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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 12:06

 

        Sculpter l’éphémère et parvenir à garder enfoui à jamais dans le souvenir de ceux qui ont pu découvrir les sculptures de ce temporaire musée de 4 000 m2 : c’est le défi lancé cette année encore par les quarante artistes du festival de sculptures de sable de Blankenberge, sur la côte belge, considéré depuis l’année 2010 comme le plus important du genre au monde par le livre Guinness des records.

La collection mondiale est le thème retenu cette édition 2013, décidemment très éclectique de par la variété des oeuvres réalisées.

 

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La statue de sable du footballeur David Beckham, celle du coureur cycliste Tom Boonen, ex-champion du monde et quadruple vainqueur de Paris-Roubaix, côtoient quelque 150 autres qui représentent à la fois des oeuvres d'art classiques comme La Joconde, des inventions telles que l'avion des frères Wright ou la première locomotive de George Stephenson, mais encore des personnalités issues du monde scientifique, politique, du show business ou des personnalités mondialement connues : de Albert Einstein au Dalaï lama, en passant par des tableaux évoquant des événements historiques comme les premiers pas de l'homme sur la lune.

Il est ainsi permis aux visiteurs de prendre la pose à côté de Lady Gaga, de poser devant le tableau de Léonard de Vinci, La Joconde, et pour vous mesdames, de partager la couche de Bad Pitt ! Mais attention : Angelina n’est pas bien loin… Dans ce cas, il est peut-être moins dangereux de dîner à la table… d’Al Capone !

 

 

 La Collection Mondiale

Koning Albert I-laan, en face du centre Sea Life,

8370 Blankenberge

Du samedi 15 juin au dimanche 15 septembre 2013

Horaires : tous les jours de 10 h à 19 h.

 

 

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Hommage au peintre surréaliste belge René Magritte

 

 

Des sculpteurs du monde entier

 

 

Ce festival, devenu maintenant incontournable pour les touristes qui fréquentent la côte belge en été, a été créé par une équipe internationale de quarante artistes professionnels venus des Etats-Unis, du Canada, d’Hawaï, de Russie, de Chine, d’Espagne, de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas… Ils ont réalisé leurs prouesses, à la fois techniques et artistiques, avec quelque 20 000 tonnes de sable durant plus de six semaines.

A l’aide de bulldozers et de grues, le sable de sculpture est déversé dans des armatures en bois où, couche sur couche, il est compressé pour former un bloc dur à la hauteur souhaitée.

Les sculpteurs, aussi appelés carvers, ont chacun leurs outils favoris, qui peuvent aller de la pelle à la spatule… et même au pinceau ou à la paille ! L’échange d’idées et d’expériences entre artistes mène aux créations les plus folles et aux décors les plus audacieux, à condition de disposer du sable adéquat et des bonnes techniques. Toute forme est envisageable !

Les sculptures de sable acquièrent ainsi le statut d’objets d’art, cette discipline étant déjà pratiquée par les Egyptiens 4 000 ans avant Jésus Christ.

Le sable qui se trouve sur la plupart des plages est constitué de grains qui ont été polis par les vagues et les marées : ces grains devenus tout à fait lisses au fil du temps ne conviennent pas à la sculpture. Il faut au contraire, pour exercer cet art, du sable de rivière dont les grains sont restés plus bruts et anguleux.

Un sculpteur de sable doit pouvoir bien imaginer sa sculpture et ses dimensions. L’expérience lui a permis de développer une telle conception spatiale. Du reste, à chacun sa spécialité : alors que l’un préfère les constructions architecturales, l’autre développe tout son talent dans les personnages. Chacune de ses disciplines requiert des compétences spécifiques : la première une grande droiture dans le trait, la seconde, le sens des proportions anatomiques.

 

 

SULPTEURS AU TRAVAIL 27

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      FESTIVAL DE SCULPTURES DE SABLE OSTENDE 2014

 

 

SCULPTURES SABLE OSTENDE


Sur la grande plage d’Ostende (Belgique), des artistes venus du monde entier ont façonné le sable durant plus de trois semaines, le transformant en un monde féérique de magie, d’émotion et d’aventures. Ces oeuvres éphémères ainsi rassemblées composent une exposition exceptionnelle de sculptures, qui mettent à l’honneur les lieux emblématiques du parc d’attraction Disneyland® Paris.

Autour du magnifique château de la Belle au Bois Dormant, d’incroyables sculptures évoquent les décors magiques du parc, les héros de Disney dont la toute nouvelle attraction, Ratatouille : l’aventure totalement toquée de Rémy, dont l’inauguration s’est déroulée ce 10 juillet.

C’est le rendez-vous de l’été sur la côte belge, à ne manquer sous aucun prétexte, un grand moment de pure détente ainsi qu’une expérience féerique faite de découvertes qui surprennent et émerveillent à tout âge...

Pour lire la suite , cliquez ICI

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:16

 

   Cette jeune hirondelle sortie du nid il y a une dizaine de jours vole déjà aussi bien que ses parents, une vingtaine de jours seulement après sa naissance. Et si elle commence très timidement à se nourrir seule, elle ne rechigne pas à solliciter quelques nourrissages hors du nid de la part de ses parents.

Durant la journée, elle reste postée sur une branche ou au sommet d’un buisson en attendant d’être ravitaillée. Ce soir, elle rentrera au nid pour y dormir, cela durera encore pendant quelques jours avant d’être totalement indépendante.

 

HIRONDELLES 1

HIRONDELLES 2

 

 

Une espèce en déclin et une année 2013 particulièrement noire pour la reproduction

 

Une des menaces principales qui pèsent sur l'hirondelle rustique et qui semble être la cause de sa régression est l'intensification des pratiques agricoles. L'élevage tend à se pratiquer hors sol, ce qui se traduit par la disparition progressive des prairies, lesquelles sont remplacées par des champs traités aux insecticides. Les hirondelles s'intoxiquent directement en ingérant leur nourriture et contaminent par la même occasion leur progéniture.

La destruction des haies, le drainage participent également à cette régression car ils entraînent une diminution d'insectes. Les suppressions de roselières et marais empêchent les hirondelles de se regrouper dans de bonnes conditions avant la migration. Les modifications dans les bâtiments : étables, granges ; les ouvertures condamnées des habitations rendent l'installation de nids plus difficile.

Les gens tolèrent moins qu'avant la présence de fientes près des nids. Cependant les hirondelles, comme les martinets, bénéficient en France d'un régime de protection. Leur capture et leur destruction sont interdites, tout comme leur mise en vente.

Ces mesures s'étendent aux oeufs et aux nids. Tout contrevenant s'expose à une amende pouvant atteindre 9 000 euros et / ou une peine d’emprisonnement. Les collectivités sont plus ou moins sensibilisées à ce statut juridique. Certaines ont pris conscience du fait que la messagère du printemps fait partie du patrimoine d'une ville et du bâti.

À cela s'ajoutent les travaux de ravalement de façade, l'imperméabilisation des sols et la disparition d'espaces verts, bois, bosquets, haies faisant office de corridors écologiques, et donc de passages entre différents réservoirs de biodiversité. Les chiffres obtenus lors de précédents programmes de suivi indiquent des résultats inquiétants : une diminution de 41% des effectifs d'hirondelles de fenêtre et de 12% pour les hirondelles rustiques depuis 1989. L’année 2013 s’annonce encore plus compliquée à cause de mauvaises conditions météorologiques, un hiver interminable, un printemps tardif et maussade lors de leur retour d’Afrique ; ces migratrices peuvent en effet être décimées par une brusque chute des températures.

Lors de ce printemps dans le nord et l’est de la France, ne trouvant plus d'insectes pour nourrir leur progéniture, elles les ont sacrifiées en les éjectant hors du nid ou tout simplement en abandonnant la couvée.

 

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 Une seconde couvée d’affamées !

 

Ces jeunes messagères du printemps, issues de la seconde couvée de l’année ont encore quelques semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui les attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10.000 km.

Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h.

