Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 07:05

 

MARTIN 3

 

Bécassine 1 BIS
Bécassine des marais

 

Chevalier Gambette
Chevalier gambette

 

 

Je n’ai sûrement pas choisi la meilleure période pour me rendre à la réserve ornithologique du Teich ! Nous sommes en effet à la fin de la migration, l’époque des grands flux migratoires est déjà loin derrière nous et les hivernants ne sont pas encore arrivés – il faudra encore attendre plus d’un bon mois pour qu’ils s’y installent.

Qu’importe : je ne regrette nullement le déplacement ; le site à lui seul vaut le détour. Seuls quelques bécasseaux cocorlis (curlew sandpiper) s’attardent encore sur les reposoirs de la lagune Claude Quancard (ces oiseaux devraient être normalement en Mauritanie à cette époque !). Ont-ils décidé de rester dans le bassin d’Arcachon tout l'hiver ? L'hivernage de cette espèce en France est plutôt anecdotique mais l’hiver dernier, un individu à été observé sur la réserve en compagnie de troupes de bécasseaux variables. Les cocorlis que j’ai pu observer sont en phase de plumage hivernal, beaucoup moins chatoyant que celui qu'ils arborent au printemps et en été. A part ces bécasseaux, toujours beaucoup de spatules blanches qui assurent le spectacle au lever du jour, quelques centaines de courlis cendrés, de nombreux limicoles tels que les chevaliers gambettes, guignettes ou autres arlequins, de nombreux râles d’eau, ainsi que le très photogénique héron bihoreau.

Mais les vedettes incontestées du lieu sont actuellement le facétieux martin-pêcheur – près d’une vingtaine de flèches bleues cohabitent sur place – et la bécassine des marais, discrète demoiselle au long bec nettement mieux représentée après les pluies de ces derniers jours, le sol étant désormais suffisamment meuble en surface pour qu'elle puisse y enfoncer son long bec afin d'y détecter le moindre animalcule. Mais c'est surtout en bordure des plans d'eau, là où la vase est tendre, qu'elle sonde les yeux fermés en quête de la larve ou du ver, qu’il faut l’observer attentivement. Cet oiseau est en effet très mimétique : lorsqu’il se sent dérangé, il se fige et se fond ainsi parfaitement dans le paysage qui l’entoure.

Actuellement, pour les photographes habitués de la réserve et peut-être un peu blasés, rien que du très classique en somme. En ce qui me concerne, je ne suis pas déçu de mes observations et de ces quelques images réalisées dans de très bonnes conditions, dans ce cadre toujours merveilleux et par une douce lumière automnale. Que du bonheur… mais vivement le printemps quand même !

 

 

MARTIN 2

 

MARTIN 1

 

MARTIN 4

 

MARTIN 5

 

MARTIN 6

 

MARTIN 7

 

 

Le Martin-pêcheur

Ça n’a pas mordu, ce soir, mais je rapporte une rare émotion.

Comme je tenais ma perche de ligne tendue, un martin-pêcheur est venu s’y poser.

Nous n’avons pas d’oiseau plus éclatant.

Il semblait une grosse fleur bleue au bout d’une longue tige. La perche pliait sous le poids. Je ne respirais plus, tout fier d’être pris pour un arbre par un martin-pêcheur.

Et je suis sûr qu’il ne s’est pas envolé de peur, mais qu’il a cru qu’il ne faisait que passer d’une branche à une autre.

Jules Renard

 

 

MARTIN 8

 

MARTIN 9

 

MARTIN 10

 

 

Le martin-pêcheur

Martin-pêcheur

N'a pas de coeur.

Et les poissons le savent bien

Dont il déjeune le matin,

Perché sur une branche en fleur.

Dieu sait cependant s'il est beau!

Rouge dessous, bleu sur le dos.

On a donc bien raison de dire:

Beauté sans bonté ne vaut rien.

Martin-pêcheur, oiseau vaurien,

C'est vous qu'il conviendrait, sans rire

De plonger dans la poêle à frire.

 

Maurice Carême

 

 

Spatules blanches au lever du soleil sur la lagune

 

 

SPATULES 1

 

SPATULES 2

 

 

Une position stratégique sur la route de la migration

 

Située sur les rives du bassin d’Arcachon, près de l’embouchure de l’Eyre et parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.

C’est ainsi que chaque année, au printemps et à l’automne, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale.

Cent-dix hectares de boisements, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon. Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux qui vont naturellement utiliser les lieux de manière permanente ou temporaire. Près de 320 espèces ou sous-espèces ont déjà été identifiées ici depuis 1972, dont 88 nichent ou ont niché sur place.

La tranquillité de la réserve et la diversité de ses biotopes expliquent la grande richesse ornithologique

du site.

De nombreux oiseaux nichent sur place : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoreaux gris, aigrettes garzettes et les milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.

Au printemps, de nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière et surtout la gorgebleue à miroir (une quinzaine de couples environ chaque année).

Les îlots de la lagune Quancard sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes.

 

 

Chevalier gambette internuptialChevalier gambette en plumage internuptial

 

Chevalier Gambette

 

GAMBETTE 3

 

 

Un parc qui plaît aux photographes

 

La réserve du Teich, ce sont six kilomètres d’un sentier en boucle. Une vingtaine de postes d’observation fermés, répartis environ tous les trois cents mètres, permettent aux photographes amateurs chevronnés ou professionnels de travailler sans aucun soucis avec de grosses focales (type 500, 600 voire 800 mm), les ouvertures étant suffisamment grandes. Ces observatoires sont installés aux endroits les plus favorables pour approcher les oiseaux dans les meilleures conditions possibles.

Quatre points de vue surélevés proposent une vision globale sur les différents paysages de la réserve ; ils représentent d’excellents postes pour l’observation des migrations actives.

 

 

RÂLE D'EAU

Râle d'eau

 

PLUVIER ARGENTEPluvier argenté

 

COURLIScourlis cendrés

 

BIHOREAUHéron bihoreau gris ( second été )

 

Chevalier Arlequin plumage internuptialChevalier arlequin ( plumage internuptial )

 

Chevalier arlequin 2Chevalier arlequin

 

Bécasseau cocorli (2)Bécasseau cocorli

 

BARGE 1Barge à queue noire

 

BARGE 2

 

BARGE 3

 

bécassine 2

Bécassine des marais

Bécassine 3

Partager cet article

Repost0
26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 16:25

 

PHOQUES HOURDEL 1

 

PHOQUES HOURDEL 2

 

PHOQUES HOURDEL 3

 

PHOQUES HOURDEL 4

 

PHOQUES HOURDEL 5

 

 Le Hourdel (aujourd’hui)

 

Sur les quatre-vingts naissances constatées en baie de Somme au cours de cet été, seize jeunes phoques veaux-marins se sont échoués sur le littoral avant qu’ils ne soient naturellement sevrés.

Parmi ces seize phoques échoués* non émancipés, douze étaient vivants. Il s'agissait d'animaux âgés de quelques heures à cinq jours qui ont dérivés en baie (Le Crotoy, Le Hourdel...).

Un n'a pas été revu.

Les autres ont été amenés au centre de sauvegarde de la faune sauvage géré par l’association Picardie-Nature.

Un jeune Phoque veau-marin pèse à la naissance environ 12 kg et reste trois semaines avec sa mère ; durant cette période l’animal triple son poids : un phoque sevré pèse en moyenne 35 kg. Lorsqu’une séparation prématurée a lieu au cours de cette période de lactation, le jeune maigrit durant sa dérive – ce qui explique des poids inférieurs à 12 kg à l’échouage. Une fois accueilli au centre, il lui faudra environ trois mois pour atteindre les objectifs de relâcher : savoir se nourrir seul et peser plus de 30 kg.

 

* Un échouage est souvent la conséquence d'une séparation prématurée mère-jeune, parfois suite à de mauvaises conditions météorologiques ou surtout, comme c’est souvent le cas, par des dérangements provoqués par des activités humaines pratiquées à moins de trois cents mètres des reposoirs qui conduisent à des mises à l’eau intempestives de la colonie durant son temps de repos à marée basse. Les jeunes phoques non émancipés se retrouvent alors séparés de leur mère et n’étant pas autonomes, ils se laissent dériver jusqu’à s’échouer sur une plage.

Cela peut se produire également à la suite d'une blessure ou d'une maladie.

Dans tous les cas, ils ne sont pas nourris depuis un certain temps et sont surtout déshydratés.

 

 

PHOQUES HOURDEL 6Dernier bain ensemble pour Léna et Mississippi dans la piscine du centre de sauvegarde.

 

PHOQUES HOURDEL 7

 

PHOQUES HOURDEL 8

 

PHOQUES HOURDEL 9

 

PHQOUES HOURDEL 10

Léna coiffée d'une plaque bleue collée sur les poils de la tête afin de faciliter son identification à distance. Elle permet d’apprécier son intégration à la population des autres phoques. Elle tombera lors de la prochaine mue en juin.

 

PHOQUES HOURDEL 11

 

PHQOUES HOURDEL 12

 

PHQOUES HOURDEL 13

 

 

Trois mois sous haute surveillance …

 

 

A son arrivée au centre de sauvegarde, il y est enregistré immédiatement et reçoit les premiers soins. Durant son séjour, il est suivi par une équipe de soigneurs et par un vétérinaire. Il est alors placé en quarantaine, réhydraté, puis le vétérinaire dresse un bilan de santé de l’animal. Lorsqu’il présente des signes d’une bonne hydratation, il est nourri tout d'abord de bouillies de poissons reçues à l'aide d'une sonde oesogastrique.

Au bout de quelque temps, il est possible de le rassasier de poissons entiers.

Devenant plus autonome, le phoque est alors capable de s'alimenter seul dans son bassin , et lorsque son poids le permet, il est transféré dans une grande piscine extérieure pour lui permettre de constituer sa couche protectrice de gras, de se muscler en nageant, et également de profiter de la lumière naturelle.

Une fois prêt à regagner son biotope d'origine, il est équipé d'une plaque collée sur la tête, de couleur vive, afin de faciliter son identification à distance. Celle-ci permet d’apprécier son intégration à la population des autres phoques. Cette plaque collée sur les poils, tombera lors de la prochaine mue en juin.

