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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 10:01

 

 

La ville de Tourcoing vient de fêter ce weekend, comme elle le fait avec le plus grand des bonheurs depuis treize ans déjà, les Géants du Nord.
 

Cette manifestation est devenue au fil des ans un événement festif majeur, s’imposant comme l’une des plus grandes fêtes populaires de la région au sein d’un club très fermé de villes du Nord qui voient les choses en grand, à l’instar de Douai, la cité de la famille Gayant, très justement réputée pour l’organisation de rassemblements de colosses, ainsi que Steenvoorde, dans les Flandres.

 

Augustin de Belempin, l’un des géants tourquennois, qui incarne la fierté des habitants des quartiers de Belencontre et des Phalempins est présenté au public dans son nouveau costume de Poilu. Le centre social du secteur, avec la participation des membres de l’atelier couture et de quelques habitants du quartier, ont travaillé plusieurs semaines à la confection d’un uniforme de Poilu dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

Augustin de Belempin, l’un des géants tourquennois, qui incarne la fierté des habitants des quartiers de Belencontre et des Phalempins est présenté au public dans son nouveau costume de Poilu. Le centre social du secteur, avec la participation des membres de l’atelier couture et de quelques habitants du quartier, ont travaillé plusieurs semaines à la confection d’un uniforme de Poilu dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD

Cependant Tourcoing semble jouer de malchance.

 

Déjà l’année dernière c’était la pluie qui avait contraints les géants à rester dans le hall de l’hôtel de ville. Cette année, c’est à cause du froid et du vent qui soufflait fort qu’ils furent privés de sortie.

 

Heureusement pour cette édition 2018, Tourcoing accueillait le forum régional des Géants du Nord en partenariat avec la fédération des Géants du Nord de la France*.

 

Cette manifestation haute en couleurs se déroulait dans la salle du complexe sportif Léo-Lagrange, tout juste assez grande pour accueillir les 120 géants, fiers ambassadeurs des villes et villages des Hauts-de-France en grande majorité, mais également de Belgique (Ath et Tournai), d’Angleterre (Minster-in-Thanet, dans le Kent) et d’Espagne (Lloret de Mar).

 

* La fédération des géants du Nord de la France regroupe à ce jour 75 associations représentant 163 géants des départements du Nord, Pas-de-Calais, Seine-et-Marne, Somme, Ardennes...
Dans ses principes de base, la fédération ne fait aucune différence entre les géants portés, roulés ou sur char.
L'essentiel réside dans la passion et la motivation des membres des associations qui font vivre ces géants.
Ils donnent tous du temps bénévolement pour les sortir et les montrer au public.
Sans eux, ils finiraient au mieux en exposition dans le hall d'une mairie, au pire en train de pourrir dans le fond d'un hangar.

 


Cette manifestation a cependant connu un succès remarquable durant les deux jours, malgré la déception du public suite à l’annulation de la grande parade dominicale, où une cinquantaine de géants ainsi que plus de 400 participants - harmonies et fanfares - devaient déambuler dans les rues du centre ville jusqu’au parvis de l’hôtel de ville pour le rigodon final.

TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
Baptême de portage de géant pour les enfants

Baptême de portage de géant pour les enfants

Baptême de portage de géant pour les enfants

Baptême de portage de géant pour les enfants

Augustin le Poilu

 

Les organisateurs avaient concocté un programme capable de ravir même les visiteurs les plus blasés en proposant des baptêmes de portage pour les adultes, mais également, pour les enfants, des démonstrations de danses de géants. Des formations de bandas et des fanfares rythmaient les rigodons endiablés.

 

Autre animation qui ne passa pas inaperçue : la présentation au public du nouveau costume de l’un des géants tourquennois, Augustin de Belempin, qui incarne la fierté des habitants des quartiers de Belencontre et des Phalempins.

Augustin a paradé pour la première fois en 2014. Quatre ans plus tard, ses quatre mètres d’osier viennent d’être rhabillés.
 

En effet, le centre social du secteur, avec la participation des membres de l’atelier couture et de quelques habitants du quartier, ont travaillé plusieurs semaines à la confection d’un nouveau
costume lié aux commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
Un joyeux porteur de géant, tout sourire !

Un joyeux porteur de géant, tout sourire !

 

DES GÉANTS EN NORD

Bimberlot de Le Quesnoy La légende raconte qu'au début du XVème siècle, Marie de Bourgogne avait chargé un certain Pierre Host de la distribution de berlingots et de bonbons aux enfants du village. Mais le vin de la fête lui fit oublier sa mission...L'ivrogne fut puni et promené à travers la ville, vêtu de blanc comme un Gille. Chaque année, Pierrot Bimberlot, le géant d'osier habillé en pierrot revit son calvaire ... mais n'oublie plus de distribuer ses friandises.

Bimberlot de Le Quesnoy La légende raconte qu'au début du XVème siècle, Marie de Bourgogne avait chargé un certain Pierre Host de la distribution de berlingots et de bonbons aux enfants du village. Mais le vin de la fête lui fit oublier sa mission...L'ivrogne fut puni et promené à travers la ville, vêtu de blanc comme un Gille. Chaque année, Pierrot Bimberlot, le géant d'osier habillé en pierrot revit son calvaire ... mais n'oublie plus de distribuer ses friandises.

 

 

 

Les géants sont incontestablement les figures emblématiques du folklore du Nord de la France et de la Belgique. Ils représentent des personnages historiques, légendaires ou fictifs, parfois également des animaux.

 

Portés à bras d’hommes ou exceptionnellement tractés, ils sortent en processions et dansent dans les rues les jours de fête ; ils représentent leur ville et symbolisent l’identité collective.

 

Lors des défilés, ils sont portés par une ou plusieurs personnes qui leur donnent vie : ils dansent,rencontrent, embrassent. Ils naissent, se marient, ont des enfants et leur baptême donne lieu à de véritables réjouissances populaires souvent hautes en couleurs. Certains meurent, d’autres ressuscitent.

 

D ’apparence et de taille variable, ils sont composés d’osier, de fil de fer, de tissu, de papier, de carton,de cuir ou de bois.

 

Traditionnellement réalisés en papier mâché, la tête et les bras peuvent l’être de nos jours en polyester : un matériau plus résistant, assez léger et insensible aux intempéries. La fabrication et l’entretien du géant est à chaque fois l’occasion pour les anciens d’impliquer les plus jeunes en leur transmettant leur savoir-faire.

 

Lors de cortèges, le port du géant est souvent réservé à une confrérie ou une association particulière.

 

C’est le porteur enfermé dans son panier d’osier,qui va tout au long de la déambulation animer le géant jusqu’au tableau final acharné et collectif appelé rigodon.

La charge par porteur peut aller jusqu’à 80/90 kilos, car pour les géants les plus grands et lesplus lourds, les hommes sont tenus de porter en équipe voire de se relayer.
 

 

Le géant traverse la ville selon un itinéraire déterminé, le long duquel la foule se masse.
 

Il est souvent accompagné d’une fanfare et avance au rythme d’un air qui lui est propre.
À travers ces géants s'affirment, plus que jamais, les identités locales.

 

 

Deux fêtes et leurs géants ont été proclamées chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2005 : les fêtes des Gayants à Douai et ses géants, Mme et M. Gayant et leurs enfants et , ainsi que le , le carnaval de Cassel et ses géants, Reuze Papa, Reuze Maman, le Coq et le Cheval-jupons, ainsi que le Char du Four merveilleux.

