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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 09:34

 

 

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Tous les records de participation ont été battus hier dimanche à Steenvoorde - en Flandre française, au coeur des Monts des Flandres malgré une météo très capricieuse - pour la cinquième édition de la Ronde des Géants : 100 géants portés, 2 000 figurants, des dizaines de milliers de spectateurs, une parade qui s’étend sur plus de 4 kilomètres et un final à couper le souffle !

C’est depuis 1989 que l’association des Amis de Fromulus propose cette manifestation unique au monde .Cette année-là, elle avait été organisée à l'occasion des 75 ans du géant Jean le Bûcheron pour lancer un cri d'alarme contre la multiplication des géants non portés : « Un géant non porté est un géant qui ne danse pas, et donc ne vit pas », insistent avec véhémence les organisateurs.

Depuis 1993, ce sont 100 géants qui participent à la Ronde, venant à chaque édition de contrées de plus en plus lointaines.

Alors qu'ils n'étaient originaires que de six pays d’Europe en 1993, ils sont venus cette année de treize nations du globe ; Burkina Faso, Colombie, Brésil – avec un couple de géants inédits, Carmen Miranda et Chacrinha de Recife- Irlande, Italie, Suède Autriche, et surtout l’Espagne, notamment la Catalogne, berceau des géants. Les espagnols sont venus à Steenvoorde accompagnés des géants Del Pi de Barcelone et ceux de Mataró -vingt géants au total- Malheureusement le géant de Pasto -Colombie-invité à participer à ce grand rassemblement, n’est pas arrivé à temps. Le cargo le transportant a été bloqué un long moment au Panama et n'atteindra vraisemblablement pas le port d'Anvers, avant le 2 mai.

A l’applaudimètre, Jan Turpijn, venu presque en voisin de la ville de Nieuwpoort en Belgique, avec ses onze mètres de haut. C’est le plus haut géant d’Europe. Il pèse 760 kilos et nécessite vingt-quatre porteurs pour le mouvoir, il a fallu une grue pour le monter dès le matin sur la place de la commune.

Les vedettes incontestées du festival furent, les marionnettes géantes de Boromo, au Burkina Faso, nées de l’imagination de la compagnie Les Grandes Personnes d’Afrique qui fabrique elle-même ces marionnettes géantes à partir de matériaux locaux ; terre crue, termitière, bouteilles vides, bouillie de petit mil ou autre fleur de coton.

Mais le moment fort de cette folle journée fut sans conteste le final sur la Grand-Place ; un intense moment d’émerveillement et d’émotion lorsque les cent géants entamèrent une danse ensemble aux sons de la musique des fanfares : gigantissimo !

 

CLIQUEZ SUR LES PHOTOGRAPHIES POUR LES AGRANDIR

 

Voir également l'album photo sur le sujet

 

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Jan Turpijn, le plus haut géant d'Europe

 

 

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      Les géants présents:

 

Le Géant Baudouin IV,Les Amis de Lorette,Tirant l'ancien,Samsongrupe St Margarethen,Associacio d'Amics dels gegants del Pi,Colla Gegantera del Casc Antic,L'ARCHER de Bois -de-Lessines ASBL,Les Grandes personnes de Boromo,Les Amis de Reuze Papa et de Reuze Maman,Geganters y grallers de Centelles,Chester Giant Family,Looney Creations,Stadsbestuur Dendermonde,Géante Bela Rada,St Christophe de Flobecq,La Famille Cambrinus,Comité des fêtes du p'tit Belgique,Comité de la Rive Gauche,Les Amis de Tisje Tasje,Association Reuzelied,Sébastien de Tramasure,ASBL El Cayoteu 1900,Géants de Mataro,Les Amis du Caou,Traditions et Patrimoine de Messines,Amics dels gegants,Nordic Giants of Sweden,Les Amis de Miss Cantine,Reuzengilde Jan Turpijn,Agrupacio de Colles de Geganters de Catalunya,Stichting Reuzengilde,Alfred le Pipier de Onnaing,Les Amis de Baden Powell,Les Amis du Géant d'Oudezeele,Julia,Carnaval de Negros y Blancos,Embaixada dos Bonecos Gigantes,Sylvestre le Ménestrel,Géants de San Costantino Calabro,Narcisse,Gegants del Carnaval de Solsona,Les Amis de Fromulus,Les Amis de Gambrinus,Les Amis du Ryveld,Des plus petits au plus grand,Société philharmonique de Steenvoorde,Moto Club Steenvoordois,Confrérie Epona,Tourisme Wetteren,Gigantin aus Wolfenbüttel.


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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:03

 

 

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Au petit matin, retentit le bruit des sabots des chevaux qui martèlent le pavé saintois du côté des arènes, c’est aujourd’hui la Fête de la Maintenance. Initiées par Frédéric Mistral, ces festivités se déroulent chaque année dans un grand nombre de villages provençaux. Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, cette manifestation revêt un caractère tout particulier puisque créée comme son nom l'indique pour « maintenir » les traditions se déroule ici au coeur de la Camargue.

