Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 07:09

 

LE TEICH 3

 

LE TEICH 1

 

LE TEICH 2

 

LE TEICH 4

 

LE TEICH 5

 

 

Située sur les rives du bassin d’Arcachon, près de l’embouchure de l’Eyre et parfaitement nichée au coeur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich occupe une position stratégique sur l’une des plus importantes voies de migration d’Europe occidentale.

C’est ainsi que chaque année, au printemps et à l’automne, des milliers d’oiseaux y font escale pour s’y reposer ou tout simplement se nourrir avant de repartir vers leur destination finale. Cent-dix hectares de boisements, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes se répartissent du secteur continental jusqu’aux rivages maritimes du bassin d’Arcachon.

Cette diversité d’habitats naturels conditionne la présence d’un grand nombre d’espèces d’oiseaux qui vont naturellement utiliser les lieux de manière permanente ou temporaire. Près de trois cent-vingt espèces ou sous-espèces ont déjà été identifiées ici depuis 1972, dont quatre-vingt huit nichent ou ont niché sur place. La tranquillité de la réserve et la diversité de ses biotopes expliquent la grande richesse ornithologique du site.

De nombreux oiseaux nichent sur place : cigognes blanches, spatules, hérons cendrés, grèbes huppés et castagneux, râles d’eau, oies cendrées, tadornes de belon, bihoraux gris, aigrettes garzettes et les milans noirs construisent leur aire dans les boisements proches.

Au printemps, de nombreux passereaux construisent leur nid dans les buissons : verdiers d’Europe, rousserolle effarvatte, bouscarle de Cetti, bergeronnette printanière et surtout la gorgebleue à miroir (une quinzaine de couples environ chaque année).

 

 

Echasses et Limicoles

 

 

LE TEICH 6

 

LE TEICH 7

 

LE TEICH 8

 

LE TEICH 9

 

LE TEICH 10

 

LE TEICH 11

 

 

Les îlots de la lagune Quancard sont particulièrement propices à la nidification des limicoles : grands gravelots et petits gravelots, échasses blanches et avocettes élégantes. Malheureusement, la nature est cruelle : au tout début du mois de mai, la lagune dite Avocette où s'étaient concentrées toutes les échasses et avocettes nicheuses de la réserve, a été visitée par un blaireau très malin qui a su se jouer de la clôture... Le dérangement généré par la présence du prédateur en a attiré d'autres : milan noir et goélands sont aussi venus se servir... Résultat : seize à dix-huit pontes d'échasses détruites, deux d'avocettes et de petits gravelots, et une perturbation dont la plupart des oiseaux nicheurs ont eu du mal à se remettre... Bien entendu, les secteurs les plus fragiles de la clôture ont été sécurisés par les techniciens de la réserve et les échasses ont remis le couvert avec beaucoup d'obstination. Pour les naissances d’avocettes, l'année semble compromise.

 

 

Petits Gravelots

 

LE TEICH 12

 

LE TEICH 13

 

 

Bergeronnettes printanières

 

LE TEICH 14

 

LE TEICH 15

 

 

Accouplement de Milan noirs

 

LE TEICH 16

 

LE TEICH 17

 

LE TEICH 18

 

LE TEICH 19

 

 

C’est la première fois que je visitais cette réserve et j’avoue y avoir passé de bons moments et fait de belles observations et rencontres, même si la moisson d’images ne fut pas tout à fait à la hauteur de mes espérances car durant cette période (début juin), il n’y avait que très peu d’activités.

La réserve du Teich, c’est six kilomètres d’un sentier en boucle. Une vingtaine de postes d’observation fermés, répartis environ tous les trois cent mètres, permettent aux photographes amateurs chevronnés ou professionnels de travailler sans aucun soucis avec de grosses focales (type 500, 600 voire 800mm) les ouvertures étant suffisamment grandes. Ces observatoires sont installés aux endroits les plus favorables pour approcher les oiseaux dans les meilleures conditions possibles.

Quatre points de vue surélevés proposent une vision globale sur les différents paysages de la réserve ; ils représentent d’excellents postes pour l’observation des migrations actives.

C’est décidé : je reviendrai au Teich en septembre ou au début du mois d’octobre.

 

 

LE TEICH 20

Pluvier argenté en plumage nuptial

 

LE TEICH 21

Courlis cendrés

 

LE TEICH 22

Chevalier gambette

 

LE TEICH 23

Hypolaïs Polyglotte

 

LE TEICH 24

Chardonneret élégant

 

LE TEICH 25

L’écrevisse, un mets de choix pour la spatule

 

LE TEICH 26

Serin Cini

 

LE TEICH 27

Face à face : Tortues Cistude d’Europe

 

 

Hirondelles de fenêtre au travail

 

 

Hirondelle fenêtre 1

 

Elle est facile à reconnaître. Elle se distingue par une gorge blanche, comme le ventre, un dessus bleu métallique foncé, une queue en V à peine marqué. Plus urbaine et sociale que sa cousine rustique, elle n'hésite pas à se regrouper en colonie.

