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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 16:14

Je suis donc retourné la semaine dernière à Richmond Park* dans la banlieue sud de Londres, afin d’immortaliser le brame du cerf… n’en déplaise à certains puristes ou inconditionnels du milieu sauvage ! Bien entendu les images produites à Richmond ont certainement moins de valeur que celles réalisées chez nous – ou ailleurs – en milieu ouvert.

RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME
RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME
RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME

L’an dernier, j’avais été invité par une bande de potes (Dan, Seb, Jérôme, Marcellin et d’autres) à les accompagner durant le week-end en cet endroit majestueux, avec des paysages très variés – rien à voir avec un zoo – que mes compères connaissaient depuis quelques années.
 

Il y a quelques automnes, j’avais ragé lorsque j’avais vu les images qu’ils avaient rapportées d’outre-Manche, alors que moi, j’avais crapahuté comme un beau diable en forêt ouverte, mais également en milieu semi-ouvert, pour une mince production d’images, quoique de qualité… J’avais pourtant eu beaucoup de chance cette année là, ce qui ne fut pas le cas en 2013 : je n’avais pas entendu bramer une seule fois en cinq jours !
 

À Richmond, les cerfs sont beaux, certes un peu plus petits, mais très actifs. Ils ne sont pas nourris par l’homme et même si, depuis des décennies, ils se sont habitués à la présence humaine, ils gardent leur instinct sauvage. Il faut en tenir compte en période de brame…
 

Je l’avoue d’emblée : je suis légèrement déçu cette année car, pour une raison que j’ignore, la saison du brame a commencé beaucoup plus tôt cette année en Angleterre, alors que d’habitude, elle débute lorsque le brame s’achève en France. Je suis arrivé vers le 10 octobre, nous étions presque en fin de brame, alors qu’habituellement nous serions au coeur de la saison du rut.
 

Il faut malheureusement se rendre à l’évidence : il est de moins en moins aisé ces dernières années d’observer les grands mammifères de nos belles forêts à cause d’une pression cynégétique trop forte – sans parler des observateurs peu scrupuleux, ou tout simplement inexpérimentés. Cela se ressent surtout durant la période du brame où il est de plus en plus rare de voir de grands cerfs, et c’est bien dommage car c’est en cette période de l’année qu’opère la magie de ce moment fort de la vie du roi incontesté de la forêt.

RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME

* Richmond Park est le plus grand parc royal de Londres, l’un des plus anciens puisqu’il a été fondé en 1627. C’est surtout le plus sauvage. Il s’étend sur 10 km2 dans la banlieue proche au sud-ouest de la capitale, et est entièrement clos. Ce sont 10 000 hectares de forêts, de prairies, de collines et de plaines qui s’offrent au visiteur, un espace naturel immense à deux pas des zones urbaines où plus de 300 cerfs vivent en liberté, ainsi que des biches et des faons. Au total, pas moins de 600 espèces d’animaux. Outre les cervidés, vous pouvez croiser régulièrement des daims, de petits écureuils gris, plus rarement des renards, des blaireaux, et des oiseaux : des choucas des tours en grand nombre, ainsi qu’une colonie de petites perruches vertes, omniprésentes et très bavardes, mais pas seulement. Ce parc naturel protégé n’a absolument rien à voir avec un zoo.

RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME
RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME
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De tous temps ce majestueux mammifère qu’est le cerf a inspiré les artistes : peintres, écrivains, poètes, et maintenant, bien entendu, les photographes – surtout depuis l’avènement du numérique – a fortiori en période de brame. Pour illustrer ce propos, je vous propose la lecture d’un très beau poème d’Anatole France, écrit en 1871.

Le sujet : le combat de deux cerfs en rut luttant pour la domination. Des deux mâles, seul le plus fort aura le droit de féconder la biche, et donc le faon n’en sera que plus robuste. La lutte pour la vie est ici décrite dans toute sa cruelle splendeur :

LES CERFS


Aux vapeurs du matin, sous les fauves ramures
Que le vent automnal emplit de longs murmures,
Les rivaux, les deux cerfs luttent dans les halliers :
Depuis l’heure du soir où leur fureur errante
Les entraîna tous deux vers la biche odorante,
Ils se frappent l’un l’autre à grands coups d’andouillers.


Suants, fumants, en feu, quant vint l’aube incertaine,
Tous deux sont allés boire ensemble à la fontaine,
Puis d’un choc plus terrible ils ont mêlé leurs bois.


Leurs bonds dans les taillis font le bruit de la grêle ;
Ils halètent, ils sont fourbus, leur jarret grêle
Flageole du frisson de leurs prochains abois.


Et cependant, tranquille et sa robe lustrée,
La biche au ventre clair, la bête désirée
Attend ; ses jeunes dents mordent les arbrisseaux ;
Elle écoute passer les souffles et les râles ;
Et, tiède dans le vent, la fauve odeur des mâles
D’un prompt frémissement effleure ses naseaux.


Enfin l’un des deux cerfs, celui que la Nature
Arma trop faiblement pour la lutte future,
S’abat, le ventre ouvert, écumant et sanglant.
L’oeil terne, il a léché sa mâchoire brisée ;
Et la mort vient déjà, dans l’aube et la rosée,
Apaiser par degrés son poitrail pantelant.


Douce aux destins nouveaux, son âme végétale
Se disperse aisément dans la forêt natale ;
L’universelle vie accueille ses esprits :
Il redonne à la terre, aux vents aromatiques,
Aux chênes, aux sapins, ses nourriciers antiques,
Aux fontaines, aux fleurs, tout ce qu’il leur a pris.


Telle est la guerre au sein des forêts maternelles.
Qu’elle ne trouble point nos sereines prunelles :
Ce cerf vécut et meurt selon de bonnes lois,
Car son âme confuse et vaguement ravie
A dans les jours de paix goûté la douce vie ;
Son âme s’est complu, muette, au sein des bois.


Au sein des bois sacrés, le temps coule limpide,
La peur est ignorée et la mort est rapide ;
Aucun être n’existe ou ne périt en vain.
Et le vainqueur sanglant qui brame à la lumière,
Et que suit désormais la biche douce et fière,
A les reins et le coeur bons pour l’oeuvre divin.


L’Amour, l’Amour puissant, la Volupté féconde,
Voilà le dieu qui crée incessamment le monde,
Le père de la vie et des destins futurs !
C’est par l’Amour fatal, par ses luttes cruelles,
Que l’univers s’anime en des formes plus belles,
S’achève et se connaît en des esprits plus purs.

 

RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME
RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME
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ZOOM

«… Moi, le brame ne me perturbe pas, je ne m’intéresse qu’aux châtaignes de Richmond, Miam »

Écureuil gris

RETOUR À RICHMOND (GB) POUR IMMORTALISER LE BRAME

Pour voir les images du brame "édition" 2015 , cliquez sur le lien suivant :

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Published by Guy Sadet - dans FAUNE
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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 16:25

 

PHOQUES HOURDEL 1

 

PHOQUES HOURDEL 2

 

PHOQUES HOURDEL 3

 

PHOQUES HOURDEL 4

 

PHOQUES HOURDEL 5

 

 Le Hourdel (aujourd’hui)

 

Sur les quatre-vingts naissances constatées en baie de Somme au cours de cet été, seize jeunes phoques veaux-marins se sont échoués sur le littoral avant qu’ils ne soient naturellement sevrés.

Parmi ces seize phoques échoués* non émancipés, douze étaient vivants. Il s'agissait d'animaux âgés de quelques heures à cinq jours qui ont dérivés en baie (Le Crotoy, Le Hourdel...).

Un n'a pas été revu.

Les autres ont été amenés au centre de sauvegarde de la faune sauvage géré par l’association Picardie-Nature.

Un jeune Phoque veau-marin pèse à la naissance environ 12 kg et reste trois semaines avec sa mère ; durant cette période l’animal triple son poids : un phoque sevré pèse en moyenne 35 kg. Lorsqu’une séparation prématurée a lieu au cours de cette période de lactation, le jeune maigrit durant sa dérive – ce qui explique des poids inférieurs à 12 kg à l’échouage. Une fois accueilli au centre, il lui faudra environ trois mois pour atteindre les objectifs de relâcher : savoir se nourrir seul et peser plus de 30 kg.

 

* Un échouage est souvent la conséquence d'une séparation prématurée mère-jeune, parfois suite à de mauvaises conditions météorologiques ou surtout, comme c’est souvent le cas, par des dérangements provoqués par des activités humaines pratiquées à moins de trois cents mètres des reposoirs qui conduisent à des mises à l’eau intempestives de la colonie durant son temps de repos à marée basse. Les jeunes phoques non émancipés se retrouvent alors séparés de leur mère et n’étant pas autonomes, ils se laissent dériver jusqu’à s’échouer sur une plage.