C'est l'occasion de mettre à l'honneur le cheval et le taureau. Les gardians traversent en cortège les rues du village pour se rendre sur la plage - Est où un copieux petit-déjeuner est offert à l’ensemble des participants ainsi qu’au public.

Place ensuite au traditionnel concours de ferrades disputé entre gardians.

Le cavalier doit faire tomber l’anouble -jeune taureau d’un an- d’un coup de trident appliqué sur la hanche, avant que celui-ci n’arrive à hauteur des drapeaux, en fait au plus près du jury présidé par Jean-Paul Moya, ancien baile-gardian de la manade Chauvet mis à l’honneur cette année. Dimanche les « coups de fers » ont été donnés par les gardians des manades : Aubanel, Lescot, Vinuesa, Chapelle Brugeas, Mogador, Blanc, Allard, Chapelle, Fabre Maihlan,Gourdoux,Mika Fabreg, et l’association des gardians professionnels emmenée par René Sol, Julien Maligne, Fréderic Fabre et Mickaël Di Lecce qui remporte le premier prix devant les cavaliers de la manade Blanc.

Cette manifestation, pendant laquelle le public a pu admirer le savoir-faire et la dextérité des gardians, s’est terminée par un abrivado de six taureaux – lâcher de taureaux escortés par les gardians dans les rues du village - depuis la plage jusqu’aux arènes où les prix ont été remis.

 

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 08:57

 

 

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Cliquez sur les images pour les agrandir

 

Si le carnaval de Dunkerque dure cette année près de deux mois – du 6 février, avec la sortie de la bande de Fort-Mardyck, au 26 mars avec le bal du printemps – le temps fort , c'est bien sûr la semaine de Mardi-Gras , celle des Trois-Joyeuses , qui fait sortir les masquelours* de Dunkerque à Malo.

Cerise sur le gâteau - pardon le chapeau ! - la sortie de la bande de Dunkerque qui , hier dimanche, a rassemblé des dizaines de milliers de carnavaleux et attiré aussi pas mal de touristes et curieux.

Alors que les tambours battent le rappel, l'énorme pagaille s'organise. 

Les masquelours, vêtus de leur plus beau Clet’che ou Klet’che** , méconnaissables sous leurs maquillages bariolés, se tiennent bras dessus-bras dessous pour former des lignes. 

Les places du premier rang sont très ambitionnées car c'est là que l'engagement physique est le plus complet ; c'est aux premiers rangs qu'appartient la mission de protéger les musiciens de la foule.

Au signal du tambour-major, fifres et tambours entament le rigodon*** d'honneur qui ordonnait le rassemblement aux soldats de l'Empire. 

La foule compacte saute en cadence , on pousse déjà pour mettre les premières lignes à l'épreuve. Le tambour-major, à la tête d'une soixantaine de musiciens vêtus du ciré et du suroît jaune des pêcheurs, somme que cesse le rigodon afin que les fifres reprennent des airs traditionnels de marche connus de tous. 

Le cortège s'ébranle enfin .

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Cô Boont’che - Pascal Bonne dans le civil - a conduit la bande avec succès pour sa première prestation , de la place Vauban au rigodon final .
Déformée par les poussées brusques , la cohue des masques avance en chantant , en hurlant plutôt dans les premiers rangs ! Durant quatre heures, la visscherbende – bande des pêcheurs – déferle sur la ville comme une vague de fond au rythme des chahuts , des arrêts obligés des musiciens.
Cette année, elle a changé de tête, avec un nouveau et jeune tambour-major : Cô Boont'che. 
Pas de chambardement pour autant : Cô Boont'che a suivi le parcours de ses aînés dans la ville, avec la halte tant espérée et obligée sous les balcons de l'Hôtel de ville vers 17 heures, pour le jet de harengs. Moment toujours impressionnant, comme si une improbable houle métamorphose la bande en une succession de vagues bigarrées. 
Le nouveau tambour-major a conduit aussi l’apothéose des réjouissances , le rigodon qui termine la bande au pied de la statue de Jean Bart.
Les feux de la première des « Trois-Joyeuses » sont à peine éteints que s'allument ceux de la bande de la Citadelle, ce lundi.
Événement plus confidentiel , en plein quartier portuaire, où exsude encore l'histoire des pêcheurs d’Islande, eux qui se lâchaient une dernière fois dans la chaleur du carnaval avant de partir pour d’interminables et froides campagnes de pêche. 
Dernière de ces trois folles journées : la bande de Rosendaël, pour Mardi-Gras.
Enfin, pas la dernière pour les parents de petits masquelours, qui préparent la relève au bal enfantin le mercredi. 
On tire le rideau sur cette folle semaine carnavalesque le dimanche 13 mars, avec la bande de Malo, qui offre un beau spectacle, celui des carnavaleux avec la mer pour décor .

