’ai éprouvé la déception de voir s’envoler au dernier moment les oiseaux en direction du parc du Marquenterre pour s’y réfugier… alors qu’ils se dirigeaient vers moi !


   Depuis, j’évite cet endroit lors des grandes marées en période estivale, étant pratiquement certain de rentrer bredouille.


   Cette année, j’ai choisi une période plus calme au tout début du mois d’octobre ; la chance fut au rendez-vous.

 

 

DES GRANDES MARÉES … ET DES OISEAUX EN BAIE DE SOMME
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CAP SUR LE PARC DU MARQUENTERRE

  

   C’est surtout le dérangement provoqué par les humains qui incite les oiseaux à gagner le parc du Marquenterre, situé juste derrière la digue qui le sépare de la baie, plutôt que le manque de place.
 

   C’est ainsi que des milliers d’oiseaux envahissent les îlots découverts et accessibles ou autres prairies du parc pouvant les accueillir pour un moment de répit, sans présence humaine.

  

   Ils rejoindront ensuite par petits groupes le fabuleux et inépuisable garde-manger de la baie de Somme, lorsque la mer se sera retirée.

DES GRANDES MARÉES … ET DES OISEAUX EN BAIE DE SOMME
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JUSQU’À 7 000 HUÎTRIERS PIE EN BAIE !

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   L'huîtrier pie est un oiseau de belle taille, il mesure entre 40 et 45 cm pour 80 cm d'envergure et pèse en moyenne 500 grammes.
 

   La tête, le cou, le dos, la poitrine sont noirs, contrastant avec le dessous d'un blanc pur. Le dessus des ailes est noir avec une large bande blanche. Les pattes sont roses et le bec long et rectiligne est rouge orangé.

  

   Ce limicole est rarement solitaire ; en hivernage, ou en migration, on peut l’observer le long de nos côtes, par centaines d'individus parfois.
 

   Comme pourrait laisser croire son nom, l’huîtrier pie ne se nourrit pas d’huîtres, mais principalement de mollusques (moules, coques…). Il est très adroit pour ouvrir les coquillages en les martelant ou en écartant les valves pour ensuite sectionner, avec le bec, le muscle qui les relie.
 

   Les jeunes oiseaux dont la pointe du bec est encore trop tendre pour ouvrir les coquilles capturent des vers marins.
 

   Cela étant, il est vrai qu’auparavant, l’huîtrier pie était un consommateur d’huîtres lorsqu’elles existaient à l’état sauvage sur les côtes européennes.

  

   Actuellement sa consommation n’est désormais que très rarement signalée sauf sur les secteurs ostréicoles français de la baie de Morlaix, dans l'Ile de Ré, et à Marennes Oléron.
 

   Il se reproduit vers l'âge de trois ans ; le retour aux sites de reproduction s'effectue de mars à avril.
 

   L'huîtrier pie est nicheur en Europe, de la Scandinavie à l'Espagne, en passant par les îles britanniques et l'Islande.

  

   En France, il niche essentiellement en Bretagne, plus rarement dans notre région, hormis en baie de Somme.
 

   Le nid est installé près de la côte: creux de rocher, sables, graviers ou galets, végétations rases.
 

   La ponte a lieu fin mai-début juin et comporte trois oeufs.
 

   L'incubation dure environ quatre semaines ; il en résulte de magnifiques petits poussins jaune-brun avec des raies noires sur le dos. Les poussins quittent le nid quelques heures après la naissance et volent à un mois.
 

   En cette saison, la baie de Somme abrite une population de plus de 7 000 individus.

 

 

 

UN ÉTÉ AVEC LES PHOQUES GRIS DE LA BAIE

 

D’AUTHIE

 

 

DES GRANDES MARÉES … ET DES OISEAUX EN BAIE DE SOMME

   Les phoques gris et veaux marins sont incontestablement devenus depuis quelques années les mascottes de Berck-sur-mer.
 

   Alors qu’ils avaient quasiment disparu des côtes du nord de la France à la fin des années 70, victimes de la chasse, ils sont revenus maintenant sur le littoral pour la plus grande joie des touristes, et surtout pour celle des amoureux des animaux et de nature sauvages.
 

   Les espèces observées en baie d’Authie sont surtout les phoques veaux marins – les plus nombreux – mais également les phoques gris qui peuvent atteindre 200 kilos.
 

   Les premiers sont réapparus au début des années 80 suite à l'interdiction de la chasse en mer du Nord (l’espèce étant protégé depuis 1972).
 

   Au départ, seuls quelques individus isolés sont arrivés, en provenance sans doute de la baie de Somme.
 

   Au début des années 2000, à Berck, on pouvait apercevoir quelques individus ; actuellement, il est possible d’observer entre 80 et plus de 120 mammifères, dont maintenant de nombreux phoques gris, surtout en fin de saison estivale.
 

   Les raisons de cette implantation sont multiples : présence de plages sableuses, de poisson en abondance et surtout, l'effet des marées dans les estuaires qui permet la formation de bancs de sable découverts à marée basse. Les phoques peuvent s’y reposer et prendre le soleil pour préparer leur mue d'hiver. Ils apprécient particulièrement ces bancs de sable longeant des chenaux profonds et offrant la tranquillité et surtout la possibilité pour ces sympathiques mammifères marins de se jeter à l’eau très rapidement en cas de danger, ou tout simplement pour fuir le dérangement causé par l’homme, là encore.

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INSTANTANÉS

 

 

 

 

DANCING IN THE RAIN !

 

Chevêche des terriers (Athene cunicularia)

 

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TROGLODYTE MIGNON
 

(Troglodytes troglodytes)


   C’est l’un des plus petits oiseaux d’Europe : 9,5 cm pour un poids ne dépassant pas 13 grammes.

  

   Petite boule de plumes agitée, à la queue curieusement redressée, le Troglodyte mignon est grincheux et querelleur. Il est très vif, remuant et vit près du sol.
 

   Se déplaçant en sautillant entre les branchages et les pierres, il se faufile aussi furtivement qu'avec aisance dans les fourrés.

  

   Son vol est rapide et s'effectue en rase-motte sur de courtes distances.

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LES AFFAMÉS
 

Effraie des clochers
 

(Tyto alba - Western Barn Owl)


   Ces jeunes effraies, nourris ici par leur mère, n’ont que six semaines, et ils sont déjà bien costauds. A leur naissance, ces petites boules de duvet ne pesaient pourtant qu’une dizaine de grammes !


   Leur croissance est si rapide que leur poids augmente d'environ 10 g par jour au cours de la première décade et de 15 g au cours de la seconde !
 

   Durant les 15 premiers jours, la mère continue de les couver afin de maintenir leur température. Lorsque les parents s'absentent, les poussins se regroupent en se serrant les uns contre les autres afin de conserver leur chaleur. Vers 20 jours, les plumes apparaissent et le poids de l’oisillon avoisine les 300 g.
 

   Les premiers jours, le mâle assure seul le ravitaillement de la nichée. La femelle dépèce les proies et en alimente ses petits.
 

   À 15 jours, ils sont capables d'avaler un campagnol entier !
La femelle aide alors le mâle en quête de nourriture pour ces juvéniles qui engloutissent chacun quatre à cinq proies par jour !

 

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… A L’AFFÛT
 

Buse variable


(Buteo buteo - Common Buzzard)

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PROTECTION RAPPROCHÉE
 

Sterne caugek
 

(Thalasseus sandvicensis - Sandwich Tern)
 

Jeune sterne caugek bien protégé au sein de la colonie
 

  

   La sterne caugek est un oiseau grégaire et sociable qui nidifie en colonies parfois très denses.
 

   Peu agressive, elle s'installe à proximité d'autres espèces plus combatives afin de se protéger des prédateurs. La sterne caugek est un excellent voilier qui peut pratiquer le vol battu stationnaire pour repérer ses proies et plonge sous la surface de l'eau pour les capturer.
 

   Le nid est un simple trou gratté dans le sable où la femelle dépose généralement un oeuf, parfois deux.

  

   L'incubation dure de trois à quatre semaines et est assurée par les deux parents.
 

   Âgés d'à peine quinze jours, les jeunes sont regroupés en crèches surveillées par des adultes pendant que les parents partent se nourrir. Ils sont aptes à s'envoler au terme de cinq semaines.

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TOILETTE MATINALE DE LA BELLE DES MARAIS


Bécassine des marais


(Gallinago gallinago - Common Snipe)


(en halte migratoire)

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LE GEAI DES CHÊNES


(Garrulus glandarius - Eurasian Jay)


(Portrait)


   Dès la fin de l'été et durant l'automne, le Geai des Chênes collecte puis cache de nombreux fruits, parfois dans un rayon de plusieurs kilomètres, puis il les consomme durant l’hiver.


   Ici sur la photo, il a emmagasiné deux noisettes dans le bec et autant dans le jabot qu’il transportera dans une cachette.


   Un seul individu peut enterrer plusieurs milliers de glands - entre 2 200 et 5 700 - chaque année.
 

   L'espèce jouant ainsi un rôle crucial dans la propagation des chênes

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ZEN


 

Rainette verte (ou arboricole )


(Hyla arborea)
 

   La particularité de la rainette est d’être pourvue de pelotes adhésives au bout des doigts ce qui lui permet un mode de vie arboricole.

  

   En Europe, c’est le seul amphibien que nous pouvons qualifier de grimpeur.
 

   Ne dépassant pas cinq centimètres, elle a la peau lisse d'un vert très vif. Le ventre gris-blanc présente une bande brune de l'oeil aux flancs.
 

   On la rencontre dans les milieux marécageux et boisés, à proximité de l'eau.
 

   Elle a une activité nocturne intense ; cependant elle passe la journée au soleil, immobile durant plusieurs heures.
 

   La rainette verte est l'une des espèces en forte régression dans les zones urbanisées et dans les régions d'agriculture intensive.

  

   La pollution de l'eau, par les insecticides notamment, ainsi que l'introduction de poissons dans les petites mares sont des facteurs de disparition de l’espèce.

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C’EST SUPER HORNET !

 

 

Le Gobemouche gris (en halte migratoire)
 

(Muscicapa striata - Spotted Flycatcher)
 

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   C’est un chasseur d'insectes infatigable qui reste souvent immobile sur une branche dégagée, puis s'élance subitement, d'un vol rapide, pour capturer un insecte, en vol, dans un arbre ou sur le sol.
 

   Le vol du Gobemouche gris est direct et rapide du fait de ses longues ailes de migrateur.
 

   Ce vol aisé lui permet d'atteindre rapidement les gros insectes volants, tels que les diptères syrphes, dont il se nourrit, puis de revenir rapidement à son perchoir initial ou un autre.
 

   Il est capable aussi de petits vols stationnaires.

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… EH HOP !


 

Écureuil roux


(Sciurus vulgaris)


  

   En ce début d’automne, l'écureuil constitue des réserves de nourritures afin d’en profiter durant la mauvaise saison. Il enterre ainsi des fruits d’arbres (glands, faînes, noisettes, noix) au hasard de ses déplacements.


   Il peut ainsi accumuler jusqu'à 3.000 noisettes en une saison, et il est capable de se rappeler non seulement de l'emplacement de chaque cachette, mais aussi de la date à laquelle il a enterré ses noisettes et du type de nourriture qu'elle contient !


   Il redécouvre ses réserves au cours de l’hiver, lors de sa recherche d’aliments. Certaines d'entre elles ne sont pas utilisées ou non retrouvées.
 

   Ainsi, comme le Geai des chênes et le Mulot sylvestre, il participe à la régénération naturelle des peuplements forestiers.
 

   Diurne et arboricole, il est en activité dès l'aube et se promène au début de la matinée pour réapparaître en fin d'après-midi.
 

   Ses larges et robustes pattes postérieures, pourvues de cinq doigts - les pattes antérieures, plus courtes, en ont quatre- lui permettent de sauter très rapidement de branche en branche.
 

   Ses longues griffes acérées se plantent dans l'écorce des arbres.
 

   Il grimpe en spirale (efficace pour échapper aux oiseaux de proie) le long d'un tronc par petits bonds successifs, et en redescend la tête la première.

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CASSE-NOISETTES OU CASSE-NOIX ?
 

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   Quand l’écureuil mange une noix, il procède de la même manière que lorsqu'il mange une noisette.

  

   Il la prend de manière à présenter la pointe vers le haut, ensuite il trace un sillon des deux côtés à la perpendiculaire de l'arête, et une fois le sillon suffisamment grand, il y place ses incisives...

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Le Pouillot véloce joue les prolongations !


