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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 13:20

 

Chaque année depuis 2009, un troupeau de 450 à 500 moutons de race boulonnaise, dont on craignait la disparition dans les années 80, occupe en estive le site du Cap Blanc-Nez.
 

Samedi, un public nombreux a accompagné le cheptel de 500 moutons issus de six élevages locaux, en transhumance de la place d’Escalles au Mont d’Hubert. Les bêtes, resteront en pâturage jusqu’au mois d’octobre.
 

Cette manifestation fut l’occasion de faire connaître au grand public la seule race ovine régionale des Haut-de-France, ainsi que les actions menées par la filière économique L’Agneau Boulonnais®, Agneau des Terroirs du Nord, et également d’y découvrir les richesses naturelles et la qualité paysagère du site du Cap Blanc-Nez préservées par cette gestion pastorale adaptée.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

 

540 hectares d’espaces naturels

 

Aujourd’hui, près de 540 hectares d’espaces naturels dans les départements du Pas-de-Calais et du Nord sont gérés avec des brebis boulonnaises issues du cheptel d’éleveurs professionnels, accompagnées de quelques béliers ; 60 % des surfaces se situent au Cap Blanc-Nez, et 30 % de l’effectif de brebis boulonnaises inscrites sont en estive sur ce site.

 

Cette opération de pâturage contribue directement à la sauvegarde de la race ovine boulonnaise et au développement de l’élevage.

 

Le Cap Blanc-Nez constitue un paysage remarquable, inscrit au sein du réseau des Grands Sites de France. Sans pâturage, les buissons et arbustes apparaissent ; les pelouses régressent, et le milieu se referme et évolue la plupart du temps vers un fourré boisé.

 

Le pâturage itinérant est donc une condition nécessaire à un entretien durable de ces milieux ouverts. Les prairies sèches calcicoles sont des milieux originaux abritant une flore et une faune exceptionnelle, riches en espèces d’intérêts national et européen.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Des agneaux d’hiver


Le pâturage du Cap Blanc-Nez permet aux éleveurs de produire des agneaux d’hiver qu’ils commercialisent au printemps suivant par le biais de cette filière.

 

L’impact économique est réel et mesuré puisqu’il permet à plusieurs exploitants de dégager un revenu de leur élevage et contribue au maintien de leur exploitation. Le site du Cap Blanc-Nez contribue à hauteur de 50 à 60 % à la filière L’Agneau Boulonnais®, Agneau des Terroirs du Nord.


Le mouton boulonnais a reçu le prix national 2017 de la Fondation du patrimoine pour l’agro-biodiversité animale au salon de l’agriculture à Paris.


L’objectif général du prix est d’assurer la promotion et la valorisation des races locales à faible effectif, races représentatives d’un patrimoine génétique unique, mais aussi de valoriser la biodiversité et la réhabilitation des espaces naturels protégés.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

L’éco-pâturage, une idée qui fait son chemin

 

La loi Labbé, entrée en vigueur au 1er janvier 2017, interdit désormais aux collectivités d'utiliser des produits phytosanitaires dans les espaces publics.
 

À la place des herbicides, les moutons peuvent faire le travail ! L'éco-pâturage coûte moins cher que l'entretien des espaces verts avec des machines et du personnel ; en outre, les citadins apprécient la présence rassurante des animaux de la ferme.

 

Depuis trois ans, l'engouement ne cesse de croître, également auprès des entreprises ou des structures comme la SNCF ou les Voies navigables de France qui intègrent l'éco-pâturage sur plusieurs de leurs sites.
 

Des formations de bergers urbains sont même dispensées par une entreprise située à Bousbecque, dans le Nord.

 

ORNITHOLOGIE

 


 

Dans l’intimité des spatules blanches

 

C’est un véritable bonheur que d’avoir pu passer quelques heures à pouvoir observer sans être vu ces magnifiques échassiers immaculés que sont les spatules blanches évoluant dans leur milieu
naturel.

 

Confortablement installé dans l’affût privé du parc du Marquenterre, très bien implanté (pratiquement au ras d’un plan d’eau) et faisant partie intégrante du paysage grâce à l’utilisation de matériaux judicieusement utilisés pour sa construction.
 

J’ai donc partagé ces moments d’intimité de ces oiseaux hors du commun, particulièrement beaux en cette période nuptiale : ils arborent une aigrette derrière la tête et une large tache jaune-orange sur la poitrine.
 

Même si j’avais l’impression parfois de jouer les voyeurs, à aucun moment je n’ai troublé leur quiétude.

 

En plus de l’affûtage, j’utilisais une très grosse focale et le déclenchement de mon boîtier était réglé en mode silencieux !

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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Un élégant échassier


Grand échassier de la taille de la grande aigrette, la spatule blanche est facilement reconnaissable grâce à son long bec en forme de spatule de couleur noire, avec du jaune à son extrémité.
 

Son plumage est entièrement blanc, ses pattes sont noires.
En vol, contrairement aux hérons, elle a le cou tendu, comme les cigognes.

 

Les juvéniles ont l’extrémité des rémiges noire.
 

Comme tout échassier, elle a de longues pattes, à l’image des hérons et des cigognes.

Les mâles sont plus grands que les femelles, et possèdent un bec et des pattes plus longs.
 

Elle est grégaire, coloniale en période de reproduction.

 

On l'observe le plus souvent en groupes dans les eaux peu profondes.

 

Tout en avançant à l'aveugle, parfois rapidement, elle fouille la vase du bec par des mouvements de balayage de gauche à droite.

 

Le régime se compose de petits poissons (épinoches) en eau douce, de crustacés (principalement des crevettes), d’insectes aquatiques, de grenouilles, de sangsues ou de vers.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Son nid est constitué de branchettes et accueille la ponte de trois à cinq oeufs (voire six) qui a lieu généralement en avril et jusqu’à mai.

 

L’éclosion a lieu après 21 à 25 jours d’incubation.
 

Les jeunes séjournent au nid quatre semaines, puis prennent leur envol à sept semaines environ.
 

Les deux sexes participent à la construction du nid, à la couvaison et à l’élevage.
 

En juillet, les groupes de juvéniles se rassemblent aux alentours des sites de nidification où ils recherchent eux-mêmes leur nourriture sur les meilleurs gagnages que constituent les étangs, les lagunes et les vasières littorales.

 

Cependant, la présence d’adultes déclenche chez les jeunes des comportements de mendicité.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
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LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

 

Grooming

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Une spatule blanche vient de glisser son impressionnant bec dans les plumes du cou de son partenaire : elle semble le chatouiller mais il n’en n’est rien !

 

Cette séance de nettoyage mutuel – que les anglophones appellent grooming – est bien commode pour l’entretien des zones corporelles difficilement accessibles par soi-même. Les parasites y sont également délogés.
 

Le grooming chez les oiseaux représente plus qu’un élémentaire geste d’hygiène, il est également une forme de communication tactile qui renforce les liens.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Les spatules au Marquenterre
 

L’histoire de la colonie de spatules blanches au Marquenterre ne démarre qu’en 2000, où l’on découvre que trois nids abandonnés dans la héronnière ont été occupés par des spatules et que des petits y sont nés.

Elles sont revenues plus nombreuses l’année suivante, jusqu’à édifier et occuper 83nids en 2014 !
 

Cette année, près de 75 couples nichent dans la pinède du parc, au sommet des pins laricio ; 600 couples nichent en France, 12 000 en Europe.
 

En Europe de l’Ouest, la population nicheuse augmente et se dissémine depuis une quinzaine d’années à partir des deux principales zones historiques de reproduction de l’espèce : les îles de la mer des Wadden au Pays-Bas, et les Marismas d’Odiel et du Guadaquivir en Espagne.
 

La colonie du Marquenterre est une des plus importantes du pays, mais surtout, elle est la seule que le public peut observer dans de bonnes conditions, avec une relative proximité mais sans occasionner de dérangements.

Les spatules ont confirmé leur originalité, car elles nichent au milieu des cigognes et des hérons, dans les pins.
 

C’est rare ! Habituellement, elles préfèrent les roselières et les petits arbres, les pieds dans l’eau.
 

Preuve ultime de la réussite de cette réintroduction : on peut observer des couples à l’extérieur du parc.
Une dizaine d’entre eux niche au sud de la baie de Somme ; d’autres en baie d’Authie, ainsi qu’à Merlimont (62).

 

L’arrivée de la spatule se fait plus tôt désormais, à partir de la fin janvier. C’est un indicateur du réchauffement climatique, et malheureusement de la destruction de son habitat en Afrique malgré la mise en place de réserves et de gros efforts dans des pays comme le Sénégal ou la Mauritanie.

Cohabitation réussie entre les cigognes blanches et les spatules au sommet des pins laricio de la héronnière du parc

Cohabitation réussie entre les cigognes blanches et les spatules au sommet des pins laricio de la héronnière du parc

Au printemps, le nombre de spatules augmente progressivement.
 

Le premier vrai pic se constate à la mi-juin. Il s’agit du premier rassemblement de jeunes nés sur le site.
 

Le passage de retour commence fin juillet et s’intensifie en août-septembre. Les migrateurs venant des Pays-Bas se mélangent avec les locaux.
 

Le samedi 4 août 2012, 474 spatules se sont posées sur les différents plans d’eau du parc, et le 5 août 2015, 469 échassiers ont pu être comptabilisés. Deux records pour le parc !
 

L’arrivée et les départs se succèdent jusqu’à fin septembre, quand les effectifs diminuent d’un coup, signalant un départ important.
 

A partir de novembre, une trentaine de spatules blanches débutent leur hivernage sur le site.

Rassemblement estival de spatules, lors de la migration postnuptiale des oiseaux venus des Pays-Bas, sur une prairie du parc

Rassemblement estival de spatules, lors de la migration postnuptiale des oiseaux venus des Pays-Bas, sur une prairie du parc

Le courlis corlieu en halte migratoire


Plus petit que le courlis cendré, il se reconnaît à son bec arqué plus court, à son bandeau oculaire clair et à sa raie médiane crème au-dessus de la tête.
 

Il niche en Europe du Nord, en Scandinavie, en Finlande, en Russie, en Islande, dans les îles Féroé et dans l'extrême nord de l'Ecosse.

 

Il ne fréquente la région que lors de ses passages migratoires, qui se font généralement la nuit et à très haute altitude.
 

Il se nourrit, de jour, en retrait de la côte, et passe la nuit sur le littoral.
 

C’est un visiteur régulier du parc du Marquenterre où j’ai pu l’observer dernièrement.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

 

Le nid flottant des grèbes castagneux

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Le grèbe castagneux est le plus petit des grèbes avec son corps rondelet, son cou court et son tout petit bec droit.

En période nuptiale, il arbore une calotte, un arrière du cou et un dos noirs.


Ses joues et son avant du cou sont brun-rouge à châtain. Il montre une tâche jaune à la commissure du bec.

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

Comme chez tous les grèbes, le nid, construit avec des roseaux et des branchages fins, est une sorte de petit radeau plus ou moins flottant amarré dans les roseaux ou à la berge par les branches d'un arbuste tombant dans l'eau.


D'avril à juillet, la femelle y pond cinq à six oeufs de couleur blanchâtre dont l'incubation est assurée par les deux parents pendant une période qui varie de vingt à vingt-sept jours.

Des secondes pontes ou des pontes de remplacement peuvent être effectuées jusqu'au début du mois d'août.

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ
LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

 

COHABITATION

 

Avocettes élégantes et chevaliers gambettes
Parc du Marquenterre

 

LES MOUTONS BOULONNAIS EN ESTIVE AU CAP BLANC-NEZ

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 07:20

 

     

 

          Depuis quelques semaines déjà, les premières hirondelles sont réapparues dans notre région, ainsi que bon nombre de migrateurs transsahariens.

 

 

La Bergeronnette printanière

La Bergeronnette printanière

Cependant, juste avant le retour du printemps, des chercheurs et des ornithologues ont voulu sensibiliser – à juste titre – l’opinion publique sur la disparition de nombreux oiseaux.

 

Leur constat fut abondamment commenté dans la presse à grands renforts de titres accrocheurs, tels que : Quand le printemps ne gazouillera plus, par manque d’oiseaux ou bien Disparition des oiseaux : vers des printemps de plus en plus silencieux.
 

Ne nous voilons pas la face, rien n’est exagéré : les oiseaux des campagnes françaises sont frappés de disparition massive. En quinze ans, leur présence a diminué d’un tiers.
 

En cause : l’évolution des pratiques agricoles, qui privent les volatiles de leur principale ressource nutritive, les graines sauvages.
 

Une situation proche de la catastrophe écologique qui donne un signal alarmant de l’état de toute la chaîne alimentaire.

 

Au fil des ans, l’agriculture intensive, couplée à l’urbanisation, a produit des effets dommageables sur les écosystèmes.