* carnavaleux qui fait la bande 
** costume qui, à l’origine, était constitué de tissus de récupération. Actuellement, il est plus sophistiqué et plus coloré. Les hommes se déguisent en femme avec chapeau à fleurs, décolleté,manteau en fourrure, mini-jupe et porte-jarretelles. Les femmes, quant à elles, se déguisent volontiers en hommes. Chaque masquelour est fier de son costume et le conserve le plus longtemps possible.
*** Moment intense à la fin de la bande. Sur la place principale se déroule un chahut ininterrompu d'une heure autour du kiosque. La compression et la chaleur sont telles que de la vapeur se dégage de la mêlée. Le rigodon se termine par l’émouvante « Cantate à Jean Bart ».
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Un peu d’histoire...
A Dunkerque, au début du XVIIe siècle, les pêcheurs partent pour l'Islande .
Ces expéditions durent six mois et sont périlleuses : de nombreux marins n'en reviennent jamais, laissant veuves et orphelins. 
Face à ce péril , les armateurs paient aux pêcheurs une partie de leur solde avant le départ ; une assurance pour les familles. Les marins profitent aussi d'une fête, que l'armateur finance en partie.
Une année, le départ pour l'Islande et les réjouissances qui l'accompagnent coïncident avec les jours gras, qui précèdent le Carême. 
Dès lors, les marins se masquent, se déguisent. La visschersbende, au sens carnavalesque du terme, est née. 
Au XVIIIe  siècle, cette bande des pêcheurs s'ouvre aux familles des marins, puis au reste de la société.
Au début du XIXe siècle apparaissent, en marge du défilé, les bals nocturnes. 
Des associations philanthropiques les organisent afin de récolter des fonds pour les veuves et les orphelins des pêcheurs (de nos jours, chaque année, 700 000 euros sont reversés aux oeuvres sociales par les associations organisatrices des dix bals du carnaval dunkerquois). 
La période de fête s'allonge, pour dépasser la seule période des jours gras. 
Mais l'activité de pêche à la morue décline à la fin du XIXe  et avec elle, la bande des pêcheurs ; seuls les bals gardent leur succès.
C'est en 1906, sous l'impulsion de la mairie et d'associations, que la dynamique du carnaval est relancée. Annulée ensuite pendant les deux guerres, la bande renaît à chaque fois. 
En 1946, le défilé zigzague entre les ruines d'une ville détruite par les bombardements.
Même en 1991, interdit pour cause de guerre du Golfe, le carnaval survit encore : une bande annulée s'improvise à Saint-Pol et à Dunkerque.
Pour lire l'article sur l'édition 2014 du carnaval de Dunkerque  , cliquez ICI
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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 20:13

 

 

Gros succès à Tourcoing pour la cinquième édition du «Week-end Géant» .

Cette manifestation festive est la seconde fête de géants du Nord Pas-de-Calais, après les fêtes de Gayant de Douai ; 24 géants, 150 musiciens, 400 figurants , un cortége de 2,4 kilomètres , et un rondeau final haut en couleurs sur la grand’ place .

Mais à Tourcoing , la fête ne s’arrête pas là .

La ville , qui au fil des années a brassé avec bonheur l'aspect folklore traditionnel avec un zeste de culture décalée a cette année choisi pour thème le jazz manouche .

Une dizaines de fanfares et harmonies venues des quatre coins de la France mais également de Belgique mais aussi une dizaine de petits groupes dont la plupart ont fait résonner du son des Balkans dans les rues du centre ville .

Face à la mairie, le parvis des Arts rebaptisé « Village des Karavans » des concerts de poche sont improvisés dans des véhicules customisés .

Nul doute , les amateurs des atmosphères des films de Emir Kusturica sont aux cieux !

Cette édition se terminera ce dimanche dans le hall de la mairie par le concert donné par le Balkan Brass Band de Michel Barbier , un habitué des festivals de jazz : cinquante musiciens sur scène, un "balkan, gitan", très explosif... 

 

 

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Les géants :

Sébastien de Tramasure (Belgique), Désiré le Potier (Belgique), Omer (Belgique), 

les Géants de Maffle : Zante, Rinette, Pelot et Pelette (Belgique), Le Caou (Merville), 

Aline (Hondeghem), Epona (Villeneuve-d'Ascq), La Belle Hélène (Steenvoorde),

Sylvestre le Ménestrel (Saint-Sylvestre Cappel), Bien Vivre à la Joyeuse (Maubeuge), 

Baden Powell (Ann), Miss Cantine (Nieppe), Jérôme le Meunier (Böescheppe), 

Magritte et le Thérapeuthe (Lessines), Les Amis de Fromulus (Steenvoorde), 

Les Amis de Fromulus (Steenvoorde), Alfred le Pipier (Onnaing), 

Les Géants d'Haubourdin (Haubourdin), Jeanne (Tourcoing), Frère Jacques (Tourcoing)

Le Duc d'Havré (Tourcoing) et Klimato (Tourcoing) .

 

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Yourgui !

