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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 19:39
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le guêpier d’Europe se reproduit principalement dans le sud de la France, jusqu’en Corse où se trouvent ses plus gros effectifs. Il est également nicheur en maintes régions et départements plus au nord : Midi-Pyrénées, vallée du Rhône, Bourgogne, Jura, Lorraine, Finistère, Poitou-Charentes, Aquitaine, Ile-de-France…
Mais on constate une extension récente de l’aire de répartition de ce magnifique oiseau vers le nord, peut-être en raison de conditions climatiques plus favorables. Néanmoins, il reste discret dans les Hauts-de-France, quoiqu’il ait été noté nicheur à Bray-Dunes en 1994 et 1995, deux couples ayant aussi été observés dans le Boulonnais en 1996, ainsi qu’en Belgique.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Nicheur régulier en Picardie

 

Depuis quelques années déjà, il niche régulièrement en Picardie. Il semblerait que la colonie de reproduction la plus importante de cette région soit située en Laonnois, même s’il existe de nombreuses petites colonies dans les environs de Soissons. Il est certain que les nombreux affleurements sableux mis à nu à flanc de coteaux favorisent son installation, car l’espèce a l’habitude de creuser son terrier au milieu des parois de terrains meubles. Dans la région, le guêpier d’Europe est une espèce tributaire des falaises de sable ou de terre meuble artificielles – sablières, anciennes carrières ou carrières en cours d’exploitation.
 

Les effectifs de cette espèce seraient cependant en légère diminution ces dernières années. Espèce protégée en Picardie, il est considéré comme assez rare et vulnérable – les principales menaces pèsent actuellement sur les milieux de reproduction.

 

Un grand nombre de sites non protégés subissent en effet des modifications liées à l’exploitation des carrières de granulats, dont le caractère instable et improductif menace les habitats de nidification du guêpier d’Europe. Ils se dégradent par érosion naturelle, ou sont même parfois détruits volontairement pour leur manque d’esthétisme ou de valeur économique. Le dépôt de gravats ou le bouchage volontaire des terriers ne sont ainsi pas rares…

 

L’utilisation d’insecticides dans l’agriculture, en réduisant la quantité de proies disponibles, constitue également un danger pour cette espèce essentiellement insectivore.
 

Sur des sites d’installation de colonies bien connues, on déplore aussi parfois des dérangements provoqués par certains photographes animaliers ou naturalistes peu scrupuleux, ainsi que des destructions volontaires…

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Une symphonie de couleurs

 

 

Ndlr : les trois photographies illustrant les chapitres suivants n’ont pas été prises en Picardie, mais en Ariège, dans un affût fixe privé, contrairement à celles qui illustrent l’article principal, capturées cette semaine dans un village non loin de Laon, en milieu ouvert à partir d’une tente d’affût, dans des conditions d’approche relativement compliquées.

 

A peine plus gros qu’un merle, il est sans doute l’un des plus beaux oiseaux que l’on puisse trouver en Europe ; tout au moins, l’un des plus somptueusement colorés. II a le dos brun-marron à jaune paille, le ventre bleu turquoise, la calotte brune, la gorge jaune ; les ailes allient brun, bleu vert et bord de fuite noir. La queue est bleu électrique, avec une pointe effilée. Un bandeau noir qui entoure l’oeil à l’iris rouge et le front blanc complètent cette incroyable palette des couleurs.
 

Son bec noir est long et pointu, légèrement courbé vers le bas ; c’est un outil remarquable qui lui sert à la fois de pince pour chasser, et de pioche pour creuser son terrier.

 

Le nid consiste en un tunnel creusé avec le bec par le couple dans le sol meuble d’une falaise de sable ou de terre meuble naturelles ou artificielle (sablières ou anciennes carrières).

Cette galerie, ou terrier, peut atteindre deux mètres de long – en moyenne, un peu plus d’un mètre. Les trous, d’un diamètre de six à huit centimètres, sont généralement exposés au sud ou au sud-ouest.

 

Migrateur, le guêpier arrive du sud de l'Afrique en avril-mai pour nicher, et repart en août-septembre.
 

Grégaire, il niche le plus souvent en colonies.
 

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Accouplement

Accouplement

Parades amoureuses et offrandes

 

Sur son perchoir, le mâle ou la femelle – il est très difficile de les distinguer – appelle bruyamment son partenaire, et l’invite en lui ouvrant son aile, voire les deux, et en faisant vibrer sa queue en éventail.

Il gonfle également les plumes de sa gorge afin de mettre en évidence le noir de son collier. Mais le rituel prénuptial le plus significatif est l’offrande de la nourriture à la femelle : si cette dernière l’accepte, l’accouplement peut avoir lieu simultanément, la femelle prenant alors une position desoumission incitant le mâle à la féconder.

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Le couple est le plus souvent monogame et peut s’unir pour la vie.

Une seule ponte

 

A la ponte, six à sept oeufs blancs sont déposés par la femelle ; ils seront incubés pendant un peu plus de vingt jours, par le mâle comme par la femelle. Il n’y a qu’une seule ponte, mais en cas d’échec, une ponte de remplacement reste possible.

Les jeunes sont nidicoles et nourris par les deux parents pendant
trois semaines, même s’ils apprennent concomitamment à capturer eux-mêmes leurs proies. La famille reste réunie jusqu’à la migration.

Le chasseur d’Afrique, tel qu’il est surnommé, se nourrit
essentiellement d’hyménoptères, guêpes, abeilles, bourdons, frelons et en complément, d’autres insectes volants, comme les odonates par exemple.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Il chasse à l’affût

 

Il peut repérer une proie jusqu’à une centaine de mètres. Après l’avoir saisie en vol, à partir d'un support d'où il a décollé (branche dénudée, racine sortant de la paroi...), le guêpier revient sur son
perchoir. Il assomme sa prise en la frappant quatre à cinq fois contre la surface dure du perchoir pour enlever le dard et la ramollir.

 

Un seul guêpier peut consommer plus de 250 abeilles par jour !
 

Le vol est, lui aussi, typique : il alterne des battements d’ailes rapides avec de longs glissés, parfois très bas, un peu à la manière des hirondelles.

INSTANTANÉS

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme (image high key).

Chevaliers gambettes, parc du Marquenterre, à l’heure de la marée haute en baie de Somme (image high key).

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
« Surtout ne vous dérangez pas, je ne fais que passer… ». Tadorne de Belon, parmi les chevaliers gambettes

« Surtout ne vous dérangez pas, je ne fais que passer… ». Tadorne de Belon, parmi les chevaliers gambettes

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Magnifiques Grèbes à cou noir !

 

Le Grèbe à cou noir possède un plumage différent selon la période de l’année mais c’est bien entendu en période de reproduction qu’il est le plus beau, grâce aux belles couleurs noires qui recouvrent le dessus du corps. Les flancs présentent quant à eux un brun roux typique. Les joues étant rehaussées de part et d’autre d’une superbe huppe auriculaire jaune.

D’étonnants yeux rouges complètent la riche palette de couleurs !

Le plumage internuptial - vers le mois de septembre- est nettement plus terne et assez sombre. Le dessus, la calotte, la nuque et les joues sont noirs. La gorge et les cotés de la nuque sont blancs.

On distingue également une zone sombre bien visible à l’avant du cou. Les flancs sont gris foncés.

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le plumage internuptial - vers le mois de septembre- est nettement plus terne et assez sombre. Le dessus, la calotte, la nuque et les joues sont noirs. La gorge et les cotés de la nuque sont blancs. On distingue également une zone sombre bien visible à l’avant du cou. Les flancs sont gris foncés.

En plumage hivernal son corps est de couleur grise, le haut de la tête noir et les joues et l’arrière train sont blancs, il peut alors être facilement confondu avec le Grèbe esclavon (Podiceps auritus) dont la taille, la coloration et la silhouette générale sont très proches. Séparer ces deux espèces est alors délicat dans les secteurs où ils hivernent ensemble.

 

Le Grèbe à cou noir affectionne particulièrement les zones couvertes de végétation aquatique.
 

Il poursuit les petits poissons avec habileté, descendant parfois jusqu’à trois mètres de profondeur, pour réapparaître à une distance assez grande du point de plongée. Il se déplace également en surface, se nourrissant d’insectes présents sur l’eau.
 

La formation des couples commence lors des haltes migratoires prénuptiales et se poursuit rapidement lors de l’arrivée sur les sites de nidification à partir de mi-février. Ils ne s’établissent toutefois qu’en avril ou en mai. La nidification s’effectue souvent en colonies.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Le nid d’un diamètre d’environ 25 cm, est construit dans une végétation d’hélophyte, à ras de l’eau. Il consiste en un amas flottant de débris végétaux (feuilles, tiges de roseaux...). La ponte se produit entre la fin-avril et mi-juillet, mais surtout de la mi-mai à la fin juin. Elle comporte trois à quatre oeufs qui éclosent après 19 à 23 jours d’incubation.
 

Les jeunes sont portés après l’éclosion sur le dos des parents, principalement sur celui de la mère - voir mes photographies, prises à la Réserve ornithologique de Grand-Laviers dans la Somme- et deviennent indépendants à l’âge de quatre à cinq semaines.
 

De nombreux individus sont sédentaires et restent en France toute l’année.

Les populations sont renforcées pendant l’hiver avec l’arrivée d’individus migrateurs en provenance du nord de l’Europe. La femelle pond sur des radeaux de végétation flottants ; après quelques semaines, les poussins quittent le nid et les parents les portent sur leur dos.

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LE BAIN DES SPATULES BLANCHES

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Grands gravelots après le passage d'une grande marée, en baie d’Authie-sud, dans une brume de mer

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Spectaculaire envolée de goélands et mouettes devant un parterre de grands cormorans,  durant les grandes marées en baie d’Authie-sud

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
Cigogne blanche et cigogneaux, parc du Marquenterre.

Cigogne blanche et cigogneaux, parc du Marquenterre.

Je couve, tu couves, nous couvons … mais qui couve qui ? Mouettes rieuses.

Je couve, tu couves, nous couvons … mais qui couve qui ? Mouettes rieuses.

