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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:31
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Je rêvais depuis longtemps d’observer et surtout de photographier le jaseur boréal tout droit arrivé des forêts de Sibérie ou de Scandinavie. J’avais déjà raté mon rendez-vous avec ce splendide passereau aux couleurs quasi exotiques où se mêlent le beige, le noir, le jaune, le rouge et le blanc lors de l’hiver 2012 où notre région a connu une arrivée massive de ces oiseaux dès la fin du mois de novembre, notamment sur le littoral dunkerquois. Quelques individus ont même été observés à proximité de la métropole lilloise durant la même époque alors qu’ils venaient de traverser l’Allemagne par milliers pour se réfugier plus à l’ouest, vraisemblablement par manque de nourriture en Europe centrale et orientale.

La dernière invasion importante de jaseurs boréaux en France remonte à l'hiver 2004-2005 et avant cela, durant la saison froide 1965-1966. Généralement, pas plus de cinq jaseurs viennent jusqu'en France chaque hiver ; rarement quelques dizaines.

 

Cliquez sur les photographies pour les agrandir

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

L’hiver dernier, aucun individu n’a été observé dans le nord de la France ; néanmoins, une petite dizaine le fut en Belgique, ainsi qu’aux Pays-Bas, mais seulement durant une courte période. Je désespérais donc de pouvoir rencontrer cet hiver ce fameux jaseur. Lorsque quelques ornithologues belges ont observé début février quelques individus – quatre femelles à la recherche de nourriture sur la commune de Uitkerke (entité de Blankenberge) sur la côte belge.

C’est à cet endroit que j’ai pu réaliser ces quelques images. Un autre jaseur a été aperçu également durant la même période dans la commune de Flostoy, non loin de Namur, dans les Ardennes.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

De la taille d’un étourneau, sa silhouette est trapue. Il arbore un plumage à l’aspect de soie, de couleur rose-saumon, et possède un bandeau noir sur la tête, ainsi qu’une bavette noire sur la gorge. Il porte une large huppe pointue de couleur ocre-roux qui peut se dresser à la verticale. Un fin sourcil noir se prolonge jusqu’à la nuque, lui cernant les yeux tel un masque.

Deux tâches blanches et une pointe rouge marquent les ailes. Sa courte queue noire se termine par une bande jaune. Le dessus est brun gris et le dessous gris rosé avec bas-ventre roux marron. Le jaseur a un régime frugivore, mais en saison de reproduction, il est insectivore et peut également se nourrir d’araignées. Les fruits n’étant pas très nourrissants, cet oiseau absorbe souvent son poids de baies en quelques heures seulement.

On estime qu’un seul oiseau, se nourrissant dans un arbuste de baies rouges, dévore entre 600 et 1 000 baies en une seule journée, c’est-à-dire plus de deux fois son propre poids !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Par le passé, les apparitions irrégulières des jaseurs ont souvent frappé l’imagination populaire. Ces oiseaux inconnus et bariolés étaient considérés comme messagers de malheurs, annonçant la guerre, la peste ou au mieux, les grands froids. Chez nos ancêtres, les petites tâches rouges semblables à des gouttes de sang sur les ailes de l’oiseau étaient signe de malheur. Et pour cause : deux invasions de jaseurs avaient précédé les deux guerres mondiales !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Le hibou des marais un hivernant fidèle à notre région

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Quant au hibou des marais, il est un hivernant régulier dans le nord, en baie de Somme – notamment au Hâble d’Ault – ainsi que dans les polders en Flandres (région de Uitkerke, sur la côte belge).

 

Mais c’est dans le sud du département du Nord que les hiboux des marais se retrouvent en plus grand nombre, se réunissant en deux dortoirs. Cet hiver, dix-sept individus ont été comptabilisés sur le site. Il faut préciser que ce biotope est particulièrement remarquable pour ces petits rapaces.

 

La nourriture y est également abondante : principalement des campagnols et des mulots dont ils raffolent et qui constituent leur principale source de nourriture.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

Cet oiseau aux yeux vifs, jaune clair cerclés de noir qui lui confèrent une expression farouche, notamment lorsqu’il scrute le sol depuis son perchoir en quête de proies, chasse de jour. Il évolue au-dessus du sol en guettant les petits rongeurs, utilisant sa vue et son ouïe performantes pour détecter ses proies.

Lorsqu'il ne chasse pas en vol, il se perche sur un poste de guet qui peut être une motte de terre, un piquet, plus rarement un arbre. Aussitôt la proie détectée, ce redoutable prédateur se laisse tomber et l’emprisonne dans ses serres acérées.

La proie est avalée entière, souvent tête la première, le rapace étant encore au sol. En vol, le hibou des marais rappelle un busard lorsqu'il patrouille à faible hauteur, faisant alterner de souples battements et des glissades planées sur ses ailes relevées en V.

Lorsqu’il se sent en danger il reste au sol et tente d'effrayer ses éventuels prédateurs en étendant les ailes, faisant se dresser ses aigrettes minuscules tout en gonflant son plumage afin de paraître plus gros. Cette attitude menaçante et spectaculaire est d’ailleurs propre à plusieurs oiseaux nichant à terre.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

A la fin de l’hiver, ils regagneront les toundras sibériennes et les plaines boisées du nord de la Scandinavie pour nicher.

La Rémiz Penduline hiverne aussi chez nous !

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

De taille légèrement inférieure à celle des mésanges, elle mesure environ 10 cm de long et pèse environ 10 gr. Son nom de penduline lui vient de son nid qu’elle pend aux branches flexibles des arbres au-dessus de l’eau. C’est un oiseau acrobatique et terriblement véloce qui n’hésite pas à se suspendre la tête en bas pour atteindre une branche ou attraper un insecte.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

La Rémiz a le bec noir en pointe conique acérée ; la tête des adultes est grise avec un bandeau noir, tel un masque sur les yeux. En raison de cette caractéristique, certains surnomment ce singulier passereau Zorro, ou encore le vengeur masqué.

Si la Rémiz ne niche pratiquement plus en France, il reste cependant quelques couples nicheurs dans l’est du pays. Néanmoins, il est fréquent d’observer de nombreux individus lors de la migration : ils utilisent essentiellement les saulaies et les roselières comme sites de nourrissage et de dortoir.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

En effet, la mésange Rémiz – c’est son autre nom – apprécie particulièrement, pour se nourrir, les massettes (roseaux-massues) qui produisent de grandes quantités de graines très goûtées par l’espèce. Ainsi, une roselière d’une surface bienséante de massettes et située sur un couloir de migration a de grandes chances d’être visitée par les petites mésanges masquées chaque année car tout est bon à prendre dans la massette, dont elle utilise aussi le duvet pour tisser l'oeuvre d'architecture remarquable qu'est son nid, en forme d’un gros cocon ou d’une bourse fermée composée de fibres diverses entortillées autour d’une enfourchure située à l’extrémité d’une branche. Il est construit par le mâle ; la femelle, quant à elle, s'emploie essentiellement à garnir l'intérieur de duvets.

La construction dure entre douze et vingt-cinq jours.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

La Rémiz penduline est essentiellement insectivore. L’été, la nourriture est composée d’araignées, d’insectes et de larves, capturées surtout aux extrémités des rameaux feuillus et dans la végétation touffue. En hiver, s’y ajoutent essentiellement de petites graines, souvent recueillies à faible hauteur sur les plantes et au pied des roseaux.

Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver
Le jaseur boréal, l’inattendu visiteur de l’hiver

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 11:12

 

 

PARADES FR 1

 

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 PH 28     

C’est en cette saison hivernale que les flamants roses revêtent leurs plus belles plumes pour se livrer à leur impressionnante et superbe parade nuptiale.