Il est également équipé d’une bague blanche numérotée et répertoriée qui permet de l’identifier en cas de nouvel échouage sur les côtes européennes.

En moyenne, il aura passé trois mois au centre de sauvegarde.

Chaque année, une thématique est donnée pour nommer les phoques qui intègrent le centre.

En 2014, il s'agit de noms de fleuves : Danube, Oural, Mississippi, Garonne, Tamise, Nil, Maroni, Volga, Minho, Léna, Tana, Authie et Limpopo.

 

 

PHOQUES HOURDEL 14

 

PHQUES HOURDEL 15

 

PHOQUES HOURDEL 16

 

PHOQUES HOURDEL 17

 

PHOQUES HOURDEL 18

 

PHOQUES HOURDEL 19

 

PHOQUES HOURDEL 20 BIS

 

 

Six phoques relâchés ce dimanche au Hourdel

Six mammifères - Mississippi, Nil, Léna, Garonne, Authie et Tana - présentant les conditions de retour dans leur milieu naturel ont donc ce matin, sur le cordon de galets de la pointe du Hourdel et devant une foule compacte, pu rejoindre la colonie qui est la plus importante de France*, tout au moins en ce qui concerne le phoque veau-marin.

Auparavant, le 2 octobre, Danube et Maroni ont regagné la mer. Pour Oural et Volga, ce fut le 9 ; quant à Tamise et Minho, ils ont dû attendre le 17 octobre pour être libérés de leur caisse. Ayant repris des forces et étant devenus autonomes pour s’alimenter, ces six phoques étaient maintenus dans un bassin extérieur depuis plusieurs semaines. Prêts et musclés, ils ont pu ainsi retrouver la baie.

*Les effectifs maximums annuels de phoques en baie de Somme sont observés en été, période de reproduction et de mue de cette espèce. Au cours de l'été 2014, au maximum 394 phoques veauxmarins ont été recensés. On estime que la baie de Somme accueille 60 % de la population française, les autres sites les plus fréquentés étant la baie du Mont Saint-Michel et la baie des Veys (Cotentin).

 

PHOQUES HOURDEL 21

 

PHOQUES HOURDEL 27

 

PHOQUES HOURDEL 23

 

PHOQUES HOURDEL 244

 

PHQUES HOURDEL 25

PHOQUES HOURDEL 26

 

 


 

ZOOM

 

L'été indien

 

Coucher de soleil sur la baie

 

 

Jeunes phoques au Hourdel ( 80 ) 5415 (4)

 

 


 

 

 

Murmures d’étourneaux : une incroyable chorégraphie au crépuscule

 

 

Au début de l’automne, à la tombée du jour, il est possible d’assister à l’un des spectacles naturels les plus étonnants que nous offre la nature.

Les étourneaux sansonnets qui, durant la journée et par petits groupes, se nourrissent dans les champs, quittent au crépuscule leurs zones de nourrissage.

Ils se rassemblent alors en groupes importants qui grossissent progressivement jusqu’à l’approche de l’endroit – appelé dortoir – où ils passeront la nuit. Ce phénomène s’appelle le murmure ou murmuration (terme anglais).

Ils forment alors des nuages composés de milliers d’individus réunis en essaims en produisant une chorégraphie éblouissante, se déplaçant en un seul corps pour soudain disparaître brusquement dans les buissons ou les roselières. Ce spectacle hypnotisant peut durer une quinzaine de minutes.

 

 

MURMURATION FB (2)

 

 

Une question de survie pour ces oiseaux

 

La murmuration sert à déterminer qui sont les plus faibles ; ils serviront alors de nourriture aux prédateurs.

Chaque oiseau doit donc copier son voisin. Il vole le plus près possible de lui en s’efforçant d’avoir la même vitesse, de prendre la même direction. Quand des milliers d’étourneaux sont ainsi synchronisés, le moindre changement de cap est magnifié et décuplé par le reste de la troupe. C’est ce qui donne ces brusques formations et déformations de l’essaim qui virevolte et tourbillonne toujours plus rapidement. Cette activité a également l’avantage de réchauffer leur corps afin de supporter les basses températures nocturnes. Ceux qui ne parviennent pas à suivre le mouvement sont abandonnés sur place. Ils serviront d’appât aux éventuels prédateurs pendant que le reste de la bande dormira bien en sécurité dans la communauté. Il s’agit également d’un comportement social : les meilleures places au dortoir sont occupées par les mâles dominants.

 

La raison du plus fort…

 

 

MURMURATION 5857 (2)

 

MURMURATION 5532 (2)

 

 

 


 

 

 

Le Phalarope à bec large

 

 

PHALAROPE 1

 

 

Les phalaropes sont de petits limicoles aux moeurs originales, parfaitement adaptés au milieu aquatique, les deux espèces européennes, le Phalarope à bec large - photographié ici en plumage hivernal, à Ostende sur la côte belge- et le Phalarope à bec étroit, sont marines et ne reviennent à terre que pour nicher. Ils sont de petite taille, presque comme un merle. Les phalaropes nagent fort bien.

 

Pour se nourrir d’invertébrés picorés à la surface de l’eau ils évoluent souvent en petits cercles rapides, formant un léger tourbillon. On pense que ce comportement facilite la remontée de la nourriture du fond de l'eau dans les zones peu profondes. Il vole parfois pour attraper des insectes.

 

 

PHALAROPE 2

 

PHALAROPE 3

 

 

Le Phalarope à bec large niche dans le Grand Nord, en Islande et en Arctique. Il hiverne en pleine mer dans l’océan Atlantique, après une longue migration en mer vers le sud. Les tempêtes poussent parfois l’espèce vers le continent, entraînant quelques individus sur le littoral voire même sur une pièce d’eau à l’intérieur des terres.

 

En pleine mer, on les trouve dans les zones où la convergence des courants océaniques produit une remontée des eaux et on les trouve souvent près de groupes de baleines. En dehors de la saison de nidification, il voyage souvent en groupes.

 

C'est une espèce migratrice, et, fait inhabituel pour un échassier, il migre principalement en suivant les routes océaniques et passe l'hiver sur les mers et océans tropicaux. C’est lors de ces trajets migratoires qu’il s’observe depuis les côtes européennes.

 

 

PHALAROPE 4

Partager cet article

Repost0
7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 08:42

 

BRAME 1

 

BRAME 2

 

BRAME 3

 

BRAME 4

 

 

« L’ami Jean B. de Rexpoëde » - je vous fais grâce de son patronyme - c’est ainsi que le gaillard aime se présenter en vous gratifiant d’une solide et virile poignée de main. Il me déclare : « Le brame, ce n’est pas bien compliqué : une fois dans la forêt, avance le nez au vent, tout en fouillant du regard les sous-bois…». Et de renchérir : « La harde du cerf est toujours sur le qui-vive. Dès que les animaux t’auront repéré, il faut aussitôt arrêter net pour ensuite t’approcher très lentement, mètre par mètre, si possible caché d’arbre en arbre … Porte une tenue de camouflage appropriée au milieu forestier et n’oublie pas ta paire de jumelles, ainsi qu’une bonne vieille boussole. Le système de géolocalisation de ton smartphone ne te sera d’aucun secours ici … ».

Mais ce qu’avait oublié de dire ce pirate de Jean, c’est qu’il nous faudrait marcher beaucoup, dans un environnement parfois hostile, et surtout être sur place bien avant l’aube.

Ce qui est le cas dès le lendemain.

A notre arrivée, il fait nuit noire au loin ; seul le ululement d’une chouette perturbe discrètement le silence de la forêt encore endormie. Nous progressons lentement vers la supposée place de brame indiquée la veille par un photographe de Montargis qui a bien failli rester embourbé au petit matin dans une ancienne souille. Il n'a dû son salut qu'à l’utilisation de son solide monopode comme appui.

Après plus d’une heure de marche, alors que le jour commence à poindre, toujours rien à observer, si ce n’est le passage furtif d’un sanglier sur notre gauche, ni à entendre, si ce n’est le bruit sec des glands qui tombent sur les feuilles humides jonchant le sol. Lorsque soudain, un cri rauque d’une incroyable puissance déchire le silence de la forêt. Mais est-ce un cri ou un rugissement de désir ?

« Ça vient de la droite, à 200 mètres » me murmure Jean.

Effectivement, dans la demi-obscurité, nous devinons la silhouette d’un superbe douze cors : première émotion de la journée et premier contact, certes lointain, avec le roi incontesté de la forêt. Malheureusement, il est impossible de le photographier par manque de lumière. L’animal lance un second cri qui semble encore plus puissant que le premier, mais à notre grand désappointement, pas de réponse. Est-il le seul cervidé présent dans cette zone ?

Nous décidons d’attendre que le jour se lève un peu plus tout en avançant dans la même direction que lui, avec d’infinies précautions, en évitant surtout le craquement sous nos pas des branches et brindilles mortes. Nous avançons à pas de loup, on s’accroupit, on se cache derrière un arbre.

La lumière devient belle, et surprise pour nous, il est toujours là, pratiquement immobile. Nous découvrons alors l’animal : une vision presque irréelle. Il a la tête pratiquement masquée par des fougères qu’il a sans doute arrachées, ainsi que des branchages. Il est souillé et ressemble ainsi à un membre des forces spéciales en tenue de camouflage ! L’animal paraît à bout de souffle, il a sans doute marché toute la nuit. Peut-être s’est-il battu ?

Nous faisons nos premières images, j’ai le palpitant qui s’emballe. Une émotion indescriptible et la sensation de tenir enfin une image hors du commun.

Cerise sur le gâteau, il lance plusieurs brames successifs ; nous déclenchons une rafale d’une dizaine d’images. Puis, nouvelle surprise, un autre cerf lui répond à quelques centaines de mètres.

Tout droit dans la clairière, un autre monte la garde devant sa harde composée de six à sept biches. Son brame est beaucoup plus puissant que celui de son rival qui tente tout de même une approche. Les hurlements d’intimidations se font de plus en plus puissants de la part du supposé maître de la place de brame. Résigné, refusant le combat perdu d’avance, le prétendant repartira sans même avoir essayé de le défier.