Pouillot véloce

Pouillot véloce

Barges à queue noire et Avocettes élégantes sur un plan d’eau de la réserve ornithologique de Grand-Laviers (80)

Barges à queue noire et Avocettes élégantes sur un plan d’eau de la réserve ornithologique de Grand-Laviers (80)

Pic vert

Pic vert

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE LA BAIE D’AUTHIE

 

Ce magnifique bébé phoque (un mâle) qui pèse déjà une quinzaine de kilos est né le 24 juin en baie d’Authie.
 

Sa maman qui se prénomme Trésor -cela ne s’invente pas - avait déjà mis bas en 2014 au même endroit.
Longue vie à lui !

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
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CHEVÊCHE D’ATHÉNA

 

La petite chouette aux yeux d’or

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HIRONDELLE DE RIVAGE

 

Elle ne chôme pas cette sémillante hirondelle de rivage !
Au cours de la journée elle multiplie d’incessants va-et- vient entre son terrier et sa zone de «chasse» afin de nourrir ses petits qui attendent avidement son retour dans une «chambre» qu'elle a aménagée, au fond du terrier préalablement creusé avec l’aide de son partenaire, sur le flanc le plus abrupt de la butte.

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FLEURS DES CHAMPS

 

... tout simplement

 

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VAGUE BLANCHE

 

… Comme une infinie vague blanche qui déferle et ondule dans la baie entre Saint-Valery et Le Crotoy.
 

On assiste ici à l’arrivée en baie de Somme des agneaux regagnant les près salés au petit matin en soulevant la poussière faisant penser à une brume de mer survolant les vagues.
 

… Ne comptez pas, ils sont 2.000 !

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
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UN P’TIT AIR D’ÉCOSSE AU CROTOY

 

Une silhouette robuste, une stature imposante, de longues cornes…
 

L’Highland Cattle suscite la curiosité des promeneurs qui fréquentent les abords du marais du Crotoy à Saint-Firmin (80) où un troupeau a intégré l’an dernier le site crotellois -classé Natura 2000- afin de participer à l'entretien très écoresponsable de ce site naturel de 130 hectares.


En effet rien ne résiste à ce photogénique ruminant qui broute absolument tout !

 

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
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PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
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Cette race très ancienne s’est accomplie dans une région de climat très rude. Très rustique et demandant peu de soins, l’Highland Cattle est capable de vivre dans les conditions les plus dures.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

LA BECQUÉE

Cette jeune hirondelle attend le bec grand ouvert que ses parents lui apportent une solide becquée d’insectes. Même si elle vole aussi bien que les adultes elle n’est pas encore tout à fait capable de se nourrir seule.
 

Il lui reste encore quelques semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui l’attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10.000 km !
Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h.

 

La Méditerranée est franchie en une seule étape sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !

Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant avec la traversée de la Méditerranée puis celle souvent meurtrière du Sahara ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent pour les plus hardis d’entre eux sur leurs sites d’hivernage.
 

En effet de nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition.
 

Deux cents millions d’hirondelles rustiques passent l’hiver sur ce continent au milieu des trente-sept autres espèces d’hirundinidés.

PICARDIE : TIENS, REVOILÀ LE GUÊPIER D’EUROPE !
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Jeune hirondelle rustique prête à l'envol

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Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 10:06
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Un chant matinal dans la phragmitaie, celui de la rousserolle effarvatte.

Un chant matinal dans la phragmitaie, celui de la rousserolle effarvatte.

Petit Gravelot

Petit Gravelot

Accouplement d'échasses blanches

Accouplement d'échasses blanches

Croisement de becs après l’accouplement

Croisement de becs après l’accouplement

Je suis libre ! Poussin d’échasse blanche.  Nidifuge, il est capable, à peine sorti de sa coquille, de se tenir sur ses pattes et de quitter le nid, parfois maladroitement, afin de se nourrir dès les premiers instants de sa vie car les parents alimentent rarement leurs petits.

Je suis libre ! Poussin d’échasse blanche. Nidifuge, il est capable, à peine sorti de sa coquille, de se tenir sur ses pattes et de quitter le nid, parfois maladroitement, afin de se nourrir dès les premiers instants de sa vie car les parents alimentent rarement leurs petits.

C’est sans aucun doute au printemps que la réserve ornithologique du Teich* nous dévoile ses plus beaux joyaux. Les passereaux construisent en effet leur nid à cette période de l’année : rousserolle effarvatte, bergeronnette printanière, et surtout la gorgebleue à miroir (particulièrement discrète car déjà occupée au nourrissage des derniers nés – elle quitte le nid sporadiquement), limicoles, échasses blanches, avocettes élégantes, et autres gravelots nichent sur les nombreux îlots de la lagune Quancard. A la mi-mai, on comptabilise 82 nids de mouettes rieuses, 24 d’échasses, 7 d’avocettes et 2 de gravelots.

Cette année – c'est une première pour la région Aquitaine – une nouvelle espèce se reproduit dans la réserve : la mouette mélanocéphale. Comme la mouette rieuse, avec laquelle elle peut être confondue, la mouette mélanocéphale a la tête sombre en période nuptiale, et conserve une petite tâche de ce capuchon sur la joue en hiver. Elle diffère cependant de la rieuse par un capuchon noir – comme son nom l'indique – et non brun chocolat, nettement plus étendu que chez sa parente, des ailes uniformément grises sans pointe noire chez l'adulte et un bec légèrement plus fort.

Même si le temps de la migration prénuptiale s’achève, de belles surprises subsistent : la semaine dernière, mon ami Robert a magistralement capturé l’image d’un combattant varié qui, hélas, n’avait pas encore revêtu sa livrée nuptiale (il était en mue). De toute beauté !

 

Prédation

 

Chez les limicoles, parmi le très grand nombre d’oeufs pondus et menés à terme, les poussins éclos étaient bien vivants, ainsi que l’attestent les photographies présentées ici. Malheureusement sur la lagune avocette, la vie animale n’est pas toujours un long fleuve tranquille et la cohabitation avec les mouettes tourne souvent au drame : nous avons assisté à un véritable carnage méthodiquement perpétré par les mouettes rieuses sur les poussins d'avocettes, d'échasses et de gravelots. Bilan : élimination totale des oisillons nés de cette première vague de ponte. En ce moment, ce sont les poussins de mouettes rieuses qui sont à leur tour menacés par les milans noirs : ceux-ci n’hésitent pas à récupérer, à chacun de leurs passages ou presque, une délicieuse et tendre petite mouette de quelques jours à peine...

C’est la cruelle loi de la nature, mais également celle de la régulation des populations animales.

Quant aux échasses et aux avocettes, elles se sont lancées dans une seconde vague de pontes – les ornithologues parlent de vague « de remplacement » – tout en s'écartant un peu des rieuses afin d’éviter toute prédation.

Défense du territoire chez les échasses blanches nicheuses sur les îlots de la lagune : on ne se fait pas de cadeaux !

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion

* Située sur les rives du bassin d’Arcachon, près de l’embouchure de l’Eyre, parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.
Chaque année, au printemps et à l’automne, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale. 110 hectares de boisement, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon.

 

Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux qui utilisent naturellement les lieux
de manière permanente ou temporaire. Près de 320 espèces ou sous-espèces ont déjà été identifiées ici 
depuis 1972, dont 88 nichent, ou ont niché, sur place.

La tranquillité de la réserve et la diversité de ses biotopes expliquent la grande richesse ornithologique du site.
 

De nombreux oiseaux y nichent : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoreaux gris, aigrettes garzettes et les milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.
 

Au printemps, de nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière et surtout la gorgebleue à miroir – une quinzaine de couples environ chaque année.
 

Les îlots de la lagune Quancard sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes.

Chardonneret élégant dans un écrin d’or.

Chardonneret élégant dans un écrin d’or.

Partie de cache-cache avec le Petit Gravelot

Partie de cache-cache avec le Petit Gravelot

Pluvier argenté cherchant sa nourriture dans la vasière après le passage de la marée.

Pluvier argenté cherchant sa nourriture dans la vasière après le passage de la marée.

Torcol fourmilier : pas facile à « shooter » le gaillard, mimétique et souvent haut perché ! Le Torcol fourmilier se nourrit majoritairement de fourmis et de leurs larves, d’autres petits invertébrés aussi. Ce n’est pas un oiseau forestier. Il préfère les bosquets, les haies, les parcs, c’est-àdire des zones conjuguant arbres et espaces herbacés. Il niche dans des cavités, qu’il ne creuse pas – c’est la particularité de ce pic – et cherche sa nourriture sur les écorces ou au sol. Si le torcol fourmilier est menacé ou dérangé, il se contorsionne, et son cou s'étire et se tord à l'extrême, crête hérissée, donnant à l'oiseau un air étonné. De plus, il associe à ces postures des sifflements semblables à ceux des serpents, décourageant alors d’éventuels prédateurs.

Torcol fourmilier : pas facile à « shooter » le gaillard, mimétique et souvent haut perché ! Le Torcol fourmilier se nourrit majoritairement de fourmis et de leurs larves, d’autres petits invertébrés aussi. Ce n’est pas un oiseau forestier. Il préfère les bosquets, les haies, les parcs, c’est-àdire des zones conjuguant arbres et espaces herbacés. Il niche dans des cavités, qu’il ne creuse pas – c’est la particularité de ce pic – et cherche sa nourriture sur les écorces ou au sol. Si le torcol fourmilier est menacé ou dérangé, il se contorsionne, et son cou s'étire et se tord à l'extrême, crête hérissée, donnant à l'oiseau un air étonné. De plus, il associe à ces postures des sifflements semblables à ceux des serpents, décourageant alors d’éventuels prédateurs.

Une réserve prisée par les photographes
 

 

La réserve du Teich, ce sont six kilomètres d’un sentier en boucle. Une vingtaine de postes d’observation fermés, répartis environ tous les 300 mètres, permettent aux photographes amateurs chevronnés ou professionnels de travailler sans aucun souci avec de grosses focales (type 500, 600voire 800 mm) les ouvertures étant suffisamment grandes.

Ces observatoires sont installés aux endroits les plus favorables pour approcher les oiseaux dans les meilleures conditions possibles.
 

Quatre points de vue surélevés proposent une vision globale sur les différents paysages de la réserve ; ils représentent d’excellents postes pour l’observation des migrations actives.