Superbe spectacle déambulatoire musical qui célèbre la rencontre des cultures : la musique se perçoit de loin, riche de mélodies Klezmer et indiennes, de rythmes africains, de sonorités cubaines. Le peuple Yourgui se rapproche. On discerne alors, les silhouettes élancées des deux danseuses aux jambes enchâssées, et les cliquetis d'instruments des cinq musiciens.

Leurs costumes traditionnels, aux tons rouge et or, sont faits de tissus du Zanzibar, de Corée et d'ailleurs. Ce peuple voyageur, parle et chante dans une langue étrange, aux accents universels et arbore une culture imprégnée de rencontres et d'échanges. 

Les regards des petits et des grands s'illuminent et tous se laissent entraîner dans les rues transformées en un tourbillon de musique, de danses et de couleurs pour une rencontre envoûtante dans un esprit de fête.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:55

 

 

 

Paradoxal, vous avez dit paradoxal ?

Je suppose que la majorité d’entre vous pensera qu’il est inconcevable , voire choquant de publier un article sur les combats de coqs dans un blog dont une grande part est réservée à la vie des animaux, ainsi qu’à leur protection, en particulier celle des oiseaux .

Loin de moi l’idée de me faire ici le chantre de cette activité, d’un jeu d’une autre époque que certains pensent révolue.

Et pourtant cette tradition est encore bien vivace dans notre région, la seule en France métropolitaine où les combats de coqs sont encore tolérés, donc pratiqués.

En Martinique - ainsi qu’en Guadeloupe -  on bat aussi les coqs qui, avant chaque combat, ont droit à un régime de faveur ; ils sont baignés au rhum fort, massés comme des sportifs, avec bain de soleil et crustacés au repas. 

Il existe encore dans la région Nord - Pas-de-Calais une quarantaine de gallodromes fréquentés par plus d’un millier de coqueleux [coqueleurs] pour presque autant d’ éleveurs.

Les gallodromes du Nord sont assidûment fréquentés par les Belges car les combats de coqs sont interdits en Belgique depuis 1929. Ils viennent donc en voisins, parfois par cars entiers, représentant 40 % des adhérents de la fédération. 

Dans l’arène du gallo, 60000 coqs s’affrontent chaque saison du 1er dimanche de décembre au 15 août… et 45000 en meurent !

En 1850, la loi Grammont a interdit ces combats qui ont pourtant continué à être pratiqués clandestinement pendant plus d'un siècle, la justice restant fort tolérante envers les milliers de coqueleux qui entretiennent la tradition .

Cependant, la loi du 19 novembre 1963 a durci l'interdiction, mais en réaction, la mobilisation fut telle que le parlement rétablit le 8 juillet 1964 l'autorisation de pratiquer les combats dans les lieux à tradition locale ininterrompue.

Le Général de Gaulle aurait pris parti : « Puisque l'on mange des coqs, il faut bien qu'ils meurent d'une façon ou d'une autre ».

La loi demeure toutefois restrictive car elle interdit toute création de nouveaux gallodromes et même, d'une certaine manière, le remplacement d'un site qui viendrait à fermer.

Sporadiquement, des parlementaires montent au créneau afin de faire interdire cette pratique, s’appuyant sur l'article 521-1 du code pénal qui interdit les sévices graves et actes de cruauté envers un animal.

À l'exception, précisée dans l'alinéa 7, des courses de taureaux et des combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie. 

Une députée a déposé en juillet dernier une proposition de loi demandant la suppression de ce fameux alinéa.

C'est sa troisième tentative. En 2004 puis en 2007, la proposition n'avait pas été inscrite à l'ordre du jour, condition préalable à tout débat. 

Celle de 2010, lancée dans la foulée de l'interdiction des corridas en Catalogne, n'a été cosignée que par 57 députés de tous bords, soit moins d'un sur dix. 

Malgré les controverses, les combats de coqs ne sont donc pas près de disparaître dans le Nord où la relève – une génération de coqueleux plus jeune – semble être assurée .

La Fédération souhaite même l’inscription des combats de coqs… au patrimoine mondial de l’UNESCO, tout comme les beffrois et les géants du Nord !

 

A lire :

Le lien donne accès à  : Les coqs combattants, Marie Cegarra, Terrain (revue d’ethnologie de l’Europe) - Des hommes et des bêtes.

 

 

Ces photographies ont été prises au gallodrome de Hantay ( Département du Nord ).

Il est strictement interdit de les reproduire .