Alfred le rampailleux (Iwuy) La fabrication des chaises débute dans les années 1650/1680 à Iwuy le pays des Kaïres (chaises) reconnu aujourd’hui capitale de la Chaise. De nos jours des artisans font perdurer cette activité basée sur la passion, le savoir faire et une culture propre à la ville. Géant de 4 m 30 et de 85 Kg, il est posé sur une charrette tirée par des chevaux. Alfred rempaille une chaise réalisée à l'échelle par les artisans. Cette chaise est portée par un Bloc qui supporte donc la chaise et lui permet de tourner. Les sabots du géant sont en bois et réalisés à l'échelle

Alfred le rampailleux (Iwuy) La fabrication des chaises débute dans les années 1650/1680 à Iwuy le pays des Kaïres (chaises) reconnu aujourd’hui capitale de la Chaise. De nos jours des artisans font perdurer cette activité basée sur la passion, le savoir faire et une culture propre à la ville. Géant de 4 m 30 et de 85 Kg, il est posé sur une charrette tirée par des chevaux. Alfred rempaille une chaise réalisée à l'échelle par les artisans. Cette chaise est portée par un Bloc qui supporte donc la chaise et lui permet de tourner. Les sabots du géant sont en bois et réalisés à l'échelle

Bela Rada (Orchies) Son nom en Français signifie Blanche Marguerite. Il provient d'un chant et d'une danse de Serbie très populaire : "Soja tombe amoureux de Rada, jeune paysanne au teint pâle, contre laquelle il n'échangerait même pas Belgrade toute entière". BELA RADA représente une danseuse d'un ballet traditionnel de Serbie. Elle témoigne de l'amitié qui s'est nouée entre les gens du Nord et la communauté serbe. Elle possède quatre costumes (brodés à la main) représentant les costumes traditionnels de chaque province de Serbie, la région de MACVA à l'ouest du pays, La SUMADIJA(Choumadie en français) le costume de BUNJEVACKE, porté en VOJVODINE par la minorité croate de cette région du nord du pays, le costume de VLASKE, porté par la minorité valaque de l'est de la Serbie .

Bela Rada (Orchies) Son nom en Français signifie Blanche Marguerite. Il provient d'un chant et d'une danse de Serbie très populaire : "Soja tombe amoureux de Rada, jeune paysanne au teint pâle, contre laquelle il n'échangerait même pas Belgrade toute entière". BELA RADA représente une danseuse d'un ballet traditionnel de Serbie. Elle témoigne de l'amitié qui s'est nouée entre les gens du Nord et la communauté serbe. Elle possède quatre costumes (brodés à la main) représentant les costumes traditionnels de chaque province de Serbie, la région de MACVA à l'ouest du pays, La SUMADIJA(Choumadie en français) le costume de BUNJEVACKE, porté en VOJVODINE par la minorité croate de cette région du nord du pays, le costume de VLASKE, porté par la minorité valaque de l'est de la Serbie .

Déjà des géants au XVIe siècle !

 

 

Les théories sont nombreuses quant à l’origine de ces colosses mais il semblerait que les plus anciens apparurent au Portugal vers le XIIIe siècle.

 

De là, on peut supposer que la tradition ait pu s’étendre l’Espagne. Dès lors, il est facile de croire que, trois siècles plus tard, la domination espagnole ait pu imprégner sa marque dans les provinces du Nord et ainsi contribuer à l’apparition des premiers géants dans les Flandres.
 

 

C’est ainsi qu’à Cassel, à Steenvoorde ou encore à Douai, comme en attestent les archives, au coeur des processions festives que les premiers géants du Nord apparaissent au XVIe siècle.
 

 

En l’an 1530, la procession dédiée à Saint-Maurand, Duc et patron de la ville de Douai, revêt une dimension singulière pour fêter la signature du Traité de la Paix des Dames.
 

 

Les corporations artisanales locales se voient confier chacune la création d’une représentation biblique, mythologique ou allégorique, chargée de marquer l’événement.
 

C’est ainsi que les manneliers -vanniers- construisent le premier géant à panier d’osier.
 

La tradition était née !

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 16:50
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque

  Près de 500 givrés - c’est un record - se sont baignés dans la mer du Nord ce vendredi 1er janvier afin de célébrer la nouvelle année.

 

  Cette manifestation, inscrite désormais dans le calendrier festif de la cité de Jean-Bart, continue de rassembler au fil des ans les irréductibles, plus ou moins nombreux selon les caprices de la météo, pour un bain des plus toniques.

 

  Depuis l’an 2000, l’événement qui est véritable lancement de la saison carnavalesque est devenu incontournable.
 

 

  A midi tapant, les plus téméraires se sont donc jetés à l’eau, après s’être élancés de la digue de la plage de Malo-les-bains devant une foule compacte de badauds, sous un ciel sous pâle soleil d’hiver.
 

  Les givrés se sont baignés dans une eau à 11° alors que sur la plage le thermomètre indiquait à peine 6° !

 

  Mais peut-être est-ce le meilleur remède pour remettre d’aplomb l’organisme après un réveillon de la Saint-Sylvestre arrosé !
 

  Sur la plage, l’ambiance festive avait de quoi réchauffer les coeurs et les corps. Et à Dunkerque, on sait ce que cela signifie !
 

  La plupart des baigneurs étaient vêtus de tenues baroques, parfois criardes, et arboraient des accessoires surprenants, dans l’esprit du carnaval de Dunkerque. Certains portaient même un maillot de bain ! Certains étaient munis de pancartes faisant référence à l'actualité comme : Christopher Nolan t'es où ? On s'est fait beau ! en allusion au projet de long métrage du réalisateur britannique.

 

  A la sortie du bain, les plus frileux se sont réchauffés en avalant une soupe à l'oignon. Puis ont obtenu leur certificat de baptême, remis par l'association Le bain des givrés mais se sont seulement les quatre cents premiers qui ont reçus le fameux document. Pour les autres, tant pis ! Tous les imprimés sont partis.

 La rançon du succès en quelque sorte !

 

 Tout cela constitue un excellent prélude à la saison carnavalesque : elle débute dès le lendemain par le bal des Neuzes Nyts à Cappelle-la-Grande, puis par la sortie de la bande de Fort-Mardyck, ainsi que le bal des Ckouckenards à la Poudrière huit jours plus tard. S’enchaînent ensuite les bandes de Ghyvelde, d'Armbouts Cappel, de Gravelines, de Mardyck, de Saint-Pol-sur-mer, et les bals du Chat Noir et des Corsaires, au Kursaal.

 

  Apothéose des réjouissances : Les Trois Glorieuses du 6 au 8 mars.

Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
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Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 03:38
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
Ronny, le poète bièrologue vient de faire son entrée dans le monde des Géants du Nord

Ronny, le poète bièrologue vient de faire son entrée dans le monde des Géants du Nord

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Grosse affluence ce samedi dans les rues du centre-ville de la capitale des Flandres ainsi que dans les artères animées du quartier du Vieux-Lille où se déroulait la Ronde des Géants. Il faut dire qu’une telle manifestation n’avait pas été organisée depuis 2004 à Lille, date à laquelle la ville avait été promue Capitale Européenne de la Culture. Les organisateurs ont par ailleurs eu l’excellente idée de faire coïncider cette parade haute en couleurs avec les Journées du Patrimoine.

En effet, les Géants du Nord, inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco, ces personnages mythiques qui suscitent une grande ferveur, sont devenus un véritable symbole identitaire de la région. La Ronde des Géants se définissant comme un évènement festif ayant le pouvoir de rassembler des personnes de tous horizons et de tous âges. Tradition ancrée dans le Nord – Pas-de-Calais, la Ronde des Géants s’inscrit dans une logique de convivialité et de symbolisme.

 

CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
René Magritte, peintre surréaliste belge et son oeuvre « Le Thérapeute » deux géants de El Cayoteu de Lessines ( Belgique ).

