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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:18
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
Le mâle se hâte de féconder une biche en chaleur avant de se faire ravir la place

Le mâle se hâte de féconder une biche en chaleur avant de se faire ravir la place

LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)

 

Lorsque mon fils m’appela de très bonne heure, dimanche matin, j’étais à l’affût face à un superbe cerf douze cors occupé à surveiller sa harde d’une dizaine de biches. Le fiston me demanda ce que je faisais et je lui répondis que je me trouvais en Angleterre, occupé à photographier le brame du cerf à quelques kilomètres seulement du Tower Bridge. Interloqué, il me lança cette boutade, que je goûtai fort peu : « C’est vrai, Pap’ : Londres est une drôle de ville, je me souviens y avoir déjà aperçu quelques éléphants roses ou bleus se balader du côté de Piccadilly Circus au petit matin …Mais j’avais forcé sur la Guinness, peut-être même fumé un petit pétard…Allez, repose-toi bien, je te rappelle plus tard ». Je n’ignorais pas que le soir-même, toute la famille allait prendre des nouvelles de ma santé… mentale !
 

Rassurez-vous, je vais très bien, merci.
 

Ce matin-là, je me trouvais bien à Richmond Park*, dans la banlieue de Londres, afin d’immortaliser le brame du cerf. J’avais été invité par une bande de potes : Dan, Seb, Jérôme, Marcellin et d’autres à les accompagner durant le week-end en cet endroit fabuleux que mes compères connaissaient depuis quelques années. Déjà l’an dernier, j’avais ragé lorsque j’avais vu les images qu’ils avaient ramenées d’outre-Manche, alors que moi, j’avais crapahuté comme un beau diable en forêt ouverte, mais également en milieu semi-ouvert, pour une mince production d’images, quoi que de qualité… J’avais pourtant eu beaucoup de chance, ce qui ne fut pas le cas en 2013 : je n’avais pas entendu bramer une seule fois en cinq jours !
 

Il faut malheureusement se rendre à l’évidence : il est de moins en moins aisé ces dernières années d’observer les grands mammifères de nos belles forêts à cause d’une pression cynégétique trop forte - sans parler des observateurs peu scrupuleux ou tout simplement inexpérimentés. Cela se ressent surtout durant la période du brame où il est de plus en plus rare de voir de grands cerfs, et c’est bien dommage car c’est en cette période de l’année qu’opère la magie de ce moment fort de la vie du roi incontesté de la forêt.
 

C’était décidé : cette année, le brame, ce serait à Richmond… ou nulle part ailleurs. N’en déplaise à certains puristes ou inconditionnels du milieu sauvage !

 

Je ne fus guère déçu : l’endroit est majestueux, avec des paysages très variés qui offrent des diversités de plantes et d’arbres. Par moment le visiteur à l’impression d’être au beau milieu de la savane africaine et tantôt il s’imagine traverser les vastes plaines de Mongolie. Quant aux lumières matinales, elles sont tout simplement fabuleuses pourvu que le ciel soit dégagé, ce qui fut le cas.
Les cerfs sont beaux, certes un peu plus petits, mais très actifs. Ils ne sont pas nourris par l’homme, et même si, depuis des décennies, ils se sont habitués à la présence humaine, ils gardent leur instinct sauvage et il faut en tenir compte en période de brame.

 

* Richmond Park est le plus grand parc royal de Londres, l’un des plus anciens puisqu’il a été fondé en 1627. C’est surtout le plus sauvage. Il s’étend sur 10 km2 dans la banlieue proche au sud-ouest de la capitale, et est entièrement clos. Ce sont 10 000 hectares de forêts, de prairies, de collines et de
plaines qui s’offrent au visiteur, un espace naturel immense à deux pas des zones urbaines où plus de 300 cerfs vivent en liberté, ainsi que des biches et des faons. Au total, pas moins de 600 espèces d’animaux. Outre les cervidés, vous pouvez croiser régulièrement de petits écureuils gris, plus rarement des renards, et des oiseaux - des choucas des tours en grand nombre, ainsi qu’une colonie de petites perruches vertes, omniprésentes et très bavardes – mais pas seulement. Ce parc naturel protégé n’a absolument rien à voir avec un zoo.

LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)

Le brame du cerf … digest

 

 

 

En France la saison du brame débute théoriquement vers la mi-septembre pour s’achever peu avant le 15 octobre. En Angleterre ; c’est un peu plus tard !
 

L’objectif pour le cerf, est d’assurer la reproduction de l’espèce.

C'est l'époque des saillies et pour l’animal, qui peut régner en maitre absolu sur un harem de trente à quarante biches, il lui faut tout d’abord délimiter son territoire, montrer sa puissance aux autres mâles et constamment surveiller ses femelles ; une activité à temps plein qui lui fait perdre jusqu'à vingt kilos car il n’a même plus le temps de se nourrir ! Pour le mâle, le but est de s’accoupler avec un maximum de femelles. Il faut savoir qu’une biche n’est en chaleur que douze à vingt-quatre heures tout au plus !

 

ÊTRE MAÎTRE EN PLACE DE BRAME

 

Pour la biche, le brame identifie la qualité de reproducteur et lui permet de choisir le plus beau mâle de la contrée pour s’accoupler car c’est elle, en fait, qui décide de la saillie.
 

Le cerf dominant règne sur une prairie ou une partie de terrain appelée place de brame. Il ne cessera alors d'être en activité en se rendant d'une biche à une autre, avec le regard attentif à l'extérieur pour surveiller les lieux. Pour marquer son territoire, il se roulera dans des cuvettes boueuses – souilles – avant de se frotter aux arbres pour déposer sur les écorces les sécrétions de ses larmiers, abondantes en cette période, et qui ressemblent à une huile noirâtre, fortement odorante.
 

Les autres cerfs se verront alors chassés de cette zone réservée. Leur désir de conquérir néanmoins des biches les inciteront soit à affronter le cerf en place de brame, provoquant alors des combats aussi spectaculaires que majestueux à l’issue parfois dramatique pour l’un des belligérants, voire pour les deux, soit à partir à l'assaut d'un autre harem dirigé par un congénère espéré moins fougueux.

 

Eviter le combat

 

Cependant, la puissance du brame et un coup d'oeil sur la ramure suffisent généralement au mâle à affirmer sa primauté ou constater son infériorité ; c’est seulement s'ils s’estiment être de force égale, qu’ils peuvent en venir à se battre. Avant d’en arriver à cette extrémité, les vieux cerfs expérimentés utilisent l’intimidation, cris et simulacres de charge. Si l’adversaire ne cède pas, alors le combat ne peut être évité. Au cours cet affrontement physique, les bois peuvent se casser et provoquer de graves blessures ; parfois, ils restent emmêlés et les deux adversaires errent alors de longs jours ainsi, puis meurent de faim et d’épuisement.

 

Quant aux jeunes mâles ne se sentant pas encore de taille à relever un quelconque défi, ils restent bien à l’écart de ces joutes de titans. A la fin du rut, ils ont cependant toutes leurs chances de se constituer une harde, les vainqueurs étant épuisés et dans l’impossibilité de surveiller toutes leurs biches.
 

Vers la fin des amours, chacun va peu à peu se séparer et reprendre sa place jusqu'au l’automne prochain. Les biches donneront naissance à un faon huit mois plus tard – les naissances s'étalent de la fin avril à début juillet, avec un pic très net entre le 15 mai et le 15 juin – elles l’allaiteront durant sept mois. Les mises bas se font le plus discrètes possible : les biches choisissent des zones de fourrés très denses et calmes.

Seulement une heure après sa naissance, le faon est capable de se déplacer, mais pendant une à deux semaines, il reste couché, réduisant au maximum les preuves de sa présence vis à vis des ses prédateurs. La mère veille sur lui avec beaucoup d’attention, ne s’éloignant que très peu, et si un problème survient, elle le défendra avec toute son énergie… à grands coups de sabots !

LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
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LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
LE BRAME DU CERF AU RICHMOND PARK (LONDRES)
Le Choucas des tours qui parle aux oreilles des biches

Le Choucas des tours qui parle aux oreilles des biches

Le repos du "guerrier" après une dure nuit de brame

Le repos du "guerrier" après une dure nuit de brame

Pour lire le sujet sur "l'édition" 2016 du brame à Richmond, cliquez sur le lien suivant :

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Published by Guy Sadet
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 14:01
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Spectacle grandiose ces derniers jours de grandes marées, du côté du banc de l’Ilette*, au nord de la réserve naturelle nationale de la baie de Somme où les oiseaux chassés par les flots viennent se réfugier.
Des milliers d’huîtriers-pie, des bécasseaux par centaines et autres limicoles occupent le site en attendant le reflux de la mer, avant de regagner les vasières en baie afin de se nourrir.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

* Le banc de l’Ilette offre une vue sur une grande partie de la baie (Le Crotoy, Saint-Valéry et Le Hourdel) et sur un paysage de marais arrière-littoraux et du massif dunaire. Il était autrefois submergé par les marées hautes, mais du fait de l’ensablement, il est aujourd’hui couvert d’une végétation herbacée – oyats, chardons des sables – et également arbustive, surtout des argousiers. On y goûte une des ambiances les plus naturelles et les plus apaisantes de l’ensemble du nord de la France. En plus d’être un site agréable, le banc de l’Ilette présente un intérêt ornithologique majeur pour l’observation de la migration des oiseaux. Une très grande variété d’espèces – plus d’une centaine – peut en effet y être observée, des passereaux (pinsons, mésanges) aux rapaces (busards des roseaux, éperviers, faucons), en passant principalement par des limicoles (chevaliers, gravelots, bécasseaux) et des grands échassiers (hérons, cigognes, spatules blanches).