Elles chassent en vol à des altitudes de moins de 100m. Le soir, des dortoirs de plusieurs milliers d’individus pouvant être d’espèces différentes se constituent dans les roselières ou des champs de céréales. Au lever du jour c’est à nouveau le départ. La Méditerranée est franchie en une seule étape sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau. Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant avec la traversée de la Méditerranée puis celle souvent meurtrière du Sahara ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent pour les plus hardis d’entre eux sur leurs sites d’hivernage. En effet de nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition...

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

BLOG HIRONDELLES RUSTIQUES1

 

 

 

 

 


 

 

La gorgebleue à miroir

 

 

Ce splendide passereau élancé, aux pattes longues et fines, ressemble au rouge-gorge de par sa morphologie et également par son comportement. La gorgebleue à miroir mâle tient son nom de la bavette bleu clair et scintillante sous le soleil qui orne son plastron. Au milieu de cette bavette se trouve une tâche blanche ou rousse plus ou moins prononcée appelée miroir qui est bordée de trois bandes successives, noir, blanc et roux, en travers de la poitrine.

En automne, le bleu et le rouge de la gorge sont masqués par les bordures pâles des plumes.

En plumage hivernal, le bleu est réduit à une mince bande pectorale. En tous plumages, elle est caractérisée aussi par un net sourcil blanc et une zone rousse à la base de la queue, sur les côtés – souvent visible en vol ou lorsque l'oiseau posé dresse et agite la queue.

Le chant de la gorgebleue est riche et varié, changeant en fonction de son humeur car elle est capable d’imiter le chant d’une multitude d’autres passériformes. Actuellement en période nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant de courts vols de parade. Il déploie sa queue en éventail pour mettre en valeur ses jolies plumes rousses.

Cet oiseau principalement insectivore est présent en France, notamment dans notre région de fin mars à septembre où il niche principalement dans les zones humides.

Néanmoins, au printemps 2011, un couple de gorgebleues a niché dans un champ de colza dans la région de Lestrem, dans le Pas-de-Calais, démontrant clairement que les cultures de colza peuvent servir d’habitat secondaire pour ces passereaux.

Il hiverne principalement depuis le nord-est de l’Afrique jusqu’à l’ouest de l’Inde, et en Afrique sub-saharienne, depuis la Gambie jusqu’en Ethiopie et en Arabie saoudite, mais également sur le littoral portugais et au sud de l’Espagne.

 

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      BRUANT DES ROSEAUX

 

JEUNES-HIRONDELLES 0964

 

 


 

DANS LE MARAIS

 

LA GRENOUILLE VERTE

 

 

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GRENOUILLE VERTE 2

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Published by Guy Sadet - dans OISEAUX
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 05:32

 

Si cet été vous avez la chance de passer vos vacances – ou même un week-end – sur la côte picarde ou en baie de Somme et que vous avez la possibilité de vous offrir une balade aérienne au-dessus de cette surprenante région, n’hésitez pas !

Dépaysement et découvertes assurés ! Sous vos pieds défileront des paysages aussi variés que surprenants, de Mers-les-bains, la romantique, à Saint-Valery, la médiévale, puis en survolant les falaises avant le bois de Cise, vous apercevrez déjà au lointain la Réserve Naturelle de la baie de Somme baignée dans une prodigieuse lumière, puis enfin Le Crotoy.

Avant de découvrir le site du Marquenterre et le massif dunaire, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir des phoques se reposant sur un banc de sable, profitant des rayons du soleil loin de toute présence humaine.

Décollage immédiat !

 

Photographies aériennes Guy Sadet/Pilote Philippe Pallu

 

MERS-LES-BAINS

 

PH 1 MERS- les-Bains

 

De falaises en falaises : de Mers-les-Bains à Ault-Onival

 

PH 2 FALAISES

 

C'est au sud de la côte picarde que se profilent les dernières falaises du Pays de Caux. Culminant à près de 80 mètres, ces monuments de craie vive imposent leurs abruptes silhouettes face à la Manche, dont la houle arrache les silex qui migrent vers le Nord. Ils deviendront galets par le roulement des flots. C'est en fin de journée, quand les rayons du soleil éclatent sur les falaises et que les reflets sur l'eau révèlent des couleurs plus douces, que le spectacle est le plus étonnant.

 

Bois de Cise

 

PH 3 BOIS DE CISE

 

Le bois de Cise, perché en crête de falaise entre Mers-les-Bains et Ault, est un bois naturel dont l'origine se perd dans la nuit des temps, situé sur une valleuse qui chute en mer. C’est sans doute l’un des sites les plus pittoresque de la côte picarde : le bois de Cise après avoir été un simple rendez-vous de chasse, va se transformer dès la fin du XIXe siècle grâce à la vogue croissante des bains de mer qui va révolutionner tout le littoral des bords de Manche. Quelques aristocrates fortunés prennent ainsi l'habitude de venir aux bains de mer sur la côte à la belle saison. L'arrivée du chemin de fer au Tréport fait apprécier à la bourgeoisie parisienne Mers-les-Bains et Onival-les-bains. Le bois de Cise, quant à lui, a été découvert par des promeneurs qui empruntaient le sentier des douaniers par la crête des falaises. C'est un certain Jean-Baptiste Theulot qui entreprit les travaux d'aménagement du site en 1898. Trois obstacles s'opposent au développement de cet étonnant endroit : l'impossibilité d'accéder à la mer parce que valleuse suspendue, le caractère sauvage de la plage et les difficultés d’approches à l'intérieur de la partie boisée. C'est au pic que l'ouverture de la falaise fut pratiquée par des ouvriers attachés à de solides cordages afin d’offrir aux estivants un accès à la mer.

De très belles villas, des chalets, des hôtels, des restaurants, casinos, squares, guinguettes, et une chapelle sortent de terre pour le plus grand bonheur de propriétaires fortunés. Une avenue coupe le bois jusqu'à la plage ; de nombreux sentiers, coupés d'escaliers, conduisent d'un versant à un autre du vallon. Ils portent des noms poétiques : les uns évoquent les fleurs, les fruits ou les arbustes du bois ; les autres des oiseaux ou des animaux du bois. Si l’endroit a connu quelques légitimes évolutions, il n'en demeure pas moins un lieu où il fait bon vivre, débordant de charme et de romantisme.

 

Bois de Cise

 

AULT-ONIVAL

 

PH 4 AULT-ONIVAL

 

LE HÂBLE D’AULT

 

PH 5 Le Hâble d'Ault

PH 6 Le Hâble d'Ault

 

CAYEUX-SUR-MER

 

PH 8 Cayeux sur mer

PH 9 Cayeux sur mer

 

BRIGHTON LES PINS

 

PH 10 Brigthon-les-Pins

 

La pointe et le petit port du Hourdel

 

Port du Hourdel

 

PH 11 La pointe du Hourdel

PH 12 La Pointe du Hourdel

 

A l'extrémité nord de la plage de Cayeux-sur-mer se dessine la pointe du Hourdel . Cette pointe, qui s'avance vers le centre de la baie, abrite un petit port depuis 1833 aujourd'hui quelque peu délaissé en raison de l'ensablement de la baie. La pointe du Hourdel est l’avancée méridionale du poulier de la baie de Somme, qui progresse vers le nord par l'apport de galets fournis par la falaise du pays de Caux. Autrefois, le phare marquait la pointe nord de ce hameau de pêcheurs.

De nos jours, les touristes, visiteurs et randonneurs y sont plus nombreux que les pêcheurs, et les bateaux des plaisanciers ont remplacé ceux des marins-pêcheurs !

 

La chapelle des marins face à l’embouchure de la baie

 

CHAPELLE DES MARINS

 

La chapelle Saint-Valery – dite des marins – fut édifiée sur le promontoire qui surplombe la baie, lieu du premier ermitage de Valery qui fut plus tard canonisé et qui donna son nom à la ville. Profané pendant la révolution, cet édifice fut remplacé par une nouvelle chapelle construite en 1878. De style néogothique, respectant la tradition des murs en damiers de pierre blanche et de silex, elle a également comme particularité son clocher surmonté d'un goéland. Sur ses murs figurent de nombreux ex-voto, dont certains des grandes guerres.