René Magritte, peintre surréaliste belge et son oeuvre « Le Thérapeute » deux géants de El Cayoteu de Lessines ( Belgique ).

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Une cinquantaine de géants autour de Lydéric et Phinaert

 

   Près de cinquante géants venus de toute la région ainsi que de Belgique ont participé à cet événement mémorable, entourant les géants Lydéric et Phinaert, « les légendaires pères fondateurs de Lille », qui n’étaient pas sortis de l’Hôtel de ville depuis dix ans. Je précise que ces deux colosses – 250 kg pour 6 mètres de haut – nécessitent chacun sept porteurs. Tous les deux auraient vu le jour en 1565 et leur dernière rénovation remonte à 1999. Dés le samedi matin, les visiteurs purent assister au montage des géants, moment toujours apprécié par le public, surtout les enfants, pour le côté spectaculaire des manipulations d’assemblage et d’habillage. Il était également possible de s’essayer au « porté de géant » durant toute la journée. En effet, Les Amis des Géants de Lille proposaient une initiation au porté sur les différents lieux stratégiques de la parade, la place Rihour, la Grand’Place, la place du Théâtre, ainsi que sur le parvis de Notre-Dame de la Treille où un diplôme était attribué à chaque valeureux porteur d’un moment.
 

   Acteur indissociable de la Ronde des Géants, l’association Les Amis des Géants de Lille s’est également investie dans un projet en partenariat avec les archives municipales de la ville et les sites Terre de Géants et Vie de Géants. Pour commémorer cette tradition, une très intéressante exposition rétrospective, intitulée Si les géants de Lille m’étaient contés…, était organisée au palais Rihour, lieu historiquement et hautement symbolique, au sein de la salle du conclave où les visiteurs étaient accueillis afin d'explorer la tradition lilloise du portage de géant qui compte près de deux siècles d'existence:les premières sources mentionnant le portage de géant à Lille en l’an 1821!
 

  Cet événement représentait également l'occasion de découvrir ce lieu, demeure luxueuse construite au XVe siècle par les seigneurs de Valois-Bourgogne.

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Un géant à la mémoire du poète bièrologue Ronny Coutteure

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

 

 

   Avant que ne démarre ce défilé historique, il fut procédé sur la place Rihour au baptême laïc du nouveau géant : Ronny le poète bièrologue, créé à l’effigie de Ronny Coutteure, le poète, humoriste, clown, comédien, écrivain, réalisateur pour le grand comme pour le petit écran et fondateur autoproclamé de la bièrologie.

   

   C’est l’association Les Amis des Géants de Lille qui a décidé de lui rendre hommage quinze ans après sa mort en construisant un géant - fait d'osier et de carton-pâte, mesurant quatre mètres et porté par une seule personne- à la mémoire de Ronny, que personne dans le Nord n’a oublié, tellement ce personnage emblématique était attachant et si représentatif de l’esprit de la région.

 

  Une campagne de financement participatif avait par ailleurs été lancée pour impliquer directement les citoyens dans sa conception. Ronny a donc été entièrement créé grâce au financement des contributeurs – il fallait récolter 4 000 euros – et au savoir-faire de l’association à l’origine de cet intéressant projet. Il a pour parrain Gille Defacque – son partenaire clown du début de sa carrière et actuel directeur du Prato – et pour marraine Jenny Clève, célèbre comédienne tourquennoise – son éternelle maman au cinéma et à la télévision, notamment en 1987 dans Le coeur dans les nuages.
 

   Inutile de dire que ce baptême fut suivi avec grand intérêt et une certaine émotion par de très nombreux spectateurs qui ne voulaient rien manquer du spectacle.

   

   A la fin de la cérémonie, Ronny le poète bièrologue put donc rejoindre ses autres amis, comme il le fera maintenant -et pour l’éternité- à maintes reprises dans les cortèges et parades, pour pavaner une première fois au coeur de cet exceptionnel défilé qui se termina par un joyeux rigodon final sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille.

 

   En guise de conclusion, il me plaît de vous livrer cette citation de Ronny Coutteure, qui sied à merveille à la journée marquante que nous venons de vivre : « Et n’oubliez pas : tout ça aussi, c’est de la culture, de la culture populaire, la vraie ! Celle qui appartient à tout le monde. Parce que, comme je dis toujours, quand le front de la culture avance, le front de la connerie recule ! ».

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Les géants qui participaient à cette Ronde

 

 Lydéric et Phinaert (Lille), Jeanne Maillotte (quartier Vieux-Lille), Narcisse le P’tit Quinquin (quartier Lille-centre), Raoul de Godewarsvelde (quartier Saint-Sauveur, Lille), Cordeonneux (quartier de Wazemmes, Lille), Voilazier (école Lavoisier, Lille), Philippe-Auguste (Bouvines), Josephe de l’Epinette, Vincent le Tisserand, Elisabeth du Faubourg (quartier faubourg de Béthune, Lille), Pierre Degeyter (quartier de Fives, Lille), P’tit D’siré (quartier de Moulins, Lille), Bébécamoule (quartier des Bois-Blancs, Lille), Hellemus (Hellemmes), Totor (Steenwerck), La Reuzinne, Piet’je, Bout’je (Les Amis de Reuze, Dunkerque), Hilaire Patate (quartier de Rosendael, Dunkerque), Muguette, Théo, Léo et Mickey (Prouvy), Marie de la Motte (Haubourdin), Gordaine (Lallaing), Bernicotille (Mont-Bernenchon), La Belle Hélène (Les Amis de Gambrinus, Steenvoorde), Jean le Bûcheron, Maria et Mariona, Jacobus (Les Amis de Fromulus, Steenvoorde), Flipp et Zabeth (Berck-sur-mer), Joseph eul carioteux, Eugénie la canneuse (Iwuy), Augustin de Belempin, Frère Jacques (Tourcoing), Saint-Saturnine (Sains-lez-Marquion), Messire et la Confrérie de la Franche Louche (Comines), Ugène Taté (Forest-sur-Marque), Guillem le Contrebandier (Willems), Miss Cantine (Nieppe), Isidore Court’Orelle (Lezennes), Aline (Hondeghem), Le Thérapeute, Magritte (Cayoteu 1900, Lessines – Belgique), Vauban le Bâtisseur (Ath – Belgique), Gaston le mâchon – (Rumes Belgique ), Pénélope (Villers-Outreau)… et bien entendu Ronny, le poète bièrologue baptisé le jour-même.

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 10:07
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Florimond Long Minton , le géant local de Doullens ( 80 )

Florimond Long Minton , le géant local de Doullens ( 80 )

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Le petit Martin, juché sur les épaules de son père, ne veut visiblement rien rater du spectacle qui s’offre devant ses yeux grands ouverts, même si les personnages truculents qui défilent devant lui depuis près d’une heure maintenant mesurent tous plus de trois mètres de haut. Nous sommes à Tourcoing (Nord) et la ville fête ce week-end, comme elle le fait avec le plus grand des bonheurs depuis neuf ans déjà, les Géants du Nord. Cette manifestation est devenue au fil des ans un événement festif majeur, s’imposant comme l’une des plus grandes fêtes populaires de la région au sein d’un club très fermé de villes du Nord qui voient les choses en grand, à l’instar de Douai, la cité de la famille Gayant, très justement réputée pour l’organisation de rassemblements de géants, ainsi que Steenvoorde, dans les Flandres.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Cette édition du Week- end Géant 2015 à réuni près de soixante géants venus de toute la région, surtout des Flandres et de Belgique, qui ont paradé aux sons des harmonies et fanfares devant la foule des grands jours massée dans le centre-ville. Ils étaient accompagnés d’une quinzaine de fanfares, notamment des bandas, ces formations au répertoire festif qui, avec près de 200 musiciens usant avec maestria des cuivres et des percussions, apportèrent une ambiance digne des férias du sud-ouest, notamment samedi lors de la première Nuit des Bandas, mais également dimanche soir, au moment du final devant l’Hôtel de ville. La place Victor Hassebroucq ressemblait alors quelque peu à la place Paul-Bert de Bayonne un soir de féria, tant l’ambiance était endiablée !