La couleur rose des ailes permet aux mâles de réussir leur parade sans laquelle ils ne pourraient se reproduire.

Si par carence en bêta-carotène ils restent blancs, ils disparaissent sans descendance. L'une des attitudes caractéristiques des flamants en parade est la coordination de leurs mouvements de tête qui se tournent vivement à gauche puis à droite dans un bel ensemble régulier, mâles et femelles se déplacent en cadence en effectuant notamment le salut des ailes – traduction mot à mot de l'expression anglaise wing salute – qui est un comportement classique durant la parade ; le flamant déploie soudainement ses ailes entièrement pendant un bref laps de temps de une ou deux secondes, puis succèdent des courbettes, des pseudo-lissages des plumes du dessous des ailes, ou du dos, avec le bec.

Avec un étirement vertical du cou, ils poussent de brefs grommèlements rauques.

Lorsqu'ils cessent de grogner, les flamants entament une série de gestes dits de confort qui, en temps normal, ont une fonction bien précise : étirement, assouplissement, soins du plumage. Lors des parades, ces gestes perdent leur vocation utilitaire et deviennent des rites destinés avant tout à détourner l'agressivité latente. La formation des couples s'opère avec discrétion au milieu de ces parades collectives et ne se remarque pas. On suppose qu'elle peut se produire lorsque les futurs partenaires donnent l'impression de se nourrir. Ceux-ci se tiennent alors côte à côte, le cou baissé, avançant au même rythme, s'interrompant parfois pour pousser quelques cris étouffés. Une fois le couple constitué, ils restent souvent ensemble mais continuent, dans un premier temps, à prendre part aux parades collectives. Ils finiront toutefois par s'écarter un peu du groupe et s'accoupleront. Actuellement, en Camargue, on observe les premiers accouplements ; ils seront de plus en plus fréquents à mesure que le printemps arrive. Les premières pontes auront lieu en avril sur l’étang du Fangassier, le seul site de reproduction du flamant rose en France.

Néanmoins en 2014, les Flamants roses n’ont pas niché sur le site du Fangassier car il n’y a pas eu assez d’eau et les îlots se sont ainsi retrouvés accessibles par la terre. Il a suffi d’un renard pour faire fuir la colonie. Ces conditions hydrologiques exceptionnelles ont donc poussé les flamants à choisir un autre site, celui des Salins d’Aigues-Mortes, où près de 10 000 flamants s’y sont installés et environ1 000 poussins sont nés en juin.

 

Les Flamants roses n’ont pourtant pas déserté le site du Fangassier. Ils s’y reproduisent tous les ans depuis l’acquisition des terrains par le Conservatoire du Littoral en 2008. Les Flamants roses présentent un fort attachement à ce site, unique lieu de reproduction en France depuis les années 1 970, il est donc fort probable qu’ils essaieront de s’y installer de nouveau cette année.

Des travaux d’aménagement d’un nouvel îlot sont menés dans le cadre d’un programme européen de restauration des salins et anciens salins de Méditerranée.

 

Avec une population d’environ 50 000 flamants roses l’été et près de 40 000 l’hiver sur la côte méditerranéenne française, le flamant rose de Camargue se porte bien. Dans les années 60, seulement 10 000 oiseaux en été et moins de 1000 en hiver séjournaient sur l’ensemble de ce littoral.

 

CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR

 

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Ombres Chinoises

 

 

Le soleil de janvier vient de se coucher sur la Camargue ; les grands échassiers aux ailes pourpres ressemblent à d’étranges silhouettes se détachant sur l’horizon telles des ombres chinoises.

 

 

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Ces photographies ont- pour la plupart- été prises au Parc Ornithologique de Pont de Gau 

(Saintes Maries de la Mer)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avis aux visiteurs de ce blog :
Pour des raisons techniques, j’ai été amené à opter pour la version PREMIUM de la plate-forme Over-blog qui héberge ce blog.
Le site Nature-ailes possède maintenant un nom de domaine comme vous l’avez peut-être remarqué.
Cela a eu pour conséquence fâcheuse de supprimer le très grand nombre de vos votes via Facebook, tous les compteurs ayant été remis à zéro. Heureusement, vos commentaires ont été conservés.
J’en suis le premier désolé... et merci pour vos nombreuses visites !
G.S.

 

 

 

 

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 10:37

 

REMIZ 2

 

De taille légèrement inférieure à celle des mésanges, la Rémiz Penduline mesure environ 10 cm de long et pèse environ 10 gr. Son nom de penduline lui vient de son nid qu’elle pend aux branches flexibles des arbres au-dessus de l’eau. C’est un oiseau acrobatique et terriblement véloce qui n’hésite pas à se suspendre la tête en bas pour atteindre une branche ou attraper un insecte.

 

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La Rémiz a le bec noir en pointe conique acérée ; la tête des adultes est grise avec un bandeau noir, tel un masque sur les yeux. En raison de cette caractéristique, certains surnomment ce singulier passereau Zorro, ou encore le vengeur masqué.

Le dos est brun-roux chaud. Les sus-caudales sont brun-gris liserés de jaunâtre, la gorge blanche. Les rectrices et les rémiges brun-gris foncé présentent une bordure blanchâtre. Le plumage de la femelle diffère en une teinte plus claire qui la rend plus discrète que le mâle.

Si la Rémiz ne niche pratiquement plus en France, il reste cependant quelques couples nicheurs dans l’est du pays. Néanmoins, il est fréquent d’observer de nombreux individus lors de la migration : ils utilisent essentiellement les saulaies et les roselières comme sites de nourrissage et de dortoir.

 

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En effet la mésange Rémiz – c’est son autre nom – apprécie particulièrement, pour se nourrir, les massettes (roseaux-massues) qui produisent de grandes quantités de graines très goûtées par l’espèce. Ainsi, une roselière d’une surface bienséante de massettes et située sur un couloir de migration a de grandes chances d’être visitée par les petites mésanges masquées chaque année car tout est bon à prendre dans la massette, dont elle utilise aussi le duvet pour tisser l'oeuvre d'architecture remarquable qu'est son nid, en forme d’un gros cocon ou d’une bourse fermée composée de fibres diverses entortillées autour d’une enfourchure située à l’extrémité d’une branche.

Il est construit par le mâle ; la femelle, quant à elle, s'emploie essentiellement à garnir l'intérieur de duvets. La construction dure entre douze et vingt-cinq jours.

 

 

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La ponte compte cinq à huit oeufs, en moyenne sept, rarement neuf à dix. L’incubation, assurée par la femelle seule, dure douze à quinze jours. La femelle nourrit généralement seule la nichée pendant une bonne dizaine de jours. Le mâle paraît ignorer complètement sa descendance dans la plupart des cas. Toutefois, certains mâles participent au nourrissage. Dès l’émancipation des jeunes, la femelle peut s'accoupler à nouveau et entamer une seconde nidification en juin ou en juillet.

La Rémiz penduline est essentiellement insectivore. L’été, la nourriture est composée d’araignées, d’insectes et de larves, capturées surtout aux extrémités des rameaux feuillus et dans la végétation touffue. En hiver, s’y ajoutent essentiellement de petites graines, souvent recueillies à faible hauteur sur les plantes et au pied des roseaux.

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 07:05

 

MARTIN 3

 

Bécassine 1 BIS
Bécassine des marais

 

Chevalier Gambette
Chevalier gambette

 

 

Je n’ai sûrement pas choisi la meilleure période pour me rendre à la réserve ornithologique du Teich ! Nous sommes en effet à la fin de la migration, l’époque des grands flux migratoires est déjà loin derrière nous et les hivernants ne sont pas encore arrivés – il faudra encore attendre plus d’un bon mois pour qu’ils s’y installent.