 

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L'ergot naturel du coq est scié avec un fil d'acier au raz de la patte, cette opération est indolore.
Un ergot artificiel est posé avant chaque combat.
Il semble que ce choix de poser des ergots artificiels ait été fait afin de diminuer la gravité et la douleur des blessures. 
L'ergot artificiel droit et lisse provoque des lésions nettes qui cicatrisent rapidement contrairement à l'ergot naturel courbe qui arrache les chairs. 
De plus l'ergot en acier de taille et de forme strictement contrôlées rapproche les chances des combattants qui n'ont pas tous les mêmes ergots .
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Vers une fin annoncée des combats de coqs ?
Régulièrement, des projets de loi visant à interdire les combats de coqs sont déposés par des parlementaires à l’Assemblée nationale. Le dernier en date l’a été le 13 juillet 2011 par Muriel Marland-Militello (UMP) et sa collègue socialiste, Geneviève Gaillard, qui veulent surtout modifier l’alinéa sept* de l’article 521-1 du code pénal.
Ce projet de loi a été cosigné par plus de quatre-vingts autres députés, dont Dominique Baert - à l’époque PS - qui abritait dans sa commune de Wattrelos, ville dont il est maire, un gallodrome assidument fréquenté par de nombreux coqueleux, dont la majorité étaient des Belges car idéalement situé à quelques mètres de la frontière. Ce dernier est maintenant fermé.
Voici quelques extraits de ce texte :
Le droit en vigueur : « Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. » (alinéa 1de l’article 521-1 du code pénal).
À titre de peine complémentaire, le tribunal peut prononcer :
« l’interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal » (alinéa 3) « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie. » (alinéa 7)
L’alinéa 7 vide donc de son sens les principes qui motivent tout le reste de cet article de loi. En effet, cet alinéa instaure une exception à cette protection élémentaire et autorise « ces sévices graves quand une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».
À cet égard, comment l’ancienneté d’une pratique pourrait-elle, dans notre société civilisée, justifier une barbarie ? Comment accepter qu’au début du XXIe siècle l’on puisse, pour le plaisir d’un divertissement, faire souffrir un animal en niant toutes les connaissances scientifiques accumulées sur les caractères sensible et intelligent de l’animal et l’évolution de la place et des représentations de l’animal dans notre société.
La volonté de combattre toutes les violences et les souffrances qui en découlent reflète une des avancées de nos sociétés contemporaines. Au travers de dispositions législatives, nos responsables politiques ont exprimé à maintes reprises leur détermination à protéger les êtres les plus faibles, vulnérables, à l’agressivité des plus forts.
L’objectif de la présente proposition est de remettre en cause les effets juridiques de théorie de la justification tirée de la notion de « tradition ininterrompue » qui s’est affirmée comme le dernier rempart laissant subsister des exceptions à la sanction des sévices et cruautés faits aux animaux.
En effet, à la lecture de l’alinéa 7, la tradition ininterrompue intervient selon le même mécanisme qu’un fait justificatif ; or la liste des faits justificatifs en droit pénal français est défini de manière exhaustive aux articles L. 122-4, L. 122-5, L. 122-6 et L. 122-7 du code pénal. Il s’agit de l’ordre de la loi, du commandement de l’autorité légitime, de la légitime défense et de l’état de nécessité.
En aucun cas, la tradition ininterrompue ne saurait agir comme un fait justificatif recevable et s’opposer à la qualification infractionnelle d’actes répréhensibles du point de vue de l’élément matériel et intentionnel.
De plus, son ancrage et son fondement ne sont que d’ordre géographique, ce qui fait peser un énorme risque de rupture du principe constitutionnel d’égalité des citoyens devant la loi.
La légitimité de la France à soutenir dans le monde les combats en faveur de la cause animale perd toute crédibilité si elle n’applique pas partout chez elle les principes qu’elle défend ailleurs.
Tôt ou tard, nos enfants s’indigneront massivement que des élus de la nation se soient obstinés dans leur refus d’empêcher de torturer des taureaux et des coqs, refus qui sera appréhendé comme une complicité.
Sous la pression toujours plus vive des détracteurs des combats de coqs, nul ne doute que d’autres projets de loi visant à interdire ces pratiques seront déposés devant le Parlement dans un avenir plus ou moins proche.