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Le spectacle lors des grandes marées… au parc du Marquenterre aussi

 

Selon la force et la direction des vents, de nombreux oiseaux se réfugient également sur les reposoirs du parc du Marquenterre – lorsque ceux-ci sont découverts, selon le niveau des eaux – ou sur les grandes prairies jouxtant le domaine, comme en témoignent ces photographies prises en juillet et en août.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Un été avec les phoques de Berck

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Les phoques sont devenus depuis quelques années les mascottes de Berck-sur-mer. On vient parfois dans la célèbre cité balnéaire du Pas-de-Calais rien que pour les voir. Il est vrai qu’il est aisé de les observer lorsqu’ils se reposent sur le banc de sable situé juste en face de l’épi de la plage sud, à proximité du club nautique.

 

L’office de tourisme propose même aux touristes des visites avec les guides de l’association Découverte nature où les visiteurs contemplent ces sympathiques mammifères à longues moustaches à travers une puissante longue-vue montée sur un solide trépied, tout en écoutant les explications éclairées du guide.

 

A Berck, il est impossible d’ignorer les phoques : l’office de tourisme en fait la promotion afin de développer une image de station nature. Selon son directeur, « les phoques sont devenus une véritable marque de fabrique du tourisme en baie d’Authie ».

 

Pour la troisième saison consécutive, une collection de produits dérivés, baptisée Rock and Phoques est consacrée au mammifère marin ; dans les boutiques de souvenirs, ils rivalisent avantageusement avec les phares, cabines de plage miniatures, peluches ou autres figurines.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Déjà en baie au XIXe siècle

 

 

Et pourtant, les phoques en baie d’Authie, ça ne date pas d’hier ! Ils évoluent ici dans leur milieu naturel car ils étaient déjà présents au XIXe siècle, puis ils en furent chassés. Au début du XXe siècle, ils avaient tous disparus. On les observe de nouveau depuis le début des années 2000. Suite à la ratification de la convention pour la protection des phoques de l’Antarctique en 1972, ils sont revenus dans les estuaires picards de manière progressive.

 

Au début des années 2000, on ne voyait que quelques phoques en baie d’Authie mais depuis, leur nombre a augmenté de façon exponentielle. Les raisons de cette implantation sont multiples : présence de plages sableuses, de poissons en abondance, et surtout l'effet des marées dans les estuaires qui permet la formation de bancs de sable se découvrant à marée basse, où les phoques peuvent se reposer et prendre le soleil pour préparer leur mue d'hiver. Ils apprécient particulièrement ces bancs de sable longeant des chenaux profonds et offrant la tranquillité, et surtout la possibilité pour ces sympathiques mammifères marins de se jeter à l’eau très rapidement en cas de danger, ou tout simplement de dérangement causé par l’homme à bord de kayaks, et surtout, de puissants engins motorisés.
 

 

Malgré la curiosité qui le pousse parfois à s’approcher des embarcations, le phoque veau-marin est très sensible au dérangement. Mise-bas, élevage des jeunes, toilette, repos s’effectuent sur les bancs de sable découverts par la marée. Les tentatives d’approche se soldent immanquablement par la fuite vers l’eau des animaux. Répétés, ces dérangements perturbent le cycle de vie du phoque et peuvent compromettre la survie des nouveau-nés.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

Des phoques dans la tempête

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

Cette année, au milieu du mois d’août, 144 phoques ont été comptabilisés, dont pratiquement la moitié de phoques gris, ce qui représente une première pour le site. En juillet dernier, une petite femelle est née en baie ; elle fut baptisée Epinette en raison d'une tâche en forme de sapin sur son profil droit (l'épinette est le nom québécois de différentes variétés de conifères).

 

À titre de comparaison, en baie de Somme, les effectifs maxima de phoques recensés sur les reposoirs de marée basse étaient de 415 Phoques veaux-marins et 110 phoques gris. La première naissance de phoque veau-marin a été observée le 17 juin. Cet été, 87 naissances ont été enregistrées, toujours en baie de Somme qui abrite la plus importante colonie française de phoques veaux-marins.

 

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

 

ZOOM

 

Promenade en famille chez les grèbes huppés

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes ; les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Les petits sont tour à tour nourris avec des poissons et des plumes ; les plumes permettent de créer une boule protectrice au fond de l'estomac où les arêtes des poissons sont stoppées pour permettre une digestion plus lente.

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Pourquoi se fatiguer ? « Bon d’accord, je suis déjà grand et je sais nager seul, mais le temps que maman m’offre l’hospitalité de son dos, j’en profite ! Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer… ».

Pourquoi se fatiguer ? « Bon d’accord, je suis déjà grand et je sais nager seul, mais le temps que maman m’offre l’hospitalité de son dos, j’en profite ! Mais quelque chose me dit que ça ne va pas durer… ».

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

La Bécassine sourde

 

Pas facile à observer la Bécassine sourde, plus petite et avec surtout le bec plus court, au comportement plus solitaire que sa cousine la Bécassine des marais. Elle ne se manifeste que très peu le jour et peut demeurer invisible de longues heures tapie dans la végétation des marais où elle se confond parfaitement dans cet environnement.

 

C’est amusant de voir comment elle se nourrit ; tout en sautillant, agitant son corps de bas en haut.

 

Elle vit dans les régions froides, nichant en Finlande, Scandinavie, Russie et Sibérie. Lors de sa migration d'hiver, on peut la retrouver jusqu'en Afrique Occidentale ou sur les rives de l'Océan Indien. Elle n'est pas considérée comme une espèce nicheuse en Europe Occidentale. Les plus précoces arrivent en France vers le milieu du mois d'octobre et y restent jusqu'aux premières grandes gelées.

 

J’ai photographié cette Bécassine sourde en baie de Somme le 7 octobre dernier

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées

ÉCLIPSE TOTALE : UNE SUPER-LUNE DE SANG

 

L’éclipse totale lunaire que nous avons observée le 28 septembre au matin s’est produite lorsque la lune, alors pleine, fut précisément alignée avec le soleil et la terre ; l’ombre de la terre, réfléchie par le soleil, éclipse alors notre satellite dans sa totalité. Une éclipse de lune ne peut avoir lieu que lorsque notre satellite, vu depuis la terre, se situe dans la direction opposée au soleil et qu’il se trouve donc en phase de pleine lune.

Coïncidence : cette éclipse totale avait lieu en même temps que la super lune, quand notre satellite paraît plus gros que d'habitude dans le ciel : 14 % plus grand et 30 % plus brillant qu'à l'accoutumée.

 

Ce matin-là, le phénomène général débuta à 2 h 15 pour se terminer à 7 h 20. La phase de totalité, durant laquelle la lune, obscurcie, s’était parée d’une teinte rougeâtre, dura un peu plus d’une heure, entre 4 h 11 et 5 h 23. La dernière éclipse de super-lune a eu lieu en 1964 ; la prochaine est annoncée pour 2033

 

Photographie prise sur la plage de Berck-sur-mer à 4 h 39.

Objectif SIGMA 800mm sur CANON 7d Mark II 0,5 sec f 5,6 1600 ISO

Baie de Somme : les oiseaux assurent le spectacle les jours de grandes marées
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Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 03:38
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
Ronny, le poète bièrologue vient de faire son entrée dans le monde des Géants du Nord

Ronny, le poète bièrologue vient de faire son entrée dans le monde des Géants du Nord

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Grosse affluence ce samedi dans les rues du centre-ville de la capitale des Flandres ainsi que dans les artères animées du quartier du Vieux-Lille où se déroulait la Ronde des Géants. Il faut dire qu’une telle manifestation n’avait pas été organisée depuis 2004 à Lille, date à laquelle la ville avait été promue Capitale Européenne de la Culture. Les organisateurs ont par ailleurs eu l’excellente idée de faire coïncider cette parade haute en couleurs avec les Journées du Patrimoine.

En effet, les Géants du Nord, inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco, ces personnages mythiques qui suscitent une grande ferveur, sont devenus un véritable symbole identitaire de la région. La Ronde des Géants se définissant comme un évènement festif ayant le pouvoir de rassembler des personnes de tous horizons et de tous âges. Tradition ancrée dans le Nord – Pas-de-Calais, la Ronde des Géants s’inscrit dans une logique de convivialité et de symbolisme.

 

CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
René Magritte, peintre surréaliste belge et son oeuvre « Le Thérapeute » deux géants de El Cayoteu de Lessines ( Belgique ).

René Magritte, peintre surréaliste belge et son oeuvre « Le Thérapeute » deux géants de El Cayoteu de Lessines ( Belgique ).

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Une cinquantaine de géants autour de Lydéric et Phinaert

 

   Près de cinquante géants venus de toute la région ainsi que de Belgique ont participé à cet événement mémorable, entourant les géants Lydéric et Phinaert, « les légendaires pères fondateurs de Lille », qui n’étaient pas sortis de l’Hôtel de ville depuis dix ans. Je précise que ces deux colosses – 250 kg pour 6 mètres de haut – nécessitent chacun sept porteurs. Tous les deux auraient vu le jour en 1565 et leur dernière rénovation remonte à 1999. Dés le samedi matin, les visiteurs purent assister au montage des géants, moment toujours apprécié par le public, surtout les enfants, pour le côté spectaculaire des manipulations d’assemblage et d’habillage. Il était également possible de s’essayer au « porté de géant » durant toute la journée. En effet, Les Amis des Géants de Lille proposaient une initiation au porté sur les différents lieux stratégiques de la parade, la place Rihour, la Grand’Place, la place du Théâtre, ainsi que sur le parvis de Notre-Dame de la Treille où un diplôme était attribué à chaque valeureux porteur d’un moment.
 