Cela peut se produire également à la suite d'une blessure ou d'une maladie.

Dans tous les cas, ils ne sont pas nourris depuis un certain temps et sont surtout déshydratés.

 

 

PHOQUES HOURDEL 6Dernier bain ensemble pour Léna et Mississippi dans la piscine du centre de sauvegarde.

 

PHOQUES HOURDEL 7

 

PHOQUES HOURDEL 8

 

PHOQUES HOURDEL 9

 

PHQOUES HOURDEL 10

Léna coiffée d'une plaque bleue collée sur les poils de la tête afin de faciliter son identification à distance. Elle permet d’apprécier son intégration à la population des autres phoques. Elle tombera lors de la prochaine mue en juin.

 

PHOQUES HOURDEL 11

 

PHQOUES HOURDEL 12

 

PHQOUES HOURDEL 13

 

 

Trois mois sous haute surveillance …

 

 

A son arrivée au centre de sauvegarde, il y est enregistré immédiatement et reçoit les premiers soins. Durant son séjour, il est suivi par une équipe de soigneurs et par un vétérinaire. Il est alors placé en quarantaine, réhydraté, puis le vétérinaire dresse un bilan de santé de l’animal. Lorsqu’il présente des signes d’une bonne hydratation, il est nourri tout d'abord de bouillies de poissons reçues à l'aide d'une sonde oesogastrique.

Au bout de quelque temps, il est possible de le rassasier de poissons entiers.

Devenant plus autonome, le phoque est alors capable de s'alimenter seul dans son bassin , et lorsque son poids le permet, il est transféré dans une grande piscine extérieure pour lui permettre de constituer sa couche protectrice de gras, de se muscler en nageant, et également de profiter de la lumière naturelle.

Une fois prêt à regagner son biotope d'origine, il est équipé d'une plaque collée sur la tête, de couleur vive, afin de faciliter son identification à distance. Celle-ci permet d’apprécier son intégration à la population des autres phoques. Cette plaque collée sur les poils, tombera lors de la prochaine mue en juin.

Il est également équipé d’une bague blanche numérotée et répertoriée qui permet de l’identifier en cas de nouvel échouage sur les côtes européennes.

En moyenne, il aura passé trois mois au centre de sauvegarde.

Chaque année, une thématique est donnée pour nommer les phoques qui intègrent le centre.

En 2014, il s'agit de noms de fleuves : Danube, Oural, Mississippi, Garonne, Tamise, Nil, Maroni, Volga, Minho, Léna, Tana, Authie et Limpopo.

 

 

PHOQUES HOURDEL 14

 

PHQUES HOURDEL 15

 

PHOQUES HOURDEL 16

 

PHOQUES HOURDEL 17

 

PHOQUES HOURDEL 18

 

PHOQUES HOURDEL 19

 

PHOQUES HOURDEL 20 BIS

 

 

Six phoques relâchés ce dimanche au Hourdel

Six mammifères - Mississippi, Nil, Léna, Garonne, Authie et Tana - présentant les conditions de retour dans leur milieu naturel ont donc ce matin, sur le cordon de galets de la pointe du Hourdel et devant une foule compacte, pu rejoindre la colonie qui est la plus importante de France*, tout au moins en ce qui concerne le phoque veau-marin.

Auparavant, le 2 octobre, Danube et Maroni ont regagné la mer. Pour Oural et Volga, ce fut le 9 ; quant à Tamise et Minho, ils ont dû attendre le 17 octobre pour être libérés de leur caisse. Ayant repris des forces et étant devenus autonomes pour s’alimenter, ces six phoques étaient maintenus dans un bassin extérieur depuis plusieurs semaines. Prêts et musclés, ils ont pu ainsi retrouver la baie.

*Les effectifs maximums annuels de phoques en baie de Somme sont observés en été, période de reproduction et de mue de cette espèce. Au cours de l'été 2014, au maximum 394 phoques veauxmarins ont été recensés. On estime que la baie de Somme accueille 60 % de la population française, les autres sites les plus fréquentés étant la baie du Mont Saint-Michel et la baie des Veys (Cotentin).

 

PHOQUES HOURDEL 21

 

PHOQUES HOURDEL 27

 

PHOQUES HOURDEL 23

 

PHOQUES HOURDEL 244

 

PHQUES HOURDEL 25

PHOQUES HOURDEL 26

 

 


 

ZOOM

 

L'été indien

 

Coucher de soleil sur la baie

 

 

Jeunes phoques au Hourdel ( 80 ) 5415 (4)

 

 


 

 

 

Murmures d’étourneaux : une incroyable chorégraphie au crépuscule

 

 

Au début de l’automne, à la tombée du jour, il est possible d’assister à l’un des spectacles naturels les plus étonnants que nous offre la nature.

Les étourneaux sansonnets qui, durant la journée et par petits groupes, se nourrissent dans les champs, quittent au crépuscule leurs zones de nourrissage.

Ils se rassemblent alors en groupes importants qui grossissent progressivement jusqu’à l’approche de l’endroit – appelé dortoir – où ils passeront la nuit. Ce phénomène s’appelle le murmure ou murmuration (terme anglais).

Ils forment alors des nuages composés de milliers d’individus réunis en essaims en produisant une chorégraphie éblouissante, se déplaçant en un seul corps pour soudain disparaître brusquement dans les buissons ou les roselières. Ce spectacle hypnotisant peut durer une quinzaine de minutes.

 

 

MURMURATION FB (2)

 

 

Une question de survie pour ces oiseaux

 

La murmuration sert à déterminer qui sont les plus faibles ; ils serviront alors de nourriture aux prédateurs.

Chaque oiseau doit donc copier son voisin. Il vole le plus près possible de lui en s’efforçant d’avoir la même vitesse, de prendre la même direction. Quand des milliers d’étourneaux sont ainsi synchronisés, le moindre changement de cap est magnifié et décuplé par le reste de la troupe. C’est ce qui donne ces brusques formations et déformations de l’essaim qui virevolte et tourbillonne toujours plus rapidement. Cette activité a également l’avantage de réchauffer leur corps afin de supporter les basses températures nocturnes. Ceux qui ne parviennent pas à suivre le mouvement sont abandonnés sur place. Ils serviront d’appât aux éventuels prédateurs pendant que le reste de la bande dormira bien en sécurité dans la communauté. Il s’agit également d’un comportement social : les meilleures places au dortoir sont occupées par les mâles dominants.

 

La raison du plus fort…

 

 

MURMURATION 5857 (2)

 

MURMURATION 5532 (2)

 

 

 


 

 

 

Le Phalarope à bec large

 

 

PHALAROPE 1

 

 

Les phalaropes sont de petits limicoles aux moeurs originales, parfaitement adaptés au milieu aquatique, les deux espèces européennes, le Phalarope à bec large - photographié ici en plumage hivernal, à Ostende sur la côte belge- et le Phalarope à bec étroit, sont marines et ne reviennent à terre que pour nicher. Ils sont de petite taille, presque comme un merle. Les phalaropes nagent fort bien.

 

Pour se nourrir d’invertébrés picorés à la surface de l’eau ils évoluent souvent en petits cercles rapides, formant un léger tourbillon. On pense que ce comportement facilite la remontée de la nourriture du fond de l'eau dans les zones peu profondes. Il vole parfois pour attraper des insectes.

 

 

PHALAROPE 2

 

PHALAROPE 3

 

 

Le Phalarope à bec large niche dans le Grand Nord, en Islande et en Arctique. Il hiverne en pleine mer dans l’océan Atlantique, après une longue migration en mer vers le sud. Les tempêtes poussent parfois l’espèce vers le continent, entraînant quelques individus sur le littoral voire même sur une pièce d’eau à l’intérieur des terres.

 

En pleine mer, on les trouve dans les zones où la convergence des courants océaniques produit une remontée des eaux et on les trouve souvent près de groupes de baleines. En dehors de la saison de nidification, il voyage souvent en groupes.

 

C'est une espèce migratrice, et, fait inhabituel pour un échassier, il migre principalement en suivant les routes océaniques et passe l'hiver sur les mers et océans tropicaux. C’est lors de ces trajets migratoires qu’il s’observe depuis les côtes européennes.