C’est à l’endroit même où se dresse aujourd’hui cette chapelle que Valery serait mort le 12 décembre 622, au terme de onze années d’ermitage. Inhumé ici selon ses propres volontés, ses reliques auraient été dérobées par le comte de Flandre en 939, en même temps que celles de Saint-Riquier. Transportées à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais), c’est à Hugues Capet, alors comte de Paris, que revint la charge de les récupérer et de les restituer en leurs lieux et places. En 980, il vit Valery en songe : ce dernier lui promit le trône de France s’il s’emparait des reliques des deux saints. Ce fut chose faite en 981, six ans avant qu’il ne soit sacré roi de France par l’archevêque de Reims, à Noyon.

 

 

Le parc du Marquenterre

 

Au coeur de la réserve naturelle de la baie de Somme, le parc ornithologique du Marquenterre est une escale privilégiée pour des milliers d'oiseaux migrateurs.

Situé au carrefour des pays d'Europe du Nord et des pays d'Europe du Sud et d'Afrique, le parc du Marquenterre sert de reposoir pour des milliers d'anatidés, de limicoles et de laridés. Il est un lieu de nidification pour les cigognes, avocettes, hérons, aigrettes et spatules. Il s'étend sur 200 hectares de terre, dont plus de la moitié est issue d'un ancien polder agricole. Trois-cent-quarante espèces d'oiseaux sauvages ont pu y être observées, soit la moitié des espèces en Europe, dont plus d'une centaine niche sur le parc. Quatre mille oiseaux y sont bagués chaque année pour leur suivi migratoire. Dédié à l'observation de la nature depuis sa création, des espèces animales et végétales de la baie de Somme, le parc du Marquenterre a été conçu comme un havre de tranquillité et de nourrissage pour ses hôtes qui y font escale sans crainte. Certaines espèces y passent l'hiver ou y nichent au printemps. Les oiseaux qui séjournent en baie de Somme se réfugient dans le parc du Marquenterre quand la mer envahit l'estuaire lors des grandes marées d’équinoxe.

C'est un site d'observation parmi les plus importants d'Europe.

 

PH 22 MARQUENTERRE

PH 23 MARQUENTERRE

PH 24 MARQUENTERRE

 

Retour de baie pour la calèche du Marquenterre

 

   Fin de balade pour les visiteurs du parc qui ont choisi ce moyen on ne peut plus écologique – la marche à pied mise à part ! – pour visiter la baie en compagnie d’un guide nature.

Dans l’immensité de la baie, les deux solides chevaux de trait boulonnais rentrent au bercail, tractant bravement la calèche, la journée s’achève.

 

PH 25 Marquenterre

PH 26 MARQUENTERRE

 

Bouchots entre Quend et la pointe de Saint-Quentin-en-Tourmont

 

PH 26 Bis Bouchots à Quend

 

La Réserve Naturelle

 

D’une superficie de 3000 ha, la Réserve Naturelle située au nord-ouest de la baie s’ouvre sur la Manche entre la pointe de Saint-Quentin-en-Tourmont au nord et celle du Hourdel au sud.

Plus de trois-cents espèces d’oiseaux ont été recensées dans la réserve naturelle, parmi lesquelles l’huîtrier pie, le tadorne de Belon, le héron cendré, le canard siffleur, le vanneau huppé, le pluvier argenté, la spatule blanche… La réserve abrite également une flore riche et variée.

On observe la parnassie des marais, l’élyme des sables et le chardon des dunes, emblème du Conservatoire du littoral.

Côté mer, ce milieu remarquable bercé par le mouvement perpétuel des marées, est un site d’exploitation des coques – hénons en picard. Tous les bancs de coquillages exploitables sont situés dans la réserve naturelle.

Côté terre, la réserve naturelle est constituée par le parc du Marquenterre, signifiant littéralement « mer qui entre en terre ».

La plus grande menace pour la réserve est l’ensablement qui diminue les surfaces de vasières productives de ressources alimentaires pour les oiseaux, notamment les limicoles, et conduit à la végétalisation de surfaces de plus en plus importantes.

 

PH 13 Réserve Naturelle

PH 14 Réserve Naturelle

PH 15 Réserve Naturelle

Ph 16 Réserve Naturelle

PH 17 Réserve Naturelle

PH 18 Réserve Naturelle

PH 19 Réserve Naturelle

PH 20 Réserve Naturelle

PH 21 Réserve Naturelle

 

Au fond de la baie, le repos des phoques

 

Au milieu de nulle part des phoques se reposent là où l’homme ne viendra pas les déranger.

Le mois dernier, trois-cent-quatre phoques veaux-marins et quatre-vingt-trois phoques gris ont été observés sur un reposoir à marée basse par l’association Picardie-Nature.

 

PH 27 PHOQUES

PH 28 PHOQUES

PH 29 Baie de Somme

 

Un troupeau de moutons paissant dans les mollières face à Saint-Valery

 

PH 30 ST VALERY MOUTONS

PH 31 ST VALERY MOUTONS

 

Agneau d’herbage, l’agneau de pré salé pâture entre 75 et 200 jours par an en baie – de mars à novembre – et se nourrit de la flore (obione, aster maritime, pucinelle, salicorne…) saline et iodée des pâturages régulièrement recouverts par la mer (mollières ou prés salés).

C’est cette végétation unique qui donne à la viande son grain très fin, sa couleur rosée et sa saveur exceptionnelle, faite d’un parfum subtil d’iode, de flore maritime et de noisette légère qui fait le plaisir des gourmets.

Ce produit bien picard a obtenu son AOC en 2007 (pour obtenir l'appellation, les agneaux doivent pâturer en baie au minimum 75 jours). Le cheptel s’élève désormais à 4 000 brebis. Chaque année, entre 1 800 et 2 000 agneaux naissent.

Des écrits remontants au Moyen Âge indiquent déjà la présence de moutons en baie. A l’époque, c’était le berger communal qui utilisait les mollières pour y faire paître les animaux du village.

Transmise de génération en génération, la passion pour l’élevage ovin a permis de perpétuer unsavoir-faire. Le berger, gardien des troupeaux de plusieurs éleveurs, connaît par coeur la baie et ses courants. Il mène son troupeau aidé de ses chiens au gré des chenaux et des marées.

Il existe quatre grands troupeaux de brebis en baie de Somme.

 

Pour voir le sujet sur LA BAIE DE SOMME VUE DU CIEL , cliquez ICI

 

PH 10

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Published by Guy Sadet - dans Coup de coeur
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 05:43

 

Ne sont-elles pas attendrissantes et réconfortantes ces images d’une colonie de mouettes rieuses en compagnie de leurs poussins tout juste nés, sur un îlot de l’un des nombreux marais arrière-littoraux de la baie de Somme ? Un peu de douceur dans un monde de brutes !

 

MOUETTES RIEUSES 1

MOUETTES RIEUSES 2

MOUETTES RIEUSES 3

 

La mouette rieuse niche en colonies denses qui peuvent atteindre des dizaines, voire des centaines d’individus. La période de reproduction s’étale d’avril à juillet. Elle est monogame et revient chaque année au même nid qu’elle construit à l’aide de végétaux ; tiges de roseaux, herbes sèches dans une dépression du sol, ou sur une touffe de laîche ou de joncs.

Les sites de nidification sont choisis pour se protéger des prédateurs terrestres - les prédateurs aériens sont violemment attaqués. L’accouplement a lieu après la parade nuptiale qui se termine lorsque le mâle régurgite de la nourriture à la femelle. Cette dernière pond deux ou trois oeufs vert olive mouchetés de brun, qu’elle couve en alternance avec le mâle durant vingt-deux à vingt-six jours. C’est le poussin qui casse lui-même la coquille de l’oeuf. À la naissance, il est recouvert d'un duvet ocre plus ou moins roussâtre, maculé et bariolé de brun-noir. Ce plumage lui permet de se dissimuler efficacement entre les matériaux du nid ou dans la végétation environnante. L'année suivante, on le reconnaît à son capuchon marron incomplet, aux marques brunes sur la face supérieure des ailes, au noir de ses rémiges et de ses rectrices, à l'absence de rouge aux pattes et au bec.

