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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 16:30

 

Grandes marées 1

 

Grandes marées 2

 

Grandes marées 3

 

 

   Si l’absence de vent lors des grandes marées de cette fin de semaine n’a pas favorisé d’importants mouvements d’oiseaux fuyant la baie vers le parc du Marquenterre, le spectacle offert par les milliers d’huîtriers pie , les centaines de courlis cendrés , ou autres groupes impressionnants de bécasseaux, barges et de gravelots, mais en plus petit nombre venant chercher refuge au parc , a malgré tout ravi plus d’un photographe -même blasé - ainsi que les amateurs d’ornithologie présents dans le poste d’observation idéalement placé devant un immense reposoir parfaitement dégagé.

Lors de chaque grande marée le spectacle est immuable, mais on ne s’en lasse pas, mieux on en redemande !

Au moment des marées à forts coefficients les oiseaux présents dans la réserve naturelle située juste derrière la digue qui sépare la baie, du parc s’envolent , car n’ayant plus assez d’espaces, en d’impressionnantes nuées au rythme de l’avancée inexorable des flots, la mer ayant recouvert entièrement bancs de sable , reposoirs et surtout les vasières où se nourrissent les limicoles .

Même la plage est réduite à sa plus simple expression. Les accessibles reposoirs, prairies ou autres îlots découverts du parc peuvent alors les accueillir pour un moment de répit ou pour prendre un complément de collation. Ils rejoindront ensuite par petits groupes, le fabuleux et inépuisable garde-manger de la baie, lorsque la mer se sera retirée.

Ce spectacle se reproduit à chaque grande marée - surtout celles d’équinoxe, les seuls jours de l’année où la baie est entièrement recouverte par les eaux- comme un rituel.

C’est peut-être un peu cela la magie de la baie !

 

Grandes marées 4-copie-1

 

Grandes marées 5

 

Grandes marées 6

 

Grandes marées 7

 

Grandes marées 8

 

Grandes marées 9

 

Grandes marées 10

 

 

 


 

 

ZOOM

 

Reflet d'aigrette

 

AIGRETTE

 

Rainette verte

 

Rainette verte

 

 

Spatules blanches

 

SPATULES (2)

 

 

Le Souci sur l'Eupatoire chanvrine

 

LE SOUCI

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 14:35

 

Ces trois jeunes hirondelles juchées sur le poteau d’une renclôture* entre Saint-Valery et Le Crotoy en baie de Somme attendent le bec grand ouvert que les parents leur apportent une solide becquée d’insectes. Même si elles volent aussi bien que les adultes un peu plus de quinze jours après la sortie du nid, elles ne sont pas encore parfaitement capables de se nourrir seules.

 

HIRONDELLES RUST. 1

 

 

Ces jeunes messagères du printemps, issues de la seconde couvée de l’année ont encore quelques semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui les attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10.000 km.

Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h. Elles chassent en vol à des altitudes de moins de 100m. Le soir, des dortoirs de plusieurs milliers d’individus pouvant être d’espèces différentes se constituent dans les roselières ou des champs de céréales.

Au lever du jour c’est à nouveau le départ. La Méditerranée est franchie en une seule étape sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau.

Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant avec la traversée de la Méditerranée puis celle souvent meurtrière du Sahara ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent pour les plus hardis d’entre eux sur leurs sites d’hivernage. En effet de nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition. Deux cents millions d’hirondelles rustiques passent l’hiver sur ce continent au milieu des trente-sept autres espèces d’hirundinidés. L’abondance de nourriture trouvée lors de l’hivernage leur permet de reconstituer leur masse musculaire et d’effectuer leur mue. Bien nourries et remplumées, elles reviendront au printemps prochain sur leur lieu de naissance où elles élèveront deux voire trois nichées. Les mâles arrivent souvent les premiers - dans la majorité des cas mi-mars début avril - et retrouvent leur ancien nid ou en construisent un autre non loin de leur village natal.

*Renclôture (terminologie picarde) : aire conquise sur les marais des bas-Champs par appropriations successives et entourée de digues de terre; le nom s'applique aussi, par raccourci, à la digue; celle-ci comporte en principe une «porte de mer» pour l'évacuation des eaux.

 

 

HIRONDELLES RUST. 2

 

HIRONDELLES RUST. 3

 

HIRONDELLES RUST. 5

 

 

Elle inspire les poètes

La messagère du printemps a toujours marqué l’imaginaire de l’homme depuis la nuit des temps surtout dans nos campagnes où elle vit en symbiose avec l'homme qui la tolère même dans les bâtiments car la considérant utile puisqu'elle se nourrit d'insectes nuisibles. D'anciennes superstitions concernant cet oiseau et son nid ont également contribué à la faire accepter. La littérature et la religion font souvent référence à cet oiseau qui vit proche de l'homme et qui le fascine et le fait rêver notamment par ses habitudes migratoires.