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Si l’édition précédente avait permis à deux petits nouveaux de faire leur entrée dans la cour des géants tourquennois (Clémentine du Virolois et Augustin de Bélempins, intégralement conçus durant un an par les habitants des quartiers du Virolois et de Belencontre), cette année, ce fut Le Cuirassier,premier géant transfrontalier créé par les villes de Tourcoing et de Mouscron (B), qui fit sa première appariation publique à l’occasion de cette grande parade. Par contre Nadège, la petite dernière baptisée ce samedi, et qui participera aux cortèges futurs dans le but de sensibiliser la population à la prévention des cancers du sein et colorectal, n’était pas tout à fait prête, elle a quand même défilé, sans coiffure ni maquillage !

Des animations s’adressant plutôt au jeune public, ainsi que de petits spectacles d’arts forains et de marionnettes, étaient proposés sur le parvis de la mairie en attendant l’arrivée des parades. Particulièrement applaudis : Robert Boudzinc, marionnette au regard de glace, accompagnée de son fidèle serviteur, le Grand Vizir au masque mystérieux, qui déambule dans les rues avec son char métallique et ses accessoires hétéroclites. Soudain, elle s’arrête, entame une danse… et crache le feu ! Egalement remarqué, Expresso Circus, un spectacle de théâtre à la fois poétique et loufoque, avec derrière l’écran, deux marionnettistes comédiens créant des ombres chinoises. Et devant l’écran, une musicienne qui les accompagne. Silhouettes de carton découpées, concerto de musique et d’onomatopées, atmosphère poétique et décalée, un spectacle aux allures de cabinet de magie, où tout se réinvente.

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
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Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Les géants présents à Tourcoing :
 

Augustin De Belempins – TOURCOING (F). Clémentine du Virolois – TOURCOING (F). Jeanne – TOURCOING (F). Le Duc D’Havré – TOURCOING (F). Claire du FloconTOURCOING (F). Hortense – TOURCOING (F). Le Cuirassier – TOURCOING (F). Klimato TOURCOING (F). Nadège - TOURCOING (F) .Le Reuze - DUNKERQUE (F). L'âne GalopinLOOS (F). Tiot Vincent – LOOS (F). Pitch – HAUBOURDIN (F). Mitch – HAUBOURDIN (F). Mildred et Princess Fleur - MINISTER (UK). Bienaimé - ARMBOUTS-CAPPEL (F). Mona la sorcière - ARMBOUTS-CAPPEL (F). Lancelot du lac - ARMBOUTS-CAPPEL (F). La Belle- Hélène – STEENVOORDE (F). Ch'Biquet – VOUZIERS (F). Cordéonneux – LILLE (F). Eugénie "el’canneuse" et Joseph "el’carrioteux»" - IWUY (F). Jean III de Trazegnies – IRCHONWELZ (ATH) (B). Pélot, Pélette, Zante, Rinette – MAFFLE (ATH) (B). Louis le tailleur de pierre – MAFFLE-(ATH) (B). César et Rosalie – PETIT-ENGHIEN (ENGHIEN) (B). Violette la baigneuse – MALO (DUNKERQUE) (F). Margot la fileuse – LOOS (F). Lî Vî Mayêur Di Sint- Foyin – LIEGE (B). Garite des Macrales – LIEGE (B). Pierre Paulus – CHATELET (B). Aline – HONDEGHEM (F). Flip et Zabeth – BERCK-SUR-MER (F). Joseph l'insoumis –ATD QUARTMONDE– LILLE (F). La Gourdasse - MALO-LES-BAINS (DUNKERQUE) (F). Florimond Long-Minton – DOULLENS (F)

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Une autre attraction a particulièrement éveillé l’attention des spectateurs, petits et grands : la prestation, en dehors du cortège du sieur Florimond Long Minton, le géant local de la ville de Doullens (Somme). Comme son nom l'indique, il a un menton en galoche. Son visage, vu de profil, fait penser à un croissant de lune arborant une moustache épaisse. Il représente le jardinier picard de l'entre-deux guerres, portant un panier d'osier. Ce géant, dont c'est la troisième version, a vu le jour en 2007 et possède l'originalité d'être articulé. Il peut se courber, a une démarche souple et fluide. Ses déplacements sont assurés par un cycliste aidé de pousseurs. Il a éveillé la curiosité de chacun par sa grande taille et son allure si particulière durant sa prestation. Sonorisé, ne manquant pas de répartie, il discute durant le parcours, prenant à partie les spectateurs pour leur plus grande joie.

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
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Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Robert Boudzinc, la marionnette au regard de glace qui crache du feu en compagnie de son serviteur le Grand Vizir ( lomographie )

Robert Boudzinc, la marionnette au regard de glace qui crache du feu en compagnie de son serviteur le Grand Vizir ( lomographie )

Géants du Nord

 

Les géants sont sûrement les représentations emblématiques du folklore du Nord de la France et de la Belgique. Ils représentent des personnages historiques, légendaires ou fictifs, parfois également des animaux. Les corps sont généralement constitués d’une structure d’osier surmontée d’une tête, autrefois en bois, aujourd’hui en carton-pâte ou moulée en résine. Certains géants, trop lourds pour être portés à dos d’homme – selon la tradition – sont placés sur des roulettes ou sur un char. Ils sortent en processions et dansent dans les rues les jours de fête ; ils représentent leur ville et symbolisent l’identité collective.

Géante la Belle Hélène de Steenvoorde

Géante la Belle Hélène de Steenvoorde

Lors des défilés, ils sont portés par une ou plusieurs personnes qui leur donnent vie : ils dansent, rencontrent, embrassent.

Ils naissent, se marient, ont des enfants et leur baptême donne lieu à de véritables réjouissances populaires souvent hautes en couleurs. Certains meurent, d’autres ressuscitent. D’apparence et de taille variable, ils sont composés d’osier, de fil de fer, de tissu, de papier, de carton, de cuir ou de bois. La fabrication et l’entretien du géant est à chaque fois l’occasion pour les anciens d’impliquer les plus jeunes en leur transmettant leur savoir-faire. Lors de cortèges, le port du géant est souvent réservé à une confrérie ou une association particulière ; il traverse la ville selon un itinéraire déterminé, le long duquel la foule se masse. Il est souvent accompagné d’une fanfare et avance au rythme d’un air qui lui est propre. À travers ces géants s'affirment, plus que jamais, les identités locales.

 

Le géant REUZE de Dunkerque

Le géant REUZE de Dunkerque

Deux fêtes et leurs géants ont été proclamées chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2005 : les fêtes des Gayants à Douai et ses géants, M. et Mme Gayant et leurs enfants Fillon, Jacquot et Binbin, ainsi que le Sot des canonniers, et le carnaval de Cassel et ses géants, Reuze Papa, Reuze Maman, le Coq et le Cheval-jupons, ainsi que le char du Four merveilleux.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 20:00

 

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C’est maintenant une certitude, Tourcoing est atteinte du syndrome de mégalophilie aigue, et cela fait huit ans que ça dure ! C’est grave docteur ? « Non mais c’est chronique : chaque année, au début du mois de mars, les mêmes symptômes apparaîtront. Vous assisterez alors, le temps d’un week-end end à une éruption de Géants aux quatre coins de la ville avec une concentration plus importante au centre… ».