Qu’importe : je ne regrette nullement le déplacement ; le site à lui seul vaut le détour. Seuls quelques bécasseaux cocorlis (curlew sandpiper) s’attardent encore sur les reposoirs de la lagune Claude Quancard (ces oiseaux devraient être normalement en Mauritanie à cette époque !). Ont-ils décidé de rester dans le bassin d’Arcachon tout l'hiver ? L'hivernage de cette espèce en France est plutôt anecdotique mais l’hiver dernier, un individu à été observé sur la réserve en compagnie de troupes de bécasseaux variables. Les cocorlis que j’ai pu observer sont en phase de plumage hivernal, beaucoup moins chatoyant que celui qu'ils arborent au printemps et en été. A part ces bécasseaux, toujours beaucoup de spatules blanches qui assurent le spectacle au lever du jour, quelques centaines de courlis cendrés, de nombreux limicoles tels que les chevaliers gambettes, guignettes ou autres arlequins, de nombreux râles d’eau, ainsi que le très photogénique héron bihoreau.

Mais les vedettes incontestées du lieu sont actuellement le facétieux martin-pêcheur – près d’une vingtaine de flèches bleues cohabitent sur place – et la bécassine des marais, discrète demoiselle au long bec nettement mieux représentée après les pluies de ces derniers jours, le sol étant désormais suffisamment meuble en surface pour qu'elle puisse y enfoncer son long bec afin d'y détecter le moindre animalcule. Mais c'est surtout en bordure des plans d'eau, là où la vase est tendre, qu'elle sonde les yeux fermés en quête de la larve ou du ver, qu’il faut l’observer attentivement. Cet oiseau est en effet très mimétique : lorsqu’il se sent dérangé, il se fige et se fond ainsi parfaitement dans le paysage qui l’entoure.

Actuellement, pour les photographes habitués de la réserve et peut-être un peu blasés, rien que du très classique en somme. En ce qui me concerne, je ne suis pas déçu de mes observations et de ces quelques images réalisées dans de très bonnes conditions, dans ce cadre toujours merveilleux et par une douce lumière automnale. Que du bonheur… mais vivement le printemps quand même !

 

 

MARTIN 2

 

MARTIN 1

 

MARTIN 4

 

MARTIN 5

 

MARTIN 6

 

MARTIN 7

 

 

Le Martin-pêcheur

Ça n’a pas mordu, ce soir, mais je rapporte une rare émotion.

Comme je tenais ma perche de ligne tendue, un martin-pêcheur est venu s’y poser.

Nous n’avons pas d’oiseau plus éclatant.

Il semblait une grosse fleur bleue au bout d’une longue tige. La perche pliait sous le poids. Je ne respirais plus, tout fier d’être pris pour un arbre par un martin-pêcheur.

Et je suis sûr qu’il ne s’est pas envolé de peur, mais qu’il a cru qu’il ne faisait que passer d’une branche à une autre.

Jules Renard

 

 

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MARTIN 10

 

 

Le martin-pêcheur

Martin-pêcheur

N'a pas de coeur.

Et les poissons le savent bien

Dont il déjeune le matin,

Perché sur une branche en fleur.

Dieu sait cependant s'il est beau!

Rouge dessous, bleu sur le dos.

On a donc bien raison de dire:

Beauté sans bonté ne vaut rien.

Martin-pêcheur, oiseau vaurien,

C'est vous qu'il conviendrait, sans rire

De plonger dans la poêle à frire.

 

Maurice Carême

 

 

Spatules blanches au lever du soleil sur la lagune

 

 

SPATULES 1

 

SPATULES 2

 

 

Une position stratégique sur la route de la migration

 

Située sur les rives du bassin d’Arcachon, près de l’embouchure de l’Eyre et parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.

C’est ainsi que chaque année, au printemps et à l’automne, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale.

Cent-dix hectares de boisements, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon. Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux qui vont naturellement utiliser les lieux de manière permanente ou temporaire. Près de 320 espèces ou sous-espèces ont déjà été identifiées ici depuis 1972, dont 88 nichent ou ont niché sur place.

La tranquillité de la réserve et la diversité de ses biotopes expliquent la grande richesse ornithologique

du site.

De nombreux oiseaux nichent sur place : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoreaux gris, aigrettes garzettes et les milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.

Au printemps, de nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière et surtout la gorgebleue à miroir (une quinzaine de couples environ chaque année).

Les îlots de la lagune Quancard sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes.

 

 

Chevalier gambette internuptialChevalier gambette en plumage internuptial

 

Chevalier Gambette

 

GAMBETTE 3

 

 

Un parc qui plaît aux photographes

 

La réserve du Teich, ce sont six kilomètres d’un sentier en boucle. Une vingtaine de postes d’observation fermés, répartis environ tous les trois cents mètres, permettent aux photographes amateurs chevronnés ou professionnels de travailler sans aucun soucis avec de grosses focales (type 500, 600 voire 800 mm), les ouvertures étant suffisamment grandes. Ces observatoires sont installés aux endroits les plus favorables pour approcher les oiseaux dans les meilleures conditions possibles.

Quatre points de vue surélevés proposent une vision globale sur les différents paysages de la réserve ; ils représentent d’excellents postes pour l’observation des migrations actives.

 

 

RÂLE D'EAU

Râle d'eau

 

PLUVIER ARGENTEPluvier argenté

 

COURLIScourlis cendrés

 

BIHOREAUHéron bihoreau gris ( second été )

 

Chevalier Arlequin plumage internuptialChevalier arlequin ( plumage internuptial )

 

Chevalier arlequin 2Chevalier arlequin

 

Bécasseau cocorli (2)Bécasseau cocorli

 

BARGE 1Barge à queue noire

 

BARGE 2

 

BARGE 3

 

bécassine 2

Bécassine des marais

Bécassine 3

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 09:16

GUÊPIERS 26

 

GUÊPIERS 1 BIS

 

GUÊPIERS 2

 

 

Depuis le temps que je rêvais d’observer et surtout photographier ces merveilleux oiseaux que sont les guêpiers d’Europe, j’ai enfin eu cette chance, grâce à mon ami Bernard C. – qui m’a indiqué les coordonnées d’un spot en Midi-Pyrénées – de vivre des moments inoubliables, passant de longs moments à contempler et photographier ces oiseaux mythiques qui sont sans aucun doute les plus colorés de notre continent, semblables à un arc-en-ciel, alors que j’étais parfaitement affûté afin de ne pas occasionner de dérangements, surtout durant les accouplements pour les uns et la préparation de la nidification pour d’autres.

 

 

GUÊPIERS 3

 

GUÊPIERS 4

 

GUÊPIERS 5

 

 

Une symphonie de couleurs

 

 

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GUÊPIERS 7

 

GUÊPIERS 8

 

 

A peine plus gros qu’un merle, il est sans doute l’un des plus beaux oiseaux que l’on peut voir en Europe ou du moins l’un des plus somptueusement coloré. II a le dos brun-marron à jaune paille, le ventre bleu turquoise, la calotte brune, la gorge jaune, les ailes allient brun, bleu vert et bord de fuite noir. La queue est bleu électrique avec une pointe effilée. Un bandeau noir qui entoure l’oeil à l’iris rouge et le front blanc complètent cette incroyable palette des couleurs. Son bec noir est long et pointu, légèrement courbé vers le bas ; c’est un outil remarquable qui lui sert à la fois de pince pour chasser et de pioche pour creuser son terrier.