L’hirondelle est le sujet de nombreuses chansons, proverbes et fables, elle est aussi une source inépuisable d’inspiration pour de nombreux poètes. Voici un florilège de dictons et proverbes de chez nous … ou d’ailleurs :


Hirondelle aux champs, amène joie et printemps

Quand les hirondelles voient la Saint-Michel - 29 septembre - l’hiver ne pointera qu’à Noël

A l’annonciation – 25 mars – les hirondelles reviennent, à la Notre-Dame de septembre, elles s’en vont

Quand l'hirondelle vole en rasant, c'est pour bientôt le mauvais temps

Hirondelle volant haut, le temps sera beau, l’hirondelle volant bas, bientôt il pleuvra

Quand les hirondelles volent bas, les pavés se prennent pour des nuages

Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n'empêcheront pas la venue du printemps  (proverbe afghan)

L'hirondelle commence la journée, et le rossignol la finit ( proverbe russe )

 

… un petit clin d’oeil à Charles Trenet :

 

Y a d'la joie

Bonjour bonjour les hirondelles

Y a d'la joie

Dans le ciel par dessus le toit

Y a d'la joie

Et du soleil dans les ruelles

Y a d'la joie

Partout y a d'la joie.

 

 

HIRONDELLES RUST. 4

 

HIRONDELLES RUST. 6

 

HIRONDELLES RUST. 7

 

 

Je publie également de cette page deux poèmes, l’un de Louise Michel et un autre de Théophile Gautier.

 

Ce que disent les hirondelles

 

Déjà plus d'une feuille sèche

Parsème les gazons jaunis ;

Soir et matin, la brise est fraîche,

Hélas ! les beaux jours sont finis !

 

On voit s'ouvrir les fleurs que garde

Le jardin, pour dernier trésor :

Le dahlia met sa cocarde

Et le souci sa toque d'or.

 

La pluie au bassin fait des bulles ;

Les hirondelles sur le toit

Tiennent des conciliabules :

Voici l'hiver, voici le froid !

 

Elles s'assemblent par centaines,

Se concertant pour le départ.

L'une dit : " Oh ! que dans Athènes

Il fait bon sur le vieux rempart !

 

" Tous les ans j'y vais et je niche

Aux métopes du Parthénon.

Mon nid bouche dans la corniche

Le trou d'un boulet de canon. "

 

L autre : " J'ai ma petite chambre

A Smyrne, au plafond d'un café.

Les Hadjis comptent leurs grains d'ambre

Sur le seuil d'un rayon chauffé.

 

" J'entre et je sors, accoutumée

Aux blondes vapeurs des chibouchs,

Et parmi les flots de fumée,

Je rase turbans et tarbouchs.

 

" Celle-ci : " J'habite un triglyphe

Au fronton d'un temple, à Balbeck.

Je m'y suspends avec ma grille

Sur mes petits au large bec.

 

" Celle-là : " Voici mon adresse :

Rhodes, palais des chevaliers ;

Chaque hiver, ma tente s'y dresse

Au chapiteau des noirs piliers. "

 

La cinquième : " Je ferai halte,

Car l'âge m'alourdit un peu,

Aux blanches terrasses de Malte,

Entre l'eau bleue et le ciel bleu. "

 

La sixième : " Qu'on est à l'aise

Au Caire, en haut des minarets !

J'empâte un ornement de glaise,

Et mes quartiers d'hiver sont prêts. "

 

" A la seconde cataracte,

Fait la dernière, j'ai mon nid ;

J'en ai noté la place exacte,

Dans le pschent d'un roi de granit."

 

Toutes : " Demain combien de lieues

Auront filé sous notre essaim,

Plaines brunes, pics blancs, mers bleues

Brodant d'écume leur bassin ! "

 

Avec cris et battements d'ailes,

Sur la moulure aux bords étroits,

Ainsi jasent les hirondelles,

Voyant venir la rouille aux bois.

 

Je comprends tout ce qu'elles disent,

Car le poète est un oiseau ;

Mais, captif ses élans se brisent

Contre un invisible réseau !

 

Des ailes ! des ailes ! des ailes !

Comme dans le chant de Ruckert,

Pour voler, là-bas avec elles

Au soleil d'or, au printemps vert !

 

Théophile Gautier

 

 

HIRONDELLES RUST. 8

 

Hirondelle qui vient de la nue orageuse

Hirondelle fidèle, où vas-tu ? dis-le-moi.

Quelle brise t’emporte, errante voyageuse ?

Écoute, je voudrais m’en aller avec toi,

 

Bien loin, bien loin d’ici, vers d’immenses rivages,

Vers de grands rochers nus, des grèves, des déserts,

Dans l’inconnu muet, ou bien vers d’autres âges,

Vers les astres errants qui roulent dans les airs.

 

Ah ! laisse-moi pleurer, pleurer, quand de tes ailes

Tu rases l’herbe verte et qu’aux profonds concerts

Des forêts et des vents tu réponds des tourelles,

Avec ta rauque voix, mon doux oiseau des mers.

 

Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je t’aime !

Je ne sais quel écho par toi m’est apporté

Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprême,

Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté.

 

 

Louise Michel

 

 

HIRONDELLES RUST. 9

 

 HIRONDELLES RUST. 10

 


 

 

MACROPHOTOGRAPHIES

 

Le Sympétrum rouge sang ou Sympétrum sanguin

 

sympètrum sanguin 1

 

sympètrum sanguin 2

 

sympètrum sanguin 3

 

 

Rainette Verte ( Hyla arborea )

 

Rainette Verte

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:16

 

   Cette jeune hirondelle sortie du nid il y a une dizaine de jours vole déjà aussi bien que ses parents, une vingtaine de jours seulement après sa naissance. Et si elle commence très timidement à se nourrir seule, elle ne rechigne pas à solliciter quelques nourrissages hors du nid de la part de ses parents.