 

 

PHALAROPE 4

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Published by Guy Sadet - dans FAUNE
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 08:42

 

BRAME 1

 

BRAME 2

 

BRAME 3

 

BRAME 4

 

 

« L’ami Jean B. de Rexpoëde » - je vous fais grâce de son patronyme - c’est ainsi que le gaillard aime se présenter en vous gratifiant d’une solide et virile poignée de main. Il me déclare : « Le brame, ce n’est pas bien compliqué : une fois dans la forêt, avance le nez au vent, tout en fouillant du regard les sous-bois…». Et de renchérir : « La harde du cerf est toujours sur le qui-vive. Dès que les animaux t’auront repéré, il faut aussitôt arrêter net pour ensuite t’approcher très lentement, mètre par mètre, si possible caché d’arbre en arbre … Porte une tenue de camouflage appropriée au milieu forestier et n’oublie pas ta paire de jumelles, ainsi qu’une bonne vieille boussole. Le système de géolocalisation de ton smartphone ne te sera d’aucun secours ici … ».

Mais ce qu’avait oublié de dire ce pirate de Jean, c’est qu’il nous faudrait marcher beaucoup, dans un environnement parfois hostile, et surtout être sur place bien avant l’aube.

Ce qui est le cas dès le lendemain.

A notre arrivée, il fait nuit noire au loin ; seul le ululement d’une chouette perturbe discrètement le silence de la forêt encore endormie. Nous progressons lentement vers la supposée place de brame indiquée la veille par un photographe de Montargis qui a bien failli rester embourbé au petit matin dans une ancienne souille. Il n'a dû son salut qu'à l’utilisation de son solide monopode comme appui.

Après plus d’une heure de marche, alors que le jour commence à poindre, toujours rien à observer, si ce n’est le passage furtif d’un sanglier sur notre gauche, ni à entendre, si ce n’est le bruit sec des glands qui tombent sur les feuilles humides jonchant le sol. Lorsque soudain, un cri rauque d’une incroyable puissance déchire le silence de la forêt. Mais est-ce un cri ou un rugissement de désir ?

« Ça vient de la droite, à 200 mètres » me murmure Jean.

Effectivement, dans la demi-obscurité, nous devinons la silhouette d’un superbe douze cors : première émotion de la journée et premier contact, certes lointain, avec le roi incontesté de la forêt. Malheureusement, il est impossible de le photographier par manque de lumière. L’animal lance un second cri qui semble encore plus puissant que le premier, mais à notre grand désappointement, pas de réponse. Est-il le seul cervidé présent dans cette zone ?

Nous décidons d’attendre que le jour se lève un peu plus tout en avançant dans la même direction que lui, avec d’infinies précautions, en évitant surtout le craquement sous nos pas des branches et brindilles mortes. Nous avançons à pas de loup, on s’accroupit, on se cache derrière un arbre.

La lumière devient belle, et surprise pour nous, il est toujours là, pratiquement immobile. Nous découvrons alors l’animal : une vision presque irréelle. Il a la tête pratiquement masquée par des fougères qu’il a sans doute arrachées, ainsi que des branchages. Il est souillé et ressemble ainsi à un membre des forces spéciales en tenue de camouflage ! L’animal paraît à bout de souffle, il a sans doute marché toute la nuit. Peut-être s’est-il battu ?

Nous faisons nos premières images, j’ai le palpitant qui s’emballe. Une émotion indescriptible et la sensation de tenir enfin une image hors du commun.

Cerise sur le gâteau, il lance plusieurs brames successifs ; nous déclenchons une rafale d’une dizaine d’images. Puis, nouvelle surprise, un autre cerf lui répond à quelques centaines de mètres.

Tout droit dans la clairière, un autre monte la garde devant sa harde composée de six à sept biches. Son brame est beaucoup plus puissant que celui de son rival qui tente tout de même une approche. Les hurlements d’intimidations se font de plus en plus puissants de la part du supposé maître de la place de brame. Résigné, refusant le combat perdu d’avance, le prétendant repartira sans même avoir essayé de le défier.

Pour nous, l’approche de cette bête magnifique en compagnie de son harem est une opération quasi impossible. S’il est relativement aisé d’avancer vers le cerf, perturbé par son taux de testostérone qui explose à cette période de rut, il n’en va pas de même pour les biches qui restent très vives, toujours en alerte, repérant l'intrus et alarmant le harem qui s’enfuira. Tout sera à refaire.

Pas grave : en ce qui nous concerne, nous aurons d’autres occasions de saisir la harde durant nos deux journées en immersion totale dans le milieu forestier, comme en témoigne humblement les quelques instantanés proposés ici.

 

 

BRAME 5

 

BRAME 6

 

BRAME 7

 

BRAME 8

 

BRAME 10

 

 

Maître en place de brame

Le cerf brame environ 15 jours ou trois semaines, entre le 15 septembre et jusqu’au 10 octobre. En milieu montagnard, cette période est décalée.

L’objectif est d’assurer la reproduction de l’espèce. C'est l'époque des saillies et pour le cerf, qui peut régner en maître absolu sur un harem de trente à quarante biches, il lui faut tout d’abord délimiter son territoire, montrer sa puissance aux autres mâles et constamment surveiller ses femelles ; une activité à temps plein qui lui fait perdre jusqu'à vingt kilos car il n’a même plus le temps de se nourrir ! Pour le mâle, le but est de s’accoupler avec un maximum de femelles. Il faut savoir qu’une biche n’est en chaleur que douze à vingt-quatre heures tout au plus !

Pour la biche, le brame identifie la qualité de reproducteur et lui permet de choisir le plus beau mâle de la contrée pour s’accoupler car c’est elle en fait qui décide de la saillie.

Le cerf dominant règne sur une prairie ou une partie de terrain appelée place de brame. Il ne cessera alors d'être en activité en se rendant d'une biche à une autre, avec le regard attentif à l'extérieur pour surveiller les lieux. Pour marquer son territoire, il se roulera dans des cuvettes boueuses – souilles – avant de se frotter aux arbres pour déposer sur les écorces les sécrétions de ses larmiers, abondantes en cette période, et qui ressemblent à une huile noirâtre, fortement odorante.

Les autres cerfs se verront alors chassés de cette zone réservée. Leur désir de conquérir néanmoins des biches les inciteront soit à affronter le cerf en place de brame, provoquant alors des combats aussi spectaculaires que majestueux, à l’issue parfois dramatique pour l’un des belligérants, voire pour les deux, soit à partir à l'assaut d'un autre harem dirigé par un congénère espéré moins fougueux.

Eviter le combat

Cependant, la puissance du brame et un coup d'oeil sur la ramure suffisent généralement au mâle à affirmer sa primauté ou constater son infériorité C'est seulement s'ils estiment être de force égale qu’ils peuvent en venir à se battre. Avant d’en arriver à cette extrémité, les vieux cerfs expérimentés utilisent l’intimidation, cris et simulacres de charge. Si l’adversaire ne cède pas, alors le combat ne peut être évité. Au cours de cet affrontement physique, les bois peuvent se casser et provoquer de graves blessures ; parfois ils restent emmêlés et les deux adversaires errent alors de longs jours ainsi et meurent de faim et d’épuisement. Quant aux jeunes mâles ne se sentant pas encore de taille à relever un quelconque défi, ils restent bien à l’écart de ces joutes de titans. A la fin du rut, ils ont cependant toutes leurs chances de se constituer une harde : les vainqueurs étant épuisés, ils sont alors dans l’impossibilité de surveiller toutes leurs biches !

Vers la fin des amours, chacun va peu à peu se séparer et reprendre sa place jusqu'à l’automne prochain. Les biches donneront naissance à un faon huit mois plus tard – les naissances s'étalent de fin avril à début juillet, avec un pic très net entre le 15 mai et le 15 juin. Elles l’allaiteront durant sept mois.

Les mises bas se font le plus discrètes possible : les biches choisissent des zones de fourrés très denses et calmes. Seulement une heure après sa naissance, le faon est capable de se déplacer mais pendant une à deux semaines, il reste couché, réduisant au maximum les preuves de sa présence vis-à-vis des ses prédateurs. La mère veille sur lui avec beaucoup d’attention, ne s’éloignant que très peu, et si un problème survient, elle le défendra avec toute son énergie… à grands coups de sabots.

 

 

BRAME 11

 

BRAME 11 BISJeune cerf

 

BRAME 12

BRAME 13

BRAME 14Durant la période du brame, le cerf cesse de s'alimenter et de dormir. Il court dans tous les sens, crie… Dépensant ainsi énormément d'énergie, il peut perdre jusqu'à 25 % de son poids.