 

 

GUÊPIERS 9

 

GUÊPIERS 9 BIS

 

 

Migrateur, le guêpier arrive du sud de l'Afrique en avril / mai pour nicher et repart en août / septembre. Il a été pendant longtemps l'hôte exclusif du sud de l’Europe mais depuis quelques décennies, l'évolution climatique l'a progressivement incité à s'installer dans la vallée du Rhône, en Suisse, et dans la plupart des régions de France et même au nord de la Loire. Néanmoins, il se reproduit principalement dans le sud, y compris en Corse, où se trouvent les plus gros effectifs. Grégaire, ce dernier niche le plus souvent en colonies. Le couple est le plus souvent monogame et peut-être uni pour la vie. Le nid consiste en un tunnel creusé avec le bec par le couple dans le sol meuble d’une falaise de sable ou de terre meuble naturelles ou artificielle (sablières ou anciennes carrières). Cette galerie (ou terrier) peut atteindre deux mètres de long – en moyenne, un peu plus d’un mètre ; les trous, d’un diamètre de six à huit centimètres, sont généralement exposés au sud ou au sud-ouest.

 

 

GUÊPIERS 10

 

GUÊPIERS 11

 

GUÊPIERS 12

 

 

Il chasse à l’affût

 

Il peut repérer une proie jusqu’à une centaine de mètres, une fois après l’avoir saisie en vol, à partir d'un support d'où il a décollé (branche dénudée, racine sortant de la paroi ...), le guêpier revient sur son perchoir. Il assomme sa prise en la frappant quatre à cinq fois contre le dur du perchoir pour enlever le dard et la ramollir. Un seul guêpier peut consommer plus de deux-cent cinquante abeilles par jour ! Le vol est lui aussi typique : il alterne des battements d’ailes rapides avec de longs glissés, parfois très bas, un peu à la manière des hirondelles.

 

 

GUÊPIERS 13

 

GUÊPIERS 14

 

GUÊPIERS 15

 

GUÊPIERS 16

 

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GUÊPIERS 18

 

GUÊPIERS 19

 

 

Parades amoureuses et offrandes

 

 

GUÊPIERS 20

 

GUÊPIERS 21

 

GUËPIERS 22

 

 

Sur son perchoir, le mâle ou la femelle – il est très difficile de distinguer le sexe – appelle bruyamment son partenaire en l’accueillant en ouvrant une aile, voire les deux, en faisant vibrer la queue en éventail. Il gonfle également les plumes de sa gorge afin de mettre en évidence le noir de son collier. Mais le rituel prénuptial le plus significatif est l’offrande de la nourriture à la femelle. Si cette dernière l’accepte, l’accouplement peut avoir lieu simultanément, la femelle prenant alors une position de soumission incitant le mâle à la féconder.

 

 

GUÊPIERS 23

 

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Une seule ponte

 

A la ponte, six à sept oeufs blancs sont déposés par la femelle et seront incubés pendant un peu plus de vingt jours par les deux sexes. Une seule ponte est produite mais en cas d’échec, une ponte de remplacement est possible. Les jeunes sont nidicoles et sont nourris par les deux parents pendant trois semaines tout en apprenant à capturer eux-mêmes les proies. La famille restera réunie jusqu’à la migration. Le chasseur d’Afrique, tel qu’il est surnommé, se nourrit essentiellement d’hyménoptères,

 

 

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ZOOM

 

 

La Huppe Fasciée

 

 

LA HUPPE 1

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CASSE-NOISETTES

 

CASSE-NOISETTES

 

 

LE PIC-VERT

 

 

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 07:09

 

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Située sur les rives du bassin d’Arcachon, près de l’embouchure de l’Eyre et parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.

C’est ainsi que chaque année, au printemps et à l’automne, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale. Cent-dix hectares de boisements, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon.

Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux qui vont naturellement utiliser les lieux de manière permanente ou temporaire. Près de trois cent-vingt espèces ou sous-espèces ont déjà été identifiées ici depuis 1972, dont quatre-vingt huit nichent ou ont niché sur place. La tranquillité de la réserve et la diversité de ses biotopes expliquent la grande richesse ornithologique du site.

De nombreux oiseaux nichent sur place : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoraux gris, aigrettes garzettes et les milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.

Au printemps, de nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière et surtout la gorgebleue à miroir (une quinzaine de couples environ chaque année).

 

 

Echasses et Limicoles

 

 

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Les îlots de la lagune Quancard sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes. Malheureusement, la nature est cruelle : au tout début du mois de mai, la lagune dite Avocette où s'étaient concentrées toutes les échasses et avocettes nicheuses de la réserve, a été visitée par un blaireau très malin qui a su se jouer de la clôture... Le dérangement généré par la présence du prédateur en a attiré d'autres : milan noir et goélands sont aussi venus se servir... Résultat : seize à dix-huit pontes d'échasses détruites, deux d'avocettes et de petits gravelots, et une perturbation dont la plupart des oiseaux nicheurs ont eu du mal à se remettre... Bien entendu, les secteurs les plus fragiles de la clôture ont été sécurisés par les techniciens de la réserve et les échasses ont remis le couvert avec beaucoup d'obstination. Pour les naissances d’avocettes, l'année semble compromise.

 

 

Petits Gravelots

 

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Bergeronnettes printanières

 

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Accouplement de Milan noirs

 

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C’est la première fois que je visitais cette réserve et j’avoue y avoir passé de bons moments et fait de belles observations et rencontres, même si la moisson d’images ne fut pas tout à fait à la hauteur de mes espérances car durant cette période (début juin), il n’y avait que très peu d’activités.

La réserve du Teich, c’est six kilomètres d’un sentier en boucle. Une vingtaine de postes d’observation fermés, répartis environ tous les trois cent mètres, permettent aux photographes amateurs chevronnés ou professionnels de travailler sans aucun soucis avec de grosses focales (type 500, 600 voire 800mm) les ouvertures étant suffisamment grandes. Ces observatoires sont installés aux endroits les plus favorables pour approcher les oiseaux dans les meilleures conditions possibles.

Quatre points de vue surélevés proposent une vision globale sur les différents paysages de la réserve ; ils représentent d’excellents postes pour l’observation des migrations actives.

C’est décidé : je reviendrai au Teich en septembre ou au début du mois d’octobre.

 

 

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Pluvier argenté en plumage nuptial

 

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Courlis cendrés

 

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Chevalier gambette

 

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Hypolaïs Polyglotte

 

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Chardonneret élégant

 

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L’écrevisse, un mets de choix pour la spatule

 

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Serin Cini

 

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Face à face : Tortues Cistude d’Europe

 

 

Hirondelles de fenêtre au travail

 

 

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Elle est facile à reconnaître. Elle se distingue par une gorge blanche, comme le ventre, un dessus bleu métallique foncé, une queue en V à peine marqué. Plus urbaine et sociale que sa cousine rustique, elle n'hésite pas à se regrouper en colonie.

Elle niche généralement à l'extérieur des bâtiments, sous les gouttières et les avants toits. D'ailleurs l'une des difficultés majeures rencontrées par les couples installés dans les villes est de se procurer la boue nécessaire pour la construction du nid. Sur cette série de photographies nous les voyons recueillir de la boue humide au bord d'une flaque. Cela peut se faire également au bord d'une rivière ou d'un champ labouré. Cette matière première, malaxée et imprégnée d'une salive qui la cimente, est apportée sous forme de boulettes et fixée au support choisi. Des fétus de paille, des crins, des radicelles et à l'occasion des plumes de poules sont ainsi mêlés au mortier afin de lui donner plus de solidité

Les nids des Hirondelles de Fenêtre ne s’ouvrent que par un trou de vol de deux centimètres de diamètre, juste suffisant pour le passage de l'oiseau. Cette entrée est placée au bord supérieur, contre le plafond. Dans les colonies nombreuses, on en voit des quantités accolés par rangées les uns aux autres, ou même soutenus uniquement par les nids contigus.