 

L’usage d’engrais et de pesticides a décimé plantes et insectes, les cultures homogènes ont peu à peu réduit l’habitat des oiseaux, friands de haies, bosquets et autres prairies où nicher. Par ailleurs il faut savoir que les pesticides tuent : hérissons, insectes, oiseaux, petits mammifères, papillons, abeilles…
 

Néanmoins, j’ai pu constater dans mes balades ornithologiques que bon nombre d’espèces restent présentes, en moins grand nombre cependant : Alouette des champs, Fauvettes, etc.
 

Toutefois je n’ai pas encore observé de Linotte mélodieuse !


Dans les roselières résonnent les chants des oiseaux inféodés à ce type de biotope : Bruants des roseaux, Phragmites des joncs, ou autre Rousserole effarvatte.
 

Également très présente cette année dans les Hauts-de-France : la magnifique Gorgebleue !
 

 

 

Petit inventaire photographique de mes dernières observations :

 

La Rousserolle effarvatte

La Rousserolle effarvatte

Phragmite des joncs

Phragmite des joncs

Le Tarier pâtre

Le Tarier pâtre

Hirondelle rustique : Pour construire leur nid les Hirondelles rustiques sont en quête de flaques d’eau bien utiles pour composer un savant mélange de boues, de fétus de paille ou de crins ainsi que de petit cailloux afin d’en constituer une boulette !

Hirondelle rustique : Pour construire leur nid les Hirondelles rustiques sont en quête de flaques d’eau bien utiles pour composer un savant mélange de boues, de fétus de paille ou de crins ainsi que de petit cailloux afin d’en constituer une boulette !

 

Pipit farlouse

 

(Anthus pratensis - Meadow Pipit)

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

La Gorgebleue à miroir

 

(Luscinia svecica – Bluethroat)

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

La Gorgebleue est aisément identifiable à son plastron bleu souligné d'un croissant roux.

 

Le dos, la partie supérieure des ailes et la tête sont bruns, et la face est ornée d'un sourcil blanc.

 

Le dessous du corps est blanc, tirant sur le crème au niveau des flancs.

 

Les rectrices médianes sont marron, les yeux et le bec noirs, et la partie inférieure de ce dernier est jaunâtre.

 

Ce joli passereau passe beaucoup de temps au sol et s'y déplace en courant, tout en restant à l'abri des branchages.

 

Lorsqu'il est inquiet, il se fige et se redresse pour vérifier son environnement.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Son vol est rapide et direct. Insectivore, il cherche sa nourriture dans la végétation basse. Mais il peut également se nourrir de baies si le besoin s'en fait sentir.


Pendant la parade nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant des vols, déployant sa queue en éventail pour mettre en valeur ses plumes rousses.


Le mâle protège sa partenaire des autres mâles. Il reste à moins d'un mètre d'elle, et la suit si elle quitte le nid.


L'accouplement a lieu sous le couvert de la végétation. Le nid de la gorgebleue est situé sur le sol, caché dans un trou peu profond ou dans une touffe d'herbes.

 

Il est construit par la femelle avec des herbes, de l'écorce, des racines et de la mousse, tapissé de matériaux doux. La femelle dépose quatre à sept oeufs bleu pâle ou verts, tachetés de brun.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

L'incubation dure environ treize à quinze jours ; elle est assurée par la femelle.
 

Les deux parents nourrissent les petits avec des insectes, et les jeunes quittent le nid au bout de treize ou quatorze jours.
 

Si la femelle démarre une seconde ponte, le mâle s'occupera seul des jeunes de la première couvée.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Le retour des Barges

 


     Les premières Barges à queue noire viennent tout juste d’arriver dans les polders en Flandre – avant la fin mars – que déjà nous pouvons assister aux premiers accouplements. À Uitkerke, l’an dernier, près de cent-vingt couples y ont niché. 

 

La Barge à queue noire est un limicole élégant de grande taille mesurant de 40 à 44 cm environ.

 

Elle s’alimente en sondant la vase ou le sol humide avec son bec, plus rarement à vue, ne cherchant pas toujours sa nourriture dans l'eau mais aussi dans le sable, dans les labours, les prairies où elle fait la chasse aux lombrics aussi habilement que la bécassine.

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Un élégant limicole


L’oiseau a un long bec, une tête relativement petite, un long cou et de longues pattes adaptées pour sillonner les herbages humides et autres habitats de zone humide.

 

Le mâle est plus petit et plus coloré que la femelle, avec un bec légèrement plus court. En plumage nuptial, le sommet du crâne et la nuque sont roussâtres, striés de brun.

 

Le plumage de la poitrine est barré horizontalement de stries foncées et les flancs sont ornés d'écailles brunes. En plumage hivernal, menton, bas de la poitrine et ventre deviennent d'un blanc pur. La tête, le cou et les flancs prennent une teinte gris clair uniforme.

 

En vol, la barge à queue noire présente une barre alaire et un croupion d’un blanc contrastant.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Les deux sexes ont un aspect similaire, mais en période nuptiale, le plumage de la poitrine, du cou et de la tête du mâle se parent plus largement d’une couleur orangée plus vive.


Elle se nourrit principalement de petits insectes et de leurs larves, d’annélides, de mollusques, de néréides, de crustacés, d’araignées, d’oeufs de poisson, de frais et têtards de grenouille.


 

Elle s'alimente aussi de végétaux tels que des baies et des graines, mais ceci principalement pendant la migration et au cours de l’hiver.

 

Dans les plaines côtières de l’Afrique de l’Ouest, où hiverne la majorité de la sous-espèce désignée, ainsi que dans les principaux sites de transit en Espagne et au Portugal, elle se nourrit exclusivement de riz.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

 

Parade amoureuse et accouplement

 

 

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QUATRE OEUFS DE COULEUR FAUVE…

 

 

L’installation des nicheurs a lieu à partir de mi-mars et se poursuit jusqu’en mai. La ponte, de quatre oeufs en moyenne – de couleur fauve tachetée de deux tons foncés – est déposée au sol, dans une cuvette creusée généralement par le mâle.

 

Durant toute la durée de l'incubation, les mâles ne cessent de voler au-dessus de la couveuse, se livrant à des joutes et à des acrobaties aériennes. Si un prédateur potentiel – ou supposé l’être – s'approche de la colonie, tous les oiseaux assurent une défense collective, volant autour de lui et faisant entendre un concert de cris aussi variés. Les deux partenaires se relaient pendant l’incubation qui dure vingt-deux à vingt-quatre jours.

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion. Les oiseaux reviennent sur leur site de nidification de l’année précédente.

 

UNE POPULATION IMPORTANTE AUX PAYS-BAS


Les Pays-Bas abritent près de la moitié de la population européenne de la Barge à queue noire et de plus des trois-quarts de sa population continentale occidentale.

 

Les sites de reproduction habituels de la barge à queue noire sont des habitats artificiels, tels qu’herbages et prairies semi-naturelles. Aux Pays-Bas, ainsi qu’en Allemagne et en Belgique, la majorité des Barges installent leurs nids dans des prairies humides.

 

Les polders humides en Hollande septentrionale et les parties de l’ouest de la Frise peuvent être considérées comme leurs sites néerlandais de reproduction de prédilection.

 


Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire. Dans ces régions, elle peut être observée de très près.

 

C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden : Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland.

 

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire.

 

Dans ces régions, elle peut être observée de très près. C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden : Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland.
 

 

Les habitats de reproduction de la barge sont les mêmes en Belgique qu’aux Pays-Bas.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Les menaces telles que l’intensification des systèmes agricoles ou le déclin des habitats adéquats dû à l’urbanisation font obstacle au succès de la reproduction.

 

La région située autour du village d’Uitkerke en Flandre, où ont été prises mes images .

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion.

 

 

Décor printanier pour le Moyen-duc

 

 

Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte. Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ». Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés. Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière.

Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte. Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ». Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés. Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière.

 

 

... Dans le rétroviseur

 

 

 

Si de nombreux oiseaux nous reviennent, d’autres sont repartis vers leurs zones de nidification dans la toundra scandinave, tel le Hibou des marais qui a hiverné dans nos contrées.


 

Son vol élégant, son regard d’or à la fois énigmatique et inquiétant, et surtout ses parties de chasse aux campagnols qu’il nous offre en pleine lumière sont autant de raisons de vouloir le rencontrer.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Le Hibou des marais est un rapace à la fois diurne et nocturne. De taille moyenne, son plumage est brun chamoisé, avec des stries noires sur la poitrine et l’abdomen.

 

Sa tête, petite et ronde, a une face pâle avec l’iris jaune des yeux insérés dans le noir d’un imposant disque facial blanchâtre qui lui confère une expression à la fois inquiétante et étrange.

 

Les pattes sont couvertes de plumes blanches, les griffes sont noires.

 

Les ailes sont longues et étroites avec la face inférieure très claire.

 

En vol plané, elles sont relevées au-dessus du corps. Il affectionne les espaces découverts et sauvages comme les prairies herbeuses, les roselières, les tourbières, les terres cultivées, et même les marais salants.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Le Hibou des marais est un strigidé aux moeurs crépusculaires : on le rencontre généralement durant les heures qui précédent le coucher du soleil, ou à toute heure durant les journées nuageuses, mais rarement en plein soleil.

 

On peut également l'observer la nuit. Il chasse le jour à la manière d'un busard, en évoluant au-dessus du sol, ou perché sur un poste de guet d'où il guette ses proies pour ensuite se jeter dessus serres en avant.

 

Au sol, il avale sa prise en entier, tête la première. Sa nourriture est constituée à 90 % de campagnols des champs, de petits rongeurs, rarement d'oiseaux, de lézards, parfois de quelques insectes.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

Le plus souvent, il est découvert alors qu'il chasse en vol à quelques mètres au-dessus des herbes des terres non cultivées.

 

Son vol est léger et peut changer de style selon ses besoins. Tantôt, il évolue de façon irrégulière, basculant doucement d'un côté puis sur l'autre, puis une autre fois, il se déplace de manière plutôt rectiligne.

 

En vol, il peut être facilement confondu avec le hibou moyen-duc qui, surtout en période de nidification, peut chasser en plein jour, particulièrement dans l'heure précédant le coucher du soleil.

 

Malheureusement, la population du hibou des marais a dramatiquement chuté à travers le monde entier au cours des dernières décennies. Il bénéficie d'une protection totale sur le territoire français.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

 

 

ZOOM

 

 

La Chevêche d'Athéna

(Athene noctua - Little Owl)


 

La chevêche d’Athéna, parfois appelée chouette aux yeux d’or est aisément identifiable. De la taille d’un merle avec ses 22 cm de haut, elle est bien plus petite que la chouette hulotte et l’effraie des clochers. Son plumage est brun gris ponctué de taches plus claires. Ses yeux jaunes et ses sourcils blancs sont typiques.

 

À l’origine, commune dans les vergers et les arbres creux dans lesquels elle niche, on la trouve maintenant au coeur des villages.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

 

Les bâtiments anciens pourvus de cavités sont favorables à son accueil. Elle est en outre active en journée, particulièrement à l’aube et au crépuscule, périodes durant lesquelles elle chasse dans les prairies et les zones cultivées.

 

Elle se nourrit principalement d'invertébrés et de vers de terre, mais aussi de petits mammifères et d'oiseaux, ainsi que d'amphibiens.

 

LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…
LES OISEAUX GAZOUILLENT TOUJOURS AU PRINTEMPS…

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 10:01

 

 

La ville de Tourcoing vient de fêter ce weekend, comme elle le fait avec le plus grand des bonheurs depuis treize ans déjà, les Géants du Nord.
 

Cette manifestation est devenue au fil des ans un événement festif majeur, s’imposant comme l’une des plus grandes fêtes populaires de la région au sein d’un club très fermé de villes du Nord qui voient les choses en grand, à l’instar de Douai, la cité de la famille Gayant, très justement réputée pour l’organisation de rassemblements de colosses, ainsi que Steenvoorde, dans les Flandres.

 

Augustin de Belempin, l’un des géants tourquennois, qui incarne la fierté des habitants des quartiers de Belencontre et des Phalempins est présenté au public dans son nouveau costume de Poilu. Le centre social du secteur, avec la participation des membres de l’atelier couture et de quelques habitants du quartier, ont travaillé plusieurs semaines à la confection d’un uniforme de Poilu dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

Augustin de Belempin, l’un des géants tourquennois, qui incarne la fierté des habitants des quartiers de Belencontre et des Phalempins est présenté au public dans son nouveau costume de Poilu. Le centre social du secteur, avec la participation des membres de l’atelier couture et de quelques habitants du quartier, ont travaillé plusieurs semaines à la confection d’un uniforme de Poilu dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD

Cependant Tourcoing semble jouer de malchance.