(Phylloscopus collybita - Common Chiffchaff)


 

   Pas très impatient de rejoindre son site d’hivernage autour de la Méditerranée, le Pouillot véloce est l’un des derniers passereaux à égayer de son chant nos journées automnales souvent jusqu’à fin octobre !


   Les anglais l’appellent «Chiffchaff», les néerlandais «Tjiftjaf» par allusion à son chant composé de deux syllabes qui annonce dès les premiers beaux jours de fin d’hiver, le retour du printemps.


   Son qualificatif français de «véloce» lui vient du fait qu’il est toujours en mouvement et se déplace rapidement dans le feuillage des arbres. Il est donc plus facile à entendre qu’à observer.

DES GRANDES MARÉES … ET DES OISEAUX EN BAIE DE SOMME

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 05:49

  

 

   J’avoue que le spectacle qu’offre la héronnière du Marquenterre vu du sommet de la tour d’observation située sur les terres du domaine éponyme a de quoi surprendre !


   À vingt-cinq mètres du sol, vous toisez les sommets des pins laricio ou bon nombre d’échassiers ont installé leur nid depuis le début du printemps.

 

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

   Vous êtes au coeur de la héronnière, spectateur privilégié de la vie intime des oiseaux, en ayant parfois le sentiment de jouer les voyeurs… car eux ne vous voient pas !
 

   Vous surplombez même un nid de cigognes situé à quelques mètres !

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

   Cet ouvrage, à l’origine conçu pour l’observation, dispose de petites ouvertures protégées par un filet de camouflage où il est possible de faire passer un téléobjectif, ou plutôt un zoom – plus pratique ici – sans trop le faire dépasser des orifices, bien entendu.

  

   Cependant il vous faudra faire l’impasse sur l’utilisation de grosses focales fixes.


   C’est la nouvelle direction du Domaine du Marquenterre qui a eu la bonne idée de permettre son ouverture à un public de connaisseurs, sous de strictes conditions, et c’est tant mieux.


   Cette héronnière est bien entendu visible d’un poste d’observation de la réserve ornithologique du Marquenterre, toujours bondée durant la pleine période de nidification, d’avril à mi-juillet, où près de deux cents couples d’échassiers nichent bon an mal an. Mais du mois d’août au mois de janvier, la héronnière est totalement déserte.

 

 

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

   À cet endroit, qui ressemble au printemps à une immense nurserie à ciel ouvert, cohabitent hérons cendrés (une des principales colonies du département de la Somme), mais aussi des hérons garde-boeuf (seul site de reproduction pour tout le nord de la France), des aigrettes garzette, et des cigognes blanches.


   Mais la star du coin, c’est la spatule blanche !

  

   Une petite centaine de couples nichent sur place chaque année, faisant du Marquenterre la plus importante colonie de spatules du pays, et surtout la plus visible pour le public.


   Un atout de taille pour le site, car la plupart des autres colonies françaises nichent en Loire-Atlantique dans des parcs privés fermés au public.

  

   Les spatules ont confirmé au Marquenterre leur originalité, car elles nichent au milieu des cigognes et autres échassiers dans les pins.

  

   C’est rare : habituellement, elles préfèrent les roselières et les petits arbres, les pieds dans l’eau !

 

Visite inattendue d’un Faucon crécerelle au cœur de la pinède

Visite inattendue d’un Faucon crécerelle au cœur de la pinède

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

 

    N.B. : ces photographies ont donc été prises de la tour d’observation du domaine du Marquenterre, malheureusement un peu tard en saison, la structure n’étant pas encore ouverte au public durant la période de nidification.

Au moment où j'ai capturé ces images, de nombreux échassiers juvéniles avaient déjà quitté les nids.


C’est promis, j’y reviendrai en mai prochain !

 

N’est-ce pas Mélanie ?

 

 

 

DES AMOURS DE RENARDEAUX

  

  

   La journée avait commencé très tôt.


   J’étais en compagnie de Walter Barthélemi, photographe naturaliste, spécialiste notamment de la photographie de renards. Le bougre est très connu en Belgique, particulièrement dans la province du Luxembourg, mais sa notoriété à largement dépassée les frontières du royaume !


   Cependant, j’ignorais, à l’heure de poser notre premier affût vers six heures, que l’attente serait si longue avant d’apercevoir le bout d’un museau de renardeau !


   Walter avait pourtant, depuis quelques semaines, repéré la position des terriers, grâce notamment à la pose de pièges photos nocturnes qu’il relevait chaque matin afin de s’assurer que ces derniers soient bien occupés.

 

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

   Néanmoins, au cours de la journée, nous avions fait des observations intéressantes : une renarde allaitant ses petits, et une autre de retour de chasse, la gueule pleine de campagnols destinés au nourrissage des jeunes. Malheureusement, pour ces deux observations, il ne fut pas possible de photographier, l’approche étant trop hasardeuse.
 

   Sur le cinquième spot de la journée, la chance nous sourit enfin.
 

   Nous étions en sous-bois, il était déjà tard et la lumière commençait à baisser.


   Nous étions à bon vent, Walter avait utilisé sa poire magique remplie de talc servant précisément à connaître la direction du vent, Goupil ayant l’odorat très développé. Nous étions parfaitement affutés, le filet de camouflage tendu entre deux troncs d’arbres, quand soudain, venus de nulle part et voulant sans doute regagner le terrier dans l’attente du retour leur mère pourvoyeuse de chair fraîche, quatre magnifiques renardeaux apparurent dans le viseur de mon reflex.

 

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

   L’instant fut émouvant pour moi qui n’avais jamais eu la chance de saisir ces fabuleuses boules de poil à une distance si proche – ils étaient à moins de dix mètres. Tout juste pour les cadrer avec le 500 mm !


   J’ai alors déclenché quelques rafales, le déclencheur en position silencieuse. Afin d’être sûr de mon coup, j’étais à pleine ouverture, avec une vitesse d’obturation de 1/125 sec à 6400 ISO !


   Content, mais évidemment déçu de n’avoir pas pu concrétiser sur le premier affût et de profiter en même temps de ces belles lumières matinales.


   J’ai surtout appris une chose importante en cette mémorable journée où nous n’avons pas économisé nos pas : patience et persévérance sont indispensables pour espérer photographier de manière optimale ce fascinant animal !

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

 

 

Une vie de renardeau

  

   Les renards s’accouplent de décembre à février ; la maturité sexuelle est effective à dix mois. La durée de la gestation est de 52 à 53 jours, les naissances ont lieu de mars à mai, et chaque portée – une seule par an – peut compter près de dix petits, dont la moitié seulement survit, en règle générale. L’abondance de la nourriture influe sur l’importance de la portée et l’absence (ou non) de reproduction. La femelle possède huit tétines (parfois sept, neuf ou dix).


   Les jeunes pèsent 100 g à la naissance. Ils possèdent une fourrure brun foncé velouté, et la face devient rousse à quatre semaines, lorsque le museau s’allonge. Les oreilles grandissent vite et apparaissent en premier à la sortie du terrier. La denture de lait est complète entre sept et huit semaines.


   Après six mois, le renardeau ne peut plus guère être distingué de l’adulte.


   Aveugles et sourds à la naissance, les petits ont besoin de la chaleur maternelle durant les deux ou trois premières semaines. Les yeux s’ouvrent entre onze et quatorze jours et sont bleus jusqu’à un mois, puis deviennent bruns à couleur ambre et à pupille verticale. Le sevrage a lieu entre six et douze semaines maximum.


   Les petits mangent de la viande dès l’âge de quatre semaines environ, et prennent 50 g par jour entre quatre et dix semaines. Les deux parents s’en occupent, le mâle apportant les aliments à l’entrée du terrier où la femelle reste deux à cinq jours après la mise-bas. Après le sevrage, les adultes apportent de la nourriture aux jeunes, y compris celle qu’ils ont stockée au préalable près du terrier.


   Peu à peu, la femelle reste davantage au dehors pour échapper aux sollicitations des jeunes au terrier, lesquels restent avec leur mère jusqu’à l’automne.

 

Goupil, ce mal-aimé !


   Soumis à de multiples dangers, victimes d’une mauvaise réputation, souffre-douleurs préférés des chasseurs, les renards survivent rarement au-delà de leur premier anniversaire dans la nature. Si un individu peut vivre jusqu’à vingt ans en captivité, on estime que seuls 2 à 10 % des spécimens sauvages passent le cap des cinq ans !

  

   C’est au Moyen-Âge, entre le XIIe et le XIIIe siècle, que sa mauvaise réputation atteint son paroxysme lorsque le Roman de Renart est écrit. À travers cet ensemble de textes, il passe clairement du côté des méchants. Sa réputation de nuisible date au moins de cette époque ; le renard est considéré alors comme un malin, un profiteur, un faussaire. Une image qui, depuis, lui colle à la peau !


   Selon son habitat et la saison, les proies les plus diverses peuvent figurer à son menu : invertébrés, insectes, amphibiens, poissons, petits mammifères…
Il lui arrive même de grappiller quelques fruits ou de faire les fonds de poubelle aux abords des villes. En revanche, il ne s’attaque jamais à plus gros que lui, à moins que l’animal soit fragile, blessé, malade ou mort ; il se transforme alors en charognard, prélevant sur le cadavre de quoi se rassasier et enterrant le reste pour les jours de disette. Un agent sanitaire parfait !


   Ajoutons que sa réputation de mangeur de poules est complètement injustifiée car il ne s’attaque pas aux élevages de volailles. Certes, il lui arrive de croquer quelque volatile ici où là, mais dans des élevages dits familiaux dont les clôtures sont le plus souvent mal entretenues.

 

L’allié des agriculteurs !

  

   En campagne, il jette surtout son dévolu sur les petits rongeurs. C’est un grand consommateur de campagnols, limitant ainsi les ravages causés par ce rongeur aux céréales et aux prairies. Capable d’en capturer des milliers chaque année, il limite leur présence dans les champs et endigue même la propagation de la maladie de Lyme véhiculée par les porteurs de tiques !


   De plus en plus d’agriculteurs reconnaissent ainsi en Goupil un véritable allié pour protéger leurs récoltes. La prédation naturelle qu’il assure vaut bien mieux que la lutte chimique !


   En outre, contrairement à ce que croient certains éleveurs, le renard ne s’attaque pas aux agneaux, chevreaux et autres veaux nés dans les prairies. En revanche, il joue un rôle d’épuration en dévorant les placentas. Il est donc indiscutablement utile à notre écosystème.


   Cela étant, en dehors de son rôle écologique, c’est aussi un animal très attachant !

 

 

 

INSTANTANÉS

 

 

Chevêche d'Athéna

 

(Athene noctua - Little Owl)

 

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

 

 

 

Avocette élégante et ses petits


(Recurvirostra avosetta - Pied Avocet)

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

 

 

… EN ATTENDANT MONSIEUR !


Tarier pâtre (femelle)


(Saxicola rubicola - European Stonechat)


   Elle est plus terne que le mâle qui se distingue par sa tête noire, son collier blanc et sa poitrine orangée.

  

   Chez Madame, le dos ainsi que la tête sont de couleur beige ; elle ne possède pas les tâches blanches qui ornent le cou et les épaules du mâle.
 

   Ce magnifique passereau est présent sur notre continent, mais ne se sédentarise que lors de la période de reproduction. Le reste de l'année, il nomadise au gré des disponibilités de nourriture.


   Il fréquente les prairies, les landes et les campagnes cultivées plantées de végétation basse indispensable à la nidification, et de perchoirs, naturels ou non, pour surveiller son territoire et chasser.


   On le voit fréquemment posté au sommet d'un poteau ou sur la plus haute branche d'un arbuste, agitant des ailes et remuant de la queue. Les couples formés ne se séparent pas et les oiseaux ne s'éloignent jamais trop loin l'un de l'autre.

 

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

TRAQUET MOTTEUX


(Oenanthe oenanthe - Northern Wheatear)


(Femelle)

 

MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 07:14

 

 

 

 

Jolie surprise en ces premiers jour de printemps !


Alors que j’arrivais sur mon spot favori pour l’observation du martin-pêcheur, je n’espérais pas y rencontrer le couple et pouvoir ainsi être le témoin privilégié de l’un des moments forts de la vie de cet oiseau mythique. En effet, j’ai eu la joie d’assister à de magnifiques instants de parades amoureuses entre Martin et Martine avec ; bien entendu, ces vols de poursuites accompagnés de cris bruyants, les offrandes … et, cerise sur le gâteau, des accouplements !


Quelques moments merveilleux, que j’ai le plaisir de partager ici !