Pour nous, l’approche de cette bête magnifique en compagnie de son harem est une opération quasi impossible. S’il est relativement aisé d’avancer vers le cerf, perturbé par son taux de testostérone qui explose à cette période de rut, il n’en va pas de même pour les biches qui restent très vives, toujours en alerte, repérant l'intrus et alarmant le harem qui s’enfuira. Tout sera à refaire.

Pas grave : en ce qui nous concerne, nous aurons d’autres occasions de saisir la harde durant nos deux journées en immersion totale dans le milieu forestier, comme en témoigne humblement les quelques instantanés proposés ici.

 

 

BRAME 5

 

BRAME 6

 

BRAME 7

 

BRAME 8

 

BRAME 10

 

 

Maître en place de brame

Le cerf brame environ 15 jours ou trois semaines, entre le 15 septembre et jusqu’au 10 octobre. En milieu montagnard, cette période est décalée.

L’objectif est d’assurer la reproduction de l’espèce. C'est l'époque des saillies et pour le cerf, qui peut régner en maître absolu sur un harem de trente à quarante biches, il lui faut tout d’abord délimiter son territoire, montrer sa puissance aux autres mâles et constamment surveiller ses femelles ; une activité à temps plein qui lui fait perdre jusqu'à vingt kilos car il n’a même plus le temps de se nourrir ! Pour le mâle, le but est de s’accoupler avec un maximum de femelles. Il faut savoir qu’une biche n’est en chaleur que douze à vingt-quatre heures tout au plus !

Pour la biche, le brame identifie la qualité de reproducteur et lui permet de choisir le plus beau mâle de la contrée pour s’accoupler car c’est elle en fait qui décide de la saillie.

Le cerf dominant règne sur une prairie ou une partie de terrain appelée place de brame. Il ne cessera alors d'être en activité en se rendant d'une biche à une autre, avec le regard attentif à l'extérieur pour surveiller les lieux. Pour marquer son territoire, il se roulera dans des cuvettes boueuses – souilles – avant de se frotter aux arbres pour déposer sur les écorces les sécrétions de ses larmiers, abondantes en cette période, et qui ressemblent à une huile noirâtre, fortement odorante.

Les autres cerfs se verront alors chassés de cette zone réservée. Leur désir de conquérir néanmoins des biches les inciteront soit à affronter le cerf en place de brame, provoquant alors des combats aussi spectaculaires que majestueux, à l’issue parfois dramatique pour l’un des belligérants, voire pour les deux, soit à partir à l'assaut d'un autre harem dirigé par un congénère espéré moins fougueux.

Eviter le combat

Cependant, la puissance du brame et un coup d'oeil sur la ramure suffisent généralement au mâle à affirmer sa primauté ou constater son infériorité C'est seulement s'ils estiment être de force égale qu’ils peuvent en venir à se battre. Avant d’en arriver à cette extrémité, les vieux cerfs expérimentés utilisent l’intimidation, cris et simulacres de charge. Si l’adversaire ne cède pas, alors le combat ne peut être évité. Au cours de cet affrontement physique, les bois peuvent se casser et provoquer de graves blessures ; parfois ils restent emmêlés et les deux adversaires errent alors de longs jours ainsi et meurent de faim et d’épuisement. Quant aux jeunes mâles ne se sentant pas encore de taille à relever un quelconque défi, ils restent bien à l’écart de ces joutes de titans. A la fin du rut, ils ont cependant toutes leurs chances de se constituer une harde : les vainqueurs étant épuisés, ils sont alors dans l’impossibilité de surveiller toutes leurs biches !

Vers la fin des amours, chacun va peu à peu se séparer et reprendre sa place jusqu'à l’automne prochain. Les biches donneront naissance à un faon huit mois plus tard – les naissances s'étalent de fin avril à début juillet, avec un pic très net entre le 15 mai et le 15 juin. Elles l’allaiteront durant sept mois.

Les mises bas se font le plus discrètes possible : les biches choisissent des zones de fourrés très denses et calmes. Seulement une heure après sa naissance, le faon est capable de se déplacer mais pendant une à deux semaines, il reste couché, réduisant au maximum les preuves de sa présence vis-à-vis des ses prédateurs. La mère veille sur lui avec beaucoup d’attention, ne s’éloignant que très peu, et si un problème survient, elle le défendra avec toute son énergie… à grands coups de sabots.

 

 

BRAME 11

 

BRAME 11 BISJeune cerf

 

BRAME 12

BRAME 13

BRAME 14Durant la période du brame, le cerf cesse de s'alimenter et de dormir. Il court dans tous les sens, crie… Dépensant ainsi énormément d'énergie, il peut perdre jusqu'à 25 % de son poids.

 

BRAME 15

 

BRAME 16

 

BRAME 17

 

BRAME 18

 

BRAME 19

 

BRAME 20

 

BRAME 21

 

BRAME 22

 

BRAME 23

 

BRAME 24

 

 


 

 

Retour en images sur les grandes marées en baie de Somme

 

Les grandes marées d’équinoxe nous offrent chaque année de belles images de grands rassemblements et envolées de courlis cendrés, d’huitriers-pie et autres limicoles, tant au banc de l’ilette que sur les prairies ou reposoirs du parc du Marquenterre.

 

 

Grandes marées 1

 

Grandes marées 4

 

Grandes marées 8

 

Grandes marées 2

 

Grandes marées 3

 

Grandes marées 5

 

Grandes marées 7

 

Grandes marées 7

 

 

ZOOM

 

Hérons garde-Hensons

Les Hensons, chevaux emblématiques de la baie de Somme, apprécient particulièrement les hérons garde-boeufs. Ces derniers les débarrassent des insectes parasites particulièrement les moustiques qui les taquinent.

 

 

HENSONS 1

 

HENSONS 2

 

 

Ne vous dérangez pas, je ne fais que passer …

Hérons garde-boeufs parmi les courlis.

 

 

Garde-boeuf et courlis 1

Partager cet article

Repost0
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 08:04

 

BERCK PHOQUES 2014 1

 

BERCK PHOQUES 2014 12

 

BERCK PHOQUES 2014 4

 

BERCH PHOQUES 2014 6

 

SEALS BERCK 5

 

PHOQUES MAI 2013 (1)

 

PHOQUE GRIS 4

Le phoque gris

 

 

Phoques au soleil couchant

 

PHOQUES 6 OCTOBRE 2010 043 

PHOQUES 2014 1

 

PHOQUES 2013 (6)-copie-1

 

 

Les phoques gris et veaux marins sont incontestablement devenus depuis quelques années les mascottes de la ville de Berck-sur-mer.

Alors qu’ils avaient quasiment disparu des côtes du nord de la France à la fin des années 70, victimes de la chasse, ils reviennent maintenant sur le littoral pour la plus grande joie des touristes, et surtout pour celle des amoureux des animaux et de nature sauvages.

Les espèces observées en baie d’Authie sont surtout les phoques veaux marins - les plus nombreux - mais également les phoques gris qui peuvent atteindre les 200 kilos.

Les premiers sont réapparus au début des années 80 suite à l'interdiction de la chasse en mer du Nord – l’espèce étant protégé depuis 1972. Au départ, seuls quelques individus isolés sont arrivés, en provenance sans doute de la baie de Somme qui, avec 400 à plus de 460 individus, constitue la colonie la plus importante du pays – l'été dernier  392 phoques veaux marins et 132 phoques gris ont été observés, ainsi que 52 naissances et 3 nouveau-nés retrouvés échoués entre les estuaires de l’Authie et de la Canche.

 Au début des années 2000, à Berck, on pouvait en voir deux au grand maximum, actuellement il est possible d’observer entre vingt et soixante mammifères dont 80% de phoques veaux marins évoluant en baie d’Authie-nord, selon les derniers comptages. En 2012 les effectifs de phoques maxima en baie d’Authie, ont été observés en période estivale, avec 51 Phoques veaux-marins et 28 Phoques gris.

Les raisons de cette implantation sont multiples : présence de plages sableuses, de poissons en abondance, et surtout l'effet des marées dans les estuaires, qui permet la formation de bancs de sable qui se découvrent à marée basse où les phoques peuvent se reposer et prendre le soleil pour préparer leur mue d'hiver. Ils apprécient particulièrement ces bancs de sable longeant des chenaux profonds et offrant la tranquillité et surtout la possibilité pour ces sympathiques mammifères marins de se jeter à l’eau très rapidement en cas de danger ou tout simplement de dérangement causé par l’homme à bord de kayaks, et surtout de puissants engins motorisés.

Malgré la curiosité qui le pousse parfois à s’approcher des embarcations, le phoque veau marin est très sensible au dérangement. Mise-bas, élevage des jeunes, toilette, repos s’effectuent sur les bancs de sable découverts par la marée. Les tentatives d’approche se soldent immanquablement par la fuite vers l’eau des animaux. Répétés, ces dérangements perturbent le cycle de vie du phoque et peuvent compromettre la survie des nouveau-nés. Il faut prendre conscience que si les phoques ont à subir trop de dérangements de la part des touristes, des chevaux ou des embarcations, ils repartiront… ce qui serait dommage !

Le développement de cette colonie en baie démontre aussi son bon équilibre écologique. Ainsi, en 1996, un épaulard (orque) s'était échoué sur la plage au niveau de la baie, confirmant que depuis trois à quatre ans, le nombre de mammifères marins ne cesse de croître au point de devenir effectivement un attrait incontestable. Cependant, au vu du faible nombre d'années d'étude de cette population et étant donné que cette colonie n'est pas sédentaire et reproductrice, il serait prématuré de la comparer avec celle de la baie de Somme ou une autre colonie en France.

Néanmoins il faut noter la naissance en mai 2013 du premier bébé phoque en baie.

Malheureusement personne n’a pu l’apercevoir après son sevrage. Si cette naissance est suivie d’autres la saison prochaine, puis régulièrement durant les années suivantes, on parlera alors d’une véritable colonie de phoques en baie d’Authie.