 

Déjà l’année dernière c’était la pluie qui avait contraints les géants à rester dans le hall de l’hôtel de ville. Cette année, c’est à cause du froid et du vent qui soufflait fort qu’ils furent privés de sortie.

 

Heureusement pour cette édition 2018, Tourcoing accueillait le forum régional des Géants du Nord en partenariat avec la fédération des Géants du Nord de la France*.

 

Cette manifestation haute en couleurs se déroulait dans la salle du complexe sportif Léo-Lagrange, tout juste assez grande pour accueillir les 120 géants, fiers ambassadeurs des villes et villages des Hauts-de-France en grande majorité, mais également de Belgique (Ath et Tournai), d’Angleterre (Minster-in-Thanet, dans le Kent) et d’Espagne (Lloret de Mar).

 

* La fédération des géants du Nord de la France regroupe à ce jour 75 associations représentant 163 géants des départements du Nord, Pas-de-Calais, Seine-et-Marne, Somme, Ardennes...
Dans ses principes de base, la fédération ne fait aucune différence entre les géants portés, roulés ou sur char.
L'essentiel réside dans la passion et la motivation des membres des associations qui font vivre ces géants.
Ils donnent tous du temps bénévolement pour les sortir et les montrer au public.
Sans eux, ils finiraient au mieux en exposition dans le hall d'une mairie, au pire en train de pourrir dans le fond d'un hangar.

 


Cette manifestation a cependant connu un succès remarquable durant les deux jours, malgré la déception du public suite à l’annulation de la grande parade dominicale, où une cinquantaine de géants ainsi que plus de 400 participants - harmonies et fanfares - devaient déambuler dans les rues du centre ville jusqu’au parvis de l’hôtel de ville pour le rigodon final.

TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
Baptême de portage de géant pour les enfants

Baptême de portage de géant pour les enfants

Baptême de portage de géant pour les enfants

Baptême de portage de géant pour les enfants

Augustin le Poilu

 

Les organisateurs avaient concocté un programme capable de ravir même les visiteurs les plus blasés en proposant des baptêmes de portage pour les adultes, mais également, pour les enfants, des démonstrations de danses de géants. Des formations de bandas et des fanfares rythmaient les rigodons endiablés.

 

Autre animation qui ne passa pas inaperçue : la présentation au public du nouveau costume de l’un des géants tourquennois, Augustin de Belempin, qui incarne la fierté des habitants des quartiers de Belencontre et des Phalempins.

Augustin a paradé pour la première fois en 2014. Quatre ans plus tard, ses quatre mètres d’osier viennent d’être rhabillés.
 

En effet, le centre social du secteur, avec la participation des membres de l’atelier couture et de quelques habitants du quartier, ont travaillé plusieurs semaines à la confection d’un nouveau
costume lié aux commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

TOURCOING CAPITALE DES GÉANTS DU NORD
Un joyeux porteur de géant, tout sourire !

Un joyeux porteur de géant, tout sourire !

 

DES GÉANTS EN NORD

Bimberlot de Le Quesnoy La légende raconte qu'au début du XVème siècle, Marie de Bourgogne avait chargé un certain Pierre Host de la distribution de berlingots et de bonbons aux enfants du village. Mais le vin de la fête lui fit oublier sa mission...L'ivrogne fut puni et promené à travers la ville, vêtu de blanc comme un Gille. Chaque année, Pierrot Bimberlot, le géant d'osier habillé en pierrot revit son calvaire ... mais n'oublie plus de distribuer ses friandises.

Bimberlot de Le Quesnoy La légende raconte qu'au début du XVème siècle, Marie de Bourgogne avait chargé un certain Pierre Host de la distribution de berlingots et de bonbons aux enfants du village. Mais le vin de la fête lui fit oublier sa mission...L'ivrogne fut puni et promené à travers la ville, vêtu de blanc comme un Gille. Chaque année, Pierrot Bimberlot, le géant d'osier habillé en pierrot revit son calvaire ... mais n'oublie plus de distribuer ses friandises.

 

 

 

Les géants sont incontestablement les figures emblématiques du folklore du Nord de la France et de la Belgique. Ils représentent des personnages historiques, légendaires ou fictifs, parfois également des animaux.

 

Portés à bras d’hommes ou exceptionnellement tractés, ils sortent en processions et dansent dans les rues les jours de fête ; ils représentent leur ville et symbolisent l’identité collective.

 

Lors des défilés, ils sont portés par une ou plusieurs personnes qui leur donnent vie : ils dansent,rencontrent, embrassent. Ils naissent, se marient, ont des enfants et leur baptême donne lieu à de véritables réjouissances populaires souvent hautes en couleurs. Certains meurent, d’autres ressuscitent.

 

D ’apparence et de taille variable, ils sont composés d’osier, de fil de fer, de tissu, de papier, de carton,de cuir ou de bois.

 

Traditionnellement réalisés en papier mâché, la tête et les bras peuvent l’être de nos jours en polyester : un matériau plus résistant, assez léger et insensible aux intempéries. La fabrication et l’entretien du géant est à chaque fois l’occasion pour les anciens d’impliquer les plus jeunes en leur transmettant leur savoir-faire.

 

Lors de cortèges, le port du géant est souvent réservé à une confrérie ou une association particulière.

 

C’est le porteur enfermé dans son panier d’osier,qui va tout au long de la déambulation animer le géant jusqu’au tableau final acharné et collectif appelé rigodon.

La charge par porteur peut aller jusqu’à 80/90 kilos, car pour les géants les plus grands et lesplus lourds, les hommes sont tenus de porter en équipe voire de se relayer.
 

 

Le géant traverse la ville selon un itinéraire déterminé, le long duquel la foule se masse.
 

Il est souvent accompagné d’une fanfare et avance au rythme d’un air qui lui est propre.
À travers ces géants s'affirment, plus que jamais, les identités locales.

 

 

Deux fêtes et leurs géants ont été proclamées chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2005 : les fêtes des Gayants à Douai et ses géants, Mme et M. Gayant et leurs enfants et , ainsi que le , le carnaval de Cassel et ses géants, Reuze Papa, Reuze Maman, le Coq et le Cheval-jupons, ainsi que le Char du Four merveilleux.

Alfred le rampailleux (Iwuy) La fabrication des chaises débute dans les années 1650/1680 à Iwuy le pays des Kaïres (chaises) reconnu aujourd’hui capitale de la Chaise. De nos jours des artisans font perdurer cette activité basée sur la passion, le savoir faire et une culture propre à la ville. Géant de 4 m 30 et de 85 Kg, il est posé sur une charrette tirée par des chevaux. Alfred rempaille une chaise réalisée à l'échelle par les artisans. Cette chaise est portée par un Bloc qui supporte donc la chaise et lui permet de tourner. Les sabots du géant sont en bois et réalisés à l'échelle

Alfred le rampailleux (Iwuy) La fabrication des chaises débute dans les années 1650/1680 à Iwuy le pays des Kaïres (chaises) reconnu aujourd’hui capitale de la Chaise. De nos jours des artisans font perdurer cette activité basée sur la passion, le savoir faire et une culture propre à la ville. Géant de 4 m 30 et de 85 Kg, il est posé sur une charrette tirée par des chevaux. Alfred rempaille une chaise réalisée à l'échelle par les artisans. Cette chaise est portée par un Bloc qui supporte donc la chaise et lui permet de tourner. Les sabots du géant sont en bois et réalisés à l'échelle

Bela Rada (Orchies) Son nom en Français signifie Blanche Marguerite. Il provient d'un chant et d'une danse de Serbie très populaire : "Soja tombe amoureux de Rada, jeune paysanne au teint pâle, contre laquelle il n'échangerait même pas Belgrade toute entière". BELA RADA représente une danseuse d'un ballet traditionnel de Serbie. Elle témoigne de l'amitié qui s'est nouée entre les gens du Nord et la communauté serbe. Elle possède quatre costumes (brodés à la main) représentant les costumes traditionnels de chaque province de Serbie, la région de MACVA à l'ouest du pays, La SUMADIJA(Choumadie en français) le costume de BUNJEVACKE, porté en VOJVODINE par la minorité croate de cette région du nord du pays, le costume de VLASKE, porté par la minorité valaque de l'est de la Serbie .

Bela Rada (Orchies) Son nom en Français signifie Blanche Marguerite. Il provient d'un chant et d'une danse de Serbie très populaire : "Soja tombe amoureux de Rada, jeune paysanne au teint pâle, contre laquelle il n'échangerait même pas Belgrade toute entière". BELA RADA représente une danseuse d'un ballet traditionnel de Serbie. Elle témoigne de l'amitié qui s'est nouée entre les gens du Nord et la communauté serbe. Elle possède quatre costumes (brodés à la main) représentant les costumes traditionnels de chaque province de Serbie, la région de MACVA à l'ouest du pays, La SUMADIJA(Choumadie en français) le costume de BUNJEVACKE, porté en VOJVODINE par la minorité croate de cette région du nord du pays, le costume de VLASKE, porté par la minorité valaque de l'est de la Serbie .

Déjà des géants au XVIe siècle !

 

 

Les théories sont nombreuses quant à l’origine de ces colosses mais il semblerait que les plus anciens apparurent au Portugal vers le XIIIe siècle.

 

De là, on peut supposer que la tradition ait pu s’étendre l’Espagne. Dès lors, il est facile de croire que, trois siècles plus tard, la domination espagnole ait pu imprégner sa marque dans les provinces du Nord et ainsi contribuer à l’apparition des premiers géants dans les Flandres.
 

 

C’est ainsi qu’à Cassel, à Steenvoorde ou encore à Douai, comme en attestent les archives, au coeur des processions festives que les premiers géants du Nord apparaissent au XVIe siècle.
 

 

En l’an 1530, la procession dédiée à Saint-Maurand, Duc et patron de la ville de Douai, revêt une dimension singulière pour fêter la signature du Traité de la Paix des Dames.
 

 

Les corporations artisanales locales se voient confier chacune la création d’une représentation biblique, mythologique ou allégorique, chargée de marquer l’événement.
 

C’est ainsi que les manneliers -vanniers- construisent le premier géant à panier d’osier.
 

La tradition était née !

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 20:06

 

 

Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ?

 

 

Cela ne fait seulement que trois années que Bruges* - Belgique Flandre occidentale - celle que l’on surnomme à juste titre la Venise du Nord, qui n’a par ailleurs rien à envier à sa grande soeur italienne en terme de romantisme, accueille un carnaval vénitien qui vient de se dérouler ce dernier week-end à travers les ruelles pittoresques, le long des canaux et parcs légendaires de la belle médiévale.

 

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
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Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

 

Jamais la Venise du Nord n’aura aussi bien porté son surnom que ce week-end !

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

Pour lire l'article et voir les photographies de l'édition 2019 , cliquez sur le lien suivant : 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
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Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

Les défilés et déambulations qui furent appréciés par un nombreux public de connaisseurs, venus à Bruges pour vivre des moments magiques et hors du temps, étaient assurés par le groupe de renommée internationale ; Regards Vénitiens, dont chaque membre s'adonne à la passion de ces personnages vénitiens qu'il incarne le temps d'une parenthèse enchantée. Il fabrique lui-même son extravagante tenue dans les plus belles étoffes, aussi raffinées que superbement colorées, dans la plus pure tradition des costumes vénitiens.

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
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Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
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Ce groupe de renommée internationale se produit dans de nombreuses villes d’Europe, et bien entendu, participe chaque hiver au carnaval de Venise - cette année du 27 janvier au 13 février -où on pourra le croiser avec bonheur dans les ruelles de la cité aux 435 ponts, de la Dogana da Mar au pont dei Tre Archi ou sur la Piazza San Marco, la Via degli Schiavoni ou non loin du Palais des Doges.

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

*Bruges est l’une des villes les plus touristiques de Belgique. Cette cité médiévale a conservé au fil du temps la splendeur de son patrimoine architectural moyenâgeux, comme son beffroi surplombant le marché de plein air. Si vous avez le courage d’escalader les 366 marches, la récompense sera au bout de l’effort : la vue y est imprenable !

 

Le centre historique de Bruges est classé au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2000.

 

On y découvre de magnifiques bâtiments gothiques en briques et des chefs d’oeuvres d'art primitif flamand. Avec son centre-ville fermé aux voitures, toute la beauté et la culture de cette ville hors du temps peuvent facilement être découvertes à pied ou à vélo, même si une balade en bateau le long des canaux silencieux reste un circuit au charme irrésistible.

 

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

 

L’ancienne cité de la dentelle** est un véritable musée à ciel ouvert : ses monuments religieux font partie des curiosités de la ville ; elle recèle également quelques musées témoins de l'art et du patrimoine artisanal brugeois.