   Acteur indissociable de la Ronde des Géants, l’association Les Amis des Géants de Lille s’est également investie dans un projet en partenariat avec les archives municipales de la ville et les sites Terre de Géants et Vie de Géants. Pour commémorer cette tradition, une très intéressante exposition rétrospective, intitulée Si les géants de Lille m’étaient contés…, était organisée au palais Rihour, lieu historiquement et hautement symbolique, au sein de la salle du conclave où les visiteurs étaient accueillis afin d'explorer la tradition lilloise du portage de géant qui compte près de deux siècles d'existence:les premières sources mentionnant le portage de géant à Lille en l’an 1821!
 

  Cet événement représentait également l'occasion de découvrir ce lieu, demeure luxueuse construite au XVe siècle par les seigneurs de Valois-Bourgogne.

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
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QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Un géant à la mémoire du poète bièrologue Ronny Coutteure

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

 

 

   Avant que ne démarre ce défilé historique, il fut procédé sur la place Rihour au baptême laïc du nouveau géant : Ronny le poète bièrologue, créé à l’effigie de Ronny Coutteure, le poète, humoriste, clown, comédien, écrivain, réalisateur pour le grand comme pour le petit écran et fondateur autoproclamé de la bièrologie.

   

   C’est l’association Les Amis des Géants de Lille qui a décidé de lui rendre hommage quinze ans après sa mort en construisant un géant - fait d'osier et de carton-pâte, mesurant quatre mètres et porté par une seule personne- à la mémoire de Ronny, que personne dans le Nord n’a oublié, tellement ce personnage emblématique était attachant et si représentatif de l’esprit de la région.

 

  Une campagne de financement participatif avait par ailleurs été lancée pour impliquer directement les citoyens dans sa conception. Ronny a donc été entièrement créé grâce au financement des contributeurs – il fallait récolter 4 000 euros – et au savoir-faire de l’association à l’origine de cet intéressant projet. Il a pour parrain Gille Defacque – son partenaire clown du début de sa carrière et actuel directeur du Prato – et pour marraine Jenny Clève, célèbre comédienne tourquennoise – son éternelle maman au cinéma et à la télévision, notamment en 1987 dans Le coeur dans les nuages.
 

   Inutile de dire que ce baptême fut suivi avec grand intérêt et une certaine émotion par de très nombreux spectateurs qui ne voulaient rien manquer du spectacle.

   

   A la fin de la cérémonie, Ronny le poète bièrologue put donc rejoindre ses autres amis, comme il le fera maintenant -et pour l’éternité- à maintes reprises dans les cortèges et parades, pour pavaner une première fois au coeur de cet exceptionnel défilé qui se termina par un joyeux rigodon final sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille.

 

   En guise de conclusion, il me plaît de vous livrer cette citation de Ronny Coutteure, qui sied à merveille à la journée marquante que nous venons de vivre : « Et n’oubliez pas : tout ça aussi, c’est de la culture, de la culture populaire, la vraie ! Celle qui appartient à tout le monde. Parce que, comme je dis toujours, quand le front de la culture avance, le front de la connerie recule ! ».

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
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QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»

Les géants qui participaient à cette Ronde

 

 Lydéric et Phinaert (Lille), Jeanne Maillotte (quartier Vieux-Lille), Narcisse le P’tit Quinquin (quartier Lille-centre), Raoul de Godewarsvelde (quartier Saint-Sauveur, Lille), Cordeonneux (quartier de Wazemmes, Lille), Voilazier (école Lavoisier, Lille), Philippe-Auguste (Bouvines), Josephe de l’Epinette, Vincent le Tisserand, Elisabeth du Faubourg (quartier faubourg de Béthune, Lille), Pierre Degeyter (quartier de Fives, Lille), P’tit D’siré (quartier de Moulins, Lille), Bébécamoule (quartier des Bois-Blancs, Lille), Hellemus (Hellemmes), Totor (Steenwerck), La Reuzinne, Piet’je, Bout’je (Les Amis de Reuze, Dunkerque), Hilaire Patate (quartier de Rosendael, Dunkerque), Muguette, Théo, Léo et Mickey (Prouvy), Marie de la Motte (Haubourdin), Gordaine (Lallaing), Bernicotille (Mont-Bernenchon), La Belle Hélène (Les Amis de Gambrinus, Steenvoorde), Jean le Bûcheron, Maria et Mariona, Jacobus (Les Amis de Fromulus, Steenvoorde), Flipp et Zabeth (Berck-sur-mer), Joseph eul carioteux, Eugénie la canneuse (Iwuy), Augustin de Belempin, Frère Jacques (Tourcoing), Saint-Saturnine (Sains-lez-Marquion), Messire et la Confrérie de la Franche Louche (Comines), Ugène Taté (Forest-sur-Marque), Guillem le Contrebandier (Willems), Miss Cantine (Nieppe), Isidore Court’Orelle (Lezennes), Aline (Hondeghem), Le Thérapeute, Magritte (Cayoteu 1900, Lessines – Belgique), Vauban le Bâtisseur (Ath – Belgique), Gaston le mâchon – (Rumes Belgique ), Pénélope (Villers-Outreau)… et bien entendu Ronny, le poète bièrologue baptisé le jour-même.

QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
QUAND LILLE RENOUE AVEC LA «RONDE DES GÉANTS»
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Published by Guy Sadet - dans Traditions populaires
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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 16:45

 

J’ai enfin réalisé mon rêve : me rendre dans le nord de l’Angleterre afin de visiter les îles Farne (Farne Islands).

 

J’en reviens, après quelques jours passés sur place, la tête pleine d’images, avec l’impression d’être allé à la rencontre d’un autre monde, parfois loin de toute civilisation.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
Ce macareux moine de retour de pêche, le bec rempli de lançons (anguille des sables) s’apprête à regagner son terrier afin de nourrir son poussin.

Ce macareux moine de retour de pêche, le bec rempli de lançons (anguille des sables) s’apprête à regagner son terrier afin de nourrir son poussin.

Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille : « On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 »

Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille : « On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 »

Guillemot de Troïl et mouettes tridactyles

Guillemot de Troïl et mouettes tridactyles

Habile pêcheur, le macareux peut attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Habile pêcheur, le macareux peut attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Jeune Guillemot de Troïl bien entouré au sein de la colonie de Staple island

Jeune Guillemot de Troïl bien entouré au sein de la colonie de Staple island

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris.

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris.

Sterne arctique sur Inner Farne

Sterne arctique sur Inner Farne

Lumières crépusculaires sur Farne Islands

Lumières crépusculaires sur Farne Islands

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Oui, cet endroit est tout à fait fantastique. S’il ne fallait garder qu’une seule vision de cette incroyable escapade hors du temps, ce serait celle où notre embarcation s’est approchée de cet empilement rocheux complètement isolé en pleine mer, au large de l’île de Staple, offrant l’unique occasion de voir des oiseaux par milliers – guillemots et mouettes tridactyles – vivre dans leur habitat naturel sans présence humaine. Lorsque notre bateau s’engagea dans les anfractuosités des falaises, la proximité avec les oiseaux fut saisissante, avec des sons indescriptibles de cris mêlés… et l’odeur acre du guano qui agressait nos narines. Mon ami Jean me chuchota alors à l’oreille :

« On se croirait dans un documentaire animalier sur France 5 ». Il n’avait pas tort !
 

Puis vint le débarquement à Staple, où nous passâmes un peu plus de deux heures en compagnie des macareux, guillemots, cormorans, pingouins torda, avant de rejoindre l’île d’ Inner, le royaume de la sterne arctique, après un passage (sans escale) devant Longstone et son importante colonie de phoques gris. Moments magiques !

Ce trajet, nous le fîmes à plusieurs reprises à des horaires différents, afin de multiplier nos chances d’obtenir des lumières différentes.
 

Malheureusement, quatre heures d’éclaircies mises à part, le ciel resta désespérément gris durant toute la durée du séjour !
 

La veille du départ, par exemple, nous avons subi une rainstorm, comme disent les Anglais : tempête et pluies torrentielles aussi violentes qu’imprévues sous un ciel d’apocalypse. Alors que nous étions en pleine mer, prêts à accoster sur Inner, toutes les embarcations ont reçu l’ordre de rentrer immédiatement au port ! Et le jour de notre arrivée, impossible de quitter la chambre d’hôtel à cause d’une grosse tempête : rues désertes, atmosphère quasi hivernale et moral dans les chaussettes…
 

Les conditions météorologiques furent les seules ombres au tableau ; c’était du reste ma crainte au moment de planifier ce déplacement : j’avais lu les statistiques des services météo de la région qui donnent 7 jours secs en juin, et 8 en juillet !
 

Enjoy !

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

 

Macareux moine et Guillemots de Troïl

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
le macareux vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées

le macareux vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées

Situées au large du Northumberland, sur la côte est de l’Angleterre, non loin de la frontière avec l’Ecosse, les îles Farne sont un archipel de 15 à 20 îles, dont certaines sont recouvertes à marée haute. Elles ne sont pas habitées et constituent un habitat primordial pour les oiseaux marins ; elles représentent également une réserve de faune d'importance internationale.
 

Face à cet archipel, situé à trois miles de la côte, se situe Seahouses, charmant village portuaire qui connaît chaque année une extraordinaire affluence d’avril à juillet. C’est à cette période en effet que des milliers d’oiseaux marins se rassemblent pour couver sur les îles.
 

C’est de ce port que vous embarquez pour vous rendre sur les deux îles les plus importantes : Inner et surtout Staple. Enfin… lorsque la météo le permet, surtout pour Staple. L’an dernier, un ami
photographe, en huit jours de temps, n’a jamais pu débarquer sur cette île en raison de mauvaises conditions météorologiques. C’était pourtant en juillet ! L’accès aux autres îles est interdit à des fins de protection.