Couple de lézards verts. Scène prénuptiale.

Couple de lézards verts. Scène prénuptiale.

Qui m’aime me suive ! Tortues cistude.

Qui m’aime me suive ! Tortues cistude.

Chevalier guignette.

Chevalier guignette.

Grèbe à cou noir (plumage nuptial).

Grèbe à cou noir (plumage nuptial).

Milan noir

Milan noir

Le ravitaillement. Rougequeue noire (femelle) en quête de nourriture pour ses petits.

Le ravitaillement. Rougequeue noire (femelle) en quête de nourriture pour ses petits.

UNE NURSERIE À CIEL OUVERT

Préparation de la nidification chez la Mouette rieuse

Préparation de la nidification chez la Mouette rieuse

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Cette échasse blanche retourne méticuleusement dans le nid, les quatre oeufs qu’elle couve maintenant depuis plus d’une vingtaine de jours… contre vents et marées.

Cette échasse blanche retourne méticuleusement dans le nid, les quatre oeufs qu’elle couve maintenant depuis plus d’une vingtaine de jours… contre vents et marées.

Poussin d’avocette élégante tout juste sorti de sa coquille.

Poussin d’avocette élégante tout juste sorti de sa coquille.

Maman, j’ai un peu froid, peux-tu me réchauffer ? Poussin d’avocette élégante.

Maman, j’ai un peu froid, peux-tu me réchauffer ? Poussin d’avocette élégante.

Seul à la découverte du monde : poussin d’Avocette élégante.

Seul à la découverte du monde : poussin d’Avocette élégante.

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Courageux mais pas téméraire : premier bain pour ce poussin d’avocette élégante… sous haute protection.

Courageux mais pas téméraire : premier bain pour ce poussin d’avocette élégante… sous haute protection.

Petit Gravelot et son poussin né la veille

Petit Gravelot et son poussin né la veille

C’est l’heure du ménage : cette Échasse blanche fait place nette dans le nid en se débarrassant de la coquille vide du dernier poussin à peine éclos. Il reste encore un oeuf à couver, et il faut également de la place pour réchauffer ses petits selon la demande de la première journée de leur naissance. Ils ne restent cependant pas longtemps au nid : nidifuges, ils se réfugient dans la végétation avoisinante.

C’est l’heure du ménage : cette Échasse blanche fait place nette dans le nid en se débarrassant de la coquille vide du dernier poussin à peine éclos. Il reste encore un oeuf à couver, et il faut également de la place pour réchauffer ses petits selon la demande de la première journée de leur naissance. Ils ne restent cependant pas longtemps au nid : nidifuges, ils se réfugient dans la végétation avoisinante.

Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Réserve ornithologique du Teich : la vie en pleine éclosion
Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 16:50
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque

  Près de 500 givrés - c’est un record - se sont baignés dans la mer du Nord ce vendredi 1er janvier afin de célébrer la nouvelle année.

 

  Cette manifestation, inscrite désormais dans le calendrier festif de la cité de Jean-Bart, continue de rassembler au fil des ans les irréductibles, plus ou moins nombreux selon les caprices de la météo, pour un bain des plus toniques.

 

  Depuis l’an 2000, l’événement qui est véritable lancement de la saison carnavalesque est devenu incontournable.
 

 

  A midi tapant, les plus téméraires se sont donc jetés à l’eau, après s’être élancés de la digue de la plage de Malo-les-bains devant une foule compacte de badauds, sous un ciel sous pâle soleil d’hiver.
 

  Les givrés se sont baignés dans une eau à 11° alors que sur la plage le thermomètre indiquait à peine 6° !

 

  Mais peut-être est-ce le meilleur remède pour remettre d’aplomb l’organisme après un réveillon de la Saint-Sylvestre arrosé !
 

  Sur la plage, l’ambiance festive avait de quoi réchauffer les coeurs et les corps. Et à Dunkerque, on sait ce que cela signifie !
 

  La plupart des baigneurs étaient vêtus de tenues baroques, parfois criardes, et arboraient des accessoires surprenants, dans l’esprit du carnaval de Dunkerque. Certains portaient même un maillot de bain ! Certains étaient munis de pancartes faisant référence à l'actualité comme : Christopher Nolan t'es où ? On s'est fait beau ! en allusion au projet de long métrage du réalisateur britannique.

 

  A la sortie du bain, les plus frileux se sont réchauffés en avalant une soupe à l'oignon. Puis ont obtenu leur certificat de baptême, remis par l'association Le bain des givrés mais se sont seulement les quatre cents premiers qui ont reçus le fameux document. Pour les autres, tant pis ! Tous les imprimés sont partis.

 La rançon du succès en quelque sorte !

 

 Tout cela constitue un excellent prélude à la saison carnavalesque : elle débute dès le lendemain par le bal des Neuzes Nyts à Cappelle-la-Grande, puis par la sortie de la bande de Fort-Mardyck, ainsi que le bal des Ckouckenards à la Poudrière huit jours plus tard. S’enchaînent ensuite les bandes de Ghyvelde, d'Armbouts Cappel, de Gravelines, de Mardyck, de Saint-Pol-sur-mer, et les bals du Chat Noir et des Corsaires, au Kursaal.

 

  Apothéose des réjouissances : Les Trois Glorieuses du 6 au 8 mars.

Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
Le bain des « givrés » 2016 à Dunkerque
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:18
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
Le mâle se hâte de féconder une biche en chaleur avant de se faire ravir la place

Le mâle se hâte de féconder une biche en chaleur avant de se faire ravir la place

LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)

 

Lorsque mon fils m’appela de très bonne heure, dimanche matin, j’étais à l’affût face à un superbe cerf douze cors occupé à surveiller sa harde d’une dizaine de biches. Le fiston me demanda ce que je faisais et je lui répondis que je me trouvais en Angleterre, occupé à photographier le brame du cerf à quelques kilomètres seulement du Tower Bridge. Interloqué, il me lança cette boutade, que je goûtai fort peu : « C’est vrai, Pap’ : Londres est une drôle de ville, je me souviens y avoir déjà aperçu quelques éléphants roses ou bleus se balader du côté de Piccadilly Circus au petit matin …Mais j’avais forcé sur la Guinness, peut-être même fumé un petit pétard…Allez, repose-toi bien, je te rappelle plus tard ». Je n’ignorais pas que le soir-même, toute la famille allait prendre des nouvelles de ma santé… mentale !
 

Rassurez-vous, je vais très bien, merci.
 

Ce matin-là, je me trouvais bien à Richmond Park*, dans la banlieue de Londres, afin d’immortaliser le brame du cerf. J’avais été invité par une bande de potes : Dan, Seb, Jérôme, Marcellin et d’autres à les accompagner durant le week-end en cet endroit fabuleux que mes compères connaissaient depuis quelques années. Déjà l’an dernier, j’avais ragé lorsque j’avais vu les images qu’ils avaient ramenées d’outre-Manche, alors que moi, j’avais crapahuté comme un beau diable en forêt ouverte, mais également en milieu semi-ouvert, pour une mince production d’images, quoi que de qualité… J’avais pourtant eu beaucoup de chance, ce qui ne fut pas le cas en 2013 : je n’avais pas entendu bramer une seule fois en cinq jours !
 

Il faut malheureusement se rendre à l’évidence : il est de moins en moins aisé ces dernières années d’observer les grands mammifères de nos belles forêts à cause d’une pression cynégétique trop forte - sans parler des observateurs peu scrupuleux ou tout simplement inexpérimentés. Cela se ressent surtout durant la période du brame où il est de plus en plus rare de voir de grands cerfs, et c’est bien dommage car c’est en cette période de l’année qu’opère la magie de ce moment fort de la vie du roi incontesté de la forêt.
 

C’était décidé : cette année, le brame, ce serait à Richmond… ou nulle part ailleurs. N’en déplaise à certains puristes ou inconditionnels du milieu sauvage !

 

Je ne fus guère déçu : l’endroit est majestueux, avec des paysages très variés qui offrent des diversités de plantes et d’arbres. Par moment le visiteur à l’impression d’être au beau milieu de la savane africaine et tantôt il s’imagine traverser les vastes plaines de Mongolie. Quant aux lumières matinales, elles sont tout simplement fabuleuses pourvu que le ciel soit dégagé, ce qui fut le cas.
Les cerfs sont beaux, certes un peu plus petits, mais très actifs. Ils ne sont pas nourris par l’homme, et même si, depuis des décennies, ils se sont habitués à la présence humaine, ils gardent leur instinct sauvage et il faut en tenir compte en période de brame.

 

* Richmond Park est le plus grand parc royal de Londres, l’un des plus anciens puisqu’il a été fondé en 1627. C’est surtout le plus sauvage. Il s’étend sur 10 km2 dans la banlieue proche au sud-ouest de la capitale, et est entièrement clos. Ce sont 10 000 hectares de forêts, de prairies, de collines et de
plaines qui s’offrent au visiteur, un espace naturel immense à deux pas des zones urbaines où plus de 300 cerfs vivent en liberté, ainsi que des biches et des faons. Au total, pas moins de 600 espèces d’animaux. Outre les cervidés, vous pouvez croiser régulièrement de petits écureuils gris, plus rarement des renards, et des oiseaux - des choucas des tours en grand nombre, ainsi qu’une colonie de petites perruches vertes, omniprésentes et très bavardes – mais pas seulement. Ce parc naturel protégé n’a absolument rien à voir avec un zoo.

LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)

Le brame du cerf … digest

 

 

 

En France la saison du brame débute théoriquement vers la mi-septembre pour s’achever peu avant le 15 octobre. En Angleterre ; c’est un peu plus tard !
 

L’objectif pour le cerf, est d’assurer la reproduction de l’espèce.

C'est l'époque des saillies et pour l’animal, qui peut régner en maitre absolu sur un harem de trente à quarante biches, il lui faut tout d’abord délimiter son territoire, montrer sa puissance aux autres mâles et constamment surveiller ses femelles ; une activité à temps plein qui lui fait perdre jusqu'à vingt kilos car il n’a même plus le temps de se nourrir ! Pour le mâle, le but est de s’accoupler avec un maximum de femelles. Il faut savoir qu’une biche n’est en chaleur que douze à vingt-quatre heures tout au plus !