Le 10 juin 2014 un phoque veau-marin est né en baie, d’autres naissances sont espérées dans les jours ou les semaines qui suivent. Pour voir le reportage, cliquez ici

 

 

BB PHOQUE 4

 

 

BERCK PHOQUES 2014 3

 

 

Pour visionner l’album photo en diaporama cliquez ici

 

 

SEALS BERCK 10

 

BERCK PHOQUES 2014 9

 

 

BERCK PHOQUES 2014 17

 

PHOQUES MAI 2013 (2)

 

PHOQUES BERCK 2012 20

 

 

PHOQUES 2014 2

 

Phoques 2012 6

 

PHOQUES 2014 3

 

 

BERCK PHOQUES 2014 8

 

SEALS BERCK 7

 

 

 

Où et quand observer les phoques à Berck ?

 

 

Pour les observer dans de bonnes conditions et ne pas les déranger, il faut se rendre sur la plage sud de Berck - les Sternes – à hauteur de l’épi 17, face au club nautique.

Soit au moment où ils arrivent, portés par les flots un peu plus de deux heures après la marée basse, lorsqu’ils passent devant l’endroit où descendent les embarcations et longent la digue pour remonter l’Authie vers le bec du Perroquet où ils se nourrissent, soit à marée descendante où ils font le trajet inverse. Ils montent alors sur les bancs de sable que la marée vient de découvrir et se reposent alors de longs moments, surtout lorsque le soleil se montre généreux. C’est le lieu et le moment privilégiés pour les observer.

 

 

BERCK PHOQUES 2014 11

 

BERCK PHOQUES 2014 2
Phoque gris ou veau marin :
Comment le différencier ?
Il est possible de confondre phoque gris et phoque veau marin. Les caractéristiques permettant de les différencier parfaitement se situent surtout au niveau de la tête.
C’est la seule partie pratiquement visible en mer ou lorsque que l’animal est à terre, ou se repose sur un banc de sable.
L’allure générale et le pelage sont des éléments plus difficiles à apprécier : la fourrure du phoque veau marin est parsemée de marques fines plus claires, contrairement à celle du phoque gris, parsemée de grosses taches plus claires.
La forme de la tête du phoque veau marin est arrondie, au contraire de celle du phoque gris dont le museau est allongé dans le prolongement du front, les narines étant parallèles.
Le museau du phoque veau marin, lui, est court, avec un net décrochement entre le front et le museau. Les narines, en forme de V ouvert, se rejoignent à la base et le trou auditif est bien visible.
D’autres critères permettent également l’identification du mammifère sur le sable : la tête est enchâssée et sans cou chez le phoque veau marin, alors qu’elle est dégagée et très mobile chez le phoque gris.
 
SEALS BERCK 6
 
BERCK PHOQQUES BERCK 20
PHOQUES BERCK 2012 26
PHOQUES MAI 2013 (7)
BERCK PHOQUES 2014 7
BERCK PHOQUES 2014 10
Il regagne le large dans l’exquise lumière d’un coucher de soleil automnal
 
PHOQUES BERCK 72
SEALS BERCK 1
FOK BERCK 2014 19
BERCK PHOQUES 2014 13
BERCK PHOQUES 2014 21
Le phoque veau marin
Le phoque veau marin est un phoque de taille moyenne : 1,60m - maximum 2m - pour un poids moyen de 110 kg - maximum 150 kg - chez le mâle ; de 1,30m - maximum 1,50m - pour un poids moyen de 90 kg - maximum 120 kg - chez la femelle. Le nouveau-né mesure de 70cm à 1m et pèse de 9 à 11 kg. Il se nourrit du très riche lait de sa mère qui lui permet de grossir d’environ 500 grammes par jour et de tripler son poids avant le sevrage.
La coloration du pelage est variable avec une teinte se nuançant du gris clair au brun foncé ou au noir, souvent plus foncé sur le dos et une zone ventrale plus claire. Les membres se présentent en forme de nageoires, les antérieures sont assez courtes et possèdent des griffes dépassant peu la fourrure. Les postérieures se trouvent dans le prolongement du corps ; la queue est très courte.
Son ouïe est très développée : il perçoit mieux les sons dans l’eau que sur terre. Sa vue est également performante : il voit également mieux dans l’eau que sur terre. Son odorat très fin est utilisé pour repérer les prédateurs et également reconnaître ses petits.
Sa vie La maturité sexuelle est atteinte vers quatre à sept ans pour les mâles, et plus précocement vers trois à cinq ans pour les femelles. L’accouplement a plutôt lieu dans l’eau, un mâle pouvant s’accoupler avec plusieurs femelles. La saison des amours est double : printemps et début d’automne. La gestation dure environ de dix à onze mois. Les petits savent nager et plonger en apnée quelques heures après la naissance. Le mâle ne s’occupe pas des soins et de son élevage. L’allaitement dure de quatre à six semaines.
Le phoque veau marin est une espèce qui regagne néanmoins le rivage pour se reproduire, muer et se reposer. Il quitte l’eau plus souvent que les autres phoques. L’espèce est grégaire en dehors de l’eau et peut se reposer en colonies. Le phoque veau marin est plutôt sédentaire mais après le sevrage, les jeunes peuvent se disséminer sur de longues distances, parfois jusqu’à plus de 300 kilomètres ! L’utilisation des reposoirs de haute et de basse mer est associée aux conditions climatiques, à l’heure et au coefficient de la marée. L’alimentation s’effectue lors des déplacements entre les sites de repos et notamment lors du flux qui, à chaque marée, draine les poissons dont l’animal s’alimente. Il se nourrit d’une grande variété de poissons – il peut en consommer environ deux kilos par jour - appréciant particulièrement les poissons plats. Aucune espèce ne semble particulièrement recherchée, le choix semblant surtout lié à l’abondance locale ou saisonnière. Les mollusques, les crustacés et les céphalopodes peuvent constituer une part non négligeable de son alimentation. Il plonge aisément jusqu’à vingt mètres, et si nécessaire à plus de cinquante mètres de fond, avec des apnées de trois minutes pouvant atteindre dix minutes. Il ne mâche pas sa nourriture, mais il peut la déchiqueter si la prise est trop grosse. Enfin, son espérance de vie est de 26 ans pour le mâle et de 32 ans pour la femelle.
 
 
PHOQUE GRIS 3
PHOQUE GRIS
BERCK PHOQUES 2014 18
Brigitte Bardot au secours des phoques de la baie d'Authie
La création d' un collectif anti-phoques créé en mai 2013 , qui insuffle l'idée de réguler la population de ces mammifères marins a suscité une très vive réaction de la part de Brigitte Bardot, égérie des défenseurs des animaux, qui avait réussi il y a quelques années à mobiliser une bonne partie de la planète sur le massacre des bébés phoques au Canada.
Cette dernière vient de publier une lettre ouverte adressée non seulement aux responsables de ce collectif mais également à M. Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet.
Cette lettre dans laquelle elle se révolte contre cette initiative et fustige tous ceux qui l'encouragent est rédigée dans des termes fort peu courtois que je ne peux reproduire in extenso, notre B.B. nationale se montrant très virulente et ses propos frôlant parfois la diatribe. Extraits : « Si on devait définir succinctement ce qu'est la connerie, la lâcheté, la cruauté humaine, nul doute que le collectif anti - phoques arriverait en tête de liste ».
Elle s'en prend ensuite avec virulence à Daniel Fasquelle, qu'elle qualifie de député-chasseur et qu'elle associe aux chasseurs sans scrupules, ceux qui sont avides de massacres animaliers en tout genre parlant également de tristes individus atteints du syndrome de destruction et les invite sans nuance à assouvir leurs pulsions sur les champs de bataille .
En guise de conclusion, elle cite A. Einstein : Il y a deux infinis : l'univers et la connerie humaine.
BERCK PHOQUES 2014 14
PHOQUE BERCK (2)
SEALS BERCK 8
Phoques 2012 Berck 2
Phoque gris à l'écume de mer
Vers une régulation de l’espèce ?
Lundi 20 janvier 2014, une délégation de professionnels de la pêche a rencontré leur ministre de tutelle en sous préfecture de Boulogne-sur-Mer.
Ces représentants souhaitaient interpeller le ministre sur la prolifération des phoques sur le littoral et son corollaire, la destruction massive de la ressource halieutique, selon eux.
Suite à cette entrevue les pêcheurs ont obtenu qu’une commission phoque soit créée au sein du comité de gestion du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale.
Le ministre Cuvillier a indiqué: « …vouloir s’appuyer sur des études incontestables avant de prendre une décision ».
De son côté, le groupe de travail mis en place à l’automne au sein du Parc naturel marin des Estuaires Picards et de la Côte d’Opale qui travaille sur la problématique de la déprédations des poissons par les phoques, de leur incidence sur le milieu, ainsi que sur l’économie touristique, veut se donner du temps, sans doute au moins une année d’études, avant de rendre des conclusions.
Le Parc sera ensuite en mesure de formuler des recommandations à destination du gouvernement.
« L’enjeu, en collectant toutes ces données, explique Christian Manable, président du Parc naturel Marin, c’est que la raison l’emporte sur la passion, que nous soyons en mesure de gommer les fantasmes sur cet animal. Il est essentiel de concilier les activités de pêche, de loisir et l’atout touristique majeur que représente le phoque. Et dans l’hypothèse où cela s’avérerait nécessaire, nous pourrions imaginer de proposer un plan de gestion de cet animal, un plan de régulation, un peu à l’image du plan requin. »
Ministre et collectifs ont par ailleurs souligné le même point : le sujet dépasse les limites de la côte d’Opale. « C’est un problème européen, nous voyons avec nos homologues, a relevé Frédéric Cuvillier. Et c’est une problématique que l’on connaît ailleurs. Il y a une réalité naturelle, socio-économique et également touristique, qu’il faut articuler. »
 
A suivre…
PHOQUES BERCK 2012 33
PH 1
PH 4
PH 6
Phoques 2012 8
PHOQUES BERCK 2012 23
SEALS BERCK 9
PHOQUES 6 OCTOBRE 2010 074
SEALS BERCK 3
Phoques Berck 2012 4
BERCK PHOQUES 2014 15
Phoques Berck 2012 3
 
Phoques 2012 9
BER CK PHOQUES 2014 16
PHOQUES BERCK 2012 34

 
 
 
Retour à la mer pour six jeunes phoques échoués cet été en baie de Somme
 
 
 
PHOQUES HOURDEL 19

 

PHOQUES HOURDEL 1

 

Sur les quatre-vingts naissances constatées en baie de Somme au cours de cet été, seize jeunes phoques veaux-marins se sont échoués sur le littoral avant qu’ils ne soient naturellement sevrés.