Lorsque le temps est beau et que la sécheresse n'est pas trop grande, huit jours suffisent pour achever cet ouvrage. Les hirondelles cherchent en priorité à conforter un nid existant, d'où une concurrence en début de nidification pour récupérer les meilleurs. Les moineaux cherchent à s'approprier le nid des hirondelles, soit avant le retour de celles-ci, soit en expulsant leurs occupants.

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:05

 

GORGEBLEUE

 

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Quel magnifique oiseau que cette gorgebleue que j’ai rencontrée cette semaine en baie de Somme, non loin de Saint-Valéry, lors de mes balades de roselières en phraghmitaies, toujours à la recherche de l’oiseau rare...

Ce splendide passereau élancé, aux pattes longues et fines, ressemble au rouge-gorge de par sa morphologie et également par son comportement. La gorgebleue à miroir mâle tient son nom de la bavette bleu clair et scintillante sous le soleil qui orne son plastron.

Au milieu de cette bavette se trouve une tâche blanche ou rousse plus ou moins prononcée appelée miroir qui est bordée de trois bandes successives, noir, blanc et roux, en travers de la poitrine.

En automne, le bleu et le rouge de la gorge sont masqués par les bordures pâles des plumes.

En plumage hivernal, le bleu est réduit à une mince bande pectorale. En tous plumages, elle est caractérisée aussi par un net sourcil blanc et une zone rousse à la base de la queue, sur les côtés - souvent visible en vol, ou lorsque l'oiseau posé dresse et agite la queue.

Le chant de la gorgebleue est riche et varié, changeant en fonction de son humeur car elle est capable d’imiter le chant d’une multitude d’autres passériformes. Actuellement en période nuptiale, le mâle chante souvent tout en effectuant de courts vols de parade. Il déploie sa queue en éventail pour mettre en valeur ses jolies plumes rousses.

Cet oiseau principalement insectivore est présent en France, notamment dans notre région de fin mars à septembre où il niche principalement dans les zones humides.

Néanmoins, au printemps 2011, un couple de gorgebleues a niché dans un champ de colza dans la région de Lestrem dans le Pas-de-Calais, démontrant clairement que les cultures de colza peuvent servir d’habitat secondaire pour ces passereaux.

Il hiverne principalement depuis le nord-est de l’Afrique jusqu’à l’ouest de l’Inde, et en Afrique sub-saharienne, depuis la Gambie jusqu’en Ethiopie et en Arabie saoudite mais également sur le littoral portugais et au sud de l’Espagne.

 


 

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Ambiance dans la roselière….

Bruant des roseaux –femelle en plumage nuptial-

bruant jaune , linottes mélodieuses ,phragmite des joncs 

et panures à moustaches

 

 

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      Phragmite des joncs

 

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Panures à moustaches ( mâle et femelle )

 

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... Le lapin de Garenne, un familier de la baie, surpris au petit matin...

 

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 17:40

 

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C’est un spectacle aussi étonnant qu’amusant que peut offrir la panure à moustache lorsque cet oiseau surprenant d’aspect exotique daigne bien se montrer… car il se veut discret, le bougre !

Discret mais aussi terriblement remuant lorsqu’il évolue dans la roselière en grimpant avec une incroyable adresse le long des hampes de roseaux où il se laisse ensuite volontiers glisser avec agilité et élégance vers le sol pour réapparaître presque aussitôt au sommet d’une autre tige à l’autre bout de la phragmitaie afin de se nourrir de graines de roseaux.

 

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La panure à moustaches, également appelée mésange à moustaches, est facilement identifiable, surtout le mâle grâce à la moustache noire très visible qu’il arbore. C’est un très bel oiseau de la taille d’une mésange charbonnière, bien que plus corpulent, avec la tête grise tirant vers le blanc en descendant vers le poitrail. Le reste du corps est brun cannelle avec des barres noires et blanches sur les ailes. Seul le mâle dispose de moustaches. La tête de la femelle est cannelle, et non grise ; le plumage est plus uniformément roux jaunâtre. La couleur de l’iris évolue avec l’âge, du gris au rouge cuivré.

Les ailes de la panure à moustaches sont marron-rougeâtre avec des marques noires et blanches, sa queue est presque aussi longue que celle de la mésange à longue queue, les pattes sont noires.

Quant au vol, il est peu assuré, avec des battements d’ailes virevoltants.

L’espèce est strictement inféodée aux larges roselières touffues et inondées où elle mène une vie discrète et très cachée.

 

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Après une brève parade nuptiale courant mars, les couples s’établissent sur un site de nidification et bâtissent leur nid généralement à environ vingt centimètres au-dessus du niveau de l’eau, dans les enchevêtrements de vieilles tiges de roseaux ou des touffes de laîches. La femelle y pond généralement entre cinq et six oeufs vers fin mars et début mai. L’incubation des oeufs dure entre douze et quatorze jours, et est assurée par les deux parents. Seule la femelle couve ; le rôle du mâle est le ravitaillement de sa compagne. Après l’éclosion, les jeunes sont nourris au nid pendant dix à quatorze jours, puis volètent à proximité. Ils sont encore nourris pendant une dizaine de jours après leur départ du nid. Les jeunes ne s’éloignent pas de leurs parents, ils restent à proximité pour former des bandes familiales en automne et en hiver. Les parents effectuent une deuxième nichée durant le mois de juin sur le même site que lors de la première couvée.

 

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La panure à moustaches a un régime alimentaire mixte, insectivore au printemps et en été – elle consomme également un grand nombre de larves et de chenilles qui représentent la nourriture privilégiée apportée au nid. Les insectes sont capturés sur la végétation émergente et en surface de l’eau. Des proies sont aussi capturées sous la surface, mais à très faible profondeur.

Les araignées, les insectes, leurs oeufs et larves sont capturés sur les tiges, souvent dans la partie inférieure.

Elle est principalement granivore en automne et en hiver, s’alimentant alors de semences de roseaux. Ce changement de régime alimentaire s’accompagne d’un changement radical de la structure du tractus digestif qui se produit en septembre et en février. Le jabot de la mésange à moustaches est d'ailleurs musclé comme celui des autres oiseaux granivores.

 

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Madame Panure ( sans moustaches )

 

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La destruction et la dégradation de son habitat exclusif, les marais à roselière, mais également la fauche répétée des roseaux, constituent les principales menaces pour l’espèce. Les aménagements portuaires et industriels, l’urbanisation, ainsi qu’une gestion hydraulique défavorable menacent encore les principales zones humides dont dépend la panure, d’où la nécessité de mesures de protection et de gestion des milieux.

 

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ZOMM

 

 

HARFANG DES NEIGES : du Grand Nord au Nord … de la France

 

 

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L’arrivée massive d’harfangs des neiges durant l’automne dernier dans le nord-est de l’Amérique du Nord, en particulier le long des côtes de Terre-Neuve ainsi que sur Saint-Pierre et Miquelon est vraisemblablement le résultat d’une conjonction de deux facteurs : une bonne reproduction de l’espèce favorisée par l’abondance de sa proie principale : le lemming des neiges. Lorsque la population de ce micromammifère est très élevée, les harfangs peuvent pondre jusqu’à douze oeufs. Mais la taille de ponte peut se réduire à trois à cinq oeufs si les lemmings sont moins nombreux et une population très basse du rongeur empêchera toute reproduction de ce rapace. A la fin de l’automne, une pénurie de lemmings a incité principalement les jeunes individus à migrer plus au sud, profitant d’une météo particulièrement clémente pour rechercher plus au sud, de nouvelles proies le long des côtes ainsi qu’en mer.