Est-ce la fin annoncée d’une tradition solidement ancrée tant dans le Nord de la France qu’aux Antilles ?
A suivre...
*Par ailleurs, ce 11 juin 2012, s’est déroulée l'opération "Enveloppes rouges et blanches à l'Elysée" qui consistait à demander à François Hollande, Président de la République, la suppression du fameux alinéa 7 de l'article 521-1 du code pénal autorisant les corridas et les combats de coqs dans certaines régions. En principe interdits et punis de "deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende" comme les autres "sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux", les corridas et les combats de coqs constituent deux exceptions autorisées par cet article dans les régions où "une tradition locale ininterrompue peut être invoquée".
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La polémique enfle autour des combats de coqs
Une association de protection animale basée à Monchy-le-Preux, veut faire interdire les combats de coqs organisés ce dimanche 16 septembre 2012 à Laventie (Pas-de-Calais) dans le cadre des Journées du Patrimoine.
Selon l'association Oscar et Pilitte, la manifestation est non conforme à la loi du 8 juillet 1964, qui autorise les combats de coqs «dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie», car selon cette association « Il n'y a pas de tradition ininterrompue à Laventie».
Ne possédant pas de gallodrome, la commune a fait transférer le gallodrome de Chocques, une commune proche de Béthune, dans la salle des fêtes. Selon Antony Blanchard, secrétaire de l'association Oscar et Pilitte , c'est inconcevable : «C'est comme déplacer les arènes d'Arles à Marseille». «De plus, ils font payer trois euros l'entrée à tout public et les enfants de tous âges vont voir ça», s'est ému Antony Blanchard.
L'association a porté plainte au commissariat de Lille contre la commune de Laventie pour «organisation d'une manifestation non conforme à la loi de juillet 1964» et «cruauté envers animaux».
Ce vendredi après-midi, le tribunal administratif de Lille vient de rejeter le référé suspension, sans faire connaître sa motivation a déclaré à la presse le secrétaire de l’association de protection animale.
Par ailleurs, Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot a contacté le maire de Laventie, lui priant de revenir sur sa décision et à se conformer à la réglementation, citant la loi du 8 juillet 1964 qui interdit la création de nouveaux gallodromes. « À Laventie, il n'y a pas de gallodrome, c'est donc totalement illégal. Si le maire maintient ces combats, on portera plainte contre lui et l'ensemble des organisateurs pour création d'un gallodrome et actes de cruauté », a-t-il ajouté.
La Fondation Brigitte Bardot devait également interpeller le ministère de l'Intérieur à ce sujet , a indiqué M. Marie.
Pour la municipalité, il n'y a pas de problèmes car la demande est en règle par rapport aux Journées du Patrimoine. Et, toujours selon la mairie, la présence d'un éleveur suffit pour justifier cette "pratique ininterrompue". Daniel Legillon, l'adjoint au maire chargé de cette animation, affirme même que sans ces concours, la race des "grands combattants du Nord", une race de coqs spécifique du Nord, risque fort de disparaître.
Finalement la mairie a décidé de renoncer à organiser cette manifestation, faute d'avoir pu obtenir l’autorisation de la préfecture. "Le combat de coq de dimanche a été annulé par arrêté municipal", a annoncé la préfecture du Pas-de-Calais.
"Cette annulation fait suite à un échange que nous avons eu avec le maire de la commune. Nous lui avons signalé qu'aucune autorisation quant à la tenue de cet évènement ne nous était parvenue, comme cela est pourtant nécessaire", a indiqué la préfecture. Dans le cadre de l'organisation de ce type de manifestation, les préfectures doivent être préalablement prévenues, afin d'effectuer un certain nombre de relevés de nature sanitaire, préalables à la délivrance éventuelle d'un arrêté de rassemblement de coqs de combat, a-t-elle expliqué. "Or, là on ne nous pas demandé d'autorisation pour l'organisation de cet évènement", a fait valoir la préfecture.
La Fondation Brigitte Bardot s'est réjouie de l'annulation de la manifestation. "C'est une bonne chose, mais nous sommes scandalisés de voir qu'il a fallu pour cela attendre l'intervention des associations et de la préfecture", a indiqué un porte-parole de la Fondation.
Pouvons-nous parler néanmoins d’une première victoire pour les détracteurs des combats de coqs ?
… Affaire à suivre…
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Combats de coqs 2
Du peintre Rémy Cogghe à l’écrivain Maxence Van der Meersch, les combats de coqs inspirent les artistes.