Ce dialogue aussi farfelu qu’improbable pourrait se tenir à propos de l’ancienne cité de la laine qui organise chaque année son week-end géants, devenu au fil des ans l’événement festif incontournable en s’imposant comme l’une des plus grandes fêtes populaires de la région. Depuis huit ans, Tourcoing est entrée dans le club très fermé des villes qui voient les choses en grand à l’instar de deux autres localités de la région – Steenvoorde, dans les Flandres, et Douai, la cité de la famille Gayant, très justement réputées pour l’organisation de rassemblements de géants.

L’édition 2014, qui vient de s’achever dans une ambiance printanière, a tenu ses promesses avec la participation de plus de cinquante géants venus de toute la région – surtout des Flandres et de Belgique – qui ont défilé au coeur de quatre cortèges, et non plus deux comme les années précédentes. Partis de quatre quartiers de la ville, ils ont paradé aux sons des harmonies et fanfares devant la foule des grands jours. Deux petits nouveaux ont fait leur entrée dans la cour des grands ce dimanche : Clémentine du Virolois et Augustin de Bélempins, 3,50 mètres d’osier pour 40 kilos, intégralement conçus durant un an par les habitants des quartiers tourquennois du Virolois et de Belencontre.

Et comme dans toute grand-messe de géants, ces deux jours de liesses populaires se terminèrent par de joyeux rigodons sur le parvis de l’Hôtel de ville.

 

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Les deux nouveaux géants tourquennois, baptisés le matin même ; Augustin de Belempins, un ouvrier textile de l'usine Tiberghien et jardinier à ses heures perdues (quartiers Belencontre et Phalempins) et Clémentine du Virolois (quartier du Virolois).

 

 

 

Géants en Nord

 

 

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Les géants sont incontestablement les figure emblématiques essentielles du folklore du Nord de la France et de la Belgique.

Ils représentent des personnages historiques, légendaires ou fictifs, parfois également des animaux. Portés à bras d’hommes ou exceptionnellement tractés, ils sortent en processions et dansent dans les rues les jours de fête ; ils représentent leur ville et symbolisent l’identité collective. Lors des défilés, ils sont portés par une ou plusieurs personnes qui leur donnent vie : ils dansent, rencontrent, embrassent.

 

 

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Ils naissent, se marient, ont des enfants et leur baptême donne lieu à de véritables réjouissances populaires souvent hautes en couleurs.

Certains meurent, d’autres ressuscitent. D’apparence et de taille variable, ils sont composés d’osier, de fil de fer, de tissu, de papier, de carton, de cuir ou de bois. La fabrication et l’entretien du géant est à chaque fois l’occasion pour les anciens d’impliquer les plus jeunes en leur transmettant leur savoir-faire.

Lors de cortèges, le port du géant est souvent réservé à une confrérie ou une association particulière ; il traverse la ville selon un itinéraire déterminé, le long duquel la foule se masse. Il est souvent accompagné d’une fanfare et avance au rythme d’un air qui lui est propre. À travers ces géants s'affirment, plus que jamais, les identités locales.

 

 

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Vauban le bâtisseur, Maréchal de France

Le Géant Vauban le bâtisseur a vu le jour en 1997 à Ath (Belgique).

Plus récemment ses porteurs ont voulu le présenter dans le costume de Maréchal de France. L'habit en velours bleu, la jupe en velours rouge, la passementerie dorée et une vraie cuirasse réalisée par un artisan de Dinant, jusqu'au bâton de maréchal dorée à l'or par la restauratrice des Géants de la Ducasse, Caroline Malice donnent un aspect majestueux à la posture.

 

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Les géants présents à Tourcoing durant ces deux journées

Frère Jacques -TOURCOING (F) - , Jeanne - TOURCOING - (F), Tramasure - LESSINES -(B) , Li Mayeur di Sint Foyin - LIEGE - (B) , Tintin - LIEGE - (B), Pim Pom - LESSINES - (B) , Pim Pom Junior, - LESSINES - (B), Josephl’insoumis (ATD QUART MONDE) - LILLE - (F), Odette M’Lampiste - EVIN-MALMAISON - (F), Bela Rada - ORCHIES - (F) , Ana - LYS-LEZ-LANNOY- (F) , Ch’tis Lutins - TOURCOING - (F) ,Claire du Flocon - TOURCOING - (F), Saint-Georges - ENGLEFONTAINE -  (F) , Jeanne Maillotte -LILLE - (F) , Raoul de Godewarsvelde - LILLE - (F),Narcisse - LILLE - (F), Totor - STEENWERCK- (F),Chtiot Vincent - LOOS - (F) , Kanapoli - LOOS - (F), Rosalie du Ryveld - STEENVOORDE - (F),Epona - VILLENEUVE D’ASCQ - (F),Eglantine - SAINT-SYLVESTRE-CAPPEL -  (F) , Sylvestre le ménestrel - SAINT-SYLVESTRE-CAPPEL - (F) Le Duc d’Havré - TOURCOING- ( F) , Le Caou - MERVILLE - ( F) , Eoline - ( CAPPELLE-EN-PEVELE ), Augustin de Belempins - TOURCOING - (F), Clémentine du Virolois – TOURCOING - ( F) , Rose Line – Faubourg de Béthune – DOUAI ( F) , Kévin – ESQUERCHIN – MERVILLE – (F), Aimé le joueur d’estaminet - LOOS- ( F) , Renaut de Courtemanche - VOYENNE - ( F ) , Bimberlot et Maori - LE QUESNOY - ( F ), Vauban le bâtisseur - ATH - ( B ) , Baden- Powell - ATH - ( B ) , Rose-Miche - Halluin - ( F ) , Odin le viking et les Walkyries - SALLY-SUR-LA-LYS - ( F ), Narcisse - SEQUEDIN - ( F ) , Ugène Taté - FOREST-SUR-MARQUE ,      Pierre de Guethem - TOURCOING - (F)

 

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 09:57

 

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Il est à peine 15 heures du côté de la rue de Furnes, la tension est déjà palpable chez les carnavaleux qui arrivent par groupes compacts. Sur place, des centaines de masquelours qui commencent à entonner des chants attendent avec impatience le départ de la visscherbende en observant le moindre mouvement du tambour-major dunkerquois, Cô Boont’che, qui, depuis 2011, règle avec maestria la bande de Dunkerque qu’il connaît bien car il a manié le tambour plus de 27 ans. Son rôle est primordial : c’est lui qui fait avancer la bande en faisant jouer les fifres et déclenche les chahuts au son des cuivres. Il met aussi parfois un peu de discipline dans cette joyeuse pagaille, malgré tout organisée. Un impératif pour lui : amener le cortège des joyeux lurons à 17 heures tapant au pied de l’Hôtel de ville pour le lancer de harengs, l’un des temps forts du carnaval dunkerquois ; cette année 2800 pièces ont été lancées, soit environ 500 kg.

Lorsque Cô Boont’che lève son bâton vers le ciel, c’est le signal du départ. Roulements de tambours… et c’est parti pour plus de cinq heures de folie, de défoulement et surtout de bonne humeur, du premier chahut au rigodon final, place Jean-Bart où sera entonné par des milliers de gorges déployées l’émouvante Cantate à Jean Bart.

Difficile de raconter le carnaval de Dunkerque ; il ne s’explique pas, il se vit !