 

 

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Si notre pays n’a pas connu une pluie d’harfangs, néanmoins plusieurs individus ont été repérés sur notre territoire ainsi que sur la côte belge.

Tout a commencé le 19 décembre 2013 où le magnifique hibou blanc fut observé pour la première fois du côté de Sangatte (Pas-de-Calais).

Quelques jours plus tard, il est aperçu à Zeebrugge en Belgique. C’est une femelle.

Elle restera plusieurs jours sur place, faisant le bonheur des ornithologues et des photographes animaliers. En revanche, on ne sait pas comment l'oiseau est arrivé là. Des observateurs sur place pensent qu’il a peut-être voyagé sur un navire. Des passagers d’un bateau ont mentionné la présence d’une chouette harfang sur un porte-container venant du Canada, mais ce n’est qu’une hypothèse.

Après son escapade sur le port de Zeebrugge, elle a été vue dans un champ à la tombée du jour, dans la région de Gand, toujours en Belgique. Une autre femelle a été vue le 12 janvier sur l'île de Ré et observée quasi-quotidiennement depuis. La présence de cet individu est une première en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes. La semaine dernière, elle se trouvait encore sur place entre La Couarde et Loix-en-Ré, ainsi que dans les marais de la Percotte.

 

 

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Le Nord de la France a également eu le privilège de recevoir ce merveilleux visiteur venu du cercle polaire ; c’est également une femelle qui pourrait être âgée de deux ans, mais rien à voir avec celle repérée à Zeebrugge en décembre. Celle-ci a été observée dans les Weppes – à quelques kilomètres de Lille – une première fois en janvier … puis plus rien, jusque il y a une dizaine de jours où elle réapparue toujours dans les Weppes, à Le Maisnil plus précisément, pour le plus grand bonheur des ornithologues et amoureux de la nature. Selon eux, « cela témoigne de la richesse des Weppes, de sa grande biodiversité due au paysage bocager toujours préservé jusqu’à maintenant ». C’est vrai que ce biotope, avec les petits bois, les prés, les bosquets, est vraiment une zone intéressante. 

 

CROP HARFANG

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 Les yeux du harfang des neiges, jaunes, sont disproportionnés par rapport à la taille de la tête. Ils sont fixes, ce qui oblige l'oiseau à effectuer de fréquentes rotations de tête pour surveiller les environs. Il peut tourner la tête jusqu'à 270 degrés. L'harfang des neiges possède une excellente vue et sa vision binoculaire lui permet de juger les distances avec précision.

 

 

Un hiver en Nord pour le hibou des marais

 

 

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Buse variable dans les polders en Flandres

 

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Majestueuses envolées au Marquenterre pendant les grandes marées hivernales en baie de Somme

 

 

 

Grandes marées 1

 

Grandes marées 2

 

Grandes marées 3

 

Grandes marées 4

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 05:38

 

 

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Il est encore tôt en ce matin d’octobre. Après avoir traversé le paisible et encore endormi village de Rougon, blotti contre son impressionnant piton rocheux, je m’engage sur un sentier caillouteux qui serpente vers les crêtes, juste après la dernière demeure du bourg aux allures médiévales et à l’authentique charme provençal.

La lumière un peu crue du soleil levant a malheureusement déjà remplacé les premières belles lueurs rougeâtres de l’aube, lorsque j’arrive enfin sur le plateau qui surplombe les gorges. La végétation est ici encore très méditerranéenne, bien que les premières influences alpines se fassent sentir. Le spectacle est à couper le souffle et mieux vaut ne pas avoir le vertige.

Sur un rocher face au village, une trentaine de vautours fauves scrutent l’horizon. La scène est presque surréaliste ! Ils attendent ainsi que le réchauffement de l’atmosphère crée des ascendances thermiques afin qu’ils puissent s’élever dans les airs sans effort. Plus tard dans la matinée, ils partiront alors à la recherche de nourriture par petits groupes.

Ces grands voiliers du ciel, se laisseront planer la plus grande partie de la journée et surtout en début de soirée en esquissant de grands cercles au-dessus des gorges. Parfois ils disparaissent de longs moments, puis ils reviennent. Le moment est à la rêverie, à l’apaisement.

Leur vol silencieux sera seulement troublé par le sifflement de l’air qui glisse dans leurs ailes…

 

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Le retour du géant des airs

 

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Ce magnifique géant des airs qu’est le vautour, dont l’envergure peut atteindre 2,65m et peser jusqu’à 7 à 8 kg, avait disparu des gorges du Verdon et des Alpes. Les causes de cette disparition au cours du début du XXe siècle sont multiples, en premiers lieux le déclin des coutumes pastorales, l’empoisonnement des cadavres d'animaux à la strychnine afin de se débarrasser des grands carnivores comme le loup et l’ours dont ce rapace se nourrit. Il fut aussi la cible de tirs intempestifs, ou victime de préjugés liés à sa mauvaise réputation. Grâce au lancement d'un programme de réintroduction ayant conduit aux premiers lâchers en 1999, il a fait son retour au sein de l’écosystème montagnard encore bien préservé. Le vautour fauve est la plus commune des trois espèces observables en France, avec le vautour moine et le vautour percnoptère.

 

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A Rougon - Alpes de Haute-Provence - où ces images ont été prises, il est possible d’apercevoir dans le ciel ou sur les falaises des gorges des vautours fauves introduits dans le Verdon durant la période 1999-2004. Cette colonie se reproduit naturellement depuis 2002, et 222 juvéniles se sont envolés des falaises du grand canyon. En 2013, elle compte 300 individus, une centaine de couples et son domaine vital s'étend sur 600 000 hectares.

On observe également avec bonheur des vautours moines réimplantés à partir de 2005 dont la première nidification a eu lieu cette année. Un poussin est né en avril, ce qui représente un événement historique pour la région, la dernière reproduction avérée datant de 157 ans ! Des vautours percnoptères nichent sur le site depuis 2007. Après la première reproduction réussie en 2011, le couple a de nouveau niché cette année.

 

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Un équarrisseur naturel

 

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Le maintien sur le site de cette importante population de vautours fauves repose sur un partenariat gagnant-gagnant établi depuis entre les éleveurs de la région et ces magnifiques rapaces si longtemps persécutés par les hommes, bien souvent par ignorance ou croyances ancestrales.

En effet, lorsqu'un animal meurt dans un élevage, l'éleveur est évidemment tenu de faire appel à un service d'équarrissage qui emporte et traite les carcasses. Ce service permet notamment d'éviter que les cadavres ne séjournent dans les pâturages, favorisant de ce fait la propagation de maladies. Les éleveurs sont bien entendu redevables d'une taxe d'équarrissage.

Dans le Verdon, ce sont les vautours, véritables éboueurs des alpages, qui assurent ce service. En effet, les bénévoles de la ligue pour la protection des oiseaux récupèrent de façon régulière les carcasses dans les exploitations et alimentent un charnier sur lequel les vautours se nourrissent. Depuis 1999, ce système a permis d’éliminer naturellement plus de 250 tonnes de cadavres d’ovins et de caprins.

 

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Il faut reconnaître à ce rapace nécrophage écologiste un rôle crucial en tant qu'éboueur de la nature, doté de facultés digestives lui permettant d'éliminer les bactéries et les virus, préservant ainsi les nappes phréatiques des sources de pollution diverses, particulièrement dans les massifs calcaires et perméables. Le vautour fauve ne se contente pas de s’alimenter sur l’aire de nourrissage ou sur les placettes mises en service depuis peu par des éleveurs (il peut aussi très bien jeûner quelques jours) ; il parcourt en effet des distances importantes à la recherche de cadavres d’animaux sauvages en parcourant plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres par jour, en utilisant les courants ascendants afin de s’économiser. Mais les déplacements journaliers de la colonie se situent dans un rayon de trente kilomètres autour de Rougon. Dans le Verdon, la faune est très riche.