 

BRAME 15

 

BRAME 16

 

BRAME 17

 

BRAME 18

 

BRAME 19

 

BRAME 20

 

BRAME 21

 

BRAME 22

 

BRAME 23

 

BRAME 24

 

 


 

 

Retour en images sur les grandes marées en baie de Somme

 

Les grandes marées d’équinoxe nous offrent chaque année de belles images de grands rassemblements et envolées de courlis cendrés, d’huitriers-pie et autres limicoles, tant au banc de l’ilette que sur les prairies ou reposoirs du parc du Marquenterre.

 

 

Grandes marées 1

 

Grandes marées 4

 

Grandes marées 8

 

Grandes marées 2

 

Grandes marées 3

 

Grandes marées 5

 

Grandes marées 7

 

Grandes marées 7

 

 

ZOOM

 

Hérons garde-Hensons

Les Hensons, chevaux emblématiques de la baie de Somme, apprécient particulièrement les hérons garde-boeufs. Ces derniers les débarrassent des insectes parasites particulièrement les moustiques qui les taquinent.

 

 

HENSONS 1

 

HENSONS 2

 

 

Ne vous dérangez pas, je ne fais que passer …

Hérons garde-boeufs parmi les courlis.

 

 

Garde-boeuf et courlis 1

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 08:04

 

BERCK PHOQUES 2014 1

 

BERCK PHOQUES 2014 12

 

BERCK PHOQUES 2014 4

 

BERCH PHOQUES 2014 6

 

SEALS BERCK 5

 

PHOQUES MAI 2013 (1)

 

PHOQUE GRIS 4

Le phoque gris

 

 

Phoques au soleil couchant

 

PHOQUES 6 OCTOBRE 2010 043 

PHOQUES 2014 1

 

PHOQUES 2013 (6)-copie-1

 

 

Les phoques gris et veaux marins sont incontestablement devenus depuis quelques années les mascottes de la ville de Berck-sur-mer.

Alors qu’ils avaient quasiment disparu des côtes du nord de la France à la fin des années 70, victimes de la chasse, ils reviennent maintenant sur le littoral pour la plus grande joie des touristes, et surtout pour celle des amoureux des animaux et de nature sauvages.

Les espèces observées en baie d’Authie sont surtout les phoques veaux marins - les plus nombreux - mais également les phoques gris qui peuvent atteindre les 200 kilos.

Les premiers sont réapparus au début des années 80 suite à l'interdiction de la chasse en mer du Nord – l’espèce étant protégé depuis 1972. Au départ, seuls quelques individus isolés sont arrivés, en provenance sans doute de la baie de Somme qui, avec 400 à plus de 460 individus, constitue la colonie la plus importante du pays – l'été dernier  392 phoques veaux marins et 132 phoques gris ont été observés, ainsi que 52 naissances et 3 nouveau-nés retrouvés échoués entre les estuaires de l’Authie et de la Canche.

 Au début des années 2000, à Berck, on pouvait en voir deux au grand maximum, actuellement il est possible d’observer entre vingt et soixante mammifères dont 80% de phoques veaux marins évoluant en baie d’Authie-nord, selon les derniers comptages. En 2012 les effectifs de phoques maxima en baie d’Authie, ont été observés en période estivale, avec 51 Phoques veaux-marins et 28 Phoques gris.

Les raisons de cette implantation sont multiples : présence de plages sableuses, de poissons en abondance, et surtout l'effet des marées dans les estuaires, qui permet la formation de bancs de sable qui se découvrent à marée basse où les phoques peuvent se reposer et prendre le soleil pour préparer leur mue d'hiver. Ils apprécient particulièrement ces bancs de sable longeant des chenaux profonds et offrant la tranquillité et surtout la possibilité pour ces sympathiques mammifères marins de se jeter à l’eau très rapidement en cas de danger ou tout simplement de dérangement causé par l’homme à bord de kayaks, et surtout de puissants engins motorisés.

Malgré la curiosité qui le pousse parfois à s’approcher des embarcations, le phoque veau marin est très sensible au dérangement. Mise-bas, élevage des jeunes, toilette, repos s’effectuent sur les bancs de sable découverts par la marée. Les tentatives d’approche se soldent immanquablement par la fuite vers l’eau des animaux. Répétés, ces dérangements perturbent le cycle de vie du phoque et peuvent compromettre la survie des nouveau-nés. Il faut prendre conscience que si les phoques ont à subir trop de dérangements de la part des touristes, des chevaux ou des embarcations, ils repartiront… ce qui serait dommage !

Le développement de cette colonie en baie démontre aussi son bon équilibre écologique. Ainsi, en 1996, un épaulard (orque) s'était échoué sur la plage au niveau de la baie, confirmant que depuis trois à quatre ans, le nombre de mammifères marins ne cesse de croître au point de devenir effectivement un attrait incontestable. Cependant, au vu du faible nombre d'années d'étude de cette population et étant donné que cette colonie n'est pas sédentaire et reproductrice, il serait prématuré de la comparer avec celle de la baie de Somme ou une autre colonie en France.

Néanmoins il faut noter la naissance en mai 2013 du premier bébé phoque en baie.

Malheureusement personne n’a pu l’apercevoir après son sevrage. Si cette naissance est suivie d’autres la saison prochaine, puis régulièrement durant les années suivantes, on parlera alors d’une véritable colonie de phoques en baie d’Authie.

Le 10 juin 2014 un phoque veau-marin est né en baie, d’autres naissances sont espérées dans les jours ou les semaines qui suivent. Pour voir le reportage, cliquez ici

 

 

BB PHOQUE 4

 

 

BERCK PHOQUES 2014 3

 

 

Pour visionner l’album photo en diaporama cliquez ici

 

 

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Où et quand observer les phoques à Berck ?

 

 

Pour les observer dans de bonnes conditions et ne pas les déranger, il faut se rendre sur la plage sud de Berck - les Sternes – à hauteur de l’épi 17, face au club nautique.

Soit au moment où ils arrivent, portés par les flots un peu plus de deux heures après la marée basse, lorsqu’ils passent devant l’endroit où descendent les embarcations et longent la digue pour remonter l’Authie vers le bec du Perroquet où ils se nourrissent, soit à marée descendante où ils font le trajet inverse. Ils montent alors sur les bancs de sable que la marée vient de découvrir et se reposent alors de longs moments, surtout lorsque le soleil se montre généreux. C’est le lieu et le moment privilégiés pour les observer.

 

 

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BERCK PHOQUES 2014 2
Phoque gris ou veau marin :
Comment le différencier ?
Il est possible de confondre phoque gris et phoque veau marin. Les caractéristiques permettant de les différencier parfaitement se situent surtout au niveau de la tête.
C’est la seule partie pratiquement visible en mer ou lorsque que l’animal est à terre, ou se repose sur un banc de sable.
L’allure générale et le pelage sont des éléments plus difficiles à apprécier : la fourrure du phoque veau marin est parsemée de marques fines plus claires, contrairement à celle du phoque gris, parsemée de grosses taches plus claires.
La forme de la tête du phoque veau marin est arrondie, au contraire de celle du phoque gris dont le museau est allongé dans le prolongement du front, les narines étant parallèles.
Le museau du phoque veau marin, lui, est court, avec un net décrochement entre le front et le museau. Les narines, en forme de V ouvert, se rejoignent à la base et le trou auditif est bien visible.
D’autres critères permettent également l’identification du mammifère sur le sable : la tête est enchâssée et sans cou chez le phoque veau marin, alors qu’elle est dégagée et très mobile chez le phoque gris.
 