 
   De nombreux artistes ont été inspirés par les combats de coqs , parmi eux le peintre roubaisien Rémy Cogghe qui réalise en 1889 son œuvre fondamentale  « Combat de coqs en flandre » .
Près d’un demi - siècle plus tard , le grand écrivain Maxence Van der Meersch relate dans un chapitre de son roman  « L’Empreinte du dieu » - qui fut par la suite adapté au cinéma - une scène d’anthologie d’un combat de coqs .
Ce roman - Prix Goncourt 1936 - raconte le récit dramatique de Karelina, une paysanne jolie et timide. Mariée de force à un homme brutal, elle subit ses humeurs et ses humiliations.
Quand son bourreau se retrouve en prison, elle s'enfuit, se réfugiant chez son oncle , écrivain célèbre. Son épouse, accueille avec attachement la jeune femme, la considérant comme sa propre fille.
Les deux femmes ignorent alors qu'elles viennent de sceller leurs destins.
Combat de coqs en Flandre ( 1889 )
Rémy Cogghe
Cogghe Remy-
  En1889, le peintre roubaisien Rémy Cogghe (1854-1935) peint l'un de ses tableaux majeurs, primé lors du Salon des artistes français, aujourd'hui exposé au musée La Piscine à Roubaix. 
Le combat de coqs en Flandre nous montre le public où bourgeois et ouvriers se côtoient autour de l’arène d’un gallodrome – pour la plupart, des amis peints avec un souci de réalisme étonnant – et qui sont les témoins de la fureur d’un combat sans merci qui se soldera par la mort du vaincu. 
L’artiste qui apprivoise avec talent la technique du portrait aime les reproduire dans ses scènes anecdotiques et principalement dans cette œuvre, où il est possible d’isoler chaque personnage tant les détails sont précis et d’une vérité saisissante.
Cogghe a réalisé de nombreuses esquisses et croquis avant d'en arriver à ce tableau étonnant, peint en hauteur et de grande dimension , laissant penser que les acteurs sont représentés en taille réelle.
L’aspect général de l’œuvre est globalement assez sombre, à l’exception du premier plan qui, lui, est éclairé de manière plus généreuse, le reste l’étant en dégradé, notamment l’arrière-plan où l’on voit des personnages juchés sur un balcon , certains appuyés sur la rambarde.
Au cœur du tableau, au milieu du public, le regard est capté par la main d’un personnage, presque anonyme, qu’il tend vers le haut : il ne faut pas oublier que les combats donnent lieu à des paris, ce que l’artiste n'omet pas de montrer.
23, rue de l’Espérance, Roubaix.
Extrait du roman de Maxence Van der Meersch  
L'empreinte du Dieu, Paris, Albin Michel, 1936 :
…Le premier, le coq de Gomar revint au combat. Il avançait, tête basse, 
le cou long, l'oil  [ l’oeil ] injecté. L'autre attendait, tressautait sur sa patte 
gauche, s'emmêlait lamentablement dans le membre cassé qui traînait. 
Mais il ne fuyait pas, devant cette force qui allait l'écraser. Et le coq de 
Gomar fut sur lui. Il y eut, une troisième fois, une confusion frénétique, 
le choc de deux fureurs, une volée de plumes et de gouttelettes rouges, 
le bruit sonore des armes frappant les planches. Un cri : 
- Une joute de tête ! une joute de tête !  
Et quand on put distinguer quelque chose, on revit  les deux oiseaux 
côte à côte, abattus tous les deux, et les membres  inextricablement 
emmêlés. Ils tressautaient, se débattaient, sans pouvoir se remettre 
debout. L'arme du grand coq de Gomar, chose fréquente, avait traversé 
la tête du coq bleu, et crevé les deux yeux. Et le premier, retenu par sa 
patte, battait des ailes pour se relever, tandis que l'autre mourait dans 
une convulsion désespérée. La même angoisse tenaillait tout le monde ! 
- Vas-y ! Vas-y ! 
Si le coq de Gomar restait aussi couché, la partie était nulle. Et on 
guettait, dans une crispation de tous les nerfs, les spasmes de la bête. Il 
battit de nouveau des ailes, il eut un sursaut. Et, dans une clameur de 
toute la salle, il se redressa. Et il se tint debout, retenu par la patte à la 
tête de son ennemi abattu, essayant de partir, et secouant au bout de son 
éperon cette tête aveugle, aux deux yeux traversés, et d'où le sang 
coulait. Il la regardait de côté de son oil [ œil ]dur et comme implacable.
 Et, du bec, il piquait la crête du vaincu, goûtait le tiède liquide rouge et 
gras. 
- Une minute, annonça l'arbitre. 
Le coq devait tenir debout trois minutes. Ce serait long. Gomar le 
sentait. Son coq « en avait dans la gave ». Il était debout, mais 
péniblement. On devinait qu'il usait ses forces. Vers la deuxième 
minute, il commença à chanceler. Il ouvrait à demi les ailes, respirai 
fort enflait largement son poitrail vaste, en un halètement rapide. Un 
flot de sang lui monta, une bave épaisse, bien qu'il ouvrît tout grand 
son bec embarrassé, pour respirer plus amplement. Il regardait autour 
de lui. Ses yeux se voilaient. Mais il restait debout, incarnant jusqu'à la 
fin l'orgueil, délabré et splendide comme l'image même de la victoire, 
avec sa tête altière, le souffle précipité dont brûlait sa poitrine, les 
plumes pendantes autour de lui comme des lambeaux, et ce cadavre, à 
terre, qu'il piétinait. A son souffle était suspendu le souffle de cent 
poitrines. 
- Tiendra ! 
- Tiendra pas ! 
Gomar ressentait dans sa chair l'agonie de son coq, et crispait les 
muscles, comme si son effort avait pu aider celui de la bête. Et le grand 
coq rouge, debout, chancelant, un sang pâteux gouttant du bec ouvert, 
regardait tout ce monde, et haletait, à bout de souffle. Une angoisse 
emplissait son oil dur, son obscure conscience, comme s'il avait 
confusément senti qu'il allait mourir. 
- Tiendra ! 
- Tiendra pas ! 
- Vingt francs ! 
- Tope ! 
- Il n'en peut plus ! 
- Ah, le bougre ! 
- Tiens bon, nom de D... ! 
Debout, agonisante, la bête regardait la foule. 
- Trois minutes ! annonça l'arbitre. 
Et une clameur gigantesque, jurons, rires, huées, tapage formidable, lui 
répondit. Gomar avait gagné. A ce moment, le grand coq s'affaissa 
doucement, se coucha pour mourir. Mais ça n'avait plus d'importance. 
Tout était terminé. Déjà Gomar était dans le parc, il avait saisi son coq 
victorieux par les pattes. Et, du poing, il le tendait à la foule, égouttant 
du sang, comme un sanglant trophée. 
- Vingt-cinq francs ! Vingt-cinq francs ! Qui en veut ? Hé, Siska, un 
fameux bouillon ! Douze livres pour vingt-cinq francs ! 