 

 

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

 

 

Un oiseau au plumage bleu intense


 

 

Le martin-pêcheur d'Europe est un petit oiseau de la taille d’un moineau – 16 cm pour un poids de 30 à 45 grammes. On le reconnaît facilement à ses belles couleurs.
 

Son bleu étincelant provient des reflets prismatiques de la lumière sur les structures minuscules de ses plumes. Sa tête et sa queue sont bleu turquoise, ses joues et sa partie inférieure sont d’un rouge orangé, tandis que sa gorge est blanche. Son bec est reconnaissable : long, pointu et noir.

 

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

La femelle adulte est identique au mâle, excepté la mandibule inférieure rouge-orange avec une pointe noire. Les juvéniles sont plus ternes que les adultes. Ils possèdent un dessus plus vert et un dessous plus pâle. Les plumes pectorales ont un liseré sombre. La pointe du bec est blanchâtre et les pattes sont d'abord noires.

La femelle adulte est identique au mâle, excepté la mandibule inférieure rouge-orange avec une pointe noire. Les juvéniles sont plus ternes que les adultes. Ils possèdent un dessus plus vert et un dessous plus pâle. Les plumes pectorales ont un liseré sombre. La pointe du bec est blanchâtre et les pattes sont d'abord noires.

La femelle adulte est identique au mâle, excepté la mandibule inférieure rouge-orange avec une pointe noire. Les juvéniles sont plus ternes que les adultes. Ils possèdent un dessus plus vert et un dessous plus pâle. Les plumes pectorales ont un liseré sombre. La pointe du bec est blanchâtre et les pattes sont d'abord noires.

Pour voler vite et en silence, séance nettoyage du plumage obligatoire ! En vrai sportif, le martin-pêcheur passe donc jusqu’à deux heures par jour à laver ses plumes. Il les astique et les fait sécher au soleil pour que ses ailes restent parfaites. Il va jusqu’à s’essuyer le crâne avec le dessous de son aile déployée ! Grâce à cette toilette minutieuse, il plonge jusqu’à un mètre de profondeur et réussit des vols acrobatiques au ras de l’eau à une vitesse de 80 km/h !

 

C’est pour cette dernière raison qu’on le surnomme la flèche bleue !

 

 

Un pêcheur hors pair

 

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

 

 

Le martin-pêcheur est en effet, comme son nom l’indique, un pêcheur hors pair. On le reconnaît à sa façon de planer au-dessus de l’eau pour guetter les poissons et plonger à pic sous l’eau, jusqu’à un mètre de profondeur, pour attraper sa proie, un poisson ou un amphibien, avec son bec puissant. Il se sert de ses ailes pour se propulser en dehors de l’eau et rejoindre le perchoir d’où il guette ses proies.

 

Pour pêcher, il se poste à l’affût, soit sur une branche, une tige, ou tout autre support lui offrant une vue plongeante sur l’eau, idéalement à un ou deux mètres de hauteur. Il attend, il scrute.

 

Rien n’échappe à ses yeux capables, dit-on, de repérer un petit poisson à vingt-cinq mètres de distance. La proie repérée, il plonge presque verticalement, les ailes allongées vers l'arrière. Saisissant fermement le poisson dans son bec, l'oiseau bat des ailes pour remonter à la surface puis regagne son perchoir.

 

Là,il frappe violemment sa proie contre une branche pour l'assommer avant de l'avaler, tête la première pour qu’elle glisse dans le sens des écailles. Certains poissons comme les épinoches ont en effet des piquants qu’ils peuvent dresser en cas de danger.

 

Le martin-pêcheur se nourrit essentiellement de petits poissons : des vairons, ablettes, chevaines, goujons, gardons, carpes, carassins, perches et truites. Il consomme également des jeunes batraciens, des lézards, des insectes aquatiques et leurs larves, des crevettes, ainsi que des écrevisses. Les besoins sont estimés à 20 g par oiseau et par jour. Les parties indigestes des proies sont rejetées sous forme de pelotes de réjection grisâtre contenant des arêtes de poisson et des carapaces d'insectes.

Le martin-pêcheur se nourrit essentiellement de petits poissons : des vairons, ablettes, chevaines, goujons, gardons, carpes, carassins, perches et truites. Il consomme également des jeunes batraciens, des lézards, des insectes aquatiques et leurs larves, des crevettes, ainsi que des écrevisses. Les besoins sont estimés à 20 g par oiseau et par jour. Les parties indigestes des proies sont rejetées sous forme de pelotes de réjection grisâtre contenant des arêtes de poisson et des carapaces d'insectes.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

 

 

Des yeux incroyables !
 

 

La rétine du martin-pêcheur est équipée de deux fovéas, ces zones ultrasensibles qui n’existent qu’en un exemplaire chez les humains. L’une d’entre elles est surtout utilisée pour repérer les proies. Puis, par un infime mouvement de tête, il focalise l’image sur la seconde fovéa située dans son champ de vision binoculaire. Il parvient ainsi à calculer précisément la position et la distance de sa cible. De plus, les cellules sensibles de sa rétine sont gorgées de gouttelettes d’huile pigmentée qui améliorent la perception des contrastes. La plupart d’entre elles forment un filtre rouge qui, comme chez d’autres oiseaux plongeurs, aide à voir les couleurs à travers la surface de l’eau.

 

 

 

 

Trois pontes … en cinq mois !

 

 

La période des parades nuptiales débute en mars. Le rituel comprend des vols de poursuites accompagnés de cris bruyants, et surtout de nombreuses offrandes de poissons de la part du mâle, ainsi que des salutations perchées avec attouchements du bec.

 

Le mâle effectue un vol nuptial onduleux au-dessus de la femelle en émettant un chant rudimentaire.

 

Pour l’offrande, il apporte de la nourriture à sa partenaire, s'aplatit devant elle les ailes pendantes, puis étire le cou pour lui proposer généralement un petit poisson présenté la tête la première.

 

Ce manège, répété à plusieurs reprises, assure à la femelle assez de ressources pour pondre ses quatre ou sept oeufs.

 

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

 

L'offrande à Martine

 

Pour l’offrande, le mâle apporte de la nourriture à sa partenaire, s'aplatit devant elle les ailes pendantes, puis étire le cou pour lui proposer généralement un petit poisson présenté la tête la première. Ce manège, répété à plusieurs reprises, assure à la femelle assez de ressources pour pondre ses quatre ou sept oeufs.

Pour l’offrande, le mâle apporte de la nourriture à sa partenaire, s'aplatit devant elle les ailes pendantes, puis étire le cou pour lui proposer généralement un petit poisson présenté la tête la première. Ce manège, répété à plusieurs reprises, assure à la femelle assez de ressources pour pondre ses quatre ou sept oeufs.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

 

 

Le nid est un terrier terminé par une chambre de ponte, creusé dans une berge abrupte située généralement à proximité immédiate de l'eau. Sa profondeur varie de 15 centimètres à plus de 1 mètre.

 

Les deux partenaires participent au creusement. La ponte commence à partir de la deuxième quinzaine de mars.
 

La période des pontes – jusqu’à trois dans l’année – s'étale sur au moins cinq mois.
 

L'incubation assurée par les deux sexes dure de 24 à 27 jours.
 

Les jeunes sont nourris par les deux parents qui se relaient pour assurer le nourrissage, avec des proies plus petites que les poussins avalent en entier et tête la première. Ce n’est pas une mince affaire car il faut pêcher plus d’une centaine de poissons par jour pour assouvir l’appétit des rejetons !
 

Les jeunes quittent le terrier à l'âge de vingt-cinq jours et apprennent aussitôt à pêcher seuls. Ils sont ensuite rapidement chassés du territoire des parents déjà occupés à une nouvelle couvaison.
 

Les couples reproducteurs élèvent régulièrement deux nichées par an, parfois trois, exceptionnellement quatre.

 

 

 

ZOOM

 

 

Le retour de la Gorgebleue


 

Elle vient tout juste de revenir de sa zone d’hivernage, c’est-à-dire le nord-est de l’Afrique ou l’Afrique sub-saharienne, voire l’ouest de l’Inde, le littoral portugais ou le sud de l’Espagne, afin de se reproduire dans nos régions tout en égayant les roselières où elle évolue.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

Ce splendide passereau élancé, aux pattes longues et fines, ressemble au rouge-gorge de par sa morphologie et également par son comportement.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

La gorgebleue à miroir mâle tient son nom de la bavette bleu clair et scintillante sous le soleil qui orne son plastron. Au milieu de cette bavette se trouve une tâche blanche ou rousse plus ou moins prononcée appelée miroir, bordée de trois bandes successives noir, blanc et roux en travers de la poitrine.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

Son chant est riche et varié, changeant en fonction de son humeur car elle est capable d’imiter le chant d’une multitude d’autres passériformes.

 

Actuellement en période nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant de courts vols de parade. Il déploie sa queue en éventail pour mettre en valeur ses jolies plumes rousses.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

Cet oiseau principalement insectivore est présent en France, notamment dans notre région, de fin mars à septembre, où il niche principalement dans les zones humides.

Néanmoins, au printemps 2011, un couple de gorgebleues a niché dans un champ de colza dans la région de Lestrem (Pas-de-Calais), démontrant clairement que les cultures de colza peuvent servir d’habitat secondaire pour ces passereaux.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

UN SAPHIR DANS SON ÉCRIN D’OR

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

La Gorgebleue à miroir a longtemps été considérée comme strictement inféodée aux zones humides. Cependant, l’espèce a commencé à coloniser les fossés de certaines grandes plaines agricoles, ainsi que les parcelles de colza, souvent évoquées comme l’élément incontournable de la nidification de l’espèce en cultures.
 

La Gorgebleue s’étant localement adaptée à son nouvel habitat et que même sa population y avait augmenté significativement.
 

Dans certaines régions, les densités d’oiseaux nicheurs peuvent égaler les densités connues en zones humides.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
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L’élégante des polders : la Barge à queue noire

 

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

 

 

L’oiseau a un long bec, une tête relativement petite, un long cou et de longues pattes adaptées pour sillonner les herbages humides et autres habitats de zone humide.
 

La Barge à queue noire s’alimente en sondant la vase ou le sol humide avec son bec, ne cherchant pas toujours sa nourriture dans l'eau, mais aussi dans le sable, dans les labours, les prairies où elle fait la chasse aux lombrics aussi habilement que la Bécassine.
 

Elle se nourrit principalement de petits insectes, de crustacés, d’oeufs de poissons, et également de têtards de grenouille. Elle consomme aussi de végétaux ; baies et des graines, mais ceci principalement pendant la migration et au cours de l’hiver.

Après la reproduction, elle migre vers le sud où se trouvent ses quartiers d’hiver, les adultes précédant les jeunes à partir de la fin juin.
 

Curieusement, une Barge est parvenue à couvrir la distance entre son lieu de reproduction en Hollande et son site d’hivernage en Guinée-Bissau en quelque 90 heures !

 

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

 

Le Bruant des roseaux


( Emberiza schoeniclus - Common Reed Bunting )


L'habitat du Bruant des roseaux est essentiellement constitué par les phragmitaies des étangs, marais et bords de cours d'eau, cependant il s'est adapté aux modifications de son milieu habituel. Avec la disparition des roselières, des prairies humides et des marais, il niche maintenant dans des endroits plus secs tels que les champs de céréales et de colza et les plantations de conifères.


En hiver, le Bruant des roseaux quitte les roselières pour venir se nourrir dans les terres agricoles. Depuis quelques années, il visite les jardins en hiver pour y prendre la nourriture disposée dans les mangeoires ou par terre au milieu des autres espèces, Son repas se compose d'insectes, d’arthropodes, de mollusques, de crustacés et de graines - en particulier de graminées aquatiques -


Le nid de est construit à même le sol ou proche du sol à partir de végétaux aquatiques, le fond étant garni d'éléments végétaux fins, de poils et de crin. La femelle dépose deux pontes annuelles de quatre à cinq oeufs qu'elle couvera seule pendant environ deux semaines.

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

 

 

LE JAUNE LUI VA SI BIEN

 

Accenteur mouchet


(Prunella modularis – Dunnock)

LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 09:07

  

   Ornithologues, photographes animaliers et de nature, les attendent chaque année entre la seconde semaine de novembre et la première quinzaine de décembre. Les hiboux des marais – car c’est bien d’eux dont il s’agit – qui hivernent dans le nord de la France, voire jusqu’en Normandie, nous arrivent principalement de Scandinavie.