Durant la journée, elle reste postée sur une branche ou au sommet d’un buisson en attendant d’être ravitaillée. Ce soir, elle rentrera au nid pour y dormir, cela durera encore pendant quelques jours avant d’être totalement indépendante.

 

HIRONDELLES 1

HIRONDELLES 2

 

 

Une espèce en déclin et une année 2013 particulièrement noire pour la reproduction

 

Une des menaces principales qui pèsent sur l'hirondelle rustique et qui semble être la cause de sa régression est l'intensification des pratiques agricoles. L'élevage tend à se pratiquer hors sol, ce qui se traduit par la disparition progressive des prairies, lesquelles sont remplacées par des champs traités aux insecticides. Les hirondelles s'intoxiquent directement en ingérant leur nourriture et contaminent par la même occasion leur progéniture.

La destruction des haies, le drainage participent également à cette régression car ils entraînent une diminution d'insectes. Les suppressions de roselières et marais empêchent les hirondelles de se regrouper dans de bonnes conditions avant la migration. Les modifications dans les bâtiments : étables, granges ; les ouvertures condamnées des habitations rendent l'installation de nids plus difficile.

Les gens tolèrent moins qu'avant la présence de fientes près des nids. Cependant les hirondelles, comme les martinets, bénéficient en France d'un régime de protection. Leur capture et leur destruction sont interdites, tout comme leur mise en vente.

Ces mesures s'étendent aux oeufs et aux nids. Tout contrevenant s'expose à une amende pouvant atteindre 9 000 euros et / ou une peine d’emprisonnement. Les collectivités sont plus ou moins sensibilisées à ce statut juridique. Certaines ont pris conscience du fait que la messagère du printemps fait partie du patrimoine d'une ville et du bâti.

À cela s'ajoutent les travaux de ravalement de façade, l'imperméabilisation des sols et la disparition d'espaces verts, bois, bosquets, haies faisant office de corridors écologiques, et donc de passages entre différents réservoirs de biodiversité. Les chiffres obtenus lors de précédents programmes de suivi indiquent des résultats inquiétants : une diminution de 41% des effectifs d'hirondelles de fenêtre et de 12% pour les hirondelles rustiques depuis 1989. L’année 2013 s’annonce encore plus compliquée à cause de mauvaises conditions météorologiques, un hiver interminable, un printemps tardif et maussade lors de leur retour d’Afrique ; ces migratrices peuvent en effet être décimées par une brusque chute des températures.

Lors de ce printemps dans le nord et l’est de la France, ne trouvant plus d'insectes pour nourrir leur progéniture, elles les ont sacrifiées en les éjectant hors du nid ou tout simplement en abandonnant la couvée.

 

HIRONDELLES 3

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 Une seconde couvée d’affamées !

 

Ces jeunes messagères du printemps, issues de la seconde couvée de l’année ont encore quelques semaines pour acquérir une totale autonomie avant la grande aventure qui les attend : celle de la migration vers l’Afrique, soit un périple de près de 10.000 km.

Les hirondelles sont capables d’effectuer des étapes journalières de 200 à 300 km à une vitesse moyenne de déplacement de 40-50 km/h avec des pointes à 80-90 km/h.

Elles chassent en vol à des altitudes de moins de 100m. Le soir, des dortoirs de plusieurs milliers d’individus pouvant être d’espèces différentes se constituent dans les roselières ou des champs de céréales. Au lever du jour c’est à nouveau le départ. La Méditerranée est franchie en une seule étape sauf pour les plus fatiguées qui peuvent parfois trouver refuge sur un bateau. Après cinq ou six semaines d’un voyage éprouvant avec la traversée de la Méditerranée puis celle souvent meurtrière du Sahara ces oiseaux pesant moins de vingt grammes arrivent pour les plus hardis d’entre eux sur leurs sites d’hivernage. En effet de nombreuses hirondelles meurent de faim ou d'épuisement durant cette expédition...

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

BLOG HIRONDELLES RUSTIQUES1

 

 

 

 

 


 

 

La gorgebleue à miroir

 

 

Ce splendide passereau élancé, aux pattes longues et fines, ressemble au rouge-gorge de par sa morphologie et également par son comportement. La gorgebleue à miroir mâle tient son nom de la bavette bleu clair et scintillante sous le soleil qui orne son plastron. Au milieu de cette bavette se trouve une tâche blanche ou rousse plus ou moins prononcée appelée miroir qui est bordée de trois bandes successives, noir, blanc et roux, en travers de la poitrine.

En automne, le bleu et le rouge de la gorge sont masqués par les bordures pâles des plumes.

En plumage hivernal, le bleu est réduit à une mince bande pectorale. En tous plumages, elle est caractérisée aussi par un net sourcil blanc et une zone rousse à la base de la queue, sur les côtés – souvent visible en vol ou lorsque l'oiseau posé dresse et agite la queue.

Le chant de la gorgebleue est riche et varié, changeant en fonction de son humeur car elle est capable d’imiter le chant d’une multitude d’autres passériformes. Actuellement en période nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant de courts vols de parade. Il déploie sa queue en éventail pour mettre en valeur ses jolies plumes rousses.

Cet oiseau principalement insectivore est présent en France, notamment dans notre région de fin mars à septembre où il niche principalement dans les zones humides.

Néanmoins, au printemps 2011, un couple de gorgebleues a niché dans un champ de colza dans la région de Lestrem, dans le Pas-de-Calais, démontrant clairement que les cultures de colza peuvent servir d’habitat secondaire pour ces passereaux.