 

ÊTRE MAÎTRE EN PLACE DE BRAME

 

Pour la biche, le brame identifie la qualité de reproducteur et lui permet de choisir le plus beau mâle de la contrée pour s’accoupler car c’est elle, en fait, qui décide de la saillie.
 

Le cerf dominant règne sur une prairie ou une partie de terrain appelée place de brame. Il ne cessera alors d'être en activité en se rendant d'une biche à une autre, avec le regard attentif à l'extérieur pour surveiller les lieux. Pour marquer son territoire, il se roulera dans des cuvettes boueuses – souilles – avant de se frotter aux arbres pour déposer sur les écorces les sécrétions de ses larmiers, abondantes en cette période, et qui ressemblent à une huile noirâtre, fortement odorante.
 

Les autres cerfs se verront alors chassés de cette zone réservée. Leur désir de conquérir néanmoins des biches les inciteront soit à affronter le cerf en place de brame, provoquant alors des combats aussi spectaculaires que majestueux à l’issue parfois dramatique pour l’un des belligérants, voire pour les deux, soit à partir à l'assaut d'un autre harem dirigé par un congénère espéré moins fougueux.

 

Eviter le combat

 

Cependant, la puissance du brame et un coup d'oeil sur la ramure suffisent généralement au mâle à affirmer sa primauté ou constater son infériorité ; c’est seulement s'ils s’estiment être de force égale, qu’ils peuvent en venir à se battre. Avant d’en arriver à cette extrémité, les vieux cerfs expérimentés utilisent l’intimidation, cris et simulacres de charge. Si l’adversaire ne cède pas, alors le combat ne peut être évité. Au cours cet affrontement physique, les bois peuvent se casser et provoquer de graves blessures ; parfois, ils restent emmêlés et les deux adversaires errent alors de longs jours ainsi, puis meurent de faim et d’épuisement.

 

Quant aux jeunes mâles ne se sentant pas encore de taille à relever un quelconque défi, ils restent bien à l’écart de ces joutes de titans. A la fin du rut, ils ont cependant toutes leurs chances de se constituer une harde, les vainqueurs étant épuisés et dans l’impossibilité de surveiller toutes leurs biches.
 

Vers la fin des amours, chacun va peu à peu se séparer et reprendre sa place jusqu'au l’automne prochain. Les biches donneront naissance à un faon huit mois plus tard – les naissances s'étalent de la fin avril à début juillet, avec un pic très net entre le 15 mai et le 15 juin – elles l’allaiteront durant sept mois. Les mises bas se font le plus discrètes possible : les biches choisissent des zones de fourrés très denses et calmes.

Seulement une heure après sa naissance, le faon est capable de se déplacer, mais pendant une à deux semaines, il reste couché, réduisant au maximum les preuves de sa présence vis à vis des ses prédateurs. La mère veille sur lui avec beaucoup d’attention, ne s’éloignant que très peu, et si un problème survient, elle le défendra avec toute son énergie… à grands coups de sabots !

LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
Le Choucas des tours qui parle aux oreilles des biches

Le Choucas des tours qui parle aux oreilles des biches

Le repos du "guerrier" après une dure nuit de brame

Le repos du "guerrier" après une dure nuit de brame

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 14:01
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Spectacle grandiose ces derniers jours de grandes marées, du côté du banc de l’Ilette*, au nord de la réserve naturelle nationale de la baie de Somme où les oiseaux chassés par les flots viennent se réfugier.
Des milliers d’huîtriers-pie, des bécasseaux par centaines et autres limicoles occupent le site en attendant le reflux de la mer, avant de regagner les vasières en baie afin de se nourrir.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

* Le banc de l’Ilette offre une vue sur une grande partie de la baie (Le Crotoy, Saint-Valéry et Le Hourdel) et sur un paysage de marais arrière-littoraux et du massif dunaire. Il était autrefois submergé par les marées hautes, mais du fait de l’ensablement, il est aujourd’hui couvert d’une végétation herbacée – oyats, chardons des sables – et également arbustive, surtout des argousiers. On y goûte une des ambiances les plus naturelles et les plus apaisantes de l’ensemble du nord de la France. En plus d’être un site agréable, le banc de l’Ilette présente un intérêt ornithologique majeur pour l’observation de la migration des oiseaux. Une très grande variété d’espèces – plus d’une centaine – peut en effet y être observée, des passereaux (pinsons, mésanges) aux rapaces (busards des roseaux, éperviers, faucons), en passant principalement par des limicoles (chevaliers, gravelots, bécasseaux) et des grands échassiers (hérons, cigognes, spatules blanches).

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Le spectacle lors des grandes marées… au parc du Marquenterre aussi

 

Selon la force et la direction des vents, de nombreux oiseaux se réfugient également sur les reposoirs du parc du Marquenterre – lorsque ceux-ci sont découverts, selon le niveau des eaux – ou sur les grandes prairies jouxtant le domaine, comme en témoignent ces photographies prises en juillet et en août.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Un été avec les phoques de Berck

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Les phoques sont devenus depuis quelques années les mascottes de Berck-sur-mer. On vient parfois dans la célèbre cité balnéaire du Pas-de-Calais rien que pour les voir. Il est vrai qu’il est aisé de les observer lorsqu’ils se reposent sur le banc de sable situé juste en face de l’épi de la plage sud, à proximité du club nautique.

 

L’office de tourisme propose même aux touristes des visites avec les guides de l’association Découverte nature où les visiteurs contemplent ces sympathiques mammifères à longues moustaches à travers une puissante longue-vue montée sur un solide trépied, tout en écoutant les explications éclairées du guide.

 

A Berck, il est impossible d’ignorer les phoques : l’office de tourisme en fait la promotion afin de développer une image de station nature. Selon son directeur, « les phoques sont devenus une véritable marque de fabrique du tourisme en baie d’Authie ».

 

Pour la troisième saison consécutive, une collection de produits dérivés, baptisée Rock and Phoques est consacrée au mammifère marin ; dans les boutiques de souvenirs, ils rivalisent avantageusement avec les phares, cabines de plage miniatures, peluches ou autres figurines.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Déjà en baie au XIXe siècle

 

 

Et pourtant, les phoques en baie d’Authie, ça ne date pas d’hier ! Ils évoluent ici dans leur milieu naturel car ils étaient déjà présents au XIXe siècle, puis ils en furent chassés. Au début du XXe siècle, ils avaient tous disparus. On les observe de nouveau depuis le début des années 2000. Suite à la ratification de la convention pour la protection des phoques de l’Antarctique en 1972, ils sont revenus dans les estuaires picards de manière progressive.

 

Au début des années 2000, on ne voyait que quelques phoques en baie d’Authie mais depuis, leur nombre a augmenté de façon exponentielle. Les raisons de cette implantation sont multiples : présence de plages sableuses, de poissons en abondance, et surtout l'effet des marées dans les estuaires qui permet la formation de bancs de sable se découvrant à marée basse, où les phoques peuvent se reposer et prendre le soleil pour préparer leur mue d'hiver. Ils apprécient particulièrement ces bancs de sable longeant des chenaux profonds et offrant la tranquillité, et surtout la possibilité pour ces sympathiques mammifères marins de se jeter à l’eau très rapidement en cas de danger, ou tout simplement de dérangement causé par l’homme à bord de kayaks, et surtout, de puissants engins motorisés.
 

 

Malgré la curiosité qui le pousse parfois à s’approcher des embarcations, le phoque veau-marin est très sensible au dérangement. Mise-bas, élevage des jeunes, toilette, repos s’effectuent sur les bancs de sable découverts par la marée. Les tentatives d’approche se soldent immanquablement par la fuite vers l’eau des animaux. Répétés, ces dérangements perturbent le cycle de vie du phoque et peuvent compromettre la survie des nouveau-nés.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Des phoques dans la tempête

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Cette année, au milieu du mois d’août, 144 phoques ont été comptabilisés, dont pratiquement la moitié de phoques gris, ce qui représente une première pour le site. En juillet dernier, une petite femelle est née en baie ; elle fut baptisée Epinette en raison d'une tâche en forme de sapin sur son profil droit (l'épinette est le nom québécois de différentes variétés de conifères).

 

À titre de comparaison, en baie de Somme, les effectifs maxima de phoques recensés sur les reposoirs de marée basse étaient de 415 Phoques veaux-marins et 110 phoques gris. La première naissance de phoque veau-marin a été observée le 17 juin. Cet été, 87 naissances ont été enregistrées, toujours en baie de Somme qui abrite la plus importante colonie française de phoques veaux-marins.

 

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

ZOOM

 

Promenade en famille chez les grèbes huppés

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes ; les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes ; les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Pourquoi se fatiguer ? « Bon d’accord, je suis déjà grand et je sais nager seul, mais le temps que maman m’offre l’hospitalité de son dos, j’en profite ! Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer… ».

Pourquoi se fatiguer ? « Bon d’accord, je suis déjà grand et je sais nager seul, mais le temps que maman m’offre l’hospitalité de son dos, j’en profite ! Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer… ».

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

La Bécassine sourde

 

Pas facile à observer la Bécassine sourde, plus petite et avec surtout le bec plus court, au comportement plus solitaire que sa cousine la Bécassine des marais. Elle ne se manifeste que très peu le jour et peut demeurer invisible de longues heures tapie dans la végétation des marais où elle se confond parfaitement dans cet environnement.

 

C’est amusant de voir comment elle se nourrit ; tout en sautillant, agitant son corps de bas en haut.

 

Elle vit dans les régions froides, nichant en Finlande, Scandinavie, Russie et Sibérie. Lors de sa migration d'hiver, on peut la retrouver jusqu'en Afrique Occidentale ou sur les rives de l'Océan Indien. Elle n'est pas considérée comme une espèce nicheuse en Europe Occidentale. Les plus précoces arrivent en France vers le milieu du mois d'octobre et y restent jusqu'aux premières grandes gelées.

 

J’ai photographié cette Bécassine sourde en baie de Somme le 7 octobre dernier

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

ÉCLIPSE TOTALE : UNE SUPER-LUNE DE SANG

 

L’éclipse totale lunaire que nous avons observée le 28 septembre au matin s’est produite lorsque la lune, alors pleine, fut précisément alignée avec le soleil et la terre ; l’ombre de la terre, réfléchie par le soleil, éclipse alors notre satellite dans sa totalité. Une éclipse de lune ne peut avoir lieu que lorsque notre satellite, vu depuis la terre, se situe dans la direction opposée au soleil et qu’il se trouve donc en phase de pleine lune.