Cela suppose donc une nourriture potentielle importante pour les vautours. On trouve de belles populations de gibiers sauvages comme le chevreuil, le cerf, de plus en plus nombreux, en provenance des Alpes-Maritimes toutes proches, le sanglier, ainsi que le chamois. Toutefois, un soir de l'été 2012, 163 oiseaux ont été dénombrés sur une falaise du massif du Mounier, près de Beuil, dans le Mercantour. La plupart de ces visiteurs arrivaient du Verdon, distant d'environ 60 km, quelques autres venaient de la Drôme, des Cévennes et... d'Espagne. Cela n'aurait rien d’extraordinaire : dernièrement, des vautours bagués en Espagne ont été observés dans le département... des Ardennes !

 

LE VAUTOUR FAUVE

 

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Le vautour fauve se distingue par son long cou recouvert d’un fin duvet, sa collerette blanche, et son plumage fauve. Son bec recourbé et ses serres nous disent que c’est un rapace.

C’est l’un des plus grands rapaces d’Europe. Malgré sa taille, il est incapable de capturer une proie vivante. Il peut planer des heures entières sans s'arrêter ; par contre, à cause de son poids, il est incapable de pratiquer un vol battu sur de longues distances.

Il se laisse planer par les masses d’air en mouvement pour s’élever en spirale et sans effort à plusieurs centaines de mètres au-dessus du relief, parcourant ainsi de grandes distances. Il profite ainsi des ascendances thermiques produites par le réchauffement solaire du sol et des falaises. Il profite également des courants des pentes, c'est-à-dire les courants qui se forment lorsque le vent bute contre les falaises. C'est pour cette raison que le vautour attend les heures les plus chaudes de la journée pour s'élancer, à moins que le vent ne lui permette de voler plus tôt. Dans ce cas, il peut s'envoler dès l'aube.

 

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Ces oiseaux nichent uniquement en falaise. Ce sont des rapaces rupestres qui utilisent aussi cet habitat pour le repos diurne et nocturne. Grégaires, ils vivent en groupe au sein d'une colonie.

Ce mode de vie leur facilite la recherche de nourriture lors des déplacements. Leur vue est très perçante : des études ont prouvé qu’ils peuvent apercevoir un objet de trente centimètres, à plus de trois kilomètres de distance ! Lorsque l’un d’eux repère une carcasse, il s’en approche, indiquant par là-même aux autres vautours la présence de nourriture. Ainsi, en quelques minutes, la colonie complète est prête à commencer la curée. Après leur passage, seuls resteront les os et la peau.

Les couples sont souvent unis pour la vie. Les vols nuptiaux sont effectués à proximité des sites de reproduction et des dortoirs. Ce rapace se reproduit pour la première fois à l’âge de quatre ou cinq ans. Le couple vole le long des parois rocheuses, l’un des partenaires légèrement au-dessus de l’autre. Les accouplements ont lieu sur le nid ou à proximité de celui-ci, dès le mois de décembre. Il niche très tôt : l’unique oeuf est pondu entre la fin décembre et la mi-mars. Le nid est construit d’un amas sommaire de branches, deux à trois semaines avant la ponte. Les deux adultes participent à la construction de celui-ci, à l’incubation et à l’élevage du jeune. L’incubation dure environ 54 jours. Le poussin, qui pèse 170 à 210 g à sa naissance est nourri par régurgitation. Le séjour du jeune au nid est d'environ 120 jours. Après l’envol, il reste encore plusieurs semaines avec ses parents dont il est dépendant pour l’alimentation.

 

 

… Des lumières et des couleurs automnales … dignes d’un été indien.

 

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Vue et image panoramique des gorges prise du Point Sublime.

Ce point de vue se trouve sur la rive droite, en dessous du village de Rougon.

 

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Pour suivre l'actualité sur les vautours, consultez le site de la L.P.O. VERDON  en cliquant ICI

 

LPO VERDON

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 12:13

 

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Hibou Grand-duc ou Grand-duc d’Europe ( femelle )

 

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Chouettes hulottes ou chats huants

 

 

L’unique hôpital de la faune sauvage de la région Nord - Pas-de-Calais – plus exactement : un centre de soins* pour animaux sauvages blessés – se situe à Inxent, charmant village de la vallée de la Course, non loin de Montreuil-sur-mer et d’Etaples, dans le Pas-de-Calais.

Ce centre de soins, installé dans une ancienne scierie depuis l’année 2012, est géré par l’association OISO (Observation, initiation, soins aux oiseaux) créée en 2006 suite à la fermeture du centre régional de soins pour animaux sauvages de Villeneuve d’Ascq, près de Lille.

L’association présidée par le docteur vétérinaire Jacques Bonvoisin, maintenant à la retraite, travaille en étroite collaboration avec les LPA de Lille, Calais et Roubaix, l’O.N.F. ainsi que la LPO du Nord et celle du Pas-de-Calais, également avec l’association Eden 62 et les équipes du Parc naturel régional des caps et marais d’Opale.

Depuis la création de ce centre plus de 1500 oiseaux – du plus petit passereau au rapace à l’envergure impressionnante – ainsi que de petits mammifères – écureuils, hérissons – sont passés par Inxent et la plupart, guéris, ont pu regagner leur milieu naturel. M. Bonvoisin est actuellement aidé dans sa tâche par une soigneuse animalière et deux jeunes femmes en service civique.

* 41 centres de soins en France mais seulement 7 dans le quart nord, soit un déficit notoire… alors que notre région compte 120 km de façade maritime. Ces départements sont sous-équipés en matière de centre de soins et consacrent peu de budget à la protection et aux soins dus à la faune sauvage.

 

 

Un bloc opératoire

 

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Les soins et gestes vétérinaires sont exécutés dans le bloc opératoire du centre, usant ainsi d’un personnel adapté et de la qualité du matériel – actes de radiographie, usage de produits à détention réglementée, salle d’opération… Le taux de survie et de guérison est directement lié à la précocité de la prise en charge et de la mise en oeuvre des soins. L’objectif du centre est de garantir à l’animal un retour à la vie sauvage dans les meilleures conditions sans lui infliger de souffrances inutiles.

Suite aux opérations chirurgicales, l’oiseau fait l’objet de soins intensifs et spécifiques tels que traitements anti-inflammatoires ou antibiotiques, pansements réguliers, gavages ou actes de kinésithérapie. La rééducation s’achève ensuite dans des volières adaptées aux exigences de l’animal.

Le suivi et l’alimentation des oiseaux pendant cette phase sont très techniques.

Sous la conduite du muséum d’histoire naturelle de Paris, des recherches sont pratiquées sur des prélèvements de sang des oiseaux afin de faire progresser la connaissance des parasitoses de la faune sauvage.

Constatant que rien n’était fait dans ce sens, l’association a entrepris d’inventorier les parasites externes et internes hébergés par nos pensionnaires depuis le 1er janvier 2013.

La convalescence de l’animal dure, suivant la gravité de ses blessures et ses capacités de récupération, de un à trois mois. L’animal est ensuite bagué, enregistré et relâché.

« Nous avons constitué un important réseau bénévole d'une trentaine de cabinets vétérinaires de la région qui nous envoient des animaux mal en point, précise M. Bonvoisin.