Place à l’image…

 

POUR VISIONNER LE DIAPORAMA , CLIQUEZ ICI

 

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Trois mois de festivités

 

Le carnaval de Dunkerque se répartit sur près de trois mois au cours desquels les bandes et les bals se succèdent. Chaque ville et village de l’agglomération possède sa bande* et la plupart des bals se répartissent dans deux grandes salles, le Kursaal à Dunkerque et La Poudrière à Leffrinckoucke. La période la plus importante du carnaval sont les Trois Joyeuses qui se déroulent le week-end du Mardi gras : la bande de Dunkerque le dimanche ; la bande de la Citadelle - quartier portuaire de Dunkerque - le lundi et la bande de Rosendaël le Mardi gras.

Pendant trois jours, beaucoup de carnavaleux ne rentrent pas chez eux ; d’autres profitent même de cette période pour poser une semaine de congés. Le carnaval est en effet une véritable institution à laquelle les Dunkerquois sont très attachés ; il se vit à fond ! L’événement a aussi une fonction sociale. Cette tradition est transmise de génération en génération, et ce dès le plus jeune âge. Même à l’école, on fait carnaval ! La bande, c’est aussi le moment où toutes les barrières sociales tombent. Des personnes qui ne se connaissent pas vont chahuter et chanter en choeur bras dessus-bras dessous. Mais attention, on ne chahute pas n’importe comment ! Il existe une charte du carnaval à respecter.

La bande de Dunkerque est l’apothéose du Carnaval ; elle est aussi celle qui déplace le plus de foules. Selon des chiffres officiels, la bande est constituée de 40 000 à 50 000 personnes présentes avec près de 5 000 carnavaleux actifs. Une personne sur deux est déguisée.

 

*La bande, c’est le nom donné à l’événement et au cortège de carnavaleux. Derrière les musicienset le tambour major, les carnavaleux – ou masquelours - en ligne se tiennent bras dessus-bras dessous, avançant en rangs serrés et chantant le répertoire traditionnel des chansons du carnaval.

 

 

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La bande : mode d’emploi

 

La bande se déplace dans les rues de la ville en chantant des airs carnavalesques. Elle est composée d’un tambour-major habillé d’un costume de l’Empire, d’un groupe de musiciens vêtus du ciré jaune des pêcheurs et enfin, de la foule compacte mais organisée des carnavaleux qui se tiennent par les coudes et forment des lignes qui se suivent. Pendant le défilé, le tambour-major arrête les musiciens,protégés par la première ligne, qui jouent alors des morceaux. La foule se regroupe, les premières lignes se bloquent et retiennent derrière elles les milliers de carnavaleux qui poussent et qui sautent.

Cela constitue le moment le plus physique du carnaval. Ensuite, le cortège se remet en marche. Les premiers rangs de la bande sont très hiérarchisés, ce sont les premières lignes, composés de carnavaleux expérimentés aux physiques imposants. Ce sont aussi parfois des membres d’associations philanthropiques. C’est aux premiers rangs qu’appartient le privilège de protéger les musiciens du reste de la foule qui les suit. Ces premières lignes n’hésitent pas, parfois, à écarter de façon musclée les carnavaleux jeunes ou amateurs qui n’ont rien à faire là. La foule parcourt ainsi la ville pendant près de quatre heures. Le long du défilé se succèdent des cafés où tous les carnavaleux s’arrêtent pour se reposer. La bande est ainsi prétexte à d’innombrables pèlerinages, appelés chapelles.

 

 

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Tout au long du défilé, la bande attire de nombreux spectateurs non déguisés qui se placent le long des trottoirs. La bande grossit de plus en plus jusqu’au moment du traditionnel jet de harengs évoquant le départ des pêcheurs dunkerquois pour l’Islande. Du haut du balcon de l’Hôtel de ville sont jetés près de 500 kg de harengs saurs - 2800 pièces exactement, cette année - emballés sous cellophane aux milliers de carnavaleux massés au pied de l’édifice. Chacun essaye d’attraper un poisson, tel un précieux trophée, souvent dans un état de frénésie impressionnante. Il sera dans la plupart des cas dégusté sur place. Puis le maire brandit un homard qu’il présente à la foule qui scande alors : « Delebarre, des homards ! ». Celui qui a la chance de s’emparer d’un homard – en plastique – peut le rapporter à la mairie où il lui sera remis, en échange, un bon pour en obtenir un vrai dans une poissonnerie. En réalité, bien peu le font car les carnavaleux préfèrent garder ce trophée pour le montrer à leurs amis.

Quand la nuit tombe, le cortège arrive place Jean Bart pour le Rigodon final qui peut durer plus d’une heure ; c’est le point d’orgue de la journée. Tous les carnavaleux tournent autour du kiosque où trônent tambour-major et musiciens. Tout le répertoire musical du carnaval est joué et les chahuts s’y succèdent à un rythme infernal. Cela continue jusqu’à qu’à ce que s’élève de toutes les gorges, La Cantate à Jean Bart, hymne que les Dunkerquois chantent main dans la main, genou à terre et chapeau bas en hommage au vaillant corsaire dunkerquois. Ils entonnent également avec une grande émotion

L’Hymne à Cô-Pinard, ancien célèbre tambour-major de Dunkerque.

Ensuite, nos carnavaleux quittent la bande, mais généralement des groupes se reforment pour se retrouver dans les cafés. Les plus vaillants continuent avec le bal des Acharnés jusque tard dans la nuit.

 

 

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Cantate à Jean Bart

 

 

Jean Bart, salut ! Salut à ta mémoire

De tes exploits, tu remplis l’univers

Ton seul aspect commandait la victoire

Et, sans rival, tu régnas sur les mers

Jusqu’au tombeau, France mère adorée

Jaloux et fiers d’imiter sa valeur

Nous défendrons ta bannière sacrée

Sur l’océan qui fût son champ d’honneur

Refrain :

Jean Bart, Jean Bart,

la voix de la patrie

Redit ta gloire et ton nom immortel

Et la cité qui te donna la vie

Erigera ta statue en autel (bis)

 

 

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Un peu d’histoire

 

Les origines du carnaval dunkerquois remontent au début du XVIIe siècle. Le premier document officiel connu parlant de ces festivités est daté du 16 janvier 1676.

Dunkerque est alors un port de pêche à la morue en Islande.

Ces expéditions durent six mois et sont risquées. De nombreux hommes n'en reviennent jamais, laissant veuves et orphelins. Face à ce danger, les armateurs paient aux pêcheurs une partie de leur solde avant le départ. Une assurance pour les familles. Les armateurs leur offrent également un repas et une fête (la Foye), l’occasion de se défouler avant d’affronter les dangers de la mer. De la Foye naîtra la Visschersbende (qui signifie bande des pêcheurs, en flamand). Elle se déroulait à l'origine durant trois jours, entre le lundi gras et le mercredi des cendres, marquant le début du carême. La tradition est restée : ce sont les Trois joyeuses.

Toutes les festivités se déroulaient dans une auberge. Petit à petit, vers la fin du siècle, les pêcheurs et leurs familles se déguisèrent et envahirent les rues de la ville.

Aujourd’hui, la passion continue. Participer au carnaval constitue une fierté pour les Dunkerquois. Des dizaines de milliers de personnes assistent à la fête et participent à la folie qui s’empare de toute la ville. Les bandes qui se déroulent en général le dimanche après-midi, consistent en un immense défilé où chacun reprend les chants traditionnels.

Le Carnaval est avant tout une fête collective : chacun participe à la folie ambiante, et apporte son entrain et son imagination !

Cependant, avant de participer, il est important de savoir où l’on met les pieds pour trouver progressivement sa place dans la bande…

 

 

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Petit lexique

Les clet’ches (ou klet’ches) et accessoires

Costumes et déguisements. Même si une proportion d’hommes se déguise en femmes avec chapeaux à fleurs, manteaux de fourrure, mini-jupes et porte-jarretelles, le choix du costume reste à la libre expression de chacun. Le beste klet’che est le plus beau costume.