 

Autant de haltes qui comblent les amoureux de culture : le musée d’Archéologie, le musée des Arts et traditions populaires, le musée de Guido Gezelle, le musée Gruuthuse, le musée Groeninge, pour ne citer qu’eux. Dans un autre domaine, la visite du musée de la dentelle ne manque pas non plus d’intérêt : c’est l’ancienne école de la dentellerie rénovée des soeurs Apostolines qui l’abrite depuis 2014.

 

La ville flamande abrite également un bon nombre d’édifices religieux remarquables tels l’abbaye des Cisterciens, l’abbaye Sainte-Godelina, l’abbaye Saint-Trudon, le monastère de la Vigne et la basilique du Saint-Sang.

 

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

10 000 dentellières ! **

 

    L’histoire de la dentelle brugeoise commence au 16e siècle. La dentelle remplit un rôle important, tant sur le plan artistique qu’économique.

 

En 1847, 82 petites écoles à Bruges forment 2 347 dentellières.

 

A partir de 1850, les femmes au foyer réalisent leurs petits ouvrages chez elles.

 

Dans la seconde moitié du 19e siècle, 10 000 dentellières sont en activité.

 

La plupart gagnent à peine la moitié d’un salaire normal. Après la première guerre mondiale, la demande en dentelle "faite main" baisse fortement.

 

Aujourd’hui , cette activité économique est quasiment inexistante.

 

 

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

 

 

La Légende de Minna se raconte encore à Bruges


 

La légende de Minna prend naissance lors de la conquête de la Gaule par les Romains, Bruges est à l'époque une petite bourgade commerçante sans grande importance où vit une jolie adolescente, Minna, promise à un mari choisi par son père. Or, un jour, un guerrier de la tribu voisine, Morin Stromberg, vient la courtiser. Le jeune homme, peu apprécié par le père de Minna mais promis à un grand amour que lui a juré Minna, s'en va guerroyer pour chasser les envahisseurs.
 

Durant ce temps, le père de Minna a fixé la date des fiançailles avec un jeune homme de son choix.

La jeune fille, amoureuse du fougueux Morin, s'échappe et s'enfuit dans la forêt dense aux alentours, seperdant dans les marais. Morin Stromberg, après la guerre, rentre au village et, apprenant la disparition de Minna, se met à sa recherche.
 

Quand il la retrouve, elle gît épuisée au bord d'un ruisseau et meurt dans les bras de son bien-aimé enfin retrouvé. Morin Stromberg veut alors immortaliser cet endroit. Il endigue la rivière et enterre Minna au milieu de son lit asséché, puis enfin, il rompt la digue, faisant disparaître sa bien-aimée à jamais. Minnewater devint ainsi le lac d'amour.
 

Il s'avère pourtant que les origines du lac Minnewater sont moins romantiques que la légende.

 

C'est à cet endroit que le fleuve côtier Reie envahit la ville ; Bruges était un port fluvial et l'un d'entre eux fut reconverti en bassin. Aujourd'hui, le lac d'amour, ou Minnewater, accueille les amoureux qui s'offrent des serments éternels.

 

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

 

Les costumes et les masques  

 

 

Le carnaval de Venise représente un microcosme inversé de la société vénitienne. Traditionnellement, les participants sont rattachés à différentes classes sociales, et les costumes et les masques ont vocation à garantir l'anonymat.

 

Le plus ancien masque du carnaval est l’arlequin. Ses origines sont médiévales. Son costume se compose d'un masque noir et d’une robe à losanges multicolores. C'est un masque Lombard, originaire d'Italie et appartenant à "la Commedia dell'arte".

 

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

Le déguisement, lors du carnaval de Venise s'effectue au moyen de la Bauta, un costume comprenant trois-pièces : d'une part la cape, ou tabarro ; d’autre part, le chapeau tricorne, et le masque blanc rectangulaire larva. C’est le costume traditionnel et symbolique du carnaval qui permet de manger et de boire sans l’enlever, et donc de garder son identité secrète.

 

La Bauta ne correspond à aucun personnage en particulier. Cependant, ce costume représente les audaces commises secrètement pendant le carnaval.

 

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »

Un autre costume typique du carnaval de Venise est la Gnaga. Il s'agit là d'un costume comprenant des vêtements féminins et un masque de chat et un panier avec un chaton à l’intérieur.

 

L'anonymat des costumes permet d'intervertir les sexes, les classes sociales, les religions. Autres déguisements traditionnels : la moretta, un masque ovale de velours noir porté exclusivement par les femmes, et le domino, un très long manteau muni d’une capuche couvrant le visage.

 

Aujourd’hui, les costumes du XVIIIe siècle se mêlent aux costumes modernes les plus fantaisistes, pour le plus grand plaisir des visiteurs.

 

 

Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
Bruges : Le carnaval vénitien sublime « la Venise du Nord »
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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 11:57

 

 

    Le geai des chênes est un grand et bel oiseau, reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Son bec est prolongé par une bande noire sous l'oeil qui lui donne l'impression de porter des moustaches noires.

 

Son corps est brun rosé sur le dessus et brun plus clair sur le dessous, sa queue est noire, son croupion et son bas-ventre blancs, ses rémiges primaires des ailes sont bleu vif et noir.

 

Le plumage des jeunes n'est complet qu'au bout d'une vingtaine de jours, et se révèle plus terne que celui des adultes. Ils ne possèdent que quelques stries blanches et noires au sommet de la tête, alors que les adultes en possèdent une dizaine, et la marque noire qui prolonge le bec est moins marquée que chez les adultes.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Sédentaire et plutôt solitaire, il ne vit en petits groupes qu'au moment de la reproduction, vers la fin mars ou au début du mois d’avril. Son chant se fait alors plus mélodieux afin de séduire sa partenaire.

 

C'est dans les arbres qu'il est le plus à l'aise. Il s'y tient presque toujours à couvert et ne s'en éloigne guère. Il est d'un naturel méfiant et farouche.

 

On l'entend plus qu'on ne le voit, sauf en vol dégingandé entre deux bosquets, au-dessus d'une clairière ou le long d'une lisière de forêt.
 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

La sentinelle de la forêt

 

 

Le geai des chênes est surnommé la sentinelle de la forêt.

 

Au moindre danger potentiel, il alerte tous les habitants en poussant un cri strident assez désagréable à entendre, à la fois rauque et perçant, variant selon la cause de l'alerte.

Possédant par ailleurs un large registre vocal, il est notamment capable d'imiter habilement cris et chants d'autres oiseaux, comme la buse par exemple.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

Les glands constituent environ la moitié de la nourriture du geai des chênes, il en mange tout au long de l'année, avec une consommation maximale à l'automne, période de stockage. Il croque aussi des insectes, des vers, des fruits et même des oeufs ou des oisillons qu'il va chercher dans les nids des petits passereaux.

 

En hiver, il peut visiter les jardins à la recherche d'un complément de nourriture ; si une mangeoire est installée, il viendra de préférence manger le matin, faisant fuir les autres oiseaux.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

5 000 glands pour l’hiver !

 

 

Pas question pour lui d'avaler n'importe quel gland ! Cognant dessus avec le bec, il ne retient que celui non parasité, ou dont l'enveloppe parfaite résistera le mieux aux attaques fongiques. Il les choisit en priorité de couleur marron – et non vert – c'est-à-dire matures.

 

Transportés dans son jabot – dont la contenance est de trois à quatre glands – il les cache là où il niche. Le nombre transporté augmente avec la distance parcourue, améliorant ainsi l'efficacité de la dispersion. Durant l'automne, il constitue des réserves qu'il dissimule sous des racines, des mousses, à l'intérieur de souches d'arbres, ou même sous un tapis de feuilles mortes en prévision de l’hiver.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Un geai peut stocker jusqu’à cinq mille glands !

 

Pour les retrouver, il possède l’aptitude de mémoriser des points de repères qu'il observe scrupuleusement. Pour recouvrer une cache, il se pose à côté de celle-ci en se repérant sur le paysage environnant, puis la localise précisément à l'aide de repères verticaux ; alors il l'atteint en quelques sauts. Il fouille le sol avec son bec et retrouve les glands souvent dès la première tentative. Le faible taux d'insuccès semble dû à la disparition de la nourriture, du fait de la prédation par d'autres geais ou par des rongeurs par exemple. Le système de localisation fonctionne même si le sol est couvert de neige.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Prévoyant mais étourdi, il oublie aussi des glands dans ces sites privilégiés pour la germination, et de consommateur, il devient alors… pépiniériste !

 

Cette relation geai-chêne remarquable est à avantages partagés : le chêne nourrit et héberge le geai, tandis que ce dernier assure la régénération de l’arbre.
 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

 

INSTANTANÉS

 

 

 

Quelques Bécasseaux sanderling

 

 

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Ce joli petit limicole court sur pattes se distingue par une silhouette dodue et un plumage d’ensemble singulièrement pâle, spécialement l’hiver, surtout sur le ventre.

 

Il se nourrit de façon particulière, en trottinant. Il tire profit des plages de sable où on le voit courir à l’endroit où les vagues viennent mourir. Très actif, il court inlassablement en quête de nourriture, évitant les vagues avec une agilité et une rapidité surprenantes.
 

 

Sa vivacité est telle qu'il est difficile d’analyser les mouvements de ses pattes.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Le bécasseau sanderling niche dans la toundra arctique, en Alaska, dans le nord canadien, sur les côtes nord et nord-est du Groenland et en Sibérie.

 

La France accueille des oiseaux originaires du Groenland et de Sibérie qui séjournent principalement sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique, du Nord - Pas-de-Calais à la Gironde.

 

La Bretagne, principale région d'hivernage, abrite en moyenne 50 à 70% des effectifs.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

 

Le Hibou moyen-duc

 

(Asio otus - Long-eared Owl)

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

Mesurant environ 35 cm de long et moyennant un poids de 250 g pour le mâle et de 300 g pour la femelle, avec une envergure de 86 à 98 cm, il est légèrement plus petit et plus mince que la Chouette hulotte.

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !
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Sa tête est couronnée de deux grandes aigrettes souvent dressées : on dit qu'il « fronce les sourcils ».

 

Lorsque le hibou est serein, elles sont aplaties. Ses yeux jaune-orangé sont au centre d'un disque facial arrondi très net brun-fauve, bordé de noir et de gris. Les sourcils sont blancs. Le bec est noir. Les pattes et les doigts sont emplumés.
 

 

Il chasse principalement la nuit dans les champs et les marais ouverts. Il capture sa proie en utilisant son excellente vue et son ouïe. Après avoir saisi sa prise, il la tue en tapant l'arrière de la tête, et ensuite, il l'avale entière. 

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Le Butor étoilé

 

 

Son nom scientifique est botaurus stellaris. Le terme latin botaurus (butio = crier, taurus= taureau) fait référence à son cri comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau d’où son surnom de boeuf des marais. L’autre partie, stellaris signifie étoile et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun doré qui se confond avec les tiges mordorées des roseaux.

 

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Et c’est vrai qu’il est bien difficile à repérer ce butor étoilé, vivant caché au milieu des roseaux du marais, marchant lentement et discrètement, près de la rive de la roselière, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, à l’affût d’un poisson à attraper.

 

Dès qu’il se sent menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préfère se réfugier dans la roselière où il adopte une position immobile étonnamment mimétique avec son environnement, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux. Il est capable de tenir cette position durant des heures, et même d’osciller au rythme du vent qui agite les roseaux !

 

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Le butor pêche à l’affût dans des eaux peu profondes, marchant lentement et s'arrêtant souvent. Il peut alors rester immobile de longs moments, surveillant et cherchant sa nourriture – poissons principalement, ou batraciens. Puis il avance, la tête légèrement enfoncée dans les épaules, adoptant un léger mouvement latéral afin de mieux viser sa proie.

 

Ses mouvements sont très lents, son cou tendu.

 

Soudain, il passe à l’attaque ! Il transperce sa prise d’un coup avec le bec, puis la secoue, avant de l’avaler la tête la première.

 

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C’est un solitaire, qui ne semble se préoccuper de ses semblables qu’au moment de la période des amours. Le mâle émet alors un chant très grave, entre février et juillet, période de reproduction, pour signaler sa présence aux femelles et délimiter son territoire vis-à-vis des autres mâles.

 

Ah, ce fameux son de corne de brume !


 

 

UNE ESPÈCE MENACÉE

 

 

En Europe de l’ouest, où les populations sont marginales, l’effectif est souvent réduit à quelques centaines ou dizaines de couples du fait de la régression des habitats propices à l’espèce.

 

En France, le statut de conservation est considéré comme vulnérable : la population nicheuse a chuté de 35 à 45 % en trente ans. Estimée à 500 mâles chanteurs au début des années 1970, la population française n’en compterait plus que 300 actuellement. Le butor étoilé est une espèce protégée dans notre pays, selon la loi du 10 juillet 1976, et fait donc partie des espèces faisant l’objet de mesures spéciales de conservation, en particulier en ce qui concerne leur habitat.