Les jeunes restent au nid pendant une semaine et sont nourris par les deux parents, puis s’enhardissent et le quittent en restant à proximité. Ils l’abandonnent définitivement au bout d’un peu plus d’un mois dès lors que les parents cessent de les nourrir.

Ils atteignent leur maturité sexuelle au bout de deux ans.

 

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La grenouille verte ( Rana esculenta )

 

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GRENOUILLE VERTE 4

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 05:50

 

Mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest, cette bande de moussaillons de malheur et de marins d’eau douce ne va quand même pas m’empêcher de monter à l’abordage du Kruzenshter !

Ce sont à peu près ces vociférations que le capitaine Haddock – de son prénom Archibald – aurait pu éructer tout en faisant tournoyer vers le ciel dunkerquois son sabre de corsaire sorti de je-ne-sais-où , tant les spectateurs étaient nombreux à se presser sur les quais du bassin du commerce afin d’observer de près ces géants des mers, et pour les plus chanceux d’entre eux, embarquer à bord de grands voiliers tels l’Artémis, le Mercedes ou le Morgenster pour une balade mémorable en mer.

 

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Géants du Nord et géants des mers

ESCALE DK 4

 

C’est donc une dizaine des plus beaux voiliers du monde ainsi qu’une cinquantaine de bateaux traditionnels qui ont fait escale ce week-end à Dunkerque, dont le Kruzenshter qui est le deuxième plus grand voilier du monde. Lancé en 1926 par un armateur allemand, ce quatre-mâts barque parcourt les mers du monde pour transporter des marchandises. Transformé en navire-école durant la Seconde guerre mondiale, il devient navire soviétique en 1946, puis est affecté à la formation de jeunes marins au collège naval de Kaliningrad. On y a vu également le Belem, célèbre trois-mâts classé monument historique, mais aussi le dernier des grands voiliers de commerce français du XIXe siècle encore en navigation, L’Etoile du Roy, frégate trois-mâts, réplique de 1745 – ce superbe navire est la plus grande réplique historique française : basé à Saint-Malo, ce navire corsaire participe à de nombreuses manifestations et tournages de films historiques – ou encore la Santa-Maria-Manuela, goélette portugaise à quatre mâts qui effectua de nombreuses campagnes de pêche à Terre-Neuve jusque dans les années 1960.

Tous ces prestigieux bâtiments faisaient escale dans la cité de Jean-Bart en prélude à la célèbre Armada de la Liberté de Rouen, plus grande manifestation maritime du monde, où sont attendus pour cette sixième édition plus de cinq millions de visiteurs, du 6 au 16 juin, jour du captivant spectacle du départ des bateaux qui descendront la Seine pour voguer vers la mer.

ESCALE A DUNKERQUE : cette grande fête maritime et populaire était organisée par la Communauté urbaine et le Conseil régional, avec le concours de la Ville et de la Fédération régionale pour la culture et le patrimoine maritimes.

 

Le Belem – Trois Mâts (France)

Lancé en 1896, le Belem est d'abord utilisé pour le commerce entre les Antilles, l'Amérique latine et l'Europe. Vendu en 1914, il est transformé en luxueux yacht et navigue jusqu'en 1939. Désarmé durant douze ans, il est transformé en voilier école, jusqu'à sa mise en vente en 1978. Acquis par l'Union nationale des Caisses d'Epargne, le navire rentre en France où il est restauré puis classé Monument Historique en 1984. La fondation Belem est créée pour gérer ce voilier qui accueille désormais 48 stagiaires encadrés par 16 officiers et hommes d'équipage.

 

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L’Etoile du Roy – Frégate trois-mâts (France)

Réplique d'une frégate de 1745, Etoile du Roy est la plus grande réplique historique française. Basé à St Malo, le navire corsaire participe à de nombreuses manifestations et tournages de films historiques.

 

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Le Shtandart

Construit en 5 ans sur les rives de la Neva, entre 1994 à 1999, le Shtandart est la réplique d’une frégate russe du XVIIIe siècle dessinée par le Tsar Pierre le Grand. Aujourd'hui navire-école, ce beau trois mâts carré appartient à l’association « Shtandart Project » de Saint-Pétersbourg et il participera pour la première fois à l'Armada de Rouen.

 

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Le Kruzenshtern – Quatre-mâts barque (Russie )

Lancé en 1926 en Allemagne, ce quatre-mâts barque parcourt les mers du monde pour transporter des marchandises. Transformé en navire école durant la Seconde Guerre Mondiale, il devient navire soviétique en 1946 puis est affecté à la formation de jeunes marins au collège naval de Kaliningrad.

Il accueille également des stagiaires depuis 1990.

 

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Le Santa-Maria-Manuela – Goélette à quatre-mâts (Portugal)

Lancée en 1937, cette goélette portugaise effectue de nombreuses campagnes de pêche à Terre-Neuve jusqu'aux années 1960. Au début des années 1990, elle est sauvée de la démolition. Entièrement rénové dans son état d'origine, le navire retrouve la mer en 2010. Propriété d'une fondation, cette goélette à quatre-mâts présente désormais l'histoire des marins portugais à Terre-Neuve et accueille des jeunes stagiaires.

 

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Quais en fête et le bagad de Lann-Bihoué

Les quais aussi étaient en fête, en accueillant plusieurs villages thématiques animés par les associations, les clubs sportifs, les professionnels maritimes, les acteurs de la protection de l'environnement et des artistes inspirés par le monde maritime. Avec ses maisons à clins et son ambiance traditionnelle, le quartier des marins était animé par des associations venues de toute la région. Il accueillait charpentiers de marine, sculpteurs de figures de proue, modélistes, saurisseurs, mateloteurs... qui proposaient de nombreuses démonstrations de leur savoir-faire pour le plus grand plaisir du public. L'exposition Art et tradition du bateau en bouteille, présentée jusqu’au 7 juin au pavillon des maquettes, évoquait quant à elle les origines de cette tradition ancienne en faisant découvrir les secrets de leur fabrication et rassemblait une impressionnante flottille de bateaux en bouteilles, de maquettes et modèles réduits. Avec 150 objets répertoriés, ce fut la plus grande exposition de ce type jamais présentée en France !

Le chant de marin était également présent avec des groupes régionaux, français et européens, qui se sont produits sur scène ou au fil des quais, accompagnés par plusieurs fanfares. En clôture de cette superbe fête maritime, les plus grandes formations musicales d’Europe défilèrent dans la cité aux côtés de formations locales. Une affiche remarquable portée par les tambours du Top Secret Drum Corps de Bâle et par le Bagad de Lann-Bihoué. Neuf ensembles complétèrent le défilé : la Confrérie des tambours-majors du carnaval de Dunkerque, les Tambours de la Côte d’Opale, l’Orchestre d’harmonie de la Ville de Dunkerque, les cornemuses belges de Red Hack le Pipe Band, l’harmonie-batterie municipale de Saint-Pol-sur-mer, l’ensemble instrumental de Fort-Mardyck, les Allemands du Musikcorps der FFW Grossen-Linden, The Royal British Legion Band, ou encore la fanfare italienne Bersaglieri dont les membres jouent en courant !

 

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Art et tradition du bateau en bouteille

 

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Cette exposition est visible jusqu’au 7 juin au Pavillon des Maquettes.

Route de l’écluse Trystram de 10 à 18 heures.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:18

 

 

LA POINTE DU HOURDEL

La Pointe du Hourdel à marée basse

 

Près salés BDS

Troupeau de moutons dans les mollières au Crotoy

 

BOUCHOTS

Bouchots entre Quend et la Pointe de Saint-Quentin

 

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Située à l’ouest du département, la baie de Somme est le plus grand estuaire du nord de la France avec près de 7 200 ha et ses 72 km de côtes, dont seulement 15 % sont urbanisés. Sa très large ouverture vers la Manche - plus de 5 kilomètres - du nord au sud, offre, suivant les marées et les saisons, des paysages très variés où ciel, terre et mer viennent se confondre en des nuances et lumières exquises.