 

Dans le port, un panneau publicitaire, que personne ne peut ignorer, livre cette formule que Jacques Séguéla ne renierait pas : « Venez chez nous, 36 000 couples de macareux moines ne peuvent pas avoir tort ! ». Plus exactement : 22 500 couples de macareux, près de 25 000 couples de guillemots de Troïl, 4 500 couples de mouettes tridactyles, 1 250 couples de sternes arctiques, des centaines de pingouins torda, autant de grands cormorans, ainsi que des cormorans huppés qui ont niché sur place ont été comptabilisés la saison dernière. Bien entendu, les chiffres 2015 ne sont pas encore connus mais ils devraient s’approcher de ceux de l’an dernier, voire augmenter légèrement, surtout du côté des guillemots.

Colonies de Guillemots de Troïl et des mouettes tridactyles

Colonies de Guillemots de Troïl et des mouettes tridactyles

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
Guillemots de Troïl Au second plan, la variante bridée de l'espèce en raison du contour blanc et de la virgule en arrière de l'oeil -espèce plus rare -

Guillemots de Troïl Au second plan, la variante bridée de l'espèce en raison du contour blanc et de la virgule en arrière de l'oeil -espèce plus rare -

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Guillemot et son poussin

Guillemot et son poussin

Pingouins torda

Pingouins torda

Eiders à duvet , à gauche le mâle , en haut à droite la femelle , en bas le poussin

Eiders à duvet , à gauche le mâle , en haut à droite la femelle , en bas le poussin

Le clown des mers

 

De par sa beauté, son apparence exotique, souvent jugé comique à cause de sa démarche malhabile, le macareux moine est certainement l'oiseau de mer qui, de nos jours, attire le plus l’attention. La LPO (ligue pour la protection des oiseaux) n’a-t-elle pas fait du macareux son emblème ?

Il fait partie de la famille des alcidés, une famille d'oiseaux marins plongeurs regroupant les pingouins ou les guillemots. Oiseau pélagique par excellence, il passe le plus clair de son temps en haute mer, ne regagnant la terre ferme que pour se reproduire, nichant sur les pentes herbeuses et les falaises.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Il vole assez mal – ses ailes sont trop courtes. En revanche, c’est un nageur remarquable, capable d’effectuer de très longues apnées ; un excellent plongeur également, capable de descendre à une profondeur de soixante mètres et de rester sous l’eau plus d’une minute.

Habile pêcheur, il lui arrive d’attraper plus de dix poissons en une seule plongée.

Lors de la parade nuptiale, le bec du mâle s'orne de couches cornées vivement colorées de rouge, de bleu et de jaune, d’où son surnom de clown des mers.

C’est le moment où se forment les couples. Les partenaires se touchent alors le bec frontalement et le mâle, excité, pousse la femelle qui rejoint l'eau où se passe l'accouplement.

De retour sur terre, il creuse, à l'aide de son puissant bec, tout en raclant le sol avec ses griffes, de profonds terriers – de 70 cm à 1,20 m de long, quelquefois davantage – où il construit et protège son nid tapissé de plumes d’herbes ou d’algues. Il peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

L'espérance de vie théorique d'un macareux moine est d'environ 25 ans mais, comme la plupart des espèces à longue durée de vie, il se reproduit peu : la femelle ne pond qu'un seul oeuf par an, posé à même la terre au fond du terrier, de fin avril à mai.

L'oeuf est couvé durant 40 à 43 jours. Lors du nourrissage de son poussin, le macareux conserve le produit de sa pêche dans son bec, entre la mandibule supérieure et la langue, pour le rapporter au terrier.

Le poussin mange des poissons entiers apportés par les parents qui les lui présentent pendus et alignés de chaque côté du bec, ceci durant six semaines – les parents ne s'alimentent alors plus, ou presque plus.

Le jeune oiseau doit ensuite jeûner une huitaine de jours, ses parents effectuant leur mue et ne pouvant provisoirement plus voler, ayant perdu leurs rémiges. Affamés, les petits sortent alors du nid, toujours au crépuscule et s'élancent maladroitement du haut de la falaise. C'est un moment où ils sont particulièrement vulnérables, exposés à la prédation car non protégés par les parents déjà repartis en mer.

Le macareux peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

Le macareux peut aussi prendre possession d'un terrier déjà construit par un autre macareux ou par un lapin. Il arrive qu’il occupe le même terrier plusieurs années de suite.

Au terrier

Au terrier

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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« … ne nous mélangeons pas les pinceaux, toi tu pars à gauche et moi à droite … ou l’inverse »

« … ne nous mélangeons pas les pinceaux, toi tu pars à gauche et moi à droite … ou l’inverse »

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... Et hop !

... Et hop !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Les pique-assiettes

 

La période du nourrissage bat son plein chez les macareux moine nichant sur Inner. Les adultes ramènent au terrier de nombreux poissons – des lançons – pour leur unique poussin de l’année. Malgré leurs qualités indéniables de pêcheurs, le taux de réussite du nourrissage reste très incertain, en raison des nombreuses attaques de mouettes rieuses ou de goélands avant l’arrivée au terrier.
 

Sur ces documents, notre puffin n’a pas eu beaucoup de chance : il s’est littéralement fait voler la pitance ! Peu importe, il retournera ensuite en pleine mer faire sa provision, en espérant la prochaine fois arriver à bon port.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Une des plus grandes colonies de phoques gris d’Europe

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Les îles abritent également une colonie d'environ 6 000 phoques gris, mettant bas plusieurs centaines de jeunes chaque année entre septembre et novembre. De fait à l’automne, les plages de l’île de Brownsman sont envahies par des bébés phoques gris.
 

Étendus tranquillement sur les rochers à proximité du phare de Longstone, les phoques semblent être les résidents attitrés de ce lieu : ils occupent cet endroit depuis plus de 800 ans et ont survécu aux chasseurs de fourrures et à de nombreux dangers. Ils en sont donc bien propriétaires. Plus au large, il n’est pas rare d’observer le petit rorqual, le marsouin commun, des dauphins communs, et plus rare ment, le requin pèlerin.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Rencontre imprévue

 

Alors que nous naviguions l’autre soir vers Inner Farne, notre embarcation fut doublée par un jeune dauphin en compagnie de sa mère.

Super bonus d’une soirée riche en émotions !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer

Toniques, les sternes arctiques !

Le premier contact avec les oiseaux, lorsque l’on débarque sur Inner, est saisissant. Nous sommes accueillis par d’innombrables sternes arctiques qui crient et volent dans tous les sens.

Le port d’un couvre-chef s’impose car le visiteur est littéralement harcelé, agressé par ces oiseaux qui défendent avec fougue leurs progénitures en attaquant en piqué le sommet de votre crane. Il faut aussi regarder où l’on met les pieds car les nids se trouvent parfois tout au bord du chemin.

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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La sterne arctique, championne de la migration

 

Un juvénile de sterne, bagué au Labrador en 1928, a été retrouvé quatre mois plus tard en Afrique du Sud ! Un autre, bagué dans le nord de l’Angleterre au courant de l’été 1982, à été identifié à Melbourne trois mois après : il avait parcouru 22 000 km !
Une sterne arctique parcourt environ 38 000 km par an dans ses migrations ; elle aura, à la fin de sa vie, parcouru environ 760 000 km… soit deux fois la distance Terre-lune !
Pas mal pour un oiseau pesant une centaine de grammes !

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Une nursery à ciel ouvert

Guillemot de Troïl et son poussin

Guillemot de Troïl et son poussin

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Mouette tridactyle

Sterne caugek

Sterne caugek

Sterne arctique et son poussin

Sterne arctique et son poussin

Poussin de sterne arctique sous bonne protection

Poussin de sterne arctique sous bonne protection

 

Chez les cormorans

The Farne Islands (GB) :immersion dans l’un des plus fabuleux sanctuaires d’oiseaux de mer
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Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 13:24
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Les stations balnéaires du Touquet-Paris-Plage (France) et d’Ostende (Belgique) vivent cet été une fête givrée grâce aux expositions de sculptures de sable, en écho au tout nouveau spectacle musical proposé actuellement par Disneyland® Paris*.

En effet, La Reine des Neiges, le plus grand succès Disney de tous les temps, est mise à l’honneur au festival de sculptures de sable, devenu résolument européen !

Anna, Elsa et Kristoff sont immortalisés en sable, après l’avoir été en glace à Bruges, Anvers et Liège les hivers précédents.

Même Olaf, connu pour être le seul bonhomme de neige au monde capable de rêver de chaleur et de soleil, est de la partie sur les plages d’Ostende et du Touquet-Paris-Plage.

 

CLIQUEZ SUR LES PHOTOGRAPHIES POUR LES AGRANDIR

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Dans un décor de sable féerique inspiré des attractions de Disneyland® Paris, des artistes du monde entier ont mis en scène les personnages des contes Disney.

Autour d’une spectaculaire sculpture du château de la Belle au Bois Dormant.

On se promène, comme dans le parc Disneyland où le voyage commence dans l’ambiance de la fameuse Main Street, où l’on apprécie le charme désuet d’une petite ville américaine du début du siècle dernier.

On vit l’agitation de la ruée vers l’or à l’ombre de Big Thunder Mountain.

On peut également se retrouver nez à nez avec des personnages de Pirates des Caraïbes ou revivre les aventures de Raiponce, sauvée des griffes de sa marâtre par le beau Flynn Rider, ou suivre les traces de Peter Pan et de la fée Clochette au pays imaginaire et faire la connaissance du détestable capitaine Crochet.
Tout cela sans oublier de faire le grand saut à la Tour de la Terreur, de vivre l’expérience Star Wars et, pourquoi pas, goûter aux créations culinaires de Ratatouille ?

Quant à Blanche Neige, Alice, Aladin, etc., ils ont aussi leur effigie en sable, bien sûr.