Elle niche généralement à l'extérieur des bâtiments, sous les gouttières et les avants toits. D'ailleurs l'une des difficultés majeures rencontrées par les couples installés dans les villes est de se procurer la boue nécessaire pour la construction du nid. Sur cette série de photographies nous les voyons recueillir de la boue humide au bord d'une flaque. Cela peut se faire également au bord d'une rivière ou d'un champ labouré. Cette matière première, malaxée et imprégnée d'une salive qui la cimente, est apportée sous forme de boulettes et fixée au support choisi. Des fétus de paille, des crins, des radicelles et à l'occasion des plumes de poules sont ainsi mêlés au mortier afin de lui donner plus de solidité

Les nids des Hirondelles de Fenêtre ne s’ouvrent que par un trou de vol de deux centimètres de diamètre, juste suffisant pour le passage de l'oiseau. Cette entrée est placée au bord supérieur, contre le plafond. Dans les colonies nombreuses, on en voit des quantités accolés par rangées les uns aux autres, ou même soutenus uniquement par les nids contigus.

Lorsque le temps est beau et que la sécheresse n'est pas trop grande, huit jours suffisent pour achever cet ouvrage. Les hirondelles cherchent en priorité à conforter un nid existant, d'où une concurrence en début de nidification pour récupérer les meilleurs. Les moineaux cherchent à s'approprier le nid des hirondelles, soit avant le retour de celles-ci, soit en expulsant leurs occupants.

 

Hirondelle fenêtre 2

 

hirondelle fenêtre 3

 

hirondelle fenêtre 4

 

hirondelle fenêtre 5

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de nature-ailes.over-blog.com
  • : Comme le suggère le titre , ce blog est consacré aux oiseaux , également aux animaux en général. ... Beaucoup de photographies et peu de textes ; priorité est donnée à l'image . Tous les oiseaux ou animaux présentés sont photographiés dans le milieu naturel où ils évoluent , parfois dans un parc ou réserve ornithologique , rarement dans un zoo - sauf mention spéciale - Je propose également dans d'autres rubriques , des images de fêtes populaires ou d'événements culturels .
  • Contact

Profil

  • Guy Sadet

TRADUCTION

 

Rechercher

Articles Récents

  • PREMIÈRES BECQUÉES HORS DU NID POUR LES HIRONDEAUX
    Ces jeunes hirondelles confortablement installées dans la gouttière d’une ferme attendent le bec grand ouvert que les parents leur apportent une solide becquée d’insectes. Même si elles volent presque aussi bien que les adultes un peu plus de quinze jours...
  • DES GRANDES MARÉES … ET DES OISEAUX EN BAIE DE SOMME
    M on spot préféré en baie de Somme pour observer et saisir de grands rassemblements d’oiseaux lors des grandes marées se situe au banc de l’Ilette, idéalement placé au coeur de la réserve naturelle de la baie. En effet, lors de marées à forts coefficients...
  • MARQUENTERRE : PLONGÉE AU COEUR DE LA HÉRONNIÈRE
    J’avoue que le spectacle qu’offre la héronnière du Marquenterre vu du sommet de la tour d’observation située sur les terres du domaine éponyme a de quoi surprendre ! À vingt-cinq mètres du sol, vous toisez les sommets des pins laricio ou bon nombre d’échassiers...
  • LE PRINTEMPS DES MARTINS-PÊCHEURS
    Jolie surprise en ces premiers jour de printemps ! Alors que j’arrivais sur mon spot favori pour l’observation du martin-pêcheur, je n’espérais pas y rencontrer le couple et pouvoir ainsi être le témoin privilégié de l’un des moments forts de la vie de...
  • LE HIBOU DES MARAIS NE PERD JAMAIS LE NORD… DE LA FRANCE !
    Ornithologues, photographes animaliers et de nature, les attendent chaque année entre la seconde semaine de novembre et la première quinzaine de décembre. Les hiboux des marais – car c’est bien d’eux dont il s’agit – qui hivernent dans le nord de la France,...
  • LA MAGIE VÉNITIENNE S’INVITE AU CARNAVAL DE BRUGES
    Pour la quatrième année, la ville de Bruges (Belgique), que l’on surnomme à juste titre la Venise du Nord, vient d’accueillir son carnaval vénitien, devenu au fil des ans un événement incontournable dans l’agenda chic et festif de la belle médiévale....
  • CALAIS : Un étonnant festival de lanternes chinoises invite au voyage
    C’est un spectacle haut en couleurs qui est proposé actuellement au parc Saint-Pierre à Calais, métamorphosé pour l’occasion en un incroyable univers de flamboyantes lumières. En effet, depuis samedi dernier, un festival de lanternes chinoises unique...
  • Roubaix : un mapping captivant raconte cinq siècles d’histoire de la ville
    Génial, formidable, incroyable, superbe ! Ce sont autant de superlatifs qui fusent de la foule compacte massée ce vendredi soir devant l’imposante façade de l’Hôtel de ville de Roubaix. Ce soir se déroule un spectacle sons et lumières impressionnant :...
  • COULEURS DU SUD
    Ne croyez surtout pas que je boude le littoral méditerranéen ! Cependant, même si le spectacle à la tombée du jour des roches rouges du massif de l’Estérel venant mourir dans une mer aux eaux d’un bleu intense me séduit toujours, je préfère celui des...
  • DES CHARDONNERETS ÉLÉGANTS… ET TRÈS GOURMANDS !
    Sympathique et inattendue rencontre, l’autre matin, au détour d’un chemin du Hâble d’Ault (Picardie), avec une famille de chardonnerets élégants, montée à l’assaut d’un buisson de chardons en fleurs. Si ces juvéniles, déjà bien gaillards, se nourrissent...

Pages