Membre du club très fermé des plus belles baies du monde, et labellisée depuis peu Grand site de France au même titre que la pointe du Raz, l’Aven d’Orgnac, le pont du Gard ou le marais Poitevin, elle est l’une des destinations préférées des Européens passionnés de tourisme nature.

Elle accueille chaque année environ dix millions de touristes - dont deux sur les espaces naturels majeurs que sont l’entrée de la réserve naturelle, la pointe du Hourdel et le cap Hornu.

Sur une surface de seulement 17 000 hectares, la baie de Somme compte trois grands espaces d’intérêt écologique : les estuaires, les dunes et les marais.

Sa flore et surtout sa faune font également de la baie de Somme un territoire de renom, bien connu des ornithologues. Sites Ramsar et Natura 2000, zone de protection de biotope, réserve naturelle nationale - 3 000 hectares - le recours à ces différents types de protection des espaces naturels souligne la richesse de la baie et l’importance accordée à sa sauvegarde.

De magnifiques lumières sur des étendues à perte de vue, des plages de galets, de sable fin, des dunes, un estuaire, des falaises vives… Les paysages du territoire de la baie de Somme sont remarquables.

Plusieurs sites sont d’ailleurs inscrits comme le site du littoral picard - 10 000 ha entre l’estuaire de l’Authie et le Hâble d’Ault - le cap Hornu et ses alentours - 300 ha.

La baie de Somme, ce sont aussi cinq stations balnéaires : Ault Onival, Cayeux-sur-mer, Le Crotoy, Quend-plage et Fort-Mahon, ainsi que trois sites portuaires : Le Hourdel, Saint-Valéry-sur-Somme et Le Crotoy.

Alors pourquoi ne pas prendre de la hauteur, à bord d’un U.L.M. afin de permettre en un temps record de saisir cette multitude et cette diversité de paysages, du massif dunaire du Marquenterre au nord à la pointe du Hourdel et le cap Hornu au sud et de prolonger la balade aérienne jusqu’à Mers-les-Bains, en survolant la plage de Cayeux ainsi que les magnifiques falaises crayeuses de Ault ?

De là-haut le spectacle est éblouissant, unique et grandiose.

 

 

LE CROTOY

 

 

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Saint-Valery

 

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Le Cap Hornu, embouchure de la baie. En bas de l’image, la chapelle des marins.

 

Au coeur de la baie et de la réserve naturelle, entre slikke, sable et mollières

 

 

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EN BAIE DE SOMME (Colette)

 

« Ce doux pays, plat et blond, serait-il moins simple que je l’ai cru d’abord ? J’y découvre des moeurs bizarres : on y pêche en voiture, on y chasse en bateau […] Étrange, pour qui ignore que le gibier s’aventure au-dessus de la baie et la traverse, du Hourdel au Crotoy, du Crotoy à Saint-Valery ; étrange, pour qui n’a pas grimpé dans une de ces carrioles à larges roues, qui mènent les pêcheurs tout le long des vingt-cinq kilomètres de la plage, à la rencontre de la mer… […] le soleil peut se coucher tranquillement au-delà de la baie de Somme, désert humide et plat où la mer, en se retirant, a laissé des lacs oblongs, des flaques rondes, des canaux vermeils où baignent les rayons horizontaux… La dune est mauve, avec une rare chevelure d’herbe bleuâtre, des oasis de liserons délicats dont le vent déchire, dès leur éclosion, la jupe-parapluie veinée de rose… Les chardons de sable, en tôle azurée, se mêlent à l’arrête-boeuf, qui pique d’une épine si courte qu’on ne se méfie pas de lui. Flore pauvre et dure, qui ne se fane guère et brave le vent et la vague salée […] Pourtant, çà et là, verdit la criste-marine, grasse, juteuse, acidulée, chair vive et tendre de ces dunes pâles comme la neige…[…] La baie de Somme, humide encore, mire sombrement un ciel égyptien, framboise, turquoise et cendre verte. La mer est partie si loin qu’elle ne reviendra peut-être plus jamais ? Si, elle reviendra, traîtresse et furtive comme je la connais ici. On ne pense jamais à elle. On lit sur le sable, on joue, on dort, face au ciel, jusqu’au moment où une langue froide, insinuée entre vos orteils, vous arrache un cri nerveux : la mer est là, toute plate, elle a couvert ses vingt kilomètres de plage avec une vitesse silencieuse de serpent. Avant qu’on l’ait prévue, elle a mouillé le livre, noirci la jupe blanche, noyé le jeu de croquet et le tennis. Cinq minutes encore, et là voilà qui bat le mur de la terrasse, d’un flac-flac doux et rapide, d’un mouvement soumis et content de chienne qui remue la queue… Un oiseau noir jaillit du couchant, flèche lancée par le soleil qui meurt. Il passe au dessus de ma tête avec un crissement de soie tendue et se change, contre l’est obscur, en goéland de neige… »

 

Colette, « En baie de Somme », « Partie de pêche », Les Vrilles de la vigne, Romans, récits, souvenirs (1900-1919), Robert Laffont, Collection « Bouquins », I, pp. 673-674

 

 

Plus au sud de l’embouchure de la baie ; Cayeux-Sur-Mer, le Hâble d’Ault, les falaises crayeuses d’Ault, Ault-Onival et Mers-les-Bains

 

CAYEUX-SUR-MER

 

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Le Hâble d'Ault

 

Le port d’Ault ou Hâble d’Ault était au moyen âge, et jusqu’en 1752, une importante zone de mouillage des navires qui pénétraient dans cette zone en empruntant un chenal qui communiquait avec la mer. Le Hâble d’Ault était considéré comme l’un des plus grand centre de pêche du nord de la France tant la quantité de poissons prélevée (soles, carrelets principalement) était abondante. Actuellement il est essentiellement connu pour la richesse de sa faune sauvage et de sa flore, en effet, plus de 270 espèces d’oiseaux migrateurs ont été recensées depuis la fin du 19éme siècle ainsi que près de 250 espèces de plantes, dont certaines sont protégées au niveau national tel que le chou marin. Cette zone humide protégée -168ha- est sans conteste un site unique pour les ornithologues. L’autre caractéristique de ce marais est de n’être séparée de la mer que par un cordon de galets large d’environ 80 mètres à la base. Ces galets, qui constituent un cordon protecteur des assauts de la mer, proviennent en fait du lent démantèlement des falaises de craie et de silex du littoral normand. Lors des éboulements de la falaise et sous l’effet de la houle, les blocs de silex vont se disloquer et être polis, érodés, ce qui va leur donner leur forme rondouillard : le galet. Ces galets, dont la teneur en silice avoisine 95%, permettent la création d’une multitude de produits dérivés : mobilier sanitaire, prothèse dentaire, peinture routière, font de Cayeux sur Mer la capitale mondiale du galet.

 

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ENTRE TERRE ET MER

 

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Les falaises, Ault-Onival et Mers-Les-Bains

 

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… Revenons sur terre pour le lever de soleil sur la baie

 

 

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ZOOM

 

FIN DE MOISSONS

 

Où sont les meules si chères et si brillamment immortalisées par Claude Monet ?

Elles sont de nos jours remplacées par des balles rondes produites par d’énormes machines bruyantes.

N’empêche que vues du ciel, elles sont quand même photogéniques !

Photo prise depuis un U.L.M. dans la campagne près d’Abbeville.

 

 

Fin de moissons (2)

 

 


 

 

Balade aérienne du sud de la côte picarde à la baie de Somme

 

CHAPELLE DES MARINS

La chapelle des marins à Saint-Valery 

 

 

Si cet été vous avez la chance de passer vos vacances – ou même un week-end – sur la côte picarde ou en baie de Somme et que vous avez la possibilité de vous offrir une balade aérienne au-dessus de cette surprenante région, n’hésitez pas !