Parmi ces seize phoques échoués* non émancipés, douze étaient vivants. Il s'agissait d'animaux âgés de quelques heures à cinq jours qui ont dérivés en baie (Le Crotoy, Le Hourdel...).

Un n'a pas été revu.

Les autres ont été amenés au centre de sauvegarde de la faune sauvage géré par l’association Picardie-Nature.

Un jeune Phoque veau-marin pèse à la naissance environ 12 kg et reste trois semaines avec sa mère ; durant cette période l’animal triple son poids : un phoque sevré pèse en moyenne 35 kg. Lorsqu’une séparation prématurée a lieu au cours de cette période de lactation, le jeune maigrit durant sa dérive – ce qui explique des poids inférieurs à 12 kg à l’échouage. Une fois accueilli au centre, il lui faudra environ trois mois pour atteindre les objectifs de relâcher : savoir se nourrir seul et peser plus de 30 kg... 

POUR LIRE LA SUITE , CLIQUEZ ICI


 
 
LA BAIE D'AUTHIE VUE DU CIEL
Baie d'Authie 1
... C’est bien du ciel que la baie d’Authie nous livre ses plus beaux atours, et c’est vrai qu’elle ne manque pas de charme, cette baie qui n’a rien à envier à sa grande soeur, la baie de Somme : des paysages à couper le souffle et d’une surprenante diversité sous une lumière d’une singulière qualité, surtout en tout début de matinée ou, encore mieux, tard le soir. Bien entendu, il faut la saisir à marée basse lorsque la mer s’est retirée vers l’horizon.
Balade à travers des paysages de bout du monde, de Fort-Mahon au sud aux confins de Berck-sur mer au nord...
Pour lire la suite , cliquez sur le lien ici
Avis aux visiteurs de ce blog :
Pour des raisons techniques, j’ai été amené à opter pour la version PREMIUM de la plate-forme Over-blog qui héberge ce blog.
Le site Nature-ailes possède maintenant un nom de domaine comme vous l’avez peut-être remarqué.
Cela a eu pour conséquence fâcheuse de supprimer le très grand nombre de vos votes via Facebook, tous les compteurs ayant été remis à zéro. Heureusement, vos commentaires ont été conservés.
J’en suis le premier désolé... et merci pour vos nombreuses visites !
G.S.

Partager cet article

Repost0
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 09:16

GUÊPIERS 26

 

GUÊPIERS 1 BIS

 

GUÊPIERS 2

 

 

Depuis le temps que je rêvais d’observer et surtout photographier ces merveilleux oiseaux que sont les guêpiers d’Europe, j’ai enfin eu cette chance, grâce à mon ami Bernard C. – qui m’a indiqué les coordonnées d’un spot en Midi-Pyrénées – de vivre des moments inoubliables, passant de longs moments à contempler et photographier ces oiseaux mythiques qui sont sans aucun doute les plus colorés de notre continent, semblables à un arc-en-ciel, alors que j’étais parfaitement affûté afin de ne pas occasionner de dérangements, surtout durant les accouplements pour les uns et la préparation de la nidification pour d’autres.

 

 

GUÊPIERS 3

 

GUÊPIERS 4

 

GUÊPIERS 5

 

 

Une symphonie de couleurs

 

 

GUÊPIERS 6

 

GUÊPIERS 7

 

GUÊPIERS 8

 

 

A peine plus gros qu’un merle, il est sans doute l’un des plus beaux oiseaux que l’on peut voir en Europe ou du moins l’un des plus somptueusement coloré. II a le dos brun-marron à jaune paille, le ventre bleu turquoise, la calotte brune, la gorge jaune, les ailes allient brun, bleu vert et bord de fuite noir. La queue est bleu électrique avec une pointe effilée. Un bandeau noir qui entoure l’oeil à l’iris rouge et le front blanc complètent cette incroyable palette des couleurs. Son bec noir est long et pointu, légèrement courbé vers le bas ; c’est un outil remarquable qui lui sert à la fois de pince pour chasser et de pioche pour creuser son terrier.

 

 

GUÊPIERS 9

 

GUÊPIERS 9 BIS

 

 

Migrateur, le guêpier arrive du sud de l'Afrique en avril / mai pour nicher et repart en août / septembre. Il a été pendant longtemps l'hôte exclusif du sud de l’Europe mais depuis quelques décennies, l'évolution climatique l'a progressivement incité à s'installer dans la vallée du Rhône, en Suisse, et dans la plupart des régions de France et même au nord de la Loire. Néanmoins, il se reproduit principalement dans le sud, y compris en Corse, où se trouvent les plus gros effectifs. Grégaire, ce dernier niche le plus souvent en colonies. Le couple est le plus souvent monogame et peut-être uni pour la vie. Le nid consiste en un tunnel creusé avec le bec par le couple dans le sol meuble d’une falaise de sable ou de terre meuble naturelles ou artificielle (sablières ou anciennes carrières). Cette galerie (ou terrier) peut atteindre deux mètres de long – en moyenne, un peu plus d’un mètre ; les trous, d’un diamètre de six à huit centimètres, sont généralement exposés au sud ou au sud-ouest.

 

 

GUÊPIERS 10

 

GUÊPIERS 11

 

GUÊPIERS 12

 

 

Il chasse à l’affût

 

Il peut repérer une proie jusqu’à une centaine de mètres, une fois après l’avoir saisie en vol, à partir d'un support d'où il a décollé (branche dénudée, racine sortant de la paroi ...), le guêpier revient sur son perchoir. Il assomme sa prise en la frappant quatre à cinq fois contre le dur du perchoir pour enlever le dard et la ramollir. Un seul guêpier peut consommer plus de deux-cent cinquante abeilles par jour ! Le vol est lui aussi typique : il alterne des battements d’ailes rapides avec de longs glissés, parfois très bas, un peu à la manière des hirondelles.

 

 

GUÊPIERS 13

 

GUÊPIERS 14

 

GUÊPIERS 15

 

GUÊPIERS 16

 

GUÊPIERS 17

 

GUÊPIERS 18

 

GUÊPIERS 19

 

 

Parades amoureuses et offrandes

 

 

GUÊPIERS 20

 

GUÊPIERS 21

 

GUËPIERS 22

 

 

Sur son perchoir, le mâle ou la femelle – il est très difficile de distinguer le sexe – appelle bruyamment son partenaire en l’accueillant en ouvrant une aile, voire les deux, en faisant vibrer la queue en éventail. Il gonfle également les plumes de sa gorge afin de mettre en évidence le noir de son collier. Mais le rituel prénuptial le plus significatif est l’offrande de la nourriture à la femelle. Si cette dernière l’accepte, l’accouplement peut avoir lieu simultanément, la femelle prenant alors une position de soumission incitant le mâle à la féconder.

 

 

GUÊPIERS 23

 

GUËPIERS 24

 

Une seule ponte

 

A la ponte, six à sept oeufs blancs sont déposés par la femelle et seront incubés pendant un peu plus de vingt jours par les deux sexes. Une seule ponte est produite mais en cas d’échec, une ponte de remplacement est possible. Les jeunes sont nidicoles et sont nourris par les deux parents pendant trois semaines tout en apprenant à capturer eux-mêmes les proies. La famille restera réunie jusqu’à la migration. Le chasseur d’Afrique, tel qu’il est surnommé, se nourrit essentiellement d’hyménoptères,

 

 

GUÊPIERS 25

 

 


 

 

ZOOM

 

 

La Huppe Fasciée

 

 

LA HUPPE 1

LA HUPPE 2

 

 

CASSE-NOISETTES

 

CASSE-NOISETTES

 

 

LE PIC-VERT

 

 

PIC-VERT 1

 

PIC-VERT 2

Partager cet article

Repost0
27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 16:28

 

MERS BAIGNEURS 1

 

MERS BAIGNEURS 2

 

MERS BAIGNEURS 3

 

MERS BAIGNEURS 4

 

MERS BAIGNEURS 5

 

 

Nul n’a besoin de redoubler d’efforts d’imagination pour se croire au début du siècle dernier lorsque qu’il découvre par bonheur l’esplanade de Mers-les-Bains, sur la côte picarde, tant l’architecture des villas qui la borde rappelle si bien la Belle époque. Si par chance il séjourne dans cette sympathique station balnéaire durant la fête des baigneurs – qui vient de se dérouler ce week-end – il est alors comblé !

Pour cette 12e fête des baigneurs, c’est le cinéma qui était à l’honneur. Cette thématique a peut-être inspiré aux participants de nombreuses idées de costumes grâce aux premiers films avec Charlie Chaplin, Buster Keaton, Laurel et Hardy, ainsi que ceux qu’arboraient les personnages mythiques du septième art de l’époque : Sissi, Scarlett O’hara, ou autre Arsène Lupin.

 

 

MERS BAIGNEURS 34

 

 

MERS BAIGNEURS 6

 

MERS BAIGNEURS 7

 

MERS BAIGNEURS 8

 

MERS BAIGNEURS 9

 

MERS BAIGNEURS 10

 

MERS BAIGNEURS 12

 

MERS BAIGNEURS 11

 

Le temps d’un week-end, le secteur sauvegardé du quartier balnéaire, petit bijou Art nouveau, seule trace du passé de Mers l'élégante, se replonge donc dans l’ambiance des années folles. Façades, balcons, vitrines et cabines de plage se parent en mode Belle époque. On y croise des baigneurs habillés de maillots de ce temps ou chapeautés de canotiers, ou encore des élégantes vêtues de jolies robes aux délicates dentelles ; de quoi séduire les nostalgiques des bains de mer tel que les ont immortalisés les peintes impressionnistes à la fin du XIXe siècle.