 

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Un rouge-gorge

 

… tout simplement

 

 

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C’est sans doute le passereau le plus populaire. Avec l'hirondelle et la mésange, il profite du statut d'oiseau familier.

 

Légèrement plus petit qu'un moineau, il est rondelet et haut sur pattes ; ses grands yeux noirs sont également caractéristiques.

 

Il chante à peu près toute l’année – en se plaçant bien en vue au sommet d’un arbre, lors de journées ensoleillées – une mélodie extrêmement fine et aigüe,agréable à écouter.

 

C'est d’ailleurs en chantant et en exposant sa large poitrine orange que le mâle marque les limites de son territoire.

 

Car il ne faut pas se fier à sa douce mélodie et son air attendrissant, le rouge-gorge sait être teigneux quand il le faut, notamment lorsqu’il s’agit d’éloigner un visiteur indésirable de son territoire !

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GRANDE TOILETTE VESPÉRALE

 

Faucon crécerelle (Falco tinnunculus)


 

 

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Le faucon crécerelle est ce petit rapace élancé, de couleur brun-roux.
 

Il est doté d’ailes fines et pointues ainsi que d’une longue queue.

 

LE GEAI DES CHÊNES … LOIN D’ÊTRE UN GLANDEUR !

 

Dans les zones cultivées, il se nourrit surtout de petits rongeurs comme les campagnols. Il chasse également des petites taupes, des musaraignes, des reptiles, et des amphibiens.


Sa technique de chasse est unique : en vol, la queue se déploie en éventail vers le bas pendant que les ailes battent rapidement contre le vent.

L’oiseau fait ainsi du surplace ce qui lui permet de repérer ses proies pendant plusieurs dizaines de secondes, avant de les pourchasser d’un rapide piqué.

Dans le langage populaire, on dit qu’il fait le « Vol du St-Esprit ».

 

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Faucon crécerelle femelle ... bien à l’abri dans un fossé, car le vent glacial souffle fort dans les polders d’Uitkerke en Belgique !

Faucon crécerelle femelle ... bien à l’abri dans un fossé, car le vent glacial souffle fort dans les polders d’Uitkerke en Belgique !

Faucon crécerelle mâle

Faucon crécerelle mâle

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 18:54

 

 

Je suis donc retourné cette année encore à Richmond Park* dans la banlieue sud de Londres, afin d’immortaliser le brame dans ce cadre majestueux, avec des paysages très changeants sublimés par les lumières matinales qui sont tout simplement fabuleuses, pourvu que le ciel soit dégagé- ce qui ne fut malheureusement pas le cas lors de mon court séjour la semaine dernière -


Ce parc a gardé son état sauvage. Il offre ainsi aux promeneurs d’incroyables diversités de plantes, d’arbres aux essences variées et également des fleurs sublimes. Nous traversons tantôt une forêt dense, tantôt nous avons l’impression d’être au beau milieu de la savane africaine ou de voyager au coeur des vastes plaines du nord de la Mongolie…


N’en déplaise à certains puristes ou inconditionnels du milieu sauvage qui prétendent – et ils ont sans doute raison – que les images produites à Richmond ont moins de valeur que celles réalisées chez nous – ou ailleurs – en milieu ouvert.

 

ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
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Pour moi, une intéressante image de brame peut être également capturée en milieu semi-ouvert, voire fermé.

Pourvu qu’elle soit bonne ! Incombe au photographe, auteur de l’image, de mentionner le lieu de la prise de vue.
 

Car il faut malheureusement se rendre à l’évidence : il est de moins en moins aisé ces dernières années d’observer les grands mammifères de nos belles forêts à cause d’une pression cynégétique trop forte, sans parler des observateurs peu scrupuleux, ou tout simplement inexpérimentés. Cela se ressent surtout durant la période du brame où il est de plus en plus rare de voir de grands cerfs. Et c’est bien dommage car c’est en cette période de l’année qu’opère la magie de ce moment fort de la vie du roi incontesté de la forêt.
 

À Richmond, les cerfs sont beaux, certes légèrement moins imposants, mais très actifs. Ils ne sont pas nourris par l’homme et même si, depuis des décennies, ils se sont habitués à la présence humaine, ils gardent leur instinct sauvage. Il faut en tenir compte en période de brame : Richmond Park n’est pas un zoo !

ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
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ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
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* Richmond Park est le plus grand parc royal de Londres, l’un des plus anciens puisqu’il a été fondé en 1627. C’est surtout le plus sauvage. Il s’étend sur près de 10 km2 – c’est trois fois la taille de Central Park à New York – dans la banlieue proche au sud-ouest de la capitale, et est entièrement clos.

 

Ce sont donc près de mille hectares de forêts, de prairies, de collines et de plaines qui s’offrent au visiteur, un espace naturel immense à deux pas des zones urbaines où plus de 300 cerfs vivent en liberté, ainsi que des biches et des faons.

 

Au total, pas moins de 600 espèces d’animaux. Outre les cervidés, vous pouvez croiser régulièrement des daims, de petits écureuils gris, plus rarement des renards, des blaireaux, et des oiseaux : des choucas des tours en grand nombre, ainsi qu’une colonie de petites perruches vertes, omniprésentes et très bavardes, mais pas seulement.

 

Ce parc naturel protégé n’a absolument rien à voir avec un zoo.

 

 

COMPRENDRE LE BRAME

 

 

La saison du brame débute vers la mi-septembre pour s’achever peu avant le 15 octobre. L’objectif est d’assurer la reproduction de l’espèce. C'est l'époque des saillies et pour le cerf, qui peut régner en maître absolu sur un harem de trente à quarante biches, il faut tout d’abord délimiter son territoire, montrer sa puissance aux autres mâles et constamment surveiller ses femelles. Une activité à temps plein qui lui fait perdre jusqu'à vingt kilos, car il n’a même plus le temps de se nourrir ! Pour le mâle, le but est de s’accoupler avec un maximum de femelles. Il faut savoir qu’une biche n’est en chaleur que douze à vingt-quatre heures tout au plus !

 

Pour la biche, le brame identifie la qualité du reproducteur et lui permet de choisir le plus beau mâle de la contrée pour s’accoupler, car c’est elle en fait qui décide de la saillie.

 

Le cerf dominant règne sur une prairie ou une partie de terrain appelée place de brame. Il ne cessera alors d'être en activité en se rendant d'une biche à une autre, avec le regard attentif à l'extérieur pour surveiller les lieux. Pour marquer son territoire, il se roulera dans des cuvettes boueuses – souilles –avant de se frotter aux arbres pour déposer sur les écorces les sécrétions de ses larmiers, abondantes en cette période, et qui ressemblent à une huile noirâtre, fortement odorante.

 

Les autres cerfs se verront alors chassés de cette zone réservée. Leur désir de conquérir néanmoins des biches les inciteront soit à affronter le cerf en place de brame, provoquant alors des combats aussi spectaculaires que majestueux, à l’issue parfois dramatique pour l’un des belligérants, voire pour les deux, soit à partir à l'assaut d'un autre harem dirigé par un congénère, espéré moins fougueux.

ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
Comme le cerf, la biche fréquente également les souilles afin de se débarrasser de ses parasites.

Comme le cerf, la biche fréquente également les souilles afin de se débarrasser de ses parasites.

ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
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Cerf dont les bois sont maculés du sang de son adversaire, blessé lors d’un farouche combat.

Cerf dont les bois sont maculés du sang de son adversaire, blessé lors d’un farouche combat.

 

Eviter le combat

 

Cependant la puissance du brame et un coup d'oeil sur la ramure suffisent généralement au mâle à affirmer sa primauté ou constater son infériorité. C’est seulement s'ils s’estiment être de force égale, qu’ils peuvent en venir à se battre. Avant d’en arriver à cette extrémité, les vieux cerfs expérimentés utilisent l’intimidation, cris et simulacres de charge. Si l’adversaire ne cède pas, alors le combat ne peut être évité. Au cours cet affrontement physique, les bois peuvent se casser et provoquer de graves blessures. Quant aux jeunes mâles ne se sentant pas encore de taille à relever un quelconque défi, ils restent bien à l’écart de ces joutes de titans. A la fin du rut, ils ont cependant toutes leurs chances de se constituer une harde, tant les vainqueurs étant épuisés : ils sont alors dans l’impossibilité de surveiller toutes leurs biches !

 

Vers la fin des amours, chacun va peu à peu se séparer, et reprendre sa place jusqu'au l’automne prochain. Les biches donneront naissance à un faon huit mois plus tard – les naissances s'étalent de la fin avril à début juillet avec un pic très net entre le 15 mai et le 15 juin. Elles l’allaiteront durant sept mois. Les mises bas se font le plus discrètement possible : les biches choisissent des zones de fourrés très denses et calmes. Seulement une heure après sa naissance, le faon est capable de se déplacer, mais pendant une à deux semaines, il reste couché, réduisant au maximum les preuves de sa présence vis-à-vis de ses prédateurs. La mère veille sur lui avec beaucoup d’attention, ne s’éloignant que très peu, et si un problème survient, elle le défendra avec toute son énergie… à grands coups de sabots !

 

ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
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INSTANTANÉS

 

 

UN RESTAURANT AU SOMMET DES ARBRES

 

 

Le balbuzard se nourrit uniquement de poissons qu’il capture bien souvent à la surface de l'eau.

Il maitrise une technique de pêche inégalable. Il repère ses proies en les survolant d'une hauteur de dix à vingt mètres -voire plus- ou en pratiquant le vol stationnaire. Il plonge alors la tête la première, les ailes repliées et les serres en avant, en immergeant uniquement les pattes. Il emporte ensuite le poisson ainsi attrapé en positionnant une patte devant l’autre afin de placer la proie vers l’avant pour en faciliter le transport. Ses serres incurvées ainsi que des petites aspérités entre les doigts permettent au balbuzard d'agripper et de maintenir les poissons les plus visqueux.

Il emporte alors le produit de sa pêche au sommet d’un perchoir pour le dévorer, à l’image de ce jeune Balbuzard en halte migratoire en Belgique que j’ai photographié récemment. Installé bien en hauteur sur une solide branche d’un arbre, il dégustait tranquillement une magnifique carpe miroir qu’il venait de pêcher dans l’étang en contrebas.

ÇA BRAME AUSSI À RICHMOND, AU SUD DE LONDRES !
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:33

 

 

Depuis le temps que nous attendions cet heureux événement, une naissance de bébé phoque a bien eu lieu cette année en baie d’Authie ! D’autant plus qu’en début de saison sept femelles gestantes avaient été observées sur les bancs de sable berckois, d’aucuns espéraient donc cet été, voir la baie se transformer en une nurserie !

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
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Ce jeune phoque -un mâle- qui se porte comme un charme est né dans les derniers jours du mois de juillet -loin de la foule des curieux venant rendre visite à la colonie- astucieusement camouflé par sa mère depuis le jour de sa naissance.

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
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Ils avaient trouvé refuge très loin en bout de baie, tout à fait à l’écart des autres phoques gris et veaux-marins se protégeant ainsi de surcroît de tout dérangement causé par les visiteurs malheureusement pas toujours très disciplinés.
 

La mère de ce beau bébé n’est autre que «Mascotte» qui elle-même a vu le jour en baie d’Authie il y quelques années et qui avait mis bas l’an dernier d’un petit mâle -que nous n’avons jamais revu- et en 2015 elle a donné naissance à une femelle qui fut prénommée «Épinette» par les responsables de l’Association Découverte Nature assurant le suivi des mammifères marins en baie d’Authie.

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
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C’EST L’HEURE DE LA TÉTÉE EN BAIE ….

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER

C’est toujours un moment d’intense émotion que d’assister à une séance d’allaitement d’un bébé phoque. J’ai eu la grande joie d’être le témoin favorisé de cette scène singulière.
«Mascotte» a maintenant rejoint très discrètement la colonie de veaux-marins sur le principal reposoir de la baie d’Authie, alors que les jours précédents et depuis la naissance, elle se maintenait très à l’écart de l’imposant groupe.

 

Ce soir là, seulement quelques observateurs privilégiés ont pu assister à ce rare moment.

Ils ont légitimement constaté que le jeune phoque, déjà bien costaud se portait à merveille.
 

Comment peut-il en être autrement avec une mère de la trempe de Mascotte ?

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER

De l’accouplement à la naissance …
 

 

Les mâles atteignent la maturité sexuelle entre trois et six ans et les femelles entre deux et cinq ans.
 

La parade et l’accouplement ont lieu dans l’eau, au début du mois de septembre.
 

Les mises bas interviennent au terme d’une gestation réelle de dix-onze mois, elles ont lieu entre la mi-juin et la mi-août, le plus souvent sur les bancs de sable découverts par les flots, plus rarement dans l’eau peu profonde.
 