 

 

*Jusqu’au 13 septembre 2015, le monde de La Reine des Neiges se matérialise au parc Disneyland, avec un tout nouveau spectacle musical. L’occasion de vivre et revivre, de manière participative, les plus belles scènes musicales du plus gros succès Disney de tous les temps. La place du marché, inspirée de l’univers du royaume d’Arendelle, propose aux visiteurs l’opportunité de faire le plein de douceurs.

Les deux héroïnes de la Reine des Neiges défilent tous les jours lors de deux rendez-vous spéciaux. Dans La magie Disney en parade, la princesse Anna et la reine Elsa sont à l’honneur avec Olaf sur leur char givré. Elles traversent le parc plusieurs fois par jour lors de la promenade Hommage à la Reine des Neiges, pour saluer la foule à bord de leur calèche royal. La Reine des Neiges arrive également dans la version traditionnelle de Disney Dreams, un spectacle nocturne grandiose, avec jets d’eaux, pyrotechnie, où les célèbres personnages de l’univers Disney s’animent en projections sur l’architecture du château de La Belle au Bois Dormant.

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
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Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Trente artistes … et 9 000 tonnes de sable

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Le festival (aussi bien celui d’Ostende que celui du Touquet) a été conçu par une équipe de spécialistes de trente artistes professionnels de renommée internationale en provenance des Etats-Unis, du Canada, de Russie, de Chine, d’Espagne, d’Italie, d’Ukraine, de Pologne, de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas…

Ils ont réalisé en quelques semaines leurs prouesses à la fois techniques et artistiques à l’aide de quelques milliers de tonnes de sable.

Ainsi, à Ostende, il aura fallu pas moins de 6 000 tonnes de sable de sculpture amené spécialement par deux cents camions pour façonner cette galerie, laquelle comporte 150 sculptures hautes de 2 à 6 mètres, trônant sur une plage de quelque 10 000 m².

Au Touquet, plus de 3 000 tonnes de sable, amené spécialement de Belgique, ont été utilisées pour construire 120 sculptures hautes de 2 à 6 mètres.

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Du grain de sable à l’art

 

A l’aide de bulldozers et de grues, le sable de sculpture est déversé dans des armatures en bois où, couche sur couche, il est compressé pour former un bloc dur à la hauteur souhaitée. Les sculpteurs, aussi appelés carvers, ont chacun leurs outils favoris : pelle, spatule, et même pinceau ou paille ! L’échange d’idées et d’expériences entre artistes issus des quatre coins du monde mènent aux créations les plus folles et aux décors les plus audacieux.
 

 

Comme des dés ou comme des billes ?
 

 

A condition de disposer du sable adéquat et des bonnes techniques, toute forme est envisageable.
Les sculptures de sable acquièrent ainsi le statut d’objets d’art – cette discipline était d’ailleurs déjà pratiquée par les Egyptiens 4 000 ans avant Jésus Christ.
Le sable, qui se trouve sur la plupart des plages, est constitué de grains polis par vagues et marées.

Ces grains, devenus tout à fait lisses au fil du temps, ne conviennent pas à la sculpture. Il faut au contraire, pour exercer cet art, du sable de rivière dont les grains sont restés plus bruts et anguleux.

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

Architecture et anatomie

 

Un sculpteur de sable doit pouvoir imaginer sa sculpture et ses dimensions ; l’expérience lui permet de développer une telle conception spatiale.

Et à chacun sa spécialité : alors que l’un préfère les constructions architecturales, l’autre développe tout son talent dans les sculptures de personnages. Chacune de ses disciplines requiert des compétences spécifiques : la première une grande droiture dans le trait ; la seconde, le sens des proportions anatomiques.
 

Les sculpteurs de sable sont comme les peintres : ils travaillent tout en douceur et en réflexion, tenant compte de tous les paramètres qu’ils calculent et projettent indéfiniment avant de réaliser leur oeuvre.

Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende
Festival de sculptures sur sable 2015 : c’est la «Fête Givrée » au Touquet-Paris-Plage et à Ostende

 Le Touquet-Paris-Plage (front de mer, dans l’axe de la rue Jean-Monnet)

Jusqu’au lundi 31 août inclus, de 10 h à 19h.

 

 Ostende beach Jusqu’au dimanche 6 septembre inclus, de 10 h à 19 h.

 

 

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:12
Gorgebleue dans une roselière de la baie de Somme

Gorgebleue dans une roselière de la baie de Somme

Hirondelle rustique ( Bassin d'Arcachon )

Hirondelle rustique ( Bassin d'Arcachon )

Fulmars boréaux dans les falaises de Ault (80)

Fulmars boréaux dans les falaises de Ault (80)

Accouplement d'échasses blanches ( Le Teich )

Accouplement d'échasses blanches ( Le Teich )

Petit gravelot au nid

Petit gravelot au nid

Sur un îlot de la lagune, presque à l’abri des regards humains – mais malheureusement pas des prédateurs ; ils sont potentiellement nombreux – un petit gravelot couve deux oeufs qu’il a déposés sur un tas de cailloux et quelques coquillages à même le sol.

Il ne semble pas être perturbé par les cris assourdissants des mouettes rieuses qui se chamaillent presque derrière lui.
Plus loin, ce sont les échasses blanches qui se disputent les meilleures places pour leur nidification. Sur un autre reposoir, deux couples d’avocettes élégantes se relaient au nid. La période de reproduction est maintenant entamée, et pour tenter d'élever une progéniture, le temps est compté !
Une bergeronnette printanière vole de buisson en buisson, tandis que le rossignol égrène une partie de son répertoire. Malheureusement, je n’arrive pas à le localiser avec précision dans le touffu bosquet… Celui-là, je n’ai pas encore réussi à la mettre dans la boîte !
Caramba, encore raté !

 

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Il y a une vingtaine de jours auparavant, je me trouvais dans les polders des Flandres belges où j’ai pu observer les premières barges à queue noire arrivées des Pays-Bas et de Scandinavie, qui nichent en compagnie d’autres limicoles dans ce magnifique biotope non loin de la frontière hollandaise.

Barge à queue noire , à l'aube dans les polders de Uitkerke ( Belgique )

Barge à queue noire , à l'aube dans les polders de Uitkerke ( Belgique )

Barge à queue noire

Barge à queue noire

Pipit farlouse

Pipit farlouse

Linotte mélodieuse

Linotte mélodieuse

Quelques jours plus tard, j’arpentais les renclotures de la baie de Somme, entre le Crotoy et Saint-Valery à la recherche de passereaux : phragmite des joncs, bruant des roseaux ou autre cisticole des joncs, et surtout la gorgebleue, de retour de migration, avec l’espoir de croiser les hirondelles s’affairant à la consolidation des nids en prélevant, en bordure du Dien, de petites boules de terre humide qu’elles mélangent ensuite avec de l’herbe sèche et de minuscules cailloux.

A n’en plus douter, nous sommes bien au printemps et il semble installé, comme en témoigne ces quelques images prises au cours des dernières semaines, des polders belges au bassin d’Arcachon, en passant par les bas-champs de la baie de Somme et les falaises d’Ault où niche une colonie de fulmars boréaux !

Phragmite des joncs

Phragmite des joncs

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
Avocette élégante au nid - parc du Marquenterre - Baie de Somme

Avocette élégante au nid - parc du Marquenterre - Baie de Somme

La jolie Gorgebleue

La jolie Gorgebleue

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Fulmars boréaux dans les falaises d’Ault

 

Depuis de nombreuses années, le fulmar boréal niche dans les falaises d’Ault.
Les premiers individus arrivent sur le site en décembre, voire fin novembre. Les couples se forment rapidement et mettent environ quatre mois pour s'installer sur leur site de reproduction. L’accouplement est un phénomène très discret qui ne semble absolument pas spécifique des couples reproducteurs.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Après avoir trouvé l'anfractuosité idéale, la femelle pond un seul oeuf à même la roche entre fin mai et mi-juin. Les parents se relaient lors de la période d'incubation, qui dure une cinquantaine de jours (de 41 à 57 jours). Dès l'éclosion, le jeune est nourri d'un liquide huileux, sécrété par ses parents.
Le jeune est gardé à tour de rôle par les deux parents, jusqu'à l'âge de quarante-six jours en moyenne. Tandis que l'un d’eux se charge de l'alimenter et de le protéger – une protection effective durant les deux premières semaines seulement – l'autre s'éloigne de la colonie pendant plusieurs jours à la recherche de nourriture.

Le poussin, qui a besoin de sept semaines pour grandir, perd son duvet blanc au profit des plumes et renforce ses ailes. Passé le temps de l’émancipation, ce sont les premiers envols, généralement entre la dernière semaine d'août et la deuxième semaine de septembre.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Il ne reviendra à terre que huit ans plus tard, lorsqu’il aura atteint sa maturité sexuelle pour recommencer le grand cycle de la vie. La plus grande partie de sa vie se déroule dans le grand large à la recherche de sa nourriture. Il accompagne souvent les bateaux de pêcheurs, loin des côtes et il profite ainsi des rejets de poissons et autres résidus de la pêche.

L’une des particularités du fulmar, c’est de posséder une glande de dessalage de l’eau de mer, lui permettant ainsi de boire. Le sel est rejeté au niveau des narines à la morphologie si particulière. Il chasse et se nourrit en rasant l'eau, de son vol fluide.

C'est un excellent planeur, profitant des moindres courants d'air au fil des vagues pour se déplacer.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Accouplement d'échasses blanches

Préliminaires...

Préliminaires...