Dépaysement et découvertes assurés ! Sous vos pieds défileront des paysages aussi variés que surprenants, de Mers-les-bains, la romantique, à Saint-Valery, la médiévale, puis en survolant les falaises avant le bois de Cise, vous apercevrez déjà au lointain la Réserve Naturelle de la baie de Somme baignée dans une prodigieuse lumière, puis enfin Le Crotoy.

Avant de découvrir le site du Marquenterre et le massif dunaire, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir des phoques se reposant sur un banc de sable, profitant des rayons du soleil loin de toute présence humaine.

Décollage immédiat !

 

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PH 15 Réserve Naturelle

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:50

 

C’est bien du ciel que la baie d’Authie nous livre ses plus beaux atours, et c’est vrai qu’elle ne manque pas de charme, cette baie qui n’a rien à envier à sa grande soeur, la baie de Somme : des paysages à couper le souffle et d’une surprenante diversité sous une lumière d’une singulière qualité, surtout en tout début de matinée ou, encore mieux, tard le soir. Bien entendu, il faut la saisir à marée basse lorsque la mer s’est retirée vers l’horizon.

Balade à travers des paysages de bout du monde, de Fort-Mahon au sud aux confins de Berck-sur mer au nord.

 

Photos aériennes : Guy Sadet / Pilote : Philippe Pallu.

 

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Avec une superficie d’un peu plus de 2 000 hectares, on la surnomme souvent la petite soeur de la baie de Somme

– 7 200 ha. Située à moins de vingt kilomètres au nord de cette dernière, la baie d’Authie a pris le nom éponyme du fleuve côtier qui prend sa source à Coigneux (Somme) et qui coule sur un peu plus de cent kilomètres, séparant, peu après Auxi-le-Chateau, les départements de la Somme de celui du Pas-de-Calais, avant de se jeter dans la Manche entre Berck et Fort-Mahon-Plage.

La baie d’Authie est en fait un vaste marécage marin que la mer recouvre aux grandes marées, offrant aux visiteurs une multitude de promenades dans une nature fragile mais exceptionnellement préservée : les mollières – zone de chasse à la hutte qui se pratique la nuit – vaste pré salé coupé de mares qui se couvre l’été de lilas de mer et de salicornes, où les oiseaux migrateurs s’arrêtent et se nourrissent durant leurs longs périples pré et post-nuptiaux*, mais aussi l’estran –zone découverte par la mer – qui ouvre son immensité sableuse où se pratique une pêche aux coques réglementée et surveillée, ainsi que de nombreuses promenades qui permettent d’aller jusqu’à la mer. On peut y faire de multiples balades tout au long de l'année sans jamais observer la même chose. La baie peut être furieuse, avec une mer agitée dont les vagues impétueuses martèlent le cordon dunaire les jours de grandes marées, ou paisible comme un grand lac, ou encore présenter ses immenses étendues de sable à marée basse baignées par cette lumière si singulière et toujours changeante de la Côte d'Opale qui engendre une multiplicité de paysages en perpétuelle métamorphose.

 

* Les mollières, nom local du schorre – prés salés – constituées d'un sol plus ferme, ne sont recouvertes que par les marées de vives eaux. De nombreux marigots ravivent le schorre, s’emplissent à marée haute et se vident dans la première heure du ressac.

Le schorre est émaillé d’un grand nombre de mares creusées pour la chasse à la hutte. Quant à la slikke - mot néerlandais signifiant boue – elle est inondée à chaque marée haute et peu de plantes supportent ces conditions extrêmes : courants et salinité. Beaucoup de vers et de mollusques vivent dans la vase salée, ce qui constitue une abondante source de nourriture pour beaucoup d'oiseaux à marée basse.

 

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Promeneur solitaire en baie

 

Une baie en constante formation

 

Mais c’est surtout son incroyable massif dunaire qui en fait son principal attrait en dévoilant les secrets de son exceptionnel biotope à travers le chemin des pêcheurs et ses paysages de bout du monde. Les dunes de la Baie, situées sur la rive nord de l’estuaire, regroupent une mosaïque de milieux : dunes blanches, dunes boisées, prairie arrière-dunaire. La dune blanche doit son nom à la clarté du sable qui la compose. Elle est constituée de sable siliceux d’apport récent à débris coquilliers. On peut y trouver les espèces végétales dites pionnières : celles-ci sont les premières espèces à coloniser la dune. Elles ont pour rôle de fixer la dune et de préparer le terrain pour les autres espèces ; elle accueille entre autres le panicaut des dunes ou chardon bleu, protégé dans la région, ou encore l'élyme des sables. L’espèce la plus emblématique du site est sans conteste l'iris fétide, exceptionnel dans la région, dont la population s'épanouit dans les dunes boisées. La dune grise herbacée est moins exposée aux embruns marins que la dune blanche. Cependant, elle n’est pas pour autant propice à la végétation. Elle est principalement recouverte de mousse. Quant à la dune grise ligneuse, elle est elle aussi recouverte de mousse. Le sable y est néanmoins fixé ce qui permet l’implémentation d’arbustes. Son nom est dû à la teinte grisâtre du sol : mélange de sable et d’humus. Le milieu dunaire abrite des espaces humides, les pannes, mares temporaires en général à sec durant la période estivale.

La baie est en constante formation, sa structure, en perpétuel changement. Plusieurs phénomènes ont des influences sur la configuration du site. La houle, le vent et les courants marins sont les principaux responsables de ces phénomènes, ainsi que l’intervention humaine.

 

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Menaces sur le cordon dunaire

Plusieurs éléments favorisent l'érosion et donc le rétrécissement du cordon dunaire. Principalement le vent et la houle, mais pas seulement : l'avancée du chenal de l'Authie, liée à l'engraissement de l'estuaire, intensifie le processus.

Ce phénomène d’érosion est très visible, même à l’oeil nu, au bois des sapins dans la commune de Groffliers, où la dune ne fait plus que quelques dizaines de mètres de large. La mer et l'Authie rongent sa base continuellement. Le sable s'effondre sous les coups de butoir des vagues. Dix centimètres de perdu là, cinquante un peu plus loin, et ainsi de suite. Et c'est comme ça à chaque marée... Deux fois par jour et par temps calme, la mer vient taper la dune, même avec des petits coefficients.

Cette érosion provoque la chute de dizaines de pins et de peupliers. C’est ainsi que l’hiver dernier, afin d’empêcher la chute d’arbres sur les promeneurs, la décision a été prise par la Préfecture d’en abattre entre 1 000 et 1 500 sur une bande de 10 à 15 mètres du rivage. Cela a également eu pour but d’éviter que les troncs encombrent le pied de la dune … ou tout au moins ce qu’il en reste ! Cependant, et tout le monde le sait : c'est la combinaison de plusieurs phénomènes qui provoquera le plus de dégâts. Fort vent de sud-ouest, forte houle, grande marée et dépression très creuse, cela donne Xynthia. On se souvient à Berck qu'en 1999, une tempête avait fait reculer la dune de 33 mètres ! Or en baie d'Authie, le bois de sapins n'est plus qu'un ultime et bien mince rempart face à une menace omniprésente et bien réelle. Et sans faire de catastrophisme, ce n'est pas seulement Groffliers qui sera touchée, mais aussi Waben, Verton, Conchil-le-Temple, Rang-du-Fliers, une partie de Berck, de Merlimont et peut-être même de Cucq.

Plusieurs remèdes existent pourtant. Les méthodes douces consistent à planter des oyats et à poser des ganivelles (barrières de bois) qui fixent le sable et empêchent le piétinement. En outre, un entretien régulier des ouvrages est nécessaire.

Mais bien entendu, cela ne suffira pas. Préalablement de sérieux travaux d'urgence, évalués à plus d'un million d'euros, étaient prévus et des gabions (sortes de sacs de pierres) devaient être posés sur 1,5 kilomètre pour protéger le pied de la dune et ré-ensabler la zone. Une solution que la station voisine, Quend-plage, a déjà choisie. La digue, submersible également, devant être renforcée par un enrochement de deux à trois mètres.