Le nouveau-né mesure un mètre en moyenne pour un poids de quinze kilos et arbore un pelage identique à celui des adultes. Bien que des cas de naissances gémellaires soient connus, les femelles ne portent en général qu’un seul petit, qui par ailleurs est capable de nager quelques heures après sa naissance.
L’allaitement dure trois à quatre semaines -parfois cinq- le jeune grandit très vite.

 

À l’issue de cette période il s’émancipera pour parfois s’éloigner considérablement de son lieu de naissance, en effet il est abandonné par sa mère dès la fin de la lactation alors qu’il a déjà doublé son poids de naissance.

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER

Gare aux dérangements causés par les touristes !
 

 

Les dérangements causés par les touristes représentent un réel danger pour l’espèce, sachant que le phoque veau-marin se reproduit en été, période où l’activité touristique est la plus intense. Il est donc primordial d’éviter tout dérangement pendant les périodes de reproduction et de mue qui fragilisent les mammifères ainsi que durant leurs périodes de repos.
 

Les dérangements dont se rendent souvent coupables les touristes - randonneurs, cavaliers, kayakistes- durant la période d’allaitement peuvent être fatals aux petits. En effets les femelles dérangées se croyant en danger, fuient inexorablement vers la mer et le nourrissage des bébés devient alors insuffisant. Ces derniers n’ayant pas accumulé suffisamment de réserves en vue du sevrage, ils ne résisteront pas, une fois seuls à la diète qu’implique le dur apprentissage de la pêche.

 

EN IMAGES :

 

 

UN ÉTÉ AVEC LES PHOQUES DE BERCK 

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
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Phoque gris ou veau-marin ?

 

 

Deux espèces de phoques peuplent la colonie de la baie d’Authie , le phoque gris et le veau-marin.
 

Savez-vous les différencier ?
 

Le phoque gris est plus massif que le veau-marin - ou phoque commun - Un mâle de phoque gris peut atteindre 3,3 mètres pour 330 kilos, alors qu'un mâle de phoque commun dépasse rarement 1,80 mètre et pèse au maximum 130 kilos. En fait la taille moyenne des mâles et de 1,60m pour 110 kg, celle des femelle est de 1,30m pour un poids moyen de 90 Kgs.
 

 

L'autre caractéristique qui permet de différencier immédiatement les deux espèces est la longueur du museau, il est long chez le phoque gris, dans le prolongement du front alors qu'il est ramassé chez le veau marin, ses narines sont en V.

Du coup, la tète du phoque gris vue de profil est allongée et aplatie,alors que celle du veau marin est plutôt ronde rappelant un peu celle d’un chien.
 

Cependant, la plupart des caractéristiques du corps sont communes à l'ensemble de la famille des phocidés. Le corps est massif, de section ronde, totalement inadapté à la marche -contrairement aux otaries- les membres antérieurs ne pouvant s'appuyer sur le sol. Les membres postérieurs sont également incapables de s'articuler, ils sont dans l'axe de la partie postérieure du corps et ne servent qu'à la nage.
 

En ce qui concerne la robe, le phoque gris a en fait souvent une robe tachetée, les femelles étant plus claires. Seuls les vieux mâles arborent une robe presque uniformément grise, souvent avec quelques taches blanchâtres.

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
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AVEC LES PHOQUES GRIS ...

 

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
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zoom

 

 

 

SAUVE QUI PEUT !
 

 

 

Chassés par les flots envahissants à chaque grande marée, les oiseaux de la baie de Somme se réfugient fréquemment sur les ilots accueillants du parc du Marquenterre, le temps de l’étale.
 

D’autant plus commode pour eux cette année car les reposoirs dégagés sont nombreux et offrent de l’espace ; les niveaux d’eau étant particulièrement bas cette saison à cause de la sécheresse.
 

C’est ainsi que plus de 3000 huîtriers-pie, près d’un millier de Courlis cendrés et autres limicoles ont « squatté » le grand ilot tout juste situé derrière la digue entre la Réserve Naturelle et le parc du Marquenterre.
 

Á marée basse les oiseaux ont regagné les vasières afin de se restaurer dans cet inépuisable garde-manger de la baie de Somme.

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
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INSTANTANÉS

 

 

La Rainette verte ou arboricole (Hyla arborea)

 

La Rainette est souvent classée parmi les grenouilles même si scientifiquement on sépare les grenouilles (ranidés) des rainettes (hylidés) notamment parce que ces dernières sont équipées de pelotes adhésives au bout des doigts leur permettant un mode de vie arboricole.

 

C’est en effet, le seul amphibien capable de vivre perché sur les tiges des plantes ou branches des arbustes. Ne dépassant pas cinq centimètres de long, elle est aisément reconnaissable à sa robe d'un vert vif.

 

La face ventrale est grisée et un peu granuleuse, elle présente une bande brune de l'oeil-dont la pupille est horizontale et l’iris doré- aux flancs.

 

La rainette verte est l'une des espèces en forte régression dans les zones urbanisées. La pollution de l'eau par les insecticides, l’extension urbaine, et l’implantation de vastes cultures notamment sont des facteurs de disparition de l’espèce. Elle est par exemple considérée comme menacée de disparition en Suisse !

 

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
Sans l’apparition d’un rayon de soleil réfléchissant sur sa robe d’un vert éclatant, jamais je n’aurais pu observer cette rainette arboricole faisant une sieste, tout en goûtant aux bienfaits d’un bain de soleil. En effet, au coeur de la végétation comme dans un touffu buisson, elle a une confiance absolue dans son extraordinaire mimétisme !

Sans l’apparition d’un rayon de soleil réfléchissant sur sa robe d’un vert éclatant, jamais je n’aurais pu observer cette rainette arboricole faisant une sieste, tout en goûtant aux bienfaits d’un bain de soleil. En effet, au coeur de la végétation comme dans un touffu buisson, elle a une confiance absolue dans son extraordinaire mimétisme !

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER

Spatule blanche

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER

 

La Sittelle torchepot (Sitta europaea)

 

        Contrairement à la cigale de la fable, la sitelle n’ira pas crier famine chez la mésange, sa voisine !
 

En effet la sitelle torchepot est réputée pour faire des réserves de nourriture dans les crevasses des arbres, notamment des noisettes, qu'elle mangera en période de disette. Dans son long bec, elle peut stocker deux ou trois graines de tournesol.
 

La sittelle possède une autre particularité : c’est le seul oiseau présent en Europe capable de descendre les arbres la tête en bas ; cela grâce à ses pattes courtes et ses griffes puissantes.

 

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER

 

Elle s'envole en direction d'un arbre pour dissimuler son butin dans les crevasses du tronc, camouflant ses caches de graines avec des morceaux d'écorce, de lichen ou de mousse.

Comme elle est très fidèle à son territoire, elle retrouve toujours ses cachettes aux cours de ses déplacements.

Elle coince les noisettes, les glands ou les graines de tournesol dans des crevasses et elle les taillade pour l'ouvrir avec de vigoureux et bruyants coups de bec.
 

La sittelle manifeste une activité si vive qu’elle récolte bien plus qu’elle ne peut consommer !

 

La grande soif du Pic épeiche

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER

 

C’EST LE BANC DES HUÎTRIERS !


         Nous sommes sur le Banc de l’Ilette situé au nord de la Réserve Naturelle Nationale de la Baie de Somme.

 

    Cet immense banc de sable couvert par une végétation herbacée et arbustive a la particularité de ne jamais être immergé à marée haute, même lors de marée à fort coefficient.
 

    Mais ne faudrait-il pas l’appeler «Banc des Huîtriers» particulièrement en période de grandes marées comme celles que nous venons de vivre ces derniers jours ?
 

     Même si le spectacle est immuable, je ne me lasse jamais d’observer celui des Huîtriers-pie avançant par milliers, chassés inexorablement par les flots et venant de ce fait se réfugier aux abords du site pour s’y reposer le temps de l’étale.
 

   … Dès que la marée va redescendre et les vasières de la baie se redécouvrir, ils retourneront s’alimenter dans l’extraordinaire «garde-manger» de la baie de Somme !

 

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER

SPATULES BLANCHES :

 

C’EST LE GRAND RAOUT D’AOÛT !


         Spectaculaires rassemblements sur l’un des plus vastes reposoirs du Parc du Marquenterre, où près de trois cents Spatules blanches sont comptabilisées quasi quotidiennement.
 

Non seulement, cohabitent les «sédentaires» ainsi que les jeunes nés cette année au coeur de la héronnière du parc, mais aussi leurs cousines néerlandaises qui viennent de rejoindre le groupe en halte migratoire.

 

Elles profitent ainsi du site pour se nourrir et se reposer avant de reprendre leur long voyage vers l’Afrique de l’Ouest où elles hiverneront.
 

Impressionnant, vous dis-je !

CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
CARNET ROSE CHEZ LES PHOQUES DE BERCK-SUR-MER
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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 12:28

 

 

Chaque printemps me pousse à me rendre sur le bassin d’Arcachon.
 

C’est un lieu où j’aime me ressourcer après un hiver passé dans les brumes du Nord. Respirer l’air de l’Océan tout en profitant des paysages baignés par une jolie lumière me fait le plus grand bien.

 

Cependant, le plus clair de mon temps, c’est bien à la réserve ornithologique du Teich que je le passe.

 

Située sur les rives du bassin, près de l’embouchure de l’Eyre et parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, ce site occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.

C’est ainsi que, chaque année, au printemps, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer, ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale.

Bergeronnette printanière (Motacilla flava)

Bergeronnette printanière (Motacilla flava)

Accouplement d’Échasses blanches

Accouplement d’Échasses blanches

Petit Gravelot (Charadrius dubius)

Petit Gravelot (Charadrius dubius)

Petit Gravelot (Charadrius dubius)  Portrait

Petit Gravelot (Charadrius dubius) Portrait

De nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière, et surtout la gorgebleue à miroir… encore que la femelle se montre particulièrement discrète en ce moment car déjà occupée à couver – elle ne quitte donc le nid que très sporadiquement. Quant au mâle, il a bien entendu déserté son poste de chant favori.

Le vol léger du Milan noir

Le vol léger du Milan noir

À L’AFFÛT     Milan noir (milvus migrans)

À L’AFFÛT Milan noir (milvus migrans)

Milan noir (milvus migrans)

Milan noir (milvus migrans)

De nombreux oiseaux nichent sur place : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoreaux gris, aigrettes garzettes et autres milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.

 

Les îlots de la lagune Quancard –appelée également lagune Avocettes – sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes. Malheureusement, cette année, trop peu de limicoles y nichent, la faute sans doute aux prédations subies par ces espèces la saison dernière.

 

Effectivement, l’an dernier nous avons assisté à un carnage méthodiquement exécuté par les mouettes rieuses sur les poussins d’avocettes, d'échasses et de gravelots, dont le bilan s'établit par l’élimination totale des oisillons nés de cette première vague de ponte. Plus tard, les poussins de mouettes rieuses furent à leur tour tués par les milans noirs qui n’hésitent pas à récupérer, à chacun de leurs passages ou presque, une délicieuse et tendre petite mouette de quelques jours.

 

C’est la dure loi de la nature, ce phénomène faisant partie intégrante du système de régulation des populations animales.

 

Des mouettes rieuses très actives
 

… séduction, accouplement et dans la foulée , fabrication du nid

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Bergeronnette ibérique (motacilla flava iberiae) La Bergeronnette ibérique a la tête d’un gris un peu plus foncé que la bergeronnette printanière classique, avec sourcil blanc fin mais complet. La partie latérale de la tête située sous l'oeil et partant de la base du bec jusqu'à l'oreille est plus foncée que la calotte. La gorge est blanche et le manteau légèrement plus brun. Elle niche dans la péninsule ibérique, en Afrique du Nord et dans le sud-ouest de la France. En fait, il existe de nombreuses sous-espèces de bergeronnettes printanières : la flavéole, parfois considérée comme espèce à part entière, la nordique qui niche dans le nord de la Scandinavie, la bergeronnette d’Italie qui, comme son nom l’indique, niche en Italie et même dans le nord des Balkans, et celle des Balkans.

Bergeronnette ibérique (motacilla flava iberiae) La Bergeronnette ibérique a la tête d’un gris un peu plus foncé que la bergeronnette printanière classique, avec sourcil blanc fin mais complet. La partie latérale de la tête située sous l'oeil et partant de la base du bec jusqu'à l'oreille est plus foncée que la calotte. La gorge est blanche et le manteau légèrement plus brun. Elle niche dans la péninsule ibérique, en Afrique du Nord et dans le sud-ouest de la France. En fait, il existe de nombreuses sous-espèces de bergeronnettes printanières : la flavéole, parfois considérée comme espèce à part entière, la nordique qui niche dans le nord de la Scandinavie, la bergeronnette d’Italie qui, comme son nom l’indique, niche en Italie et même dans le nord des Balkans, et celle des Balkans.