   J’ai pour habitude d’aller les observer en Picardie, du côté du Hâble d’Ault, ou plus au nord, dans les polders des Flandres belges de Uitkerke.
 

   Effectivement, je ne me lasse pas d’admirer leur vol élégant, leur regard d’or à la fois énigmatique et inquiétant et surtout leurs parties de chasse aux campagnols ou autres musaraignes qu’ils nous offrent en pleine lumière et qui sont autant de raisons de vouloir les rencontrer.
 

   Cependant, cette année, sur ces deux sites, ils se sont montrés plutôt discrets – trois individus tout au plus sur les deux spots…
 

   Néanmoins, nous avons plus de chance dans le Cambrésis où une bonne dizaine d’individus ont pris leurs quartiers d’hiver sur un site improbable qu’ils fréquentent maintenant depuis quelques années.

  

   Sur place, ils ne subissent que peu de dérangements et surtout la nourriture y est abondante !

 

 

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
Malheureusement, la population du hibou des marais a gravement chuté à travers le monde au cours des dernières décennies. Même si la population fluctue avec la disponibilité de nourriture, une forte régression dans l'est de l'Europe a été observée. Elle est notamment causée par la disparition et la modification de son habitat dû à l’intensification de l'agriculture et aux reboisements, ainsi que par les dérangements dans les lieux de nidification. Le hibou des marais est inscrit en tant qu’espèce vulnérable sur la liste rouge des oiseaux menacés depuis 2009, ce qui en fait une espèce protégée en France.

Malheureusement, la population du hibou des marais a gravement chuté à travers le monde au cours des dernières décennies. Même si la population fluctue avec la disponibilité de nourriture, une forte régression dans l'est de l'Europe a été observée. Elle est notamment causée par la disparition et la modification de son habitat dû à l’intensification de l'agriculture et aux reboisements, ainsi que par les dérangements dans les lieux de nidification. Le hibou des marais est inscrit en tant qu’espèce vulnérable sur la liste rouge des oiseaux menacés depuis 2009, ce qui en fait une espèce protégée en France.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
Ce redoutable prédateur chasse le jour à la manière d'un busard, en évoluant au-dessus du sol. Guettant les petits mammifères, il utilise sa vue et son ouïe performantes pour détecter ses proies. Lorsqu'il ne chasse pas en vol, le hibou se perche sur un poste de guet. Aussitôt la proie détectée, le hibou se laisse tomber et emprisonne le rongeur dans ses serres acérées. La proie est avalée entière, tête la première, le rapace étant encore au sol.

Ce redoutable prédateur chasse le jour à la manière d'un busard, en évoluant au-dessus du sol. Guettant les petits mammifères, il utilise sa vue et son ouïe performantes pour détecter ses proies. Lorsqu'il ne chasse pas en vol, le hibou se perche sur un poste de guet. Aussitôt la proie détectée, le hibou se laisse tomber et emprisonne le rongeur dans ses serres acérées. La proie est avalée entière, tête la première, le rapace étant encore au sol.

 

Un rapace à la fois diurne et nocturne
 

   De taille moyenne, son plumage est pâle avec l’iris jaune des yeux insérés dans le noir d’un imposant disque facial blanchâtre qui lui confère une expression à la fois inquiétante et étrange. Les pattes sont couvertes de plumes blanches, les griffes sont noires. Les ailes sont longues et étroites avec la face inférieure très claire. En vol plané, elles sont relevées au-dessus du corps.
 

   Il affectionne les espaces découverts et sauvages comme les prairies herbeuses, les roselières, les tourbières, les terres cultivés et même les marais salants.
 

   En vol, il peut être confondu avec le hibou moyen-duc.
 

   Posé et dans de bonnes conditions, la couleur de l’iris, l’expression faciale ainsi que la taille des aigrettes permettent une distinction aisée. Cependant, le hibou des marais a des ailes plus claires, la queue plus grossièrement et moins densément barrée, le bord postérieur des ailes blanc, le dessus de la main beaucoup plus clair et seulement barré de deux ou trois barres terminales larges.
 

   Le type de vol est différent, avec une amplitude plus lâche et des battements d’ailes calmes, les ailes paraissant raides.
 

   Le hibou des marais plane souvent avec les ailes relevées.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
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LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

 

 

Un redoutable prédateur !
 

  

   Le plus souvent, il est découvert alors qu'il chasse en vol à quelques mètres au-dessus des herbes des terres non cultivées. Son vol est léger et peut changer de style selon ses besoins. Tantôt, il évolue de façon irrégulière, basculant doucement d'un côté puis de l'autre ; tantôt il se déplace de manière plutôt rectiligne. Lorsqu’il ne chasse pas en vol, il peut très bien être perché sur un poste de guet d'où il épie ses proies pour ensuite se jeter dessus serres en avant. Au sol, il avale sa proie en entier, tête la première.
 

   L’espèce est strictement carnivore et se nourrit presque essentiellement de micromammifères, particulièrement de petits rongeurs des milieux ouverts, et plus particulièrement le campagnol des champs. Néanmoins, les oiseaux peuvent constituer une part non négligeable du régime alimentaire à certaines périodes de l’année, représentant jusqu’à 7 % du régime alimentaire. Cette spécialisation apparaît opportune en période de nourrissage des jeunes ou lors de haltes migratoires.
 

   En hiver, il est très courant d’observer un hibou des marais chassant en plein jour.
 

   Les populations les plus nordiques sont migratrices strictes. Ailleurs, ils sont migrateurs partiels. Cette espèce présente un nomadisme marqué durant toute l’année, si bien que les apparitions en France peuvent se produire pendant toute l’année. Les mouvements observés sont essentiellement dirigés vers l’ouest et le sud. Une partie des migrateurs entreprend la traversée du Sahara. Des afflux considérables entraînent des populations vers l’Europe occidentale et du sud, dont une partie peut y rester pour s’y reproduire lorsque la densité de proies y est importante.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
L’espèce est strictement carnivore et se nourrit presque essentiellement de micromammifères, particulièrement de petits rongeurs des milieux ouverts, et plus particulièrement le campagnol des champs. Néanmoins, les oiseaux peuvent constituer une part non négligeable du régime alimentaire à certaines périodes de l’année, représentant jusqu’à 7 % du régime alimentaire. Cette spécialisation apparaît opportune en période de nourrissage des jeunes ou lors de haltes migratoires.

L’espèce est strictement carnivore et se nourrit presque essentiellement de micromammifères, particulièrement de petits rongeurs des milieux ouverts, et plus particulièrement le campagnol des champs. Néanmoins, les oiseaux peuvent constituer une part non négligeable du régime alimentaire à certaines périodes de l’année, représentant jusqu’à 7 % du régime alimentaire. Cette spécialisation apparaît opportune en période de nourrissage des jeunes ou lors de haltes migratoires.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
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Rencontre avec la Dame blanche
 

  

   Incroyable rencontre ce matin-là aux Pays-Bas avec l’effraie des clochers.
 

   J’avoue qu’il s’agissait pour moi de ma première observation de cet oiseau mythique aux moeurs nocturnes.
 

   Il est donc très rare de l’apercevoir le jour. Et cerise sur le gâteau, dans un décor automnal somptueux et occupé à déguster sa proie !

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

   Aussi connue sous le nom de Dame blanche, l’effraie des clochers est une chouette de taille moyenne, munie de longues ailes et avec une tête bien distincte. Son envergure est de 90 cm.
 

   Le plumage très pâle, apparaît blanc en vol. La partie supérieure est beige orangé et gris, délicatement parsemée de taches bleuâtres. La partie inférieure et le dessous des ailes sont blancs. Le motif de la face présente la forme d'un coeur très caractéristique, avec des yeux noirs perçants regardant de face.
 

   Elle chasse la nuit dans des étendues cultivées ou des prairies. La forme de ses yeux permet de concentrer un maximum de lumière sur la rétine ; ainsi, elle a besoin de cinquante fois moins d'éclairage que l'homme pour voir distinctement !
 

   L’effraie identifie sa proie même par une nuit sans lune.

  

   Elle fréquente les grands milieux ouverts, les prairies, les bandes herbeuses le long des champs et des haies, les vergers, utilisant les bâtiments comme des vieilles granges et des clochers d'église, les greniers et les pigeonniers pour élever sa progéniture.
 

   La femelle pond de quatre à treize oeufs, qu’elle couve de trente à trente-deux jours, deux fois par an, au printemps et en été, à même le sol. Les petits quittent le nid à l’âge de deux mois environ et sont nourris par les deux parents qui, chaque nuit, capturent une quarantaine de petits mammifères, parfois de petits oiseaux pour se nourrir, eux et leurs petits. Après la saison de nidification, les jeunes se dispersent à moins de vingt kilomètres de leur lieu de naissance.

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Une espèce menacée
 

   Cependant, notre Dame blanche paie chaque année un lourd tribut aux interventions humaines : l’industrialisation de l’agriculture, l’emploi de pesticides, le développement du réseau routier et l’urbanisation nuisent gravement au maintien des populations.
 

   Si la disparition des prairies, la destruction des haies, talus et murets durant le remembrement, et l’augmentation de la circulation routière – comme elle vole à faible hauteur pour traquer ses proies, elle risque à chaque instant de percuter un véhicule – contribuent principalement à la régression des chouettes effraies en France. La disparition de leurs sites de nidification a également entraîné une baisse importante des effectifs : les habitations rurales sont souvent démolies ou rénovées, les accès aux combles obturés, les pigeonniers abandonnés s’effondrent, les granges sont remplacées par des hangars métalliques, les clochers sont souvent grillagés pour exclure les pigeons et les choucas...

 

   Cependant, les populations se maintiennent grâce aux grandes couvées : elles en ont plusieurs dans l'année.
 

   Autrefois, l’effraie était à la base de nombreuses légendes et d'histoires de fantômes. En effet, par ses chuintements, les cris stridents, son vol fantomatique, tout accréditait une présence spectrale. Au Moyen Âge, la chouette était le symbole de l'hérésie. Cette mauvaise réputation lui a valu d'être clouée sur les portes des granges qu'elle habitait, une pratique qui était censée protéger des orages, chasser la maladie, conjurer le mauvais sort et faire peur aux autres chouettes.

  

   Maintenant, cette espèce est heureusement protégée sur tout le territoire.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

L’effraie dans les Hauts-de-France
 

   Le parc naturel régional de l’Avesnois travaille chaque année avec différentes communes pour aménager les bâtiments publics afin de favoriser sa reproduction. Ces aménagements consistent à poser des nichoirs dans les combles ou dans les clochers. Les nichoirs possèdent une chicane afin de les rendre obscurs, et ainsi éviter la colonisation par d’autres espèces.
 

   Ces dernières années, vingt nichoirs ont été disposés sur l’ensemble du territoire de l’Avesnois. Ce type d’aménagement permet d’obtenir de beaux résultats, comme à Solrinnes : en 2015, une couvée de quatre oisillons a pu y prendre son envol.
 

   Dans le Cambrésis, une opération similaire a été mise en place. Elle est le fruit d’une action commune entre la Chambre d’agriculture, les agriculteurs du groupe d’étude et de développement agricole (GÉDA) et le centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE). Ces trois structures mènent depuis plus de trois ans des opérations de sensibilisation en faveur de la biodiversité auprès des agriculteurs. À ce jour, vingt-deux nichoirs ont été répartis auprès des adhérents du GÉDA aux quatre coins de l’arrondissement.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

 

 

De belles bacchantes dans la roselière !
 

 

   C’est un divertissement aussi surprenant qu’amusant qu’offre la panure à moustaches… lorsque cet oiseau singulier d’aspect exotique daigne se montrer, car il se veut discret, le bougre !
 

   Discret mais aussi terriblement remuant lorsqu’il évolue dans la roselière, en grimpant avec une incroyable adresse le long des hampes de roseaux où il se laisse ensuite volontiers glisser avec agilité et élégance vers le sol, pour réapparaître presque aussitôt au sommet d’une autre tige à l’autre bout de la phragmitaie afin de se nourrir de graines de roseaux.

La panure à moustaches, appelée naguère mésange à moustaches, est facilement identifiable, surtout le mâle, à ses deux grandes moustaches noires qu’il arbore, allant des yeux jusque la gorge. C’est un très bel oiseau de la taille d’une mésange, bien que plus corpulent, avec la tête d’une couleur gris-bleu tirant vers le blanc en descendant vers le poitrail. Le reste du corps est brun cannelle, avec des barres noires et blanches sur les ailes. Seul le mâle dispose de moustaches. La tête de la femelle est de teinte cannelle, et non grise, et son plumage est plus uniformément roux-jaunâtre. La couleur de l’iris évolue avec l’âge, du gris au rouge cuivré. Sa queue, longue et fine, rappelle celle de la mésange à longue queue. Ses ailes sont marron-rougeâtre avec des marques noires et blanches. Quant au vol, il est peu assuré, avec des battements d’ailes virevoltants.