Cependant, l'édification de gabions n’a pu être envisagée du fait de la violence des courants érosifs. C'était une des options de l'étude SOGREAH de 2009/2011 à laquelle il a fallu renoncer. Quand trente mètres de dunes disparaissent, sans houle, en trois mois avec une sape de plus de deux mètres de profondeur, les gabions auraient été sans effet et vite emportés. Nous ne sommes pas ici dans la configuration d'une plage littorale.

Il se confirme néanmoins que les choses avancent en ce qui concerne les travaux à réaliser en urgence au niveau du bois de sapins. Le cabinet d’études IDRA Environnement a rendu ses conclusions : Le projet préconise d’opérer un déplacement de sédiments du flanc du poulier (obstacle de sable situé de l’autre côté de l’Authie face à la rive nord) et de le redéposer devant le bois de sapins en reconstituant une plage d’envol et une partie du cordon dunaire, l’opération devant permettre à la fois d’éloigner durablement le courant et de protéger la zone arrière d’une tempête non extrême (ouragan) L’emprise totale de l’opération concerne une superficie de près de 120 000 m2 et nécessitera un déplacement de sédiments sableux estimé entre 350 000 et 550 000 m3. L’opération s’effectuera par dragage.

À plus long terme, de lourds travaux de consolidation devront être planifiés. Même si la tâche, comme l'investissement, s'annoncent pharaoniques, il est grand temps d’agir.

 

Le bois des sapins

 

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Dans la vallée ...

 

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Vallée de l’Authie à l’ouest de Nampont

 

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La station de dépollution par lagunage de Fort-Mahon

C’est le plus grand ouvrage de ce type réalisé au nord de la Loire avec ses soixante-dix hectares.

Il est constitué en réserve naturelle gérée par la fédération des chasseurs de la Somme. Outre son intérêt paysager exceptionnel, de nombreux oiseaux de toutes espèces y transitent en toutes saisons, notamment en périodes de migration.

 

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Chenal de l'Authie 

 

La Foraine d’Authie

Le site de la Foraine d’Authie (dans la commune de Conchil- le-temple) est formé d’une série de plans d’eau résultant de l’exploitation d’anciens cordons de galets. Cette ancienne carrière en voie de recolonisation par le milieu naturel fait l’objet depuis quelques années d’aménagements à vocation ornithologiques – îlots, vasières – associé à une mise en pâturage de l’ensemble des prairies.

Ce site, en partie reconquis par l’eau, recèle un important patrimoine ornithologique.

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Le petit port de La Madelon

Situé à cheval sur les communes de Groffliers et de Waben. Ancien port de pêche très florissant au Moyen âge, le lieu s'est aujourd'hui reconverti à la plaisance. Les installations portuaires se résument à un ponton à proximité d’un parking au lieu-dit La Madelon. Son cadre, particulièrement joli, en fait un lieu de promenade apprécié. Depuis la terrasse en bois, à côté du parking, se trouve le point de départ pour le chemin de grande randonnée du littoral qui longe l'Authie et va vers l'aval de la rivière. Il présente l'avantage de rester relativement à l'abri du vent le long des bosquets. Sur le parcours, nous découvrons quelques huttes de chasse typiques, et hors période de chasse il est possible d’observer des oiseaux : aigrettes, spatules blanches ou tadornes de Belon, voire un sanglier de retour des mollières.

 

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Blottie dans la vallée, l’abbaye de Valloires et ses jardins

Entourée de bois, de vergers et de jardins, l’abbaye de Valloires (à Argoules) est la seule abbaye cistercienne encore complète en France. D’abord construite au XIIe siècle, elle a été intégralement reconstruite au XVIIe suite à de nombreux évènements historiques qui ont achevé sa prospérité. A sa reconstruction, elle devient un joyau de l’art baroque, grâce notamment à l’intervention d’un sculpteur autrichien. Depuis la fin années 80, on ne vient plus à Valloires seulement pour y visiter l’abbaye mais également pour y découvrir sa collection botanique de toute beauté, véritable paradis terrestre pour les amateurs : cinq mille espèces et variétés de fleurs et de plantes venues de l’hémisphère Nord et d’Asie se répartissent sur les neuf hectares de l’ensemble du parc. Tout d’abord, le jardin régulier dans l’axe principal de l’abbaye. S’ensuivent le jardin des îles, celui des marais et son côté sauvage. Puis au milieu de la grande pelouse, le cloître végétal rappelant le cloître minéral de l’abbaye et qui s’ouvre sur une magnifique roseraie, implantée dans l’ancien potager de l’édifice.

 

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La baie d’Authie, l’autre baie des phoques

 

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Voir également le sujet sur les phoques en baie : cliquez ici

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:03

 

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Plus de cent cinquante barges rousses positionnées, l’autre jour sur un des îlots du parc du Marquenterre. Ce phénomène de halte migratoire de ces arctiques limicoles qui viennent de vivre la saison froide sur le continent africain et remontant vers leur zone de reproduction au nord de la Scandinavie, voire dans d’autres régions plus septentrionales, n’est certes pas exceptionnel mais il est quand même assez rare.

Ce rassemblement surprenant fit le bonheur des photographes présents dans le premier poste d’observation du parc, toujours émus d’observer ces prodigieux migrateurs. La barge rousse est en effet connue pour détenir le record du monde du plus long vol direct sans aucune halte : une barge munie d’un émetteur a effectué un vol ininterrompu, entre la Nouvelle-Zélande et l’Alaska, de plus de 10 000 km en neuf jours lors de la migration prénuptiale, et de 11 500 km en huit jours lors de la migration postnuptiale suivante !

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Ce limicole élancé présente un bec assez long et recourbé vers le haut, une tache blanche pointue sur le croupion et une queue barrée de foncé. Son plumage varie en fonction de la saison et du sexe. En plumage hivernal, les mâles et femelles sont gris chamois avec des stries sombres sur la poitrine et le dos, alors qu’en plumage d’été, le mâle se distingue nettement par son plumage de couleur rouge brique flamboyant (celui de la femelle est beaucoup plus pâle).

 

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Elle se nourrit dans les eaux peu profondes de vers marins, moules, escargots, larves, coléoptères qu’elle trouve en enfonçant son long bec sensible dans la boue ou le sable ; elle peut également se nourrir dans la végétation rase, picorant des insectes. Les groupes sont vus à la limite de la marée.

 

… Et un printemps qui s’installe doucement

 Pêle-mêle… La gorgebleue, à peine de retour d’Afrique est encore un peu farouche, et ne se montre que très peu, préférant rester à l’abri au milieu de la roselière que de se percher sur les roseaux. Il m’a fallu plus d’une heure d’affût pour la saisir quelques secondes au pied des phragmites – ma première de l’année. Des chardonnerets élégants profitent de quelques rayons de soleil sur un cerisier bourgeonnant ; la bergeronnette grise qui joue à saute-galets au Hâble d’Ault, tandis que sa cousine, la printanière, vole d’une haie à l’autre. Une foulque macroule prépare son nid ; chez l’avocette, c’est déjà chose faite et le mâle fait le guet : les prédateurs et autres trublions ne sont jamais bien loin ! Pour les mouettes rieuses, c’est le temps des accouplements…

 

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La gorgebleue à miroir

 

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Le chardonneret élégant

 

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Bergeronnettes grise et printanière

 

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Avocettes: nidification sous haute protection

 

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Fauvette grisette (mâle)

 

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Accouplement de mouettes rieuses

 

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Foulque macroule

 

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Chevalier gambette , bécasseaux variables et mouettes en baie d'Authie

 

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Pipit farlouse

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Champ de colza en Picardie

 

 


 

ZOOM

 

BOUCHOTS

 

Bouchots entre QUEND et la Pointe de Saint-Quentin

 

MOUTONS

Troupeau de moutons dans les mollières de la baie de Somme entre Le Crotoy et Saint-Valery

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 19:36

 

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MAXIME DELARUE , vainqueur de la catégorie "Cheval"

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Une trentaine d’attelages comptant un à quatre chevaux répartis en cinq catégories - soient soixante-dix-sept chevaux- engagés se sont élancés aujourd'hui sur la magnifique plage de sable fin de Berck-sur-mer, devant un nombreux et enthousiaste public. En effet, depuis sa création il y a quatre ans, le marathon de Berck est devenu un événement incontournable au nord de Paris : des attelages venus du Nord – Pas-de-Calais, de l’Oise, de la Somme, de la Seine-Maritime y participent. Toutes les races de chevaux de trait sont représentées : des Boulonnais bien sûr, des frisons, percherons, mérens, Hensons, traits comtois, Shetlands, Haflingers, et arabo-Boulonnais et même deux poneys Welsh Mountain.