Il hiverne principalement depuis le nord-est de l’Afrique jusqu’à l’ouest de l’Inde, et en Afrique sub-saharienne, depuis la Gambie jusqu’en Ethiopie et en Arabie saoudite, mais également sur le littoral portugais et au sud de l’Espagne.

 

GORGEBLEUE 1

GORGEBLEUE 2

GORGEBLEUE 3

GORGEBLEUE 4

GORGEBLEUE 5

 

      BRUANT DES ROSEAUX

 

JEUNES-HIRONDELLES 0964

 

 


 

DANS LE MARAIS

 

LA GRENOUILLE VERTE

 

 

GRENOUILLE VERTE 14

 

GRENOUILLE VERTE 2

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 05:43

 

Ne sont-elles pas attendrissantes et réconfortantes ces images d’une colonie de mouettes rieuses en compagnie de leurs poussins tout juste nés, sur un îlot de l’un des nombreux marais arrière-littoraux de la baie de Somme ? Un peu de douceur dans un monde de brutes !

 

MOUETTES RIEUSES 1

MOUETTES RIEUSES 2

MOUETTES RIEUSES 3

 

La mouette rieuse niche en colonies denses qui peuvent atteindre des dizaines, voire des centaines d’individus. La période de reproduction s’étale d’avril à juillet. Elle est monogame et revient chaque année au même nid qu’elle construit à l’aide de végétaux ; tiges de roseaux, herbes sèches dans une dépression du sol, ou sur une touffe de laîche ou de joncs.

Les sites de nidification sont choisis pour se protéger des prédateurs terrestres - les prédateurs aériens sont violemment attaqués. L’accouplement a lieu après la parade nuptiale qui se termine lorsque le mâle régurgite de la nourriture à la femelle. Cette dernière pond deux ou trois oeufs vert olive mouchetés de brun, qu’elle couve en alternance avec le mâle durant vingt-deux à vingt-six jours. C’est le poussin qui casse lui-même la coquille de l’oeuf. À la naissance, il est recouvert d'un duvet ocre plus ou moins roussâtre, maculé et bariolé de brun-noir. Ce plumage lui permet de se dissimuler efficacement entre les matériaux du nid ou dans la végétation environnante. L'année suivante, on le reconnaît à son capuchon marron incomplet, aux marques brunes sur la face supérieure des ailes, au noir de ses rémiges et de ses rectrices, à l'absence de rouge aux pattes et au bec.

Les jeunes restent au nid pendant une semaine et sont nourris par les deux parents, puis s’enhardissent et le quittent en restant à proximité. Ils l’abandonnent définitivement au bout d’un peu plus d’un mois dès lors que les parents cessent de les nourrir.

Ils atteignent leur maturité sexuelle au bout de deux ans.

 

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La grenouille verte ( Rana esculenta )

 

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GRENOUILLE VERTE 2

GRENOUILLE VERTE 3

GRENOUILLE VERTE 4

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:03

 

PH 1

 

Plus de cent cinquante barges rousses positionnées, l’autre jour sur un des îlots du parc du Marquenterre. Ce phénomène de halte migratoire de ces arctiques limicoles qui viennent de vivre la saison froide sur le continent africain et remontant vers leur zone de reproduction au nord de la Scandinavie, voire dans d’autres régions plus septentrionales, n’est certes pas exceptionnel mais il est quand même assez rare.

Ce rassemblement surprenant fit le bonheur des photographes présents dans le premier poste d’observation du parc, toujours émus d’observer ces prodigieux migrateurs. La barge rousse est en effet connue pour détenir le record du monde du plus long vol direct sans aucune halte : une barge munie d’un émetteur a effectué un vol ininterrompu, entre la Nouvelle-Zélande et l’Alaska, de plus de 10 000 km en neuf jours lors de la migration prénuptiale, et de 11 500 km en huit jours lors de la migration postnuptiale suivante !

 PH 2

 

Ce limicole élancé présente un bec assez long et recourbé vers le haut, une tache blanche pointue sur le croupion et une queue barrée de foncé. Son plumage varie en fonction de la saison et du sexe. En plumage hivernal, les mâles et femelles sont gris chamois avec des stries sombres sur la poitrine et le dos, alors qu’en plumage d’été, le mâle se distingue nettement par son plumage de couleur rouge brique flamboyant (celui de la femelle est beaucoup plus pâle).

 

PH 3

PH 4

PH 5

Elle se nourrit dans les eaux peu profondes de vers marins, moules, escargots, larves, coléoptères qu’elle trouve en enfonçant son long bec sensible dans la boue ou le sable ; elle peut également se nourrir dans la végétation rase, picorant des insectes. Les groupes sont vus à la limite de la marée.