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Croisement de becs après l'accouplement

Croisement de becs après l'accouplement

… Du rififi sur la lagune

 

 

Défense et protection du territoire chez les échasses blanches

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ZOOM

 

 

 

La grande soif du Milan noir

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Faucon crécerelle en action de chasse (polders de Uitkerke-Belgique)

Faucon crécerelle en action de chasse (polders de Uitkerke-Belgique)

Bécasseau minute , le plus petit des limicoles

Bécasseau minute , le plus petit des limicoles

Envolée de centaines de Bécasseaux

Envolée de centaines de Bécasseaux

Chevalier gambette

Chevalier gambette

Accouplement de grenouilles rousses

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Mesdames PANURE en quête de nourriture pour leurs petits nés il y a quelques jours dans la phragmitaie.

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HEUREUX COLOCATAIRES !

 

A plus de 25 mètres de hauteur au sommet des pins laricio de la héronnière du Marquenterre, les nids se cotoient, avec parfois une promiscuité saisissante.
Comme ici un couple de cigognes qui niche en compagnie de leurs cigogneaux pratiquement dans le même nid que celui d’un couple de spatules blanches et leurs progénitures.

Quelques centimètres les séparent et pourtant la cohabitation se passe sans aucune difficulté.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Tiens un renardeau !

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Belle rencontre en Picardie avec ce renardeau qui semble être âgé de sept ou huit semaines. Il ressemble en plus petit à l’adulte, avec un pelage un peu duveteux et une marque noire entre l’oeil et le coin de la gueule.

Entre quatre et dix semaines, les jeunes prennent cinquante grammes par jour.

A la naissance il pesait entre 85 et 125 grammes.

Dès six mois, on ne peut distinguer le jeune d’un adulte.

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Les renardeaux naissent les yeux clos, aveugles et sourds. Ils ont besoin de la chaleur maternelle durant les deux ou trois premières semaines, pendant le premier mois, la femelle reste sous terre avec ses petits, elle a huit tétines en général.

Peu à peu, ses réserves de lait s'épuisent : les aliments solides, déjà consommés par les petits depuis l'âge de 1 mois, deviennent alors leur seule nourriture.

Les yeux des jeunes s’ouvrent entre onze et quatorze jours et sont bleus jusqu’à un mois, puis ils deviennent bruns à couleur ambre.

Les oreilles s’ouvrent à la même période, peu avant que le renardeau ne commence à se tenir sur ses pattes et à marcher. Les renardeaux sont curieux, très joueurs et souvent turbulents.

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Vers quatre semaines, ils effectuent leur première sortie en bordure de terrier, jouant pendant que leur mère part chasser. Entre six et douze semaines les jeunes sont sevrés, les adultes leur apportent de la nourriture.

La plupart des jeunes âgés de 6 mois à 1 an quittent le territoire natal ou en sont chassés, entre octobre et janvier inclus.

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Les affamés !

 

 

Ces jeunes hirondeaux nés il y a moins de trois semaines attendent à la porte de l’étable le retour de chasse des parents qui assurent encore pour quelques jours leur nourrissage.
 

Cela fait à peine deux jours qu’ils ont quitté le nid et dans une semaine ils seront émancipés.
 

La grande aventure commencera alors pour eux !

DES OISEAUX AU PRINTEMPS
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Grands Gravelots en baie d'Authie

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 12:50
29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
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29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !

Du 18 au 26 avril prochains, la foule des grands jours est attendue aux 29es Rencontres Internationales de Cerfs-Volants de Berck-sur-mer (62).

29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
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29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !

Cerfs-volants d'ici et d'ailleurs est le thème retenu pour cette édition 2015 où l’esprit de partage et d’échanges multiculturels de ce rendez-vous incontournable prend ici toute sa dimension. Cette manifestation, imaginée par une poignée de passionnés, est devenue en quelques années le troisième plus grand rendez-vous en termes de fréquentation de la région Nord - Pas-de-Calais.

La notoriété de cette manifestation a maintenant largement dépassée les frontières de l’hexagone, et connaît un rayonnement quasi planétaire auprès des amateurs.

 

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29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
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Si ces rencontres ont pris l’importance que nous connaissons actuellement, c’est parce que les initiateurs du projet qui, au départ, ne rassemblait que quelques dizaines de voleurs de vent chevronnés ont su avec ingéniosité grâce à l’apport d’animations, de spectacles et de l’usage d’une communication intelligente et efficace, dispensée notamment auprès des enfants, captiver le grand public.
Petits et grands curieux, passionnés du vent et de la mer, sportifs, collectionneurs ou encore amateurs de sensations, pourront explorer l’air du temps, partir sur les traces de cultures ancestrales et de créations contemporaines.

29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !
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Une invitation au voyage

 

Apparue en Asie il y a quelques siècles, l’origine du cerf-volant reste encore mystérieuse. Certaines hypothèses amènent à penser qu’il serait né en Indonésie, avant de survoler la Chine, le Japon, la Corée, l’Inde ou la Malaisie pour se développer plus tard en Occident. Aujourd’hui, il n’est plus considéré comme un banal jeu d'enfants. Bénéficiant de matériaux contemporains, les pratiques ont évolué vers la glisse et la création de modèles géants, que les RICV mettent à l’honneur depuis 29 ans.

Des cerfs-volants en feuille de manioc sauvage des confins de l'Indonésie, à ceux finement ouvragés par des artisans malais, japonais, chinois ou thaïlandais, seront ainsi exposés.
Une véritable invitation au voyage !
On découvre ainsi que les cerfs-volants coréens, qui volent haut et loin du 1er au 14 du premier mois lunaire, sont traditionnellement porteurs de messages, notamment le suivant : «Que toutes les calamités de l’année disparaissent avec ce cerf-volant».

On apprend qu’en Inde le cerf-volant de combat, en forme de losange, de petite dimension est constitué d’une armature souple de bambou et se déplace dans toutes directions ; l’objectif étant de couper le fil de son adversaire au moyen de la Manja, fil de coton enduit de poudre de verre.
Quant en Malaisie, les cerfs volants sont communément appelés Layang-Layang du nom d’une espèce d’hirondelle régionale. Ils sont munis d’un arc sonore. Le vibreur est constitué d’une fine lanière de feuille de palme tendue sur un bambou flexible.

On apprécie également avec éblouissement la richesse de variété des cerfs-volants japonais qui permet d’identifier chaque région d’après sa forme et ce qu’il représente. Ils sont décorés d’idéogrammes, de portraits de guerriers samouraïs et d’acteurs du Kabuki.

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Combats de Rokkakus et photographie aérienne

 

Hormis les démonstrations effectuées par les équipes de cerfs-volants de sport, les spectateurs se délecteront des combats de rokkakus, ces cerfs-volants de combats hexagonaux originaires du Japon ; le dernier en vol est désigné vainqueur, ainsi que les spectacles de Mégateam ; vols simultanés avec de multiples pilotes émérites. Vols synchronisés, figures acrobatiques composent sur des musiques adaptées de véritables ballets aériens époustouflants et prodigieux.

Il vous sera également possible d’apprendre à fabriquer votre cerf-volant, puis à le faire voler, grâce aux conseils dispensés par des amateurs chevronnés, avant de flâner dans les jardins du vent, où de géniaux bricoleurs ont conçus des machines aussi extravagantes qu’insolites, qui produisent des sons inattendus suivant les caprices d’Eole.

 

Berceau de la photographie aérienne par cerf-volant, Berck accueillera pendant les rencontres une exposition réunissant des spécialistes internationaux. Les visiteurs pourront profiter de leur talent au travers de cours d’initiation et d’utilisation du matériel.
 

Pour les plus jeunes des animations seront proposées sur la plage avec le pirate Borgnefesse - un personnage haut en couleurs, au verbe aussi effilé que l’est sa rapière et à la faconde truculente- et de ses flibustiers : bateau pirate, tyrolienne d'abordage, cabestans de jeu et ateliers encadrés par des pirates aussi vrais que nature qui plongeront pendant près d'une heure les moussaillons de 4 à 12ans dans une aventure riche en sensations.

 

À l'abordage !

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Les Jardins du Vent

Les Jardins du Vent

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Ils tutoient les étoiles !

 

Samedi 25avril sur le coup des 22 heures, devant des milliers de spectateurs massés sur l’esplanade et le sable, les yeux rivés vers le ciel, au moment où le soleil prend le large et la lune dévoile son plus beau profil, des dizaines de cerfs-volistes alignés sur la plage partageront avec le public ces sublimes instants. Ce show nocturne se distingue par d’originaux jeux de lumières et de renversantes chorégraphies aériennes. Le silence et la légère brise qui envahissent la plage sont en effet propices à un féérique ballet céleste.

Déployant leurs ailes dans la galerie du ciel, les cerfs-volants s’élèvent dans l’obscurité.

 

Sensations inédites assurées !
 

 

29es RICV de Berck : Un voyage à la découverte des plus beaux cerfs-volants du monde !

Tels des pêcheurs déployant leurs filets, les voleurs de vent mettent les voiles pour côtoyer les étoiles !
 

Echappée-belle en pré-clôture des RICV, le Vol de Nuit est bien l’événement incontournable et prisé de ce festival à nul autre pareil.
 