Tout y est : l’arrivée en gare des baigneurs en costume d’époque, accueillis, comme des personnalités, au son de la musique de l’harmonie municipale, qui accompagne le cortège à bord de deux Pauline de 1900, tractées chacune par trois chevaux jusqu’à l’esplanade. L’un des temps forts de la journée du dimanche, c’est le traditionnel bain de mer en costume, moment absolument singulier et complètement anachronique qu’il ne faut absolument pas rater, tout comme le grand défilé costumé à travers les rues bondées de spectateurs enthousiastes.

 

 

MERS BAIGNEURS 13

 

MERS BAIGNEURS 14

 

MERS BAIGNEURS 15

 

MERS BAIGNEURS 16

 

 

Mers l’élégante

 

MERS BAIGNEURS 17

 

Autrefois village de pêcheurs de quelques centaines d’âmes, Mers a connu son essor dès 1860 avec l’avènement de la vogue des bains de mer, et surtout grâce à la mise en service de la ligne de chemin de fer Paris-Le Tréport. Des familles de Parisiens aisés découvrent alors les bienfaits des bains et de l’air iodé, des privilégiés fortunés s’accordent alors des week-ends et courts séjours. Le long de l'esplanade, les élégantes se promènent nonchalamment, ombrelle à la main, tandis que les adeptes des bains s'aventurent en maillot rayé sur la magnifique plage de galets. Un établissement de bains et un casino sont rapidement sortis de terre suite à l’engouement suscité pour la plage devenue la plus huppée de la côte picarde. Séduits par ses nouveaux atouts, les riches propriétaires issus de l’aristocratie et de la bourgeoisie parisienne, mais également lilloise et rouennaise, s’y fixent en construisant les premières résidences secondaires de la côte.

La thalassothérapie vient de naître. Les villas* à l’architecture verticale sont de style anglo-normand, flamand, picard, Renaissance, Louis XIII, Napoléon III, années 30, voire mauresque.

Les balcons, bow-windows et loggia, les ferronneries, auvents, baies, frontons sont ouvragés.

On admire les briques émaillées à dominante bleu-vert, les carreaux de grès, ainsi que les étonnantes céramiques, faïences, mosaïques, frises, clous, cabochons, mascarons, rosaces, cartouches, médaillons, ainsi que leurs couleurs.

Les villas portent des noms de fleurs ou font référence à la nature, avec une préférence pour le thème se rapportant à la mer. Néanmoins, en centre-ville, c’est la maison bourgeoise avec balcons en ferronneries qui prédomine. De nombreux hôtels comme le fameux Hôtel des bains et pensions de familles voient le jour.

Le célèbre romancier et visionnaire Jules Verne vient alors à Mers se reposer en famille, amarrant son voilier au Tréport. Victor Hugo y séjourne également et Gustave Eiffel réside quelque temps dans la station en vogue. Le génial architecte en profite d’ailleurs pour signer de nombreux balcons ouvragés de villas sur l’esplanade. La commune s’adapte en permanence à l’évolution du tourisme, vantant la beauté et la qualité de son architecture balnéaire hors du commun.

A l’époque des premiers congés payés de 1936, Mers accueille sur sa plage les premières familles d’ouvriers et de vacanciers lambdas venu par le train de la gare Le Tréport-Mers.

Maintenant, touristes et vacanciers ont bien entendu délaissé les robes longues et les chapeaux haut-de-forme pour les sandales et les shorts, même si sur l'esplanade on se promène toujours comme à la belle époque dans la même atmosphère douce et paisible…

 

 

*La plupart des constructions d’habitations ont été qualifiées de villas lors de l’édification du quartier balnéaire pour les distinguer des autres constructions, telles les hôtels ou les maisons de rapport. Ces villas portent généralement un nom en façade pour les identifier et les distinguer des immeubles ; ce sont des prénoms – souvent féminins – ou des termes empruntés à la nature. Par l’arrêté du 7 août 1986, la Ville obtient la possibilité de classer cet ensemble exceptionnel en secteur sauvegardé. Depuis, ses 400 villas ont retrouvé leur éclat d'antan. 

 

 

MERS BAIGNEURS 18

 

MERS BAIGNEURS 19

 

MERS BAIGNEURS 20

 

MERS BAIGNEURS 21

 

 

MIDI , L'HEURE DU BAIN

 

MERS BAIGNEURS 22

 

MERS BAIGNEURS 23

 

MERS BAIGNEURS 24

 

MERS BAIGNEURS 25

 

MERS BAIGNEURS 26

 

MERS BAIGNEURS 27

 

MERS BAIGNEURS 28

 

MERS BAIGNEURS 29

 

MERS BAIGNEURS 30

 

MERS BAIGNEURS 35 (2)

 

MERS BAIGNEURS 31

 

MERS BAIGNEURS 32

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 20:42

 

 

SCULPTURES OSTENDE 1

 

SCULPTURES OSTENDE 2

 

SCULPTURES OSTENDE 3

 

SCULPTURES OSTENDE 4

 

 

 

Sur la grande plage d’Ostende (Belgique), des artistes venus du monde entier ont façonné le sable durant plus de trois semaines, le transformant en un monde féérique de magie, d’émotion et d’aventures. Ces oeuvres éphémères ainsi rassemblées composent une exposition exceptionnelle de sculptures, qui mettent à l’honneur les lieux emblématiques du parc d’attraction Disneyland® Paris.

Autour du magnifique château de la Belle au Bois Dormant, d’incroyables sculptures évoquent les décors magiques du parc, les héros de Disney dont la toute nouvelle attraction, Ratatouille : l’aventure totalement toquée de Rémy, dont l’inauguration s’est déroulée ce 10 juillet.

 

SCULPTURES OSTENDE 29

 

SCULPTURES OSTENDE 34

SCULPTURES OSTENDE 33

 

SCULPTURES OSTENDE 5

 

SCULPTURES OSTENDE 6

 

SCULPTURES OSTENDE 7

 

SCULPTURES OSTENDE 8

 

SCULPTURES OSTENDE 9

 

SCULPTURES OSTENDE 10

 

SCULPTURES OSTENDE 11

 

 

C’est le rendez-vous de l’été sur la côte belge, à ne manquer sous aucun prétexte, un grand moment de pure détente ainsi qu’une expérience féerique faite de découvertes qui surprennent et émerveillent à tout âge.

Ce voyage commence dans l’ambiance de la fameuse Main Street où l’on retrouve le charme désuet d’une petite ville américaine du début du siècle dernier.

Le visiteur pourra être envouté par les contes et récits fantastiques qu’évoquent un décor sorti tout droit de Fantasyland, où les rêves deviennent réalité, puis il pourra revivre les aventures de Raiponce sauvée des griffes de sa marâtre par le beau Flynn Rider, ou suivre les traces de Peter Pan et de la fée Clochette au pays imaginaire et faire la connaissance du détestable capitaine Crochet

 

 

SCULPTURES OSTENDE 12

 

SCULPTURES OSTENDE 13

 

SCULPTURES OSTENDE 14

 

SCULPTURES OSTENDE 15

 

SCULPTURES OSTENDE 16

 

SCULPTURES OSTENDE 17

 

SCULPTURES OSTENDE 18

 

 

...Mais ne vous perdez pas en compagnie d’Alice au pays des Merveilles dans son dédale ensorcelé, visitez plutôt l’immense château de la Belle au bois dormant, où chaque recoin vous conte son histoire fantastique.

Plongez dans l’atmosphère du far west comme si vous étiez à Frontierland.

Le son des tam-tams guidera vos pas dans l’univers d’Adventureland et vous vous retrouverez nez à nez avec les Pirates des Caraïbes.

Enfin, découvrez l’avenir comme il fut imaginé par des esprits visionnaires dignes de Jules Verne aux frontières de notre univers pour une expédition intergalactique.

 

 

SCULPTURES OSTENDE 20

 

SCULPTURES OSTENDE 21

 

SCULPTURES OSTENDE 22

 

SCULPTURES OSTENDE 23

 

SCULPTURES OSTENDE 24

 

 

 

 

Des mains magistrales venues du monde entier

 

 

Ce festival de sculptures a été érigé par une équipe internationale de trente artistes professionnels en provenance des Etats-Unis, du Canada, d’Hawaï, de Russie, de Chine, d’Espagne, de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas, qui ont réalisé en un peu plus de trois semaines leurs prouesses à la fois techniques et artistiques avec plus de 6.000 tonnes de sable !

 

SCULPTURES OSTENDE 25

 

 

Du grain de sable à l’art

 

A l’aide de bulldozers et de grues, le sable de sculpture est déversé dans des armatures en bois où, couche sur couche, il est compressé pour former un bloc dur à la hauteur souhaitée. Les sculpteurs, aussi appelés carvers, ont chacun leurs outils favoris, qui peuvent aller de la pelle à la spatule, et même au pinceau ou à la paille ! L’échange d’idées et d’expériences entre artistes issus des quatre coins du monde mènent aux créations les plus folles et aux décors les plus audacieux.

 

Comme des dés ou comme des billes ?

A condition de disposer du sable adéquat et des bonnes techniques, toute forme est envisageable.

Les sculptures de sable acquièrent ainsi le statut d’objets d’art, cette discipline étant déjà pratiquée par les Egyptiens 4 000 ans avant Jésus Christ.

Le sable, qui se trouve sur la plupart des plages, est constitué de grains polis par vagues et marées. Ces grains devenus tout à fait lisses au fil du temps ne conviennent pas à la sculpture. Il faut, au contraire, pour exercer cet art, du sable de rivière dont les grains sont restés plus bruts et anguleux.

 

Architecture et anatomie

Un sculpteur de sable doit pouvoir bien imaginer sa sculpture et ses dimensions. L’expérience lui a permis de développer une telle conception spatiale. Et à chacun sa spécialité. Alors que l’un préfère les constructions architecturales, l’autre développe tout son talent dans les personnages. Chacune de ses disciplines requiert des compétences spécifiques : la première une grande droiture dans le trait ; la seconde, le sens des proportions anatomiques.