PRISE DE BECS   Spatules blanches (platalea leucorodia)

PRISE DE BECS Spatules blanches (platalea leucorodia)

Bécasseau variable (Calidris alpina)

Bécasseau variable (Calidris alpina)

« … on dit que j’ai de belles gambettes » Chevalier gambette (Tringa totanus)

« … on dit que j’ai de belles gambettes » Chevalier gambette (Tringa totanus)

 Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus) : Comme son nom l’indique, le Chevalier culblanc se reconnaît à son croupion blanc, barré de quelques larges bandes noires. Il se différencie des autres Chevaliers par le dessous de ses ailes qui est noir -blanc chez les autres-Très farouche, il est souvent observé quand il s'envole, prenant de l'altitude et s'éloignant très rapidement en zigzag comme une Bécassine des marais. En effet, c’est un migrateur qui ne reste que peu de temps sur son site de reproduction. Son arrivée est échelonnée entre mars et mai et les premières femelles repartent dès juin.

Chevalier cul-blanc (Tringa ochropus) : Comme son nom l’indique, le Chevalier culblanc se reconnaît à son croupion blanc, barré de quelques larges bandes noires. Il se différencie des autres Chevaliers par le dessous de ses ailes qui est noir -blanc chez les autres-Très farouche, il est souvent observé quand il s'envole, prenant de l'altitude et s'éloignant très rapidement en zigzag comme une Bécassine des marais. En effet, c’est un migrateur qui ne reste que peu de temps sur son site de reproduction. Son arrivée est échelonnée entre mars et mai et les premières femelles repartent dès juin.

Petite annonce sérieuse : Jeune couple d’échasse blanche recherche endroit calme et sécurisé sur la lagune, en vue d’une très prochaine nidification. Exclut toute promiscuité avec mouettes rieuses !

Petite annonce sérieuse : Jeune couple d’échasse blanche recherche endroit calme et sécurisé sur la lagune, en vue d’une très prochaine nidification. Exclut toute promiscuité avec mouettes rieuses !

Chardonneret élégant (carduelis carduelis)

Chardonneret élégant (carduelis carduelis)

CHEVALIER ABOYEUR… en livrée nuptiale Le Chevalier aboyeur est un limicole de taille moyenne et le plus grand des six chevaliers du genre, rencontrés régulièrement en Europe occidentale. En plumage nuptial, les parties supérieures sont gris cendré rayées de brun noir, la tête, le cou et la poitrine finement rayés de brun foncé, et les parties inférieures blanches, avec quelques barres diffuses sur les flancs. Il ressemble à plusieurs autres chevaliers de taille identique, plus particulièrement au chevalier stagnatile de structure et de teinte très semblables.

CHEVALIER ABOYEUR… en livrée nuptiale Le Chevalier aboyeur est un limicole de taille moyenne et le plus grand des six chevaliers du genre, rencontrés régulièrement en Europe occidentale. En plumage nuptial, les parties supérieures sont gris cendré rayées de brun noir, la tête, le cou et la poitrine finement rayés de brun foncé, et les parties inférieures blanches, avec quelques barres diffuses sur les flancs. Il ressemble à plusieurs autres chevaliers de taille identique, plus particulièrement au chevalier stagnatile de structure et de teinte très semblables.

Après avoir passé quelques jours au Teich, je décide de me rendre quelques centaines de kilomètres plus au sud afin de visiter l’immense réserve naturelle des Aiguamolls de l’Empordà en Espagne.

 

 

Les Aiguamolls de l’Empordà : l’espace naturel

 

le plus emblématique de la Catalogne

Les Aiguamolls de l’Empordà constituent l’un des parcs naturels de Catalogne où s’observe une grande diversité faunistique. Ce parc est une zone de grand intérêt pour son patrimoine et ses paysages.

 

Les oiseaux font de ce site leur lieu de refuge et de repos. Plus de 300 espèces, dont plus de 80 nichent régulièrement ici, sont pour la plupart des espèces protégées et d’une grande beauté. Le meilleur moment pour visiter le parc des Aiguamolls est le printemps ou l’automne, durant les grandes migrations.

 

Cependant, tout au long de l’année il y a des choses à voir... Les oiseaux les plus colorés de l’Europe peuvent y être observés, allant des martins-pêcheurs, aux huppes fasciées, en passant par les guêpiers et rolliers d’Europe, les hérons pourprés, les échasses blanches, les flamants roses,ou les faucons et cormorans, ou encore les cigognes blanches.

 

Un nombre infini d’oiseaux trouvent ici leur lieu de refuge. Tôt dans la matinée, les visiteurs ont le plus de chance de voir quelques-uns des animaux qui vivent dans le parc, comme le sanglier, le daim, le cheval de Camargue, les loutres, les belettes, les blaireaux ou les renards roux. Il y a quelques années, a été établi un programme d’élevage pour les cigognes blanches, ainsi que la réintégration des loutres.

Pêche aux écrevisses : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Pêche aux écrevisses : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Petit brin de toilette matinal : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Petit brin de toilette matinal : ibis falcinelle (plegadis falcinellus)

Héron pourpré

Héron pourpré

Héron pourpré ( photographie prise sur le delta de l’Èbre)

Héron pourpré ( photographie prise sur le delta de l’Èbre)

… Les yeux plus gros que le ventre Aigrette garzette et l’écrevisse

… Les yeux plus gros que le ventre Aigrette garzette et l’écrevisse

JEUNES DAIMS Étang du Cortalet

JEUNES DAIMS Étang du Cortalet

Martin-pêcheur ... celui-là , inutile de le présenter !

Martin-pêcheur ... celui-là , inutile de le présenter !

Cochevis huppé (galerida cristata)

Cochevis huppé (galerida cristata)

 

Hirondelles rustiques (hirundo rustica - barn swallow)
 

Afin d’apporter plus de confort et aussi pour solidifier le nid existant, les hirondelles n’hésitent pas à explorer les alentours afin de trouver les matériaux adéquats.

 

Certaines font leur marché dans une flaque boueuse, tandis que d’autres se chargent de récupérer des brindilles bien sèches dans les champs… tout en s’octroyant une petite pause – et pose ! – bien méritée sur une branche, au bord de l’étang.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

… Deux jolies pelotes de laine duveteuse au sommet d’un pin
 

 

Hiboux moyen-duc juvéniles

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
 Hiboux moyen-duc juvénile  … émancipation de l’un des jeunes sous le regard toujours attentif de l’un des parents -ici la mère-

Hiboux moyen-duc juvénile … émancipation de l’un des jeunes sous le regard toujours attentif de l’un des parents -ici la mère-

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

 

Le guêpier d’Europe, l’un des oiseaux

 

mythiques des Aiguamolls

 

A peine plus gros qu’un merle, il est sans doute l’un des plus beaux oiseaux que l’on puisse voir en Europe, ou du moins, l’un des plus somptueusement colorés. II a le dos brun marron à jaune paille, le ventre bleu turquoise, la calotte brune, la gorge jaune, les ailes allient brun, bleu vert et bord de fuite noir.

 

La queue est bleu électrique avec une pointe effilée. Un bandeau noir qui entoure l’oeil à l’iris rouge et le front blanc complètent cette incroyable palette des couleurs. Son bec noir est long et pointu, légèrement courbé vers le bas ; c’est un outil remarquable qui lui sert à la fois de pince pour chasser et de pioche pour creuser son terrier.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

Migrateur, le guêpier arrive du sud de l'Afrique en avril-mai pour nicher et repart en août-septembre. Il a été pendant longtemps l'hôte exclusif du sud de l’Europe, mais depuis quelques décennies, l'évolution climatique l'a progressivement incité à s'installer dans la vallée du Rhône, en Suisse, et dans la plupart des régions de France et même au nord de la Loire.

 

Néanmoins, il se reproduit principalement dans le sud, y compris en Corse, où se trouvent les plus gros effectifs. Grégaire, ce dernier niche le plus souvent en colonies.
 

Le couple est le plus souvent monogame et peut-être uni pour la vie. Le nid consiste en un tunnel creusé avec le bec par le couple dans le sol meuble d’une falaise de sable ou de terre meuble naturelle ou artificielle (sablières ou anciennes carrières).

 

Cette galerie (ou terrier) peut atteindre deux mètres de long – en moyenne, un peu plus d’un mètre ; les trous, d’un diamètre de six à huit centimètres, sont généralement exposés au sud ou au sud-ouest.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

Parades amoureuses et offrandes
 

Sur son perchoir, le mâle ou la femelle – il est très difficile de distinguer le sexe – appelle bruyamment son partenaire en l’accueillant en ouvrant une aile, voire les deux, en faisant vibrer la queue en éventail. Il gonfle également les plumes de sa gorge afin de mettre en évidence le noir de son collier.
 

Mais le rituel prénuptial le plus significatif est l’offrande de la nourriture à la femelle. Si cette dernière l’accepte, l’accouplement peut avoir lieu simultanément, la femelle prenant alors une position desoumission incitant le mâle à la féconder.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

 

SYNCHRONISATION PARFAITE

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

Cette femelle de guêpier exhibe l’offrande alimentaire qu’elle tient dans le bec et que vient de lui proposer son partenaire, lequel n’hésite pas une seule seconde à entamer simultanément les préliminaires de l’accouplement. Il faut dire que le perchoir utilisé pour leurs ébats ne lui laisse que peu de possibilité de se manifester de manière plus sensible.

 

En général, le couple se tient parfois longuement côte à côte, posé sur une branche ou à même le sol. L'un s'envole et revient en se raidissant à la verticale, puis s'incline plusieurs fois devant son partenaire qui l'accueille en ébouriffant les plumes.

 

Le mâle présente ensuite une offrande – guêpe, papillon ou libellule – à sa partenaire en frétillant de la queue. Si cette dernière l’accepte, cela se termine dans la plupart des cas par l’accouplement.

 

Une seule ponte
 

A la ponte, six à sept oeufs blancs sont déposés par la femelle et seront incubés pendant un peu plus de vingt jours par les deux sexes. Une seule ponte est produite mais en cas d’échec, une ponte de remplacement est possible.

 

Les jeunes sont nidicoles et sont nourris par les deux parents pendant trois semaines tout en apprenant à capturer eux-mêmes les proies.

 

La famille restera réunie jusqu’à la migration. Le chasseur d’Afrique, tel qu’il est surnommé, se nourrit essentiellement d’hyménoptères, guêpes, abeilles, bourdons, frelons et en complément, d’autres insectes volants comme les odonates par exemple.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)
Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

 

Il chasse à l’affût

 

Il peut repérer une proie jusqu’à une centaine de mètres, une fois après l’avoir saisie en vol, à partir d'un support d'où il a décollé (branche dénudée, racine sortant de la paroi ...), le guêpier revient sur son perchoir. Il assommesa prise en la frappant quatre à cinq fois contre le dur du perchoir pour enlever le dard et la ramollir.
 

Un seul guêpier peut consommer plus de deux-cent cinquante abeilles par jour !
 

Le vol est lui aussi typique : il alterne des battements d’ailes rapides avec de longs glissés, parfois très bas, un peu à la manière des hirondelles.

Balade ornithologique, du Teich (Gironde) aux Aiguamolls de l’Empordà (Espagne)

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 09:22

 

 

La Barge à queue noire Limosa limosa est un limicole élégant de grande taille mesurant de 40 à 44 cm environ.

 

Deux populations de barges à queue noire fréquentent le territoire français : la Barge islandaise, et la Barge continentale.

 

La première niche presque exclusivement en Islande et fréquente notre pays en migration et en hiver. La seconde hiverne en Afrique de l’Ouest et en péninsule Ibérique, et migre à travers la France, dans une large bande s’étendant de la Bretagne sud aux zones humides de la Camargue.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

L’oiseau a un long bec, une tête relativement petite, un long cou et de longues pattes adaptées pour sillonner les herbages humides et autres habitats de zone humide. Le mâle est plus petit et plus coloré que la femelle, avec un bec légèrement plus court.

 

En plumage nuptial, le sommet du crâne et la nuque sont roussâtres, striés de brun. Le sourcil, le menton et le dessous de l'oeil sont blancs. Le plumage de la poitrine est barré horizontalement de stries foncées et les flancs sont ornés d'écailles brunes. Le ventre et les sous-caudales sont blancs, contrastant avec le dos et les scapulaires d'un brun-marron brillant.

 

En plumage hivernal, menton, bas de la poitrine et ventre deviennent d'un blanc pur. La tête, le cou et les flancs prennent une teinte gris clair uniforme. Tout le dessus est gris foncé avec la bordure des plumes plus claire. Quelques taches discrètes continuent à marquer le dessus de la tête, les côtés du cou et les flancs.