Coïncidence : cette éclipse totale avait lieu en même temps que la super lune, quand notre satellite paraît plus gros que d'habitude dans le ciel : 14 % plus grand et 30 % plus brillant qu'à l'accoutumée.

 

Ce matin-là, le phénomène général débuta à 2 h 15 pour se terminer à 7 h 20. La phase de totalité, durant laquelle la lune, obscurcie, s’était parée d’une teinte rougeâtre, dura un peu plus d’une heure, entre 4 h 11 et 5 h 23. La dernière éclipse de super-lune a eu lieu en 1964 ; la prochaine est annoncée pour 2033

 

Photographie prise sur la plage de Berck-sur-mer à 4 h 39.

Objectif SIGMA 800mm sur CANON 7d Mark II 0,5 sec f 5,6 1600 ISO

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 03:38
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
Ronny, le poète bièrologue vient de faire son entrée dans le monde des Géants du Nord

Ronny, le poète bièrologue vient de faire son entrée dans le monde des Géants du Nord

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Grosse affluence ce samedi dans les rues du centre-ville de la capitale des Flandres ainsi que dans les artères animées du quartier du Vieux-Lille où se déroulait la Ronde des Géants. Il faut dire qu’une telle manifestation n’avait pas été organisée depuis 2004 à Lille, date à laquelle la ville avait été promue Capitale Européenne de la Culture. Les organisateurs ont par ailleurs eu l’excellente idée de faire coïncider cette parade haute en couleurs avec les Journées du Patrimoine.

En effet, les Géants du Nord, inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco, ces personnages mythiques qui suscitent une grande ferveur, sont devenus un véritable symbole identitaire de la région. La Ronde des Géants se définissant comme un évènement festif ayant le pouvoir de rassembler des personnes de tous horizons et de tous âges. Tradition ancrée dans le Nord – Pas-de-Calais, la Ronde des Géants s’inscrit dans une logique de convivialité et de symbolisme.

 

CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
René Magritte, peintre surréaliste belge et son oeuvre « Le Thérapeute » deux géants de El Cayoteu de Lessines ( Belgique ).

René Magritte, peintre surréaliste belge et son oeuvre « Le Thérapeute » deux géants de El Cayoteu de Lessines ( Belgique ).

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Une cinquantaine de géants autour de Lydéric et Phinaert

 

   Près de cinquante géants venus de toute la région ainsi que de Belgique ont participé à cet événement mémorable, entourant les géants Lydéric et Phinaert, « les légendaires pères fondateurs de Lille », qui n’étaient pas sortis de l’Hôtel de ville depuis dix ans. Je précise que ces deux colosses – 250 kg pour 6 mètres de haut – nécessitent chacun sept porteurs. Tous les deux auraient vu le jour en 1565 et leur dernière rénovation remonte à 1999. Dés le samedi matin, les visiteurs purent assister au montage des géants, moment toujours apprécié par le public, surtout les enfants, pour le côté spectaculaire des manipulations d’assemblage et d’habillage. Il était également possible de s’essayer au « porté de géant » durant toute la journée. En effet, Les Amis des Géants de Lille proposaient une initiation au porté sur les différents lieux stratégiques de la parade, la place Rihour, la Grand’Place, la place du Théâtre, ainsi que sur le parvis de Notre-Dame de la Treille où un diplôme était attribué à chaque valeureux porteur d’un moment.
 

   Acteur indissociable de la Ronde des Géants, l’association Les Amis des Géants de Lille s’est également investie dans un projet en partenariat avec les archives municipales de la ville et les sites Terre de Géants et Vie de Géants. Pour commémorer cette tradition, une très intéressante exposition rétrospective, intitulée Si les géants de Lille m’étaient contés…, était organisée au palais Rihour, lieu historiquement et hautement symbolique, au sein de la salle du conclave où les visiteurs étaient accueillis afin d'explorer la tradition lilloise du portage de géant qui compte près de deux siècles d'existence:les premières sources mentionnant le portage de géant à Lille en l’an 1821!
 

  Cet événement représentait également l'occasion de découvrir ce lieu, demeure luxueuse construite au XVe siècle par les seigneurs de Valois-Bourgogne.

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Un géant à la mémoire du poète bièrologue Ronny Coutteure

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

 

 

   Avant que ne démarre ce défilé historique, il fut procédé sur la place Rihour au baptême laïc du nouveau géant : Ronny le poète bièrologue, créé à l’effigie de Ronny Coutteure, le poète, humoriste, clown, comédien, écrivain, réalisateur pour le grand comme pour le petit écran et fondateur autoproclamé de la bièrologie.

   

   C’est l’association Les Amis des Géants de Lille qui a décidé de lui rendre hommage quinze ans après sa mort en construisant un géant - fait d'osier et de carton-pâte, mesurant quatre mètres et porté par une seule personne- à la mémoire de Ronny, que personne dans le Nord n’a oublié, tellement ce personnage emblématique était attachant et si représentatif de l’esprit de la région.

 

  Une campagne de financement participatif avait par ailleurs été lancée pour impliquer directement les citoyens dans sa conception. Ronny a donc été entièrement créé grâce au financement des contributeurs – il fallait récolter 4 000 euros – et au savoir-faire de l’association à l’origine de cet intéressant projet. Il a pour parrain Gille Defacque – son partenaire clown du début de sa carrière et actuel directeur du Prato – et pour marraine Jenny Clève, célèbre comédienne tourquennoise – son éternelle maman au cinéma et à la télévision, notamment en 1987 dans Le coeur dans les nuages.
 

   Inutile de dire que ce baptême fut suivi avec grand intérêt et une certaine émotion par de très nombreux spectateurs qui ne voulaient rien manquer du spectacle.

   

   A la fin de la cérémonie, Ronny le poète bièrologue put donc rejoindre ses autres amis, comme il le fera maintenant -et pour l’éternité- à maintes reprises dans les cortèges et parades, pour pavaner une première fois au coeur de cet exceptionnel défilé qui se termina par un joyeux rigodon final sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille.

 

   En guise de conclusion, il me plaît de vous livrer cette citation de Ronny Coutteure, qui sied à merveille à la journée marquante que nous venons de vivre : « Et n’oubliez pas : tout ça aussi, c’est de la culture, de la culture populaire, la vraie ! Celle qui appartient à tout le monde. Parce que, comme je dis toujours, quand le front de la culture avance, le front de la connerie recule ! ».

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Les géants qui participaient à cette Ronde

 

 Lydéric et Phinaert (Lille), Jeanne Maillotte (quartier Vieux-Lille), Narcisse le P’tit Quinquin (quartier Lille-centre), Raoul de Godewarsvelde (quartier Saint-Sauveur, Lille), Cordeonneux (quartier de Wazemmes, Lille), Voilazier (école Lavoisier, Lille), Philippe-Auguste (Bouvines), Josephe de l’Epinette, Vincent le Tisserand, Elisabeth du Faubourg (quartier faubourg de Béthune, Lille), Pierre Degeyter (quartier de Fives, Lille), P’tit D’siré (quartier de Moulins, Lille), Bébécamoule (quartier des Bois-Blancs, Lille), Hellemus (Hellemmes), Totor (Steenwerck), La Reuzinne, Piet’je, Bout’je (Les Amis de Reuze, Dunkerque), Hilaire Patate (quartier de Rosendael, Dunkerque), Muguette, Théo, Léo et Mickey (Prouvy), Marie de la Motte (Haubourdin), Gordaine (Lallaing), Bernicotille (Mont-Bernenchon), La Belle Hélène (Les Amis de Gambrinus, Steenvoorde), Jean le Bûcheron, Maria et Mariona, Jacobus (Les Amis de Fromulus, Steenvoorde), Flipp et Zabeth (Berck-sur-mer), Joseph eul carioteux, Eugénie la canneuse (Iwuy), Augustin de Belempin, Frère Jacques (Tourcoing), Saint-Saturnine (Sains-lez-Marquion), Messire et la Confrérie de la Franche Louche (Comines), Ugène Taté (Forest-sur-Marque), Guillem le Contrebandier (Willems), Miss Cantine (Nieppe), Isidore Court’Orelle (Lezennes), Aline (Hondeghem), Le Thérapeute, Magritte (Cayoteu 1900, Lessines – Belgique), Vauban le Bâtisseur (Ath – Belgique), Gaston le mâchon – (Rumes Belgique ), Pénélope (Villers-Outreau)… et bien entendu Ronny, le poète bièrologue baptisé le jour-même.

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
Published by Guy Sadet - dans Traditions populaires
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 16:45

 

J’ai enfin réalisé mon rêve : me rendre dans le nord de l’Angleterre afin de visiter les îles Farne (Farne Islands).

 

J’en reviens, après quelques jours passés sur place, la tête pleine d’images, avec l’impression d’être allé à la rencontre d’un autre monde, parfois loin de toute civilisation.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
Ce macareux moine de retour de pêche, le bec rempli de lançons (anguille des sables) s’apprête à regagner son terrier afin de nourrir son poussin.

Ce macareux moine de retour de pêche, le bec rempli de lançons (anguille des sables) s’apprête à regagner son terrier afin de nourrir son poussin.

Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille : « On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 »

Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille : « On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 »

Guillemot de Troïl et mouettes tridactyles

Guillemot de Troïl et mouettes tridactyles

Habile pêcheur, le macareux peut attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Habile pêcheur, le macareux peut attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Jeune Guillemot de Troïl bien entouré au sein de la colonie de Staple island

Jeune Guillemot de Troïl bien entouré au sein de la colonie de Staple island

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris.

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris.