Les sculpteurs de sable sont comme les peintres : ils travaillent tout en douceur et en réflexion, tenant compte de tous les paramètres qu’ils calculent et projettent indéfiniment avant de réaliser leur oeuvre.

 

 

SCULPTURES OSTENDE 26

 

 

 

ZOOM

 

Vue du ciel, la superbe plage de sable fin d’Ostende avec au premier plan, le site du festival de sculptures.

 

 

 

SCULPTURES OSTENDE 28

 

 

 

Festival de sculptures de sable, Ostende 2014

Disneyland®Paris Sand Magic

sur la grande plage d’Ostende (Zeeheldenplein)

jusqu’au dimanche 31 août. Tous les jours de 10 h à 19 h

Partager cet article

Repost0
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 13:53

 

BB PHOQUE 1

 

BB PHOQUE 2

 

BB PHOQUE 3

 

BB PHOQUE 4

 

 

C’est un incontestable heureux événement pour les admirateurs des phoques de la baie d’Authie et pour tous les amoureux de la nature en général : un bébé phoque – une femelle – est né il y a une vingtaine de jours en baie.

Cette naissance est la première de l’année chez ces mammifères marins.

L’an dernier, à peu près à la même époque, naissait un phoque mâle.

La dernière naissance remontait à 2008, ce qui laisse supposer que la population qui se reproduit plutôt en baie de Somme, se fixe peu à peu dans la baie.

D’autres naissances seraient attendues dans les jours ou semaines qui suivent. Néanmoins, il est bon de rappeler au public qui vient quotidiennement rendre visite à la colonie berckoise d’être le plus discret possible, en effet un dérangement est très préjudiciable car le petit est allaité uniquement sur les bancs de sable. Les dérangements humains entraînent régulièrement des séparations mère-petit qui se terminent au mieux en centre de soin, au pire par la mort du bébé.

Le sevrage à lieu à l’âge de trois à quatre semaines ; pour cette raison, le jeune phoque doit impérativement prendre des forces rapidement. Passé cette période le bébé, qui pèse alors une trentaine de kilos, doit être en mesure de trouver seul sa nourriture.

 

 

L’heure de la tétée …

 

 

BB PHOQUE 5

 

BB PHOQUE 6

 

BB PHOQUE 7

 

 

… des câlins et des jeux

 

 

BB PHOQUE 8

 

BB PHOQUE 9

 

BB PHOQUE 10

 

BB PHOQUE 11

 

BB PHOQUE 12

 

 

Quarante-deux naissances en baie de Somme !

 

En baie de Somme, qui abrite la plus importante colonie de phoques veaux-marins et phoques gris de France, quarante-deux jeunes sont nés en juin. Onze d’entre eux se sont échoués, prématurément séparés de leur mère. Un jeune phoque, récupéré mardi 24 juin au Cap Hornu, près de Saint-Valéry-sur-Somme, est mort au centre de soins de Picardie Nature. Il n’était probablement âgé que d’un jour, au vu de la longueur du cordon ombilical que ce jeune veau-marin possédait encore. Un autre phoque, pris en charge en début de semaine dernière, a connu le même sort quelques jours après. Les deux corps ont été acheminés dans un laboratoire vétérinaire d’Arras pour tenter de trouver d’éventuelles autres causes qu’un épuisement fatal.

 

 


 

 

 

ZOOM

 

 

L’ibis falcinelle en baie de Somme

 

Non, ces photographies de l’ibis falcinelle n’ont pas été prises dans l’étang de Scamandre en Camargue gardoise, entre Saint-Gilles et Vauvert, ni en Grande Camargue, mais en baie de Somme, au parc ornithologique du Marquenterre pour être plus précis.

Il est difficile d’expliquer la présence de cet oiseau en baie, qui a par ailleurs déjà été aperçu au Marquenterre en 2012 à la même période. Il faut préciser que cette espèce en pleine expansion peut trouver dans les prairies humides et marais de la baie de Somme un biotope qui lui convient.

Néanmoins, je ne pense pas que l’ibis falcinelle puisse un jour se reproduire dans la héronnière du Marquenterre.

Quoique !

 

 

IBIS FAL. 1

 

IBIS FAL. 2

 

IBIS FAL. 3

 

IBIS FAL . 4

 

 

 

Spatules et spatulons

 

SPATULES 1

 

 

Spectaculaire rassemblement de Spatules blanches et de jeunes spatulons nés au printemps dans la héronnière, sur l’une des prairies du parc du Marquenterre, pour la plus grande joie des visiteurs et surtout des photographes !

 

 

SPATULES 2

 

SPATULES 3

 

 

Clin d’ oeil

 

La becquée aux moineaux

 

Bebe-Phoque 3194

Partager cet article

Repost0
27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 08:42

 

CAT.AMIENS 2

 

CAT. AMIENS 1

 

 

 

 

 

 

A la tombée de la nuit la cathédrale Notre-Dame d’Amiens – l’un des fleurons de l’architecture gothique classique, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO – revêt à nouveau les couleurs que lui avaient données les bâtisseurs à l'époque médiévale.

C’est ainsi que le spectateur, fasciné, assiste à un incroyable voyage dans le temps en percevant ce monument comme pouvaient le faire nos ancêtres six ou sept siècles en arrière grâce à ce fabuleux spectacle de polychromies qui reproduit une restitution fidèle des couleurs médiévales à l’aide des projections d’images numériques en haute définition. Neuf projecteurs des plus performants sont nécessaires pour réaliser chaque soir cette prouesse technologique.

Le résultat est tout à fait exceptionnel. Les sculptures et les éléments d’architecture se parent alors des plus belles couleurs, comme si les artistes avaient de nouveau appliqué les pigments au pinceau. Nous assistons à un moment d’émotion pure.

La nuit aidant, on s’imagine alors de retour au Moyen Âge lorsque des lampes à huile brûlaient pour prolonger l'illumination splendide de ces porches et pour soutenir par le spectacle de la lumière colorée, la dévotion des fidèles.

 

 Spectacle Amiens la cathédrale en couleurs (durée 40 minutes) 

Du 15/06/2014 au 15/09/2014

Du 15 au 30 juin : à 22h45

Du 1er au 31 juillet : à 22h30

Du 1er au 31 août : à 22h

Du 1er au 15 septembre : à 21h45

 

 C’est une réalisation SKERTZO.

 

CAT. AMIENS 3

CAT. AMIENS 3 BIS

CAT. AMIENS 4

CAT. AMIENS 5

 

 

 

Grâce au laser

 

 

Les historiens ont démontré qu’au Moyen Âge, le décor sculpté des églises, ainsi que des éléments d’architecture, étaient peints de couleurs éclatantes. Les polychromies, retrouvées sur les portails de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, révèlent ainsi l’utilisation dès le XIIIe siècle de couleurs vives sur l’ensemble des sculptures.

Le nettoyage au laser du portail sud a commencé en 1992. Testé durant plusieurs années au laboratoire de recherche des monuments historiques, ce fut la première fois que le laser était utilisé en grandeur grâce à la mise en place d’un laser mobile.

La technique du laser appelée aussi désincrustation photonique, consiste en des particules de lumières identiques de faible intensité, émises à une forte puissance, suivant des impulsions très courtes. L’onde provoque ainsi une micro-résonance dans la couche de salissure qui se détache par effritement. Agissant par effleurement, le laser conserve à la surface de la pierre son intégrité.

Sur les parties nettoyées, tant au portail de la Mère-Dieu qu’à celui du Beau-Dieu, quelques traces de polychromie ont été révélées sur les quadrilobes du soubassement et sur certaines statues colonnes, là où les intempéries et les ravages du temps ont fait leur oeuvre.

Par contre, à l’abri dans les ébrasements, les voussures et les tympans, les bleus, les verts, les rouges, les ocres, les ors ressurgissent. Ces peintures furent réalisées au XIIIe siècle, même si certaines teintes ont changé au cours des siècles en fonction de l’évolution du goût ou de la liturgie. Par cette révélation progressive des couleurs, la preuve est donc apportée à Amiens que les cathédrales gothiques d’Europe avaient leurs façades peintes.

 

CAT. AMIENS 6

CAT. AMIENS 7

 

 

Les trois portails de la façade occidentale de Notre-Dame

 

 

Le portail de la Mère-Dieu

 

 

Le portail de droite, dit portail de la Mère-Dieu, est dédié à la Vierge Marie.

Le soubassement superpose deux rangs de quadrilobes figurant des épisodes de l’Ancien Testament rapportés à la conception virginale de Marie et aux prophéties messianiques et des épisodes du Nouveau Testament relatifs à l’enfance du Christ et de Saint Jean-Baptiste.

Les ébrasements présentent un ensemble de statues monumentales, dont les groupes représentent l’Annonciation, la Visitation, la Présentation au Temple, la Visite de la Reine de Saba au Roi Salomon et la Visite des Mages à Hérode et à la Vierge.

Aux angles, se tiennent deux des petits prophètes appartenant à la série des douze petits prophètes qui s’étend tout le long de la façade.

La Vierge se dresse au centre, au trumeau. Sur le soubassement, Adam et Eve se trouvent représentés dans les scènes de la Genèse relatives à la faute originelle, que Marie viendra annuler.

Au-dessus du linteau sur lequel sont assis six patriarches de l’Ancien Testament, le tympan représente sur deux registres superposés la Dormition et l’Assomption, puis le couronnement de la Vierge.

Les trois cordons de voussures portent des anges et les ancêtres de la Vierge, les rois de Juda et les autres.

 

CAT. AMIENS 11

CAT. AMIENS 12

CAT. AMIENS 13

CAT. AMIENS 14

 

 

Le portail du Beau Dieu

 

 

Le portail central, dit portail du Beau-Dieu, est dédié au Sauveur. Le soubassement superpose deux rangs de quadrilobes figurant les vices et les vertus. Les ébrasements présentent un ensemble exceptionnel de douze statues monumentales, les apôtres, tandis que sur la face interne des contreforts sont placés les quatre grands prophètes.

Aux angles sont campés de biais deux des douze petits prophètes de la façade.

Au même niveau, se dresse au trumeau le Beau Dieu d’Amiens.