La panure à moustaches, appelée naguère mésange à moustaches, est facilement identifiable, surtout le mâle, à ses deux grandes moustaches noires qu’il arbore, allant des yeux jusque la gorge. C’est un très bel oiseau de la taille d’une mésange, bien que plus corpulent, avec la tête d’une couleur gris-bleu tirant vers le blanc en descendant vers le poitrail. Le reste du corps est brun cannelle, avec des barres noires et blanches sur les ailes. Seul le mâle dispose de moustaches. La tête de la femelle est de teinte cannelle, et non grise, et son plumage est plus uniformément roux-jaunâtre. La couleur de l’iris évolue avec l’âge, du gris au rouge cuivré. Sa queue, longue et fine, rappelle celle de la mésange à longue queue. Ses ailes sont marron-rougeâtre avec des marques noires et blanches. Quant au vol, il est peu assuré, avec des battements d’ailes virevoltants.

Un beau petit couple

Un beau petit couple

La vie de la panure à moustaches est intimement liée à celle des roseaux : ces plantes palustres lui offrent à la fois le gîte et le couvert. Elle niche dans les vastes roselières inondées, bâtissant généralement son nid à environ 20 cm au-dessus du niveau de l’eau, dans les enchevêtrements de vieilles tiges de roseaux ou des touffes de laîches. Le repas de l’oiseau se compose durant l’été de petits insectes et araignées qu’il capture sur la végétation émergente et à la surface de l’eau. Des proies sont aussi saisies sous la surface, mais à très faible profondeur. Les araignées, les insectes, leurs oeufs et larves sont attrapés sur les tiges, souvent dans la partie inférieure. Ils sont aussi extraits des tiges des roseaux.

La vie de la panure à moustaches est intimement liée à celle des roseaux : ces plantes palustres lui offrent à la fois le gîte et le couvert. Elle niche dans les vastes roselières inondées, bâtissant généralement son nid à environ 20 cm au-dessus du niveau de l’eau, dans les enchevêtrements de vieilles tiges de roseaux ou des touffes de laîches. Le repas de l’oiseau se compose durant l’été de petits insectes et araignées qu’il capture sur la végétation émergente et à la surface de l’eau. Des proies sont aussi saisies sous la surface, mais à très faible profondeur. Les araignées, les insectes, leurs oeufs et larves sont attrapés sur les tiges, souvent dans la partie inférieure. Ils sont aussi extraits des tiges des roseaux.

... et voila Madame Panure dans la rosée du matin

... et voila Madame Panure dans la rosée du matin

 

 

PORTRAIT

 

 

C’est le plus nordique des passereaux : Le Bruant des neiges (Plectrophenax nivalis - Snow Bunting)

 

    Le Bruant des neiges, aussi connu sous le nom de Plectrophane des neiges. est un passereau d'apparence robuste mesurant de 15 à 19cm, dont le plumage majoritairement blanc se teinte de roux en automne-hiver et dont la queue est brun-noir bordée de blanc.
 

   Il vit et se reproduit dans les zones nordiques parfois très reculées - Grand Nord canadien, Groenland, Islande, Scandinavie, Russie, le Spitzberg et le Nord du continent asiatique -
 

   Grégaires, ils arrivent par groupes vers la mi-novembre sur nos côtes pour y séjourner durant la saison hivernale.
Doté d'un bec conique épais et court, le bruant des neiges est assez éclectique dans ses choix alimentaires (insectes, larves, petits invertébrés, graines).

 

   Sur nos plages, à marée basse, il recherche surtout dans les laisses de mer, les graines dont il est friand.

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

 

… À l’affût
 

 

Héron cendré
(Ardea cinerea - Grey Heron)

LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !

 

ZOOM

 

CHAUDS, CHAUDS LES PÈLERINS !

 

 

L’an dernier, un couple de Faucons pèlerins a niché pour la première fois dans le clocher de l’église Saint-Vaast dans le centre-ville d’Armentières - Hauts-de-France-

 

La couvaison a été menée à terme et trois fauconneaux sont nés. Les jeunes ont quitté la région en juillet dernier, quant aux parents ils sont restés sur place.
 

Depuis quelques jours maintenant nous assistons aux parades nuptiales des rapaces, ainsi qu’aux premiers accouplements.
 

Des bénévoles de du Groupement Ornithologique du Nord - GON- avaient demandé à la ville l’installation d’une webcam au-dessus du nichoir aménagé dans le clocher.

La municipalité leur a répondu favorablement, et c’est ainsi qu’il est maintenant possible de suivre en direct, 24 heures sur 24, via le site internet de la ville, les aventures des rapaces « armentiérois ».
 

Il sera faisable d’observer la période de ponte qui a normalement lieu en mars, sans pour autant occasionner de dérangements dans leur quotidien, ainsi que de suivre la bonne évolution de la couvée.

 

Au printemps, le mâle fait la cour à la femelle en exécutant des acrobaties aériennes. On peut alors voir des couples de faucon faire des spirales, des ascensions et des piqués. La saison de la reproduction dépend en fait de la latitude et de son climat. Les corniches où ils s’installent doivent être assez larges pour accueillir jusqu’à cinq jeunes et être hors de portée des prédateurs. Le faucon pèlerin ne fabrique pas de nid et dépose ses oeufs à même le sol. Il y a une couvée par an, de deux à cinq oeufs. Après la ponte, l’incubation est assurée par le mâle et la femelle (cette dernière passant plus de temps à couver que le mâle), et dure entre vingt-huit et trente-deux jours dans la majorité des cas. Les poussins naissent à peu près en même temps. Si la première couvée est rapidement perdue, la femelle peut pondre une seconde fois. Les jeunes sont capables de voler au bout de trente-cinq à quarante-cinq jours. En moyenne, ils sont un ou deux à survivre jusqu’à cette étape. Après l’envol, les parents apprennent aux jeunes à chasser, en volant à leur côté avec une proie morte dans leurs serres, puis en la lâchant, jusqu’à ce que les jeunes arrivent à toucher celle-ci. Cette phase d’apprentissage, pendant laquelle le jeune reste encore dépendant de ses parents pour la nourriture, peut durer de six à neuf semaines, après quoi les jeunes se séparent des adultes.

Au printemps, le mâle fait la cour à la femelle en exécutant des acrobaties aériennes. On peut alors voir des couples de faucon faire des spirales, des ascensions et des piqués. La saison de la reproduction dépend en fait de la latitude et de son climat. Les corniches où ils s’installent doivent être assez larges pour accueillir jusqu’à cinq jeunes et être hors de portée des prédateurs. Le faucon pèlerin ne fabrique pas de nid et dépose ses oeufs à même le sol. Il y a une couvée par an, de deux à cinq oeufs. Après la ponte, l’incubation est assurée par le mâle et la femelle (cette dernière passant plus de temps à couver que le mâle), et dure entre vingt-huit et trente-deux jours dans la majorité des cas. Les poussins naissent à peu près en même temps. Si la première couvée est rapidement perdue, la femelle peut pondre une seconde fois. Les jeunes sont capables de voler au bout de trente-cinq à quarante-cinq jours. En moyenne, ils sont un ou deux à survivre jusqu’à cette étape. Après l’envol, les parents apprennent aux jeunes à chasser, en volant à leur côté avec une proie morte dans leurs serres, puis en la lâchant, jusqu’à ce que les jeunes arrivent à toucher celle-ci. Cette phase d’apprentissage, pendant laquelle le jeune reste encore dépendant de ses parents pour la nourriture, peut durer de six à neuf semaines, après quoi les jeunes se séparent des adultes.

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 06:16

 

 

    Sympathique et inattendue rencontre, l’autre matin, au détour d’un chemin du Hâble d’Ault (Picardie), avec une famille de chardonnerets élégants, montée à l’assaut d’un buisson de chardons en fleurs.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

Si ces juvéniles, déjà bien gaillards, se nourrissent seuls, il leur arrive de quémander quelques becquées aux parents.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

Un bel oiseau au chant mélodieux

 

   

    Les jeunes chardonnerets n'ont pas encore les traits ni les couleurs caractéristiques des adultes. Ils ne portent pas de rouge sur la face, par contre ils arborent déjà un bandeau jaune sur les ailes. La tête et le dessous de leur corps sont beige blanchâtre et finement striés de brun.

   

    Le chardonneret élégant a un bec conique et pointu, très adapté pour extirper les petites graines du coeur des capitules, des cônes et autres fructifications denses, notamment le chardon, ce qui lui vaut son nom. Il se nourrit en voletant d'une plante ou d'un arbre à l'autre, souvent suspendu par les pattes, tête en bas.

   

  Les populations de chardonnerets élégants sont classées parmi les espèces en danger. En effet, leur nombre a fortement baissé durant le siècle dernier, notamment à cause de l’usage intempestif des pesticides qui compromettent la survie de ces oiseaux dont la nourriture est composée quasi-exclusivement de graines. Se nourrir devient, de ce fait, plus compliqué. Ils sont également victimes d’éleveurs peu scrupuleux qui les capturent pour en faire des oiseaux de volière, bien qu’aujourd'hui l'espèce soit protégée : il est strictement interdit de les garder en captivité.

   

    Le chardonneret prélève très rarement des baies. En période de nidification, il peut agrémenter son régime alimentaire de quelques invertébrés : petits coléoptères, diptères, pucerons, chenilles et larves qui servent également à nourrir les jeunes au nid.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

De l’or en cage !

 

    Cette espèce protégée, réputée pour son chant mélodieux et son ravissant plumage, fait l'objet de ventes illicites, en dépit de l'existence de chardonnerets d'élevage, eux autorisés à la vente.

 

  Cependant certains exploitent ce filon en transgressant l'interdiction de capture dont cet oiseau fait l'objet.

 

 Malgré cette interdiction, des filières d’approvisionnement sont démantelées régulièrement en France.

 

  Des chardonnerets sauvages en cage et du matériel de capture sont régulièrement retrouvés. Les outils servant à la capture sont très simples : la plupart du temps, les braconniers se munissent d'un chardonneret en cage, surnommé un appelant, qui chante pour attirer ses congénères. Certains préfèrent un magnétophone sur lequel ils ont enregistré le chant du chardonneret. Une fois les proies attirées, elles se posent sur un gluau, un bâton enduit de glu.

 

  Pour capturer les oiseaux, certains braconniers n’hésitent pas à installer des filets japonais, longs de deux à plusieurs dizaines de mètres dans les jardins ou dans les friches industrielles.

 

  Dans le Nord, département le plus touché avec les Bouches-du-Rhône, les chiffres sont édifiants : au cours des deux dernières années, 633 passereaux – des chardonnerets pour la plupart – ont été saisis par les agents de l’ONCFS. En fonction de la beauté de leur plumage et de la qualité de leur chant, les passereaux se négocient entre 30 et 150 €.

 

  Certains éleveurs n’hésitent pas à créer des hybrides en croisant, par exemple, un chardonneret avec un canari, donnant ainsi naissance à des mulets pouvant peser jusqu’à 1 000 €. La vente clandestine se fait sur des marchés locaux et dans des lieux non officiels, chez les particuliers. Des cas de braconnages ont été relevés un peu partout en France : dans le Nord, en Alsace, en Isère, en Corse...

 

    A Paris, des trafiquants débusqués au marché aux oiseaux de l'Île de la Cité ont été condamnés. Interpellés en possession de 46 chardonnerets, ils doivent verser des amendes de 1 000 à 3 000 €. Un an de prison, c'est la peine maximale encourue pour toute personne coupable d'un tel délit, et 15 000 € d'amende. En France, entre 2001 et 2014, la population de chardonnerets a chuté de plus de 50 %.

 

   Il est notoire qu'en Afrique du Nord, l'espèce est maintenant en fort déclin du fait des captures inconsidérées. Une mauvaise nouvelle pour les chardonnerets nichés en France, dont la tranquillité risque d'être encore un peu plus troublée par des passionnés de plus en plus… rapaces !

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
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DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
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La colonie de Sternes caugek du Hâble

 

d’Ault

 


   Au Hâble d’Ault – où ces photos ont été prises – une colonie de Sternes caugek s’est installée depuis le début du printemps sur un îlot caillouteux du plus vaste plan d’eau du site. L’endroit est idéalement situé, très proche de la mer, facilitant ainsi de rapides et incessants ravitaillements en poissons frais !