La plupart ont eu un accident avec une voiture ou ont été blessés par un chasseur, voire un chien ou un chat. Les animaux qui sont amenés tout de suite sont la plupart du temps sauvés. Ceux découverts deux ou trois jours après leur accident, et qui nous parviennent épuisés et amaigris ont moins de chances de survie. Nous ne nous acharnons alors pas et nous les euthanasions. Car nous ne sommes pas un hospice et nous relâchons les animaux une fois rétablis ». Cependant, rarement certains animaux soignés (dits imprégnés) ne peuvent être relâchés dans la nature car inadaptés à notre climat et à notre environnement. Il s’agit notamment d’oiseaux achetés dans des animaleries, souvent en Belgique, et provenant d’autres continents. Lorsqu’ils sont guéris, Ils sont alors confiés à des zoos, comme ce magnifique pélican blanc qui amuse maintenant les enfants fréquentant le zoo de Lille.

 

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Camille examine au microscope et capte une image numérique d’un échantillon prélevé dans le bec d’un goéland malade qui vient d’arriver au centre.

 

 

650 m2 de volières !

 

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Le centre se transforme peu à peu : onze volières, qui représentent une surface de plus de 650 m2, sont opérationnelles et d’ailleurs très bien adaptées pour le confort des volatiles. L’une des volières sera dans le futur équipée d’un système vidéo permettant d'observer les animaux en continu sans les déranger, lequel représentera un magnifique outil pour l’association qui veut également développer un travail pédagogique de sensibilisation aux animaux, et plus particulièrement à la faune sauvage, vers le grand public et surtout les enfants des communes voisines.

 

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Busard des roseaux

 

Dans quelques jours commenceront dans le hangar principal situé à l’entrée les gros travaux de l’agrandissement du centre. Des bureaux administratifs, une salle d'exposition pouvant recevoir des groupes scolaires ou autres, une infirmerie, des sanitaires accessibles aux personnes à mobilité réduite seront construits. L’esthétique ne sera pas négligée, un affreux pylône en béton trônant devant l’entrée du centre, devenu obsolète car ne distribuant plus d’électricité depuis belle lurette, sera bientôt recyclé en plate-forme capable d’héberger un nid de cigognes ! Cet équipement est déjà en cours de réalisation en Charente et c’est une équipe d’ERDF qui se chargera de son installation.

L’idée n’est pas si saugrenue. Depuis trois saisons, à quelques kilomètres d’ici, en bordure de la baie d’Authie, sur le territoire de la commune de Groffliers, de jeunes cigogneaux nés sur place sont bagués par l’association EDEN 62 qui gère le site.

Cependant, il faudra peut-être attendre une ou deux saisons avant que ces fameux échassiers s’y installent et, pourquoi pas, nidifient sur place. Cette plate-forme sera sans nul doute une sacrée enseigne pour OISO… qui se verra de loin ! De quoi donner à Inxent un petit cachet alsacien !

 

 

Que faire si vous trouvez un oiseau blessé ?

 

Attrapez-le très délicatement en le recouvrant avec précaution d’un linge afin de ne pas l’effrayer. Déposez-le dans un carton, et entreposez-le dans un endroit calme et peu éclairé. Ne lui donnez ni à

boire ni à manger. S’il semble avoir froid, déposez dans le carton une bouteille d’eau tiède entourée par un linge. Si vous découvrez un oiseau pris dans les barbelés, n’essayez pas de le dégager, vous aggraveriez ses blessures et son stress ; coupez alors le barbelé au plus court.

Il ne faut surtout pas garder l’animal chez soi mais contacter rapidement le centre de soin (06 99 36 18 01 si vous résidez dans le Nord - Pas-de-Calais ; sinon, contactez l’antenne de la LPO la plus proche).

 

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Faucon hobereau

 

A titre d’exemple, dernièrement, l'association a été contactée par un agriculteur de Havrincourt (62) qui avait découvert, lors de la moisson de son champ d'escourgeons, un nid de busards Saint-Martin avec quatre jeunes pratiquement volants. Malheureusement, cet agriculteur, n'ayant pas connaissance de la démarche à suivre dans ce genre de situation, a prélevé les jeunes du nid et les a gardés plusieurs jours chez lui avant d’appeler OISO. Cette petite erreur peut être dommageable car les jeunes actuellement dans les volières du centre auront de grandes difficultés lorsqu’ils auront recouvré la liberté : ils risquent en effet de mal maîtriser les techniques de chasse que leurs parents auraient pu leur transmettre et leurs chances de survie sont donc amoindries. Relâchés au taquet, ces busards ont retrouvé le milieu naturel cette semaine. On les voit parfois survoler le bois situé derrière le centre à très haute altitude ; tout semble heureusement bien se passer pour eux car ils ne reviennent plus à la volière pour s’y nourrir

 

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Cette chouette chevêche ou chevêche d’Athéna* que Coralie tient presque entièrement dans la main est à peine plus grande qu’un merle ! A cause de sa petite taille , ses prédateurs sont nombreux. Les principaux sont la fouine, les chiens, les chats, le loir, l'écureuil, le rat surmulot, l'autour des palombes, l'épervier, le faucon pèlerin et la chouette effraie. Les routes en milieu rural constituent un danger pour la chevêche qui fréquente les bas cotés pour y chasser insectes, vers de terre et petits mammifères. En effet, la technique de chasse de cet oiseau qui consiste à voler bas ou posée sur le sol est une source d'accident.

* Elle doit son nom à la déesse grecque Athéna, dont elle est l'animal symbolique. Dans la Grèce antique, la Chevêche d'Athéna, attribut d'Athéna, symbole de la connaissance – la sagesse mais aussi la science – devint celui de la ville d'Athènes. On retrouve ainsi la chevêche accompagnée d'un rameau d'olivier sur les drachmes. On retrouve encore aujourd'hui la chevêche sur les pièces grecques de 1 euro.

 

Comment aider OISO ?

 

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Nourrissage d’un jeune martinet

 

Il est possible de devenir adhérent de l’association, ou tout simplement de faire un don d’un montant de votre choix, ce qui servira pour l’achat de nourriture, de médicaments et du matériel de soins.

Les dons de matériels sont également les bienvenus. Il peut s’agir de matériel durable que vous n’utilisez plus : grandes cages, congélateurs, boîtes de transport, bassins en plastique, récipients, gamelles, serviettes éponge, linges. Récemment, le directeur d’une maternité privée à fait don d’une dizaine de couveuses en parfait état de fonctionnement mais remplacées par du matériel plus moderne. Ces couveuses seront installées dès que la salle vouée à l’infirmerie sera livrée. Elles seront très utiles en cas d’hiver rigoureux afin de réchauffer les oiseaux en hypothermie majeure.

Par ailleurs, un appel au bénévolat est régulièrement lancé pour la participation à des chantiers participatifs ciblés sur l’entretien ou la réfection des volières. Les personnes intéressées peuvent faire acte de candidature par mail (contact@association-oiso.fr), elles seront informées personnellement lors de la mise en place de ces chantiers.

 

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Chouettes effraies ou effraies des clochers

Du fait de son vol rasant lors de la chasse, en général entre 1,5 et 3 m, l'effraie est particulièrement vulnérable aux collisions avec des véhicules. Ainsi, le trafic automobile est la première cause de mortalité : 40 à 70 % des effraies sont retrouvées mortes sur les routes. En France, le nombre d'effraies tuées annuellement est de l'ordre de 10 000 à 20 000.

 

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Jeunes chouettes effraies

 

 

Cette buse variable découverte par un agriculteur, l’aile emprisonnée dans une clôture, a été déposée au centre par un membre de l’association EDEN 62. Ce dernier a intelligemment sectionné au plus près le fil barbelé sans essayer au préalable de libérer le rapace de sa fâcheuse posture, de peur d’aggraver ses blessures.

Après avoir reçu les soins appropriés aux plaies, il a ensuite bénéficié d’un traitement par antibiotiques. Il sera bientôt relâché.

 

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Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
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