Les chapelles

Ce sont des maisons amies, particulières, où l’on s’arrête pour se faire offrir à boire, voire à manger. L’idéal pour une halte avant, pendant ou après la bande. Ce lieu mystique n’a bien entendu rien de religieux. Bière, vin rosé et soupe à l’oignon sont servis dans une ambiance musicale des plus festives.

Le chahut

Il constitue le moment le plus physique du carnaval et il vaut mieux éviter de se retrouver devant !

Attention au départ : au signe donné par le tambour major, les cuivres entament une chanson entraînante. Les premières lignes, constituées de fervents et robustes carnavaleux, se bloquent et retiennent derrière elles les milliers de carnavaleux qui poussent et sautent.

Berguenaere

Nom des parapluies géants que les carnavaleux brandissent lors des bandes. Ils sont apparus au milieu de XIXe siècle. Pour se moquer des paysans qui venaient au carnaval munis de leur inséparable parapluie – berguenaere en flamand. Les citadins les auraient imités.

Depuis quelque temps, ils tendent à être concurrencés par le plumeau (ou plum’tche), plus maniable et parfumé d’un parfum de basse qualité. Le masque est peu porté par les carnavaleux qui préfèrent se grimer, ce qui leur permet de ne pas être gêné dans les chahuts, de boire et d’embrasser facilement !

Le tambour-major

Le tambour-major, revêtu d’un costume d’un soldat de l’empire – volumineux colback, redingote bleue à boutons dorés ornée d’imposants galons, pantalon blanc et guêtres assorties – dirige la musique. Chaque bande a le sien. Cô-Pinard, le plus célèbre d’entre eux, a mené la visschersbende pendant plus de vingt ans. Un hymne a été composé en son honneur et entonné avec ferveur par les masquelours lors du rigodon.

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 15:53

 

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Entre quatre et cinq cents givrés se sont baignés dans la mer du Nord ce mercredi 1er janvier afin de célébrer la nouvelle année. Cette manifestation, inscrite désormais dans le calendrier festif de la cité de Jean-Bart et qui continue de rassembler au fil des ans les courageux, plus ou moins nombreux selon les caprices de la météo, pour un bain des plus glacials, est donc devenue un événement incontournable depuis l’an 2000.

Ce jour, à midi tapant, les plus téméraires se sont donc jetés dans une eau dont la température avoisinait les 8,5° , après s’être élancés de la digue de la plage de Malo-les-bains devant une foule compacte de badauds sous un ciel gris chargé, dans les 9°C ambiants.

Les givrés se sont baignés dans une eau plutôt glaciale – les plus hâbleurs diront vivifiante – c’est peut-être également le meilleur remède pour remettre d’aplomb l’organisme après un réveillon de la Saint-Sylvestre quelque peu arrosé.

Sur la plage, l’ambiance festive avait de quoi réchauffer les coeurs et les corps. Et ça, à Dunkerque, on sait le faire !

La plupart des baigneurs étaient vêtus de tenues pour le moins baroques, parfois criardes, arborant une accumulation d’accessoires des plus surprenantes, tout à fait dans l’esprit du carnaval de Dunkerque. Pour l’anecdote, certains portaient un maillot de bain…

A la sortie du bain, les frileux ont pu se réchauffer sur la plage en avalant une soupe à l'oignon, avant de se voir remettre par l'association Le bain des givrés un certificat de baptême – remis à chaque participant – avec différents grades en fonction de leur hardiesse, le plus élevé étant celui de L'intégral avec cheveux mouillés.

Ce fut en tous cas un excellent prélude à la saison carnavalesque qui débutera par la sortie de la bande de Fort-Mardyck le 1er février. Huit jours plus tard les masquelours se retrouveront au bal du Chat Noir… en attendant l’apothéose des réjouissances ; les trois glorieuses du 2 au 4 mars.

Que la fête commence !

 

Pour voir l'album photo sur cet événement, cliquez ici

 

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      Pour lire le reportage sur l'édition 2015 du Bain des Givrés , cliquez ICI

 

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POUR VOIR LE REPORTAGE SUR L'EDITION 2014 DE LA BANDE DE DUNKERQUE , CLIQUEZ ICI

 

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:17

 

Tout commence le dimanche matin, lorsque les cinq géants douaisiens, le Sot des canonniers et la Roue de la fortune sont accueillis dans la cour de l'Hôtel de ville où la corporation des porteurs est reçue par la municipalité qui honore ainsi les différents quêteurs et porteurs au cours d'une réception. Auparavant, après une courte promenade dans la ville, les géants d'osier attendus par les Douaisiens et les nombreux visiteurs exécutent le rigodon au son de la musique municipale, accompagné du lancer de bonbons par les élus, avant de prendre part au cortège de l'après-midi qui représente le point fort des fêtes de Gayant, lesquelles représentent assurément la plus grande parade organisée au nord de Paris.

Elle attire chaque année près de 100 000 visiteurs.

 

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Plus de 800 participants ; des compagnies souvent de renommée internationale spécialisées dans les arts de la rue mais également des bénévoles venus des quartiers de la ville, des structures gigantesques, des musiques dont cette année, après huit ans d’absence, les fameux percussionnistes de Dédougou, ville du Burkina Faso jumelée depuis dix ans avec Douai, et avec eux un scorpion géant et aérien. Spécialement applaudie, la grande dame de la Belle Zanka qui s’avance dans un mouvement de manège soyeux entourée de ses zébulons à rebonds, également le Dragonaute de la compagnie Planète Vapeur, et particulièrement remarquée la caravane boréale de la Cie Collectif Korbo avec son ourse géante Nanucq et ses gitanes acrobates perchées sur des échasses.

Pour cette édition la déambulation artistique fut animalière ; un paon, un singe, un serpent, un éléphant, un tigre et une vache, sortis de l'imaginaire battaient le pavé douaisien. La sarabande des animaux magnifiques, spectacle- parade conçu par l’Atelier de l’événement et animé grâce aux bénévoles de Gayant qui manipulaient avec bonheur cette faune mythique a séduit les spectateurs.

 

 

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Gayant, le plus ancien géant du Nord

 

 

En 1480, les échevins de la ville de Douai, alors bourguignonne, décidèrent de célébrer le succès des Douaisiens sur les soldats du roi de France Louis XI l'année précédente.

Cette procession en l'honneur de Saint-Maurand, patron de Douai, avait lieu le 16 juin. La manifestation prit de plus en plus d'ampleur et, en 1530, Gayant - géant en patois picard - y fit sa première apparition ; son corps avait été fabriqué en osier par la corporation des manneliers (fabricants de paniers d'osier). L'année suivante, la corporation des fruitiers fit construire une géante, Madame Gayant.

En 1720 naquirent leurs enfants, Jacquot, Fillon et Binbin (une fille et deux garçons).

En 1770, l'évêque d'Arras interdit cette procession quand il s'aperçut que la ville célébrait toujours la défaite des Français, le 16 juin 1479, alors qu'elle était française depuis plus d'un siècle ! Il en institua une nouvelle qui se tiendrait désormais le 6 juillet, ou le dimanche qui suit cette date, jour anniversaire de l'entrée des Français à Douai en 1667. Cependant, la famille Gayant, considérée comme profane, ne devait plus y paraître. Gayant et sa famille ne reparurent qu'en 1801.

En 1821, ils reçurent les costumes que nous connaissons aujourd'hui. Ils souffrirent pendant les deux guerres mondiales mais ressuscitèrent.