 

… Et un printemps qui s’installe doucement

 Pêle-mêle… La gorgebleue, à peine de retour d’Afrique est encore un peu farouche, et ne se montre que très peu, préférant rester à l’abri au milieu de la roselière que de se percher sur les roseaux. Il m’a fallu plus d’une heure d’affût pour la saisir quelques secondes au pied des phragmites – ma première de l’année. Des chardonnerets élégants profitent de quelques rayons de soleil sur un cerisier bourgeonnant ; la bergeronnette grise qui joue à saute-galets au Hâble d’Ault, tandis que sa cousine, la printanière, vole d’une haie à l’autre. Une foulque macroule prépare son nid ; chez l’avocette, c’est déjà chose faite et le mâle fait le guet : les prédateurs et autres trublions ne sont jamais bien loin ! Pour les mouettes rieuses, c’est le temps des accouplements…

 

PH 6

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La gorgebleue à miroir

 

PH 8

PH 9

PH 10

Le chardonneret élégant

 

PH 11

PH 12

 

Bergeronnettes grise et printanière

 

PH 13

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Avocettes: nidification sous haute protection

 

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Fauvette grisette (mâle)

 

PH 16

PH 17

Accouplement de mouettes rieuses

 

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Foulque macroule

 

PH 19

PH 20

 

Chevalier gambette , bécasseaux variables et mouettes en baie d'Authie

 

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Pipit farlouse

PH 21

Champ de colza en Picardie

 

 


 

ZOOM

 

BOUCHOTS

 

Bouchots entre QUEND et la Pointe de Saint-Quentin

 

MOUTONS

Troupeau de moutons dans les mollières de la baie de Somme entre Le Crotoy et Saint-Valery

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:56

 

SITTELLE 1

SITTELLE 2

SITTELLE 11

      Elle coince les noisettes dans des crevasses et assène de puissants coups de bec jusqu'à ce que la coque se fende en deux. Ces martèlements sont si forts qu'on croirait entendre un pic.

 

La sittelle torchepot se distingue des autres passereaux par sa silhouette trapue, sa vivacité et sa capacité, unique chez les oiseaux, à descendre le long des troncs, la tête en bas, grâce à ses pattes courtes et ses griffes puissantes. Son plumage bicolore, bleu-gris ardoisé sur le dos, chamois-rouille et blanc sur le ventre, et son trait sourcilier noir en font un oiseau aisément identifiable. Son bec est long et pointu. Ses ailes courtes, larges et arrondies, lui donnent un vol direct sur de courtes distances, plus ondoyant sur de longs trajets.

En forêt, la sittelle se montre relativement craintive et se tient souvent dans le haut des grands arbres.

C’est un oiseau très actif, constamment en mouvement. Les vieux troncs d’arbres ont sa préférence car ils favorisent la progression de cette grimpeuse accomplie, elle se déplace en tous sens sur les troncs, les souches et les branches d'un certain diamètre. Une telle liberté de manoeuvre tient au fait qu'elle n'utilise pas la queue comme point d'appui, comptant sur la seule force de ses pattes pour l'escalade ou la descente.

 

SITTELLE 4

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SITTELLE 5

 

Il est toujours amusant de la voir se faufiler avec une incroyable agilité à la manière d'une souris en progressant par à-coups.

A l'inverse des pics, elle ne se sert pas de sa queue comme appui pour grimper.

Oiseau peu sociable, elle vit généralement toute l'année en couple sur un territoire bien délimité, auquel elle est très attachée. Elle le défend même en hiver contre ses congénères et on peut la voir parfois avec des groupes de mésanges lorsqu'elles visitent les mangeoires.

À l'instar des mésanges noires et nonnettes, elle est connue pour faire des réserves de nourriture dans des crevasses, notamment des noisettes, qu'elle mangera en période de disette. Sa nourriture est surtout constituée d’insectes et d’araignées que l’oiseau trouve dans les interstices de l’écorce des arbres, mais son régime devient granivore à la mauvaise saison.

 

SITTELLE 6

SITTELLE 9

 

SITTELLE 10

 

Dans son long bec, elle peut emmagasiner deux ou trois graines de tournesol. Elle s'envole alors en direction d'un arbre pour camoufler son butin dans les crevasses d’un tronc.

Elle camoufle ses caches de graines avec des morceaux d'écorce, de lichen ou de mousse. Comme la sittelle est très fidèle à son territoire, elle retrouve toujours ses cachettes aux cours de ses pérégrinations. Elle coince les noisettes dans des crevasses et assène de puissants coups de bec jusqu'à ce que la coque se fende en deux. Ces martèlements sont si forts qu'on croirait entendre un pic.

Oiseau cavernicole, la sittelle a l'habitude de calfeutrer l'entrée de son trou avec de la boue ou des débris de végétaux pour en réduire le diamètre et ainsi tenir à distance du nid des oiseaux plus gros : c’est de cette caractéristique que lui vient son nom de torchepot.

 

UNE SITTELLE EN HIVER ...

 

SITTELLE 7

SITTELLE 8

 


ZOOM

 

LE TARIN DES AULNES

 

 

TARIN DES AULNES 1

 

TARIN DES AULNES 2

TARIN DES AULNES 3

 

REFLET

 

 

REFLET

 

LE ROUGE-GORGE

 ROUGE - GORGE 2

ROUGE-GORGE

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 13:56

 

 

BUTOR 12

BUTOR 9-copie-1

BUTOR 1

BUTOR 2

Le butor étoilé est un héron trapu. Il mesure entre 70 et 80 cm d’une envergure de 1 à 1,30 mètre pour un poids de 960 g. à 1,94 kg chez le mâle, de 785g. à 1,15 kg chez la femelle. Sa tête est surmontée d’une calotte noire et son bec, long et pointu en forme de poignard, est vert jaunâtre, encadré de deux moustaches noires.

Les yeux sont jaunes ou rouge orangé.