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Il regagne le large dans l’exquise lumière d’un coucher de soleil automnal
 
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Le phoque veau marin
Le phoque veau marin est un phoque de taille moyenne : 1,60m - maximum 2m - pour un poids moyen de 110 kg - maximum 150 kg - chez le mâle ; de 1,30m - maximum 1,50m - pour un poids moyen de 90 kg - maximum 120 kg - chez la femelle. Le nouveau-né mesure de 70cm à 1m et pèse de 9 à 11 kg. Il se nourrit du très riche lait de sa mère qui lui permet de grossir d’environ 500 grammes par jour et de tripler son poids avant le sevrage.
La coloration du pelage est variable avec une teinte se nuançant du gris clair au brun foncé ou au noir, souvent plus foncé sur le dos et une zone ventrale plus claire. Les membres se présentent en forme de nageoires, les antérieures sont assez courtes et possèdent des griffes dépassant peu la fourrure. Les postérieures se trouvent dans le prolongement du corps ; la queue est très courte.
Son ouïe est très développée : il perçoit mieux les sons dans l’eau que sur terre. Sa vue est également performante : il voit également mieux dans l’eau que sur terre. Son odorat très fin est utilisé pour repérer les prédateurs et également reconnaître ses petits.
Sa vie La maturité sexuelle est atteinte vers quatre à sept ans pour les mâles, et plus précocement vers trois à cinq ans pour les femelles. L’accouplement a plutôt lieu dans l’eau, un mâle pouvant s’accoupler avec plusieurs femelles. La saison des amours est double : printemps et début d’automne. La gestation dure environ de dix à onze mois. Les petits savent nager et plonger en apnée quelques heures après la naissance. Le mâle ne s’occupe pas des soins et de son élevage. L’allaitement dure de quatre à six semaines.
Le phoque veau marin est une espèce qui regagne néanmoins le rivage pour se reproduire, muer et se reposer. Il quitte l’eau plus souvent que les autres phoques. L’espèce est grégaire en dehors de l’eau et peut se reposer en colonies. Le phoque veau marin est plutôt sédentaire mais après le sevrage, les jeunes peuvent se disséminer sur de longues distances, parfois jusqu’à plus de 300 kilomètres ! L’utilisation des reposoirs de haute et de basse mer est associée aux conditions climatiques, à l’heure et au coefficient de la marée. L’alimentation s’effectue lors des déplacements entre les sites de repos et notamment lors du flux qui, à chaque marée, draine les poissons dont l’animal s’alimente. Il se nourrit d’une grande variété de poissons – il peut en consommer environ deux kilos par jour - appréciant particulièrement les poissons plats. Aucune espèce ne semble particulièrement recherchée, le choix semblant surtout lié à l’abondance locale ou saisonnière. Les mollusques, les crustacés et les céphalopodes peuvent constituer une part non négligeable de son alimentation. Il plonge aisément jusqu’à vingt mètres, et si nécessaire à plus de cinquante mètres de fond, avec des apnées de trois minutes pouvant atteindre dix minutes. Il ne mâche pas sa nourriture, mais il peut la déchiqueter si la prise est trop grosse. Enfin, son espérance de vie est de 26 ans pour le mâle et de 32 ans pour la femelle.
 
 
PHOQUE GRIS 3
PHOQUE GRIS
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Brigitte Bardot au secours des phoques de la baie d'Authie
La création d' un collectif anti-phoques créé en mai 2013 , qui insuffle l'idée de réguler la population de ces mammifères marins a suscité une très vive réaction de la part de Brigitte Bardot, égérie des défenseurs des animaux, qui avait réussi il y a quelques années à mobiliser une bonne partie de la planète sur le massacre des bébés phoques au Canada.
Cette dernière vient de publier une lettre ouverte adressée non seulement aux responsables de ce collectif mais également à M. Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet.
Cette lettre dans laquelle elle se révolte contre cette initiative et fustige tous ceux qui l'encouragent est rédigée dans des termes fort peu courtois que je ne peux reproduire in extenso, notre B.B. nationale se montrant très virulente et ses propos frôlant parfois la diatribe. Extraits : « Si on devait définir succinctement ce qu'est la connerie, la lâcheté, la cruauté humaine, nul doute que le collectif anti - phoques arriverait en tête de liste ».
Elle s'en prend ensuite avec virulence à Daniel Fasquelle, qu'elle qualifie de député-chasseur et qu'elle associe aux chasseurs sans scrupules, ceux qui sont avides de massacres animaliers en tout genre parlant également de tristes individus atteints du syndrome de destruction et les invite sans nuance à assouvir leurs pulsions sur les champs de bataille .
En guise de conclusion, elle cite A. Einstein : Il y a deux infinis : l'univers et la connerie humaine.
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Phoque gris à l'écume de mer
Vers une régulation de l’espèce ?
Lundi 20 janvier 2014, une délégation de professionnels de la pêche a rencontré leur ministre de tutelle en sous préfecture de Boulogne-sur-Mer.
Ces représentants souhaitaient interpeller le ministre sur la prolifération des phoques sur le littoral et son corollaire, la destruction massive de la ressource halieutique, selon eux.
Suite à cette entrevue les pêcheurs ont obtenu qu’une commission phoque soit créée au sein du comité de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.
Le ministre Cuvillier a indiqué: « …vouloir s’appuyer sur des études incontestables avant de prendre une décision ».
De son côté, le groupe de travail mis en place à l’automne au sein du Parc naturel marin des Estuaires Picards et de la Côte d’Opale qui travaille sur la problématique de la déprédations des poissons par les phoques, de leur incidence sur le milieu, ainsi que sur l’économie touristique, veut se donner du temps, sans doute au moins une année d’études, avant de rendre des conclusions.
Le Parc sera ensuite en mesure de formuler des recommandations à destination du gouvernement.
« L’enjeu, en collectant toutes ces données, explique Christian Manable, président du Parc naturel Marin, c’est que la raison l’emporte sur la passion, que nous soyons en mesure de gommer les fantasmes sur cet animal. Il est essentiel de concilier les activités de pêche, de loisir et l’atout touristique majeur que représente le phoque. Et dans l’hypothèse où cela s’avérerait nécessaire, nous pourrions imaginer de proposer un plan de gestion de cet animal, un plan de régulation, un peu à l’image du plan requin. »
Ministre et collectifs ont par ailleurs souligné le même point : le sujet dépasse les limites de la côte d’Opale. « C’est un problème européen, nous voyons avec nos homologues, a relevé Frédéric Cuvillier. Et c’est une problématique que l’on connaît ailleurs. Il y a une réalité naturelle, socio-économique et également touristique, qu’il faut articuler. »
 
A suivre…
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Retour à la mer pour six jeunes phoques échoués cet été en baie de Somme
 
 
 
PHOQUES HOURDEL 19

 

PHOQUES HOURDEL 1

 

Sur les quatre-vingts naissances constatées en baie de Somme au cours de cet été, seize jeunes phoques veaux-marins se sont échoués sur le littoral avant qu’ils ne soient naturellement sevrés.

Parmi ces seize phoques échoués* non émancipés, douze étaient vivants. Il s'agissait d'animaux âgés de quelques heures à cinq jours qui ont dérivés en baie (Le Crotoy, Le Hourdel...).

Un n'a pas été revu.

Les autres ont été amenés au centre de sauvegarde de la faune sauvage géré par l’association Picardie-Nature.

Un jeune Phoque veau-marin pèse à la naissance environ 12 kg et reste trois semaines avec sa mère ; durant cette période l’animal triple son poids : un phoque sevré pèse en moyenne 35 kg. Lorsqu’une séparation prématurée a lieu au cours de cette période de lactation, le jeune maigrit durant sa dérive – ce qui explique des poids inférieurs à 12 kg à l’échouage. Une fois accueilli au centre, il lui faudra environ trois mois pour atteindre les objectifs de relâcher : savoir se nourrir seul et peser plus de 30 kg... 

POUR LIRE LA SUITE , CLIQUEZ ICI


 
 
LA BAIE D'AUTHIE VUE DU CIEL
Baie d'Authie 1
... C’est bien du ciel que la baie d’Authie nous livre ses plus beaux atours, et c’est vrai qu’elle ne manque pas de charme, cette baie qui n’a rien à envier à sa grande soeur, la baie de Somme : des paysages à couper le souffle et d’une surprenante diversité sous une lumière d’une singulière qualité, surtout en tout début de matinée ou, encore mieux, tard le soir. Bien entendu, il faut la saisir à marée basse lorsque la mer s’est retirée vers l’horizon.
Balade à travers des paysages de bout du monde, de Fort-Mahon au sud aux confins de Berck-sur mer au nord...
Pour lire la suite , cliquez sur le lien ici
Avis aux visiteurs de ce blog :
Pour des raisons techniques, j’ai été amené à opter pour la version PREMIUM de la plate-forme Over-blog qui héberge ce blog.
Le site Nature-ailes possède maintenant un nom de domaine comme vous l’avez peut-être remarqué.
Cela a eu pour conséquence fâcheuse de supprimer le très grand nombre de vos votes via Facebook, tous les compteurs ayant été remis à zéro. Heureusement, vos commentaires ont été conservés.
J’en suis le premier désolé... et merci pour vos nombreuses visites !
G.S.
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 13:53

 

BB PHOQUE 1

 

BB PHOQUE 2

 

BB PHOQUE 3

 

BB PHOQUE 4

 

 

C’est un incontestable heureux événement pour les admirateurs des phoques de la baie d’Authie et pour tous les amoureux de la nature en général : un bébé phoque – une femelle – est né il y a une vingtaine de jours en baie.

Cette naissance est la première de l’année chez ces mammifères marins.