Les grands noms de la discipline étaient présents cette année pour en découdre sur le sable de Berck : Alain Houard, directeur des Ateliers du Val de Selle - l’un des plus importants centres d’aide par le travail (CAT) - mais également Jean-Claude Auclair, producteur de spectacles et directeur du célèbre cabaret parisien l’Alhambra et meneur d’attelage à ses heures de loisirs, pour ne citer qu’eux.

 

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La particularité berckoise

Habituellement, le parcours d’un marathon d’attelages se construit à l’avance.

Chaque obstacle peut comporter jusqu’à six portes. Les obstacles sont reconnus à pied par les meneurs et leurs grooms avant le départ.

Dans le cas du marathon de Berck, compte tenu des incidences des marées, les obstacles sont édifiés dans les quatre heures qui précédent le premier départ, rendant impossible toute reconnaissance de parcours. De ce fait, la trajectoire que doit emprunter l’attelage est simplifiée mais la difficulté du terrain sableux compense évidemment cette facilité toute relative.

Près de cent-vingt tonnes de sable sont façonnées pour donner vie au parcours par les services techniques de la ville, à l’aide de gros engins de travaux.

Un règlement particulier a donc été réalisé pour Berck : il est basé sur les règlements de marathon en attelage et d’endurance en attelage de la fédération française d’équitation.

Les attelages longent la mer et enchaînent une série de six obstacles. Ces derniers sont constitués de sable et d’eau. Après l’obstacle n°6, les attelages repartent pour une nouvelle série d’obstacles, puis une maniabilité de cinq portes.

Le temps imparti se situe entre trente-quatre et quarante minutes pour accomplir le parcours de huit kilomètres. Le fait que les concurrents disposent d’un temps minimum et d’un temps maximum suppose que ceux-ci doivent gérer le temps qui leur est accordé.

Les attelages trop lents ou trop rapides sont pénalisés.

La fréquence cardiaque du ou des chevaux est relevée dans les cinq minutes qui suivent l’arrivée. Cette fréquence cardiaque est prise en compte dans le calcul des résultats.

 

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Les résultats

Catégorie 1 cheval :

1er : Maxime DELARUE ,2ème : Charles CHAPRON, 3ème : Maxime DELARUE, 4ème : Vincent DUBOIS,5ème : Christian MARTIN

Catégorie Paire Traits :

1er : Roger DOOGHE, 2ème : Bernard GROSJEAN, 3ème : Christophe HERBIN, 4ème : Francis URBAIN,5ème : René DETRIN, 6ème : Eric DUPUY, 7ème : Claude BOCQUET, 8ème : Fanny REVILLION

Catégorie Paire Légers :

1er : Jean Claude CHATELAIN ,2ème : Jacques ROBBE, 3ème:HervéMORGANT, 4ème : Laurent BRULOY 5ème : Jean Claude AUCLAIR, 6ème : Daniel GALLET ,7ème : Gaël THOURET

Catégorie Poneys :

1er : Michel DOUDOUX ,2ème : Anne DELECROIX ,3ème : Fabien DELABRE, 4ème : Bernard DEKINDT5ème : Sylvie LENOIR, 6ème : Jacques ANDRE, 7ème : Caroline BOUVILLE ,8ème : Fanny BERTRAND9ème : Didier DELABRE

Catégorie Team : 1er : Francis BRAULT

 

 

 

... AMBIANCES BRUME DE MER 

 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 07:40

 

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La Fête de la Vapeur qui vient de se dérouler en baie de Somme ce week-end a tenu toutes ses promesses ! Bien que quelque peu contrariée par une météo des plus capricieuses, l’édition 2013 restera un excellent cru.

Les chiffres de fréquentation espérés par les bénévoles du CFBS (association du chemin de fer de la baie de Somme), qui travaillent depuis 2011 à la préparation de cette manifestation, sont à la hauteur des prévisions : plus de 21000 visiteurs, 7500 voyageurs et une hausse de 40% du chiffre d’affaire.

Quatre ans après la dernière en date, cette neuvième Fête de la Vapeur, une des plus grandes manifestations ferroviaires d’Europe, était très attendue des passionnés de réseau ferré et de vieilles machines, mais aussi du grand public.

 

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Les nombreux connaisseurs – dont de nombreux britanniques- ont pu examiner en détail les motrices, véritables pièces de collection qui cheminaient fièrement de gare en gare entre Le Crotoy et Cayeux, serpentant entre mollières et près salés, saules et roseaux : une ancienne rame SPRAGUE-THOMSON du métro de Paris qui date du début du siècle dernier, une locomotive MALLET, construite en 1906 par BLANC-MISSERON, récemment restaurée et tout droit venue de Haute-Loire, ou la fameuse locomotive PINGUELY 101, classée monument historique, construite en 1905 pour les Chemins de Fer du Morbihan – complètement rénovée dans les ateliers du CFBS, elle n’avait pas tiré un train depuis 1996 ! Chaque pièce défectueuse a été refaite à l’identique. Samedi, à Noyelles, avait lieu l’inauguration et le baptême en grandes pompes. Etaient réunies également d’autres machines et voitures prestigieuses méticuleusement astiquées, arrivées de Belgique - dont la légendaire Bébert (1926 ) venue de Maldegem- et d’Angleterre, dont la locomotive MARCIA, de l’association Kent & East Sussex Railway, jumelée avec le CFBS depuis plus de 10 ans… et bien d’autres toutes aussi extraordinaires que rutilantes.

Le grand public n’a pas été oublié : de nombreuses animations et attractions étaient proposées dans toutes les gares desservies – expositions de voitures et bus anciens, démonstration de scierie, saboterie et tracteurs fonctionnant à la vapeur, des animations pour enfants, ainsi que des circuits de train à vapeur vive.

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LE C.F.B.S.

L’association du Chemin de fer de la baie de Somme exploite depuis 40 ans des trains historiques à vapeur ou diesel entre Le Crotoy et Cayeux-sur-Mer, via Noyelles-sur-mer et Saint-Valery-sur-Somme, sur l’ancien réseau ferré départemental dit des Bains de mer, créé en 1887.

A cette époque les chemins de Fer Economiques ouvrirent un réseau à voie métrique au départ de Noyelles-sur-Mer vers le Crotoy, Saint-Valery-sur-Somme et Cayeux-sur-Mer. Ce train acheminait les touristes vers les stations balnéaires de la Baie de Somme et transportait les productions : galets, betteraves, coques. Dans les années 60, le réseau subissant la concurrence de la route, il cesse progressivement de fonctionner avant d'être repris en 1970 par le CFBS qui a depuis restauré plusieurs locomotives et wagons.

Parcourant l’une des plus belles baies du monde, récemment admise dans le cercle très fermé des grands sites de France, les trains historiques promènent leurs voyageurs dans d’authentiques voitures en bois Belle époque tractées par de vaillantes locomotives à vapeur souvent centenaires.

Autrefois surnommé Tortillard, celui que l’on appelle désormais Ch’tio train – en picard – parcourt désormais la baie de Somme de mars à décembre pour le bonheur des touristes et gens du pays, petits et grands, nostalgiques ou curieux (152 000 voyageurs en 2012).

Fort de ses 350 membres bénévoles et 20 salariés, le Chemin de fer de la baie de Somme fait revivre les trains d’antan et la nostalgie des voyages dans une ambiance Belle époque, autour des plaisirs de la baie de Somme.

 

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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