Le plumage brun doré tacheté et rayé de noir. Les pattes sont verdâtres. Les mâles, qui sont légèrement plus grands que les femelles, se distinguent par la teinte bleutée que prend le bec à sa base pendant la saison de reproduction. La teinte générale des juvéniles est semblable à celle des adultes, mais généralement plus pâle dessous et la moustache demeure pratiquement invisible.

Son nom scientifique est botaurus stellaris, le terme latin botaurus (butio = crier, taurus= taureau) fait référence à son cri, comparable au meuglement d’un boeuf ou d’un taureau d’où son surnom de boeuf des marais. L’autre partie de son nom scientifique stellaris signifie étoile et se rapporte aux tâches et rayures noires de son plumage brun doré semblable chez le mâle et la femelle et qui se confond avec les tiges mordorées des roseaux.

Son chant – on dit qu’il butit – est très puissant ; il peut s’entendre jusqu’à cinq kilomètres.

C'est entre mars et juin qu’il émet ce chant à la tonalité proche de celle d'une corne de brume, seul indice de sa présence au sein d'une roselière ou phragmitaie, il est principalement émis la nuit, du crépuscule au petit matin, mais parfois également en plein jour.

Le butor, mystérieux et emblématique oiseau des marais, vit dans les zones humides avec une végétation dense où il peut se dissimuler. C’est aussi un oiseau très exigeant sur la qualité des milieux où il habite.

BUTOR 14

BUTOR 8

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Il faut être chanceux pour apercevoir cet élégant héron au plumage extrêmement mimétique, soit en vol au ras des roseaux, soit à l'affût au bord d'un fossé traversant la roselière. Si ce dernier se rend compte d’une présence humaine, ou dès qu’il se sent en menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préférera courir se réfugier dans la roselière ou il adoptera une position immobile étonnamment mimétique, pointant le bec vers le ciel, le cou tendu au maximum, se fondant ainsi entre les roseaux dont il peut même imiter même les ondulations sous les effets du vent, en se balançant. Il se nourrit surtout de poissons mais également d’insectes, amphibiens, et plus rarement de petits mammifères et oiseaux.

Contrairement aux autres hérons qui vivent en colonies et dont les deux parents élèvent ensemble les jeunes, le butor est polygame (une à cinq femelles peuvent s’accoupler avec un seul mâle). Ce sont uniquement les femelles qui s’occupent de l’incubation et de l’élevage des jeunes. Le nid est placé au-dessus de l’eau ; il s’agit en fait d’une plate-forme flottante constituée de roseaux secs et d’autres végétaux. La majorité des pontes est déposée entre début avril et la mi-mai. Une ponte comprend de trois à cinq oeufs, exceptionnellement six, de couleur brune ou olive et parfois tachetés. La durée d’incubation est de vingt-cinq jours environ, et l’envol se produit cinquante-cinq jours plus tard mais les poussins sont capables de s’éloigner du nid à partir de l’âge de deux semaines environ.

 

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Il faut être chanceux pour apercevoir cet élégant héron au plumage extrêmement mimétique.

Si ce dernier se rend compte d’une présence humaine, ou dès qu’il se sent en menacé, plutôt que de s'enfuir en s'envolant, il préférera courir se réfugier dans la roselière ou il adoptera une position immobile étonnamment mimétique.

 

Le butor étoilé est une espèce protégée en France selon la loi du 10 juillet 1976 – arrêté d’application du 17 avril 1981. Il est inscrit à l’annexe I de la directive Oiseaux du conseil relatif à la conservation des oiseaux sauvages, et fait donc partie des espèces faisant l’objet de mesures spéciales de conservation, en particulier en ce qui concerne leur habitat.

Cependant, dans les temps lointains, le butor était ardemment chassé et consommé.

Pour la petite histoire un récit authentique nous apprend que lors d’un dîner de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, organisé à Saint-Omer en 1454, il fut servit aux invités plus de quatre cents butors étoilés !

 

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Une espèce gravement menacée de disparition

Le butor étoilé, oiseau menacé au niveau européen, l'est tout particulièrement en France : en trente ans, l’estimation de la population nicheuse a chuté de 35 à 45 % pour atteindre 332 en 2008. Ce dernier recensement indique plus une stabilisation des effectifs depuis 1983 qu’une augmentation de la population de mâles chanteurs. L’espèce n’est plus présente que dans dix régions, avec des effectifs variables, contre dix-neuf régions dans les années 70. Les principaux sites de reproduction se situent aujourd'hui sur le littoral méditerranéen (Camargue et étangs languedociens), dans l'estuaire de la Seine (RNN estuaire de Seine) et en Brière (Loire atlantique). Les principales menaces identifiées portent sur la destruction des zones humides et en particulier des roselières, la gestion hydraulique inadaptée, la dégradation de la qualité de l’eau, ainsi que la modification ou l’intensification des modes d’utilisation des marais à roselières. L’objectif général du plan national est de retrouver dans les quinze ans qui viennent la population de 1970, soit 500 mâles chanteurs. Pour ce faire, le PNR (plan national de restauration) prévoit seize mesures réparties dans trois domaines (l’étude, la protection et la communication). L’action première de terrain consiste en un diagnostic des roselières du territoire sur la base de la connaissance des besoins de l’espèce acquise dans le cadre d’un programme Life butor. Ce diagnostic permettra d’évaluer la capacité d’accueil des sites et de prévoir des travaux de restauration de la roselière ou une adaptation de la gestion des niveaux d’eau pour le butor. Des mesures de gestion contractuelles sont également proposées pour lutter contre l’atterrissement des roselières et éviter une exploitation pour le chaume néfaste à l’installation des nicheurs (source : LPO).