L’an dernier, à peu près à la même époque, naissait un phoque mâle.

La dernière naissance remontait à 2008, ce qui laisse supposer que la population qui se reproduit plutôt en baie de Somme, se fixe peu à peu dans la baie.

D’autres naissances seraient attendues dans les jours ou semaines qui suivent. Néanmoins, il est bon de rappeler au public qui vient quotidiennement rendre visite à la colonie berckoise d’être le plus discret possible, en effet un dérangement est très préjudiciable car le petit est allaité uniquement sur les bancs de sable. Les dérangements humains entraînent régulièrement des séparations mère-petit qui se terminent au mieux en centre de soin, au pire par la mort du bébé.

Le sevrage à lieu à l’âge de trois à quatre semaines ; pour cette raison, le jeune phoque doit impérativement prendre des forces rapidement. Passé cette période le bébé, qui pèse alors une trentaine de kilos, doit être en mesure de trouver seul sa nourriture.

 

 

L’heure de la tétée …

 

 

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… des câlins et des jeux

 

 

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Quarante-deux naissances en baie de Somme !

 

En baie de Somme, qui abrite la plus importante colonie de phoques veaux-marins et phoques gris de France, quarante-deux jeunes sont nés en juin. Onze d’entre eux se sont échoués, prématurément séparés de leur mère. Un jeune phoque, récupéré mardi 24 juin au Cap Hornu, près de Saint-Valéry-sur-Somme, est mort au centre de soins de Picardie Nature. Il n’était probablement âgé que d’un jour, au vu de la longueur du cordon ombilical que ce jeune veau-marin possédait encore. Un autre phoque, pris en charge en début de semaine dernière, a connu le même sort quelques jours après. Les deux corps ont été acheminés dans un laboratoire vétérinaire d’Arras pour tenter de trouver d’éventuelles autres causes qu’un épuisement fatal.

 

 


 

 

 

ZOOM

 

 

L’ibis falcinelle en baie de Somme

 

Non, ces photographies de l’ibis falcinelle n’ont pas été prises dans l’étang de Scamandre en Camargue gardoise, entre Saint-Gilles et Vauvert, ni en Grande Camargue, mais en baie de Somme, au parc ornithologique du Marquenterre pour être plus précis.

Il est difficile d’expliquer la présence de cet oiseau en baie, qui a par ailleurs déjà été aperçu au Marquenterre en 2012 à la même période. Il faut préciser que cette espèce en pleine expansion peut trouver dans les prairies humides et marais de la baie de Somme un biotope qui lui convient.

Néanmoins, je ne pense pas que l’ibis falcinelle puisse un jour se reproduire dans la héronnière du Marquenterre.

Quoique !

 

 

IBIS FAL. 1

 

IBIS FAL. 2

 

IBIS FAL. 3

 

IBIS FAL . 4

 

 

 

Spatules et spatulons

 

SPATULES 1

 

 

Spectaculaire rassemblement de Spatules blanches et de jeunes spatulons nés au printemps dans la héronnière, sur l’une des prairies du parc du Marquenterre, pour la plus grande joie des visiteurs et surtout des photographes !

 

 

SPATULES 2

 

SPATULES 3

 

 

Clin d’ oeil

 

La becquée aux moineaux

 

Bebe-Phoque 3194

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 10:21

 

     C’est un cri rauque et d’une incroyable puissance qui vient de déchirer au crépuscule le silence de la forêt. Mais est-ce un cri ou plutôt un rugissement de désir ?

Nous sommes début octobre, la saison du brame du cerf, roi incontestable de la forêt, est entamée.

Dans la clairière toute proche, un superbe cerf dix cors à l’impressionnante musculature renverse sa robuste encolure et ses bois vers l’arrière en poussant son indicible hurlement, gueule grande ouverte vers le ciel en labourant le sol avec ses sabots, puis il racle la terre de sa ramure en arrachant d’énormes touffes d’herbe.

Il est ici le maître des lieux et le montre bien.

Il vient de lancer un nouvel avertissement, comme s’il s’agissait d’un ultimatum adressé à d’éventuels rivaux. Une harde de six femelles semble lui appartenir et il garde son harem tel un chien de troupeau veillant sur ses brebis. Toutefois avant d’en arriver là, ce fut pour lui une lutte de tous les instants durant laquelle il fut soumis à une tension intense afin d’imposer sa domination aux autres prétendants car l’enjeu est de taille : le mâle qui s’approprie la harde a l’exclusivité de la fécondation des femelles.

Il pourra alors revendiquer la paternité des faons qui naîtront l’année suivante.

 

 

Le spectacle du brame est avant tout sonore. Les actes les plus emblématiques et spectaculaires se déroulent du crépuscule à l’aube et très souvent loin du regard des humains.

Ces images ont été prises le jour, au petit matin et tard dans la soirée, entre le 25 septembre et 2 octobre.

 

 

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Être le maître en place de brame

 

Ici, en Bourgogne, la saison du brame débute théoriquement vers la mi-septembre pour s’achever peu avant le 15 octobre. Néanmoins cette année, peut-être à cause d’une météo pratiquement estivale avec des températures nocturnes élevées, la saison n’a débuté que très timidement.

Une extrême douceur ayant des effets néfastes sur le rut, selon les spécialistes locaux.

L’objectif est d’assurer la reproduction de l’espèce. C'est l'époque des saillies et pour le cerf, qui peut régner en maitre absolu sur un harem de trente à quarante biches, il lui faut tout d’abord délimiter son territoire, montrer sa puissance aux autres mâles et constamment surveiller ses femelles ; une activité à temps plein qui lui fait perdre jusqu'à vingt kilos car il n’a même plus le temps de se nourrir ! Pour le mâle, le but est de s’accoupler avec un maximum de femelles. Il faut savoir qu’une biche n’est en chaleur que douze à vingt-quatre heures tout au plus !

Pour la biche, le brame identifie la qualité de reproducteur et lui permet de choisir le plus beau mâle de la contrée pour s’accoupler car c’est elle, en fait, qui décide de la saillie.

Le cerf dominant règne sur une prairie ou une partie de terrain appelée place de brame. Il ne cessera alors d'être en activité en se rendant d'une biche à une autre, avec le regard attentif à l'extérieur pour surveiller les lieux. Pour marquer son territoire, il se roulera dans des cuvettes boueuses – souilles – avant de se frotter aux arbres pour déposer sur les écorces les sécrétions de ses larmiers, abondantes en cette période, et qui ressemblent à une huile noirâtre, fortement odorante.

Les autres cerfs se verront alors chassés de cette zone réservée. Leur désir de conquérir néanmoins des biches les inciteront soit à affronter le cerf en place de brame, provoquant alors des combats aussi spectaculaires que majestueux à l’issue parfois dramatique pour l’un des belligérants, voire pour les deux, soit à partir à l'assaut d'un autre harem dirigé par un congénère espéré moins fougueux.

 

 

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Il marque son territoire

Pour marquer son territoire, le cerf se roule dans des cuvettes boueuses – souilles – avant de se frotter aux arbres pour déposer sur les écorces les sécrétions de ses larmiers, abondantes et fortement odorantes en cette période.

 

Eviter le combat

 

Cependant, la puissance du brame et un coup d'oeil sur la ramure suffisent généralement au mâle à affirmer sa primauté ou constater son infériorité ; c’est seulement s'ils s’estiment être de force égale, qu’ils peuvent en venir à se battre. Avant d’en arriver à cette extrémité, les vieux cerfs expérimentés utilisent l’intimidation, cris et simulacres de charge. Si l’adversaire ne cède pas, alors le combat ne peut être évité. Au cours cet affrontement physique, les bois peuvent se casser et provoquer de graves blessures ; parfois, ils restent emmêlés et les deux adversaires errent alors de longs jours ainsi, puis meurent de faim et d’épuisement. Quant aux jeunes mâles ne se sentant pas encore de taille à relever un quelconque défi, ils restent bien à l’écart de ces joutes de titans. A la fin du rut, ils ont cependant toutes leurs chances de se constituer une harde, les vainqueurs étant épuisés et dans l’impossibilité de surveiller toutes leurs biches.

Vers la fin des amours, chacun va peu à peu se séparer et reprendre sa place jusqu'au l’automne prochain. Les biches donneront naissance à un faon huit mois plus tard – les naissances s'étalent de la fin avril à début juillet, avec un pic très net entre le 15 mai et le 15 juin – elles l’allaiteront durant sept mois. Les mises bas se font le plus discrètes possible : les biches choisissent des zones de fourrés très denses et calmes. Seulement une heure après sa naissance, le faon est capable de se déplacer, mais pendant une à deux semaines, il reste couché, réduisant au maximum les preuves de sa présence vis à vis des ses prédateurs. La mère veille sur lui avec beaucoup d’attention, ne s’éloignant que très peu, et si un problème survient, elle le défendra avec toute son énergie… à grands coups de sabots !