Depuis, chaque année en juillet, à l'occasion des festivités qui font désormais partie du patrimoine mondial de l'UNESCO, Monsieur Gayant (qui mesure 8,50 m et pèse 370 kg : il faut six hommes pour le porter) et sa femme Marie Cagenon (6,25 m, 250 kg), ainsi que leurs enfants Binbin, Jacquot et Fillon, accompagnés du char de la Roue de la Fortune (qui a fait son apparition dans la fête en 1678) et du Sot des canonniers (cheval-jupon faisant la quête pour les porteurs de géants) parcourent pendant trois jours les rues de la ville.

 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 05:54

 

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Il faut être matinal pour vivre intensément le carnaval de Cassel, dernier carnaval de la saison en Flandres ! Les festivités commencent dès l’aube chaque lundi de Pâques, alors que le jour commence à peine à poindre. Cassel a deux carnavals, le grand, celui qui vient de se dérouler, et le petit le Mardi gras… jusqu’au début du siècle dernier où il fit tellement froid que le défilé fut reporté au lendemain de Pâques. Les Casselois conservèrent les deux cortèges… Le grand occupe une place à part au milieu de ses homologues voisins. Moins délirant que celui de Dunkerque, mais cependant moins statique et plus participatif que celui de Bailleul avec son cortège de chars. Cassel reste dans le traditionnel avec une ambiance réellement familiale, même si l’on y croise à la fois de joyeux drilles aussi acharnés que des masquelours dunkerquois durant les trois glorieuses et des groupes folkloriques.

Cerise sur le gâteau casselois, c’est l’unique sortie annuelle de la famille Reuze – géant en flamand – classés au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Vêtu de rouge comme un légionnaire de la Rome antique Reuze Papa est l’oeuvre d’Ambroise Bafcop, artiste local, et Reuze Maman, d’Alexis, son frère. Le couple a aussi quatre fils. Ensemble, ils mènent la danse sur le mont. Ce sont des géants portés, donc très proches des gens avec qui ils exécutent des rigodons endiablés au son du Reuzelied que déversent sans aucune modération fifres et cornemuses.

Les géants casselois ont accueilli cette année deux invités d'honneur, venus d'Ath en Belgique : l'archer Tirant l'ancien et Baudouin IV. Le premier a disparu du cortège d'Ath en 1852. Son effigie a été recréée en 1991. Le second fêtera son premier anniversaire le 14 avril. Il est une effigie du comte de Hainaut qui fonda la cité d'Ath en 1166. Reuze Papa et Reuze Maman ont donc réservé à leurs invités d'honneur un accueil digne de leur stature.

C’est ainsi que, ce lundi, des milliers de spectateurs carnavaleux et de participants costumés, les Arlequins, les grosses têtes et les masques ont paradé, tambour-major en tête, dans le dédale des venelles de l’étroite cité où deux fanfares ne peuvent se croiser, sauf sur la place, point névralgique de cette joyeuse déambulation ininterrompue de 6 à 22 h. Cette année, ambiance banda – férias du sud-ouest – assurée ! Les meilleures bandas du sud-ouest, des Ardennes belges, des Pays Bas et de la région, ont apporté un peu de chaleur notamment lors du grand final banda Pakito , de quoi réchauffer quelque peu le fond de l’air très frais, malgré la présence d’un soleil généreux … et grand moment d’émotion, lors de la nuit venue, lorsque la famille Reuze regagne le musée de Flandre.

Le public s’aperçoit alors que la fête est bien finie et que les géants ne ressortiront … que l’année prochaine !

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 19:52

 

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Les géants sont incontestablement les figures emblématiques essentielles du folklore du Nord de la France et de la Belgique.

Ils représentent des personnages historiques, légendaires ou fictifs, parfois également des animaux. Portés à bras d’hommes ou exceptionnellement tractés, ils sortent en processions et dansent dans les rues les jours de fête ; ils représentent leur ville et symbolisent l’identité collective. Lors des défilés, ils sont portés par une ou plusieurs personnes qui leur donnent vie : ils dansent, rencontrent, embrassent.

Ils naissent, se marient, ont des enfants et leur baptême donne lieu à de véritables réjouissances populaires souvent hautes en couleurs. Certains meurent, d’autres ressuscitent. D’apparence et de taille variable, ils sont composés d’osier, de fil de fer, de tissu, de papier, de carton, de cuir ou de bois.

La fabrication et l’entretien du géant est à chaque fois l’occasion pour les anciens d’impliquer les plus jeunes en leur transmettant leur savoir-faire. Lors de cortéges, le port du géant est souvent réservé à une confrérie ou une association particulière ; il traverse la ville selon un itinéraire déterminé, le long duquel la foule se masse. Il est souvent accompagné d’une fanfare et avance au rythme d’un air qui lui est propre.

À travers ces géants s'affirment plus que jamais, les identités locales.

Deux villes du Nord – Steenvoorde, dans les Flandres, et Douai, la cité de la famille Gayant – sont réputées pour l’organisation de rassemblements de géants. Cependant, depuis sept ans maintenant, Tourcoing est entrée dans le club très fermé des villes qui voient les choses … en grand !

Cette année se sont près de soixante géants venus de toute la région - surtout des Flandres - et de Belgique qui ont animé, le temps d’un week-end, le centre-ville de la cité du Broutteux, défilant aux sons des harmonies et fanfares, devant la foule des grands jours. Parmi les nouveautés de l'édition 2013, Jan Turpin, le plus grand géant d'Europe, qui mesure près de 11 mètres et pèse 760 kilos. Venu de Nieuport sur la côte belge, il nécessite... vingt-quatre porteurs pour le mouvoir ! Autant dire qu'il ne participa que timidement au rigodon final car il lui est impossible de défiler dans les rues, notamment du fait de la présence, ça et là, de câbles électriques. Il représente quand même une maison de plus de deux étages ! De nombreuses fanfares étaient présentes dont, pour la première fois, Fanfakids, une fanfare d'enfants venus de Bruxelles. On retrouvera Toubab Orchestra, Doublevede Quintet, Unpinned Kilt et Batucada Brasil.

Certains Géants tourquennois ont en profité pour dévoiler leur nouvelle tête. Ce fut le cas de Pierre de Guethem qui effectua, samedi devant l'Hôtel de ville, sa première sortie depuis sa restauration. Dimanche, sur la place Foch, ce fut au tour de Claire du Flocon - du nom d'un quartier de la ville sixième géant tourquennois, de se présenter à la foule.

Et comme dans toutes grands-messes de géants, ces deux jours de liesses populaires se terminèrent par de joyeux rigodons.

 

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Les géants présents :

Le Père Hennepin ( Ath ) Miss Cantine ( Nieppe ) Hilaire Patate ( Rosendaël ) Evelyne et Gauthier ( Attiches )

Epona ( Villeneuve d’Ascq ) Toria, Babe Tisje , Zoon Tisje , Tiot Dédé , Sylvestre , Eglantine , Tiot Vincent et les grosses têtes ( Loos ) Ch’targonoss , Le Hurlu , Le Canonnier ( Ath ) La Cantinière ( Ath ) Bauduin ( Ath )

Narcisse ( Sequedin ) Le Vendéen , Pitch , Mitch , Tisje Tasje ( Hazebrouck ) Zéph & Andréa ( Waziers )

Duc d’Havré ( Tourcoing ) Guillaume de Mortagne ( Tourcoing ) Frère Jacques & Jeanne ( Tourcoing )

Pierre de Guéthem ( Tourcoing ) Klimato ( Tourcoing ) Hortense ( Tourcoing ) la Belle Hélène de Steenvoorde ,

Jean le bûcheron ( Steenvoorde ) Sylvestre Le Ménestrel ( Saint Sylvestre-Cappel )… et le petit dernier ; Claire du Flocon ( Tourcoing )

 

 

 

Pour voir le reportage sur l'édition 2014 , cliquez  ICI

 

 

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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