 

En vol, la Barge à queue noire présente une barre alaire et un croupion d’un blanc contrastant.
 

Les deux sexes ont un aspect similaire mais en période nuptiale, le plumage de la poitrine, du cou et de la tête du mâle se parent plus largement d’une couleur orangée plus vive. La Barge à queue noire appartenant à la sous-espèce islandaise est d’une plus petite taille que la sous-espèce désignée et a une couleur rouge plus foncée ainsi qu’un bec plus court.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

La Barge à queue noire adulte s’alimente en sondant la vase ou le sol humide avec son bec, plus rarement à vue, ne cherchant pas toujours sa nourriture dans l'eau, mais aussi dans le sable, dans les labours, les prairies où elle fait la chasse aux lombrics aussi habilement que la Bécassine.


Elle se nourrit principalement de petits insectes et de leurs larves, d’annélides, de mollusques, de néréides, de crustacés, d’araignées, d’oeufs de poisson, de frais et têtards de grenouille. Elle s’alimente aussi de végétaux tels que des baies et des graines, mais ceci principalement pendant la migration et au cours de l’hiver.

 

Dans les plaines côtières de l’Afrique de l’Ouest, où hiverne la majorité de la sous-espèce désignée, ainsi que dans les principaux sites de transit en Espagne et au Portugal, elle se nourrit exclusivement de riz.

 

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

QUATRE OEUFS DE COULEUR FAUVE …

 

L’installation des nicheurs a lieu à partir de mi-mars et se poursuit jusqu'en mai.

 

Les oiseaux reviennent sur leur site de nidification de l’année précédente. La ponte, de quatre oeufs en moyenne -de couleur fauve tachetés de deux tons foncés- est déposée au sol, dans une cuvette creusée généralement par le mâle.

 

Durant toute la durée de l'incubation, les mâles ne cessent de voler au dessus de la couveuse, se livrant à des joutes et à des acrobaties aériennes. Si un prédateur potentiel- ou supposé l’être- s'approche de la colonie, tous les oiseaux assurent une défense collective, volant autour de lui et faisant entendre un concert de cris aussi variés. Les deux partenaires se relaient pendant l’incubation qui dure vingt-deux à vingt-quatre jours.

 

Les jeunes sont aptes au vol entre trente et trente-cinq jours après l’éclosion.

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

UNE POPULATION IMPORTANTE AUX PAYS-BAS
 

Les Pays-Bas abritent près de la moitié de la population européenne de la Barge à queue noire et de plus des trois-quarts de sa population continentale occidentale. Les sites de reproduction habituels de la Barge à queue noire sont des habitats artificiels tels qu’herbages et prairies semi-naturelles.
 

Aux Pays-Bas, ainsi qu’en Allemagne et en Belgique, la majorité des barges installent leurs nids dans des prairies humides. Les polders humides en Hollande septentrionale, et les parties de l’ouest de la Frise peuvent être considérées comme leurs sites néerlandais de reproduction de prédilection.
 

Après la migration du printemps, début avril, beaucoup de Barges à queue noire reviennent sur ces sites paisibles de pâture pour s’y reproduire. Dans ces régions elle peut être observée de très près.
 

C’est également le cas dans quatre des îles néerlandaises de la mer de Wadden - Texel, Terschelling, Schiermonnikoog et Ameland -
 

Les habitats de reproduction de la Barge sont les mêmes en Belgique qu’aux Pays-Bas.


Les menaces telles que l’intensification des systèmes agricoles, le déclin des habitats adéquats dû à l’urbanisation font obstacle au succès de la reproduction.

 

La région située autour du village de Uitkerke, en Flandre occidentale - où ont été prises mes images - est également fréquentée par la Barge à queue noire, où l’an dernier près de cent-vingt couples y ont niché.


Après la reproduction, elle migre vers le sud où se trouvent ses quartiers d’hiver, les adultes précédant les jeunes à partir de la fin juin. Les sous-espèces désignée et islandaise ont des systèmes de migration clairement distincts ; alors que la Barge est-atlantique descend vers l’Afrique occidentale et le sud du Sahara, des individus de la sous-espèce islandaise passent l’hiver en Grande-Bretagne et en Irlande, et, suivant la côte atlantique d’Europe occidentale, vont des Pays-Bas jusqu'en Espagne et au Portugal, certains oiseaux parvenant jusqu'au Maroc.
 

Curieusement, un oiseau est parvenu à couvrir la distance entre son lieu de reproduction en Hollande et son site d’hivernage en Guinée-Bissau en quelque 90 heures !

La sous-espèce islandaise préfère quant à elle, hiverner dans les habitats estuariens longeant le littoral atlantique de la Grande-Bretagne jusqu'au Maroc, de nombreuses colonies se trouvant sur la péninsule ibérique.

 

 

PARADES NUPTIALES ET ACCOUPLEMENTS

LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS
LA BARGE À QUEUE NOIRE : L’ÉLÉGANTE DES POLDERS

UNE ESPÈCE VULNÉRABLE

 

L’intensification des pratiques agricoles est le principal facteur de déclin sur les sites de reproductiondu nord de l’Europe.

 

Les fauches précoces détruisent les nichées et les poussins, l’utilisation d’engrais et de vermicides banalisent les cortèges végétaux et les populations d’invertébrés. Le drainage affaiblit les émergences d’insectes indispensables au bon développement des jeunes et fait disparaître les zones favorables à l’alimentation des adultes.
 

Malgré la bonne santé de la population islandaise, la Barge à queue noire est désormais considérée comme une espèce quasi menacée au niveau mondial, et la population continentale est en danger en Europe.

 

L’espèce est vulnérable aux échelles française et régionale.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 13:17

   

 

    Lorsque l’ami Bernard m’a dit à la fin du mois d’octobre dernier : « Je crois que cette année, nous aurons un hiver à Jaseurs boréaux », je me réjouissais déjà en pensant à une invasion de ces splendides oiseaux colorés à l’aspect exotique, venant tout droit de la taïga scandinave ou de Sibérie, à l’image de celle que nous avons connue chez nous, dans le nord de la France, en 2012*. Et Bernard de poursuivre : « Ce matin, au téléphone, un ami finlandais m’a affirmé qu’il ne reste plus beaucoup de jaseurs là-haut : il fait déjà très froid et surtout, le manque de nourriture favorise une migration précoce ».

 

* Néanmoins, la dernière invasion importante de jaseurs boréaux en France remonte à l'hiver 2004-2005, et avant cela, à la saison froide 1965-1966.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Pas vraiment une invasion !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

  Il n’avait pas tort, Bernard. En effet, au cours de ce mois d’octobre 2016, des jaseurs en grand nombre ont été observés dans 204 sites différents en Grande-Bretagne, notamment dans les îles Shetland.
 

Aux Pays-Bas et en Belgique, 1 704 oiseaux ont été comptabilisés entre le début du mois d’octobre et la mi-novembre. En Allemagne et au Danemark, les relevés furent également exceptionnels.
 

En France aussi, quelques oiseaux ont été aperçus fin octobre dans notre région des Hauts-de-France, ainsi que dans l’Ain et le département de l’Isère. Mais rien à voir, en ce qui nous concerne, avec une invasion comme celle qui s’est produite durant l’hiver 2012-2013 : à l’époque, ils avaient traversé l'Allemagne dès le mois de novembre pour se réfugier en France par milliers !

 

En fait, une invasion de jaseurs boréaux est totalement aléatoire. Ils se déplacent de façon erratique et progressent en fonction de la disponibilité des baies d'hiver – sorbiers, aubépines, gui – qu'ils trouvent sur leur chemin.

 

Cet hiver, bon nombre de jaseurs ont sans doute hiverné sur le sol anglais, trouvant sur place ce qu’ils cherchaient, et ne sont donc pas descendus en masse vers nos contrées, mais simplement par petits groupes.
 

Ces derniers jours, un couple s’est installé dans les environs de Dunkerque, et quatre individus (dont deux juvéniles) au coeur d’une cité pavillonnaire dans la banlieue de Gand, en Belgique – où mes photographies ont d’ailleurs été prises.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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UN OISEAU RARE… CHEZ NOUS !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Le jaseur boréal est l’un de nos hôtes les plus rares, mais aussi l’un des plus beaux.

 

De la taille d’une alouette des champs, il arbore un plumage général rose-saumon, et sa silhouette trapue est parfaitement reconnaissable à un bandeau noir sur la tête, ainsi qu’à une bavette noire sur la gorge.

 

Il porte une large huppe pointue de couleur ocre-roux bien visible, qui peut être dressée à la verticale. Sa courte queue noire se termine par une bande jaune.

 

Le dessous de sa queue est roux vif. Son plumage présente l’aspect de la soie.
 

Le dessus du plumage est brun gris, et le dessous, gris rosé, avec bas-ventre roux marron. Il se reconnaît aussi aisément aux extrémités cireuses ou vivement colorées des rectrices.
 

Repliées, les ailes présentent des traces de rouge cireux.

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
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Leurs vols rectilignes, avec de brefs planés et de longues ondulations peu amples, rappellent assez ceux d’une bande d’étourneaux. Cependant, le jaseur est plus rapide, et son profil plus gracieux, plus élancé.

Grégaire, il vole en groupe, en formation serrée.
 

Sur le plan de l’alimentation, le jaseur est frugivore, mais en saison de reproduction, il est insectivore et peut également se nourrir d’araignées. Les fruits n’étant pas très nourrissants, cet oiseau absorbe souvent son poids de baies en quelques heures seulement.

 

On estime même qu’un jaseur se nourrissant dans un arbuste de baies rouges dévore entre 600 et 1 000 baies par jour, c’est-à-dire plus de deux fois son poids !
 

 

Par le passé, les apparitions irrégulières de jaseurs ont souvent frappé l’imagination populaire.
 

 

Ces oiseaux inconnus et bariolés étaient en effet considérés comme des messagers du malheur, les petites tâches rouges semblables à des gouttes de sang sur leurs ailes étant
clairement évocatrices. Pour nos ancêtres, les jaseurs annonçaient la guerre, la peste, la famine ou, au mieux, les grands froids. D’ailleurs, la traduction néerlandaise de jaseur est…Pestvogel (oiseau de peste) !

 

La rumeur colporte qu’en 1939, une invasion de ces oiseaux avait été observée dans l'est de la Franceet en Allemagne... comme en 1870 et 1914 !

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Le Jaseur Boréal

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

Poème de Julos Beaucarne, artiste, écrivain et chanteur belge :

 


« J’ai rencontré le jaseur Boréal à Saint-Mard en extrême Gaume vers mars de cette année,
 

c’était un oiseau sans papier qui se posait partout où il voulait,
 

il n’était même pas bagué, il était fils de la liberté, il vivait de peu,
 

il mangeait des baies de sorbier et de gui, les baies diverses des arbrisseaux de l’hiver,
 

il chantait beau et son costume était coloré, il avait une belle huppe qui lui servait d’antenne.
 

J’ai piqué une jasette avec lui quand il s’apprêtait à repartir vers la taïga au nord des nords, il chantait comme son bec était fait, il chantait le bonheur de rentrer chez lui dans le Nordisthan où il allait, me disait-il, se mettre en ménage. »

 

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INSTANTANÉS

 

L’ARISTOCRATE


HIBOU MOYEN-DUC

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Durant la journée, il se tient en général verticalement contre le tronc d’un arbre.
Il se fait alors très mince, se confondant avec l’environnement.
Le mimétisme est parfait, il ressemble à une branche morte, et il est capable de rester de longues heures, immobile dans cette position.
Seule la couleur orange de ses grands yeux peut attirer notre attention … à condition qu’il veuille bien ouvrir les paupières !

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…
trois hiboux ... sinon rien !

trois hiboux ... sinon rien !

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Les Hiboux des marais hivernent dans

 

les polders de Uitkerke en Belgique (Flandre-Occidentale)

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FAUCON CRÉCERELLE (Falco tinnunculus)

Le Jaseur boréal : une touche d’exotisme septentrional…

LA SITTELLE TORCHEPOT

 

La Sittelle torchepot possède une particularité : c’est le seul oiseau présent en Europe capable de descendre les arbres la tête en bas ; cela grâce à ses pattes courtes et ses griffes puissantes.

C'est un oiseau dit cavernicole en ce sens qu'il niche dans un trou d'arbre, plus rarement dans une cavité de mur ou de rocher. Il occupe souvent un nid vacant de pic. Il ne creuse que très rarement sa propre cavité. Si l'entrée est trop large, la femelle en maçonne l’ouverture avec de la boue-ce qui lui vaut son nom de torchepot - afin d’en interdit l'entrée à certains prédateurs ou à d'autres candidats, comme l'étourneau par exemple.

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  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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