 

   La Sterne caugek est un oiseau gris clair très pâle dessus et blanc dessous.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
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   Elle porte un capuchon noir couronné par une crête plus ou moins dressée en huppe hirsute lorsqu’elle est excitée. Ses ailes fines et étroites sont blanc grisâtre avec pointes sombres aux primaires externes.

 

   Grégaire, elle vit en colonies sur les îlots, sur les plages bordant les laisses de haute mer, parfois sur les prairies des polders ou sur des rochers bas. La colonie est compacte, avec les nids très voisins, à moins d'un mètre les uns des autres. Les deux parents font un trou dans le sol, parfois garni d'herbes. La femelle pond en mai-juin, généralement un ou deux oeufs.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   L'incubation dure environ vingt-trois jours, assurée par les deux parents, tout comme le sera le nourrissage.

 

   Les poussins abandonnent le nid au bout de quelques heures et volent au bout de cinq semaines.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

 

INSTANTANÉS

 

 

Tarier pâtre

 

 

 

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   Ce gracieux petit oiseau doit son nom au fait qu’il fréquente les milieux où paissent les troupeaux. Il aime se poser à découvert sur des poteaux, des ajoncs ou des hautes branches d’arbustes.

   

  Il guette ainsi les insectes, sa principale source de nourriture.

 

 Tête noire avec une grande tâche blanche aux côtés du cou, poitrine orangée et croupion brun, le mâle présente un plumage très coloré. Tout aussi charmant, celui de la femelle est toutefois moins contrasté.

 

  D’année en année, le couple conserve le même territoire de reproduction. Composé de feuilles et de mousse, le nid est installé à même le sol dans une excavation repérée dans un talus, au pied d’un buisson ou en bordure de chemin.

 

 

Pipit farlouse

 

 

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   Le pipit farlouse aime s’élever dans le ciel entonnant un chant – c’est grâce à ses pit-pit qu’on le reconnaît – pour ensuite se laisser retomber comme un parachute.

 

   Ce petit passereau discret apprécie les zones humides et dégagées. Mais rien ne l’empêche de vivre dans les cultures, les friches et de venir sur le littoral.

 

   Il se nourrit d’insectes, de graminées, de larves et d’araignées.

 

  En mai et juin, la femelle construit un nid constitué de végétaux, de mousses et de crins. Elle peut pondre jusqu’à six oeufs. Ce petit oiseau se reconnaît par son plumage de couleur brun verdâtre, avec une poitrine crème striée de noir. Il est généralement migrateur mais dans certaines régions de France, il est sédentaire.

 

 

Partie de cache-cache avec le moustachu de la roselière


Panure à moustaches

 

 

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   C’est un oiseau inféodé aux roselières. Le mâle – ici sur la photo – est très facilement reconnaissable avec les très belles couleurs de son plumage ; sa tête est gris-bleu, avec une longue moustache noire caractéristique allant du bec à la gorge.

 

    Pour se nourrir, la panure à moustache se déplace le long des tiges de roseaux, capturant adultes et larves d'insectes, ou bien elle descend au sol, sondant la boue humide. Ce petit passereau reste cependant difficilement visible car très furtif.

 

La chevêche d'Athéna

 


   La chevêche d’Athéna, parfois appelée chouette aux yeux d’or est aisément identifiable.

 

   De la taille d’un merle avec ses 22 cm de haut, elle est bien plus petite que la chouette hulotte et l’effraie des clochers. Son plumage est brun gris ponctué de tâches plus claires.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

   Ses yeux jaunes et ses sourcils blancs sont typiques. À l’origine, commune dans les vergers et les arbres creux dans lesquels elle niche, on la trouve maintenant au coeur des villages.


 

 

 

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

   Les bâtiments anciens pourvus de cavités sont favorables à son accueil. Elle est en outre active en journée, particulièrement à l’aube et au crépuscule, périodes durant lesquelles elle chasse dans les prairies et les zones cultivées.

 

   Elle se nourrit principalement d'invertébrés et de vers de terre, mais aussi de petits mammifères et d'oiseaux, ainsi que d'amphibiens.

DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !

 

 

AUX AGUETS


Jeune lièvre d’Europe

 

 

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 13:20

 

Chaque année depuis 2009, un troupeau de 450 à 500 moutons de race boulonnaise, dont on craignait la disparition dans les années 80, occupe en estive le site du Cap Blanc-Nez.
 

Samedi, un public nombreux a accompagné le cheptel de 500 moutons issus de six élevages locaux, en transhumance de la place d’Escalles au Mont d’Hubert. Les bêtes, resteront en pâturage jusqu’au mois d’octobre.
 

Cette manifestation fut l’occasion de faire connaître au grand public la seule race ovine régionale des Haut-de-France, ainsi que les actions menées par la filière économique L’Agneau Boulonnais®, Agneau des Terroirs du Nord, et également d’y découvrir les richesses naturelles et la qualité paysagère du site du Cap Blanc-Nez préservées par cette gestion pastorale adaptée.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

 

540 hectares d’espaces naturels

 

Aujourd’hui, près de 540 hectares d’espaces naturels dans les départements du Pas-de-Calais et du Nord sont gérés avec des brebis boulonnaises issues du cheptel d’éleveurs professionnels, accompagnées de quelques béliers ; 60 % des surfaces se situent au Cap Blanc-Nez, et 30 % de l’effectif de brebis boulonnaises inscrites sont en estive sur ce site.

 

Cette opération de pâturage contribue directement à la sauvegarde de la race ovine boulonnaise et au développement de l’élevage.

 

Le Cap Blanc-Nez constitue un paysage remarquable, inscrit au sein du réseau des Grands Sites de France. Sans pâturage, les buissons et arbustes apparaissent ; les pelouses régressent, et le milieu se referme et évolue la plupart du temps vers un fourré boisé.

 

Le pâturage itinérant est donc une condition nécessaire à un entretien durable de ces milieux ouverts. Les prairies sèches calcicoles sont des milieux originaux abritant une flore et une faune exceptionnelle, riches en espèces d’intérêts national et européen.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Des agneaux d’hiver


Le pâturage du Cap Blanc-Nez permet aux éleveurs de produire des agneaux d’hiver qu’ils commercialisent au printemps suivant par le biais de cette filière.

 

L’impact économique est réel et mesuré puisqu’il permet à plusieurs exploitants de dégager un revenu de leur élevage et contribue au maintien de leur exploitation. Le site du Cap Blanc-Nez contribue à hauteur de 50 à 60 % à la filière L’Agneau Boulonnais®, Agneau des Terroirs du Nord.


Le mouton boulonnais a reçu le prix national 2017 de la Fondation du patrimoine pour l’agro-biodiversité animale au salon de l’agriculture à Paris.


L’objectif général du prix est d’assurer la promotion et la valorisation des races locales à faible effectif, races représentatives d’un patrimoine génétique unique, mais aussi de valoriser la biodiversité et la réhabilitation des espaces naturels protégés.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

L’éco-pâturage, une idée qui fait son chemin

 

La loi Labbé, entrée en vigueur au 1er janvier 2017, interdit désormais aux collectivités d'utiliser des produits phytosanitaires dans les espaces publics.
 

À la place des herbicides, les moutons peuvent faire le travail ! L'éco-pâturage coûte moins cher que l'entretien des espaces verts avec des machines et du personnel ; en outre, les citadins apprécient la présence rassurante des animaux de la ferme.

 

Depuis trois ans, l'engouement ne cesse de croître, également auprès des entreprises ou des structures comme la SNCF ou les Voies navigables de France qui intègrent l'éco-pâturage sur plusieurs de leurs sites.
 

Des formations de bergers urbains sont même dispensées par une entreprise située à Bousbecque, dans le Nord.

 

ORNITHOLOGIE

 


 

Dans l’intimité des spatules blanches

 

C’est un véritable bonheur que d’avoir pu passer quelques heures à pouvoir observer sans être vu ces magnifiques échassiers immaculés que sont les spatules blanches évoluant dans leur milieu
naturel.

 

Confortablement installé dans l’affût privé du parc du Marquenterre, très bien implanté (pratiquement au ras d’un plan d’eau) et faisant partie intégrante du paysage grâce à l’utilisation de matériaux judicieusement utilisés pour sa construction.
 

J’ai donc partagé ces moments d’intimité de ces oiseaux hors du commun, particulièrement beaux en cette période nuptiale : ils arborent une aigrette derrière la tête et une large tache jaune-orange sur la poitrine.
 

Même si j’avais l’impression parfois de jouer les voyeurs, à aucun moment je n’ai troublé leur quiétude.

 

En plus de l’affûtage, j’utilisais une très grosse focale et le déclenchement de mon boîtier était réglé en mode silencieux !

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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Un élégant échassier


Grand échassier de la taille de la grande aigrette, la spatule blanche est facilement reconnaissable grâce à son long bec en forme de spatule de couleur noire, avec du jaune à son extrémité.
 

Son plumage est entièrement blanc, ses pattes sont noires.
En vol, contrairement aux hérons, elle a le cou tendu, comme les cigognes.

 

Les juvéniles ont l’extrémité des rémiges noire.
 

Comme tout échassier, elle a de longues pattes, à l’image des hérons et des cigognes.

Les mâles sont plus grands que les femelles, et possèdent un bec et des pattes plus longs.
 

Elle est grégaire, coloniale en période de reproduction.

 

On l'observe le plus souvent en groupes dans les eaux peu profondes.

 

Tout en avançant à l'aveugle, parfois rapidement, elle fouille la vase du bec par des mouvements de balayage de gauche à droite.

 

Le régime se compose de petits poissons (épinoches) en eau douce, de crustacés (principalement des crevettes), d’insectes aquatiques, de grenouilles, de sangsues ou de vers.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Son nid est constitué de branchettes et accueille la ponte de trois à cinq oeufs (voire six) qui a lieu généralement en avril et jusqu’à mai.

 

L’éclosion a lieu après 21 à 25 jours d’incubation.
 

Les jeunes séjournent au nid quatre semaines, puis prennent leur envol à sept semaines environ.
 

Les deux sexes participent à la construction du nid, à la couvaison et à l’élevage.
 

En juillet, les groupes de juvéniles se rassemblent aux alentours des sites de nidification où ils recherchent eux-mêmes leur nourriture sur les meilleurs gagnages que constituent les étangs, les lagunes et les vasières littorales.

 

Cependant, la présence d’adultes déclenche chez les jeunes des comportements de mendicité.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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Grooming

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Une spatule blanche vient de glisser son impressionnant bec dans les plumes du cou de son partenaire : elle semble le chatouiller mais il n’en n’est rien !

 

Cette séance de nettoyage mutuel – que les anglophones appellent grooming – est bien commode pour l’entretien des zones corporelles difficilement accessibles par soi-même. Les parasites y sont également délogés.
 

Le grooming chez les oiseaux représente plus qu’un élémentaire geste d’hygiène, il est également une forme de communication tactile qui renforce les liens.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Les spatules au Marquenterre
 

L’histoire de la colonie de spatules blanches au Marquenterre ne démarre qu’en 2000, où l’on découvre que trois nids abandonnés dans la héronnière ont été occupés par des spatules et que des petits y sont nés.

Elles sont revenues plus nombreuses l’année suivante, jusqu’à édifier et occuper 83nids en 2014 !
 

Cette année, près de 75 couples nichent dans la pinède du parc, au sommet des pins laricio ; 600 couples nichent en France, 12 000 en Europe.
 

En Europe de l’Ouest, la population nicheuse augmente et se dissémine depuis une quinzaine d’années à partir des deux principales zones historiques de reproduction de l’espèce : les îles de la mer des Wadden au Pays-Bas, et les Marismas d’Odiel et du Guadaquivir en Espagne.
 

La colonie du Marquenterre est une des plus importantes du pays, mais surtout, elle est la seule que le public peut observer dans de bonnes conditions, avec une relative proximité mais sans occasionner de dérangements.

Les spatules ont confirmé leur originalité, car elles nichent au milieu des cigognes et des hérons, dans les pins.
 

C’est rare ! Habituellement, elles préfèrent les roselières et les petits arbres, les pieds dans l’eau.
 

Preuve ultime de la réussite de cette réintroduction : on peut observer des couples à l’extérieur du parc.
Une dizaine d’entre eux niche au sud de la baie de Somme ; d’autres en baie d’Authie, ainsi qu’à Merlimont (62).