 

 

 

Avis aux visiteurs de ce blog :

Pour des raisons techniques, j’ai été amené à opter pour la version PREMIUM de la plate-forme Over-blog qui héberge ce blog.

Le site Nature-ailes possède maintenant un nom de domaine comme vous l’avez peut-être remarqué.

Cela a eu pour conséquence fâcheuse de supprimer le très grand nombre de vos votes via Facebook, tous les compteurs ayant été remis à zéro. Heureusement, vos commentaires ont été conservés.

J’en suis le premier désolé... et merci pour vos nombreuses visites !

G.S.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 11:28

 

 

   Des centaines d’enfants et leurs parents ont pris part samedi soir , aux « grands allumoirs » organisés par la ville de Tourcoing( Nord ) perpétuant ainsi une coutume qui remonte à plus de cent cinquante ans .

    La fête des allumoirs - version picarde du mot lanterne - marque l’arrivée de l’automne et des longues soirées d’hiver où l’on s’éclairait à la bougie ou à la lampe à huile .

    A l'origine , les enfants se servaient de pot de terre cuite , ou creusaient betteraves ou autres citrouilles et plaçaient à l’intérieur des « car-bon de fau » ; c’est-à-dire des braises de bois de saule , qu’ils saupoudraient de grains d’encens.

   Au moment où s’ébranlait le cortége , animé par un groupe musical composé de fifres et de tambours , on allumait la braise , et les enfants balançaient ces «cafotins ou énonces» à la fois pour entretenir le feu et également pour parfumer leur passage .

   Maintenant les lanternes vénitiennes ont remplacé betteraves et citrouilles mais la fête est toujours bien présente dans les villes de Roubaix - Tourcoing , Wattrelos , mais également dans certaines localités de la vallée de la Lys , principalement à Halluin à la frontière belge .

   A la fin des années 90 la fête des allumoirs a été quelque peu éclipsée par l’arrivée d’ Halloween , mais la tradition fut plus forte que cette fête célébrée dans les pays anglo - saxons , débarquée chez nous à grands renforts de marketing , qui n’a rien à voir avec notre culture .

  Il fallait être présent dans les rues du centre de Tourcoing samedi soir pour constater que la tradition est bien respectée de génération en génération .

 … Et c’est tant mieux !

Pour voir les images en grande taille et zoomer , cliquez dessus

ALLUMOIRS TG

Allumors TG et Orgues Herzeele 007

 

Allumors TG et Orgues Herzeele 056 C1

 

Allumors TG et Orgues Herzeele 092

 

Allumors TG et Orgues Herzeele 141

 

Dans le grand hall de l’Hôtel de ville , sous l’allumoir

géant , un groupe de musiciens entonne le chant , repris en chœur par tous :

Vive les allumoirs ma mère , vive les allumoirs !

On les allume quand il fait noir

Vive les allumoirs !

Et on s’en fout si l’allumoir brûle ,

Et on s’en fout on ira jusqu’au bout !

Allumors TG et Orgues Herzeele 107
Cette annéerendez-vous le 15 octobre… avec des surprises !!!! 
La fête des Allumoirs en 2011, se déroulera le 15 octobre. Le rendez-vous est fixé à 18 heures, devant l'hôtel de ville de Tourcoing où la distribution de lanternes sera organisée. Le public, et deux formations musicales, déambuleront dans les rues du centre-ville. Chanteurs d'opéra à vélo, échassiers drapés de blanc ou rêveurs, d'étonnants artistes accompagneront cette année le défilé. Un séduisant mélange de traditions et d’innovations pour aborder l'arrivée de l'automne et des soirées monotones avec un déchainement de lumières. Sans vouloir chambouler la tradition, si chère au coeur des tourquennois, la ville innove ; cette « Nuit Détonnante » est une première, trois compagnies proposeront des performances originales et lumineuses. Les Vélomanes chanteront des airs d'opéra de Mozart ou du Verdi sur leurs bicyclettes. Les Quidams- compagnie de renommée internationale- personnages lunaires, échassiers drapés de blanc, se métamorphoseront en boules de lumière. Les Rêveurs de la compagnie Lucie Lom seront présents la veille sur le côté droit de l'église, ils jalonneront la chaussée ou seront dans les airs. Ces statues, aux yeux fermés, montreront le chemin de l'Hospice d'Havre où la fête se poursuivra jusqu'à une heure tardive.
Voici quelques images de la compagnie des Quidams, prises lors de festivals à Saint-Raphaël et Seillans (VAR)
QUIDAMS 1 - Copie
QUIDAMS 2 - Copie
QUIDAMS 3 - Copie
QUIDAMS 4 - Copie
QUIDAMS 5
QUIDAMS 6
QUIDAMS 7

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  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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