 

 

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LE CERF DE NOËL

 

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Je ne résiste pas au plaisir de partager ce très beau poème écrit par Anatole France en 1871

 

LES CERFS

 

Aux vapeurs du matin, sous les fauves ramures

Que le vent automnal emplit de longs murmures,

Les rivaux, les deux cerfs luttent dans les halliers :

Depuis l'heure du soir où leur fureur errante

Les entraîna tous deux vers la biche odorante,

Ils se frappent l'un l'autre à grands coups d'andouillers.

 

Suants, fumants, en feu, quant vint l'aube incertaine,

Tous deux sont allés boire ensemble à la fontaine,

Puis d'un choc plus terrible ils ont mêlé leurs bois.

Leurs bonds dans les taillis font le bruit de la grêle

Ils halètent, ils sont fourbus, leur jarret grêle

Flageole du frisson de leurs prochains abois.

 

Et cependant, tranquille et sa robe lustrée,

La biche au ventre clair, la bête désirée

Attend; ses jeunes dents mordent les arbrisseaux;

Elle écoute passer les souffles et les râles;

Et, tiède dans le vent, la fauve odeur des mâles

D'un prompt frémissement effleure ses naseaux.

 

Enfin l'un des deux cerfs, celui que la Nature

Arma trop faiblement pour la lutte future,

S'abat, le ventre ouvert, écumant et sanglant.

L'oeil terne, il a léché sa mâchoire brisée;

Et la mort vient déjà, dans l'aube et la rosée.

Apaiser par degrés son poitrail pantelant.

 

Douce aux destins nouveaux, son âme végétale

Se disperse aisément dans la forêt natale ;

L'universelle vie accueille ses esprits :

Il redonne à la terre, aux vents aromatiques.

Aux chênes, aux sapins, ses nourriciers antiques.

Aux fontaines, aux fleurs, tout ce qu'il leur a pris.

 

Telle est la guerre au sein des forêts maternelles.

Qu’elle ne trouble point nos sereines prunelles :

Ce cerf vécut et meurt selon de bonnes lois,

Car son âme confuse et vaguement ravie

A dans les jours de paix goûté la douce vie;

Son âme s'est complu, muette, au sein des bois.

 

Au sein des bois sacrés, le temps coule limpide,

La peur est ignorée et la mort est rapide ;

Aucun être n'existe ou ne périt en vain.

Et le vainqueur sanglant qui brame à la lumière.

Et que suit désormais la biche douce et fière,

A les reins et le coeur bons pour l'oeuvre divin.

 

L’Amour, l’Amour puissant, la Volupté féconde.

Voilà le dieu qui crée incessamment le monde.

Le père de la vie et des destins futurs !

C’est par l’Amour fatal, par ses luttes cruelles.

Que l’univers s'anime en des formes plus belles.

S’achève et se connaît en des esprits plus purs.

 

A L'AUBE

 

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La promenade solitaire du marcassin

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 14:27

 

Aujourd’hui a eu lieu à la pointe du Hourdel (80), devant plus de deux mille spectateurs, la remise à la mer par l’association Picardie Nature – qui assure l’étude et la protection des phoques en baie – de dix jeunes phoques nés et échoués cet été en baie de Somme, des suites d’une séparation prématurée avec leur mère.

Cette manifestation est une occasion singulière pour Picardie Nature de sensibiliser le public à la protection de ces mammifères.

La première naissance de phoque veau-marin de la saison dans l’estuaire picard a été observée le 20 juin et le premier jeune s’est échoué…trois jours plus tard ! (55 naissances ont été notées cet été)

Lorsqu’un phoque est retrouvé échoué vivant*, il est transporté au centre de sauvegarde de l’association Picardie Nature-Depuis 2006, ce sont 67 phoques qui ont été pris en charge par l’association (66 Phoques veaux-marins et 1 Phoques gris)-

Dès son arrivée au centre il est immédiatement enregistré et reçoit les premiers soins.

Durant son séjour, il est suivi par une équipe de soigneurs dont un vétérinaire.

Il est alors placé dans une quarantaine, réhydraté, puis le vétérinaire dresse un bilan de santé de l’animal. Lorsqu’il présente des signes d’une bonne hydratation, il est nourri tout d'abord de bouillies de poissons reçues à l'aide d'une sonde oesogastrique.

Au bout de quelque temps, il est possible de le rassasier de poissons entiers.

Devenant plus autonome, le phoque est alors capable de s'alimenter seul de poissons dans son bassin, et lorsque son poids le permet, il est transféré dans une grande piscine extérieure pour lui permettre de constituer sa couche protectrice de gras, de se muscler en nageant et également de profiter de la lumière naturelle.

Une fois prêt à regagner son biotope d'origine, il est équipé, d’une bague numérotée et d'une plaque de couleur vive afin de faciliter son identification à distance.

En moyenne, il aura passé trois mois au centre de sauvegarde.

Comme chaque année, le centre se fixe une thématique pour nommer les phoques recueillis.

Cette année, c’est le thème des îles françaises qui a été choisi.

Les phoques qui viennent de rejoindre le milieu naturel répondent aux jolis prénoms évocateurs de : Ilette, Tatihou, Bono, Tibidy, Taveeg, Makatea, Piana, Oléron, Triagoz et Gargalo.

 

 

 

* Un échouage est souvent la conséquence d'une séparation prématurée mère-jeune, parfois suite à de mauvaises conditions météorologiques ou surtout, comme c’est souvent le cas, par des dérangements provoqués par des activités humaines pratiquées à moins de 300 mètres des reposoirs qui conduisent à des mises à l’eau intempestives de la colonie durant son temps de repos à marée basse.

Les jeunes phoques non émancipés se retrouvent alors séparés de leur mère et n’étant pas autonomes, ils se laissent dériver jusqu’à s’échouer sur une plage, cela peut se produire également à la suite d'une blessure ou d'une maladie.

Dans tous les cas, ils ne sont pas nourris depuis un certain temps et sont surtout déshydratés.

 

 

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Ilette, Tatihou, Bono, Tibidy, Taveeg, Makatea, Piana, Oléron, Triagoz et Gargalo ont donc rejoint ce matin la plus importante colonie de phoques en France dont ils sont issus.

C’est ainsi que cet été, 312 phoques veaux-marins et 56 phoques gris ont été comptabilisés.

 

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Le 26 octobre 2014 :

 

Retour à la mer pour six jeunes phoques échoués cet été en baie de Somme

 

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... Sur les quatre-vingts naissances constatées en baie de Somme au cours de cet été, seize jeunes phoques veaux-marins se sont échoués sur le littoral avant qu’ils ne soient naturellement sevrés.

Parmi ces seize phoques échoués non émancipés, douze étaient vivants. Il s'agissait d'animaux âgés de quelques heures à cinq jours qui ont dérivés en baie (Le Crotoy, Le Hourdel...).

Un n'a pas été revu.

Les autres ont été amenés au centre de sauvegarde de la faune sauvage géré par l’association Picardie-Nature.

Un jeune Phoque veau-marin pèse à la naissance environ 12 kg et reste trois semaines avec sa mère ; durant cette période l’animal triple son poids : un phoque sevré pèse en moyenne 35 kg. Lorsqu’une séparation prématurée a lieu au cours de cette période de lactation, le jeune maigrit durant sa dérive – ce qui explique des poids inférieurs à 12 kg à l’échouage. Une fois accueilli au centre, il lui faudra environ trois mois pour atteindre les objectifs de relâcher : savoir se nourrir seul et peser plus de 30 kg.

 

 

Six phoques relâchés ce dimanche au Hourdel

 

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Six mammifères - Mississippi, Nil, Léna, Garonne, Authie et Tana - présentant les conditions de retour dans leur milieu naturel ont donc ce matin, sur le cordon de galets de la pointe du Hourdel et devant une foule compacte, pu rejoindre la colonie qui est la plus importante de France*, tout au moins en ce qui concerne le phoque veau-marin. Auparavant, le 2 octobre, Danube et Maroni ont regagné la mer. Pour Oural et Volga, ce fut le 9 ; quant à Tamise et Minho, ils ont dû attendre le 17 octobre pour être libérés de leur caisse. Ayant repris des forces et étant devenus autonomes pour s’alimenter, ces six phoques étaient maintenus dans un bassin extérieur depuis plusieurs semaines. Prêts et musclés, ils ont pu ainsi retrouver la baie.