 

L’arrivée de la spatule se fait plus tôt désormais, à partir de la fin janvier. C’est un indicateur du réchauffement climatique, et malheureusement de la destruction de son habitat en Afrique malgré la mise en place de réserves et de gros efforts dans des pays comme le Sénégal ou la Mauritanie.

Cohabitation réussie entre les cigognes blanches et les spatules au sommet des pins laricio de la héronnière du parc

Cohabitation réussie entre les cigognes blanches et les spatules au sommet des pins laricio de la héronnière du parc

Au printemps, le nombre de spatules augmente progressivement.
 

Le premier vrai pic se constate à la mi-juin. Il s’agit du premier rassemblement de jeunes nés sur le site.
 

Le passage de retour commence fin juillet et s’intensifie en août-septembre. Les migrateurs venant des Pays-Bas se mélangent avec les locaux.
 

Le samedi 4 août 2012, 474 spatules se sont posées sur les différents plans d’eau du parc, et le 5 août 2015, 469 échassiers ont pu être comptabilisés. Deux records pour le parc !
 

L’arrivée et les départs se succèdent jusqu’à fin septembre, quand les effectifs diminuent d’un coup, signalant un départ important.
 

A partir de novembre, une trentaine de spatules blanches débutent leur hivernage sur le site.

Rassemblement estival de spatules, lors de la migration postnuptiale des oiseaux venus des Pays-Bas, sur une prairie du parc

Rassemblement estival de spatules, lors de la migration postnuptiale des oiseaux venus des Pays-Bas, sur une prairie du parc

Le courlis corlieu en halte migratoire


Plus petit que le courlis cendré, il se reconnaît à son bec arqué plus court, à son bandeau oculaire clair et à sa raie médiane crème au-dessus de la tête.
 

Il niche en Europe du Nord, en Scandinavie, en Finlande, en Russie, en Islande, dans les îles Féroé et dans l'extrême nord de l'Ecosse.

 

Il ne fréquente la région que lors de ses passages migratoires, qui se font généralement la nuit et à très haute altitude.
 

Il se nourrit, de jour, en retrait de la côte, et passe la nuit sur le littoral.
 

C’est un visiteur régulier du parc du Marquenterre où j’ai pu l’observer dernièrement.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

 

Le nid flottant des grèbes castagneux

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Le grèbe castagneux est le plus petit des grèbes avec son corps rondelet, son cou court et son tout petit bec droit.

En période nuptiale, il arbore une calotte, un arrière du cou et un dos noirs.


Ses joues et son avant du cou sont brun-rouge à châtain. Il montre une tâche jaune à la commissure du bec.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Comme chez tous les grèbes, le nid, construit avec des roseaux et des branchages fins, est une sorte de petit radeau plus ou moins flottant amarré dans les roseaux ou à la berge par les branches d'un arbuste tombant dans l'eau.


D'avril à juillet, la femelle y pond cinq à six oeufs de couleur blanchâtre dont l'incubation est assurée par les deux parents pendant une période qui varie de vingt à vingt-sept jours.

Des secondes pontes ou des pontes de remplacement peuvent être effectuées jusqu'au début du mois d'août.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

 

COHABITATION

 

Avocettes élégantes et chevaliers gambettes
Parc du Marquenterre

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 07:20

 

     

 

          Depuis quelques semaines déjà, les premières hirondelles sont réapparues dans notre région, ainsi que bon nombre de migrateurs transsahariens.

 

 

La Bergeronnette printanière

La Bergeronnette printanière

Cependant, juste avant le retour du printemps, des chercheurs et des ornithologues ont voulu sensibiliser – à juste titre – l’opinion publique sur la disparition de nombreux oiseaux.

 

Leur constat fut abondamment commenté dans la presse à grands renforts de titres accrocheurs, tels que : Quand le printemps ne gazouillera plus, par manque d’oiseaux ou bien Disparition des oiseaux : vers des printemps de plus en plus silencieux.
 

Ne nous voilons pas la face, rien n’est exagéré : les oiseaux des campagnes françaises sont frappés de disparition massive. En quinze ans, leur présence a diminué d’un tiers.
 

En cause : l’évolution des pratiques agricoles, qui privent les volatiles de leur principale ressource nutritive, les graines sauvages.
 

Une situation proche de la catastrophe écologique qui donne un signal alarmant de l’état de toute la chaîne alimentaire.

 

Au fil des ans, l’agriculture intensive, couplée à l’urbanisation, a produit des effets dommageables sur les écosystèmes.

 

L’usage d’engrais et de pesticides a décimé plantes et insectes, les cultures homogènes ont peu à peu réduit l’habitat des oiseaux, friands de haies, bosquets et autres prairies où nicher. Par ailleurs il faut savoir que les pesticides tuent : hérissons, insectes, oiseaux, petits mammifères, papillons, abeilles…
 

Néanmoins, j’ai pu constater dans mes balades ornithologiques que bon nombre d’espèces restent présentes, en moins grand nombre cependant : Alouette des champs, Fauvettes, etc.
 

Toutefois je n’ai pas encore observé de Linotte mélodieuse !


Dans les roselières résonnent les chants des oiseaux inféodés à ce type de biotope : Bruants des roseaux, Phragmites des joncs, ou autre Rousserole effarvatte.
 

Également très présente cette année dans les Hauts-de-France : la magnifique Gorgebleue !
 

 

 

Petit inventaire photographique de mes dernières observations :

 

La Rousserolle effarvatte

La Rousserolle effarvatte

Phragmite des joncs

Phragmite des joncs

Le Tarier pâtre

Le Tarier pâtre

Hirondelle rustique : Pour construire leur nid les Hirondelles rustiques sont en quête de flaques d’eau bien utiles pour composer un savant mélange de boues, de fétus de paille ou de crins ainsi que de petit cailloux afin d’en constituer une boulette !

Hirondelle rustique : Pour construire leur nid les Hirondelles rustiques sont en quête de flaques d’eau bien utiles pour composer un savant mélange de boues, de fétus de paille ou de crins ainsi que de petit cailloux afin d’en constituer une boulette !

 

Pipit farlouse

 

(Anthus pratensis - Meadow Pipit)

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

La Gorgebleue à miroir

 

(Luscinia svecica – Bluethroat)

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
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La Gorgebleue est aisément identifiable à son plastron bleu souligné d'un croissant roux.

 

Le dos, la partie supérieure des ailes et la tête sont bruns, et la face est ornée d'un sourcil blanc.

 

Le dessous du corps est blanc, tirant sur le crème au niveau des flancs.

 

Les rectrices médianes sont marron, les yeux et le bec noirs, et la partie inférieure de ce dernier est jaunâtre.

 

Ce joli passereau passe beaucoup de temps au sol et s'y déplace en courant, tout en restant à l'abri des branchages.

 

Lorsqu'il est inquiet, il se fige et se redresse pour vérifier son environnement.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Son vol est rapide et direct. Insectivore, il cherche sa nourriture dans la végétation basse. Mais il peut également se nourrir de baies si le besoin s'en fait sentir.


Pendant la parade nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant des vols, déployant sa queue en éventail pour mettre en valeur ses plumes rousses.


Le mâle protège sa partenaire des autres mâles. Il reste à moins d'un mètre d'elle, et la suit si elle quitte le nid.


L'accouplement a lieu sous le couvert de la végétation. Le nid de la gorgebleue est situé sur le sol, caché dans un trou peu profond ou dans une touffe d'herbes.

 

Il est construit par la femelle avec des herbes, de l'écorce, des racines et de la mousse, tapissé de matériaux doux. La femelle dépose quatre à sept oeufs bleu pâle ou verts, tachetés de brun.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
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L'incubation dure environ treize à quinze jours ; elle est assurée par la femelle.
 

Les deux parents nourrissent les petits avec des insectes, et les jeunes quittent le nid au bout de treize ou quatorze jours.
 

Si la femelle démarre une seconde ponte, le mâle s'occupera seul des jeunes de la première couvée.

 

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Le retour des Barges

 


     Les premières Barges à queue noire viennent tout juste d’arriver dans les polders en Flandre – avant la fin mars – que déjà nous pouvons assister aux premiers accouplements. À Uitkerke, l’an dernier, près de cent-vingt couples y ont niché. 

 

La Barge à queue noire est un limicole élégant de grande taille mesurant de 40 à 44 cm environ.

 

Elle s’alimente en sondant la vase ou le sol humide avec son bec, plus rarement à vue, ne cherchant pas toujours sa nourriture dans l'eau mais aussi dans le sable, dans les labours, les prairies où elle fait la chasse aux lombrics aussi habilement que la bécassine.

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
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Un élégant limicole


L’oiseau a un long bec, une tête relativement petite, un long cou et de longues pattes adaptées pour sillonner les herbages humides et autres habitats de zone humide.

 

Le mâle est plus petit et plus coloré que la femelle, avec un bec légèrement plus court. En plumage nuptial, le sommet du crâne et la nuque sont roussâtres, striés de brun.

 

Le plumage de la poitrine est barré horizontalement de stries foncées et les flancs sont ornés d'écailles brunes. En plumage hivernal, menton, bas de la poitrine et ventre deviennent d'un blanc pur. La tête, le cou et les flancs prennent une teinte gris clair uniforme.

 

En vol, la barge à queue noire présente une barre alaire et un croupion d’un blanc contrastant.

 

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Les deux sexes ont un aspect similaire, mais en période nuptiale, le plumage de la poitrine, du cou et de la tête du mâle se parent plus largement d’une couleur orangée plus vive.


Elle se nourrit principalement de petits insectes et de leurs larves, d’annélides, de mollusques, de néréides, de crustacés, d’araignées, d’oeufs de poisson, de frais et têtards de grenouille.


 

Elle s'alimente aussi de végétaux tels que des baies et des graines, mais ceci principalement pendant la migration et au cours de l’hiver.

 

Dans les plaines côtières de l’Afrique de l’Ouest, où hiverne la majorité de la sous-espèce désignée, ainsi que dans les principaux sites de transit en Espagne et au Portugal, elle se nourrit exclusivement de riz.

 

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Parade amoureuse et accouplement

 

 

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QUATRE OEUFS DE COULEUR FAUVE…

 

 

L’installation des nicheurs a lieu à partir de mi-mars et se poursuit jusqu’en mai. La ponte, de quatre oeufs en moyenne – de couleur fauve tachetée de deux tons foncés – est déposée au sol, dans une cuvette creusée généralement par le mâle.

 

Durant toute la durée de l'incubation, les mâles ne cessent de voler au-dessus de la couveuse, se livrant à des joutes et à des acrobaties aériennes. Si un prédateur potentiel – ou supposé l’être – s'approche de la colonie, tous les oiseaux assurent une défense collective, volant autour de lui et faisant entendre un concert de cris aussi variés. Les deux partenaires se relaient pendant l’incubation qui dure vingt-deux à vingt-quatre jours.

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion. Les oiseaux reviennent sur leur site de nidification de l’année précédente.

 

UNE POPULATION IMPORTANTE AUX PAYS-BAS


Les Pays-Bas abritent près de la moitié de la population européenne de la Barge à queue noire et de plus des trois-quarts de sa population continentale occidentale.

 

Les sites de reproduction habituels de la barge à queue noire sont des habitats artificiels, tels qu’herbages et prairies semi-naturelles. Aux Pays-Bas, ainsi qu’en Allemagne et en Belgique, la majorité des Barges installent leurs nids dans des prairies humides.

 

Les polders humides en Hollande septentrionale et les parties de l’ouest de la Frise peuvent être considérées comme leurs sites néerlandais de reproduction de prédilection.

 


Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire. Dans ces régions, elle peut être observée de très près.

 

C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden : Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland.

 

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire.

 

Dans ces régions, elle peut être observée de très près. C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden : Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland.
 

 

Les habitats de reproduction de la barge sont les mêmes en Belgique qu’aux Pays-Bas.

 

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Les menaces telles que l’intensification des systèmes agricoles ou le déclin des habitats adéquats dû à l’urbanisation font obstacle au succès de la reproduction.

 

La région située autour du village d’Uitkerke en Flandre, où ont été prises mes images .

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion.

 

 

Décor printanier pour le Moyen-duc

 

 

Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte. Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ». Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés. Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière.

Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte. Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ». Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés. Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière.

 

 

... Dans le rétroviseur

 

 

 

Si de nombreux oiseaux nous reviennent, d’autres sont repartis vers leurs zones de nidification dans la toundra scandinave, tel le Hibou des marais qui a hiverné dans nos contrées.