Le tympan porte un ample jugement dernier sur quatre registres superposés : la résurrection, la séparation des élus et des réprouvés, le souverain juge et l’apparition du fils de l’homme dans les nuées.

Les voussures et les nervures de la voûte portent quant à elles un cortège impressionnant de figures, de souverains et d’anges.

 

CAT. AMIENS 8

CAT. AMIENS 9

CAT. AMIENS 10

 

 

Le portail de Saint-Firmin

 

 

Le portail de gauche est dédié à Saint-Firmin, considéré comme le premier évêque d’Amiens.

Le soubassement superpose deux rangs de quadrilobes figurant les signes du zodiaque et les activités des mois correspondants. Les ébrasements présentent deux groupes de six statues, soit douze personnages, parmi lesquels la tradition reconnaît des saints et saintes de la région, dont les reliques étaient conservées à la cathédrale.

Aux angles se tiennent deux autres des douze petits prophètes.

Au trumeau se dresse la statue de Saint-Firmin, représenté en évêque bénissant. Au-dessus du linteau sur lequel sont assis six évêques, le tympan narre la translation des reliques de Saint-Firmin, ramenées du site de l’église de Saint-Acheul à la cathédrale. Les voussures et les nervures de la voûte portent un cortège d’anges.

 

CAT. AMIENS 15

 

 

 

Partager cet article

Repost0
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 07:09

 

LE TEICH 3

 

LE TEICH 1

 

LE TEICH 2

 

LE TEICH 4

 

LE TEICH 5

 

 

Située sur les rives du bassin d’Arcachon, près de l’embouchure de l’Eyre et parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.

C’est ainsi que chaque année, au printemps et à l’automne, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale. Cent-dix hectares de boisements, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon.

Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux qui vont naturellement utiliser les lieux de manière permanente ou temporaire. Près de trois cent-vingt espèces ou sous-espèces ont déjà été identifiées ici depuis 1972, dont quatre-vingt huit nichent ou ont niché sur place. La tranquillité de la réserve et la diversité de ses biotopes expliquent la grande richesse ornithologique du site.

De nombreux oiseaux nichent sur place : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoraux gris, aigrettes garzettes et les milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.

Au printemps, de nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière et surtout la gorgebleue à miroir (une quinzaine de couples environ chaque année).

 

 

Echasses et Limicoles

 

 

LE TEICH 6

 

LE TEICH 7

 

LE TEICH 8

 

LE TEICH 9

 

LE TEICH 10

 

LE TEICH 11

 

 

Les îlots de la lagune Quancard sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes. Malheureusement, la nature est cruelle : au tout début du mois de mai, la lagune dite Avocette où s'étaient concentrées toutes les échasses et avocettes nicheuses de la réserve, a été visitée par un blaireau très malin qui a su se jouer de la clôture... Le dérangement généré par la présence du prédateur en a attiré d'autres : milan noir et goélands sont aussi venus se servir... Résultat : seize à dix-huit pontes d'échasses détruites, deux d'avocettes et de petits gravelots, et une perturbation dont la plupart des oiseaux nicheurs ont eu du mal à se remettre... Bien entendu, les secteurs les plus fragiles de la clôture ont été sécurisés par les techniciens de la réserve et les échasses ont remis le couvert avec beaucoup d'obstination. Pour les naissances d’avocettes, l'année semble compromise.

 

 

Petits Gravelots

 

LE TEICH 12

 

LE TEICH 13

 

 

Bergeronnettes printanières

 

LE TEICH 14

 

LE TEICH 15

 

 

Accouplement de Milan noirs

 

LE TEICH 16

 

LE TEICH 17

 

LE TEICH 18

 

LE TEICH 19

 

 

C’est la première fois que je visitais cette réserve et j’avoue y avoir passé de bons moments et fait de belles observations et rencontres, même si la moisson d’images ne fut pas tout à fait à la hauteur de mes espérances car durant cette période (début juin), il n’y avait que très peu d’activités.

La réserve du Teich, c’est six kilomètres d’un sentier en boucle. Une vingtaine de postes d’observation fermés, répartis environ tous les trois cent mètres, permettent aux photographes amateurs chevronnés ou professionnels de travailler sans aucun soucis avec de grosses focales (type 500, 600 voire 800mm) les ouvertures étant suffisamment grandes. Ces observatoires sont installés aux endroits les plus favorables pour approcher les oiseaux dans les meilleures conditions possibles.

Quatre points de vue surélevés proposent une vision globale sur les différents paysages de la réserve ; ils représentent d’excellents postes pour l’observation des migrations actives.

C’est décidé : je reviendrai au Teich en septembre ou au début du mois d’octobre.

 

 

LE TEICH 20

Pluvier argenté en plumage nuptial

 

LE TEICH 21

Courlis cendrés

 

LE TEICH 22

Chevalier gambette

 

LE TEICH 23

Hypolaïs Polyglotte

 

LE TEICH 24

Chardonneret élégant

 

LE TEICH 25

L’écrevisse, un mets de choix pour la spatule

 

LE TEICH 26

Serin Cini

 

LE TEICH 27

Face à face : Tortues Cistude d’Europe

 

 

Hirondelles de fenêtre au travail

 

 

Hirondelle fenêtre 1

 

Elle est facile à reconnaître. Elle se distingue par une gorge blanche, comme le ventre, un dessus bleu métallique foncé, une queue en V à peine marqué. Plus urbaine et sociale que sa cousine rustique, elle n'hésite pas à se regrouper en colonie.

Elle niche généralement à l'extérieur des bâtiments, sous les gouttières et les avants toits. D'ailleurs l'une des difficultés majeures rencontrées par les couples installés dans les villes est de se procurer la boue nécessaire pour la construction du nid. Sur cette série de photographies nous les voyons recueillir de la boue humide au bord d'une flaque. Cela peut se faire également au bord d'une rivière ou d'un champ labouré. Cette matière première, malaxée et imprégnée d'une salive qui la cimente, est apportée sous forme de boulettes et fixée au support choisi. Des fétus de paille, des crins, des radicelles et à l'occasion des plumes de poules sont ainsi mêlés au mortier afin de lui donner plus de solidité

Les nids des Hirondelles de Fenêtre ne s’ouvrent que par un trou de vol de deux centimètres de diamètre, juste suffisant pour le passage de l'oiseau. Cette entrée est placée au bord supérieur, contre le plafond. Dans les colonies nombreuses, on en voit des quantités accolés par rangées les uns aux autres, ou même soutenus uniquement par les nids contigus.

Lorsque le temps est beau et que la sécheresse n'est pas trop grande, huit jours suffisent pour achever cet ouvrage. Les hirondelles cherchent en priorité à conforter un nid existant, d'où une concurrence en début de nidification pour récupérer les meilleurs. Les moineaux cherchent à s'approprier le nid des hirondelles, soit avant le retour de celles-ci, soit en expulsant leurs occupants.

 

Hirondelle fenêtre 2

 

hirondelle fenêtre 3

 

hirondelle fenêtre 4

 

hirondelle fenêtre 5

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
  • Contact

Profil

  • Guy Sadet

TRADUCTION

 

Rechercher

Articles Récents

  • PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
    Ces jeunes hirondelles confortablement installées dans la gouttière d’une ferme attendent le bec grand ouvert que les parents leur apportent une solide becquée d’insectes. Même si elles volent presque aussi bien que les adultes un peu plus de quinze jours...
  • DES GRANDES MARÉES … ET DES OISEAUX EN BAIE DE SOMME
    M on spot préféré en baie de Somme pour observer et saisir de grands rassemblements d’oiseaux lors des grandes marées se situe au banc de l’Ilette, idéalement placé au coeur de la réserve naturelle de la baie. En effet, lors de marées à forts coefficients...
  • MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
    J’avoue que le spectacle qu’offre la héronnière du Marquenterre vu du sommet de la tour d’observation située sur les terres du domaine éponyme a de quoi surprendre ! À vingt-cinq mètres du sol, vous toisez les sommets des pins laricio ou bon nombre d’échassiers...
  • LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
    Jolie surprise en ces premiers jour de printemps ! Alors que j’arrivais sur mon spot favori pour l’observation du martin-pêcheur, je n’espérais pas y rencontrer le couple et pouvoir ainsi être le témoin privilégié de l’un des moments forts de la vie de...
  • LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
    Ornithologues, photographes animaliers et de nature, les attendent chaque année entre la seconde semaine de novembre et la première quinzaine de décembre. Les hiboux des marais – car c’est bien d’eux dont il s’agit – qui hivernent dans le nord de la France,...
  • LA MAGIE VÉNITIENNE S’INVITE AU CARNAVAL DE BRUGES
    Pour la quatrième année, la ville de Bruges (Belgique), que l’on surnomme à juste titre la Venise du Nord, vient d’accueillir son carnaval vénitien, devenu au fil des ans un événement incontournable dans l’agenda chic et festif de la belle médiévale....
  • CALAIS : Un étonnant festival de lanternes chinoises invite au voyage
    C’est un spectacle haut en couleurs qui est proposé actuellement au parc Saint-Pierre à Calais, métamorphosé pour l’occasion en un incroyable univers de flamboyantes lumières. En effet, depuis samedi dernier, un festival de lanternes chinoises unique...
  • Roubaix : un mapping captivant raconte cinq siècles d’histoire de la ville
    Génial, formidable, incroyable, superbe ! Ce sont autant de superlatifs qui fusent de la foule compacte massée ce vendredi soir devant l’imposante façade de l’Hôtel de ville de Roubaix. Ce soir se déroule un spectacle sons et lumières impressionnant :...
  • COULEURS DU SUD
    Ne croyez surtout pas que je boude le littoral méditerranéen ! Cependant, même si le spectacle à la tombée du jour des roches rouges du massif de l’Estérel venant mourir dans une mer aux eaux d’un bleu intense me séduit toujours, je préfère celui des...
  • DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
    Sympathique et inattendue rencontre, l’autre matin, au détour d’un chemin du Hâble d’Ault (Picardie), avec une famille de chardonnerets élégants, montée à l’assaut d’un buisson de chardons en fleurs. Si ces juvéniles, déjà bien gaillards, se nourrissent...

Pages