*Les effectifs maximums annuels de phoques en baie de Somme sont observés en été, période de reproduction et de mue de cette espèce. Au cours de l'été 2014, au maximum 394 phoques veaux-marins ont été recensés. On estime que la baie de Somme accueille 60 % de la population française, les autres sites les plus fréquentés étant la baie du Mont Saint-Michel et la baie des Veys (Cotentin).

 

 

Pour lire la suite de l’article, cliquez ici

 

 


 

Pour les amoureux des phoques , voir également le sujet :"Les phoques de la baie d'Authie"

 

Cliquez ici Les phoques de la baie d' Authie

 

BERCK PHOQUES 2014 11

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 08:12

 

 

 

Images assez rares pour ne pas dire exceptionnelles que celles de cette famille de sangliers prises cette semaine au parc du Marquenterre.

En effet, il assez peu fréquent de pouvoir observer en plein jour ces mammifères, devenus au fil du temps, par peur de l’homme, essentiellement nocturnes.

 

 

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Le sanglier est probablement de nos jours le plus beau symbole de la nature libre et sauvage.

En baie de Somme, le sanglier parcourt de nuit les plages et les bords de mer pour se déplacer du parc ornithologique à la forêt de Crécy.

Le parc du Marquenterre abrite quelques dizaines de têtes. Le nombre d’individus présents a dû sensiblement augmenter ces derniers jours. Avec l’ouverture de la chasse, bon nombre de ces mammifères viennent s’y réfugier car ils sont protégés.

Le sanglier est omnivore, il consomme beaucoup de végétaux, des glands, des noix et des céréales, mais également de petits mammifères, des vers, des mollusques, des insectes mais également des oiseaux.

Le sanglier mange surtout du maïs aux stades des semis et de la maturation, et du blé au stade laiteux. Lorsqu'il mange le maïs, il laisse souvent une partie des épis, qui sont alors enfouis dans le labour. Et lorsque l'agriculteur sème du blé à la suite du maïs, le sanglier fait alors de plus graves dégâts, car il s'attaque non seulement au blé, mais il creuse pour déterrer les épis fermentés afin de les manger. Pour toutes ses raisons, si les agriculteurs ne portent pas le sanglier dans leur coeur, il faut également lui rendre grâce et ne pas classer cet animal chez les nuisibles ; en fouillant la terre à longueur d'année, le sanglier l'aère et la modifie.

En contribuant à la dissémination et à l'enfouissement des graines, il joue un véritable rôle de paysagiste pour la forêt : il provoque le remplacement de certaines espèces d'arbres par d'autres, ainsi celui des chênes par des bouleaux ou des épicéas, et participe de façon importante au brassage génétique des champignons (disséminés par les animaux), notamment de ceux à fructifications souterraines.

En limitant le nombre de souris qu'il trouve en fouillant la terre, et en mangeant quantité de chenilles et de larves, il favorise le bon état sanitaire des arbres et peut même être utile aux agriculteurs. Ainsi a-t-on trouvé dans un estomac de sanglier : 2 litres de chenilles de bombyx, de 1 500 à 2 000 vers blancs et 1,4 kg de chrysalides de sphinx du pin et de tenthrèdes !

Sur les images, nous observons la laie s’apprêtant à manger un goéland - vraisemblablement déjà mort - et qu’elle partagera avec ses petits

 

 

 

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Différend musclé entre sangliers

 

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Photographies prises sur le domaine du Marquenterre.

 

 


 

 

 

Instantanés

 

 

… Grande aigrette, aigrette-garzette et spatule blanche juvénile …

 

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 16:03

 

 

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Cet été 2011, 310 phoques veaux-marins et 85 phoques gris ont été recensés, et 52 naissances ont été enregistrées en baie de Somme, qui abrite la principale colonie de phoques en France.

Les phoques se reposent hors de l’eau à marée basse et utilisent les reposoirs (bancs de sable émergés à marée basse) pour régénérer leur énergie - toute l’année - pour mettre bas et allaiter les petits (juin-juillet), puis muer de juin à septembre.

Les activités multiples - promenades, sorties équestres, sports nautiques ou passages d’avions de tourisme - pratiqués lorsque les phoques occupent les reposoirs peuvent entraîner une mise à l’eau spontanée des animaux : c’est ce que l’on appelle un dérangement.

Lors d’un dérangement, tout le groupe fuit vers l’eau dans un mouvement de panique et de cohue, c’est à ce moment qu’une mère et son jeune peuvent se retrouver séparés.

Le jeune phoque, non sevré, est incapable se débrouiller et se laisse dériver au gré des courants, jusqu’à son échouage sur une plage. Dans la majorité des cas, il est retrouvé vivant et pris en charge pour être transporté au centre de sauvegarde de la faune sauvage de Picardie nature.

Depuis sa création en 2006, 54 phoques échoués ont été accueillis par le centre et ont ainsi pu retrouver leur milieu naturel.

Dès leur arrivée au centre de sauvegarde, les phoques sont placés en boxes de quarantaine.

Dans un premier temps, ils sont réhydratés toutes les trois ou quatre heures, selon leur poids et leur état de santé à l’arrivée. Puis ils sont nourris de bouillies de poissons dont la concentration évolue chaque jour, à raison de 5 puis 4 nourrissages par jour. Les rations leur sont administrées, à l’aide d’une sonde oesogastrique, tout en prenant garde de passer un minimum de temps avec chaque animal pour limiter les contacts et éviter ainsi toute imprégnation.

Cette période passée, des poissons entiers sont proposés aux phoques. En quelques jours, ils sont alors capables de s’alimenter seuls.

Quelques jours plus tard, ils sont déplacés vers un bassin extérieur, en compagnie d’autres phoques, pour se muscler et prendre du poids avant de retrouver la mer.

Cet été, parmi les animaux non émancipés échoués, cinq étaient vivants, ils ont été pris en charge et soignés au centre : Calypso, jeune mâle échoué sur la plage du Crotoy le 23 juin ; Belem, jeune femelle récupérée sur la plage du Hourdel le 30 juin ; Alcyone, jeune femelle échouée sur la plage du Crotoy le 3 juillet ; Nautilus, jeune mâle échoué sur la plage du Crotoy le 6 juillet ; et Hermione, une jeune femelle échouée au Cap Hornu le 24 juillet.

Chaque année, une thématique est donnée pour nommer les phoques qui intègrent le centre de sauvegarde ; en 2011, il s’agit de noms de bateaux célèbres.

Ce dimanche 2 octobre, Calypso, Belem, Alcyone, Hermione et Nautilus ont regagné leur milieu naturel devant plus d’un millier de curieux et d’amoureux de la nature.

Afin de les identifier au sein de la colonie, ils sont munis d’une plaque colorée collée sur la tête, qui permettra d’apprécier leur intégration à la population française. Ces phoques sont également munis d’une bague numérotée et répertoriée qui pourrait permettre de les identifier en cas de nouvel échouage sur les côtes européennes.

 

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Avis aux visiteurs de ce blog :

Pour des raisons techniques, j’ai été amené à opter pour la version PREMIUM de la plate-forme Over-blog qui héberge ce blog.

Le site Nature-ailes possède maintenant un nom de domaine comme vous l’avez peut-être remarqué.

Cela a eu pour conséquence fâcheuse de supprimer le très grand nombre de vos votes via Facebook, tous les compteurs ayant été remis à zéro. Heureusement, vos commentaires ont été conservés.

J’en suis le premier désolé... et merci pour vos nombreuses visites !

G.S.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 19:53

 

 

 

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Nous ne sommes pas en baie de Somme , mais bien en baie d’Authie .

Si la colonie de phoques gris et veaux - marins est nettement moins importante que celle qui évolue en baie de Somme ses effectifs progressent néanmoins d’année en année .

A Berck , le spectacle des phoques qui profitent des bancs de sable pour se reposer avant de reprendre la route du large , attire de nombreux visiteurs au niveau de l’épi 17 , qui est un formidable observatoire naturel qui ne les dérange nullement , ils sont maintenant habitués à une présence humaine - à distance respectable - 

Incontestablement , ces attachants mammifères marins sont devenus les stars de la Baie .

Actuellement ils sont en pleine période de mue et ne se nourrissent pratiquement pas .

 

 

 

Pour les observer : Se rendre à Berck Sur Mer , au niveau de l’épi 16-17 .

( Les Sternes ) 

Quatre heures après la marée haute … ou deux heures avant la marée basse .

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
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  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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