 

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En Picardie

Le recensement des mâles chanteurs de butor étoilé en 2008 et 2009, dans le cadre du plan d’action, a été réalisé au sein de l’ensemble des roselières qui lui sont favorables.

Cette campagne de recensement a permis de comptabiliser un mâle chanteur en vallée de la

Somme, huit en Picardie maritime et deux individus sur les marais de la Souche et sur les marais de Sacy.

Hors période de reproduction, soit de mi-juillet à fin mars, les données de butor étoilé sont plus nombreuses et illustrent le fait que davantage d’oiseaux sillonnent la région (migration, hivernage).

Les individus hivernants occupent une plus grande variété d’habitats qu’en période de reproduction et sont moins exigeants en terme de surface d’habitats : marais à roselières et étangs, gravières, prairies humides, bordures de rives, canaux et fossés en eau.

Cependant, on peut se poser la question des liens entre qualité de l’hivernage et occupation des sites de reproduction.

L’abandon des pratiques d’entretien des marais (coupe du bois, fauche, pâturage), l’assèchement des marais sont notamment à l’origine d’un boisement et d’un atterrissement progressif des roselières. Les habitats des oiseaux des marais se sont ainsi fortement dégradés.

Les effectifs de butor ont notamment été particulièrement impactés avec une régression de plus de 90 % sur les 35 dernières années.

Actuellement, plusieurs zones humides d’enjeu écologique et notamment ornithologique font l’objet d’une gestion conservatoire avec entre autres comme objectif la restauration de roselières inondées.

Sept roselières situées en Picardie maritime ont été caractérisées dans le cadre de la seconde phase du plan en 2009 ; parmi ces sept sites, trois roselières sont favorables – deux ont accueilli le butor en 2009 – ou éventuellement favorables. Les quatre restantes sont trop sèches, trop petites ou trop clairsemées.

La population de l’intérieur du département de la Somme, cantonnée aux vallées de la Somme et de l’Avre s’est effondrée en trente années, passant d’une soixantaine de chanteurs à un seul.

Les marais de la vallée de la somme ont subi un déclin rapide de leur population de butor étoilé à partir des années 1980 : 60 chanteurs sont dénombrés dans les années 70, 15 à 28 chanteurs en 83 puis un mâle chanteur en 2009. En vallée de l’Avre, la forte régression est intervenue à la fin des années 80 avec une disparition constatée en 1992.

Sur les sites faisant l’objet d’une gestion conservatoire, les potentialités de restauration ont été identifiées et les différentes opérations de restauration sont mises en oeuvre dans le cadre des plans de gestion de sites (Source : LPO Picardie).

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:53

 

 

         L’offensive aussi soudaine que violente du Général Hiver qui a débutée il y a quelques jours dans le nord et l’est de la France a dû surprendre nos amis les oiseaux, les températures depuis le début de la mauvaise saison se situant dans une bonne moyenne.

 

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Les fortes gelées nocturnes, la prise par la glace de nombreux plans d'eau, auxquels s'ajoute la neige rendent toute possibilité d'alimentation extrêmement aléatoire. Or, avec le froid, les oiseaux migrateurs et hivernants ont besoin d'assurer un minimum physiologique pour ne pas mourir de froid. L'accès aux sources de nourriture étant devenu difficile, l'affaiblissement des oiseaux est rapide.

Par temps froid, ils ont besoin d'un surplus de nourriture pour maintenir leur température corporelle aux alentours de 40°. Même si le plumage constitue un excellent isolant, il ne peut empêcher une certaine déperdition de chaleur, en particulier pendant la nuit, toujours trop longue et froide.

L’hiver est donc une période critique pour eux, qui consacrent la quasi-totalité de leur journée à la recherche de la nourriture afin de résister aux frimas car, plus que le froid, c’est la faim qui représente la plus dangereuse menace pour nos amis à plumes. C’est précisément à cette époque que les aliments font le plus défaut. En effet, larves d’insectes, baies, graines deviennent rares et la neige, le gel rendent encore plus difficile la recherche de nourriture.

Les jours plus courts laissent moins de temps pour trouver leur ration quotidienne.

Durant la saison hivernale les oiseaux dépensent énormément d’énergie pour conserver leur température et rester en vie. Une mésange est même capable d'ingurgiter quotidiennement l'équivalent de son poids et peut perdre jusqu’à 10% de sa masse corporelle en une seule nuit !

Il est donc important de les aider à se nourrir en cette saison surtout lorsque le gel et la neige font leur apparition.

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         Chacun peut les aider à passer ce cap difficile en installant des mangeoires, si possible en hauteur pour les protéger des prédateurs, en premier lieu les chats. Ces mangeoires, qui peuvent être achetées ou facilement fabriquées, doivent être soigneusement et régulièrement nettoyées afin de limiter la propagation des maladies. Elles doivent également maintenir la nourriture à l’abri des intempéries. Il faut savoir que tous les oiseaux ne mangent pas de la même manière.

Le rouge-gorge préfère le sol, les mésanges préfèrent se suspendre par les pattes, tête en bas parfois... Il faut donc varier les emplacements de vos mangeoires.