La soirée s’achèvera par un éblouissant spectacle pyrotechnique de grande qualité.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 10:07
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Florimond Long Minton , le géant local de Doullens ( 80 )

Florimond Long Minton , le géant local de Doullens ( 80 )

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Le petit Martin, juché sur les épaules de son père, ne veut visiblement rien rater du spectacle qui s’offre devant ses yeux grands ouverts, même si les personnages truculents qui défilent devant lui depuis près d’une heure maintenant mesurent tous plus de trois mètres de haut. Nous sommes à Tourcoing (Nord) et la ville fête ce week-end, comme elle le fait avec le plus grand des bonheurs depuis neuf ans déjà, les Géants du Nord. Cette manifestation est devenue au fil des ans un événement festif majeur, s’imposant comme l’une des plus grandes fêtes populaires de la région au sein d’un club très fermé de villes du Nord qui voient les choses en grand, à l’instar de Douai, la cité de la famille Gayant, très justement réputée pour l’organisation de rassemblements de géants, ainsi que Steenvoorde, dans les Flandres.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Cette édition du Week- end Géant 2015 à réuni près de soixante géants venus de toute la région, surtout des Flandres et de Belgique, qui ont paradé aux sons des harmonies et fanfares devant la foule des grands jours massée dans le centre-ville. Ils étaient accompagnés d’une quinzaine de fanfares, notamment des bandas, ces formations au répertoire festif qui, avec près de 200 musiciens usant avec maestria des cuivres et des percussions, apportèrent une ambiance digne des férias du sud-ouest, notamment samedi lors de la première Nuit des Bandas, mais également dimanche soir, au moment du final devant l’Hôtel de ville. La place Victor Hassebroucq ressemblait alors quelque peu à la place Paul-Bert de Bayonne un soir de féria, tant l’ambiance était endiablée !

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
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Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Si l’édition précédente avait permis à deux petits nouveaux de faire leur entrée dans la cour des géants tourquennois (Clémentine du Virolois et Augustin de Bélempins, intégralement conçus durant un an par les habitants des quartiers du Virolois et de Belencontre), cette année, ce fut Le Cuirassier,premier géant transfrontalier créé par les villes de Tourcoing et de Mouscron (B), qui fit sa première appariation publique à l’occasion de cette grande parade. Par contre Nadège, la petite dernière baptisée ce samedi, et qui participera aux cortèges futurs dans le but de sensibiliser la population à la prévention des cancers du sein et colorectal, n’était pas tout à fait prête, elle a quand même défilé, sans coiffure ni maquillage !

Des animations s’adressant plutôt au jeune public, ainsi que de petits spectacles d’arts forains et de marionnettes, étaient proposés sur le parvis de la mairie en attendant l’arrivée des parades. Particulièrement applaudis : Robert Boudzinc, marionnette au regard de glace, accompagnée de son fidèle serviteur, le Grand Vizir au masque mystérieux, qui déambule dans les rues avec son char métallique et ses accessoires hétéroclites. Soudain, elle s’arrête, entame une danse… et crache le feu ! Egalement remarqué, Expresso Circus, un spectacle de théâtre à la fois poétique et loufoque, avec derrière l’écran, deux marionnettistes comédiens créant des ombres chinoises. Et devant l’écran, une musicienne qui les accompagne. Silhouettes de carton découpées, concerto de musique et d’onomatopées, atmosphère poétique et décalée, un spectacle aux allures de cabinet de magie, où tout se réinvente.

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Les géants présents à Tourcoing :
 

Augustin De Belempins – TOURCOING (F). Clémentine du Virolois – TOURCOING (F). Jeanne – TOURCOING (F). Le Duc D’Havré – TOURCOING (F). Claire du FloconTOURCOING (F). Hortense – TOURCOING (F). Le Cuirassier – TOURCOING (F). Klimato TOURCOING (F). Nadège - TOURCOING (F) .Le Reuze - DUNKERQUE (F). L'âne GalopinLOOS (F). Tiot Vincent – LOOS (F). Pitch – HAUBOURDIN (F). Mitch – HAUBOURDIN (F). Mildred et Princess Fleur - MINISTER (UK). Bienaimé - ARMBOUTS-CAPPEL (F). Mona la sorcière - ARMBOUTS-CAPPEL (F). Lancelot du lac - ARMBOUTS-CAPPEL (F). La Belle- Hélène – STEENVOORDE (F). Ch'Biquet – VOUZIERS (F). Cordéonneux – LILLE (F). Eugénie "el’canneuse" et Joseph "el’carrioteux»" - IWUY (F). Jean III de Trazegnies – IRCHONWELZ (ATH) (B). Pélot, Pélette, Zante, Rinette – MAFFLE (ATH) (B). Louis le tailleur de pierre – MAFFLE-(ATH) (B). César et Rosalie – PETIT-ENGHIEN (ENGHIEN) (B). Violette la baigneuse – MALO (DUNKERQUE) (F). Margot la fileuse – LOOS (F). Lî Vî Mayêur Di Sint- Foyin – LIEGE (B). Garite des Macrales – LIEGE (B). Pierre Paulus – CHATELET (B). Aline – HONDEGHEM (F). Flip et Zabeth – BERCK-SUR-MER (F). Joseph l'insoumis –ATD QUARTMONDE– LILLE (F). La Gourdasse - MALO-LES-BAINS (DUNKERQUE) (F). Florimond Long-Minton – DOULLENS (F)

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL

Une autre attraction a particulièrement éveillé l’attention des spectateurs, petits et grands : la prestation, en dehors du cortège du sieur Florimond Long Minton, le géant local de la ville de Doullens (Somme). Comme son nom l'indique, il a un menton en galoche. Son visage, vu de profil, fait penser à un croissant de lune arborant une moustache épaisse. Il représente le jardinier picard de l'entre-deux guerres, portant un panier d'osier. Ce géant, dont c'est la troisième version, a vu le jour en 2007 et possède l'originalité d'être articulé. Il peut se courber, a une démarche souple et fluide. Ses déplacements sont assurés par un cycliste aidé de pousseurs. Il a éveillé la curiosité de chacun par sa grande taille et son allure si particulière durant sa prestation. Sonorisé, ne manquant pas de répartie, il discute durant le parcours, prenant à partie les spectateurs pour leur plus grande joie.

Week-end Géant Tourcoing 2015 : des festivités de taille XXL
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Robert Boudzinc, la marionnette au regard de glace qui crache du feu en compagnie de son serviteur le Grand Vizir ( lomographie )

Robert Boudzinc, la marionnette au regard de glace qui crache du feu en compagnie de son serviteur le Grand Vizir ( lomographie )

Géants du Nord

 

Les géants sont sûrement les représentations emblématiques du folklore du Nord de la France et de la Belgique. Ils représentent des personnages historiques, légendaires ou fictifs, parfois également des animaux. Les corps sont généralement constitués d’une structure d’osier surmontée d’une tête, autrefois en bois, aujourd’hui en carton-pâte ou moulée en résine. Certains géants, trop lourds pour être portés à dos d’homme – selon la tradition – sont placés sur des roulettes ou sur un char. Ils sortent en processions et dansent dans les rues les jours de fête ; ils représentent leur ville et symbolisent l’identité collective.

Géante la Belle Hélène de Steenvoorde

Géante la Belle Hélène de Steenvoorde

Lors des défilés, ils sont portés par une ou plusieurs personnes qui leur donnent vie : ils dansent, rencontrent, embrassent.

Ils naissent, se marient, ont des enfants et leur baptême donne lieu à de véritables réjouissances populaires souvent hautes en couleurs. Certains meurent, d’autres ressuscitent. D’apparence et de taille variable, ils sont composés d’osier, de fil de fer, de tissu, de papier, de carton, de cuir ou de bois. La fabrication et l’entretien du géant est à chaque fois l’occasion pour les anciens d’impliquer les plus jeunes en leur transmettant leur savoir-faire. Lors de cortèges, le port du géant est souvent réservé à une confrérie ou une association particulière ; il traverse la ville selon un itinéraire déterminé, le long duquel la foule se masse. Il est souvent accompagné d’une fanfare et avance au rythme d’un air qui lui est propre. À travers ces géants s'affirment, plus que jamais, les identités locales.

 

Le géant REUZE de Dunkerque

Le géant REUZE de Dunkerque

Deux fêtes et leurs géants ont été proclamées chefs-d’oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2005 : les fêtes des Gayants à Douai et ses géants, M. et Mme Gayant et leurs enfants Fillon, Jacquot et Binbin, ainsi que le Sot des canonniers, et le carnaval de Cassel et ses géants, Reuze Papa, Reuze Maman, le Coq et le Cheval-jupons, ainsi que le char du Four merveilleux.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:31
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Je rêvais depuis longtemps d’observer et surtout de photographier le jaseur boréal tout droit arrivé des forêts de Sibérie ou de Scandinavie. J’avais déjà raté mon rendez-vous avec ce splendide passereau aux couleurs quasi exotiques où se mêlent le beige, le noir, le jaune, le rouge et le blanc lors de l’hiver 2012 où notre région a connu une arrivée massive de ces oiseaux dès la fin du mois de novembre, notamment sur le littoral dunkerquois. Quelques individus ont même été observés à proximité de la métropole lilloise durant la même époque alors qu’ils venaient de traverser l’Allemagne par milliers pour se réfugier plus à l’ouest, vraisemblablement par manque de nourriture en Europe centrale et orientale.

La dernière invasion importante de jaseurs boréaux en France remonte à l'hiver 2004-2005 et avant cela, durant la saison froide 1965-1966. Généralement, pas plus de cinq jaseurs viennent jusqu'en France chaque hiver ; rarement quelques dizaines.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

L’hiver dernier, aucun individu n’a été observé dans le nord de la France ; néanmoins, une petite dizaine le fut en Belgique, ainsi qu’aux Pays-Bas, mais seulement durant une courte période. Je désespérais donc de pouvoir rencontrer cet hiver ce fameux jaseur. Lorsque quelques ornithologues belges ont observé début février quelques individus – quatre femelles à la recherche de nourriture sur la commune de Uitkerke (entité de Blankenberge) sur la côte belge.

C’est à cet endroit que j’ai pu réaliser ces quelques images. Un autre jaseur a été aperçu également durant la même période dans la commune de Flostoy, non loin de Namur, dans les Ardennes.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

De la taille d’un étourneau, sa silhouette est trapue. Il arbore un plumage à l’aspect de soie, de couleur rose-saumon, et possède un bandeau noir sur la tête, ainsi qu’une bavette noire sur la gorge. Il porte une large huppe pointue de couleur ocre-roux qui peut se dresser à la verticale. Un fin sourcil noir se prolonge jusqu’à la nuque, lui cernant les yeux tel un masque.