Sterne arctique sur Inner Farne

Sterne arctique sur Inner Farne

Lumières crépusculaires sur Farne Islands

Lumières crépusculaires sur Farne Islands

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Oui, cet endroit est tout à fait fantastique. S’il ne fallait garder qu’une seule vision de cette incroyable escapade hors du temps, ce serait celle où notre embarcation s’est approchée de cet empilement rocheux complètement isolé en pleine mer, au large de l’île de Staple, offrant l’unique occasion de voir des oiseaux par milliers – guillemots et mouettes tridactyles – vivre dans leur habitat naturel sans présence humaine. Lorsque notre bateau s’engagea dans les anfractuosités des falaises, la proximité avec les oiseaux fut saisissante, avec des sons indescriptibles de cris mêlés… et l’odeur acre du guano qui agressait nos narines. Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille :

« On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 ». Il n’avait pas tort !
 

Puis vint le débarquement à Staple, où nous passâmes un peu plus de deux heures en compagnie des macareux, guillemots, cormorans, pingouins torda, avant de rejoindre l’île d’ Inner, le royaume de la sterne arctique, après un passage (sans escale) devant Longstone et son importante colonie de phoques gris. Moments magiques !

Ce trajet, nous le fîmes à plusieurs reprises à des horaires différents, afin de multiplier nos chances d’obtenir des lumières différentes.
 

Malheureusement, quatre heures d’éclaircies mises à part, le ciel resta désespérément gris durant toute la durée du séjour !
 

La veille du départ, par exemple, nous avons subi une rainstorm, comme disent les Anglais : tempête et pluies torrentielles aussi violentes qu’imprévues sous un ciel d’apocalypse. Alors que nous étions en pleine mer, prêts à accoster sur Inner, toutes les embarcations ont reçu l’ordre de rentrer immédiatement au port ! Et le jour de notre arrivée, impossible de quitter la chambre d’hôtel à cause d’une grosse tempête : rues désertes, atmosphère quasi hivernale et moral dans les chaussettes…
 

Les conditions météorologiques furent les seules ombres au tableau ; c’était du reste ma crainte au moment de planifier ce déplacement : j’avais lu les statistiques des services météo de la région qui donnent 7 jours secs en juin, et 8 en juillet !
 

Enjoy !

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

Macareux moine et Guillemots de Troïl

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
le macareux vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées

le macareux vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées

Situées au large du Northumberland, sur la côte est de l’Angleterre, non loin de la frontière avec l’Ecosse, les îles Farne sont un archipel de 15 à 20 îles, dont certaines sont recouvertes à marée haute. Elles ne sont pas habitées et constituent un habitat primordial pour les oiseaux marins ; elles représentent également une réserve de faune d'importance internationale.
 

Face à cet archipel, situé à trois miles de la côte, se situe Seahouses, charmant village portuaire qui connaît chaque année une extraordinaire affluence d’avril à juillet. C’est à cette période en effet que des milliers d’oiseaux marins se rassemblent pour couver sur les îles.
 

C’est de ce port que vous embarquez pour vous rendre sur les deux îles les plus importantes : Inner et surtout Staple. Enfin… lorsque la météo le permet, surtout pour Staple. L’an dernier, un ami
photographe, en huit jours de temps, n’a jamais pu débarquer sur cette île en raison de mauvaises conditions météorologiques. C’était pourtant en juillet ! L’accès aux autres îles est interdit à des fins de protection.

 

Dans le port, un panneau publicitaire, que personne ne peut ignorer, livre cette formule que Jacques Séguéla ne renierait pas : « Venez chez nous, 36 000 couples de macareux moines ne peuvent pas avoir tort ! ». Plus exactement : 22 500 couples de macareux, près de 25 000 couples de guillemots de Troïl, 4 500 couples de mouettes tridactyles, 1 250 couples de sternes arctiques, des centaines de pingouins torda, autant de grands cormorans, ainsi que des cormorans huppés qui ont niché sur place ont été comptabilisés la saison dernière. Bien entendu, les chiffres 2015 ne sont pas encore connus mais ils devraient s’approcher de ceux de l’an dernier, voire augmenter légèrement, surtout du côté des guillemots.

Colonies de Guillemots de Troïl et des mouettes tridactyles

Colonies de Guillemots de Troïl et des mouettes tridactyles

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
Guillemots de Troïl Au second plan, la variante bridée de l'espèce en raison du contour blanc et de la virgule en arrière de l'oeil -espèce plus rare -

Guillemots de Troïl Au second plan, la variante bridée de l'espèce en raison du contour blanc et de la virgule en arrière de l'oeil -espèce plus rare -

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Guillemot et son poussin

Guillemot et son poussin

Pingouins torda

Pingouins torda

Eiders à duvet , à gauche le mâle , en haut à droite la femelle , en bas le poussin

Eiders à duvet , à gauche le mâle , en haut à droite la femelle , en bas le poussin

Le clown des mers

 

De par sa beauté, son apparence exotique, souvent jugé comique à cause de sa démarche malhabile, le macareux moine est certainement l'oiseau de mer qui, de nos jours, attire le plus l’attention. La LPO (ligue pour la protection des oiseaux) n’a-t-elle pas fait du macareux son emblème ?

Il fait partie de la famille des alcidés, une famille d'oiseaux marins plongeurs regroupant les pingouins ou les guillemots. Oiseau pélagique par excellence, il passe le plus clair de son temps en haute mer, ne regagnant la terre ferme que pour se reproduire, nichant sur les pentes herbeuses et les falaises.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Il vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées ; un excellent plongeur également, capable de descendre à une profondeur de soixante mètres et de rester sous l’eau plus d’une minute.

Habile pêcheur, il lui arrive d’attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Lors de la parade nuptiale, le bec du mâle s'orne de couches cornées vivement colorées de rouge, de bleu et de jaune, d’où son surnom de clown des mers.

C’est le moment où se forment les couples. Les partenaires se touchent alors le bec frontalement et le mâle, excité, pousse la femelle qui rejoint l'eau où se passe l'accouplement.

De retour sur terre, il creuse, à l'aide de son puissant bec, tout en raclant le sol avec ses griffes, de profonds terriers – de 70 cm à 1,20 m de long, quelquefois davantage – où il construit et protège son nid tapissé de plumes d’herbes ou d’algues. Il peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

L'espérance de vie théorique d'un macareux moine est d'environ 25 ans mais, comme la plupart des espèces à longue durée de vie, il se reproduit peu : la femelle ne pond qu'un seul oeuf par an, posé à même la terre au fond du terrier, de fin avril à mai.

L'oeuf est couvé durant 40 à 43 jours. Lors du nourrissage de son poussin, le macareux conserve le produit de sa pêche dans son bec, entre la mandibule supérieure et la langue, pour le rapporter au terrier.

Le poussin mange des poissons entiers apportés par les parents qui les lui présentent pendus et alignés de chaque côté du bec, ceci durant six semaines – les parents ne s'alimentent alors plus, ou presque plus.

Le jeune oiseau doit ensuite jeûner une huitaine de jours, ses parents effectuant leur mue et ne pouvant provisoirement plus voler, ayant perdu leurs rémiges. Affamés, les petits sortent alors du nid, toujours au crépuscule et s'élancent maladroitement du haut de la falaise. C'est un moment où ils sont particulièrement vulnérables, exposés à la prédation car non protégés par les parents déjà repartis en mer.

Le macareux peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

Le macareux peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

Au terrier

Au terrier

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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« … ne nous mélangeons pas les pinceaux, toi tu pars à gauche et moi à droite … ou l’inverse »

« … ne nous mélangeons pas les pinceaux, toi tu pars à gauche et moi à droite … ou l’inverse »

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... Et hop !

... Et hop !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Les pique-assiettes

 

La période du nourrissage bat son plein chez les macareux moine nichant sur Inner. Les adultes ramènent au terrier de nombreux poissons – des lançons – pour leur unique poussin de l’année. Malgré leurs qualités indéniables de pêcheurs, le taux de réussite du nourrissage reste très incertain, en raison des nombreuses attaques de mouettes rieuses ou de goélands avant l’arrivée au terrier.
 

Sur ces documents, notre puffin n’a pas eu beaucoup de chance : il s’est littéralement fait voler la pitance ! Peu importe, il retournera ensuite en pleine mer faire sa provision, en espérant la prochaine fois arriver à bon port.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Une des plus grandes colonies de phoques gris d’Europe

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris, mettant bas plusieurs centaines de jeunes chaque année entre septembre et novembre. De fait à l’automne, les plages de l’île de Brownsman sont envahies par des bébés phoques gris.
 

Étendus tranquillement sur les rochers à proximité du phare de Longstone, les phoques semblent être les résidents attitrés de ce lieu : ils occupent cet endroit depuis plus de 800 ans et ont survécu aux chasseurs de fourrures et à de nombreux dangers. Ils en sont donc bien propriétaires. Plus au large, il n’est pas rare d’observer le petit rorqual, le marsouin commun, des dauphins communs, et plus rare ment, le requin pèlerin.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Rencontre imprévue

 

Alors que nous naviguions l’autre soir vers Inner Farne, notre embarcation fut doublée par un jeune dauphin en compagnie de sa mère.

Super bonus d’une soirée riche en émotions !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Toniques, les sternes arctiques !

Le premier contact avec les oiseaux, lorsque l’on débarque sur Inner, est saisissant. Nous sommes accueillis par d’innombrables sternes arctiques qui crient et volent dans tous les sens.

Le port d’un couvre-chef s’impose car le visiteur est littéralement harcelé, agressé par ces oiseaux qui défendent avec fougue leurs progénitures en attaquant en piqué le sommet de votre crane. Il faut aussi regarder où l’on met les pieds car les nids se trouvent parfois tout au bord du chemin.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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La sterne arctique, championne de la migration

 

Un juvénile de sterne, bagué au Labrador en 1928, a été retrouvé quatre mois plus tard en Afrique du Sud ! Un autre, bagué dans le nord de l’Angleterre au courant de l’été 1982, à été identifié à Melbourne trois mois après : il avait parcouru 22 000 km !
Une sterne arctique parcourt environ 38 000 km par an dans ses migrations ; elle aura, à la fin de sa vie, parcouru environ 760 000 km… soit deux fois la distance Terre-lune !
Pas mal pour un oiseau pesant une centaine de grammes !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Une nursery à ciel ouvert

Guillemot de Troïl et son poussin

Guillemot de Troïl et son poussin

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Sterne caugek

Sterne caugek

Sterne arctique et son poussin

Sterne arctique et son poussin

Poussin de sterne arctique sous bonne protection

Poussin de sterne arctique sous bonne protection

 

Chez les cormorans

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Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 13:24
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Les stations balnéaires du Touquet-Paris-Plage (France) et d’Ostende (Belgique) vivent cet été une fête givrée grâce aux expositions de sculptures de sable, en écho au tout nouveau spectacle musical proposé actuellement par Disneyland® Paris*.