Pour se nourrir, les oiseaux ont besoin d’aliments riches en hydrates de carbone et en graisse afin d’élaborer des réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits.

Céréales, graines, fruits, noix, noisettes, cacahuètes, raisins et abricots secs sont appréciés.

Il est également recommandé de donner- en petites quantités - des pommes de terre cuites, croûtes, dés et fromage râpé, miettes de pain ou pâtes cuites.

Lorsque les conditions climatiques sont extrêmes, il est possible d’apporter un nourrissage complémentaire. Pour cela, il est conseillé de disposer dans son jardin des boules de graisse et des graines (de préférence tournesol et chanvre) mais aussi des vieilles pommes ou des restes de repas non salés.

Attention, en revanche, à ne pas leur donner de biscottes, de pain sec, de noix de coco desséchée, de riz cru, de restes de pâtisseries, de lait, de graines de lin ou de ricin, des aliments salés, et surtout des larves de mouches - asticots – très résistantes et pouvant perforer leur estomac.

Ne pas oublier non plus de leur fournir un abreuvoir, maintenu libre de glace, pour se désaltérer et se baigner (à renouveler deux fois par jour) car par temps froid, les oiseaux se baignent pour maintenir leur plumage en bon état afin de mieux conserver la chaleur corporelle. Sans eau, ils diminuent leurs capacités de vol et les qualités isolantes de leurs plumes.

À partir du moment où vous commencez à nourrir, les oiseaux s'habituent à votre cantine. Ne cessez pas brutalement le nourrissage en pleine période de gel ou de neige. Les hôtes de votre jardin souffriraient de cet arrêt.

Cependant, il est impératif de ne pas prolonger le nourrissage au-delà de la période hivernale afin d’éviter de créer chez l’oiseau un phénomène de dépendance.

 

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Pic épeiche … ou pic à glace ?

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 11:46

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Ces huîtriers-pie se serrant les uns contre les autres comme pour former un hypothétique barrage face aux vagues furieuses qui déferlent sont photographiés ce mardi face au Banc de l’Ilette (baie de Somme) un jour de marée d’équinoxe, le jour où le coefficient est le plus fort (106 !).

Il est un peu plus de 13 h 30 et la mer monte encore. Ils reculent face à l’avancée inexorable des flots, et tout à coup, c’est l’envolée générale ; il est temps pour eux de rejoindre par milliers le parc du Marquenterre situé juste derrière la digue qui les sépare de la baie ; dans quelques temps, ils n’auront plus assez d’espace, les flots auront recouverts entièrement les bancs de sable, les reposoirs et surtout les vasières où les limicoles se nourrissent.

Même la «plage» sera réduite à sa plus simple expression.

Les accessibles reposoirs, prairies ou autres îlots dégagés du parc pourront alors les accueillir pour un petit répit ou pour prendre un complément de collation. Ils seront imités par des centaines de courlis cendrés, gravelots, cormorans, bécasseaux ou autres laridés.

Ils rejoindront ensuite par petits groupes le fabuleux et inépuisable garde-manger de la baie de Somme, lorsque la mer se sera retirée.

Ce spectacle se reproduit à chaque grande marée – surtout celles d’équinoxe, les seuls jours de l’année où la baie est entièrement recouverte par les eaux – comme un rituel... mais on ne s’en lasse jamais. C’est peut-être ça, la magie de la baie !

Les prochaines grandes marées auront lieu entre les 16 et 19 octobre prochains, avec un coefficient de 109 le mercredi 17.

 

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Les gravelots seront les derniers à rejoindre le parc

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 14:10

 

 

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... Et malheureusement peut-être celle de trop pour ces deux pulli nés il y a douze jours dans un poste d’observation du parc du Marquenterre. Ces poussins photographiés ici ont été bagués le 9 septembre et seront aptes au vol dans une semaine. Ils seront encore alors nourris par les adultes un peu plus d’une dizaine de jours après leur sortie du nid. Actuellement, leurs plumes ayant acquis assez de volume pour conserver leur propre chaleur, les parents ne les abritent plus que durant la nuit, et seulement parfois pendant quelques moments, la journée.

Malheureusement, il est à craindre que ces deux hirondeaux n’atteignent jamais le continent africain, n’ayant pas assez de force ni d’expérience.

Même si ils tentent l’extraordinaire aventure de la migration qui débute à la fin de ce mois, il est peu probable qu’ils survivent à cet hasardeux et éprouvant périple de près de 10 000 km. La traversée de la Méditerranée est sans pitié pour les plus faibles qui s’y risquent, et en cas de gros grain, c’est une véritable hécatombe dans les rangs des oiseaux même les plus courageux car arrivés sur les côtes africaines, il leur reste un autre obstacle non moins aisé à traverser : l'immense désert saharien.

 

 

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Les hirondelles rustiques font généralement deux nichées, mis à part 8 à 10 % des oiseaux de plus de quatre à cinq ans voire plus, qui en tentent une troisième comme c’est le cas ici.

Les premières pontes ont lieu de fin avril à juin, elles peuvent être suivies d’une seconde.

En général, la première ponte a lieu de fin avril à juin, quatre à cinq oeufs sont pondus.

Ils sont couvés pendant quinze à seize jours, les jeunes nés nécessiteront plus de cent-cinquante nourrissages de la part des adultes chaque jour, pendant une période d’environ un mois.

 

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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  • Guy Sadet

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