 

Son vol élégant, son regard d’or à la fois énigmatique et inquiétant, et surtout ses parties de chasse aux campagnols qu’il nous offre en pleine lumière sont autant de raisons de vouloir le rencontrer.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Le Hibou des marais est un rapace à la fois diurne et nocturne. De taille moyenne, son plumage est brun chamoisé, avec des stries noires sur la poitrine et l’abdomen.

 

Sa tête, petite et ronde, a une face pâle avec l’iris jaune des yeux insérés dans le noir d’un imposant disque facial blanchâtre qui lui confère une expression à la fois inquiétante et étrange.

 

Les pattes sont couvertes de plumes blanches, les griffes sont noires.

 

Les ailes sont longues et étroites avec la face inférieure très claire.

 

En vol plané, elles sont relevées au-dessus du corps. Il affectionne les espaces découverts et sauvages comme les prairies herbeuses, les roselières, les tourbières, les terres cultivées, et même les marais salants.

 

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Le Hibou des marais est un strigidé aux moeurs crépusculaires : on le rencontre généralement durant les heures qui précédent le coucher du soleil, ou à toute heure durant les journées nuageuses, mais rarement en plein soleil.

 

On peut également l'observer la nuit. Il chasse le jour à la manière d'un busard, en évoluant au-dessus du sol, ou perché sur un poste de guet d'où il guette ses proies pour ensuite se jeter dessus serres en avant.

 

Au sol, il avale sa prise en entier, tête la première. Sa nourriture est constituée à 90 % de campagnols des champs, de petits rongeurs, rarement d'oiseaux, de lézards, parfois de quelques insectes.

 

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Le plus souvent, il est découvert alors qu'il chasse en vol à quelques mètres au-dessus des herbes des terres non cultivées.

 

Son vol est léger et peut changer de style selon ses besoins. Tantôt, il évolue de façon irrégulière, basculant doucement d'un côté puis sur l'autre, puis une autre fois, il se déplace de manière plutôt rectiligne.

 

En vol, il peut être facilement confondu avec le hibou moyen-duc qui, surtout en période de nidification, peut chasser en plein jour, particulièrement dans l'heure précédant le coucher du soleil.

 

Malheureusement, la population du hibou des marais a dramatiquement chuté à travers le monde entier au cours des dernières décennies. Il bénéficie d'une protection totale sur le territoire français.

 

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ZOOM

 

 

La Chevêche d'Athéna

(Athene noctua - Little Owl)


 

La chevêche d’Athéna, parfois appelée chouette aux yeux d’or est aisément identifiable. De la taille d’un merle avec ses 22 cm de haut, elle est bien plus petite que la chouette hulotte et l’effraie des clochers. Son plumage est brun gris ponctué de taches plus claires. Ses yeux jaunes et ses sourcils blancs sont typiques.

 

À l’origine, commune dans les vergers et les arbres creux dans lesquels elle niche, on la trouve maintenant au coeur des villages.

 

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Les bâtiments anciens pourvus de cavités sont favorables à son accueil. Elle est en outre active en journée, particulièrement à l’aube et au crépuscule, périodes durant lesquelles elle chasse dans les prairies et les zones cultivées.

 

Elle se nourrit principalement d'invertébrés et de vers de terre, mais aussi de petits mammifères et d'oiseaux, ainsi que d'amphibiens.

 

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 11:57

 

 

    Le geai des chênes est un grand et bel oiseau, reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Son bec est prolongé par une bande noire sous l'oeil qui lui donne l'impression de porter des moustaches noires.

 

Son corps est brun rosé sur le dessus et brun plus clair sur le dessous, sa queue est noire, son croupion et son bas-ventre blancs, ses rémiges primaires des ailes sont bleu vif et noir.

 

Le plumage des jeunes n'est complet qu'au bout d'une vingtaine de jours, et se révèle plus terne que celui des adultes. Ils ne possèdent que quelques stries blanches et noires au sommet de la tête, alors que les adultes en possèdent une dizaine, et la marque noire qui prolonge le bec est moins marquée que chez les adultes.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Sédentaire et plutôt solitaire, il ne vit en petits groupes qu'au moment de la reproduction, vers la fin mars ou au début du mois d’avril. Son chant se fait alors plus mélodieux afin de séduire sa partenaire.

 

C'est dans les arbres qu'il est le plus à l'aise. Il s'y tient presque toujours à couvert et ne s'en éloigne guère. Il est d'un naturel méfiant et farouche.

 

On l'entend plus qu'on ne le voit, sauf en vol dégingandé entre deux bosquets, au-dessus d'une clairière ou le long d'une lisière de forêt.
 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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La sentinelle de la forêt

 

 

Le geai des chênes est surnommé la sentinelle de la forêt.

 

Au moindre danger potentiel, il alerte tous les habitants en poussant un cri strident assez désagréable à entendre, à la fois rauque et perçant, variant selon la cause de l'alerte.

Possédant par ailleurs un large registre vocal, il est notamment capable d'imiter habilement cris et chants d'autres oiseaux, comme la buse par exemple.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

Les glands constituent environ la moitié de la nourriture du geai des chênes, il en mange tout au long de l'année, avec une consommation maximale à l'automne, période de stockage. Il croque aussi des insectes, des vers, des fruits et même des oeufs ou des oisillons qu'il va chercher dans les nids des petits passereaux.

 

En hiver, il peut visiter les jardins à la recherche d'un complément de nourriture ; si une mangeoire est installée, il viendra de préférence manger le matin, faisant fuir les autres oiseaux.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

5 000 glands pour l’hiver !

 

 

Pas question pour lui d'avaler n'importe quel gland ! Cognant dessus avec le bec, il ne retient que celui non parasité, ou dont l'enveloppe parfaite résistera le mieux aux attaques fongiques. Il les choisit en priorité de couleur marron – et non vert – c'est-à-dire matures.

 

Transportés dans son jabot – dont la contenance est de trois à quatre glands – il les cache là où il niche. Le nombre transporté augmente avec la distance parcourue, améliorant ainsi l'efficacité de la dispersion. Durant l'automne, il constitue des réserves qu'il dissimule sous des racines, des mousses, à l'intérieur de souches d'arbres, ou même sous un tapis de feuilles mortes en prévision de l’hiver.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Un geai peut stocker jusqu’à cinq mille glands !

 

Pour les retrouver, il possède l’aptitude de mémoriser des points de repères qu'il observe scrupuleusement. Pour recouvrer une cache, il se pose à côté de celle-ci en se repérant sur le paysage environnant, puis la localise précisément à l'aide de repères verticaux ; alors il l'atteint en quelques sauts. Il fouille le sol avec son bec et retrouve les glands souvent dès la première tentative. Le faible taux d'insuccès semble dû à la disparition de la nourriture, du fait de la prédation par d'autres geais ou par des rongeurs par exemple. Le système de localisation fonctionne même si le sol est couvert de neige.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Prévoyant mais étourdi, il oublie aussi des glands dans ces sites privilégiés pour la germination, et de consommateur, il devient alors… pépiniériste !

 

Cette relation geai-chêne remarquable est à avantages partagés : le chêne nourrit et héberge le geai, tandis que ce dernier assure la régénération de l’arbre.
 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

 

INSTANTANÉS

 

 

 

Quelques Bécasseaux sanderling

 

 

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Ce joli petit limicole court sur pattes se distingue par une silhouette dodue et un plumage d’ensemble singulièrement pâle, spécialement l’hiver, surtout sur le ventre.

 

Il se nourrit de façon particulière, en trottinant. Il tire profit des plages de sable où on le voit courir à l’endroit où les vagues viennent mourir. Très actif, il court inlassablement en quête de nourriture, évitant les vagues avec une agilité et une rapidité surprenantes.
 

 

Sa vivacité est telle qu'il est difficile d’analyser les mouvements de ses pattes.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Le bécasseau sanderling niche dans la toundra arctique, en Alaska, dans le nord canadien, sur les côtes nord et nord-est du Groenland et en Sibérie.

 

La France accueille des oiseaux originaires du Groenland et de Sibérie qui séjournent principalement sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique, du Nord - Pas-de-Calais à la Gironde.

 

La Bretagne, principale région d'hivernage, abrite en moyenne 50 à 70% des effectifs.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Le Hibou moyen-duc

 

(Asio otus - Long-eared Owl)

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte.

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LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ».

 

Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés.
 

 

Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière. 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Le Butor étoilé

 

 

Son nom scientifique est botaurus stellaris. Le terme latin botaurus (butio = crier, taurus= taureau) fait référence à son cri comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau d’où son surnom de boeuf des marais. L’autre partie, stellaris signifie étoile et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun doré qui se confond avec les tiges mordorées des roseaux.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Et c’est vrai qu’il est bien difficile à repérer ce butor étoilé, vivant caché au milieu des roseaux du marais, marchant lentement et discrètement, près de la rive de la roselière, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, à l’affût d’un poisson à attraper.

 

Dès qu’il se sent menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préfère se réfugier dans la roselière où il adopte une position immobile étonnamment mimétique avec son environnement, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux. Il est capable de tenir cette position durant des heures, et même d’osciller au rythme du vent qui agite les roseaux !

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Le butor pêche à l’affût dans des eaux peu profondes, marchant lentement et s'arrêtant souvent. Il peut alors rester immobile de longs moments, surveillant et cherchant sa nourriture – poissons principalement, ou batraciens. Puis il avance, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, adoptant un léger mouvement latéral afin de mieux viser sa proie.

 

Ses mouvements sont très lents, son cou tendu.

 

Soudain, il passe à l’attaque ! Il transperce sa prise d’un coup avec le bec, puis la secoue, avant de l’avaler la tête la première.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

C’est un solitaire, qui ne semble se préoccuper de ses semblables qu’au moment de la période des amours. Le mâle émet alors un chant très grave, entre février et juillet, période de reproduction, pour signaler sa présence aux femelles et délimiter son territoire vis-à-vis des autres mâles.

 

Ah, ce fameux son de corne de brume !


 

 

UNE ESPÈCE MENACÉE

 

 

En Europe de l’ouest, où les populations sont marginales, l’effectif est souvent réduit à quelques centaines ou dizaines de couples du fait de la régression des habitats propices à l’espèce.

 

En France, le statut de conservation est considéré comme vulnérable : la population nicheuse a chuté de 35 à 45 % en trente ans. Estimée à 500 mâles chanteurs au début des années 1970, la population française n’en compterait plus que 300 actuellement. Le butor étoilé est une espèce protégée dans notre pays, selon la loi du 10 juillet 1976, et fait donc partie des espèces faisant l’objet de mesures spéciales de conservation, en particulier en ce qui concerne leur habitat.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Un rouge-gorge

 

… tout simplement

 

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

C’est sans doute le passereau le plus populaire. Avec l'hirondelle et la mésange, il profite du statut d'oiseau familier.

 

Légèrement plus petit qu'un moineau, il est rondelet et haut sur pattes ; ses grands yeux noirs sont également caractéristiques.

 

Il chante à peu près toute l’année – en se plaçant bien en vue au sommet d’un arbre, lors de journées ensoleillées – une mélodie extrêmement fine et aigüe,agréable à écouter.

 

C'est d’ailleurs en chantant et en exposant sa large poitrine orange que le mâle marque les limites de son territoire.

 

Car il ne faut pas se fier à sa douce mélodie et son air attendrissant, le rouge-gorge sait être teigneux quand il le faut, notamment lorsqu’il s’agit d’éloigner un visiteur indésirable de son territoire !

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

GRANDE TOILETTE VESPÉRALE

 

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)


 

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Le faucon crécerelle est ce petit rapace élancé, de couleur brun-roux.
 

Il est doté d’ailes fines et pointues ainsi que d’une longue queue.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

Dans les zones cultivées, il se nourrit surtout de petits rongeurs comme les campagnols. Il chasse également des petites taupes, des musaraignes, des reptiles, et des amphibiens.


Sa technique de chasse est unique : en vol, la queue se déploie en éventail vers le bas pendant que les ailes battent rapidement contre le vent.

L’oiseau fait ainsi du surplace ce qui lui permet de repérer ses proies pendant plusieurs dizaines de secondes, avant de les pourchasser d’un rapide piqué.

Dans le langage populaire, on dit qu’il fait le « Vol du St-Esprit ».

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
Faucon crécerelle femelle ... bien à l’abri dans un fossé, car le vent glacial souffle fort dans les polders d’Uitkerke en Belgique !

Faucon crécerelle femelle ... bien à l’abri dans un fossé, car le vent glacial souffle fort dans les polders d’Uitkerke en Belgique !

Faucon crécerelle mâle

Faucon crécerelle mâle

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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