En effet, La Reine des Neiges, le plus grand succès Disney de tous les temps, est mise à l’honneur au festival de sculptures de sable, devenu résolument européen !

Anna, Elsa et Kristoff sont immortalisés en sable, après l’avoir été en glace à Bruges, Anvers et Liège les hivers précédents.

Même Olaf, connu pour être le seul bonhomme de neige au monde capable de rêver de chaleur et de soleil, est de la partie sur les plages d’Ostende et du Touquet-Paris-Plage.

 

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Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Dans un décor de sable féerique inspiré des attractions de Disneyland® Paris, des artistes du monde entier ont mis en scène les personnages des contes Disney.

Autour d’une spectaculaire sculpture du château de la Belle au Bois Dormant.

On se promène, comme dans le parc Disneyland où le voyage commence dans l’ambiance de la fameuse Main Street, où l’on apprécie le charme désuet d’une petite ville américaine du début du siècle dernier.

On vit l’agitation de la ruée vers l’or à l’ombre de Big Thunder Mountain.

On peut également se retrouver nez à nez avec des personnages de Pirates des Caraïbes ou revivre les aventures de Raiponce, sauvée des griffes de sa marâtre par le beau Flynn Rider, ou suivre les traces de Peter Pan et de la fée Clochette au pays imaginaire et faire la connaissance du détestable capitaine Crochet.
Tout cela sans oublier de faire le grand saut à la Tour de la Terreur, de vivre l’expérience Star Wars et, pourquoi pas, goûter aux créations culinaires de Ratatouille ?

Quant à Blanche Neige, Alice, Aladin, etc., ils ont aussi leur effigie en sable, bien sûr.

 

 

*Jusqu’au 13 septembre 2015, le monde de La Reine des Neiges se matérialise au parc Disneyland, avec un tout nouveau spectacle musical. L’occasion de vivre et revivre, de manière participative, les plus belles scènes musicales du plus gros succès Disney de tous les temps. La place du marché, inspirée de l’univers du royaume d’Arendelle, propose aux visiteurs l’opportunité de faire le plein de douceurs.

Les deux héroïnes de la Reine des Neiges défilent tous les jours lors de deux rendez-vous spéciaux. Dans La magie Disney en parade, la princesse Anna et la reine Elsa sont à l’honneur avec Olaf sur leur char givré. Elles traversent le parc plusieurs fois par jour lors de la promenade Hommage à la Reine des Neiges, pour saluer la foule à bord de leur calèche royal. La Reine des Neiges arrive également dans la version traditionnelle de Disney Dreams, un spectacle nocturne grandiose, avec jets d’eaux, pyrotechnie, où les célèbres personnages de l’univers Disney s’animent en projections sur l’architecture du château de La Belle au Bois Dormant.

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Trente artistes … et 9 000 tonnes de sable

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Le festival (aussi bien celui d’Ostende que celui du Touquet) a été conçu par une équipe de spécialistes de trente artistes professionnels de renommée internationale en provenance des Etats-Unis, du Canada, de Russie, de Chine, d’Espagne, d’Italie, d’Ukraine, de Pologne, de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas…

Ils ont réalisé en quelques semaines leurs prouesses à la fois techniques et artistiques à l’aide de quelques milliers de tonnes de sable.

Ainsi, à Ostende, il aura fallu pas moins de 6 000 tonnes de sable de sculpture amené spécialement par deux cents camions pour façonner cette galerie, laquelle comporte 150 sculptures hautes de 2 à 6 mètres, trônant sur une plage de quelque 10 000 m².

Au Touquet, plus de 3 000 tonnes de sable, amené spécialement de Belgique, ont été utilisées pour construire 120 sculptures hautes de 2 à 6 mètres.

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Du grain de sable à l’art

 

A l’aide de bulldozers et de grues, le sable de sculpture est déversé dans des armatures en bois où, couche sur couche, il est compressé pour former un bloc dur à la hauteur souhaitée. Les sculpteurs, aussi appelés carvers, ont chacun leurs outils favoris : pelle, spatule, et même pinceau ou paille ! L’échange d’idées et d’expériences entre artistes issus des quatre coins du monde mènent aux créations les plus folles et aux décors les plus audacieux.
 

 

Comme des dés ou comme des billes ?
 

 

A condition de disposer du sable adéquat et des bonnes techniques, toute forme est envisageable.
Les sculptures de sable acquièrent ainsi le statut d’objets d’art – cette discipline était d’ailleurs déjà pratiquée par les Egyptiens 4 000 ans avant Jésus Christ.
Le sable, qui se trouve sur la plupart des plages, est constitué de grains polis par vagues et marées.

Ces grains, devenus tout à fait lisses au fil du temps, ne conviennent pas à la sculpture. Il faut au contraire, pour exercer cet art, du sable de rivière dont les grains sont restés plus bruts et anguleux.

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Architecture et anatomie

 

Un sculpteur de sable doit pouvoir imaginer sa sculpture et ses dimensions ; l’expérience lui permet de développer une telle conception spatiale.

Et à chacun sa spécialité : alors que l’un préfère les constructions architecturales, l’autre développe tout son talent dans les sculptures de personnages. Chacune de ses disciplines requiert des compétences spécifiques : la première une grande droiture dans le trait ; la seconde, le sens des proportions anatomiques.
 

Les sculpteurs de sable sont comme les peintres : ils travaillent tout en douceur et en réflexion, tenant compte de tous les paramètres qu’ils calculent et projettent indéfiniment avant de réaliser leur oeuvre.

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

 Le Touquet-Paris-Plage (front de mer, dans l’axe de la rue Jean-Monnet)

Jusqu’au lundi 31 août inclus, de 10 h à 19h.

 

 Ostende beach Jusqu’au dimanche 6 septembre inclus, de 10 h à 19 h.

 

 

 

Published by Guy Sadet
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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:12
Gorgebleue dans une roselière de la baie de Somme

Gorgebleue dans une roselière de la baie de Somme

Hirondelle rustique ( Bassin d'Arcachon )

Hirondelle rustique ( Bassin d'Arcachon )

Fulmars boréaux dans les falaises de Ault (80)

Fulmars boréaux dans les falaises de Ault (80)

Accouplement d'échasses blanches ( Le Teich )

Accouplement d'échasses blanches ( Le Teich )

Petit gravelot au nid

Petit gravelot au nid

Sur un îlot de la lagune, presque à l’abri des regards humains – mais malheureusement pas des prédateurs ; ils sont potentiellement nombreux – un petit gravelot couve deux oeufs qu’il a déposés sur un tas de cailloux et quelques coquillages à même le sol.

Il ne semble pas être perturbé par les cris assourdissants des mouettes rieuses qui se chamaillent presque derrière lui.
Plus loin, ce sont les échasses blanches qui se disputent les meilleures places pour leur nidification. Sur un autre reposoir, deux couples d’avocettes élégantes se relaient au nid. La période de reproduction est maintenant entamée, et pour tenter d'élever une progéniture, le temps est compté !
Une bergeronnette printanière vole de buisson en buisson, tandis que le rossignol égrène une partie de son répertoire. Malheureusement, je n’arrive pas à le localiser avec précision dans le touffu bosquet… Celui-là, je n’ai pas encore réussi à la mettre dans la boîte !
Caramba, encore raté !

 

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Il y a une vingtaine de jours auparavant, je me trouvais dans les polders des Flandres belges où j’ai pu observer les premières barges à queue noire arrivées des Pays-Bas et de Scandinavie, qui nichent en compagnie d’autres limicoles dans ce magnifique biotope non loin de la frontière hollandaise.

Barge à queue noire , à l'aube dans les polders de Uitkerke ( Belgique )

Barge à queue noire , à l'aube dans les polders de Uitkerke ( Belgique )

Barge à queue noire

Barge à queue noire

Pipit farlouse

Pipit farlouse

Linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse

Quelques jours plus tard, j’arpentais les renclotures de la baie de Somme, entre le Crotoy et Saint-Valery à la recherche de passereaux : phragmite des joncs, bruant des roseaux ou autre cisticole des joncs, et surtout la gorgebleue, de retour de migration, avec l’espoir de croiser les hirondelles s’affairant à la consolidation des nids en prélevant, en bordure du Dien, de petites boules de terre humide qu’elles mélangent ensuite avec de l’herbe sèche et de minuscules cailloux.

A n’en plus douter, nous sommes bien au printemps et il semble installé, comme en témoigne ces quelques images prises au cours des dernières semaines, des polders belges au bassin d’Arcachon, en passant par les bas-champs de la baie de Somme et les falaises d’Ault où niche une colonie de fulmars boréaux !

Phragmite des joncs

Phragmite des joncs

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
Avocette élégante au nid - parc du Marquenterre - Baie de Somme

Avocette élégante au nid - parc du Marquenterre - Baie de Somme

La jolie Gorgebleue

La jolie Gorgebleue

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Fulmars boréaux dans les falaises d’Ault

 

Depuis de nombreuses années, le fulmar boréal niche dans les falaises d’Ault.
Les premiers individus arrivent sur le site en décembre, voire fin novembre. Les couples se forment rapidement et mettent environ quatre mois pour s'installer sur leur site de reproduction. L’accouplement est un phénomène très discret qui ne semble absolument pas spécifique des couples reproducteurs.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Après avoir trouvé l'anfractuosité idéale, la femelle pond un seul oeuf à même la roche entre fin mai et mi-juin. Les parents se relaient lors de la période d'incubation, qui dure une cinquantaine de jours (de 41 à 57 jours). Dès l'éclosion, le jeune est nourri d'un liquide huileux, sécrété par ses parents.
Le jeune est gardé à tour de rôle par les deux parents, jusqu'à l'âge de quarante-six jours en moyenne. Tandis que l'un d’eux se charge de l'alimenter et de le protéger – une protection effective durant les deux premières semaines seulement – l'autre s'éloigne de la colonie pendant plusieurs jours à la recherche de nourriture.