Deux tâches blanches et une pointe rouge marquent les ailes. Sa courte queue noire se termine par une bande jaune. Le dessus est brun gris et le dessous gris rosé avec bas-ventre roux marron. Le jaseur a un régime frugivore, mais en saison de reproduction, il est insectivore et peut également se nourrir d’araignées. Les fruits n’étant pas très nourrissants, cet oiseau absorbe souvent son poids de baies en quelques heures seulement.

On estime qu’un seul oiseau, se nourrissant dans un arbuste de baies rouges, dévore entre 600 et 1 000 baies en une seule journée, c’est-à-dire plus de deux fois son propre poids !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Par le passé, les apparitions irrégulières des jaseurs ont souvent frappé l’imagination populaire. Ces oiseaux inconnus et bariolés étaient considérés comme messagers de malheurs, annonçant la guerre, la peste ou au mieux, les grands froids. Chez nos ancêtres, les petites tâches rouges semblables à des gouttes de sang sur les ailes de l’oiseau étaient signe de malheur. Et pour cause : deux invasions de jaseurs avaient précédé les deux guerres mondiales !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Le hibou des marais un hivernant fidèle à notre région

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Quant au hibou des marais, il est un hivernant régulier dans le nord, en baie de Somme – notamment au Hâble d’Ault – ainsi que dans les polders en Flandres (région de Uitkerke, sur la côte belge).

 

Mais c’est dans le sud du département du Nord que les hiboux des marais se retrouvent en plus grand nombre, se réunissant en deux dortoirs. Cet hiver, dix-sept individus ont été comptabilisés sur le site. Il faut préciser que ce biotope est particulièrement remarquable pour ces petits rapaces.

 

La nourriture y est également abondante : principalement des campagnols et des mulots dont ils raffolent et qui constituent leur principale source de nourriture.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
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Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Cet oiseau aux yeux vifs, jaune clair cerclés de noir qui lui confèrent une expression farouche, notamment lorsqu’il scrute le sol depuis son perchoir en quête de proies, chasse de jour. Il évolue au-dessus du sol en guettant les petits rongeurs, utilisant sa vue et son ouïe performantes pour détecter ses proies.

Lorsqu'il ne chasse pas en vol, il se perche sur un poste de guet qui peut être une motte de terre, un piquet, plus rarement un arbre. Aussitôt la proie détectée, ce redoutable prédateur se laisse tomber et l’emprisonne dans ses serres acérées.

La proie est avalée entière, souvent tête la première, le rapace étant encore au sol. En vol, le hibou des marais rappelle un busard lorsqu'il patrouille à faible hauteur, faisant alterner de souples battements et des glissades planées sur ses ailes relevées en V.

Lorsqu’il se sent en danger il reste au sol et tente d'effrayer ses éventuels prédateurs en étendant les ailes, faisant se dresser ses aigrettes minuscules tout en gonflant son plumage afin de paraître plus gros. Cette attitude menaçante et spectaculaire est d’ailleurs propre à plusieurs oiseaux nichant à terre.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

A la fin de l’hiver, ils regagneront les toundras sibériennes et les plaines boisées du nord de la Scandinavie pour nicher.

La Rémiz Penduline hiverne aussi chez nous !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

De taille légèrement inférieure à celle des mésanges, elle mesure environ 10 cm de long et pèse environ 10 gr. Son nom de penduline lui vient de son nid qu’elle pend aux branches flexibles des arbres au-dessus de l’eau. C’est un oiseau acrobatique et terriblement véloce qui n’hésite pas à se suspendre la tête en bas pour atteindre une branche ou attraper un insecte.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

La Rémiz a le bec noir en pointe conique acérée ; la tête des adultes est grise avec un bandeau noir, tel un masque sur les yeux. En raison de cette caractéristique, certains surnomment ce singulier passereau Zorro, ou encore le vengeur masqué.

Si la Rémiz ne niche pratiquement plus en France, il reste cependant quelques couples nicheurs dans l’est du pays. Néanmoins, il est fréquent d’observer de nombreux individus lors de la migration : ils utilisent essentiellement les saulaies et les roselières comme sites de nourrissage et de dortoir.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

En effet, la mésange Rémiz – c’est son autre nom – apprécie particulièrement, pour se nourrir, les massettes (roseaux-massues) qui produisent de grandes quantités de graines très goûtées par l’espèce. Ainsi, une roselière d’une surface bienséante de massettes et située sur un couloir de migration a de grandes chances d’être visitée par les petites mésanges masquées chaque année car tout est bon à prendre dans la massette, dont elle utilise aussi le duvet pour tisser l'oeuvre d'architecture remarquable qu'est son nid, en forme d’un gros cocon ou d’une bourse fermée composée de fibres diverses entortillées autour d’une enfourchure située à l’extrémité d’une branche. Il est construit par le mâle ; la femelle, quant à elle, s'emploie essentiellement à garnir l'intérieur de duvets.

La construction dure entre douze et vingt-cinq jours.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

La Rémiz penduline est essentiellement insectivore. L’été, la nourriture est composée d’araignées, d’insectes et de larves, capturées surtout aux extrémités des rameaux feuillus et dans la végétation touffue. En hiver, s’y ajoutent essentiellement de petites graines, souvent recueillies à faible hauteur sur les plantes et au pied des roseaux.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 11:12

 

 

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C’est en cette saison hivernale que les flamants roses revêtent leurs plus belles plumes pour se livrer à leur impressionnante et superbe parade nuptiale.

La couleur rose des ailes permet aux mâles de réussir leur parade sans laquelle ils ne pourraient se reproduire.

Si par carence en bêta-carotène ils restent blancs, ils disparaissent sans descendance. L'une des attitudes caractéristiques des flamants en parade est la coordination de leurs mouvements de tête qui se tournent vivement à gauche puis à droite dans un bel ensemble régulier, mâles et femelles se déplacent en cadence en effectuant notamment le salut des ailes – traduction mot à mot de l'expression anglaise wing salute – qui est un comportement classique durant la parade ; le flamant déploie soudainement ses ailes entièrement pendant un bref laps de temps de une ou deux secondes, puis succèdent des courbettes, des pseudo-lissages des plumes du dessous des ailes, ou du dos, avec le bec.

Avec un étirement vertical du cou, ils poussent de brefs grommèlements rauques.

Lorsqu'ils cessent de grogner, les flamants entament une série de gestes dits de confort qui, en temps normal, ont une fonction bien précise : étirement, assouplissement, soins du plumage. Lors des parades, ces gestes perdent leur vocation utilitaire et deviennent des rites destinés avant tout à détourner l'agressivité latente. La formation des couples s'opère avec discrétion au milieu de ces parades collectives et ne se remarque pas. On suppose qu'elle peut se produire lorsque les futurs partenaires donnent l'impression de se nourrir. Ceux-ci se tiennent alors côte à côte, le cou baissé, avançant au même rythme, s'interrompant parfois pour pousser quelques cris étouffés. Une fois le couple constitué, ils restent souvent ensemble mais continuent, dans un premier temps, à prendre part aux parades collectives. Ils finiront toutefois par s'écarter un peu du groupe et s'accoupleront. Actuellement, en Camargue, on observe les premiers accouplements ; ils seront de plus en plus fréquents à mesure que le printemps arrive. Les premières pontes auront lieu en avril sur l’étang du Fangassier, le seul site de reproduction du flamant rose en France.

Néanmoins en 2014, les Flamants roses n’ont pas niché sur le site du Fangassier car il n’y a pas eu assez d’eau et les îlots se sont ainsi retrouvés accessibles par la terre. Il a suffi d’un renard pour faire fuir la colonie. Ces conditions hydrologiques exceptionnelles ont donc poussé les flamants à choisir un autre site, celui des Salins d’Aigues-Mortes, où près de 10 000 flamants s’y sont installés et environ1 000 poussins sont nés en juin.

 

Les Flamants roses n’ont pourtant pas déserté le site du Fangassier. Ils s’y reproduisent tous les ans depuis l’acquisition des terrains par le Conservatoire du Littoral en 2008. Les Flamants roses présentent un fort attachement à ce site, unique lieu de reproduction en France depuis les années 1 970, il est donc fort probable qu’ils essaieront de s’y installer de nouveau cette année.

Des travaux d’aménagement d’un nouvel îlot sont menés dans le cadre d’un programme européen de restauration des salins et anciens salins de Méditerranée.

 

Avec une population d’environ 50 000 flamants roses l’été et près de 40 000 l’hiver sur la côte méditerranéenne française, le flamant rose de Camargue se porte bien. Dans les années 60, seulement 10 000 oiseaux en été et moins de 1000 en hiver séjournaient sur l’ensemble de ce littoral.

 

CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR

 

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Ombres Chinoises

 

 

Le soleil de janvier vient de se coucher sur la Camargue ; les grands échassiers aux ailes pourpres ressemblent à d’étranges silhouettes se détachant sur l’horizon telles des ombres chinoises.

 

 

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Ces photographies ont- pour la plupart- été prises au Parc Ornithologique de Pont de Gau 

(Saintes Maries de la Mer)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avis aux visiteurs de ce blog :
Pour des raisons techniques, j’ai été amené à opter pour la version PREMIUM de la plate-forme Over-blog qui héberge ce blog.
Le site Nature-ailes possède maintenant un nom de domaine comme vous l’avez peut-être remarqué.
Cela a eu pour conséquence fâcheuse de supprimer le très grand nombre de vos votes via Facebook, tous les compteurs ayant été remis à zéro. Heureusement, vos commentaires ont été conservés.
J’en suis le premier désolé... et merci pour vos nombreuses visites !
G.S.

 

 

 

 

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  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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