Le poussin, qui a besoin de sept semaines pour grandir, perd son duvet blanc au profit des plumes et renforce ses ailes. Passé le temps de l’émancipation, ce sont les premiers envols, généralement entre la dernière semaine d'août et la deuxième semaine de septembre.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS

Il ne reviendra à terre que huit ans plus tard, lorsqu’il aura atteint sa maturité sexuelle pour recommencer le grand cycle de la vie. La plus grande partie de sa vie se déroule dans le grand large à la recherche de sa nourriture. Il accompagne souvent les bateaux de pêcheurs, loin des côtes et il profite ainsi des rejets de poissons et autres résidus de la pêche.

L’une des particularités du fulmar, c’est de posséder une glande de dessalage de l’eau de mer, lui permettant ainsi de boire. Le sel est rejeté au niveau des narines à la morphologie si particulière. Il chasse et se nourrit en rasant l'eau, de son vol fluide.

C'est un excellent planeur, profitant des moindres courants d'air au fil des vagues pour se déplacer.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Accouplement d'échasses blanches

Préliminaires...

Préliminaires...

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Croisement de becs après l'accouplement

Croisement de becs après l'accouplement

… Du rififi sur la lagune

 

 

Défense et protection du territoire chez les échasses blanches

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ZOOM

 

 

 

La grande soif du Milan noir

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Faucon crécerelle en action de chasse (polders de Uitkerke-Belgique)

Faucon crécerelle en action de chasse (polders de Uitkerke-Belgique)

Bécasseau minute , le plus petit des limicoles

Bécasseau minute , le plus petit des limicoles

Envolée de centaines de Bécasseaux

Envolée de centaines de Bécasseaux

Chevalier gambette

Chevalier gambette

Accouplement de grenouilles rousses

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Mesdames PANURE en quête de nourriture pour leurs petits nés il y a quelques jours dans la phragmitaie.

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HEUREUX COLOCATAIRES !

 

A plus de 25 mètres de hauteur au sommet des pins laricio de la héronnière du Marquenterre, les nids se cotoient, avec parfois une promiscuité saisissante.
Comme ici un couple de cigognes qui niche en compagnie de leurs cigogneaux pratiquement dans le même nid que celui d’un couple de spatules blanches et leurs progénitures.

Quelques centimètres les séparent et pourtant la cohabitation se passe sans aucune difficulté.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Tiens un renardeau !

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Belle rencontre en Picardie avec ce renardeau qui semble être âgé de sept ou huit semaines. Il ressemble en plus petit à l’adulte, avec un pelage un peu duveteux et une marque noire entre l’oeil et le coin de la gueule.

Entre quatre et dix semaines, les jeunes prennent cinquante grammes par jour.

A la naissance il pesait entre 85 et 125 grammes.

Dès six mois, on ne peut distinguer le jeune d’un adulte.

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Les renardeaux naissent les yeux clos, aveugles et sourds. Ils ont besoin de la chaleur maternelle durant les deux ou trois premières semaines, pendant le premier mois, la femelle reste sous terre avec ses petits, elle a huit tétines en général.

Peu à peu, ses réserves de lait s'épuisent : les aliments solides, déjà consommés par les petits depuis l'âge de 1 mois, deviennent alors leur seule nourriture.

Les yeux des jeunes s’ouvrent entre onze et quatorze jours et sont bleus jusqu’à un mois, puis ils deviennent bruns à couleur ambre.

Les oreilles s’ouvrent à la même période, peu avant que le renardeau ne commence à se tenir sur ses pattes et à marcher. Les renardeaux sont curieux, très joueurs et souvent turbulents.

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Vers quatre semaines, ils effectuent leur première sortie en bordure de terrier, jouant pendant que leur mère part chasser. Entre six et douze semaines les jeunes sont sevrés, les adultes leur apportent de la nourriture.

La plupart des jeunes âgés de 6 mois à 1 an quittent le territoire natal ou en sont chassés, entre octobre et janvier inclus.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Les affamés !

 

 

Ces jeunes hirondeaux nés il y a moins de trois semaines attendent à la porte de l’étable le retour de chasse des parents qui assurent encore pour quelques jours leur nourrissage.
 

Cela fait à peine deux jours qu’ils ont quitté le nid et dans une semaine ils seront émancipés.
 

La grande aventure commencera alors pour eux !

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Grands Gravelots en baie d'Authie

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 12:50
29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
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29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !

Du 18 au 26 avril prochains, la foule des grands jours est attendue aux 29es Rencontres Internationales de Cerfs-Volants de Berck-sur-mer (62).

29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
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Cerfs-volants d'ici et d'ailleurs est le thème retenu pour cette édition 2015 où l’esprit de partage et d’échanges multiculturels de ce rendez-vous incontournable prend ici toute sa dimension. Cette manifestation, imaginée par une poignée de passionnés, est devenue en quelques années le troisième plus grand rendez-vous en termes de fréquentation de la région Nord - Pas-de-Calais.

La notoriété de cette manifestation a maintenant largement dépassée les frontières de l’hexagone, et connaît un rayonnement quasi planétaire auprès des amateurs.

 

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Si ces rencontres ont pris l’importance que nous connaissons actuellement, c’est parce que les initiateurs du projet qui, au départ, ne rassemblait que quelques dizaines de voleurs de vent chevronnés ont su avec ingéniosité grâce à l’apport d’animations, de spectacles et de l’usage d’une communication intelligente et efficace, dispensée notamment auprès des enfants, captiver le grand public.
Petits et grands curieux, passionnés du vent et de la mer, sportifs, collectionneurs ou encore amateurs de sensations, pourront explorer l’air du temps, partir sur les traces de cultures ancestrales et de créations contemporaines.

29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
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Une invitation au voyage

 

Apparue en Asie il y a quelques siècles, l’origine du cerf-volant reste encore mystérieuse. Certaines hypothèses amènent à penser qu’il serait né en Indonésie, avant de survoler la Chine, le Japon, la Corée, l’Inde ou la Malaisie pour se développer plus tard en Occident. Aujourd’hui, il n’est plus considéré comme un banal jeu d'enfants. Bénéficiant de matériaux contemporains, les pratiques ont évolué vers la glisse et la création de modèles géants, que les RICV mettent à l’honneur depuis 29 ans.

Des cerfs-volants en feuille de manioc sauvage des confins de l'Indonésie, à ceux finement ouvragés par des artisans malais, japonais, chinois ou thaïlandais, seront ainsi exposés.
Une véritable invitation au voyage !
On découvre ainsi que les cerfs-volants coréens, qui volent haut et loin du 1er au 14 du premier mois lunaire, sont traditionnellement porteurs de messages, notamment le suivant : «Que toutes les calamités de l’année disparaissent avec ce cerf-volant».

On apprend qu’en Inde le cerf-volant de combat, en forme de losange, de petite dimension est constitué d’une armature souple de bambou et se déplace dans toutes directions ; l’objectif étant de couper le fil de son adversaire au moyen de la Manja, fil de coton enduit de poudre de verre.
Quant en Malaisie, les cerfs volants sont communément appelés Layang-Layang du nom d’une espèce d’hirondelle régionale. Ils sont munis d’un arc sonore. Le vibreur est constitué d’une fine lanière de feuille de palme tendue sur un bambou flexible.

On apprécie également avec éblouissement la richesse de variété des cerfs-volants japonais qui permet d’identifier chaque région d’après sa forme et ce qu’il représente. Ils sont décorés d’idéogrammes, de portraits de guerriers samouraïs et d’acteurs du Kabuki.

29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
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Combats de Rokkakus et photographie aérienne

 

Hormis les démonstrations effectuées par les équipes de cerfs-volants de sport, les spectateurs se délecteront des combats de rokkakus, ces cerfs-volants de combats hexagonaux originaires du Japon ; le dernier en vol est désigné vainqueur, ainsi que les spectacles de Mégateam ; vols simultanés avec de multiples pilotes émérites. Vols synchronisés, figures acrobatiques composent sur des musiques adaptées de véritables ballets aériens époustouflants et prodigieux.

Il vous sera également possible d’apprendre à fabriquer votre cerf-volant, puis à le faire voler, grâce aux conseils dispensés par des amateurs chevronnés, avant de flâner dans les jardins du vent, où de géniaux bricoleurs ont conçus des machines aussi extravagantes qu’insolites, qui produisent des sons inattendus suivant les caprices d’Eole.

 

Berceau de la photographie aérienne par cerf-volant, Berck accueillera pendant les rencontres une exposition réunissant des spécialistes internationaux. Les visiteurs pourront profiter de leur talent au travers de cours d’initiation et d’utilisation du matériel.
 

Pour les plus jeunes des animations seront proposées sur la plage avec le pirate Borgnefesse - un personnage haut en couleurs, au verbe aussi effilé que l’est sa rapière et à la faconde truculente- et de ses flibustiers : bateau pirate, tyrolienne d'abordage, cabestans de jeu et ateliers encadrés par des pirates aussi vrais que nature qui plongeront pendant près d'une heure les moussaillons de 4 à 12ans dans une aventure riche en sensations.

 

À l'abordage !

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Les Jardins du Vent

Les Jardins du Vent

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Ils tutoient les étoiles !

 

Samedi 25avril sur le coup des 22 heures, devant des milliers de spectateurs massés sur l’esplanade et le sable, les yeux rivés vers le ciel, au moment où le soleil prend le large et la lune dévoile son plus beau profil, des dizaines de cerfs-volistes alignés sur la plage partageront avec le public ces sublimes instants. Ce show nocturne se distingue par d’originaux jeux de lumières et de renversantes chorégraphies aériennes. Le silence et la légère brise qui envahissent la plage sont en effet propices à un féérique ballet céleste.

Déployant leurs ailes dans la galerie du ciel, les cerfs-volants s’élèvent dans l’obscurité.

 

Sensations inédites assurées !
 

 

29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !

Tels des pêcheurs déployant leurs filets, les voleurs de vent mettent les voiles pour côtoyer les étoiles !
 

Echappée-belle en pré-clôture des RICV, le Vol de Nuit est bien l’événement incontournable et prisé de ce festival à nul autre pareil.
 

La soirée s’achèvera par un éblouissant spectacle pyrotechnique de grande qualité.

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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